« Outlaw King – le roi Hors la loi » de David Mackenzie – critique du Blanc Lapin

11 novembre, 2018

Netflix entame donc la sortie de ses productions maison avec des réalisateurs de renom, que la plateforme a enchainé frénétiquement depuis 18 mois.

Outlaw king en fait partie puisqu’il s’agit d’une œuvre qui aurait eu toute sa place sur grand écran et qui est signée David Mackenzie, l’excellent réalisateur derrière « Les poings contre les murs » (dispo sur Netflix) et « Comancheria« , deux petits bijoux sortis ces trois dernières années.

Avec Outlaw King, il nous conte l’histoire de Robert Bruce, noble écossais qui juste après l’exécution de William Wallace (personnage de Braveheart de Mel Gibson) décide de se lever contre le roi d’Angleterre, Édouard 1er, qui vient de les mettre au pas.

On pourra reprocher au film d’avoir ses gentils et ses méchants, d’être trop sage. Pourtant Mackenzie arrive a exprimer l’intériorisation de ses personnages, comme il le fait à chaque fois, rendant Chris Pine à la fois crédible et attachant dans ce rôle de héros qui aurait pu vite me gonfler. Non, ici le doute habite le personnage, il est quasi seul et se plante gravement dans certains de ses choix puis prend conscience qu’il devient un symbole de résistance. 

Les scènes de batailles sont assez impressionnantes, d’une visibilité qui fait cruellement défaut dans d’autres productions. C’est limpide et donc regardable.

David Mackenzie y apporte du suspens, de l’imprévu, de l’épique et pour ce genre de film, c’est juste essentiel.

Le film se regarde avec un intérêt historique pour ce personnage national culte en Écosse mais rarement traité au cinéma. Le long métrage se regarde surtout comme un récit d’aventure, dans le prolongement de Braveheart.

La photographie du film est excellente et le réalisateur préfère filmer au cœur des batailles, dans les corps à corps plutôt que de filmer vu du ciel. On y voit d’autant plus la boucherie et la sauvagerie de ces époques.

Une réussite.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

 

Sam Mendes compose le casting de son film sur la 1ère guerre mondiale

11 novembre, 2018

Sam Mendes compose le casting de son film sur la 1ère guerre mondiale dans Films series - News de tournage 220px-GeorgeMackaySept2013TIFF

Sam Mendes est un très grand réalisateur. On lui doit « American beauty« , « Les sentiers de la perdition » ou le magnifique « Les noces rebelles » avec Léo DiCaprio et Kate Winslet.

Ces 10 dernières années, il a é »té très pris par James Bond compte tenu du succès énorme de Skyfall et très bon de Spectre.

Je suis donc ravi qu’il revienne avec un projet concret, qui sera produit par Amblin et Steven Spielberg, qui avait déjà produit les trois bijoux précités.

Son film sera un film de guerre et s’intitulera 1917.  On y vivra la première Guerre mondiale du point de vue des troupes américaines.

George MacKay et Dean-Charles Chapman sont les comédiens choisis pour jouer les deux héros. MacKay a été découvert aux côtés de James Franco dans la série 22.11.6 d’après Stephen King, puis aux côtés de Viggo Mortensen dans Captain Fantastic.  On le verra l’an prochain aux côtés de  Charlie Hunnam, Russell Crowe et Nicholas Hoult dans « The True History of the Kelly Gang« .

Aaron Sorkin embauche Sacha Baron Cohen contre la guerre au Vietnam

11 novembre, 2018

Aaron Sorkin embauche Sacha Baron Cohen contre la guerre au Vietnam dans Films series - News de tournage 385px-Sacha_Baron_Cohen_2011

Initialement projet porté par Steven Spielberg, « The Trial of the Chicago 7 » atterrit dans les mains de Aaron Sorkin, scénariste de The Social Network, A la maison Blanche ou Steve Jobs.

Ce dernier a réalisé son premier film avec « Le grand jeu« , sorti début d’année avec Jessica Chastain.

En fait quoi de plus logique qu’il réalise puisque c’est lui même qui a écrit le scénario d’origine.

Le film raconte le procès de sept personnes accusées de conspiration par le gouvernement après des manifestations anti guerre du Vietnam.

Ces manifs furent organisées à l’occasion de la Convention démocratique de Chicago en 1968.

Sacha Baron Cohen éincarnera l’activiste Abbie Hoffman.

Christophe Gans adapte Corto Maltese

11 novembre, 2018

Christophe Gans adapte Corto Maltese  dans Films series - News de tournage tumblr_nenzj25dOl1r76h64o4_1280-630x353corto-maltese-photo-1040408 Corto Maltese dans Films series - News de tournage

Christophe Gans n’a pas laissé des traces de fou en tant que réalisateur, « Le pacte des loups » étant son moins mauvais essai. Il a cependant un talent certain de mise en scène mais deux écueils, son goût trop prononcé pour l’action au ralenti, ce qui fait daté, et l’écriture de ses personnages.

Dès lors l’annonce de son nouveau projet fait autant frémir qu’intriguer. On lui souhaite en tout cas de réussir son film car il s’agit d’une adaptation de la Bd culte Corto Maltese d’Hugo Pratt. Plusieurs adaptations en dessin animé avaient donné dans les années 2000 de très bonnes adaptations.

Le tournage débutera en janvier 2019. Tom Hughes interprétera Corto. Milla Jovovich, Michelle Yeoh, James Thiérrée, et Mark Dacascos complètent le casting.

Penny Dreadful revient en série mais en spin off, avec de nouveaux acteurs et une autre histoire

11 novembre, 2018

Penny Dreadful revient en série mais en spin off, avec de nouveaux acteurs et une autre histoire dans Films series - News de tournage penny-dreadful-photo-penny-dreadful-city-of-angels-1040386

La série de Showtime Penny Dreadful a frustré pas mal de monde en s’arrêtant à sa troisième saison alors que l’audience était là et que la qualité de la série ne cessait de s’améliorer.

Nous avons donc été contraints d’abandonner Vanessa Ives (Eva Green) , Ethan Chandler (Josh Hartnett) et Timothy Dalton.

Showtime vient de surprendre tout le monde en annonçant qu’un spin off va sortir en 2019 !

John Logan, son showrunner devrait être toujours de la partie, ce qui est une excellente nouvelle.

Son sous-titre, City of Angels indique qu’elle se déroulera non plus à Londres mais à Los Angeles et dans les années 30 et non à l’époque Victorienne.

Il y sera question de guerre contre le culte de Santa Muerte.

Le producteur exécutif de la série rédigera le scénario et Jesus Hervas, qui travaillât sur Sons of Anarchy dessinera.

Aucun acteur de la série d’origine ne reviendra.

David Lowery (Les amants du Texas et A ghost Story) sur une légende médiévale proche du Roi Arthur

11 novembre, 2018

David Lowery (Les amants du Texas et A ghost Story) sur une légende médiévale proche du Roi Arthur dans Films series - News de tournage Peter-Pan-David-Lowery

David Lowery est l’un des réalisateur que je suis de très près car j’ai adoré « Les amants du Texas » et « A ghost Story« .

J’attends avec impatience « The Old Man and The Gun », qui marquera le dernier film de l’immense Robert Redford comme acteur, et où nous retrouverons le fidèle Casey Affleck.

Son film suivant « Green Knight », adaptation d’un conte anglais où Sir Gauvain, chevalier de la table ronde, relève un défi que lui lance Le Chevalier Vert.

Le curieux chevalier demande à ce qu’on le décapite. Contre cet « essai », il aura le droit lui aussi de tenter de décapiter le candidat un an plus tard.

Sir Gauvain accepte et quitte son royaume un an après pour rejoindre Le Chevalier Vert.

On se doute que Casey Affleck devrait faire partie de l’aventure et on a hâte de voir le résultat.

Ultime Ba de la production steam punk de Peter Jackson, « Mortal Engines » de Christian Rivers

11 novembre, 2018

Ultime Ba de la production steam punk de Peter Jackson,

Peter Jackson vient de produire l’adaptation d’un roman SF post apocalyptique, Mortal Engines.
Il en a co-écrit le scénario et a confié à son fidèle collaborateur Christian Rivers (depuis Brain Dead) la mise en scène.
Œuvre steampunk par excellence, l’histoire écrite par Philip Reeve et réalisé par Christian Rivers, suit un monde où les humains vivent dans des cités géantes se déplaçant à l’aide de machines à vapeur.
Je prie pour que d’une part le film soit réussi et d’autre part qu’il cartonne car ceci lancerait peut être une mode de films steam punk, style que j’adore et qui est très absent ces dernières années (pour savoir ce qu’est le steam punk venez voir par ici).
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Sortie le 12 décembre 2018

« Le Grand Bain » de Gilles Lellouche – critique du Blanjc Lapin

11 novembre, 2018

Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent à la natation synchronisée sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ils sont tous l’objet d’une fêlure, et ils ont tous la cinquantaine.

Gilles Lellouche surprend son petit monde avec ce film dans la veine de « The full Monty« . Et le succès public et critique est vraiment mérité.

Son casting cinq étoiles  est génial, accrochez-vous : Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Leïla Bekhti, Virginie Efira, Marina Foïs, Philippe Katerine, Jean-Huguesz Anglade.

Lellouch d’abord a la grande qualité d’avoir écrit des personnages qui ne se cannibalisent pas, qui ont tous leur moment, leur histoire qui se raconte devant nous. Ceci les rend profondément empathiques et touchants et parfois drôles. Entendons nous, ce n’est pas un film hilarant mais drôle par intermittences.

Gilles Lellouche ne sacrifie aucun rôle mais aussi ne sacrifie pas la forme contrairement à nombre de comédies.

Sa mise en scène est qualitative et sert la bienveillance du regard de son réalisateur pour ces personnages de losers magnifiques. Chaque personnage est pertinent et l’union de leurs espoirs en fait un très beau film, humain, généreux et positif.

Il est rare de voir des comédies populaires de qualité donc courrez y ! C’est très bien.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

« Bohemian Rhapsody » de Bryan Singer – critique du Blanc Lapin

11 novembre, 2018

La production catastrophique de ce biopic sur une des légendes du rock des années 80 a t-elle impacté le résultat ? En effet, Bryan Singer, réalisateur plutôt doué derrière les X-men, s’est engueulé méchamment avec Rami Malek, l’acteur principal découvert grâce à Mister Robot. La Fox l’a viré du jour au lendemain, vidant son bureau parceque Singer avait abandonné son poste…je ne raconterai pas plus car au final on s’en fout un peu des détails. Il semblerait que le réalisateur ait eu quelques problèmes de santé et c’est Dexter Fletcher qui terminera le film.

Le résultat de ce « Bohemian Rhapsody » est évidemment décevant. Il lui manque une fougue, un petit plus qui le ferait décoller mais certaines des critiques négatives sont un peu trop saillantes. En effet, le film est bien réalisé, Malek est très bon même si il est un peu petit pour le rôle et que ses yeux globuleux ne le font pas ressembler à Mercury.

Par ailleurs, on a reproché au film d’être trop gentil et de ne pas assez montrer la perdition sexuelle de Freddy Mercury…Là pour le coup je trouve cela débile. Le film le montre et on comprend très bien, ce n’est pas pour autant qu’il devait insister et tomber dans le glauque. C’est juste un choix de rester en hauteur, un peu comme la distinction des deux Yves Saint Laurent.

Au delà du fait que l’on apprend deux trois choses, la réussite du film tient surtout aux chansons, au fait que le concert Live Aid est le point d’orgue. On nous passe quatre chansons en entier avec une reconstitution crédible du concert. Et là on ressent tout le génie du groupe.

Le film reste positif malgré le destin tragique de la rock star et sa vie d’une profonde solitude. On pourra toujours regretter que les autres membres du groupe, co-producteurs, aient toujours le bon rôle. Le film est donc réussi à défaut d’être l’opéra rock qu’on aurait tous rêvé.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

Viggo Mortensen devient réalisateur…à 60 ans !

3 novembre, 2018

Viggo Mortensen devient réalisateur...à 60 ans ! dans Films series - News de tournage Viggo_Mortensen_TIFF_2011

Le grand Viggo Mortensen a déjà 60 ans et toujours la méga classe.

Et donc pourquoi ne pas réaliser son 1er film ?

Plus curieux sera le thème.

Falling suivra John Petersen, homosexuel vivant avec son conjoint et leur fille adoptive, Monica, à Los Angeles. Viggo Mortensen jouera le rôle de John.

Son père s’installe chez lui faute d’endroit pour sa retraite. Mais c’est un fermier dont les valeurs familiales ont toujours exacerbé son homophobie. Lance Henriksen (Terminator, le bishop d’Alien 3, Dead Man), 78 ans, jouera le père.

Bob Dylan par le réalisateur de Call me by your Name

3 novembre, 2018

Bob Dylan par le réalisateur de Call me by your Name dans Films series - News de tournage Joan_Baez_Bob_Dylan

Luca Guadagnino a marqué 2018 avec « Call me by your name » et son remake clivant de « Suspiria » qui sort le 14 novembre.

Il s’intéressera ensuite à l’icône Bob Dylan, qui, à 77 ans a obtenu en octobre 2016 le prix Nobel de littérature « pour avoir créé de nouvelles expressions poétiques dans la grande tradition de la chanson américaine ».

Le film serait très inspiré de l’album « Blood on the Tracks » (Du sang sur les pistes), enregistré en 1975.

Le film s’inspirera donc des thèmes de l’album dont la relation compliquée qu’il entretenu avec son épouse, après dix ans de vie commune.

Le film suivra plusieurs années des 70′s.

Johnny Depp interprétera le photographe W. Eugene Smith

3 novembre, 2018

Johnny Depp interprétera le photographe W. Eugene Smith dans Films series - News de tournage murder_on_the_orient_express

Alors qu’il vient de se faire éjecter de la saga Pirates des Caraibes par Disney pour le futur reboot annoncé, Johnny Depp semble se reprendre en mains et choisir des projets plus intéressants. Outre « Les animaux fantastiques, Les Crimes de Grindelwald » qui lui assure un cachet, il est prévu dans Waiting for the Barbarians avec Robert Pattinson et dont le réal, Ciro Guerra a reçu de bonnes presses pour ses premiers films. On l’attend dans Richard Says Goodbye, où il joue un homme au bout du rouleau, atteint d’une maladie grave et qui a brulé la vie par les deux bouts…soit un rôle bienvenu pour lui en ce moment.

A partir du mois de décembre, il tournera Minamata, un film sur le photographe W. Eugene Smith.

Ce dernier fut correspondant de guerre dans le Pacifique, puis rapatrié après avoir reçu un éclat d’obus. Aux Etats-Unis, il photographiera pour le mythique magazine Life Magazine.

L’histoire se centrera sur sa période de vie au Japon. Il part faire un reportage qu’il fera en 1961 puis s’installe en 1971 à Minamata avec son épouse.

Ses photographies sont alors le témoin de la pollution industrielle et de la destruction de la santé des habitants. Des problèmes neurologiques irréversibles ont été causés par un  empoisonnement au mercure.

Publiées dans Life malgré des violences qu’il subit sur place, il en fera également un ouvrage retentissant dans le monde.

Andrew Levitas, inconnu, réalisera le film.

 

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