« Dark Waters » de Todd Haynes – critique du Blanc Lapin

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Il est très surprenant de voir le réalisateur de Loin du Paradis et Carole, habitué aux drames intimistes, s’attaquer à un sujet de société comme le scandale du téflon et de l’entreprise DuPont qui a empoisonné sciemment ses employés, les habitants des villes autour de ses usines et les millions de clients à travers le monde pendant 50 ans.

Il faut dire que Mark Ruffalo qui tient le premier rôle, a porté le projet à bout de bras comme co-producteur et on ne peut que saluer son combat de David contre Goliath tout autant que son jeu nuancé.

Il incarne donc, Robert Bilott, un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques, qui va prendre parti pour les petites gens victimes de cette impunité cynique d’une énorme industrie chimique usant de son poids économique, de son poids sur les emplois, de son impact politique.

Le combat semble perdu d’avance mais la ténacité de ce travailleur acharné va le balloter pendant 15 ans de combats. Certes le film n’est pas très cinégénique mais l’enquête est vraiment intéressante et bien menée.

Todd Haynes apporte toute la pudeur de ce drame humain et on comprend au fil du film pourquoi Mark Ruffalo l’a choisi. Le film est fin et militant tout à la fois car il parle de dignité face à une inconscience morale inconcevable.

La force tranquille et l’humilité de « Dark Waters » rend son visionnage nécessaire.

Un film écologiquement engagé mais mené à la façon d’un thriller vraiment intelligent.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

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