Nicolas Cage rejoint le Snowden d’Oliver Stone

4 mars, 2015

Nicolas Cage rejoint le Snowden d'Oliver Stone dans Films NE7Tye1m3xw79g_3_b

Nicolas Cage a un peu plus le vent en poupe depuis son rôle dans « Joe » où on se souvenait que c’était un bon acteur avant de faire des films d’action pitoyables avec des coupes de cheveux défiant les lois de la pesanteur…

Il rejoint donc le Snowden d’Oliver Stone.

Joseph Gordon-Levitt sera l’ambigu Edward Snowden.

Oliver Stone adore les biopics ou films centrés autour de l’histoire américain récente (Nixon, W, JFK, World Trade Center, Alexandre). Si sa carrière connait plus de bas que de hauts ces dernières années, il a reconnu le succès avec sa suite de Wall Street et a reçu un bon accueil critique, mérité avec « Savages« , à défaut de rencontrer son public.

Il devrait donc poursuivre son exploration de l’histoire de son pays avec un film sur l’affaire Snowden.  Que racontera t’il de l’informaticien en exil pour avoir détourner des milliers de données classées secrètes par le gouvernement américain ? Le film sera en tout cas supervisé par Luke Harding du Guardian, à savoir le journaliste en contact avec Edward Snowden et son relais dans la presse mondiale.

Joseph Gordon-Levitt a été repéré dans « Mysterious Skin » de Greg Araki,  puis sa carrière a explosée depuis « Inception« , de Christopher Nolan ou encore « 500 jours ensemble« , dans le troisième Batman de Nolan , »the dark knight rise« , et en premier rôle de « Looper » en 2012. On le verra en 2015 dans « The Walk » de Robert Zemeckis où il jouera le funambule Philippe Petit.

Zachary Quinto, Melissa Leo et Tom Wilkinson et Shailene Woodley viennent de le rejoindre au générique.

Quinto serait un journaliste embauché par Snowden.

Le film pourrait sortir le 25 décembre prochain aux Etats-Unis.

Werner Herzog sur une fable écolo en Amérique Latine

4 mars, 2015

Alors que son « Queen of the desert«  avec  James Franco, Nicole Kidman, Robert Pattinson, a plutôt été bien accueilli la semaine dernière à Berlin, le réalisateur allemand Werner Herzog repart en tournage.

A 72 ans, après des années au creux de la vague, le réalisateur culte de « Aguirre, la colère de Dieu« , « Fitzcarraldo » ou « Nosferatu, fantôme de la nuit« , est en pleine forme.

« Salt and Fire » mêlera thriller et romance, à travers l’histoire d’une scientifique qui n’arrive pas à convaincre les autorités d’un pays Amérique latine de leur responsabilité dans un  désastre écologique imminent.Elle se trouve obligée de composer avec un concurrent afin d’éviter la catastrophe.

Werner Herzog sur une fable écolo en Amérique Latine dans Films werner_herzog_new_scalisto.blogspot

Leonardo DiCaprio en démultiplication de sa personnalité

2 mars, 2015

Leonardo DiCaprio en démultiplication de sa personnalité dans Films dicaprio-variety-inside-460

L’excellent Leonardo DiCaprio va de nouveau se confronter à un rôle à sa mesure, alors qu’on l’attend dans The Revenant du tout récent oscarisé Alejandro Gonzalez Inarritu (pour Birdman).

Il  produira et jouera le rôle principal de Billy Milligan, homme atteint de trouble de la personnalité. Inspiré d’une histoire vraie, The Crowded Room suivra le premier homme à avoir démontré à son procès que ses crimes commis dans les années 70 dans l’Ohio, entre hold up et viols, étaient dus à ses multiples personnalités.

On ne connait pas le réalisateur mais votre blanc lapin parie que Léo saura choisir un bon…

« Birdman » d’Alejandro González Iñárritu – critique du Blanc Lapin

1 mars, 2015

J’attend ce nouveau long métrage du mexicain depuis l’annonce que j’avais faite de son casting il y’a deux ans. Il faut dire que l’idée de prendre Michael Keaton, ex Batman de Tim Burton, pour jouer un ex acteur « super-héros », has been qui tente de relancer sa carrière à Broadway, c’est juste génial.

Ensuite voir Alejandro González Iñárritu prendre un vrai risque et délaisser son cinéma sombre (Babel, Amours chiennes, 21 grammes) pour une comédie ne pouvait qu’exciter votre dévoué blanc lapin.

Après il y’a eu l’accueil triomphal au festival de Venise jusqu’à ses quatre oscars la semaine dernière.

Le film est en effet une réussite même si certains reprocheront à Iñárritu ce qu’on lui assène à chaque fois, à savoir son manque de retenue, son côté bourrin et bigger than life. C’est vrai qu’il en fait des caisses. C’est vrai que l’idée de tourner uniquement en longs plans séquences peut faire poseur mais moi j’adore car le film est généreux. Il est certes monté pour récolter des prix avec sa thématique et ses acteurs tous excellents mais pourquoi bouder son plaisir ?

Edward Norton n’a pas été aussi bon et présent depuis des lustres, Naomi Watts est parfaite en écorchée et Michael Keaton trouve le rôle de sa vie, à mi chemin entre introspection personnelle et fiction. Il est juste excellent de bout en bout. Iñárritu va donc se moquer du milieu du show bizz, des critiques de théâtre élitistes qui préfèrent mettre tout Hollywood dans un sac d’égocentriques enfants-gâtés plutôt que de leur laisser une chance. Il nous parle aussi de la difficulté de survivre dans ce métier d’acteur où tout le monde s’adore en apparence mais où tout le monde est concurrent. Keaton incarne donc cet être qui a pété les plombs plus jeune en atteignant les sommets de la gloire puis qui a subi une chute d’Icare, et enchainé une carrière peu reluisante jusqu’à avoir la cinquantaine et être au pied du mur. La blessure narcissique du personnage est vraiment belle à contempler. Il tente de se refaire en montant une pièce dont il sera le rôle titre et qui lui permettra de prouver qu’il sait jouer. Ou comment se défaire de l’étiquette du rôle de sa vie que lui colle encore le public 20 ans après ? Birdman parle de tous ces acteurs emprisonnés par un succès et qui n’arrivent jamais à s’en sortir par le haut, plantant toute leur carrière ainsi que leur vie familiale. On y voit tout l’égocentrisme d’un homme qui a voulu retrouver sa flamme et qui pour cela a gâché sa vie personnelle, sa vie de père, jusqu’à perdre toute identité.Birdman Alejandro Gonzalez Iñarritu dans Films - critiques perso

L’utilisation d’effets spéciaux en plein film d’auteur est aussi quelquechose de particulier dans le long métrage. Elle permet de coller parfaitement au personnage et à l’imprégnation mentale de son double à l’écran, celui qui lui a permis de s’envoler et qui fait que si il redécolle, il ne souhaitera surtout plus jamais revivre l’abandon du public et les affres de la descente aux enfers. La poésie côtoie le surréalisme de certaines scènes avec jubilation. Ce personnage est à la fois touchant et insupportable. C’est un type centré sur lui mais d’une telle solitude qu’on finit par s’attacher. Iñárritu le ridiculise pour mieux le suivre de plus près, avec toute la force du plan séquence qui nous met dans l’esprit que la vie est un théâtre continu où le combat est permanent.

Le film est drôle, souvent cynique, parfois dingo, d’une grande maitrise technique et toujours surprenant. On pourrait même dire qu’il est baroque et parfois agaçant mais c’est ce qui fait que le film est très bon. Ce regard de l’intérieur des coulisses d’un théâtre est une intrusion au cœur d’un univers barré et composé d’êtres très particuliers…un cirque d’égos délirants et touchants à la fois.

Alejandro González Iñárritu a signé un film formellement brillant, audacieux, une leçon de cinéma, aidé par un casting à hauteur d’un sujet fort. Un vraie grande réussite et la récompense d’un beau pari de mise en scène.

La piste aux Lapins :

5 étoiles

« Le dernier loup » de Jean-Jacques Annaud – critique du Blanc Lapin

1 mars, 2015

Jean-Jacques Annaud a un profil bien particulier. Il n’a connu que le succès toute sa carrière, osant s’aventurer à Hollywood dès « Le nom de la rose« , osant un film quasi animalier avec « L’ours« , ou sans paroles avec « La guerre du feu« . De ses films concepts à sa grande maitrise de la direction d’acteurs (le génial « Coup de tête » avec Patrick Dewaere), Annaud est le seul réalisateur français vraiment international, avec Besson.

Bien sûr son cinéma est grand public et vise large. Pourtant il s’est planté sévèrement sur ses deux derniers, « Sa majesté Minor« , fable vulgaire sensée être drôle et « Or noir« , autre fable sur le pouvoir et les ravages du pétrole, plutôt pas mal mais qui s’est fait descendre par la presse. Le public, pour la première fois, désertait le cinéma d’Annaud.

Les premiers chiffres montrent que « Le dernier loup » sera à nouveau un succès et refermera cette parenthèse, rejouant le concept animalier de « L’ours » et de « Deux frères« .

Co-produit par la Chine, le long métrage profitera surtout de la possibilité d’être diffusé dans l’empire du milieu et d’accéder à son marché très friand de longs métrages. La Chine autorise la diffusion sur son territoire d’un nombre limité de films par an, une cinquantaine pour les Etats-Unis et 5 à 7 pour la France. Ce sera donc un gros carton et Annaud à déjà signé pour deux autres longs métrages co-financés avec des fonds chinois, dont le premier s’intéressera à l’impératrice chinoise Cixi. On sait que le public chinois est friand de grandes fresques sur leur propre histoire.  Tant « Le dernier loup » que ces prochaines co-productions ne subiront pas cette règle des quotas puisque seront considérées comme des productions chinoises du côté des autorités chinoises.

Alors vous allez me dire…mais quand commence la critique du blanc lapin ? C’est juste que je pensais utile de resituer le film dans son contexte car le résultat est lié.

Le-dernier-loup-du-best-seller-chinois-au-film-francais_article_popin Jean-Jacques Annaud dans Films - critiques perso

La mise en scène de Jean-Jacques Annaud est toujours aussi fluide, preuve en est sa superbe scène d’attaque de nuit d’un troupeau de chevaux par une meute de loups. C’est véritablement un tour de force. Tout le film est parsemé de scènes d’une grande beauté plastique, aidé par les paysages naturels de mongolie. L’absence de stars au casting est d’ailleurs une excellente idée. Ensuite le film se suit parfaitement bien, entre fable écolo et récit initiatique d’ouverture d’un chinois des villes à la culture mongole. Les envoyés du pouvoir sont plutôt peu sympathiques et la marche forcée vers la « modernité » sont plutôt bienvenus. Le pouvoir ne s’est pas opposé à cet aspect critique du long métrage, la révolution culturelle étant loin derrière, la censure n’a donc pas impacté le film. Il faut dire qu’Annaud n’est pas non plus d’une grande vivacité dans sa critique politique puisque ce n’est pas l’objet du film.

Ensuite il y’a « ptit loup » comme l’appelle le héros, ce louveteau qu’il adopte et élève. Forcément on craque devant ce petit animal attendrissant qui grandit peu à peu sous nos yeux. Annaud a l’intelligence de ne pas créer des situations absurdes et d’aller contre la nature de l’animal. Le loup reste noble et en grand fan de loups depuis tout petit, je lui en suis reconnaissant. En revanche il ne peut pas s’empêcher, à la manière d’un Spielberg, de créer deux ou trois scènes complètement culcul, qui plantent l’ensemble du long métrage sur la fin. Ce héros qui crie « P’TIT LOUP » à tue tête dans la steppe, c’est juste la scène la plus ridicule que j’ai vue depuis très très longtemps ! C’est la plus clichée qui pouvait être tournée, appuyée par un message dans les nuages flirtant avec l’esprit Disney  le plus agaçant qu’il soit.

Bref, c’est dommage car quand je penserai au film, j’aurai toujours envie de me marrer en pensant à ces scènes idiotes.

L’histoire du film ne casse pas trois pattes à un mouton mais permet aux loups de rester majestueux et au spectateur de s’évader. C’est un film TRES grand public avec les qualités de cet excellent metteur en scène qu’est Annaud et les défauts du lissage qu’il s’impose à lui-même pour toucher un public mondial. Un écartèlement qui explique le manque de surprise et la raison pour laquelle ma critique ne commence qu’à la moitié. Tout est question de contexte…

La piste aux Lapins :

3 étoiles

 

Leos Carax (« Holy Motors ») sur une comédie musicale ?

28 février, 2015

Trois ans après son retour perché et brillant avec « Holy Motors« , le réalisateur Leos Carax serait sur un nouveau film, lui qui est capable de laisser passer 8 à 13 ans entre deux longs métrages… Il s’intéresserait à une comédie musicale, dont Sparks, groupe de pop-rock américain serait associé.

L’idée serait de se rapprocher du segment de Holy Motors où Kylie Minogue intervenait…

On attend d’en savoir plus sur ce projet mystérieux et peut être très embryonnaire…

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La suite de « Blade Runner » par l’excellent Denis Villeneuve (Prisoners) avec Harrisson Ford

28 février, 2015

La suite de

Ridley Scott a annoncé la suite de son chef d’œuvre, il y’a 3 ans et ayant 10000 projets en même temps, et de nombreux dans la SF avec « Pometheus 2« , ou encore « The martian«  avec Matt Damon, le projet « Blade runner 2″ patinait sévère.

Après avoir réexploitté l’univers d’Alien dans Prometheus, l’annonce de ce projet n’enthousiasme pas forcément ou tout du moins, est vue avec crainte, sa reprise de l’univers Alien ayant pas mal déçu. Et puis dans la mesure où l’adaptation de Philip K. Dick est la meilleure de l’auteur et l’un des meilleurs films de SF de tous les temps, nous avions de quoi prendre un billet pour Hollywood pour leur péter la gueule !

Apparemment, il ne s’agira ni d’un remake ni d’un reboot mais d’une autre histoire dans le même univers, à la manière du quatrième Mad Max qui sortira en mai 2015. Ce serait donc, une suite, plusieurs années plus tard.

Le film n’aura pas Harrison Ford comme acteur principal puisque que Scott, a annoncé que ce dernier sera bien de la partie, mais dans le dernier tiers.

Le scénariste de l’adaptation de K Dick, Hampton Fancher, est de nouveau scénariste de ce second film.

En revanche Ridley Scott passe la main niveau réalisation et reste producteur.

C’est une bonne nouvelle car Ridley Scott ne m’a pas convaincu ses dernières années. « Gladiator » m’était assez pénible à regarder tant il se vautrait dans les clichés et l’invraisemblance, Robin des bois et Une grande année m’ont emmerdé. Hannibal était juste très mauvais.

Le choix du réalisateur vient donc de tomber et c’est non seulement surprenant mais de plus excitant !

Denis Villeneuve est l’un des réalisateurs du moment après ses excellents « Incendies » et « Prisoners« .

Son « Enemy » m’a en revanche laissé sur ma faim.

On se demande vraiment comment cette histoire, qui se déroulera 35 ans après l’originale, intégrera le personnage de Ford, censé être un replicant…

Le tournage est annoncé pour l’été 2016 avec une sortie en 2017.

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Matthew McConaughey chercheur d’or

27 février, 2015

Matthew McConaughey, qu’on ne présente plus, jouera dans « Gold » de Stephen Gaghan, réalisateur de « Syriana » avec Clooney.

On y suivra un chercheur d’or , de nos jours, qui traque le métal précieux en Indonésie avec un géologue. Le film est adapté d’après une histoire vraie sont tournage débutera en juin entre Thaïlande, à New-York et Nouveau-Mexique.

Matthew McConaughey chercheur d'or dans Films matthew-mcconaughey-gi

Tom Ford tourne son second film

26 février, 2015

Tom Ford tourne son second film dans Bandes-annonces 936full-tom-ford

Tom Ford, le célèbre couturier, reviendra à la réalisation, 6 ans après son brillant premier essai « A single Man« .

Doté d’une photographie impressionnante, il livrait un long métrage d’une élégance folle, avec une histoire pleine de mélancolie, de tristesse, d’ironie, et d’espoir…Un film tenu de bout en bout avec un soucis du détail vraiment plaisant.

Il vient donc d’annoncer qu’il adaptait un roman « pas très connu » et que le style sera celui du thriller. Le tournage débuterait cet automne.

Le blanc lapin vous tiendra informé du casting …

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Night Shyamalan fait tourner Matt Dillon dans sa série « Wayward Pines », Bande-annonce

26 février, 2015

Night Shyamalan fait tourner Matt Dillon dans sa série

M. Night Shyamalan est bien loin de ses cartons « Incassable » et « Sixième sens » car depuis « signes« , il aligne les échecs commerciaux, qui sont même de plus en plus violents en terme de fours.

Il faut dire que « le village » et « signes » montraient trop les ficelles répétitives de ses histoires et annonçaient le déclin et les limites de « la jeune fille de l’eau » et de « phénomènes« , avec le four ultime du « dernier maitre de l’air« , très grosse production (150 M$) pour adapter un bon dessin animé….mais qui s’est vautré (131 M$ aux Usa) avec un casting plutôt mauvais, au sein d’une histoire d’une niaiserie écœurante. Ron Howard ou Spielberg dans ses pires moments, peuvent aller se rhabiller.

Avec « After Earth » avec Will Smith et son fils…il a touché le fond.

Pou se refaire, Shyamalan passe à la série pour Fox avec « Wayward Pines » qui suit Ethan Burke (joué par l’excellent Matt Dillon) un agent des Services Secrets du Bureau de Seattle, qui est envoyé enquêter sur la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux de la charmante petite ville de Wayward Pines. En s’approchant de la ville, Ethan a un accident. A son réveil, il s’aperçoit qu’il n’a plus aucun moyen d’entrer en contact avec le monde extérieur.

La série sera diffusée à compte du 14 mai
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