« Outlaw King – le roi Hors la loi » de David Mackenzie – critique du Blanc Lapin

Netflix entame donc la sortie de ses productions maison avec des réalisateurs de renom, que la plateforme a enchainé frénétiquement depuis 18 mois.

Outlaw king en fait partie puisqu’il s’agit d’une œuvre qui aurait eu toute sa place sur grand écran et qui est signée David Mackenzie, l’excellent réalisateur derrière « Les poings contre les murs » (dispo sur Netflix) et « Comancheria« , deux petits bijoux sortis ces trois dernières années.

Avec Outlaw King, il nous conte l’histoire de Robert Bruce, noble écossais qui juste après l’exécution de William Wallace (personnage de Braveheart de Mel Gibson) décide de se lever contre le roi d’Angleterre, Édouard 1er, qui vient de les mettre au pas.

On pourra reprocher au film d’avoir ses gentils et ses méchants, d’être trop sage. Pourtant Mackenzie arrive a exprimer l’intériorisation de ses personnages, comme il le fait à chaque fois, rendant Chris Pine à la fois crédible et attachant dans ce rôle de héros qui aurait pu vite me gonfler. Non, ici le doute habite le personnage, il est quasi seul et se plante gravement dans certains de ses choix puis prend conscience qu’il devient un symbole de résistance. 

Les scènes de batailles sont assez impressionnantes, d’une visibilité qui fait cruellement défaut dans d’autres productions. C’est limpide et donc regardable.

David Mackenzie y apporte du suspens, de l’imprévu, de l’épique et pour ce genre de film, c’est juste essentiel.

Le film se regarde avec un intérêt historique pour ce personnage national culte en Écosse mais rarement traité au cinéma. Le long métrage se regarde surtout comme un récit d’aventure, dans le prolongement de Braveheart.

La photographie du film est excellente et le réalisateur préfère filmer au cœur des batailles, dans les corps à corps plutôt que de filmer vu du ciel. On y voit d’autant plus la boucherie et la sauvagerie de ces époques.

Une réussite.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

 

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