« Eternité » de Tran Anh Hung – critique du Blanc Lapin

24 septembre, 2016

J’aime beaucoup Tran Anh Hung, « L’odeur de la papaye verte« , « Cyclo » et « A la verticale de ‘été » étaient des réussites de finesse et de délicatesse.

Mais çà, c’était il y a 17 ans pour le dernier. « La ballade de l’impossible » était pas mal en 2010 mais avec ce « Eternité« , je crois que le divorce est consommé.

Et pourtant, le film comporte un excellent casting, Audrey Tautou, Bérénice Bejo, Mélanie Laurent, Jérémie Rénier, Pierre Deladonchamps

Seulement voilà, voici pas que Tran a voulu nous faire du Terrence Malick ! Mais tout le monde n’a pas le talent du vieux Terrence pour tenir deux heures sans quasiment aucun dialogue, d’ailleurs Malick se plante parfois lui même, A la merveille étant son pire film.

Le problème d’ »Eternité » c’est qu’il porte très bien son nom. Ça dure effectivement une éternité. Quand on comprend que l’histoire de cette famille bourgeoise et de ces femmes qui enfantent et qui sont si happy d’être mères va durer loooongtemps, que seule une voix off va nous expliquer le fil directeur, on se prend à se dire « mais au fait j’ai bien laissé au chat ses croquettes ?« … »non parceque bon il a ptetre faim en fait…« non çà va, il va tenir »… »non parceque là çà fait cinq heure qu’on y est ou bien ?« … »ah non çà ne fait qu’une heure….ouais ouais ouais…« .

Le personnage d’Audrey Tautou accouche de jumeaux, puis d’un enfant, d’un autre, encore d’un autre et ce jusqu’à sept, frisant le ridicule et le comique de situation…involontaire. Les acteurs sont figés comme des poupées et se demandent ce qu’ils foutent là.

Voilà vous l’aurez compris, les acteurs jouent sans texte, donc forcément, ils font fadasse et très empruntés. Bon çà à la rigueur, çà sert l’histoire mais comme elle est chiante à se jeter du premier pont, on finit par se foutre complètement du quinzième gamin de la cousine à machine et on s’échappe doucement mais surement de la salle avec une bonne nouvelle, on pense avoir gagné 4 heures, alors que non pas du tout. Mais Tran sérieux, la prochaine fois, écris des dialogues, c’est mieux !

La piste aux lapins :

Bad

 

 

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Casey Affleck dans « Manchester by the Sea », Ba d’un bon film pour la fin d’année

24 septembre, 2016

Casey Affleck dans

« Manchester by the Sea » de Kenneth Lonergan a reçu un excellent accueil à Sundance en début d’année et sortira le 14 décembre en France.

L’excellent Casey Affleck joue un concierge désigné tuteur de son neveu, après la mort de son frère.

Il va devoir retourner dans la ville de son enfance, revivre ce qui l’a séparé de sa femme, et de sa communauté. On y parle de responsabilité, de deuil, de famille et çà a l’air bon ! En tout cas la presse Us est très bonne.

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Une quatrième trilogie Star Wars dans les tuyaux et d’autres Spin off, Obi Wan ? Yoda ?

24 septembre, 2016

Une quatrième trilogie Star Wars dans les tuyaux et d'autres Spin off, Obi Wan ? Yoda ?  obi

Le Réveil de la Force a été un carton mondial et a plutôt été bien accueilli par la presse et les fans.

Star Wars Rogue One sortira le 14 décembre 2016 et sera donc le premier spin off cad histoire décorrélée des trilogies à sortir.

On verra si le film a un succès aussi fort mais c’est peu probable quoique la présence de Dark Vador risque de ramener les foules.

En 2017 sortira l’épisode 8 puis en décembre 2018 le spin off centré sur un Han Solo Origins jeune avec Alden Ehrenreich et les réalisateurs de la grande aventure Lego,  Chris Miller et Phil Lord.

Bob Iger, PDG de Disney, confirme ce dont nous pouvions nous douter, à savoir qu’ils ont l’intention de poursuivre un film par an après l’épisode 9 qui sortira en 2020 et ce jusqu’en 2025 !

Une quatrième trilogie serait donc prévue après celle initiée par Le Réveil de la Force.

D’autres films Star Wars sous forme de spin off apparaitraient en 2020 avant l’épisode 10 en 2021 puis un spin off en 2022 et 2024 et des épisodes 11 et 12 en 2023 et 2025.

Les personnages les plus susceptibles d’apparaitre en solo dans un film sont bien sur les cultissimes Yoda et Obi-Wan Kenobi, d’autant que Ewan McGregor  aura la cinquantaine soit l’âge idéal pour reprendre son personnage quelques années plus tard, perdu sur tatooine.

Duncan Jones (Après Moon) démarre son film de Sf muet avec Alexander Skarsgård et Paul Rudd

24 septembre, 2016

Duncan Jones (Après Moon) démarre son film de Sf muet avec Alexander Skarsgård et Paul Rudd dans Films series - News de tournage Cs3FzR6W8AALBN7

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Le fils de David Bowie a réussi Moon, puis Source Code et jouera sa crédibilité sur une énorme superproduction avec l’adaptation du jeu vidéo Warcraft qui sortira en mai 2016.

Il a réuni le budget pour lancer  Mute, son ambitieux film SF muet en noir et blanc développé depuis 12 ans.

Et son casting a de la classe puisqu’il réunit Alexander Skarsgård, Paul Rudd et Sam Rockwell, ce dernier reprenant son rôole qu’il interprétait dans Moon.
Mute prend place à Berlin, dans un futur où les immigrants affluent en masse. Léo, un barman muet (Alexander Skarsgård) ne tient plus à rien depuis la disparition de sa bien aimée. En se plongeant dans les méandres de la ville, il va rencontrer de curieux personnages dont un couple de chirurgiens (Paul Rudd) …
Clint Mansell (compositeur attitré de Darren Aronofsky) se chargera de la BO.

Que le projet se concrétise me met en joie tant ce réal est ambitieux et novateur…nous l’aurons probablement sur nos écrans début 2018 …

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Ba de « Iris » de Jalil Lespert avec Romain Duris et Charlotte Le Bon

24 septembre, 2016

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Après le succès de son Yves Saint-Laurent, Jalil Lespert adapte le remake du film japonais « Chaos » d’Hideo Nakata.

Le film s’intitulera « Iris » et suivra l’enlèvement de la femme d’un riche banquier qui tourne bizarrement lorsque la victime s’avère bien trop consentante.

Ce thriller psychologique réunit Charlotte Le Bon (déjà dans Yves Saint-Laurent) et Romain Duris.

Camille Cottin (Connasse, Princesse des cœurs) fait partie du casting.

Sortie le 16 novembre

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Jared Leto sera Andy Warhol !

24 septembre, 2016

Après le Joker qui lui a moyennement porté chance dans le terrible Suicide Squad, après son rôle dans Blade Runner 2 de Denis Villeneuve, Jared Leto continue de tourner, après des années en stand by.

Il jouera donc Andy Warhol !

Terence Winter, scénariste de « Le loup de Wall Street » et qui a créé avec Martin Scorsese la série Boardwalk Empire,  adaptera le livre Warhol: The Biography de Victor Bockris.

L’artiste est mort  ultra célèbre en 1987, à l’âge de 58 ans. Pour la ressemblance, on repassera…

Jared Leto sera Andy Warhol ! jared_leto_blade_runner_2tumblr_inline_ne4xphMjUv1t3i27s Suicide Squad

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Harmony Korine (Spring Breakers) sur un nouveau film polémique

23 septembre, 2016

Harmony Korine (Spring Breakers) sur un nouveau film polémique dans Films series - News de tournage

Harmony Korine a du mal a tourner The Trap (avec Robert Pattinson, Al Pacino, Idris Elba et James Franco)…

En attendant de réunir tout ce petit monde, le réalisateur de Spring Breakers va adapter le roman Tampa de Alissa Nutting.

Et pour ne rien changer de son habitude, il va nous faire dans la provoc !

Sorti en 2013 aux USA, le livre suit une professeure de 26 ans qui décide de séduire un de ses élèves de 14 ans. On imagine déjà le scandale que çà peut donner, surtout sous les mains de ce réalisateur là, doué au demeurant.

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Denis Villeneuve (Prisoners, Premier contact, Blade Runner 2) rêve d’adapter Dune de Franck Herbert

23 septembre, 2016

Denis Villeneuve (Prisoners, Premier contact, Blade Runner 2) rêve d'adapter Dune de Franck Herbert dans Films series - News de tournage dune-frank-herbert-sam-weber-cover-2ob_7088f2_dune Blade Runner dans Films series - News de tournage

Denis Villeneuve est devenu l’un de mes chouchous après l’excellent « Incendies« , primé de partout à juste titre, le très bon  « Prisoners« , avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal et le très réussi « Sicario » l’an dernier.

« Premier contact« , sa première immersion dans la SF vient de recevoir des louanges à Venise et sortira le 7 décembre 2016 en France. On y suivra Amy Adams en linguiste chargée par l’armée d’entrer en contact avec un vaisseau alien afin de déterminer si ces derniers sont béliqueux ou bienveillants.  E

Puis l’an prochain, il reviendra avec un film aussi craint que très attendu puisqu’il s’agit de la suite de « Blade Runner« …avec  Harrison Ford, Ryan Gosling, Robin Wright et Jared Leto.

Mais c’est à un autre monument de science fiction auquel Villeneuve aimerait s’attaquer après, si le succès critique et public est au rdv avec Blade Runner 2.

Il souhaiterait réadapter le « Dune » de Franck Herbert.

Jodorowsky_s_Dune_L_adaptation_avortee_du_roman_de_Frank_Herbert_3 David Lynch

Or cette série de livres, que j’adore, réputée inadaptable, a eu droit à un premier film de David Lynch, raté, compilant les deux premiers volumes. La célèbre tentative d’Alejandro Jodorowsky a été relatée dans le génial documentaire comique Jodorowsky’s Dune.

« Un de mes rêves de longue date est d’adapter Dune, mais c’est un processus long pour avoir les droits, et je ne pense pas y arriver. »
Frank_Herbert_s_Dune Denis Villeneuve
La chaîne Sci-Fi avait produit une série en 2000, plutôt pas mal, qui adaptait même « Les enfants de Dune » en 2003, dont l’arc scénaristique n’était pas intégré au film de Lynch, puisque c’était le second volume de la saga. Les 6 livres d’Herbert qui se déroulent sur des millénaires jusqu’à « La maison des mères« , le héros n’étant pas Paul Atreide mais bien Duncan Idaho.
Peter Berg (Battleship) avait tenté une mise en production puis le Français Pierre Morel (Taken) et la Paramount abandonna l’idée en 2011 de remonter un film autour de Dune, ce qui me rassura car il faut un réalisateur visionnaire derrière.
Denis Villeneuve pourrait être celui-là…

« Juste la fin du monde » de Xavier Dolan – critique du Blanc Lapin

17 septembre, 2016

Le nouveau Xavier Dolan est l’adaptation de la pièce de Jean-Luc Lagarce, où l’on suit Louis, qui, après 12 ans d’absence, retourne dans sa famille pour annoncer sa mort prochaine.

Avec « Juste la fin du monde« , Xavier Dolan va diviser probablement critique et public là où pour l’instant ses films étaient accueillis avec bienveillance. La raison est assez simple et elle est double. Ce que certains n’aimaient pas dans le côté hystérique de ses personnages, parfois théâtraux, est encore plus affirmé. Il s’agit d’une adaptation de pièce comme Tom à la ferme mais ça se voit davantage car Dolan ne cherche pas à s’éloigner du huit clos familial. Ensuite, les effets de style, la musique et l’aspect clipesque de certaines scènes sont là, toujours là. Et ce style Xavier Dolan agace certains et comme c’est encore plus affirmé, ça va donc saigner.

Au premier abord, je trouve que ces effets de style se voient un peu trop et que les acteurs se voient un peu trop jouer. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas été cueilli par la même émotion que sur Mommy par exemple. Ce n’était pas immédiat. La scène finale de Vincent Cassel est trop bigger than life, trop « je suis acteur et je vous fait une démonstration« .

En revanche Marion Cotillard est tout en nuances, d’autant que son personnage finit rarement ses phrases. Le regard transmet alors toute sa soumission par rapport à son mari, son manque de confiance en elle et le fait qu’elle comprend, elle qui est une pièce rapportée à ce petit théâtre familial.

Léa Seydoux assure en petite sœur enfermée dans une petite vie paumée à la campagne et qui rêve d’éclore. D’autant qu’elle a un frère célèbre, frère fantôme qu’elle fantasme en sauveur, en figure paternelle et à qui elle en veut aussi car elle ne comprend pas pourquoi. D’ailleurs l’histoire n’explique jamais la raison principale de cette distance prise par Louis avec sa famille. Qu’est ce qui a déclenché tout cela ? Rien de particulier sans doute et on le comprend au fil de ces retrouvailles chaotiques. Il a tout simplement fui pour vivre sa propre vie, fui parcequ’il avait l’ascendant, le talent, la beauté et qu’il ne voulait pas assumer ce rôle, pas être au centre de leur vie mais de la sienne.

La scène entre Nathalie Baye, qui joue une mère un peu folle, irresponsable en apparence et son fils joué par Gaspard Ulliel, est pour le coup très émouvante. On comprend tout de l’excès de cette mère ogre qui a tenté de combler le vide, d’abord celui du père décédé, et celui de sa jeunesse perdue, puis celui de son fils chéri qui l’a mise à l’écart pour mieux s’épanouir. L’étouffement qu’elle provoque est touchant car on comprend que tous ces personnages comblent un vide et continuent à vivre dans leur village, dans une vie totalement décalée de celle de l’enfant prodige qui n’avait d’autre choix que de partir, pour lui.

Gaspard Ulliel trouve probablement son meilleur rôle avec le Saint Laurent de Bonello. Sa diction, son regard amusé, désabusé, tendre, triste, font du personnage de Louis un quasi fantôme qui revient une dernière fois hanter ses proches. La nuance de son jeu combinée à la manière dont Dolan capte ses moindres réactions font de sa prestation une des réussites majeures du film. Il était important qu’on s’attache à Louis, qu’on comprenne la raison de son départ alors qu’il ne l’explique jamais, lui, l’auteur économe de mots. Chaque phrase est ainsi pesée, et prononcée de telle sorte qu’on scrute le visage filmé en plein cadre, afin de distinguer tout ce qu’il ne dit pas.
« Juste la fin du monde » n’est donc pas un film aussi évident et aimable que les autres films de Xavier Dolan. L’émotion se cherche et peut se heurter à la théâtralité des situations ou le jeu d’un Cassel en surjeu justement. Mais ce décalage et cette cacophonie est volontaire par rapport au personnage central de Louis. La panique s’éprend de cette famille qui n’a jamais compris le départ et pas plus ce retour inopiné. Elle sent que quelquechose de grave est en train d’arriver. Et pour mieux se protéger, tous préfèrent surjouer leurs propres personnages, avec les étiquettes immuables qu’ils se sont distribuées.

« Juste la fin du monde » n’est donc pas un film dont il faut sortir avec un avis tranché. Il se décante, se réfléchit et au final apparait comme un film très ambitieux sur la construction/ déconstruction des rapports familiaux, où la place de chacun est telle que l’absence du plus silencieux mais du plus charismatique peut créer un vide déstructurant. Faites l’effort de ne pas juger le film sur ses apparences car il parle justement de cela, de la théâtralité d’une vie et de la difficile communication d’êtres qui ne se sont pas choisis puisqu’ils sont de la même famille. Et pour le coup, c’est la première fois que Xavier Dolan livre un film à double détente, un film plus mature, auquel on pense plusieurs jours après.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

Paolo Sorrentino (La Grande Bellezza, Youth) s’intéresse à Silvio Berlusconi

17 septembre, 2016

Auréolé de l’oscar du meilleur film étranger pour « La Grande Bellezza », et du succès critique du superbe « Youth » l’an dernier,  l’italien Paolo Sorrentino souhaite faire un biopic d’un personnage qu’il n’apprécie guère, Silvio Berlusconi. Il avait déjà croqué les méthodes de Giulio Andreotti dans Il Divo en 2008.

« Loro » (« Eux », en français) se veut cependant le plus neutre possible, descriptif d’un monde mêlant affaires et politique sans porter de jugement, ce qui va être quand même compliqué comme exercice.

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