Jeanne Moreau, disparition d’une des plus grandes actrices françaises

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Décidément, l’été commence à s’avérer meurtrier pour les acteurs cultes. L’immense Jeanne Moreau nous a quittés et je voudrais juste lui rendre hommage parceque pour certains, elle était devenue une caricature de vieille à la voix rauque et bien d’autres ne la connaissent pas si bien, soit parcequ’ils sont trop jeunes, soit parcequ’ils n’étaient pas assez cinéphiles pour mesurer ce que cette grande actrice a apporté au septième art.

A 89 ans, Jeanne Moreau a tourné avec les plus grands et les a surtout inspirés, passant d’époque en époque tout en devenant au fil des années l’une des meilleurs actrices françaises de tous les temps.

Cette icône française, dont certains ne retiendront que cette ouverture du Festival de Cannes avec une Vanessa Paradis lui chantant la chanson de Jules et Jim, le Tourbillon de la vie, a marqué l’histoire du cinéma.

L’un de ses premiers rôles est dans Touchez pas au Grisbi de Jacques Becker, mais c’est le génial Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle et Les Amants de Louis Malle également qui en fera une star.

Dans les années 60, la Nouvelle Vague s’en empare avec Jules et Jim de François Truffaut, Une femme est une femme de Jean-Luc Godard. Elle illumine  en joueuse invétérée dans le superbe La Baie des anges de Jacques Demy. Elle enchaine avec deux autres chefs d’oeuvre, Le Feu follet de Louis Malle et La Mariée était en noir de François Truffaut.

A l’international, Michelangelo Antonioni lui offre La Nuit, Joseph Losey la fait tourner dans Eva et Orson Welles en tombera raide dingue en la faisant jouer dans Le Procès, Falstaff et Une histoire immortelle.

Elle joue ensuite dans Le Train de John Frankenheimer et Le Journal d’une femme de chambre de Luis Buñuel avant de remporter le prix d’interprétation féminine à Cannes pour Moderato cantabile de Peter Brook, en 1960 avec Jean-Paul Belmondo. Elia Kazan l’intègre à l’un de ses derniers opus, Le Dernier nabab, aux côtés de Robert de Niro.

Monsieur Klein de Joseph Losey termine cette époque alors que de nouveaux réalisateurs la sollicitent comme Bertrand Blier pour Les Valseuses, André Téchiné pour Souvenirs d’en France, 

Dans les années 80, Fassbinder la fait jouer dans son polémique Querelle, Henri Verneuil lui fait donner la réplique à Patrick Dewaere dans Mille milliards de dollars et Michel Deville lui donne un autre grand rôle dans Le Paltoquet.

Elle sait aussi faire dans la comédie populaire avec Le Miraculé de Jean-Pierre Mocky. Avec La Vieille qui marchait dans la mer de Laurent Heynemann, elle reçoit tardivement un César en en 1991, en citant du Frédéric Dard.

Luc Besson (Nikita), Wim Wenders (Jusqu’au bout du monde), Theo Angelopoulos (Le Pas suspendu de la cigogne) ou Agnès Varda (Les Cent et une nuits de Simon Cinéma) la feront tourner dans les années 90. On la verra dans L’amant de Jean-Jacques Annaud.

François Ozon la fait jouer la grand-mère de Melvil Poupaud dans Le Temps qui reste.

Sa beauté froide et sa voix si particulière nous bouleversaient de par la justesse de son jeu.

Ses prestations resteront quant à elles immortelles pour tous les amoureux du cinéma.

 

 

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