Archive pour juin, 2021

« Sound of metal » de Darius Marder – critique du Blanc Lapin

20 juin, 2021

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Ruben et Lou, ensemble à la ville comme à la scène, sillonnent les Etats-Unis entre deux concerts. Un soir, Ruben est gêné par des acouphènes, et un médecin lui annonce qu’il sera bientôt sourd. Désemparé, et face à ses vieux démons, Ruben va devoir prendre une décision qui changera sa vie à jamais.

« Sound of metal » est porté par l’excellent Riz Ahmed, vu dans Night call, Star wars Rogue One, la série the Night Of, ou Les frères Sisters de Jacques Audiard.

Ici sa frêle silhouette de petit mec énervé va se confronter au mur du silence comme un coup d’arrêt immédiat à une vie, des rêves, une fuite en avant que le personnage orchestrait avec sa copine. Ils étaient restés adolescents et sentaient une liberté mais aussi un stress, celui de ne pas savoir vers où ils allaient. Ce mélange d’inconnu et de kif pour une musique et un art qu’ils adorent, se trouve stoppé net.

Privé de l’audition, de ce qui créait ses plaisirs, son repère au monde et guidait sa passion, le personnage voit alors tout se dérober sous ses pieds.

Dès lors que faire ? L’immersion de ce dernier dans une communauté de sourds muets va alors lui permettre de retrouver l’espoir et surtout de reconstruire un monde, des liens sociaux. Le film est à la fois très rude par la violence de ce qui arrive et cette cassure à laquelle n’importe qui peut s’identifier.

Mais il est aussi porté d’une lucidité sans pathos, et avec de la lumière malgré out, juste que ce n’est pas celle qu’aurait souhaitée le personnage, c’est un chemin imposé.

Le réalisateur, Darius Marder, dont c’est le premier film de fiction à 48 ans, décide de nous immerger dans ce monde du silence en usant des bruits, des sonorités telles que le personnage les perçoit dorénavant puis en nous faisant écouter le vrai son par les personnages extérieurs. Ceci donne au récit une dimension très particulière et au delà d’une excellente direction artistique et d’une direction d’acteur là aussi brillante, le film provoque un sentiment très étrange.

On est pendant deux heures aux côtés de ce jeune homme qui se bat pour ne pas perdre un monde dont il a été expulsé du jour au lendemain pour toujours. Son combat est très émouvant et encore une fois très sobre, pas de mélo. Mais surtout le film provoque à plusieurs reprises une émotion que je n’ai jamais ressentie de la sorte auparavant grâce au thème et au traitement de ce dernier.

Rares sont les films qui allient aussi bien le fond de leur propos et la forme.

Un des grands films de 2021 assurément.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

« La Nuée » de Just Philippot – critique du Blanc Lapin

20 juin, 2021

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Le pitch : Difficile pour Virginie de concilier sa vie d’agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour sauver sa ferme de la faillite, elle se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles. Mais peu à peu, ses enfants ne la reconnaissent plus : Virginie semble développer un étrange lien obsessionnel avec ses sauterelles…

Le film de genre à la française revient en force avec plusieurs films acclamés en festival dont « La Nuée« , premier film de Just Philippot, qui embrasse les cauchemars de monstresmais aussi les réflexions autour du monde paysan et de la grande difficulté économique que ces derniers encaissent. Et c’est là que le film est original, son scénario, écrit par Jérôme Genevray et Franck Victor est très très bien ficelé, faisant monter la pression par strates successives et sans relâche, en intercalant des moments plus axés sur la violence sociale que vit l’héroïne, jouée par  Suliane Brahim, sociétaire de la Comédie-Française.

Souvent en France, il est de bon ton qu’un réalisateur écrive aussi son scénario. Sauf que ce sont deux métiers très différents et qu’on n’a pas forcément le même talent pour les deux. En prenant ce récit via ce découpage des taches entre deux excellents scénaristes et un jeune réalisateur totalement tourné vers l’immersion dans l’étrange, le résultat est indéniablement l’une des plus belles pépites que le cinéma français sortira en 2021 !

Suliane Brahim incarne un personnage trouble dont on n’arrive jamais à savoir quelle sera sa direction entre folie ou raison, entre faire passer en premier ses enfants ou ses insectes. Le lien qui l’unit à ces bêtes est particulier car axé sur sa propre survie, celle de pouvoir vivre de son exploitation. Elle est prête à sacrifier tellement que le scénario surfe sur l’inconscient collectif que l’on a de grands psychopathes du cinéma d’épouvante. Sauf qu’ici le psychopathe travaille avec des monstres en pleine campagne. Strange.

La maitrise incroyable du récit, de la mise en scène, avec une économie de démonstration et peu de scènes horrifiques en soit, montre à quel point « La Nuée » est très original et différent de ce que l’on connait.

La spirale fantastique du film le rend fascinant et terrifiant.

On a hâte de voir la suite de la filmographie tant des scénaristes que du réalisateur et de l’actrice principale.

Un belle et forte surprise et une proposition de cinéma qui fait du bien car elle innove avec talent.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

« Sans un bruit 2″ de John Krasinski – critique du Blanc Lapin

20 juin, 2021

Sans un bruit 2 - film 2020 - AlloCiné

La suite de « Sans un bruit » est très réussie puisqu’elle a l’intelligence de prolonger son très bon concept sans refaire les mêmes scènes et en introduisant d’autres éléments pour construire un début de mythologie, ce que toute saga de monstres se doit de faire.

John Krasinski réalise toujours avec son épouse Emily Blunt devant la caméra et passé un flash back montrant l’arrivée des monstres sur terre (avant le premier film), on retrouve la famille là où on l’a laissée à la fin du N°2;

Changement de décors et on quitte la ville pour de l’urbex façon entrepôt abandonné où un nouveau personnage va masculiniser l’absence du père, en la personne de l’excellent Cillian Murphy. Et c’est vrai que l’acteur de 28 jours plus tard, Sunshine, Le vent se lève, Inception et Peaky Blinders est toujours excellent. Il le prouve encore, son charisme est un atout considérable pour le film avec ce regard énigmatique qui fait que l’on ne sait jamais de quel côté il va tomber. Le montage du film est ultra efficace et provoque les montées d’adrénaline au bon moment.

L’évolution des personnages, de chaque personnage est intéressante tout comme les révélations sur les monstres qui permettent d’envisager un troisième opus en plus du prequel déjà en route.

Un bon film d’action et de divertissement, qui respecte son public de façon généreuse.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Médecin de nuit » de Elie Wajeman – critique du Blanc Lapin

20 juin, 2021

 Médecin de nuit - film 2020 - AlloCiné

Le pitch : Mikaël est médecin de nuit. Il soigne des patients de quartiers difficiles, mais aussi ceux que personne ne veut voir : les toxicomanes. Tiraillé entre sa femme et sa maîtresse, entraîné par son cousin pharmacien dans un dangereux trafic de fausses ordonnances de Subutex, sa vie est un chaos. Mikaël n’a plus le choix : cette nuit, il doit reprendre son destin en main.

Voici un film français noir, très noir mais particulièrement réussi. Elie Wajeman, repéré avec Alyah et qui a réalisé des épisodes sur Le bureau des légendes, nous propose de s’insérer dans un milieu méconnu, celui des Sos médecins.

Il arrive à la fois à tous plonger dans un thriller sombre, axé sur la traitrise, la culpabilité du personnage et la violence du milieu des stups tout en nous montrant le quotidien du vrai travail du médecin avec ses vrais patients. Ceci donne lui à de très belles scènes qui illuminent le film d’une humanité, d’un ses de la dévotion pour l’autre, tout comme lorsque l’on découvre que le personnage a une morale, a des engagements envers les toxicos. Le fait de montrer cette lutte entre le trafic qu’il alimente et les valeurs qu’ils a mises de côté rend le film touchant.

Et puis il y a cette double histoire de fraternité avec son cousin pharmacien dealer joué impeccablement par Pio Marmai et sa relation extra conjugale avec le personnage joué par la toujours envoutante Sara Giraudeau. Cette double histoire de renoncement, de fuite en avant pour échapper au quotidien, vivre une passion n mode crise de la quarantaine, rester fidèle à son cousin tout en le trahissant…ces sentiments mêlés, cette noirceur des personnages qu’il croise font de « Médecin de nuit » est vraie bonne surprise. Vincent Macaigne trouve un rôle très différent de ce qu’il a l’habitude de jouer, à savoir le paumé, le gentil rêveur, le mec doux. Là on y voit des cassures, des regrets et une panique à ne plus savoir comment revenir en arrière ni il le veut vraiment.

Un très bon film.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Un homme en colère » de Guy Ritchie – critique du Blanc Lapin

20 juin, 2021

Un homme en colère": Jason Statham retrouve Guy Ritchie vingt ans après  "Snatch"

Guy Ritchie était de retour en grande forme l’an dernier avec « The gentlemen« , film de gangsters qui a fait sa gloire avec « Arnaque crime et botanique » ou « Snatch« . Après s’être vautré avec échec cuisant dans le blockbuster « Le roi Arthur » puis avec succès mais résultat fadasse avec « Aladdin« , ceci faisait plaisir de le voir revenir avec un très bon film.

Visiblement il a aimé l’expérience puisqu’il enchaina deux tournages et deux autres films de gangsters dont le 1er est « Un homme en colère », inspiré du film « Le Convoyeur » avec Albert Dupontel. Bon rassurez vous, le film est très loin de l’original donc il est peu probable que vous soyez gênés par le côté remake, c’est plus une réinterprétation.

« Un homme en colère » est aussi l’occasion pour le réalisateur de retrouver Jason Statham, avec qui il n’avait plus bossé depuis ses premiers films il y a 20 ans, et qui entre temps est devenue une star du film d’action (Le transporteur, Fast and furious).

Bon, disons le tout de suite, Statham n’a pas franchement amélioré son jeu depuis puisqu’il joue le mec enfermé dans le mutisme, super vénère et super violent. Ne cherchons donc pas un prix d’interprétation de ce côté là, il fait le job. Et surtout, c’est un film d’action, assumé, avec un scénario découpé de façon différente. Certes, comme dans « The gentlemen », Ritchie vous insère un flash back pour expliquer les raisons de la colère du personnage mais il y a moins d’allers et retours et surtout le film est moins épileptique, critique souvent faire à Guy Ritchie qui abuse de ce type d’effets de mise en scène. Il y a aussi une différence notable, l’absence totale d’humour et de second degré.

Le résultat est très honnête et même davantage puisque le film se suit avec grande efficacité, pas de clichés ridicules ou de pathos à deux balles. C’est un film testostéroné, avec Jeffrey Donovan de la série Mindhunter et Josh Hartnett, qui après des années de vaches maigres a joué dans la série Penny Dreadful, et revient peu à peu, à la quarantaine.

Donc voilà, pas besoin de s’étaler le film est ultra efficace, bien réalisé, bourré d’action, plutôt violent mais sans que ce soit gratuit. Une réussite.

La piste aux lapins :

3,75 lapins

« Les deux Alfred » de Bruno Podalydès – critique du Blanc Lapin

20 juin, 2021

Critique du film Les 2 Alfred - AlloCiné

Le pitch : Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu’il peut s’occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l’embaucher à l’essai a pour dogme : « Pas d’enfant! », et Séverine, sa future supérieure, est une « tueuse » au caractère éruptif. Pour obtenir ce poste, Alexandre doit donc mentir

Pour une fois le réalisateur Bruno Podalydès joue un rôle important dans un film qu’il réalise avec toujours son célèbre frère Denis et une Sandrine Kiberlain toujours aussi forte dans la comédie.

Le film est décalé et se veut une critique sociale du faux cool de ces starts ups vendant des concepts pas toujours limpides et infantilisant leurs salariés. Bruno Podalydès moque de façon potache le côté déshumanisant et ridicule de certaines nouvelles technologies ou nouvelles façon de se comporter en entreprise ou même du vocabulaire utilisé, fait d’acronymes et de franglais. Mais le film dénonce surtout l’enfermement dans des codes et le sentiment de prison, de pression larvée, de l’absence de frontières entre travail et vie privée, le salarié étant corvéable à merci et joignable n’importe quant puisqu’il est connecté mais que çà reste bon enfant, soit disant « bienveillant ».

Sauf que c’est évidemment une façade, un discours marketing qui masque d’autres réalités plus bassement matérielles pour inciter au maximum de productivité. Le cynisme de certains discours sur la déconnexion est également bien vu.

Les idées comiques sont assez nombreuses et les acteurs très bons donc le film est drôle, réussi.

Après on peut regretter qu’à la manière d’un « Effacer l’historique » de Gustave Kernvern et Benoit Delepine, dans lequel jouait Denis Podalydes, il n’y ait pas davantage de dimensions et de profondeur voir de poésie. Le flm reste trop axé sur les gags et les mêmes idées scénaristiques pour pourvoir rester dans les mémoires. Dommage.

Mais vous passerez un bon moment divertissant.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

« Nomadland » de Chloé Zaho – critique du Blanc Lapin

14 juin, 2021

Nomadland - film 2020 - AlloCiné

Voici enfin le film multi récompensé d’un lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film, 3ème Oscar de meilleure actrice pour Frances McDormand (Madame Joel Coen) et Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zaho, seconde réalisatrice oscarisée, d’origine asiatique qui plus est.

A tous ces titres le film est mémorable mais il serait limitatif de le considérer uniquement par ce biais prestigieux. Car si Nomadland a autant séduit, c’est surtout parceque c’est un grand film, d’une puissance rare.

Chloé Zaho avait déjà montré avec The Rider son attachement aux grands paysages montagneux et désertiques d’Amérique. Elle en fait ici un quasi personnage à part entière et s’intéresse à un thème et une population dont on ne parle jamais.

Nous allons suivre durant près de 2h une femme d’une soixantaine d’année qui a perdu son travail et son mari (elle est veuve) dans une région désindustrialisée d’une cité ouvrière du Nevada, rayée de la carte lorsque l’usine a fermé.

Mais plutôt que de tenter de se reconvertir sur place, elle a préféré prendre la route avec son van et vivre sans domicile fixe, en alternant des petits boulots au fil de son voyage.

On ne comprend qu’à la fin la raison de ce chemin et de ce (non) choix de vie. Car si le personnage vit de peu et s’est vue contrainte de tout abandonner pour des raisons d’argent, son périple s’avère aussi être une échappée qui l’empêche de faire le deuil et lui permet de ne pas couper totalement avec le passé. Ces paysages sont autant d’occasions de s’intérioriser.

Le film n’est ni misérabiliste ni bourré de pathos, à l’image de son actrice principale, au regard qui évoque à la fois la tristesse et la ténacité, Nomadland nous fait découvrir des vies brisées qui se sont trouvées un mode de vie empreint de liberté et de volonté de ne pas trop s’attacher au matériel des choses, voire aux souvenirs. C’est toute l’ambiguïté du film que de voir ces personnages tenter de s’en sortir, se serrer les coudes et créer une vrai communauté, mais aimer également ce mode de vie comme une réponse à la société qui les a jetés sur le côté et comme une déclaration de vie face à un passé qui les a brisés à un moment ou un autre.

Le fait d’embaucher des non acteurs, des personnes qui vivent vraiment en nomades rend le film particulièrement authentique. Chloé Zaho aime les silences et illustre la grande solitude de ces âmes vagabondes tout en montrant le lien qui les unit, les fragilités qui créent leur communauté et ce besoin immense de s’oublier dans les étendues désertiques et les paysages à couper le souffle, plus grands qu’eux mêmes. Ils donnent évidemment une résonance toute particulière à leur solitude. C’est comme si les personnages s’abandonnaient à la nature, préféraient l’absence d’attache, fuyant le monde normé des vivants sédentaires car il est derrière eux… avec de très bons souvenirs mais une absence d’envie d’en accumuler d’autres sans les proches qui sont désormais disparus. La vie n’aura plus le même goût alors pourquoi tenter de la recréer de façon factice ?

Le message est très beau et fait pleurer à plusieurs reprises par son extrême simplicité naturaliste.

On est sidéré par tant d’humanité blessée, de résilience et de force qui imprègne le personnage de Frances McDormand. La modestie de la réalisation rend le film encore plus fort et plus attachant envers ces personnages fantomatiques que l’Amérique a oubliés depuis longtemps.

Mais surtout le film se veut un hymne à la vie et à la commuions avec la nature, moins désespéré que le thème ne le laisserait penser, avec une nuance de couleurs crépusculaires où la lumière est encore présente et c’est très très beau.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

Benjamin Voisin soldat amnésique pour André Téchiné

13 juin, 2021

Trailer du film Portrait de la jeune fille en feu - Portrait de la jeune  fille en feu Bande-annonce VF - AlloCinéAlexis aime David, mais celui-ci l'aime-t-il de la même façon ? Regardez  Été 85 un film romantique de François Ozon - Femboy

A 78 ans, André Téchiné est l’un des grands réalisateurs français de sa génération encore en activité. Si il nous avait cueillis d’émotion avec le superbe « Quand on a 17 ans » il y a trois ans, son film suivant « Nos années folles » était un ratage complet et super agaçant. L’Adieu à la nuit lui permettait en 2018 de retrouver la grande Catherine Deneuve sur un film sur l’endoctrinement djihadiste.

Son 24ème film , intitulé Les Pieds sur Terre, suivra le retour d’un lieutenant après une grave blessure au Mali, suite à l’explosion de son véhicule. Le jeune homme souffre d’amnésie en sortant de son coma et la convalescence sera longue dans les Alpes, auprès de sa famille et de sa soeur.

Noémie Merlant, qui a impressionné dans le superbe Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, jouera la soeur bienveillante tandis que le soldat sera joué par Benjamin Voisin.

Benjamin Voisin est la révélation de l’année 2020, vu dans Un vrai bonhomme, La dernière vie de Simon ou Eté 85, et sera à l’affiche de deux films très attendus en 2021, Illusions perdues de Xavier Giannoli où il jouera le rôle principal face à Gérard Depardieu, Cécile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan ou Jeanne Balibar et le nouveau film réalisé par Mélanie Laurent, Le Bal des folles.

 

Christian Bale s’associe à Edgar Allan Poe pour un polar de Scott Cooper (Hostiles, Strictly Criminals)

13 juin, 2021

Pin on Mundo cineDudley a bien changé !

« Hostiles » était un superbe western crépusculaire mis en scène par le non moins brillant Scott Cooper. Il a tourné les très réussis Hostiles,  Strictly Criminals ainsi que Les Brasiers de la colère.

Hostile était l’un des plus beaux films de 2018.

Alors qu’il sort le film d’horreur Antlers en 2021, produit par le nouveau studio que la Fox a créé pour Guillermo Del Toro (voir news ici), il annonce ses retrouvailles avec Christian Bale qu’il a dirigé dans Les Brasiers de la colère et Hostiles.

« The Pale Blue Eye » sera l’adaptation d’un best-seller de Louis Bayard.

Il s’agira d’un polar suivant , un détective privé, Augustus Landor, en 1830, au sein de la célèbre académie militaire de West Point.

Il cherche à résoudre une série de meurtres, aidé par un jeune homme, un certain Edgar Allan Poe !

Harry Melling, connudans Harry Potter, La Ballade de Buster Scruggs, Le Diable tout le temps et la série Le Jeu de la Dame, jouera l’écrivain.

Pour le réalisateur ce sera » un grand « whodunit », avec un tueur en série en son centre. »

Le tournage aura lieu à l’automne 2021 pour une sortie en 2022.

EIFFEL, bande-annonce avec Romain Duris

13 juin, 2021

Eiffel - film 2020 - AlloCiné

Romain Duris, Emma Mackey et Pierre Deladonchamps joueront dans EIFFEL de Martin Bourboulon. Prévu pour une sortie le 21 février 2021, le film suivra Gustave Eiffel, interprété par Duris, au sommet de sa carrière, juste après sa collaboration sur la Statue de la Liberté.

Le gouvernement français l’approche alors pour qu’il créé un monument exceptionnel pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris.

Au début il est réticent et préfère le projet autour du métropolitain. Mais tout va changer pour des raisons de cœur …tadaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!!

Le film sort le 25 août au cinéma.

Bande-annonce :

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André Dussollier sera Clémenceau et Jacques Gamblin Paul Deschanel

13 juin, 2021

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« Le tigre et le président » sera le 1er film de Jean-Marc Peyrefitte et métra en vedette le grand André Dussollier en Georges Clémenceau. Trop rare au cinéma ces dernières années, Dussolier nous fait un retour puisq’on le verra dans le prochain François Ozon, Tout s’est bien passé avec Sophie Marceau.

La rivalité entre Georges Clémenceau et Paul Deschanel, interprété par Jacques Gamblin, sera au cœur de ce biopic.

Paul Deschanel fut Président de la République de février à septembre 1920 avant de démissionner pour raisons de santé. L’histoire retient de lui qu’il tomba d’un train de nuit le 23 mai 1920 et fut retrouvé en pyjama par un cheminot.

Georges Clémenceau, figure majeure de la 1ère guerre et de la 3ème république, fut surnommé le Tigre.

On espère que le film sera réussi car ces personnages ont été rarement abordés au cinéma.

L’immense Park-Chan Wook (Old boy, Mademoiselle) de nouveau sur une série d’espionnage

13 juin, 2021

10 Best Park Chan-wook Movies - ComingSoon.netExclusive: Watch Nicole Kidman Discuss Working With Park Chan-wook in  'Stoker' DVD Extra | IndieWire

Alors que le maitre Park-Chan Wook , derrière « Sympathy for Mr Vengeance », « Lady Vengeance », « Old Boy », « Thirst » , « Stoker » et « Mademoiselle » tourne son nouveau thriller manipulateur avec Decision To Leave, ce dernier annonce une nouvelle série.

Il a signé fin 2018 une très bonne série que je vous recommande, « Little Drummer girl » adaptée de John Le Carré.

Il s’agirait à nouveau d’un récit d’espionnage adapté du Prix Pulitzer de la fiction 2016, The Sympathizer de Viet Thanh Nguye.

On y suivra une ex-taupe taupe nord-vietnamienne qui s’est infiltrée dans l’armée sud-vietnamienne et vit en exil aux Etats-Unis depuis que les nord coréen ont pris Saïgon en 1975.

Le film à venir, Decision To Leave suivra un officier de police, joué par Park Hae-il (The Host) qui enquête sur un meurtre dans un village en pleine montagneuse. Son suspect n’est autre que la femme de la victime.

On s’attend forcément à un film retord, au scénario à rebondissements, malin et à tiroirs.

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