« La mission » de Paul Greengrass – critique du Blanc Lapin

Résultat de recherche d'images pour ""La mission" de Paul Greengrass"

C’est donc sur Netflix qu’atterrit le nouveau film de Paul Greengrass faut de sortie ciné possible. Le réalisateur talentueux derrière Bloody Sunday, La Mort dans la peau, Vol 93, Jason Bourne, retrouve la plateforme au N rouge après Un 22 juillet, et Tom Hanks après Capitaine Phillips.

Il change radicalement d’univers avec ce western semi dépressif qui s’apparente à une rédemption mêlée au deuil.

Cinq ans après la fin de la Guerre de Sécession, le capitaine Jefferson Kyle Kidd, sillonne le pays de ville en ville en qualité de rapporteur publique. En traversant les plaines du Texas, il croise le chemin de Johanna, une enfant de 10 ans capturée 6 ans plus tôt par la tribu des Kiowa et élevée comme l’une des leurs…

La mission a comme atouts d’être très bien mis en scène, avec une image léchée, et un Tom Hanks comme toujours irréprochable.

La rudesse de cette époque n’est nullement idéalisée tout comme l’extrême pauvreté de ces colons en plein défrichage d’un monde en construction, construction qui fait écho à la destruction d’une civilisation indienne. On est super lin de John Ford et Greengrass met l’accent sur la dimension solitaire de cette conquête de l’ouest, dans une Amérique saignant encore des plaies de la guerre de sécession.

Mais il s’attarde surtout sur l’isolement de ces petits groupes d’hommes auxquels ce conteur lit les journaux et relate les nouvelles du bout de de nouveau continent.

Le film hélas ne présente pas de souffle suffisamment fort ni d’enjeu suffisamment original pour briller parmi le panthéon des nombreux westerns cultes.

L’avantage du western est que c’est un genre protéiforme qui peut prendre de nombreux habits pour raconter des histoires très différentes. Or ici, on s’attend un peu à cette histoire et l’absence de surprises, alliée au très grand classicisme du film font que le film se regarde sans déplaisir mais qu’on l’oubliera assez vite.

La piste aux lapins :

3 lapins

 

Laisser un commentaire