Archive pour mai, 2021

« Mandibules » de Quentin Dupieux – critique du Blanc Lapin

24 mai, 2021

Critiques Presse pour le film Mandibules - AlloCiné

Quentin Dupieux poursuit sa filmographie perchée, entre absurde total et loufoquerie. Si ses premiers films viraient parfois à l’expérimental et ne permettaient pas de donner une cohérence d’ensemble regardable de bout en bout, son cinéma a muri depuis quelques films.

« Au poste! » et « Le Daim » étaient ainsi mieux construits et plus solides. Avec « Mandibules« , il retrouve Grégoire Ludig en y ajoutant son comparse du Palmashow, David Marsais. Les deux jouent des abrutis complets façon Dumb and Dumber, ce qui donne lieu à quelques bonnes blagues. Le concept de cette mouche géante qu’ils retrouvent dans u coffre et décident de dresser est tout aussi débile et donne aussi lieu à quelques sourires.

Hélas, c’est plus un sourire bienveillant qu’une franche rigolade qui s’échappe de nous durant ces 1h17 où l’on se demande tout de même à la fin à quoi bon ?

Adèle Exarchopoulos se livre à une prestation déjantée qui fait hurler de rire sur la première scène avant de retomber un peu dans l’effet comique une fois passé.

Mais la sensation générale est quand même celle de voir un court métrage étiré de bout en bout avec un manque de ressort comique voir de quinzième degré tel que le réalisateur nous avait habitué. Si son concept est marrant, il ne se suffit pas en lui-même et ne permet pas au film de tenir la distance. Disons qu’il ‘y a pas de temps mort vu la durée du film et qu’il y a du rythme mais le résultat est décevant, en dessous des espérances comiques que vendait l’affiche.

Dommage.

La piste aux Lapins :

3 lapins

Edward Norton et Dave Bautista rejoignent Daniel Craig dans la suite de « A Couteaux Tirés »

23 mai, 2021

Résultat de recherche d'images pour "A Couteaux Tirés"Q&A: Edward Norton talks 'Fight Club' 20th, Md. ties to 'Motherless Brooklyn'  | WTOP

Rian Johnson s’est bien fait insulter avec Star Wars les derniers Jedi mais il est revenu en 2019 avec un très bon film hommage à Agatha Christie.

A Couteaux Tirés transformait Daniel Craig en inspecteur pas banal en quête d’un meurtrier au sein d’un Cluedo géant.

Le film était malin, surprenant, rythmé et composé d’un très bon casting.

Avec 294 millions de dollars dans le monde et un budget moyen de 40 millions , le film ne pouvait qu’entrainer une suite et c’est désormais acquis.

Libéré de James Bond après le prochain « Mourir peut attendre« , Daniel Craig reviendra donc avec Rian Johnson aux commandes mais Netflix a sorti le carnet de chèques pour acheter les deux suites.

425 millions de dollars ! C’est le prix astronomique payé par la plateforme de VOD pour attirer les deux films.

Le tournage du numéro 2 débute fin juin 2021 en Grèce avec un tout nouveau casting.

Son casting apparait peu à peu avec l’immense Edward Norton, qu’on voit trop peu et qui est revenu avec grande classe avec Brooklyn affairs, sa seconde réalisation fin 2019. Je suis ravi de le voir dans ce blockbuster intelligent. Dave Bautista (Les Gardiens de la Galaxie) arrive également et cumule décidément les bons projets après Blade Runner 2049 et le prochain « Dune » de Denis Villeneuve.

Bong Joon Ho (Parasite) va tourner un film de monstres en animation !

23 mai, 2021

Résultat de recherche d'images pour "Bong Joon Ho movies"

Le réalisateur coréen Bong Joon Ho est aujourd’hui mondialement célèbre grâce à sa palme d’or pour l’excellent Parasite.

Le maitre est l’un de mes chouchous, pour moi c’est l’un des plus grands réalisateurs au monde, issu de la nouvelle vague sud-coréenne avec Kim Jee Woon et Park Chan Wook. Son style si particulier est celui du polymorphe, à même de mélanger les genres tout en réalisant un cinéma souvent porteur de messages et grand public. Très inspiré par le cinéma européen, Bong Joon-Ho a livré quelques bijoux avec « Memories of Murder« , « The Host« , « Mother » ou « Okja » et a moins bien réussi le passage Hollywoodien avec « Snowpiercer« .

Il vient d’annoncer avoir terminé l’écriture de l’un de ses deux prochains longs métrages, puisqu’au a passé les confinements à écrire deux films en parallèle.

L’un de ses projets mêlera action et horreur à Séoul, et l’autre projet sera tourné en langue anglaise et inspiré d’un fait divers intervenu en 2016.

Son projet d’horreur sera un film d’animation sur des créatures marines, ce qui rappelle The Host et son poisson mutant qui avait déjà permis à Bong Joon Ho d’aborder le genre tout en nous faisant rire, en parlant de sujets sociaux et en explosant le genre, puisque c’est ce qu’il adore faire.

On a hâte de voir le résultat !

Nouvelle Ba « The Green Knight » de l’excellent David Lowery sur une légende Arthurienne méconnue

23 mai, 2021

Résultat de recherche d'images pour "The Green Knight david lowery"The Green Knight - film 2020 - AlloCiné

David Lowery est l’un des réalisateur que je suis de très près car j’ai adoré « Les amants du Texas » et « A ghost Story » ou « The Old Man and The Gun », qui a marqué le dernier film de l’immense Robert Redford comme acteur.

Son film suivant « The Green Knight », adaptation d’un conte anglais où Sir Gauvain, chevalier de la table ronde, relève un défi que lui lance Le Chevalier Vert.

Le curieux chevalier demande à ce qu’on le décapite. Contre cet « essai », il aura le droit lui aussi de tenter de décapiter le candidat un an plus tard.

Sir Gauvain accepte et quitte son royaume un an après pour rejoindre Le Chevalier Vert.

Dev Patel incarnera le rôle principal aux côtés de Alicia Vikander, Sean Harris et Joel Edgerton.

Le long-métrage est prévu aux US pour le 30 juillet 2021.

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

 

Alex Lutz parodie les soap opéras dans « La Vengeance au triple galop » avec himself, Audrey Lamy, Ingrid Chauvin, Marion Cotillard, Karin Viard, Leïla Bekhti, Izïa Higelin, Guillaume Gallienne, Gaspard Ulliel et Bruno Sanches !

23 mai, 2021

Photo de Alex Lutz - La Vengeance au triple galop : Photo Alex Lutz, Audrey  Lamy - AlloCiné

Alex Lutz nous prépare un bon gros délire comique pour Canal+. Il tourne le remake d’un téléfilm de 1983, « La Vengeance aux deux visages » mais en version soap opéra dont il va se moquer allégrement.

« Amour, gloire et beauté » et « Dallas » se verront donc parodiés dans « La Vengeance au triple galop » !

On y suivra une riche héritière dont le boyfriend est un playboy, Greg, qui n’en veut qu’à son argent. Après avoir été laissée pour morte, un chirurgien esthétique lui façonne un nouveau visage ! Tout un programme !!!

Audrey Lamy jouera l’héroïne refaite, Alex Lutz endossera celui du playboy, et le reste du casting n’est pas en reste avec Ingrid Chauvin, Marion Cotillard, Karin Viard, Leïla Bekhti, Izïa Higelin, Guillaume Gallienne, Gaspard Ulliel et Bruno Sanches (la Liliane de « Catherine et Liliane »).

« On va filmer en 4/3, le vieux format de nos télévisions et retrouver un peu le grain et l’image un peu lavée de l’époque. » On a très très hâte de découvrir le résultat !!!!

« Oxygène » de Alexandre Aja – critique du Blanc Lapin

23 mai, 2021

Oxygène : claustrophobes, le survival d'Alexandre Aja n'est pas pour vous !

https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2021/02/netflix.jpg

Alexandre Aja est l’un des réalisateurs français les plus successfull à l’international même si il est très p)eu connu en France. En effet, le fils d’Alexandre Arcady s’est fait un nom à Hollywood dès les années 2000 dans le cinéma d’horreur avec Haute tension (2003) puis le reboot de La Colline a des yeux, celui de Piranha 3D ou encore Crawl. A chaque fois son talent de metteur en scène fait mouche dans un genre cinématographique où la qualité du réalisateur n’a pas toujours été primordiale de la part des studios, même si cette démarche évolue depuis vingt ans.

Aja a tenté de s’émanciper du genre en allant à de la SF pure avec Horns ou La 9ème vie de Louis Drax, hélas le résultat était en demi teinte, faute à des scénarii pas assez travaillés.

Avec Oxygène, le réalisateur reprend un concept déjà vu dans Burried mais avec un talent autrement plus brillant. Une femme se réveille dans un caisson à Oxygène et ne se souvient de rien, de qui elle est, de pourquoi elle est là. Très vite elle comprend que son Oxygène se vide et qu’elle doit trouver le moyen de sortir, son seul contact étant la voix de l’ordinateur qui gère le caisson.

Le film aurait pu être très chiant très vite et au début on peut se dire que se taper 1h27 dans cet espace clos va être long.

Sauf que Aja use des flashs backs pour introduire de la respiration et surtout d’un talent incroyable dans son scénario pour relancer la machine et créer du stress, de la tension, du rebondissement en permanence.

Évidement, il est aidé par une formidable Mélanie Laurent, excellente dans les expressions, les doutes, les idées qui passent dans son regard, la douleur sur son visage.

Le duo fonctionne donc à merveille pour un résultat détonnant et une excellente surprise qu’on n’avait pas vue arriver. Nul doute que Netflix a eu du nez de financer ce projet qui cartonnera certainement sur sa plateforme, Alexandre Aja et Mélanie Laurent accédant de plus à un public potentiel de 200 millions d’abonnés. Le film aurait pu sortir au cinéma mais il est parfait pour Netflix également.

L’intelligence de la mise en scène et du scénario, le final excellent dans ses révélations et à la hauteur de l’attente, font de cet « Oxygène » l’un des films à voir absolument en 2021 !

La piste aux Lapins :

4 lapins

« Falling » de Viggo Mortensen – critique du Blanc Lapin

23 mai, 2021

Falling - film 2020 - AlloCiné

Pour son premier film en tant que réalisateur, à 62 ans, l’immense Viggo Mortensen a choisi un sujet déroutant et très loin de l’acteur que l’on connait.

Et le moins que l’on puisse dire est que le film est très réussi. Mortensen va raconter la relation entre son personnage, homosexuel remarié et ayant une petite fille et son vieux père exécrable, ayant vécu toute sa vie en agriculteur fermé sur lui-même, raciste et homophobe mais aussi misogyne.

Falling est troublant car il arrive à montrer de la part du personnage ou de ceux de sa sœur et sa famille, toute la souffrance et l’humiliation de recevoir la violence des propos de ce père absolument horrible mélangée à l’amour filial voire au devoir filial de s’occuper d’une personne âgée seule, en perdition. En ce sens le film traite de la perte de repères et de mémoire d’un vieil homme, comme dans The Father avec Anthony Hopkins mais la différence essentielle est que le vieil homme est un fieffé connard et qu’il l’a toujours été.

En effet le film joue de flashs backs où l’on voit cet homme rater la construction de son cocon familial par son coté abrupt, égoïste, autoritaire et intolérant. Mortensen ne lui cherche donc aucune excuse et il est compliqué de s’y attacher. Mais il arrive tout de même à nous faire nous émouvoir face à ce qui lui arrive et faire ressentir ce mélange de rejet et de devoir que ressentent ses enfants qui encaissent la maltraitance de leur père pour s’occuper tout de même de lui.

D’un point de vie mise en scène, si cette dernière est classique et sobre, elle est juste limpide et ne prend aucune facilité, avec un regard à la fois juste et à suffisamment de distance pour créer ces sentiments et ces personnages très bien écrits.

Le scénario est en ce sens très bon, porté par Viggo Mortensen, excellent acteur et celui qui joue son père Lance Henriksen, le bishop des films Alien.

Une très bonne surprise que ce film à la thématique non évidente, qui se regarde très facilement et donne à réfléchir. Un film vraiment intelligent.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Le Dernier voyage » de Romain Quirot – critique du Blanc Lapin

23 mai, 2021

https://www.journaldugeek.com/content/uploads/2021/05/le-dernier-voyage-affiche-scaled.jpg

Avec ce premier film adapté de son court métrage qui avait récolté de nombreux prix, Romain Quirot montre que des français peuvent s’attaquer à un genre réservé aux américains, la science fiction, et rester crédibles. Les tentatives sont rares et les échecs souvent au rendez-vous, le genre pouvant virer ridicule très rapidement.

Sur ce point Romain Quirot évite déjà l’écueil du film où les petits moyens se voient à l’écran et font cheap ou tout du moins quand c’est le cas, c’est assumé et donc pas risible.

Son casting composé de Hugo Becker, Lya Oussadit-Lessert, Paul Hamy est crédible même si comme à son habitude Jean Reno joue comme une patate. Et c’est là que le réalisateur se plante un peu niveau références. On comprend son amour pour Blade Runner, Mad Max dont son film est un peu trop référencé et c’est un peu dommage que son propre univers de se développe pas suffisamment. Mais ses références à Luc Besson et son acteur monolithique, là c’est une moins bonne idée.

C’est d’ailleurs l’écueil du film, son scénario, très faiblard. Le concept même de cette lune rouge que l’homme a sur exploitée et qui se rapproche de la terre, est une mauvaise idée. On comprend certes que c’est une fable écologiste mais franchement c’est ledge niveau histoire et tout ce qui ne marche pas dans le scénario vient hélas de là.

En ce sens c’est un bel hommage à Besson dont les scénarii ont toujours été écrits sur des tickets de métro.

Après le film est non dénué de brillantes réussites visuelles, d’un casting performant outre Reno et il conviendra de suivre ce réalisateur très prometteur.

Un film à découvrir donc mais avec bienveillance tant le réalisateur n’a pas choisi le chemin le plus simple pour débuter. Mais de nombreuses scènes sont indéniablement réussies pour qui aime le genre.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

BA « Benedetta » de Paul Verhoeven avec Virginie Efira en none lesbienne

6 mai, 2021

BA

Après le carton de Elle, le maitre néerlandais Paul Verhoeven a tourné de nouveau en France.

Et alors que le film a déjà été repoussé d’un an à cause de la pandémie, il est désormais daté au 14 juillet 2021, le même jour que sa présentation en compétition officielle à Cannes.

Benedetta sera une adaptation d’un livre de Judith C. Brown, publié en 1986.

Virginie Efira, déjà présente dans Elle, y jouera une religieuse lesbienne qui va connaitre un succès grandissant avant de chuter lorsqu’on la suspecte  d’entretenir des rapports surnaturels avec le Christ. Suite à une enquête du Clergé, elle fut tenue à l’écart pendant quarante ans, et fut l’un des premiers cas connu et prouvé d’homosexualité féminine en Europe. Lambert Wilson et Charlotte Rampling complètent le casting.

On se doute qu’un thème pareil est un sujet en Or pour le sulfureux Paul Verhoeven.

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Il est probable que le film sorte en juillet en même temps que sa préqsence à Cannes.

Les cinémas réouvrent, que voir du 19 Mai à début août ?

2 mai, 2021

Sans titre12

Les cinémas réouvrent après six mois de fermeture. Si le cinéma n’est pas mort grâce à des sorties en streaming (voir mon dossier ici), c’est évidemment une joie et un énorme soulagement d’avoir une perspective devant nous.

L’expérience en salles est incomparable avec la projection de films à la maison et les sondages de spectateurs montrent que l’attente est très forte pour retourner en salles.

Il y a de nombreux films à voir et l’embouteillage va être compliqué à gérer et un festival de Cannes qui se tiendra en juillet exceptionnellement.

C’est pourquoi le Blanc Lapin vous propose d’y voir plus clair sur les films qui vont marquer très probablement cette fin de printemps et début d’été et que je vous recommande vivement d’aller voir au cinéma !!!!

 

Image2

Le 19 mai lors de la réouverture des salles !

 

Pour celles et ceux qu n’ont pas eu le temps de voir ces deux bijoux de 2020, Adieu les Cons d’Albert Dupontel et Drunk de Thomas Vinterberg ressortent en salles.

 

« Adieu les cons » d’Albert Dupontel

Albert Dupontel en tant qu’acteur réalisateur, c’est une aventure que les cinéphiles partagent avec cet amoureux fou de cinéma depuis Bernie en 1996. Au début ses films étaient un peu trop fous, partaient dans tous les sens, parfois avec maladresse mais un humour corrosif avec succès public (Bernie) ou sans (Le créateur). Les années 2000 virent Enfermés dehors et Le Vilain caricaturer son humour mais lui permettre de perfectionner sa mise en scène en faisant des erreurs de longueurs, de frénésie.

Puis il connut un succès populaire avec une comédie vraiment hilarante grâce à « 9 mois ferme« , où Dupontel alliait virtuosité visuelle et gags comiques de situation avec ses dialogues percutants et un duo d’acteurs (lui et Sandrine Kiberlain) entouré de sa famille de gueules de cinéma. Puis en 2017,  son adaptation du succès littéraire « Au revoir là-haut » fut primée et eut beaucoup de succès à juste titre. Il ajoutait une dimension émotionnelle qu’il cachait auparavant derrière son style punk qui limitait quelques peu son talent.

Non que l’irrévérence de Dupontel et sa saine colère soient un problème, bien au contraire. C’est juste qu’il manquait quelque chose d’indéfinissable. Que peut-être en adaptant un autre, il trouvait le ton de l’émotion mais que ceci sonnait un peu bizarre avec son style. Je me suis souvent dit en sortant d’un Dupontel que j’adorais le personnage, dans ses interviews (regardez son interview récente passionnante sur Thinkerview), ce qu’il véhicule, que j’adorais son talent, son humour cynique et semi dépressif, sa mise en scène.

C’est un type bien, autodidacte très cultivé, ultra référencé, qui cite en permanence les autres par une humilité maladive. J’espérais qu’un jour, cet ami de Terry Gilliam lui rende hommage tout en assumant son style Tex Avery et en trouvant de l’émotion et un ton juste. « Adieu les cons« , c’est tout cela à la fois, avec des citations visuelles évidentes à Terry Gilliam en plus du caméo…mais c’est bien plus encore.

Quelle claque ! Albert Dupontel nous parle de paumés, comme souvent, et même il incarne un paumé qui a plutôt réussi mais s’est enfermé dans la réussite sociale telle que la dénonce Ken Loach (dont il connait toute la filmographie évidemment). Il s’attaque comme ses copains Gustave de Kernvern et Benoit Delépine à la déconnexion du réel qu’entraine l’ultra surveillance, les smartphones, les réseaux sociaux, les gafa avec une forme de désespoir plus que de lutte mais avec beaucoup d’humour car il est poli…forcément. « Effacer l’historique » était l’un des meilleurs films du duo issu du Grosland, sorti en septembre dernier et « Adieu les cons » est le meilleur film de Dupontel.

C’est son plus abouti, son plus percutant. Le film est court, 1h27, et cela suffit amplement. Pas une scène n’est superflue. Le burlesque est roi grâce à des trouvailles visuelles iconoclastes qui illustrent le propos social sans le rendre lourd. Son fidèle Nicolas Marié apporte lui aussi de nombreuses scènes comiques absurdes et vraiment drôles. Et puis Dupontel ose le romanesque et assume le risque casse gueule de sonner faux, d’être lourd. Sauf que « Adieu les cons » ne dérape jamais et reste sur le fil tout du long entre tragédie et humour, émotion et explosion comique. Cette émotion se transforme alors en message bouleversant d’une grande maturité qui vous emporte sur un final magistral.

« Adieu les cons«  est son film le plus équilibré, nourri de son expérience de ses autres longs métrages et de sa grande tendresse pour ses personnages. La bienveillance et le regard lucide et intelligent d’Albert Dupontel sur le monde qui l’entoure font qu’il vient de signer un très grand film. J’en suis ravi pour cette année cinéma 2020 qui finalement ne sera pas si désertée que cela. J’en suis surtout ravi pour lui et pour les cinéphiles auxquels il offre un si beau résultat. Merci Monsieur Dupontel.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

« Drunk » de Thomas Vinterberg

Drunk - film 2020 - AlloCiné

Le réalisateur danois découvert avec son chef d’œuvre « Festen » en 1998, a connu une chute d’inspiration durant les années 2000 avant de revenir à un excellent niveau en 2010 avec le superbe « Submarino » qui parlait déjà d’alcool, puis il a enchainé avec les très réussis « La chasse » en 2012 où Mads Mikkelsen excellait dans le rôle d’un instituteur accusé à tord d’attouchement par une enfant, puis le très émouvant « Loin de la foule déchainée » en 2015, La communauté et Kursk.

Thomas Vinterberg construit une filmographie qui garde certains préceptes du dogme qu’il a créé avec Lars Von Trier, un certain réalisme voir naturalisme qui renforce certaines émotions lorsque les scènes prennent. Mais contrairement à son compatriote qui provoque visuellement et cherche souvent à choquer, Vinterberg opte pour des histoires autour de personnages très bien écrits, déchirés par la vie, souvent cassés même. Il apporte un regard à la fois non consensuel et qui cherche le débat. Si dans « La chasse« , Vinterberg interrogeait sur les excès de nos sociétés mettant au pilori sans preuves et n’hésitant pas à broyer un homme sans le laisser se défendre, avec « Drunk« , il s’intéresse à un sujet passionnant et très original car peu traité de la sorte à ma connaissance.

Le pitch est simple. Quatre amis professeurs dans le même collège et tous ayant passé largement a quarantaine, décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

Vinterberg n’aborde pas uniquement que le thème de l’alcoolisme. Non son thème principal est celui du vieillissement, du temps qui passe, des responsabilités familiales et des échecs ou espoirs déçus qui font que des hommes de 50 ans se retrouvent fatigués et avec peu d’entrain pour les années qui leurs restent. A ceci, il oppose et filme l’insouciance de la jeunesse qui boit beaucoup, au delà de l’excès et qui s’éclate. A aucun moment il ne fait l’apologie ou ne juge grâce à ce système d’expérimentation où les professeurs vont retrouver de la joie de vivre, vont se désinhiber et même retrouver des projets, être meilleurs au quotidien.

Mads Mikkelsen est immensément bon et les trois autres acteurs qui l’entourent sont bouleversants de justesse et d’humanité.

« Drunk » est souvent très drôle car les situations sont iconoclastes et l’alcool fait faire n’importe quoi parfois et permet de rire, entre amis. D’ailleurs il s’intéresse à son lien social, à cette amitié de ces quatre personnages qui se tiennent les coudes, qui s’aiment et se pansent leurs blessures pour repartir.

Mais vers où ?

Et c’est là que le film devient fascinant. Il montre les limites des paradis perdus et le choix ou pas de s’y enfoncer plutôt que de revenir à une réalité que l’on sait soit peu modifiable soit vouée à se terminer mal car la vie, çà finit forcément mal. Ce regard vraiment particulier sur le sens d’une vie au sein de ses proches, de sa famille, de ses relations fait de « Drunk » un très grand film incorrect.

Thomas Vinternerg nous fait rire l’essentiel du film et met aussi mal à l’aise avec un ton politiquement incorrect mais sans cacher la vérité, l’effet néfaste de l’alcool à haute dose, avec un dénuement total de moralisation et ceci fait un bien fou, dans un monde souvent tellement policé et tellement consensuel.

En refusant d’avoir un regard unique sur l’alcool et d’y appliquer une multiplicité liée à la diversité des individus, de leurs propres histoires, de leur propre maitrise et de leurs fragilités respectives, le réalisateur apporte une vision d’une grande intelligence avec une belle palette de nuances.

Il offre aussi un superbe film sur l’amitié comme moyen le plus fort de ne pas sombrer dans une société qui ne facilite pas l’épanouissement personnel.

Il ne juge pas la drogue mais porte un regard bienveillant sur ces gueules cassées de la vie et leur retour même fugace à l’insouciance, tout en étant conscients que le retour à la jeunesse n’aura pas lieu. C’est un message à la fois plein de nostalgie, de réalisme et de déterminisme. C’est juste excellent comme angle de vue.

La finesse et la transgressivité de « Drunk » restent d’ailleurs longtemps dans l’esprit après la projection.

Si cette année cinéma a été désertée d’une partie de ses films, la subtilité de « Drunk » en font l’un des meilleurs. D’ailleurs le film va probablement faire partie des sorties de fin d’année qui vont sauver le cru 2020 et le rendre pas si vide que cela.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

LES NOUVEAUTES

« ADN », nouvelle réalisation de Maïwenn

ADN - Film (2020) - SensCritique

Après « Le bal des actrices », « Polisse » et « Mon Roi », l’actrice-réalisatrice Maïwenn revient avec « ADN », qui sortira le 28 octobre.

Elle joue une mère divorcée, dont le grand-père décède après l’avoir protégée toute sa vie de parents toxiques.

Fanny Ardant, Louis Garrel, Marine Vacth et Dylan Robert, découvert dans par Shéhérazade, portent ce film, labellisé Cannes 2020.

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 19 mai

-

« Mandibules » de Quentin Dupieux avec Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet et le Palmashow

Mandibules - Fiche du film

Alors que son film Au Poste ! avait très bien marché niveau critique et public, Quentin Dupieux a sorti Le Daim avec Jean Dujardin et Adèle Haenel, où Dujardin joue un mec qui n’en peux plus de la veste en Daim qu’il vient d’acheter. Comme à son habitude, le cinéma de Dupieux Aka Mister Oizo se veux perché, surréaliste et il a bien raison d’insister car des loulous comme lui avec une telle identité, çà ne court pas les cinémas.

Mais comme un Ozon du bizarre, Dupieux tourne aussi vite que son ombre et sort déjà le prochain, intitulé Mandibules !

Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet mais aussi David Marsais et Grégoire Ludig du Palmashow seront de la partie.

Il s’agira de l’histoire de deux amis un peu simplets qui découvrent une mouche géante dans le coffre d’une voiture.

Ils décident de la domestiquer pour lui faire faire des tours et gagner de l’argent.

Bref, un pitch à la Dupieux.

Bande-annonce !

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 19 mai
-

« Falling«  de Viggo Mortensen devient réalisateur…à 60 ans !

Bande-annonce : "Falling", le premier film de Viggo Mortensen

Le grand Viggo Mortensen a déjà 60 ans et toujours la méga classe.

Et donc pourquoi ne pas réaliser son 1er film ?

Plus curieux sera le thème.

Falling suivra John Petersen, homosexuel vivant avec son conjoint et leur fille adoptive, Monica, à Los Angeles. Viggo Mortensen jouera le rôle de John.

Son père s’installe chez lui faute d’endroit pour sa retraite. Mais c’est un fermier dont les valeurs familiales ont toujours exacerbé son homophobie. Lance Henriksen (Terminator, le bishop d’Alien 3, Dead Man), 78 ans, jouera le père.

Falling sort le 4 novembre dans les salles.

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 19 mai

 

SORTIES DU 26 MAI

« Promising Young Woman » d’Emerald Fennell

Promising Young Woman - film 2020 - AlloCiné

Une jeune femme, hantée par un traumatisme passé, s’en prend à des hommes prédateurs qui ont le malheur de croiser sa route.  Carey Mulligan, toujours brillante, semble évoluer dans un très bon film, précédé d’une bonne presse.

Sortie le 26 mai

-

« Voyagers », film SF avec Colin Farrell et des ados sexués     

https://imgsrc.cineserie.com/2021/03/voyagers-decouvrez-la-bande-annonce-du-film-avec-colin-farrell.jpg?ver=1

Neil Burger a connu plusieurs jolis succès avec L’Illusionniste, Limitless et s’est méchamment planté avec l’adaptation de la série de bouquins pour ados, Divergente.

Colin Farrell, Tye Sheridan, Lily-Rose Depp ou  Fionn Whitehead (Dunkerque, Black Mirror: Bandersnatch) partagent l’affiche de ce film SF intriguant aux vues de sa bande-annonce.

On y suit le voyage de 30 jeunes hommes et femmes envoyés dans l’espace pour une quête qui s’avère pas si claire que ce qu’on leur a inculqué. Le commandant qui dirige ce groupe de jeunes humains est joué par Colin Farrell. Ce dernier trouve la mort de façon inexpliquée, les 30 adolescents étant livrés à eux-mêmes.

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 26 mai

 

SORTIES DU 02 JUIN

-

Petite maman, de Céline Sciamma

Petite Maman | cineworx

Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois. Elle construit une cabane, elle a son âge et elle s’appelle Marion. C’est sa petite maman.

Céline Sciamma, réalisatrice des très réussis Naissance des pieuvres, Tomboy , Bande de filles, a calmé la presse internationale en 2019 avec son magnifique Portrait de la jeune fille en feu. La présentation de son nouveau film à Berlin a été accueillie également avec une presse dythirambique, on a donc hate de voir la suite de sa brillante carrière.

Sortie le 02 juin

-

« Teddy », film de loup garou dans les Pyrénées !

https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2020-09/TEDDY%20-%20Premie%CC%80re%20Photo%20Officielle.jpg

Ludovic et Zoran Boukherma font grand bruit avec leurs avant premières de ce film estampillé Cannes 2020.

Un jeune homme sans diplôme vivant dans la campagne occitane prend des champignons hallucinogènes et a pour trip de se transformer en loup-garou. Or le village croit voir un être étrange aux dents longues passer dans les parages.

Les habitants dudit village se divisent sur la question du retour des loups dans les Pyrénées.

Le film est une comédie mais s’intéressera aussi à des sujets sociétaux via l’isolement des territoires, le manque de perspective pour un jeune

Sortie le 02 juin

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

 

SORTIES DU 09 JUIN

-

« Nomadland » de Chloé Zhao avec Frances McDormand

What zero town does to a mf : moviescirclejerk

Nomadland est le nouveau film de Chloé Zhao (The Rider, le prochain bockbuster de Marvel The Eternals).

Frances McDormand interprète une sexagénaire qui arpente la route en pleine crise économique et se voit forcée de devenir nomade.

Le film a été consacré par les différents prix jusqu’aux Oscars. Le dernier Lion d’Or à Venise a permi à Frances McDormand (épouse de Joel Coen et muse des frères Coen) de remporter un troisième Oscar de la meilleure actrice après Fargo (1997) et 3 Billboards (2018).

Chloé Zhao a remporté l’Oscar du meilleur film et de la meilleure réalistrice pour ce film.

Evidemment, c’est LE film à voir en juin.

La bande-annonce promet un grand film.

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 02 juin

-

« Un espion ordinaire » de Dominic Cooke

Un Espion ordinaire - Daily Movies

Cold War spy Greville Wynne and his Russian source try to put an end to the Cuban Missile Crisis. On espère un nouveau bon choix de carrière pour le très bon Benedict Cumberbatch.

Sortie le 02 juin

 

SORTIES DU 16 JUIN

 

« 5ème Set » de Quentin Reynaud avec Alex Lutz, Ana Girardot, Kristin Scott Thomas

5ème set de Quentin Reynaud (2020) - UniFrance

À presque 38 ans, Thomas est un tennisman qui n’a jamais brillé́. Pourtant, il y a 17 ans, il était l’un des plus grands espoirs du tennis. Mais une défaite en demi-finale l’a traumatisé et depuis, il est resté dans les profondeurs du classement. Aujourd’hui, il se prépare à ce qui devrait être son dernier tournoi. Mais il refuse d’abdiquer. Subitement enivré par un désir de sauver son honneur, il se lance dans un combat homérique improbable au résultat incertain…

Alex Lutz a prouvé dans Guy son talent d’acteur nuancé, dont on ne doutait pas si on a vu ses brillants spectables, mais qu’il n’avait pas eu l’occasion d’exprimer dans un long métrage.

On a donc hate de le voir dans ce rôle complexe.

Sortie le 16 juin

-

« Sans un bruit 2″ de John Krasinski

Sans un bruit 2 : bande annonce du film, séances, sortie, avis

L’acteur John Krasinski avait surpris tout le monde en 2018 avec son film d’épouvante au concept fort où une famille survivait dans un monde où le moindre bruit attire d’horribles créatures qui vous tuent.

Etant donnée la fin du premier film, on pouvait douter d’une suite mais le carton au box office l’a forcé à imaginer autre chose. Après l’effet de surprise passé, est il possible de faire mieux ?

Sortie le 16 juin

-

« Sound of Metal »  de Darius Marder

Sound of Metal

On a découvert Riz Ahmed dans We Are Four Lions, mais c’est dans Night Call aux côtés de Jake Gyllenhaal qu’il fut vraiment remarqué. Il a confirmé avec Rogue One: A Star Wars Story, l’excellente mini série The Night Of  de HBO puis Les Frères Sisters (The Sisters Brothers) de Jacques Audiard.

Il est cependant assez rare et l’acteur devrait faire sensation si on en croit le passage de son prochain film, « Sound of Metal » dans les festivals de Toronto et Deauville.

Il s’agit d’un premier film par Darius Marder, scénariste de The Place Beyond the Pines) qui se situe dans le milieu du métal, et suit Ruben, un jeune batteur qui fait le tour des Etats-Unis avec sa caravane, avec sa petite amie chanteuse, jouée par Olivia Cooke.

Lors d’un concert, il s’aperçoit qu’il est en train de perdre son audition. Sa vie toute entière est bouleversée puisqu’il ne pourra plus continuer à faire de la musique, et que son couple peut exploser.

Le film est EXCELLENT et a reçu un oscar, COURREZ LE VOIR !!!!

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 16 juin

-

« Un homme en colère » de Guy Ritchie

Affiches, posters et images de Un homme en colère (2021)

Jason Statham reprendra le rôle d’Albert Dupontel dans le remake britannique du Convoyeur, film de Nicolas Boukhrief sorti en 2004 avec également Jean Dujardin.

C’est Guy Ritchie qui assurera la réalisation et retrouvera son acteur avec qui il a connu ses premiers succès, Arnaques, crimes et botanique et Snatch.  Pour rappel, le film d’origine, assez réussi, suivi un transporteur de fonds, subissant une série de braquages.

Le remake aura lieu à Los Angeles.

Après l’échec cuisant du Roi Arthur, le réalisateur n’a pas souhaité reprendre ses Sherlock Holmes avec Robert Downey Junior et Jude Law, qui pourtant avaient cartonnés.

Il a tourné la version live d’Aladdin pour Disney, qui fut un caron au box office à défaut de rester dans les mémoires.  « The gentlemen » lui a permis tout récemment de retrouver avec brio le style des films de gangsters cools qui a fait son succès.

Pour Cash Truck, plusieurs acteurs rejoignent Statham, dont Josh Hartnet, qui a du mal à revenir au 1er plan malgré son passage remarqué dans les 3 saisons de la série Penny Dreadful, mais aussi l’un des héros de la série Mindhunter de David FincherHolt McCallany, ou encore Scott Eastwood, le fils de Clin

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 16 juin

 

SORTIES DU 23 JUIN

-

« Les Animaux anonymes » de Baptiste Rouveure

Les Animaux anonymes - film 2020 - AlloCiné

Le rapport de force entre l’homme et l’animal a changé. Dans une campagne reculée, toute rencontre avec le dominant peut devenir hostile.

Cet OVNI probablement brulot symbolique pour la protection des animaux, sera t il une proposition de cinéma qui fera date ? Je suis très curieux de voir le résultat.

Sortie le 23 juin

-

« Minari » de Lee Isaac Chung

https://www.avoir-alire.com/IMG/arton43330.jpg

Une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier. Son petit garçon devra s’habituer à cette nouvelle vie et à la présence d’une grand-mère coréenne qu’il ne connaissait pas.

Grande actrice sud-coréenne, la septuagénaire Yuh Jung Youn vient de remorter l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Le film est précédé d’une très bonne presse.

Sortie le 23 juin

-

SORTIES DU 30 JUIN

Présidents, d’Anne Fontaine

https://imgsrc.cineserie.com/2020/11/presidents-jean-dujardin-annonce-la-fin-du-tournage-du-film-d-anne-fontaine.png?ver=1

Les deux personnages principaux sont inspirés de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Le film parle de la comédie du pouvoir et de la difficulté de ne plus être aux commandes. C’est la rencontre de deux adversaires politiques qui vont vivre une sorte d’aventure.

Jean Dujardin et Grégory Gadebois jouent à Nicholas Sarkozy et François Hollande, on verra si c’est une très mauvaise idée ou une bonne surprise.

Sortie le 30 juin

-

« Comment je suis devenu super-héros ? » – Pio Marmai, Leïla Bekhti, Benoit Poelvoorde dans un monde de super héros

Comment je suis devenu super-héros - film 2020 - AlloCiné

Comment je suis devenu super-héros ? sera un film de supers héros français ! Ouh là !

Pio Marmai et Leïla Bekhti porteront le premier film de Douglas Attal, fâce à Swan Arlaud en super vilain et Benoit Poelvoorde en vieux héros.

On y suivra Gary (Pio Marmai), en flic forcé de travailler avec  Cécile (Vimala Pons) pour traquer une drogue synthétique qui donne des supers-pouvoirs pour de brefs instants.

Le film, précédé d’un très bon écho, a été racheté par Netflix donc il ne sortira pas au cinéma mais je le met quand même dans la liste car c’était l’un des grands moments attendus de ce début d’année.

Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 09 juillet sur Netflix !!!

-

 

ET PUIS IL Y A LE FESTIVAL DE CANNES

 

‘ »Annette » de Léos Carax

Annette - film 2021 - AlloCiné

‘ »Annette » de Léos Carax, en ouverture du festival de Cannes 2021, avec Marion Cotillard et Adam Driver en chansons !!!

Alors qu’il reportait le tournage de son film depuis trois ans minimum, Leos Carax a enfin tourné sa comédie musicale avec Adam Driver !

En revanche en rôle féminin ce n’est plus Rooney Mara qui a laissé son rôle à Michelle Williams qui elle-même à jeté l’éponge.

C’est donc Marion Cotillard qui donnera donc la réplique à l’interprète de Kylo Ren dans les derniers Star Wars ou qui a joué chez Jim Jarmusch dans Paterson, chez Terry Gilliam dans « The Man who killed Don Quixote » , Blackkklansman de Spike Lee ou encore « Marriage Story« .

L’histoire suivra un comédien de stand-up qui se retrouve seul avec sa fille de 2 ans après la mort de son épouse, qui était une chanteuse d’opéra. Sa fille a un mystérieux don…

Annette s’est tourné en anglais avec de nouvelles chansons du groupe Sparks.

Le film fera l’ouverture de la 74e édition du festival de Cannes, le 6 juillet 2021 et sortira le mêlme jour comme tout film d’ouverture du festival.

Après son merveilleux Holly Motors il y a 9 ans, le très rare Léos Carax revient rallumer le cinéma d’auteur mondial pour la fin de la pandémie et pour on l’espère un film à la hauteur de nos attentes cinéphiles.

En tout cas la bande-annonce déchire !

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

-

« Benedetta » de Paul Verhoeven avec Virginie Efira


Les cinémas réouvrent, que voir du 19 Mai à début août ? dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin) SAINTE-VIERGE-premieres-infos-sur-le-prochain-Verhoeven-avec-Virginie-Efira-55633

Après le carton de Elle, le maitre néerlandais Paul Verhoeven a tourné de nouveau en France.

Benedetta sera une adaptation d’un livre de Judith C. Brown, publié en 1986.

Virginie Efira, déjà présente dans Elle, y jouera une religieuse lesbienne qui va connaitre un succès grandissant avant de chuter lorsqu’on la suspecte  d’entretenir des rapports surnaturels avec le Christ. Suite à une enquête du Clergé, elle fut tenue à l’écart pendant quarante ans, et fut l’un des premiers cas connu et prouvé d’homosexualité féminine en Europe. Lambert Wilson et Charlotte Rampling complètent le casting.

On se doute qu’un thème pareil est un sujet en Or pour le sulfureux Paul Verhoeven.

Il est probable que le film sorte en juillet en même temps que sa préqsence à Cannes.

-

OLD : Gael Garcia Bernal chez M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split)

Gael García Bernal: “En algún momento pensé que iba a poder escapar de esta  vida” | ICON | EL PAÍS

M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split)  tourne son conte d’horreur intitulé Old.

Après s’être mangé casseroles sur casseroles au box office pendant 10 ans, le metteur en scène tourne depuis cinq ans des films à bien plus petit budget et ceci lui a redonné l’inspiration.

D’ailleurs The visit, Split et Glass ont été des succès et des films très rentables, ce qui a valu à Shyamalan de revenir en grâce à Hollywood.

Adapté d’une bd française (scénario Pierre-Oscar Levy et dessin Frederik Peeters), Château de sable se passe sur une plage d’où 13 personnages n’arrivent pas à partir.

Le pitch détaillé est le suivant : « Près d’une petite plage de la côte méditerranéenne française, un homme d’apparence nord-africaine aperçoit une jeune femme qui se déshabille pour nager. Plus tard, mais encore tôt le matin, trois familles désireuses de prendre un bain de soleil et de pique-niquer rencontrent l’homme, puis trouvent le cadavre de la jeune fille dans la piscine. L’un d’eux, un médecin raciste et xénophobe, accuse furieusement le Nord-africain de meurtre et appelle les flics. En attendant la police, la mère du médecin meurt. Les jeunes enfants de deux des familles commencent à grandir (…) Les adultes changent aussi. Les tentatives de quitter la région s’avèrent vaines et les appels ne passent plus. Au rythme où ils vieillissent, ils seront tous morts d’ici demain matin. »

Le casting est composé de Gael Garcia Bernal, Eliza Scanlen (Les Filles du Docteur March), Thomasin McKenzie (Jojo Rabbit), et Rufus Sewell (Le Maître du Haut Château).

Sortie le 21 juillet 2021

-

« Pour l’éternité » du génial Roy Andersson

Image associée

Le Suédois Roy Andersson est inclassable et rare.

Son « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » sorti en 2015 était excellent et avait remporté un Lion d’or.

About Endlessness sera également une collection de vignettes comme il aime construire ses longs métrages en plans fixes absurdes et ironiques.

Il s’agira selon le pitch d’une réflexion sous forme de kaléidoscope sur la vie humaine dans toute sa beauté et sa cruauté, sa splendeur et sa banalité.

En tout cas la presse était conquise lors du dernier festival de Venise.

Sortie le 04 août 2021

-

« OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » !

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire - film 2019 - AlloCiné

Ceci fait dix ans qu’est sorti le très drôle second volet « OSS 117, Rio ne répond plus« .

Hubert Bonisseur de la Bath reprendra du service en 2020 toujours avec Jean Dujardin mais son réalisateur Michel Hazanavicius a décliné le job estimant que le scénario ne lui plaisait pas. Pourtant c’est  Jean-François Halin qui reste scénariste comme sur les deux premiers épisodes.

Le tournage débutera en novembre 2019 pour une sortie prévue en février 2021 !

Nicolas Bedos aura la lourde de tâche de succéder à Hazanavicius.

Bedos agace souvent et il n’a réalisé que trois films, Monsieur et Madame Adelman et La Belle Époque, qui ont reçu un bon accueil.

Le titre du film est « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » soit un titre bien raciste 10ème degré comme l’humour incisif des précédents.

OSS 117 sera accompagné d’un nouvel agent, l’excellent Pierre Niney et se déroulera dans les années 80 !

Excellent choix tant l’acteur est très doué dans des rôles comiques, qu’il a surtout eu sur la série « Casting » qu’au cinéma.

Sortie le 04 août 2021

Bande-annonce :

Image de prévisualisation YouTube

 

« Dans les angles morts » de Shari Springer Berman, Robert Pulcini – critique du Blanc Lapin

1 mai, 2021

Dans les angles morts - film 2021 - AlloCiné

https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2021/02/netflix.jpg

Amanda Seyfried, James Norton et Natalia Dyer sont les personnages principaux de cette belle surprise Netflix.

Des films de maison hantée il y en a eu des tonnes donc question surprise, c’est compliqué.

Mais la réalisation est vraiment de bonne qualité et n’insiste pas sur le gore ou l’horrifique mais plus sur une tension et une motée de cette dernière autour de la possession d’un personnage. Et pour rendre le récit original, les réalisateurs optent pour le délitement du couple.

En choisissant de parler de la lassitude d’un couple, emporté par les mensonges du mari dont la vie est un échec professionnel pattant, le film emprunte des chemins pour le coup originaux.

C’est un peu la même thématique que le récent film avec Jude Law intitulé « The Nest » sauf qu’on y insère du paranormal.

Comment un couple se retrouve isolé de tout à la campagne sur une idée de merde du mari qui s’enfonce dans ses erreurs et ses mauvais choix en y entrainant toute sa famille.

Franchement l’idée est bonne et les acteurs Amanda Seyfried, James Norton sont au diapason.

Bon film.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

« New Gods : Nezha Reborn » – critique du Blanc Lapin

1 mai, 2021

https://freakingeek.com/wp-content/uploads/2021/04/NewGod-NezhaReborn-Banniere-800x445.jpg

https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2021/02/netflix.jpg

Film d’animation en images numériques 3D? « New Gods : Nezha Reborn » impressionne véritablement par la qualité de son rendu. Franchement c’est bluffant et le résultat est très très beau.

Après l’histoire est très classique et tourne vite en rond. Disons que les fans de jeux vidéos peuvent carrément prendre leur pied. On pense tour à tour à Akira,  Ghost Rider et Saint Seiya : Les Chevaliers du Zodiaqu.

Dans un monde futuriste, un motard confronté à des gangs ultra violents tombe sur le fils du parrain de la pègre qui a des pouvoirs surnaturels. Mais plutôt que de mourir, il va découvrir qu’il est la réincarnation d’un dieu et que le Roi Singe (légende chinoise) veille sur lui.

Soyons clairs. C’est destiné avant tout à des garçons, si possible de ados ou des grands ados qui ont ardé une part d’enfance et de plaisir coupable régressif.

Après l’histoire est un peu con et pas suffisamment écrite et c’est dommage car çà commençait bien. Je me suis emmerdé au bout d’une heure et quart mais bon, pour les adeptes de ce style de film, çà peut le faire car le résultat est vraiment d’excellente qualité.

La piste aux Lapins :

3 lapins

12