« Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch – critique du Blanc lapin

Cédric Klapisch revient en forme après quelques longs métrages mineurs dont personne ne se souvient. Il tourne une histoire de fraterie de trentenaires confrontés au décès de leur père viticulteur et aux choix qu’ils doivent entreprendre face au paiement des droits de succession et au partage du patrimoine que constituent les terres.

La principale qualité du cinéma de Klapisch a toujours été sa vision optimiste de l’humain et sa capacité à déceler le bon en chacun de ses personnages. Avec ce film tourné sur un complet, aux quatre saisons, il retrouve ce qui a fait le succès de « L’auberge Espagnole » et ses suites, à savoir un naturel, une simplicité désarmante dans des personnages très attachants.

Pio Marmai, Ana Girardot et François Civil sont parfaits dans leurs rôles et très sympathiques. Klapisch réussit a donner forme à l’attachement familial à un patrimoine via la célébration du père défunt, de sa mémoire, de ce qu’il a construit, qui se voit et qui respire la nature, dans une Bourgogne filmée sous ces quatre périodes.

Le film se veut tendre, ce qui agacera certains cyniques très probablement, qui lui reprocheront un ton consensuel. Mais le fait de saisir de petits moments de vie permet au film de devenir un objet attachant et souvent drôle. Les clichés ne sont pas toujours évités mais on lui pardonne tout car son film donne le sourire.

Cédric Klapisch aime ses personnage et nous les fait aimer dans « Ce qui nous lie », film généreux et solaire, qui aurait mérité un peu plus de surprises tout de même.

La piste aux lapins :

3,5 lapins

 

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