« Un homme en colère » de Guy Ritchie – critique du Blanc Lapin

Un homme en colère": Jason Statham retrouve Guy Ritchie vingt ans après  "Snatch"

Guy Ritchie était de retour en grande forme l’an dernier avec « The gentlemen« , film de gangsters qui a fait sa gloire avec « Arnaque crime et botanique » ou « Snatch« . Après s’être vautré avec échec cuisant dans le blockbuster « Le roi Arthur » puis avec succès mais résultat fadasse avec « Aladdin« , ceci faisait plaisir de le voir revenir avec un très bon film.

Visiblement il a aimé l’expérience puisqu’il enchaina deux tournages et deux autres films de gangsters dont le 1er est « Un homme en colère », inspiré du film « Le Convoyeur » avec Albert Dupontel. Bon rassurez vous, le film est très loin de l’original donc il est peu probable que vous soyez gênés par le côté remake, c’est plus une réinterprétation.

« Un homme en colère » est aussi l’occasion pour le réalisateur de retrouver Jason Statham, avec qui il n’avait plus bossé depuis ses premiers films il y a 20 ans, et qui entre temps est devenue une star du film d’action (Le transporteur, Fast and furious).

Bon, disons le tout de suite, Statham n’a pas franchement amélioré son jeu depuis puisqu’il joue le mec enfermé dans le mutisme, super vénère et super violent. Ne cherchons donc pas un prix d’interprétation de ce côté là, il fait le job. Et surtout, c’est un film d’action, assumé, avec un scénario découpé de façon différente. Certes, comme dans « The gentlemen », Ritchie vous insère un flash back pour expliquer les raisons de la colère du personnage mais il y a moins d’allers et retours et surtout le film est moins épileptique, critique souvent faire à Guy Ritchie qui abuse de ce type d’effets de mise en scène. Il y a aussi une différence notable, l’absence totale d’humour et de second degré.

Le résultat est très honnête et même davantage puisque le film se suit avec grande efficacité, pas de clichés ridicules ou de pathos à deux balles. C’est un film testostéroné, avec Jeffrey Donovan de la série Mindhunter et Josh Hartnett, qui après des années de vaches maigres a joué dans la série Penny Dreadful, et revient peu à peu, à la quarantaine.

Donc voilà, pas besoin de s’étaler le film est ultra efficace, bien réalisé, bourré d’action, plutôt violent mais sans que ce soit gratuit. Une réussite.

La piste aux lapins :

3,75 lapins

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