« Loving » de Jeff Nichols – critique du Blanc Lapin

21 février, 2017

Jeff Nichols, l’un des chouchous des critiques ces dernières années, revient avec un film d’un très grand classicisme sur une thématique qui sur le papier est intéressante. On y parle donc du couple mixte qui fit juger par la Cour suprême la validité du premier mariage entre un homme blanc et une femme noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958.

Bon, une fois qu’on a dit cela, il faut bien avouer que l’on a tout dit.

J’ai adoré « Mud » mais j’ai peur que ce film ne soit pas celui qui me réconciliera avec le reste de la filmographie du cinéaste. Bien au contraire. J’ai trouvé ennuyeux et surestimé tant son « Take shelter » que son « Midnight special » l’an dernier. Je ne trouve pas sa mise en scène particulièrement originale, elle est même beaucoup trop référencée et ses histoires font du surplace ou ne m’intéressent tout simplement pas, à part Mud donc.

Avec « Loving« , je dirais que je ne me suis pas ennuyé, les acteurs sont bons, Nichols montre des gens simples qui ne demandent qu’à ce qu’on les laisse vivre tranquilles…ok…mais bon çà on le comprend tellement vite que lorsqu’au bout d’une heure, on réalise que le film va durer 2 h, et qu’il ne va probablement pas décoller et devenir passionnant, on se dit « merde, je suis coincé ».

Alors certes, le film n’est pas mauvais, il ne tombe pas dans la facilité non plus, ni dans la caricature, c’est une belle histoire d’amour et de tolérance mais c’est juste chiant. Rien n’est original dans la mise en perspective des protagonistes et surtout tout est ultra attendu. Alors certes dans un Alien, on s’attend à ce que tout l’équipage y passe mais dans un film d’une mise en scène aussi plate, on se prend à rêver qu’un énorme monstre de l’espace débarque et bouffe tous ces méchants racistes qui sont très vilains.

Je n’ai pas été bouleversé par cette histoire. Je dois avoir un cœur de pierre ou alors j’attends un peu plus que la bande-annonce étalée sur 2 h. C’est lisse, çà manque de souffle, de rythme, d’enjeux, autour de personnages qui ne disent rien car ils n’ont rien à dire. Ils sont victimes de racisme mais çà ne rend pas leur histoire intéressante. Et çà ce n’est pas cliché.

Je suis un peu dur, le film se regarde mais bon il y a tellement de films qui sortent dans une année…qu’on peut se passer de celui là.

La piste aux lapins :

2 étoiles

Enregistrer

« Dans la forêt » de Gilles Marchand – critique du Blanc Lapin

21 février, 2017

Gilles Marchand propose avec ce film à l’atmosphère oppressante, une incursion réussie dans le cinéma de genre. Mais là où les américains se seraient vautrés dans une débauche d’effets visuels, Marchand opte pour un film d’ambiance. Et pour se faire il s’appuie sur les deux enfants, excellents et celui qui joue leur père, Jérémie Elkaïm, dans son meilleur rôle.

Il joue un père à la limite de la folie, qu’on soupçonne tour à tour d’être soit possédé, soit adepte d’un culte satanique soit…le réalisateur joue avec le visage et le ton de voix si particulier de son acteur.

Le fantastique affleure en permanence sans sombrer dans la facilité à aucun moment. Les paysages aident beaucoup à cette aventure qui semble sans issue.

La thématique des peurs enfantines et des scénari qu’échafaudent les enfants est au centre d’un film qui tient la route tout du long même si il s’avère au final un peu décevant par les promesses qu’il ne réalise pas toutes.

La construction habile du film en est aussi son piège.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

Enregistrer

Enregistrer

Eva Green et Gemma Arterton vont jouer dans une romance lesbienne

21 février, 2017

Eva Green et Gemma Arterton vont jouer dans une romance lesbienne dans Films series - News de tournagegemma-arterton-wallpaper-3 Eva Green dans Films series - News de tournage

Eva Green et Gemma Arterton, soit de magnifiques actrices, vont jouer dans une romance lesbienne sous le regard de la réalisatrice Chanya Button?

Vita & Virginia ne sera pas un thriller façon Bound des Wachowski mais bien le récit d’une histoire qui s’est réellement passée

On y suivra l’histoire d’amour entre le poéte Vita Sackville-West (Arterton) et l’écrivain Virginia Woolf (Green).

L’idylle s’étant déroulée dans les années 1920 avec des codes moraux britanniques totalement décalés avec l’acceptation de l’homosexualité féminine, le film peut être très intéressant !

Enregistrer

Enregistrer

Ba de « Song to Song » de Terrence Malick avec Ryan Gosling, Michael Fassbender, Rooney Mara, Cate Blanchett, Natalie Portman

21 février, 2017

Résultat de recherche d'images pour "Song to Song" de Terrence Malick"

Terrence Malick est de retour avec casting de fou puisque Ryan Gosling, Michael Fassbender, Rooney Mara, Cate Blanchett, Natalie Portman constituent le casting de son « Song to Song« .

L’histoire suit deux couples au Texas, sur la scène musicale d’Austin.

On accompagne Faye et le chanteur BV d’un côté et de l’autre un ponte de l’industrie musicale et sa copine serveuse…

Malick clivera t il autant que depuis « Tree of life » ? Nous le saurons le 7 juin en France.

Image de prévisualisation YouTube

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Jared Leto devient réalisateur et adapte James Ellroy

21 février, 2017

 

Jared Leto devient réalisateur et adapte James Ellroy dans Films series - News de tournage Jared-Leto-l-homme-aux-mille-visages

Jared Leto va passer derrière la caméra pour réaliser son premier film, « 77″, sur un scénario de l’écrivain culte et controversé James Ellroy.

Il ne s’agira pas de l’adaptation d’un roman du maitre du polars mais d’un scénario datant d’une vingtaine d’années.

Le scénariste de la série Narcos, David Matthews, soit pas un manchot déjà, vient de réécrire le script.

Le film se situera à Los Angeles en 1974 et suivra deux détectives sur deux enquêtes menées en parallèle, l’assassinat d’un policier et le kidnapping d’une héritière fortunée.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

« Silence » de Martin Scorsese – critique du Blanc Lapin

18 février, 2017

Résultat de recherche d'images pour ""Silence" de Martin Scorsese affiche"

Martin Scorsese aura donc réussi à venir à bout de sa plus vieille arlésienne, un film qu’il tente d’adapter du roman de Shūsaku Endō depuis une quinzaine d’années. On y suit au XVIIème siècle, deux prêtres jésuites qui se rendent au Japon tenter de retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu en pleine évangélisation, alors que le pouvoir réprime violemment les catholiques.

Il est toujours passionnant de voir l’un des plus grands maitre du cinéma aborder une de ses thématiques de prédilection, la foi religieuse !

Si Scorsese l’aborde très souvent et aime les personnages christiques comme dans le méconnu et magnifique « A tombeau ouvert« , il s’insère parfois directement dans le sujet avec « La dernière tentation du Christ » ou « Kundun« .

Or ici il n’est question que de celà. Andrew Garfield et Adam Driver sont très bons dans ces rôles de martyrs qui s’en prennent plein la gueule et font preuve d’une foi viscérale. L’histoire en agacera plus d’un, tantôt parcequ’ils seront non croyants et trouveront aveugles les personnages tantôt parcequ’ils reprocheront au film de ne montrer que le côté blanc du catholicisme conquérant. Les japonnais considèrent clairement que cette mission de Dieu des jésuites est en fait un danger majeur pour eux, d’un point de vue politique puisqu’il inculque une culture occidentale et un asservissement de la population aux grandes puissances européennes. C’est évidemment historiquement le cas mais certains critiques reprochent au film de ne montrer que la souffrance des jésuites et la perversion des tortures japonaises. *Ils accusent Scorsese de faire preuve de complaisance avec cette violence mentale sans mettre en relief les crimes contre l’humanité qu’on put commettre les évangélisateurs en Amérique latine par exemple ou l’Inquisition en Europe.

Je peux comprendre cette critique mais c’est juste que le film ne se veut pas être un bilan historique du pour et du contre de l’évangélisation mais juste de retracer une histoire que peu connaissent d’un échec de la religion catholique aux frontières du soleil levant. Le thème est aussi cette foi enracinée et la façon habile dont Scorsese la matérialise. D’autres penseront au contraire qu’il est lourd de montrer cette foi par une abnégation de souffrances qui s’enchainent durant 2h41. Mais pourtant c’est bien le sentiment profond que j’ai ressenti, moi, ex croyant et agnostique le plus curieux possible des croyances des autres. Je ne juge pas, j’observe avec recul ce qui peut motiver un croyant et Scorsese a réussi à capter cette lumière qui anime ces japonnais dont rien ne les rattache à la foi chrétienne à part le dénuement et l’extrême pauvreté. Scorsese ne fait pas du tout l’apologie d’une religion mais s’intéresse au contraire au poids des symboles, de l’iconographie du martyr, et de la connexion de cette religion avec des peuples sans espoirs. Il tente d’expliquer pourquoi une religion sans aucune racine dans ce japon médiéval a pu trouver un écho. Et c’est ce qu’il réussit brillamment sans pour autant verser dans la facilité. Je trouve assez insultant ces critiques qui ne perçoivent pas le propos de Scorsese et s’arrêtent aussi rapidement dans un jugement définitif et simplificateur.

« Silence » est un grand Scorsese sur une thématique loin d’être évidente et grand public et qu’il arrive à mettre en musique par son talent de mise en scène aussi rare que bluffant.

La piste aux lapins :

4 étoiles

Jacques Audiard embauche Jake Gyllenhaal et Joaquin Phoenix dans son western !

13 février, 2017

Jacques Audiard changera carrément de style après sa Palme de’Or pour Dheepan.

Il s’agira pour lui de tourner un western ! « The Sisters Brothers » se déroulera dans l’Oregon à l’époque de la ruée vers l’Or.

Adaptaté du roman de Patrick deWitt, le film racontera l’histoire des deux frères Eli et Charlie Sisters, dans l’Oregon de 1851 , engagés pour tuer un prospecteur qui a volé leur patron.

L’acteur américain  John C. Reilly et l’immense Joaquin Phoenix tiennent les rôles titres.

Mais l’excellente nouvelle est qu’un autre grand nom a rejoint le casting. Le toujours excellent  Jake Gyllenhaal  fera donc partie de l’aventure !
Le tournage aura lieu à l’été 2017 pour une sortie en 2018. Excellente nouvelle de cinéma !

Jacques Audiard embauche Jake Gyllenhaal et Joaquin Phoenix dans son western ! dans Films series - News de tournage 968full-john-c.-reilly154 Jacques Audiard dans Films series - News de tournageJoaquin-Phoenix Jake Gyllenhaal

Enregistrer

Gaston Lagaffe adapté au cinéma…on ne nous épargnera donc rien…

13 février, 2017

Gaston Lagaffe adapté au cinéma...on ne nous épargnera donc rien... dans Films series - News de tournage 434402gaston-chat2 dans Films series - News de tournage

Le célèbre personnage de Franquin, Gaston Lagaffe, va être adapté en film, tout comme Spirou et Fantasio.

Le tournage aura lieu en mars 2017 et le film sortirait le 4 avril 2018.

C’est Pierre-François Martin-Laval qui réalisera, fort du succès d’une autre adaptation de Bd qui a cartonné au box-office, à savoir Les Profs.

Théo Fernandez vu dans Trois souvenirs de ma jeunesse et Les Tuche aura la lourde tâche d’incarner Gaston.

Ce personnage a 60 ans et a déjà été porté à l’écran en 1981 mais ce fut un gros fou commercial et un film dont personne ne se souvient.

Pas sûr que ce soit une idée géniale d’adapter cette Bd dont les jeunes générations sont peut être un peu trop loin aujourd’hui…

Enregistrer

Enregistrer

Terry Gilliam adapte Berlioz à l’Opéra Bastille en 2018

13 février, 2017

Terry Gilliam adapte Berlioz à l'Opéra Bastille en 2018 dans Films series - News de tournage WEB_CHEMIN_32197_1476621488

Mon chouchou parmi les réalisateurs que j’affectionne, Terry Gilliam est sur le point je l’espère de tourner son Don Quichotte (voir ici). Mais il sera également présent à l’Opéra en 2018 et en Fance, à Paris !

Il avait déjà travaillé sur « La Damnation de Faust » d’Hector Berlioz en 2011 pour l’English National Opera. J’étais allé à Londres voir l’Opéra et c’était purement génial d’inventivité avec des décors barrés à souhait.

Il a ensuite monté « Benvenuto Cellini » toujours de Berlioz et les parisiens auront la chance de voir cette adaptation à l’Opéra Bastille entre le 20 mars et le 14 avril 2018.

Et si 2018 était Gilliamesque à souhait ?

Enregistrer

Ba de « La confession » de Nicolas Boukhrief remake de « Léon Morin, prêtre » avec Romain Duris et Marine Vacth

11 février, 2017

Ba de 238318confession dans Films series - News de tournage

Nicolas Boukhrief est un réalisateur régulièrement bon, « Le convoyeur« , « Gardiens de l’ordre » et « Cortex » proposant chacun des histoires aux thématiques pertinentes.

Son Made in France n’a pu sortir au cinéma suite aux attentats du Bataclan.

Ensuite il s’attaquera à un chef d’œuvre ou plutôt son remake. Le  Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville, connaitra donc une nouvelle adaptation avec Marine Vacth et Romain Duris dans les rôles tenus à l’origine par Emmanuelle Riva et Jean-Paul Belmondo.

Le film de 1961 d’après le roman de Béatrix Beck, suivait un long échange entre une jeune veuve militante communiste et un prêtre jeune et séduisant.

Est ce une bonne idée ? Disons que le film d’origine se suffit à lui-même…après espérons que le talent de Boukhrief donne au sujet des couleurs inédites. Tâche très difficile…

Sortie le 8 mars 2017

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Spirou et Fantasio adapté avec Alex Lutz

11 février, 2017

Spirou et Fantasio adapté avec Alex Lutz  dans Films series - News de tournage 1336769

Spirou et Fantasio se tourne au Maroc et en France pour une sortie au cinéma le 20 juin 2018.

La célèbre BD fut créée en 1938, portée notamment par Franquin de 1946 à 1969 puis par d’autres auteurs se relayant le flambeau dont Fournier, Nic & Cauvin, Tome & Janry (1982-1998) ou Yoann & Vehlmann.

Alexandre Coffre réalise le film porté par Thomas Soliveres en groom Spirou et Alex Lutz en reporter Fantasio.

Christian Clavier, Géraldine Nakache et Ramzy Bedia complètent le casting.

C’est un genre en soit d’adapter des Bd francophones après Astérix, les atroces Iznogoud, Lucky Luke, Michel Vaillant, le Marsupilami, L’élève Ducobu, Largo Winch, Les Profs,  Boule et Bill et bientôt Seuls puis Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson.

Enregistrer

Enregistrer

Brad Pitt sur le film de SF du grand James Gray ?

11 février, 2017

Résultat de recherche d'images pour "brad pitt 2017"

James Gray est l’un de mes chouchous.

J’ai adoré « little odessa » et « la nuit nous appartient » ainsi que « two lovers« , mais son dernier film, « The immigrant« , avec Marion Cotillard et Joaquin Phoenix a été accueilli très froidement.

Il reviendra avec son arlésienne de 10 ans, « The Lost City of Z » le 15 mars prochain, soit l’un des évènement de l’année (bande-annonce ici). Et alors que ce projet devait se faire avec Brad Pitt et que ce dernier a finalement co-produit The Lost City of Z » sans y jouer, les deux artistes devraient se retrouver pour un projet très excitant ! D’autant qu’ils avaient eu un autre projet en commun, The Gray Man, qui ne fut pas développé. La troisième tentative sera t’elle la bonne ?

Brad Pitt subit des avaries sur le développement du film World War Z 2 et cherche un projet pour combler son agenda décalé !

James Gray parlait déjà en 2013 d’un film de SF qui suivrait des astronautes en mission pour ramener un colon rebelle vers la terre.

Ad Astra est donc toujours d’actualité et Brad Pitt jouerait un cosmonaute dont le père, parti à la recherche de vie extraterrestre sur Neptune il y a vingt ans, n’a plus donné signe de vie. Le fils cherche à comprendre l’échec de la mission et embarque pour un voyage spatial à travers le Système Solaire.

Lorsqu’il s’exprimait sur le film en 2013 dans The Playlist, le film était limite Kubrickien façon 2001…

« Je veux faire quelque chose de différent et mon intention est de faire un film qui soit factuellement scientifique et qui se déroule entièrement dans l’espace. J’ai lu par le passé que la NASA essaie de trouver des personnes ‘non développées émotionnellement’ afin de voyager sur Mars, car être dans un vaisseau pendant un an et demi est très difficile. Donc mon idée était de mixer une histoire à la ‘Au Cœur des Ténèbres’ de Conrad avec l’idée selon laquelle la NASA aurait mal jaugé l’un de ses astronautes, qui en pleine mission, ne parvient pas à gérer sa présence dans l’espace. L’idée est ainsi de parler d’une dépression nerveuse dans l’espace et de tourner dans le style des images d’archive d’une mission Apollo, de manière extrêmement réaliste – pas de son dans l’espace, donc. Le tout pour me pencher sur l’idée que, d’une certaine manière, l’être humain a besoin de la Terre. Car si vous lisez sur les astronautes qui sont allés sur la Lune, tous ont souffert de traumas mentaux d’une manière ou d’une autre. Pour eux, c’était presque insupportable de voir la Terre au loin, comme une petite bille. Edgar Mitchell a commencé à parler d’aliens dans la zone 51, Neil Armstrong s’est retiré dans sa ferme, Buzz Aldrin a parlé de son alcoolisme et de sa dépression… Donc l’idée qui sous-tend le film est que l’infini est insupportable, que l’espace est insupportable et que nous avons besoin d’être sur le plancher des vaches.  »

Bref, si Brad Pitt confirme, ceci deviendra l’un des projets les plus excitants !

12345...343