« Mandy » de Panos Cosmatos – critique du Blanc Lapin

Nicolas Cage est un acteur génial mais depuis 15 ans il tourne souvent dans des merdes. Il le dit lui même, ce n’est pas qu’il le fait exprès et il prend très au sérieux ses rôles, c’est juste qu’il se plante dans ses choix et que les rôles qu’on lui propose ne sont pas géniaux. Il est un peu has been là où il était une méga star dans les années 90, moqué aujourd’hui pour ses coupes de cheveux improbables. Mais de temps en temps il revient comme dans l’excellent « Joe » de David Gordon Green en 2014 ou le remake très réussi de Bad Lieutenant en 2009.

Avec « Mandy« , nul doute qu’il joue dans un Ovni qui a doute pour devenir un film culte.

Panos Cosmatos choisit d’ultra référencer ce film qui pourrait être une simple série Z si il n’y insufflait pas des idées de génie. Avec sa colorimétrie rouge sang et ses effets visuels seventies à mort, le réalisateur joue des effets du LSD pour instaurer un climax hyper particulier. On suit en effet un homme des bois bien viril joué par Cage dont l’épouse fragile, au visage ultra particulier, se fait enlever par une secte. Cette secte va tuer la pauvre jeune femme devant lui et déclencher sa furie et sa vengeance façon Charles Branson.

C’est super bourrin mais c’est soit très drôle dans l’excès soit vraiment original. La réplique culte du film est évidemment « putain, t’as niqué mon T-shirt! » qui, sortie de son contexte peut faire peur mais moi m’a fait hurler de rire. Non vraiment, Mandy est excellent fil de genre, culotté, irrévérencieux, avec un Nicolas Cage en roue libre qui déploie sa rage. C’est un film à ne surtout pas manquer et à regarder loin des enfants.

Par contre vous pouvez détester le film. Mais ceux qui aimeront vont adorer.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

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