« Mission impossible Fallout » de Christopher McQuarrie – critique du Blanc Lapin

Tom Cruise a réussi l’exploit de créer une franchise sur son nom qui dure depuis 22 ans et qui lui a sauvé sa carrière à plusieurs reprises soit une mission pas facile à relever à Hollywood. A chaque fois que Tom a senti le box-office lui échapper sur ses projets, il est revenu à sa copie cachée de James Bond et çà a cartonné.

La recette était au début de prendre de grands noms comme réalisateurs, Brian de Palma, John Woo, JJ Abrams, et Brad Bird.

Ceci fonctionnait, efficacement, livrant des spectacles vraiment divertissants, au dessus du panier. Et puis il y a deux ans il confie les reines à Christopher McQuarrie, qui l’avait dirigé sur Jack Reacher et qui avait écrit les scénari de Valkyrie, Mission: Impossible: Ghost Protocol, et Edge of Tomorrow.

Ce pari fut réussi au-delà des espérances avec « Mission impossible Rogue Nation » qui reçut à très juste titre des critiques dithyrambiques et un box office au-dessus des attentes, relançant la franchise. Rares d’ailleurs sont les séries de plus de cinq films qui durent sur aussi longtemps, avec une récurrence qualitative et un casting stable.

Et bien non seulement Christopher McQuarrie remet le couvert avec la même efficacité redoutable mais il enfonce le clou. Son idée géniale était de coller enfin vraiment à la série dont les films sont adaptés, en créant une famille, une équipe d’espions autour d’Ethan Hunt. Certes, les cascades (faites par Cruise himself) et effets spéciaux donnent lieu à des scènes irréalistes mais on s’en fout totalement car c’est le concept. D’ailleurs, le film s’en amuse et le public en rigole dans la salle.

L’idée donc de la team, s’appuie sur le retour de la révélation du précédant opus, Rebecca Ferguson, toujours aussi énigmatique, de Simon Pegg, présent depuis le 3ème opus (4ème film donc), caution comique et Ving Rhames depuis le 1er il y a 22 ans. Et ceci donne comme dans le précédent une dimension qui n’existait pas auparavant. Hunt en devient humain, contrairement à James Bond, car il a des racines, des amis qui passent avant des milliers de morts. Le scénario est écrit au cordeau, ne laissant que très peu de respiration. Enfin, le Némésis qu’a su trouver Christopher McQuarrie lors du précédent film, revient ! Et un bon film de divertissement a de fortes chances d’être plus réussi avec un bon méchant qui a du charisme. Sean Harris est parfait une fois de plus dans le job. Même sans parler il fait flipper. Quant à Henry Cavill, il incarne un nouveau personnage qui certes ne surprend pas, mais qui envoie une sacrée dose de testostérone face au mâle dominant qu’incarne Tom Cruise. Et c’est là aussi une superbe idée que de lui coller un petit jeune.

Bref, vous l’aurez compris, « Mission impossible Fallout » est LE blockbuster de l’été qu’il faut courir voir, même si vous avez loupé le précédent. C’est jouissif car c’est super bien huilé, brillamment mis en scène et très très au-dessus d’un Bond classique.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

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