« Inherent Vice » de Paul Thomas Anderson – critique du Blanc Lapin

J’adore Paul Thomas Anderson, de « Boogie Nights » à « There Will be blood », il fait partie de mes chouchous dans les quadras du cinéma indépendant américain.

Après son « The Master » brillant il y’a deux ans, j’attendais avec impatience son nouvel opus, annoncé comme un Las Vegas Parano avec un casting de malade porté par Joaquin Phoenix.

Hélas, quelle ne fut ma déception et surtout mon ennui profond devant le résultat, à mille lieu du délire comique auquel je m’attendais.

PT Anderson ne prend pas la peine de présenter ses personnages et nous plonge directement dans son univers seventies, rajoutant même de multiples personnages à la confusion générale qui vous fait décrocher très vite. Il faut dire que tout comme dans « The master », les échanges sont verbeux tant entre personnages qu’en voix off, tellement verbeux qu’il est très difficile de suivre l’arrivée des protagonistes nouveaux et le qui fait quoi et où.

De plus l’enquête n’a ni queue ni tête, ce qui pourrait être secondaire si c’était drôle…or pas du tout. Le film est sinueux jusqu’à l’ennui, les digressions éloignant de plus en plus le spectateur de toute envie de comprendre le film. Le film manque de rythme, de rebondissements, d’intrigue solide, de vrai délire comique.

J’ai du mal à dire des mots aussi durs des réal que j’aime comme j’ai pu le faire sur Terry Gilliam et son Zero Theorem ou Darren Aronofsky et son Noé, mais force est de constater que Paul Thomas Anderson s’est planté et s’est peut être fait plaisir mais le résultat est opaque. Triste constat.

La piste aux lapins :

Mauvais

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