« Proxima » de Alice Winocour – critique du Blanc Lapin

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Le pitch : Sarah est une astronaute française qui s’apprête à quitter la terre pour une mission d’un an, Proxima. Alors qu’elle suit l’entraînement rigoureux imposé aux astronautes, seule femme au milieu d’hommes, elle se prépare surtout à la séparation avec sa fille de 8 ans.

Eva Green trouve dans ce film au pitch original son meilleur rôle. Elle est bouleversante à bien des moments avec un jeu minimal. Alice Winocour nous parle du lien et de l’amour maternel en se focalisant sur cette femme qui pour sa passion et son métier doit mettre entre parenthèse sa relation avec sa fille et découvrir le manque, la déchirure cruelle d’en être séparée pour des très longs mois, bien avant le décollage de sa fusée.

Le film n’est pas spectaculaire mais s’attache à suivre l’avant, l’entrainement des cosmonautes, un peu comme dans le film de Damien Chazelle, First Man.

On y voit aussi une femme en milieu incroyablement masculin et parfois machiste, se battre pour mériter la même place.

Le détachement du quotidien, de sa famille, cet abandon pour u inconnu dangereux d’où on ne peut pas revenir, fait planer un regard inquiet et sombre sur cette histoire. Alice Winocour choisit la sobriété pour mieux relever les moments d’émotions.

Un très bon film.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

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