« Je veux juste en finir » de Charlie Kaufman – critique du Blanc Lapin

Je veux juste en finir : Photos et affiches - AlloCiné

Le nouveau film du scénariste de « Dans la peau de John Malkovich » et « Eternal sunshine of the spotless mind » porte très bien son nom.

« Je veux juste en finir« , c’est un peu le sentiment du spectateur face à ce pensum abscon d’un ennui à se jeter par la fenêtre, plusieurs fois si on est highlander, tant le film est ahurissant d’ennui.

C’est prétentieux, incroyablement long (2h14) et statique.

Soit disant incursion du metteur en scène dans l’horrifique, le film suit une jeune fille pas vraiment amoureuse de son récent petit ami, qui l’amène à la campagne la présenter à ses parents.

Le doute s’installe lors de la première scène qui se passe intégralement dans une voiture durant plus de 20 minutes de dialogues intellos entre le petit copain super chelou et la nana blasée qu’on entend réfléchir et on se dit « wowwwwww!!! c’est quoi le plan du film ? »

On a alors droit à des analyses d’œuvres d’art ou du sens de la vie comme si Charlie Kaufman était affalé sur le divan de son psy et nous déblatérait ces thèmes sans aucun lien entre eux.

Le film est d’entrée excluant et donne l’impression que Netflix a filé du pognon au réalisateur sans lire le scénario, juste pour s’acheter un nom à son catalogue et permettre au Monsieur de faire son auto analyse pour très cher. Un film fait pour lui seul, only one spectateur qui se fout complètement de qui va regarder son film.

Puis arrivent le moment dans la maison des parents joués par les excellents Toni Collette et David Thewlis. Ils sont complétement frappés et flippants et on se dit que l’horreur va enfin démarrer. Et pam, pas du tout, ils vieillissent, rajeunissent dans des scènes qui ne signifient pas grand chose et n’apportent rien à l’histoire. Mauvaise pioche.

Pour les survivants des spectateurs atterrés, l’héroine, qui devient de plus en plus à baffer tant sa dépression est agaçante, convainc son petit copain à la gueule de tueur en série, de reprendre la route. En pleine tempête de neige et dans ce même putain de véhicule bleu ! Et qu’est ce qu’ils font les connards ? Ils parlent 25 bonnes minutes de tout et de rien, de « Une femme sous influences » de John Cassavetes, sympa pour ceux qui ne l’ont pas vu ! Donc Kauffman s’invente critique de cinéma en mode super chiant et se permet de cracher à la gueule du grand Cassavetes, qui lui, écrivait aussi ses scénari mais les écrivait pour qu’ils soient regardables et regardés. Et au passage Gena Rowlands est juste géniale dans le film cité et a droit de se faire insulter par les deux personnages, un comble !

Bon et puis çà continue, de pire en pire, de plus en plus perché, sans queue ni tête.

Le pire film vu depuis un bail.

Merci pour cette perte de temps !

La piste aux lapins :

Mauvais

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