« Lion » de Garth Davis – critique du blanc lapin

« Lion » est un film à oscars qui a sur le papier tout pour me gonfler. La promotion lorgne vers « Slumdog Millionnaire » et c’est donc plutôt avec surprise que j’ai apprécié le film.

Entendons nous, ce n’est certainement pas un grand film et l’aspect « histoire vraie » est un handicap supplémentaire. Mais voici un film qui parle de l’adoption, avec un exemple d’adoption réussie et d’adoption ratée mais qui essaie de ne pas « trop » se vautrer dans le démonstratif.

Et c’est justement les non-dits des personnages qui font que le film évite de tomber dans tout un tas de clichés larmoyants qui auraient pu devenir vite pénibles.

C’est donc l’histoire de Soroo, 5 ans, qui va se retrouver dans un train en Inde sans le faire exprès et perdre sa maman et son grand frère et devenir enfant des rues avant d’être adopté par un couple d’Australiens. Les mégapoles indiennes sont alors impressionnantes de fourmillement et de danger pour cet petit homme.

Pendant quasiment 50 minutes, on suit ce petit bonhomme interprété par un gamin ultra craquant Sunny Pawar, excellent, sans quasiment de dialogues construits. On l’accompagne pas à pas perdu au milieu des adultes dans une Inde très pauvre où des milliers d’enfants abandonnés sont victimes de trafics. Mais le réalisateur choisit de nous montrer ce brouhaha à hauteur du petit garçon de 5 ans. Et cette partie s’avère réussie car simple et justement, sans les effets de style d’un Slumdog millionnaire.

Ensuite vient l’âge adulte de Soroo, interprété par Dev Patel, qui était le héros de Slumdog, et sa mère adoptive interprétée avec retenue par Nicole Kidman.

C’est l’occasion d’aborder l’impossibilité de couper les racines, les questions mais aussi d’évoquer les raisons du choix des parents d’avoir adopter. Et le tout est fait avec pudeur. Après la mise en scène reste plutôt plate, et les clichés ne sont pas tous évités mais bon, çà se tient.

La piste aux lapins :

3 étoiles

 

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