« Everybody knows » d’Asghar Farhadi – critique du Blanc Lapin

Asghar Farhadi est devenu en quelques années l’une des références sûres du cinéma iranien, invité régulièrement à concourir pour la palme d’Or.

Pas sûr cependant qu’il reparte avec tant son film divise entre ceux qui reconnaissent son talent indéniable pour nouer des nœuds psychologiques forts et ceux qui considèrent qu’il s’est un peu trop « commercialisé ».

Pour son second film occidental après « Le Passé » tourné en France, Farhadi décide de faire tourner le couple star ibérique Javier Bardem et Penelope Cruz. L’argentin Ricardo Darín est aussi de la partie au sein d’un casting excellent.

Le réalisateur commence par des scènes qui sentent bon l’ambiance douce et joyeuses de villages du sud lorsque Laura revient avec son fils et sa fille d’Argentine, dans leur village natal au cœur d’un vignoble. Mais très vite un drame va stopper net la joie et la bonne humeur pour conduire toute la famille dans une angoisse profonde. Les rancœurs entre amis, ex amants et gens du village vont ressurgir peu à peu par petites touches.

La narration de « Everybody knows » est parfaitement maitrisée et vous tient en haleine de bout en bout, les débuts festifs faisant sentir par les angles de caméra que quelquechose va arriver.

L’ambiguïté des personnages et le doute apparaissent là où on ne les soupçonnait pas. Cependant le film souffre d’une grossière révélation où on ne comprend pas trop la bêtise d’un des personnages, avec un éclat de la vérité un peu balourd. Le film reste cependant captivant du début à la fin.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

 

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