« Good Time » de Ben Safdie, Joshua Safdie avec Robert Pattinson – critique du Blanc Lapin

Les frères Safdie ont agréablement surpris lors de la présentation de leur film « Good Time » en compétition officielle à Cannes cette année.

Tout d’abord il faut noter l’omniprésence d’un Robert Pattinson méconnaissable, qui casse encore et encore l’image lisse de Twilight en se construisant une carrière rigoureuse de Cronenberg (Cosmopolis et Maps to the Stars) à James Gray (Lost City of Z) en passant par David Michôd (The Rover).

Le film lui, est construit comme une course contre la montre d’un paumé de la vie, qui à la suite d’un casse qui se termine mal, voit son frangin attardé mental emprisonné à cause de lui. Il tente alors de tout faire pour le sauver mais c’est un loser, un grave loser.

Le personnage est attendrissant car même si il arnaque tout le monde et tente de survivre comme il peut, il aime profondément ce frère qui a l’âge mental d’un garçon de 5 ans.

L’histoire a des côtés pathétiques et burlesques par cette déchéance de personnages qui vivent dans cette misère du Queens et qui se font avoir. On rit jaune de la malchance du personnage, de la pauvreté intellectuelle de certains protagonistes ultra naïfs, de l’avilissement de la télévision qui hante le moindre foyer…le sentiment qui s’en dégage est triste mais pas plombant pour autant.

La mise en scène parait parfois improvisée pour mieux surprendre et faire rebondir cette curieuse cavale.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

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