Ba de « Mortdecai », Johnny Depp en inspecteur Clouzot ?

19 août, 2014

Ba de

J’essaie de garder espoir de revoir Johnny Depp dans un bon film un jour même si cela fait 15 ans que ce brillant acteur joue pour le pognon avant tout et cabotine en Pirate ou en avatar autoparodique de Tim Burton.

Mortdecai a une bande-annonce sympa. On y suit  Charles Mortdecai, un historien d’art complétement perché et old school, à la recherche d’un tableau volé par les Nazis et qui révélerait où l’or de IIIème Reich est caché. Le casting est très classe, puisque réunissant Ewan Mcgregor, Gwyneth Paltrow, Jeff Goldblum et Paul Bettany.

LE problème c’est que Johnny, comme d’hab, semble avoir oublié que ses chefs d’œuvre avec Terry Gilliam, Jim Jarmush, Emir Kusturika et Tim Burton version années 90, avaient un bon réalisateur aux commandes. David Koepp est un faiseur, et son « Fenêtre secrètes » avec Johnny Depp il y’a 12 ans était nullissime.

Alors ? Le BlancLapin aura t il le plaisir qu’on lui démontre qu’il avait tord ? J’aimerais tant…

Bande-annonce !

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Michael C.Hall chez Stanley Kubrick pour une nouvelle série !

19 août, 2014

Michael C.Hall chez Stanley Kubrick pour une nouvelle série ! dans Films Michael-C-Hall-as-Dexter--011

Le célèbre interprète de « Dexter » marquera son retour à la télévision sur Entertainment One avec « God Fearing Man« , mini série adaptée d’un script de Stanley Kubrick !

A l’origine, il s’agit d’un des nombreux projets de longs métrages inabouti du maitre. La série suivra Herbet Emerson Wilson, ancien ministre canadien, qui devint l’un des plus grands braqueurs de banque du début du 20ème siècle. Michael C.Hall ne devrait pas avoir de peine à se fondre dans ce type de personnage.

Le scénario sera retravaillé notamment par un des scénaristes ayant bossé durant 15 ans avec Kubrick…

Projet intéressant donc…

 

Nicole Kidman et Reese Witherspoon réunies dans une comédie noire

19 août, 2014

Nicole Kidman et Reese Witherspoon seront les têtes d’affiche et les productrices de l’adaptation du roman Big Little Lies, de l’australienne Liane Moriarty.

Le livre s’intéresse à trois mères d’enfants très jeunes, à la vie rangée, qui vont commettre au meurtre.

Le réalisateur n’a pas encore été choisi. Nicole Kidman sera cette année à l’affiche de Before I Go to Sleep avec Colin Firth puis nous la verrons en 2015 dans Queen of the Desert de Werner Herzog, en Gertrude Bell dans le projet autour de Lawrence d’Arabie avec Robert Pattinson (voir news ici).

Nicole Kidman et Reese Witherspoon réunies dans une comédie noire dans Films movie-stars-to-watch-in-2014-5

« The double » de Richard Ayoade avec Jesse Eisenberg, Mia Wasikowska – Critique du Blanc Lapin

14 août, 2014

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Quatre ans après le remarqué « Submarine« , Richard Ayoade revient avec une adaptation du second livre de Dostoïevski, « Le double ».

Le Jacob du livre s’appelle désormais Simon et l’histoire est transposée dans une société très kafkaïenne là où le livre se situe en russie. C’est donc l’histoire d’un jeune homme timide, qui travaille pour une entreprise dirigée par un Général lointain et tout puissant. Simon est invisible, effacé et son travail n’est pas respecté. Il tombe amoureux d’une jeune femme, jouée par Mia Wasikowska, étrangère à son charme car de charme, il n’en n’a pas. Cette absence totale de charisme et de caractère va se confronter violemment à un autre jeune homme qui surgit dans son quotidien et dans son entreprise. Sauf que ce garçon est son double parfait. Personne ne semble se préoccuper ou se rendre compte qu’ils sont sosies. Au contraire, l’autre fait l’unanimité rapidement, il est enjoué, volontaire, drôle, roublard. Il se permet même de l’utiliser et de reprendre son travail à son compte, à plaire à sa place, à gravir les échelons à sa place, à être celui qu’il aurait pu être avec une autre personnalité, à prendre sa place.

La métaphore est non seulement filmée telle quelle mais avec des choix de mise en scène qui donnent au film une patine ressemblant fort à « Brazil » de Terry Gilliam, le non sens et la profonde depression de cet univers étant en effets très proches. Il y’a pire comme référence. Or Richard Ayoade ne se plante jamais dans ces emprunts donc Gilliam aurait du mal à rejeter l’héritage.

 Dostoïevski dans Films

Jesse Eisenberg confirme quant à lui qu’il est l’un des plus talentueux acteurs parmi les trentenaires hollywoodiens. Son visage enfantin et naif peut tout aussi bien verser dans le cynisme qu’on décelait déjà dans « The social Network« . Sa double partition est excellente car elle ne vire dans l’excès d’aucun des deux côtés. Elle est juste suffisante pour distinguer l’un de l’autre, les deux étant plutôt maitres de leurs expressions. Il appuie sur le bon détail du visage et des mouvements pour interpréter le falot ou le winner. L’un est plus gauche quand il marche. Le film tient sur ses frêles épaules.

« The double » est donc un film sur l’identité, la projection de l’être dans un « sur soit » nettoyé de ses scories, de ses défauts tellement encrés dans la personnalité qu’ils vous rattrapent. Le propos est celui de l’affirmation de soit face à la rudesse du monde du travail et de la vie en société tout simplement. L’enfer c’est les autres et les autres font rarement des cadeaux. Dès lors qu’est ce qui différencie un être avec une aura du même que l’on ne remarque pas. Quels codes plaisent au plus grand nombre et qu’est ce qui provoque le désintérêt ? Bien entendu, il s’agit d’une vision caricaturale, d’une fable sur un personnage qui n’a pas choisi spécialement de jouer le jeu de la représentation, qui a bien évidemment un caractère mais pas celui qui convient. Et qui ne sait pas se transformer d’agneau en loup.

L’utilisation de la bande son est également pertinente, car poussée dans les accès de violence uniquement entre violons stridents et envolées enflammées. Bien vu. Ou plutôt entendu.

Surréaliste et fantastique à la fois, l’oeuvre a quelques défauts bien sûr, dont un aspect pudding pour son accumulation et son rythme qui s’accélère de façon surprenante. Mais c’est justement cet aspect hors du temps qui m’a séduit aussi. Le film est visuellement très réussi, superbement interprété, angoissant et drôle à la fois, nihiliste et sombre, trop référencé parfois mais captivant.

La piste aux lapins :

4 étoiles

« Young Ones » de Jake Paltrow avec Michael Shannon, Nicholas Hoult – Critique du Blanc Lapin

14 août, 2014

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Le genre post apocalyptique est un cimetière de films râtés, subissant toujours l’ombre majeure de Mad Max, dans lequel Nicolas Hoult sera également de la partie pour « Mad Max Furry road« , 4ème du nom.

Seul le film « The rover » a permis il y’a deux mois d’apporter du sang neuf.

Autant dire que Jake Paltrow, pour son premier film, pouvait difficilement trouver plus casse gueule.

La réussite du film est donc d’autant plus louable. La première grande idée est de trouver un postulat original par rapport aux histoires déjà vues, à savoir que le monde a subi une sécheresse telle que l’eau est devenue une denrée très rare, presque aussi rare que l’or, soit une science-fiction pas si éloignée des risques à venir pour l’humanité.

A partir de là, Jake Paltrow va construire son film en trois actes autour de trois acteurs, trois générations et trois très bons acteurs.

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Michael Shannon n’est plus à présenter, fidèle de Jeff Nichols et devenu mondialement connu en général Zod dans le dernier Superman, l’homme est brillant à chaque fois. Il incarne ici un père de famille tentant de survivre en plein desert sur une terre fertile mais sans eau, en compagnie de sa fille, jouée par Elle Fanning, un peu sous-exploitée et son fils adolescent, Kodi Smit-McPhee. Ce dernier, vu récemment dans « La Planète des singes, l’affrontement« , fut découvert dans « La route » et « Laisse moi entrer« . Son physique énigmatique et filiforme donne à cet adolescent admiratif de son père un style qui colle à merveille au récit. Il ira très loin.

1280x720-DPi Kodi Smit-McPhee

Et puis bien sûr il y’a un de mes chouchous, Nicolas Hoult, découvert dans la série « Skins » puis dans « A single Man » et les nouveaux X-men. Le jeune homme est toujours juste et solaire mais là il trouve son meilleur rôle, un personnage ambigu et terriblement contrasté, une excellente surprise lui permettant de prouver qu’il a de multiples registres à exploiter.

Mais au delà du casting malin, le réalisateur évite les clichés ou le sentimentalisme sur lesquels il aurait pu buter. Il reste sobre et nous raconte une histoire de survie, de vendetta, de morale en milieu hostile.

Certes le film n’est pas exceptionnel, mais il a un charme particulier, une originalité propre par son ton écologique et sa façon très western d’aborder le récit.

L’atmosphère du film vise dans le mille de cette typologie de SF. La thématique est aussi celle de l’héritage, et mélange efficacement tragédie grecque et western dans un résultat limpide et bien huilé. Jake Paltrow a tout simplement du talent, qui ne demande qu’à grandir et à s’épanouir.

Amateurs de SF, courrez-y ! C’est une belle réussite et une belle surprise de cet été.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

« Les gardiens de la Galaxie » de James Gunn – Critique du Blanc Lapin

14 août, 2014

En adaptant un comic book inconnu en Europe et pas beaucoup plus dans sa mère patrie, avec des héros aliens dont un arbre vivant et un raton laveur, Marvel prenait un risque.

Certes, les cartons de son univers étendu leur permettent une erreur. Et les producteurs ont toujours eu l’intelligence d’avancer pierre par pierre, d’abord Iron Man puis Captain America et Thor puis la réunion des supers héros au sein des Avengers.

« Les gardiens de la Galaxie » feront partie d’un tout.
Mais la différence notable est le ton volontairement comique et second degré donné au film. Les autres Marvel sont aussi légers dans leur traitement mais ici c’est le coté geek, ultra référencé à Star Wars, Star Trek et autres grands classiques de SF qui est mis en avant pour pallier l’absence totale de connaissance des personnages.

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C’est malin. Malin aussi d’avoir donné à James Gunn une liberté de ton, le laissant ponctuer son film de blagues potaches, et d’une BO toute droit sortie de classiques des années 70 et 80, que l’on a perdue de vue mais qui rappellent inévitablement une période, celle où les blockbusters façon Indian Jones ou Mad Max étaient cools. Bien entendu, le film joue à fond sur le space opera et a une autre excellente idée, celle de donner le premier rôle à un avatar de Ian Solo. Le personnage de Peter Quill est campé par un beau gosse, Chris Pratt, qui a fait ses armes dans le comique télévisé et qui a la gueule du pote marrant et cabot, du héros sur qui tout glisse, n’hésitant pas à être vulgaire, qui tombe les filles et fait joujou avec ses gadgets comme un vieil ado. C’est geek, c’est parfois drôle et c’est très malin. Les autres persos sont plus classiques sauf Rocket le raton laveur dont la personnalité prend du relief grave à l’interpretation vocale de Bradley Cooper. L’arbre Groot donne quant à lui quelques jolies scènes surprenantes. Et dernier point positif, les vaisseaux ont un design différent de ce qu’on a pu voir précédemment. Mention spéciale au rendu de cet univers bourré d’aliens, parfaitement crédible dans ses choix cartoonesques.

Alors que manque t- il au film pour emporter l’adhésion du Blanc Lapin ?
EJe n aime pas trop les films Marvel dont je trouve souvent les personnages creux et peu intéressants. Or ici, la cool attitude masque clairement des persos pas très originaux dans leur historiques et surtout, des clichés atroces vus 1000 fois sur l’amitié, la famille, l’adversité. Comme si l’originalité de la forme et du traitement laissaient le goût d’un kinder. C est bon autour mais dedans c’est tout naze le cadeau et c’est frustrant.

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Et puis surtout il manque un élément majeur, celui qui a fait le succès de Star Wars, celui qui fait que The Dark Knight est bien supérieur aux deux autres Batman de Christoper Nolan…à savoir un méchant, un vrai. Pour qu’un space opera ou un film de supers héros avec baston décolle et prenne de la substance, il faut un sacré enfoiré en face, un tueur, puissant et avec de vraies raisons d’être un sale type, une dualité, un charisme. Or là, le traitement comique de l’ensemble dilue peut être trop le méchant… Ronan, joué par Lee Pace, est fade. On comprend vite qu’il veux tout péter, ok…mais pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Avec pour le coup zero humour et second degré du coté du bad guy.
De toute évidence, la faiblesse de construction des identités des personnages est inhérente à l’univers Marvel, auquel je préfére DC Comics. Les gardiens de la Galaxie reste le meilleur film Marvel et pourrait créer par la suite une saga et un univers fort sympathiques sous réserve de creuser les persos, d’avoir un vrai connard en face d’ eux et surtout, de nous éviter les leçon d’humanité à 3 cm d’euros. Sinon, c est réussi…

La piste aux Lapins :

3 étoiles

« La Planète des singes : l’affrontement » de Matt Reeves – Critique du Blanc Lapin

14 août, 2014

Il y’a trois ans, le reboot de la célèbre série « La planète des singes » par Rupert Wyatt avait surpris tout le monde. En effet, si le film original de 1969 avec Charlton Heston est et reste uun chef d’oeuvre, les suites demeurent de piètre qualité et la tentative de Tim Burton fut un four artistique en 2000. Mais là, l’utilisation de la performance capture donnait une nouvelle dimension à l’histoire et l’avancée technologique s’avérait être un véritable atout, allié à un très bon scénario.

Ce qui fit donc le succès de ce blockbuster pourtant craint se retrouve en partie seulement dans cette suite réalisée par le metteur en scène du film de monstres « Cloverfield« .

Le décalage et les progrès techniques sont visibles et sautent aux yeux dès le début. La finesse des poils, la fluidité des mouvements sont bluffants. Andy Serkis, qui est devenu mondialement célèbre pour ses rôles de Gollum, King Kong ou Capitaine Haddock, est LA star de ce film et son incarnation de César montre au monde entier qu’il s’agit bien de jeu au sens le plus noble. C’est seulement qu’il a compris avant tout le monde l’étendue de la pallette d’acteur qui s’ouvrait grâce à cette technologie où l’acteur s’efface derrière le personnage et son apparence physique pour mieux l’habiter. Serkis a par ailleurs monté sa boite de production d’effets spéciaux et non seulement assure le travail créatif sur les singes avec ses équipes mais revend aujourdh’ui ses prestations aux blockbusters dans lesquels il tourne, y compris Star Wars VII. Malin comme un singe…

la-planete-des-singes-l-affrontement-photo-53456d6d73e2b Andy Serkis dans Films - critiques perso

Passée cette indéniable réussite, que nous raconte le film ? Quelques années après que le virus ait décimé une très grande majorité de la population humaine, les rescapés tentent de se reconstruire. Exit James Franco et place à un casting dont seul Gary Oldman est connu. Jason Clarke assure le lead, lui qu’on a découvert dans de nombreux films ses dernières années dont « Zero dark Thirty« , « Des hommes sans loi », et que sera du cinquième Terminator en 2015. Il fait le job.

Les singes se sont créé une mini société autour de leur charismatique leader, César et detestent tout comme craignent les hommes, leurs anciens maitres. Certains n’ont gardé que la cruauté de leurs maitres en tête tansis que César est plus tempéré.

L’affontement n’est pas loin et l’équilibre serta difficile à maintenir. Le contexte est donc toujours basé sur des rapports sociaux entre dominants et dominés, classe sociale auparavant surpuissante et exploitatrice et asservis qui découvrent la liberté, l’indépendance et le droit à l’égalité. C’est tout ce qui fait le charme et l’intérêt de cette SF très ancrée dans la mode des seventies. Matt Reeves est doué dans sa réalisation, et se débrouille pour rester fluide dans des scènes de combat complexes à gérer.

Mais voilà, il manque l’autre ingrédient du précédent film, à savoir un scénario original. Le film est manichéen, avec ses bons… très bons et ses gentils…très gentils, des deux côtés. Aucune finesse n’est laissée à part celle de César. Le propos ne vole pas très haut et surtout on s’y attend. On s’attend à l’évolution de chaque personnage. Les clichés sont assez nombreux et seule la technologie arrive à vous scotcher au fauteuil, ce qui est déjà pas mal, mais est ce suffisant ?

Certes Matt Reeves passe de scènes intimistes à des scènes de conflits armés avec aisance mais encore une fois ce n’est pas tant lui qui est responsable de cette impression amère mais plutôt les scénaristes, qui ne se sont pas franchement cassés pour trouver une quelconque originalité ou angle de récit qui surprenne un peu le spectateur. Les métaphores sont lourdes, simplistes, et les héros humains un peu trop clean pour déclencher un quelconque attachement à leurs fadasses problèmes existentiels.

C’est dommage. Espérons que Matt Reeves aura davantage la main sur l’écriture du troisième volet.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

Lauren Bacall a rejoint Humphrey… »The Look » n est plus…

13 août, 2014

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Il n’est pas si fréquent de parler de mythe. Ou tout du moins, ce terme est galvaudé. Pourtant, celle qu’on appelait « The Look » a marqué le septième art malgré une carrière mise entre parenthèses assez tôt. Synonyme de l’âge d’or du cinéma Hollywoodien, Lauren Bacall était connue pour sa longue histoire d’amour avec son époux de 25 ans son ainéHumphrey Bogart, pour son aura qui bouffait l’écran, sa voix rauque et masculine, ses engagements politiques…retour sur une étoile, une vraie.

Issue d’une famille d’émigrés d’Europe de l’Est,Betty Joan Perske suit une école d’Arts Dramatiques, qu’elle arrête rapidement faute de moyens. Elle tente ensuite le mannequinat. C’est en faisant la couverture du magazine Harper’s Bazaar, qu’elle trouve un petit rôle à Broadway et qu’elle tape dans l’œil de l’épouse de Howards Hawks, l’un des plus grand réalisateurs des années 40 et 50.

Ce dernier l’engage sur « Le Port de l’Angoisse » (1944) où elle partage l’affiche avec une star, Humphrey Bogart. Le film est un succès tant artistique que critique et surtout, c’est le coup de foudre entre les deux acteurs.

Elle a 20 ans à peine, son regard profond, clope aux lèvres, son charme dévastateur la propulsent en icône de la femme moderne, indépendante.

Suivra un autre chef d’œuvre d’Howards Hawks, le complètement barré « Le Grand Sommeil » (1946), film culte pour avoir été tourné quasiment sans scénario abouti, les acteurs demandant régulièrement au réalisateur quelle était la fin, qu’il ne connaissait même pas, et qu’il écrivait au fur et  mesure. Ceci donne au film une classe incroyable, des scènes perchées portées par des acteurs au top de leur carrière, un bijou.

« Les Passagers de la Nuit » toujours avec Bogart confirme la succès story et c’est en 1948, que le couple tourne pour un autre monstre sacré, John Huston, dans « Key Largo ».

Durant la chasse aux sorcières, elle montra un grand courage tout comme Humphrey Bogart, s’opposant publiquement et vigoureusement au maccarthysme et défendant ses amis victimes du terrible sénateur.

Mariée à Bogart, elle assistera à sa lente agonie jusqu’en 1957.

Elle tournera aux côtés de Marylin dans « Comment épouser un millionnaire » ou pour Vincente Minnelli dans « La femme modèle » avec Gregory Peck et La toile d’araignée » avec Richard Widmark, sortant du film noir qui fit sa marque.

On la verra dans « Détective privé » aux côtés de Paul Newman.

En 1974, Sydney Lumet l’intègre à son casting all stars dans « Le crime de l’Orient Express ».

Ses choix pour le septième art se font plus rares, préférant les planches et se remariant avec l’acteur Jason Robards, autre alcoolique notoire…

On la reverra bien des années après chez Lars Von Trier dans « Dogville » et « Manderlay » ou encore dans « Birth » aux côtés de Nicole Kidman.

Lauren Bacall a marqué l’inconscient collectif des cinéphiles du monde entier et au-delà …quand on pense à Bacall on pense à la classe, au courage, à cette beauté froide, à une femme de caractère qui a probablement donné l’exemple à bien d’autres femmes de son époque.

Elle restera immortelle dans le panthéon Hollywoodien.

 

Robin Williams est décédé

12 août, 2014

Robin Williams est décédé dans Films 18462092_w434_h_q80

Le comédien Robin Williams a été retrouvé mort lundi 11 août dans la matinée à l’âge de 63 ans dans ce qui pourrait être un suicide selon les premières informations de la police.

Devenu un peu has been ces dernières années et quasi absent des écrans dans les années 2000, Robin Williams fut une méga star de comédie dans les années 80 et 90.

Il débute au cinéma dans le « Popeye » de Robert Altman, puis enchaine avec « Le Monde selon Garp » de George Roy Hill.

Il se voit nommer aux oscars pour la première fois avec « Good Morning, Vietnam » de Barry Levinson.

Sa première rencontre avec Terry Gilliam s’effectue sur « Les Aventures du baron de Münchhausen » où il interprère un Roi de la Lune assez bluffant de folie.

« Le Cercle des poètes disparus » de Peter Weir fait de lui une star mondiale et lui vaut sa seconde nomination aux oscars.

Puis ce sont les retrouvailles avec Terry Gilliam sur « Fisher king« , le film le plus grand public de l’ex Monty Python. On peut signaler aussi « Dead Again » de Kenneth Branagh.

Il interprète ensuite Peter Pan adulte pour Steven Spielberg dans « Hook » aux côtés de Dustin Hoffman, hélas râté.

La comédie de  Chris Columbus en 1993, « Madame Doubtfire« , est un carton mondial au box office.

Hélas, à partir de ce moment, Robin Williams va enchainer des comédies insipides comme Jumanji, Birdcage (remake de La Cage aux Folles), Jack, Flubber , Docteur Patch, L’Homme bicentenairese spécialisant dans le bon sentiment tarte à la crême. En 1997, c’est d’ailleurs un des pires films de Gus Vant Sant, « Will Hunting« , qui lui vaudra enfin son oscar. Le film est un carton mais franchement il est d’un consensualisme affligeant.

« Photo Obsession » de Mark Romanek lui vaut en 2002 un rôle de psychopathe intéressant tout comme « Insomnia« , film mineur de Christopher Nolan, avant son explosion avec Batman.

Depuis 10 ans, sa carrière était en berne.

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Nicolas Duvauchelle embarque dans l’adaptation du « Combat ordinaire » de Manu Larcenet

11 août, 2014

Nicolas Duvauchelle embarque dans l'adaptation du

L’ulta célèbre et superbe bande-dessinée « Le Combat Ordinaire » de Manu Larcenet, fait actuellement l’objet d’une adaptation avec Nicolas Duvauchelle.

Laurent Tuel, auteur de « Jean-Philippe » et « La grande boucle », soit des films pas ultra réussis, a la lourde tâche d’être fidèle à cette excellente histoire.

On y suit Marco, trentenaire bourru, photographe, névrosé, qui vient suivre une psychanalyste sur Paris, à 600 km de chez lui. Puis nous allons le suivre auprès de sa famille, la BD abordant de nombreux thèmes de réflexion autour de l’engagement amoureux, l’amour du travail, le rejet du passé…

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