« Shéhérazade » de Jean-Bernard Marlin – critique du Blanc Lapin

Zachary a 17 ans et sort de prison. Sa mère ne veut pas de lui et on comprend vite qu’elle ne l’a pas éduqué du tout d’où le résultat. Il s’échappe de la résidence pour jeunes adultes où il est censé rester sous surveillance, et retrouve ses vieux potes dealers de Marseille. Il rencontre Shéhérazade, jeune prostituée dont il va devenir le protecteur puis le mac tout en tombant fou amoureux.

Ce premier film est une excellente surprise de part son thème et la justesse de ses acteurs. On y vit le quotidien violent et dangereux de ces adolescents qui s’expriment dans un français parfois approximatif ou parsemé d’argot et expressions de leur quartier. Et c’est con mais çà rend la chose carrément plus crédible. Le fait que les acteurs soient des non professionnels est l’une des clés de l’impact émotionnel du film. Car loin de tomber dans un voyeurisme, Jean-Bernard Marlin arrive à faire naitre devant nos yeux une histoire d’amour aussi touchante et désarmante qu’elle est spontanée et vive. 

C’est probablement parcequ’il trouve les mots et les situations pour insuffler du romantisme dans un milieu sordide et une histoire qui ne s’y prête pas du tout.

Le film est puissant car il allie naturalisme quasi documentaire et ficelles du thriller sans que l’on se rende compte du glissement. Cette mise en abimes sobre qui ne cherche pas la démonstration de mise en scène, permet au film d’être d’autant plus beau dans sa conclusion.

C’est assurément la surprise de cette rentrée à ne surtout pas louper.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

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