« The Grand Budapest Hôtel » de Wes Anderson – Critique du Blanc Lapin

Avec « The Grand Budapest Hôtel » Wes Anderson était très attendu après le succès critique et public de « Moonrise Kingdom » il y’a deux ans.

Suivant la même recette d’un casting plein comme un oeuf de stars venant faire des caméos, Anderson change légèrement de style pour opter pour une comédie plus assumée. Il déclare sa flamme à la vieille Europe mais aussi au cinéma des débuts faits de décors superbes de carton pate, colorés et absoluments pas réalistes. En dédiant son film à Stefan Sweig, il assume aussi légèrement plus de fond, en décrivant un monde sur le point de sombrer dans la barbarie nazie.

Le rythme de « The Grand Budapest Hôtel »  est plus saccadé que ses précèdents films, ce qui peut donner un peu le tournis dans ces aventures cartoonesques que Hergé n’aurait pas reniées.

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Ce choix fluidifie le récit et le rend plus accessible. Et puis l’humour s’avère toujours fin et décalé, jouant à fond sur les propres codes du style de cinéma qu’il a crée, de « La famille Tenenbaum » à « The Darjeeling limited« .

Le film brille par ses détails, son inventivité à chaque plan et son coté fantasque et dixième degré. La marque Anderson est plus que jamais là, avec ses plans fixes dont une action perturbe le décor de maison de poupée. Il ballade sa caméra de ses célèbres travellings au milieu des maquettes de l’hôtel ou de la prison, assumant le côté théâtral pour mieux isoler son récit dans un pays imaginaire. Et puis il y’a ces fameux gros plans sur des visages d’une pleiade d’acteurs tous aussi bons les uns que les autres.

Cependant, votre Blanc Lapin préféré émettrait un bémol. Le film, du fait de son rythme et de son choix comique plus prononcé, s’avère moins émouvant et moins surprenant puisqu’on connait le style Anderson. Mais le résultat est ausi plus romanesque, toujours autant nostalgique de l’enfance et des récits qui y rattachent son auteur.

Enfin, Ralph Fiennes est excellent et So British. Il a et il incarne, le savoir vivre, le panache et la désinvolture dans un monde qu’il porte aux nues et qui s’est déja envolé…si vite que la brutalité du vingtième siècle le rattrape.

« The Grand Budapest » est un film charmant et très divertissant.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

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