« Star Wars, Le réveil de la force » de JJ. Abrams – critique du Blanc Lapin

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Enfin, çà y est, je l’ai vu. Que dire d’un film dont on a tout dit depuis 2 ans et l’annonce du projet de suite à la plus célèbre saga de space opéra du septième art ? Que dire du retour du casting iconique qui a bercé notre enfance ou adolescence selon l’âge auquel on a découvert la première trilogie historique ?

Kathleen Kennedy, directrice de LucasFilm après avoir été une star de la production hollywoodienne auprès de Steven Spielberg, a réussi son pari.

Elle réuni le scénariste de « L’Empire Contre Attaque » et « Le retour du Jedi« , Lawrence Kasdan, et JJ. Abrams, cinéaste très doué dans le blockbuster mais qui manque de personnalité. Et au final, Abrams se révèle un bon choix car il est fan absolu de Star Wars et qu’il sait faire du neuf avec du vieux et respecter un univers tout en le faisant évoluer. Il l’a prouvé avec Star Trek…Et pour le coup c’est ce qu’il fallait.

La production n’a cessé de vouloir rassurer les fans, leur expliquer qu’ils avaient compris pourquoi la prélogie très contestée des années 2000 n’avait pas plu, revenir à plus d’effets spéciaux classiques, par des vrais déguisements et maquillages, des vraies maquettes et du numérique plus discret. De même le tournage s’est effectué en pellicule. C’est le premier succès artistique du film. L’univers croqué est bien celui qu’on avait laissé, il est crédible, cohérent, un peu old school parfois mais c’est çà Star Wars !

Le second succès tient à la passation de génération qui s’effectue avec une grande fluidité, faisant revenir Chewbaca, Han Solo, Leia et tous les autres mais en respectant un très bel équilibre pour que la nostalgie prenne avec nos vieux héros laissés en 1983, il y a 32 ans, dans cet univers très très loin, et les nouveaux personnages dont chaque caractère a le temps d’être travaillé. Harrison Ford est LE héros de ce premier film, l’emblème de la saga et le plus émouvant est de le voir jouer un Han Solo abimé certes par le temps mais toujours aussi cynique et dilettante. Daisy Ridley, John Boyega et Oscar Isaac assurent la relève avec brio.

Et puis il y avait une lacune atroce dans la prélogie, c’était l’absence de méchant d’envergure. C’est peut être la déception du film. Le général Hux joué par Domhnall Gleeson, est classique, et le capitaine plasma du Nouvel ordre joué par Gwendoline Christie (Games of Thrones), n’a aucun intérêt. Rayon gentils, on ne voit pas non plus pourquoi avoir embauché le très grand Max von Sydow, dont le rôle n’est pas clair et inutile…

Autre déception, le méchant Leader Snoke, sorte de Palpatine, joué par Andy Serkis en motion capture (Gollum, César dans « La planète des Singes« ). Le design du personnage est décevant.

Concernant le « remplaçant » de Dark Vador, c’est beaucoup mieux. Le personnage de Kylo Ren est joué par Adam Driver, un jeune et très bon acteur. Son visage est ambigu et sied très bien le personnage et d’ailleurs on voit son visage, ce qui est une très bonne idée.

Ici, le personnage est un méchant en construction, ce qui laisse présager des idées scénaristiques passionnantes par la suite. Il est imposant comme un Vador mais perd en mystère, certes, mais du coup on est certain de ne pas revivre exactement le même scénario puisque la production choisit de raconter beaucoup de choses sur lui. Un méchant complexe, c’est ce qui aide de nombreux films à décoller et c’est ici un atout majeur, bien entendu.

Star Wars reste une grande saga familiale, ponctuée de batailles spatiales, de combats au sabre laser et le film met au premier plan un jeune noir et une jeune femme ! C’est généreux, souvent drôle, bourré de clins d’œils. Respect !

La mythologie Star Wars est donc relancée avec un très bon film et une fin des plus réussies, la meilleure des sept films, assurément. Il n’était pas du tout gagné d’arriver à trouver l’alchimie de la trilogie d’origine. Très beau résultat que ce retour aux sources salvateur !

La piste aux Lapins :

4 étoiles

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