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Archives pour novembre 2010

Michael Caine dans un « Henri V » futuriste

Le classique de Shakespeare a été adapté de nombreuses fois et a donné lieu la majeure partie du temps à de bons films, que ce soit chez Kenneth Branagh ou Laurence Olivier.

Afin de raconter cette histoire de fils menant la guerre contre le royaume de son père, Michael Anderson, encore inconnu, portera l’histoire dans un univers de science-fiction et s’entourera d’un casting très classe, Michael Caine, Derek Jacobi, Gérard Depardieu ou Ray Winstone.

Nous verrons si l’idée est bonne.

La réalisatrice Julie Taymor a prouvé avec « Titus » et « la tempête » (pas encore sorti mais très bien accueilli à Venise) que ce risque de re-visite du grand William avec modernité permettait d’explorer de façon très intéressante son oeuvre.

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Leslie Nielsen est mort, pour de vrai ! Hélas…

Leslie Nielsen est mort, pour de vrai ! Hélas... dans Films leslie-nielsen

Leslie Nielsen est mort à l’âge de 84 ans et sa tronche impassible de demeuré restera à jamais dans les annales du cinéma. Le comique fut la star des productions des frères Zucker qui ont marqué les années 80 et 90.

« Y’a t’il un pilote dans l’avion ?« , « Y’a t’il un flic pour sauver la reine ?« , « Y’a t’il un flic pour sauver Hollywood ? » et « y’a t’il un flic pour sauver le président ? » sont devenus cultes par leurs gags absurdes, détournant les codes des films d’espionnage, des films catastrophe et de tout un tas de styles en allant très loin dans le n’importe quoi. On peut trouver cet humour débile et régressif. Moi j’adore ! Les sketches ne fonctionnaient pas toujours, surtout que le principe était d’aligner les effets comiques dans chaque plan voire plusieurs dans un même plan. Mais ces gros puddings délirants faisaient un bien fou. Et Leslie Nielsen y était pour beaucoup avec sa tête patibulaire de faux James Bond sur le retour. Dans l’humour parodique, les frères Zucker et Leslie Nielsen ont suivi Mel Brooks dans ce type d’humour potache et ont précédé les frères Farrelly (« Mary à tout prix »). Mais ce qui reste très fort avec ces comédies, c’est que lorsque l’on tombe dessus au hasard d’un zapping, en général, on y reste scotché, à la 10ème vision…

Voici quelques vidéos pour rendre hommage au clown irrésistible qu’était Leslie Nielsen.

http://www.dailymotion.com/video/x5hom

http://www.dailymotion.com/video/x4n5ey

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Jean-Louis Trintignant partagera l’affiche du prochain Haneke avec Isabelle Huppert

L’un des plus grands acteurs français, en retraite depuis 15 ans, a repris goût pour le cinéma…à 80 ans, Jean-Louis Trintignant revient ! Et c’est une excellente nouvelle. J’adore ce mec…Après “Gino Story” mis en boite par Benchetrit avec Bouli Lanners et José Garcia, Mickael Haneke dirigera Trintignant aux cotés d’Isabelle Huppert. Le film avait été annoncé en décembre 2009 puis annulé.

Finalement Mickael Haneke tournera bel et bien son film mais à Paris plutôt qu’en Argentine. Moi je m’en fout du moment que Trintignant joue sous l’oeil d’un cinéaste aussi doué. A l’origine, il devait jouer le rôle d’un ex militaire français ayant pratiqué la torture en Algérie…le scénario a probablement évolué entre temps puisqu’il s’agirait cette fois-ci d’un couple de personnes âgées dont l’épouse est victime d’une attaque cérébrale qui la laisse paralysée. Leur fille serait jouée par Huppert. Le thème est celui de « l’humiliation de la vieillesse », toujours aussi fun notre autrichien préféré. Entendre de nouveau la voix de Trintignant à l’écran, quel beau cadeau…

Jean-Louis Trintignant partagera l'affiche du prochain Haneke avec Isabelle Huppert dans Films dyn009_original_342_512_jpeg_12527_fb2d167b78433b8b3bd9b7e97f236539

« Potiche » de François Ozon – critique

Le pitch : en 1977, un patron de province (Fabrice Luchini) doit faire face à une grève sans précédents de ses salariés. Contraint et forcé, il va devoir laisser agir son épouse (Catherine Deneuve) qu’il prend  depuis 30 ans pour une potiche, une gentille femme dont la place est d’assurer son rôle d’épouse bourgeoise mais de ne jamais s’exprimer sur le cours des évènements. La révolution féminine est en marche !

Ce nouveau long métrage du prolifique François Ozon est l’adaptation libre d’une pièce de théâtre du début des années 80 avec Jacqueline Maillan.

Ozon choisit de nous délivrer un film militant sur la cause féminine, situé dans les années 70. Il axe cette comédie sur la comparaison entre un patronat paternaliste qui survivait encore à cette époque et le début des patrons sans scrupules qui hantent certains conflits sociaux de ce jour. Ce regard qui tient plus de l’ironie que de la nostalgie d’une époque idéalisée, permet au scénario de décocher ses flèches les plus justes.

C’est bien entendu caricatural avec de gros traits de clown mais souvent le verbe est bien senti. Ozon nous fait des clins d’oeil aux récentes déclarations de certains hommes politiques pour mieux nous cueillir et déclencher l’hilarité. Oui, « Potiche » m’a fait m’esclaffer de rire à plusieurs reprises. Et en ce sens le film est plus drôle que « 8 femmes » bien que moins écrit.

Mais « Potiche » doit se regarder comme une comédie sans prétention et grand public, sinon le risque est qu’un certain snobisme du spectateur ne fasse ressortir tous les défauts. En effet, l’histoire est attendue à bien des moments et la fin s’avère d’un consensualisme assez exaspérant, là où Ozon aurait pu monter une marche de plus tant le reste du long métrage fait mouche. Cependant, ce n’est pas ici qu’il faut chercher les qualités du film. Ozon réussit à marier son univers auteuriste pas toujours évident à partager avec le public (« gouttes d’eau sur pierres brulantes », « le refuge », « le temps qui reste ») avec la provoque qu’il affectionne tant (« 8 femmes », « sitcom) et qui le rend si sympathique. Il ne cherche pas à délivrer de message complexe mais juste à divertir intelligemment.

Aujourd’hui, Ozon me fait penser à un Truffaut, cinéphile jusqu’au bout des ongles dont la logique était de ne jamais lâcher le cinéma d’auteur tout en cherchant à réaliser des films avant tout pour le public, le plus large possible. Une démarche généreuse qui rend ce genre d’aventures très touchant, surtout quand ceci fonctionne. On est loin des « Oncle Boonmee » qu’on ne comprend pas 80% du temps et sur lesquels un réalisateur va se faire plaisir avant même de s’interroger sur la transmission de son univers de l’autre côté de l’écran. Ici Ozon partage un inconscient collectif français comme terreau de piques acidulées d’une grande fraicheur. L’objectif n’est ni plus ni moins que de déclencher le rire. 

ozon-potiche-depardieu dans Films - critiques perso

Catherine Deneuve, icône de la beauté féminine du cinéma français, reprend ce rôle de mère plus très jeune. Mais ici plus que dans « 8 femmes« , autre succès critique et public de Ozon, Deneuve assume son âge, ses formes, au risque même de côtoyer le ridicule. Si ce n’est que la classe de Deneuve la sauve à chaque fois et nous laisse attendris, avec un sourire nostalgique au coin des lèvres. Gérard Depardieu retrouve sa partenaire du « dernier métro » et nous prouve une nouvelle fois que quand il est bien casté et dirigé, il est juste et redevient le monstre sacré qu’il a été, avant de tourner les multiples bouses des années 90 et 2000. Après « Mammuth« , on peut dire que Depardieu revient en grâce, montrant des facettes de son jeu qu’on avait presque oubliées. Le reste du casting quatre étoiles est brillant. Fabrice Luchini est méconnaissable en patron machiste. Karine viard joue comme d’habitude avec le ton qu’il fallait au personnage et Jérémie Rénier décroche un rôle très drôle. « Potiche » mérite donc amplement son succès malgré quelques bémols sur la fin un peu trop facile. Un film léger dont l’humilité convient fort bien à François Ozon, tant mieux pour nous.

The National – « England »

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« Looking up » – Eels

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Good Old War – « Here Are the Problems »

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Interpol – « Summer Well »

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Menomena – « TAOS »

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Soulwax – « my cruel joke »

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