« The Age of Shadows » de Kim Jee-Woon – critique du blanc lapin

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Kim Jee-Woon est l’un des grands maitres sud-coréens aux côtés de Bong Joon Ho et Park Chan Wook. Et heureusement qu’il est là car son talent est immense !

Toujours très inspiré par le cinéma français et l’âge d’or hollywoodien des westerns, le réalisateur de « 2 soeurs« , « A bittersweet life« , « Le bon la brute et le cinglé » ou encore le génial « J’ai rencontré le diable » revient en très très grande forme.

Le scandale c’est que le film est disponible sur internet mais n’a aucune date de sortie prévue au cinéma en France.

Le film se passe dans les années 1920, alors que la Corée est occupée par le Japon. Un capitaine de police coréen collabore avec la police japonaise pour détruire la résistance coréenne. Il va tenter se s’infiltrer auprès de l’un de ses leaders, Kim Woo-jin.

« The Age of Shadows« est tout d’abord une déclaration d’amour à « L’armée des ombres » de Jean-Pierre Melville, et comment dire…il y a pire comme référence.

On y trouve l’héroïsme, le sens du sacrifice d’un petit nombre face à l’oppresseur tout puissant mais aussi le déterminisme, la volonté farouche et l’inventivité de la dissimulation. Et lorsqu’il s’agit de jouer avec le spectateur, de surprendre ce dernier tant par le scénario, brillant, que par des effets de mise en scène d’une efficacité redoutable, on peut compter sur Kim Jee-Woon.

Quel plaisir que de regarder un film divertissant, intelligent sur le rapport à l’honneur et à la réussite, sur la résiliance mais qui brasse des tas de thèmes avec une fluidité qui ferait pâlir nombre de cinéastes occidentaux. Car le réalisateur n’oublie jamais de garder le spectateur sous tension tout du long.

Je me suis fait à plusieurs reprises la réflexion en me disant « wouah la classe ! çà c’est du cinéma d’action malin, du vrai !« . La photographie est comme d’habitude d’un excellent niveau.

Ce thriller d’espionnage est malin, porté par les trois acteurs ultra stars en Corée et que vous connaissez probablement, Gong Yoo (« Dernier train pour Busan« ),  Byung-Hun Lee (A bittersweet life, Hero,  Le Bon, la brute et le cinglé, « J’ai rencontré le diable« ), et le génial Song Kang-Ho (Sympathy for Mr. Vengeance, Memories of Murder, Lady vengeance, The Host, Le Bon, la brute et le cinglé, Thirst, Snowpiercer).

Ce jeu du chat et de la souris est juste excellent ! Le double jeu des personnages et les effets de surprises sont un vrai bonheur de cinéphile.

Jetez vous dessus ! Ce sera l’un des meilleurs films de l’année.

La piste aux lapins :

4,5 lapin

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