Archive pour juin, 2021

Ba de « The Eyes of Tammy Faye » : Andrew Garfield et Jessica Chastain méconnaissables en télévangélistes

13 juin, 2021

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« The Eyes of Tammy Faye » suivra le parcours d’un couple de la télévision américaine formé par Tammy Faye et Jim Bakker.

Le couple gérait un show évangéliste dans les années 70 et 80 qui cartonnait auprès du public. Le couple soutenait la communauté LGBT et les victimes du VIH.

Mais en 1987, Jim Bakker est accusé d’avoir acheté le silence d’une victime de viol. Le présentateur est condamné à 45 ans d’emprisonnement. Son épouse demande le divorce en 1993 et décédera d’un cancer en 2007. Quant à lui, il sorti de prison au bout de 8 ans après des remises de peines.

Michael Showalter réalisera le film porté par Andrew Garfield et Jessica Chastain.

Prévu au cinéma pour le 29 septembre 2021, le film verra donc les deux acteurs se métamorphoser sur des décennies et le moins qu’on puisse dire est que Jessica Chastain est méconnaissable dans la bande-annonce !

Bande-annonce :

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Wes Anderson tournera son prochain film en Espagne !

13 juin, 2021

The Unique Style of Wes Anderson - Big Picture Film Club

The French Dispatch” w kinach dopiero w październiku - mobiRANK.pl

 

Wes Anderson était attendu en 2020 pour son dixième long métrage, « The French Dispatch« .

Hélas la pandémie a entrainé le report de la sortie fin 2021, après un passage à Cannes en juillet, en compétition officielle pour la Palme d’Or.

Anderson fait partie de mes chouchous car il a un univers unique, un style unique, mélancolique, drôle et perché. Ses invitations à visiter ses univers sur mesure d’une précision d’horloger ont donné de grands films parmi lesquels La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited,  Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hôtel, L’Île aux chiens.

« The French Dispatch« , tourné en France à Angoulême réunit un casting hallucinant avec ses fidèles Bill Murray, Tilda Swinton, Owen Wilson, Adrien Brody ou Edward Norton et des « petits nouveaux » avec Timothée Chalamet,  Frances McDormand, , Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, Léa Seydoux, Jeffrey Wright, Elisabeth Moss, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Cécile de France, Christoph Waltz, Guillaume Gallienne. Bref tout le cinéma indépendant débarque chez le maitre pour cette histoire qui se situera juste après la Seconde Guerre Mondiale et qui serait une lettre d’amour aux journalistes via trois intrigues suivant des correspondants américains à Paris.

La bande-annonce est juste géniale et l’excitation est à son comble !!!!

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Mais le réalisateur serait prêt à tourner de nouveau en Europe, à Chinchón, dans le sud-est de Madrid. Un temps, il avait été annoncé à Rome mais visiblement ce n’est plus le cas.

Wes Anderson aurait bouclé son casting et souhaiterait tourner rapidement, les décors étant déjà en cours de construction.

JOIE !!!

« Le discours » de Laurent Tirard – critique du Blanc Lapin

13 juin, 2021

Le Discours - film 2020 - AlloCiné

Laurent Tirard avait surpris en 2018 avec le très bon Le Retour du Héros, comédie très enlevée avec Jean Dujardin et Mélanie Laurent, usant de stratagèmes théâtraux de portes qui claques avec des dialogues et un jeu d’acteurs de très bon niveau. Il faut dire que le réalisateur du Petit Nicolas ou Astérix et Obélix au Service de sa Majesté, n’était pas franchement connu pour être un artiste disruptif. Force est de constater qu’en adaptant au cinéma le livre du dessinateur de BD Fabcaro, le réalisateur a trouvé le matériau idéal pour poursuivre la démarche de son précédent film.

On y suit Adrien, attablé à un repas de famille, famille qu’il connait sur le bout des doigts et qui l’exaspère, alors qu’il attend un sms de sa copine, enfin sa peut être futur ex copine avec qui il est en pause, contre son grès.

Et alors que le repas s’éternise, son beau frère lui demande de faire un discours pour son mariage avec sa sœur. L’angoisse totale car quoi dire à part des banalités, surtout pour un mec timide et réservé.

L’une des grandes réussites du film est sa mise en scène hyper bien rythmée qui joue à fond la théâtralité en revenant toujours à l’unité de lieu de cette salle à manger familiale tout en rentrant dans la tête du héros pour des flashsbacks ou des illustrations vraiment drôles. Dès le début le coté théâtral est hyper assumé avec la présentation des acteurs et du metteur en scène par l’acteur principal, debout sur scène, tordant le cou à une habitude bien ancrée de présentation des équipes au début de chaque film depuis que le cinéma existe.

Les trouvailles et astuces visuelles sont vraiment réussies. Le fait de faire des arrêts sur image avec le héros face caméra qui exprime ses sentiments et ressentis tandis que sa famille est immobile comme sur pause, aurait pu virer au gadget fatiguant et vite lassant. C’est tout l’inverse, puisque le procédé donne du rythme à un scénario qui va chercher par ci par là des moments de vie.

Et le second tour de force de cette comédie est d’être drôle, très drôle, or c’est hyper rare de tomber sur un film intelligemment écrit, avec un scénario ne tombant pas dans le pathos lorsque les messages sont profonds et simples et arrivant à déclencher l’hilarité, oui ! L’hilarité ! Balaise !

Le film a ce coté universel en parlant des petits moments chiants du quotidien et de l’agacement des petits défauts de son conjoint, de ses frères et sœurs et parents. On y voit l’absence d’écoute des un et des autres et l’isolement lié aux habitudes, où chacun raconte sa propre histoire sans toujours parler de l’essentiel parceque c’est rassurant et plus confortable.

L’histoire est tout simplement bien écrite, avec finesse.

Évidemment, ce qui fait que le film décolle c’est son casting. Sara Giraudeau est émouvante et craquante. Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel et Guilaine Londez sont excellents.

Mais la star, la star qui nait devant nos yeux c’est Benjamin Lavernhe, évidemment !

Bien que sociétaire de la comédie française, il a été découvert du grand public dans Le sens de la fête où il interprétait face à Jean-Pierre Bacri un marié exécrable mais tellement drôle. Puis il enchainait un super second rôle de meilleur copain de François Civil dans Mon inconnue. Et enfin vous l’avez peut-être vu en amant veule dans Antoinette dans les Cévennes l’an dernier.

Benjamin Lavernhe décroche ici son premier premier rôle dans un film suffisamment grand public pour qu’il se fasse un nom. Et sa carrière ne fait que commencer.

A 37 ans, il me fait penser à des acteurs comme Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean Pierre Marielle, Jean Pierre Bacri…des acteurs qui ont explosé sur le tard car ils n’étaient ni des jeunes premiers ni des monsieur tout le monde. Leur visage ou leur dégaine les rendaient atypiques et leur phrasé ou leur façon de jouer les rendait identifiables tant dans la comédie que dans le drame, avec toujours une sensibilité qui renversait le spectateur. Benjamin Lavernhe est exactement de cette veine là d’acteurs. Dans Le Discours, il alterne les émotions avec grâce et humour et porte le film sur ses épaules avec un talent évident. Je suis très content pour lui du succès probable du film et de la réussite artistique du long métrage. Il lui fallait un accélérateur de carrière ciné pour le plus grand bonheur des spectateurs (encore une fois en tant que sociétaire, il a du taf à vie). J’ai hâte de le voir déployer son talent dans plein d’autres rôles divers et variés. Rien que pour lui, le film vaut le coup d’être vu.

Le discours est très réussi et subtil, ce qui est rare sur de la comédie, genre complexe à tenir de bout en bout en équilibre.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

« Petite Maman » de Céline Sciamma – citique du Blanc Lapin

12 juin, 2021

Petite maman - film 2021 - AlloCiné

Céline Sciamma est aujourd’hui l’une des réalisatrices star du cinéma d’auteur français. Son très beau « Portrait de la jeune fille en feu » marquait l’apogée d’une carrière parsemée de succès critiques après Naissance des pieuvres, Tomboy et Bande de filles.

Son nouveau film a été tourné pendant le confinement avec très peu de moyens et trois bouts de ficelle. Cà se voit même si bien entendu lorsque le concept ou le scénario sont là, cette économie de moyen a finalement peu d’importance.

En l’occurrence, la réalisatrice est également scénariste de talent. Son concept est très bon p)puisque pour étudier la relation mère fille, elle va plonger une enfant, Nelly, huit ans dans le passé avec un peu de fiction et de fantastique.

En effet alors que sa mère et son père l’emmènent dans la maison de sa grand mère décédée, Nelly va faire la connaissance d’une fille du même âge qu’elle. Sauf qu’elle traverse sans le savoir le temps lorsqu’elle la rejoint et que cette petite fille n’est autre que sa mère au même âge.

L’identité féminine, thème récurrent de la réalisatrice, est donc traité sous le double angle du deuil et à travers le regard d’un enfant.

Le dispositif est malin et évidemment choupinou à bien ds moments. Le problème est qu’en ne se détachant jamais de l’analyse par l’enfance, le film peut parfois virer au gatouillage. Fort heureusement le film dure 1h12, ce qui permet d’éviter les longueurs gênantes.

Le résultat est donc charmant mais souvent trouve ses limites dans son concept dans lequel il s’enferme. Certes, faire plus long aurait plombé le film mais faire si court empêche le film de se développer en thématiques. Et surtout le résultat donne un arrière goût d’artifice scénaristique malin mais au final assez pauvre.

Le film se regarde sans déplaisir et avec attendrissement mais avouons le, on reste un peu sur cette fin dubitatif. Après la presse encense forcément une de ses chouchouttes. Le film est réussi mais pas au niveau des critiques qu’il recueille.

La piste aux Lapins :

3 lapins

 

« The Father » de Florian Zeller – critique du Blanc Lapin

5 juin, 2021

https://www.cinechronicle.com/wp-content/uploads/2021/05/The-Father-affiche.jpg

Florian Zeller est un auteur de théâtre et un écrivain à succès devenu réalisateur de grand talent avec ce premier film, The Father, encensé par la presse et qui a valu un second Oscar du meilleur acteur à Anthony Hopkins dans le rôle d’un père perdant la mémoire sous nos yeux et étant géré par sa fille, jouée par l’excellente Olivia Colman (La Favorite, The Crown).

Un second oscar du meilleur scénario a couronné le film à très juste titre.

The Father est tout simplement bouleversant de bout en boit car il repose sur un concept brillant. Il nous fait vivre à nous, spectateurs, le perte de repères temporelle, la confusion des lieux, des dates et même des individus en nous insérant dans la tête de cet octogénaire en perdition.

Anthony Hopkins est hyper impressionnant et amène une empathie incroyable pour lui sans aucune forme de pathos ou de condescendance. Il est d’une justesse incroyable avec en face de lui une Olivia Colman tout aussi inspirée.

Le film aurait pu être uniquement lourd et angoissant. Certes le sujet est grave et ne prête à aucune légèreté mais il est amené avec tellement de talent dans le scénario à tiroirs que le film vous scotche devant l’écran et ne peut pas vous laisser indifférent.

Le film trotte d’ailleurs dans la tête un peu plus longtemps car il vous renvoie à votre propre situation, celle de vos parents, grands-parents voir la votre si vous vous projetez. Un sujet si universel méritait un traitement aussi fin, réaliste et regardant les choses en face. Amour de Michael Haneke avait aussi cette force de l’inévitable, du déterminisme de notre finitude à tous tout en charriant des flots de sentiments.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

 

 

Nouvelle Ba avec Pierre Niney pour « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire »

5 juin, 2021

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire - film 2019 - AlloCinéPierre Niney s'incruste dans OSS 117 3 (affiche)

Ceci fait dix ans qu’est sorti le très drôle second volet « OSS 117, Rio ne répond plus« .

Hubert Bonisseur de la Bath reprendra du service en 2020 toujours avec Jean Dujardin mais son réalisateur Michel Hazanavicius a décliné le job estimant que le scénario ne lui plaisait pas. Pourtant c’est  Jean-François Halin qui reste scénariste comme sur les deux premiers épisodes.

Le tournage débutera en novembre 2019 pour une sortie prévue en février 2021 !

Nicolas Bedos aura la lourde de tâche de succéder à Hazanavicius.

Bedos agace souvent et il n’a réalisé que trois films, Monsieur et Madame Adelman et La Belle Époque, qui ont reçu un bon accueil.

Le titre du film est « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » soit un titre bien raciste 10ème degré comme l’humour incisif des précédents.

OSS 117 sera accompagné d’un nouvel agent, l’excellent Pierre Niney et se déroulera dans les années 80 !

Excellent choix tant l’acteur est très doué dans des rôles comiques, qu’il a surtout eu sur la série « Casting » qu’au cinéma.

Le film est prévu dans les salles le 04 août 2021. Cette nouvelle bande-annonce introduisant l’agent 1001 joué par Pierre Niney fait monter l’impatience d’un cran !

Nouvelle bande-annonce :

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Sortie le 14 avril 2021

« Des hommes » de Lucas Belvaux – critique du Blanc Lapin

5 juin, 2021

Des hommes - film 2020 - AlloCiné

Lucas Belvaux est un réalisateur que j’apprécie, de sa trilogie Un couple épatant, Cavale, Après la vie il y a 20 ans à Pas son genre ou Chez Nous. Disons qu’il a un ton juste et évite de tomber dans la facilité malgré des sujets parfois touchy.

Le pitch : Ils ont été appelés en Algérie au moment des « événements » en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d’autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies. Mais parfois il suffit de presque rien, d’une journée d’anniversaire, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.

L’idée de réunir les monstres que sont Gérard Depardieu, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin est bonne sur la papier même si pendant les 15 premières minutes, on se demande si le film ne va pas être super balourd et finir par nous emmerder ferme. Disons que ces grands acteurs jouent le drame mais que e drame semble tellement fort qu’on se demande si tout çà ne pas pas retomber soit par lassitude soit par une suite pas à la hauteur. Et en fait ces scènes prennent tout leur lorsque le réalisateur s’immerge complètement dans le passé et la jeunesse de ces hommes, envoyés au front en Algérie. Mention spéciale à Yoann Zimmer et Félix Kysyl qui livrent une très bonne interprétation à ces jeunes soldats traumatisés.

Lucas Belvaux choisit de montrer l’horreur des deux cotés, français et algérien car la guerre c’est sale, c’est crade, c’est violent et la morale disparait. il choisit de nous montrer comment ces jeunes versent dans la monstruosité et la déshumanisation soit par endoctrinement colonial et culturel, soit par vengeance de leurs copains tués au front et comment dans le camp d’en face, jamais montré, les mêmes assassinats horribles sont perpétrés. En choisissant de ne pas montrer les félagats, le réalisateur a le courage d’assumer un discours qui n’a rien d’angélique ou de repentance masquant les atrocités. Il montre les deux mais souvent en contre champ, pour ne pas être complaisant avec cette violence. Son personnage principal qui abandonne sa foi et verse dans l’alcool et le cynisme au fur et à mesure de ce qu’il endure, est une vrai bonne idée, d’autant qu’on voit le résultat 50 ans après.

Les flashbacks et la voix off sont un atout indéniable au film, témoignage de toutes les lâchetés, et des raisons du silence de ces appelés qui ne parleront pas parcequ’ils ne peuvent pas décrire ce qu’ils ont vu. Cet effacement du libre arbitre au profit d’un Etat tout puissant a détruit des limiers d’espoirs et de vies, en plus des multiples atrocités et tueries de masse.

Les ravages de la guerre sont montrés avec grande retenue sur un sujet encore brulant et sur lequel ni la France ni l’Algérie n’ont pu panser les blessures. La justesse du propos est exemplaire.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

La sélection du festival de Cannes 2021 s’annonce très prometteuse

5 juin, 2021

Annette - film 2021 - AlloCinéBenedetta - film 2021 - AlloCinéThe French Dispatch - Movie poster | Timothee chalamet, Movie posters, Wes  anderson films

Le festival de Cannes est de retour et après une année sacrifiée, la sélection officielle s’annonce l’une des plus riches sur le papier depuis de nombreuses années !

Jodie Foster se verra décerner une Palme d’Or d’honneur, Léos Carax fera l’ouverture en compétition pour la palme avec sa comédie musicale ultra attendue Annette le 06 juillet ! Espérons le même brio que son merveilleux Holy Motors.

Le jury serait présidé par Spike Lee.

Pas moins de 24 films en compétition pour la Palme d’Or, c’est beaucoup et plus que d’habitude pour succéder à Parasite de Bong Joo HO.

Voici la liste avec des réalisateurs très attendus comme Paul Verhoeven et son sulfureux Benedetta qui verra Virginie Effira en none lesbienne du moyen âge pour l’un des derniers tours de piste du hollandais violent. L’iranien Asghar Farhadi nous livrera on l’espère un film fort, de retour dans sa langue et loin des castings européens.

Photo du film Tout s'est bien passé - Photo 1 sur 4 - AlloCiné

François Ozon, au cinéma de plus en plus impressionnant s’attaquera à la fin de vie avec Sophie Marceau et André Dussollier.

Nanni Moretti étudiera l’histoire de trois familles vivant dans un même immeuble, à trois étages différents.

Wes Anderson, l’un de mes chouchous, nous émerveillera probablement de son humour et de son style unique avec The French Dispatch tourné à Angoulème dans les années 40 avec un casting 20 étoiles (Benicio del Toro, Adrien Brody, Tilda Swinton, Léa Seydoux, Frances McDormand, Timothée Chalamet, Jeffrey Wright,Bill Murray, Owen Wilson, Christoph Waltz, Jason Schwartzman, Mathieu Amalric, Elisabeth Moss, Edward Norton, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Guillaume Gallienne, Rupert Friend Anjelica Huston…bref, 50% d’Hollywood !!!).

L’immense Jacques Audiard reviendra avec un film scénarisé par l’excellente Céline Sciamma, Les Olympiades. Le film raconte les amours multiples de quatre personnages, en noir et blanc, librement adapté d’une bande-dessinée.

Paris, 13th District (2021) | MUBI

Enfin Sean Penn revient avec Flag Day. Son dernier film, The Last Face avec Charlize Theron et Javier Bardem était un échec total qui s’est fait siffler à Cannes il y a 5 ans. Pourtant, l’acteur-réalisateur était respecté pour ses très réussis The Indian Runner, Crossing Guard, The Pledge et Into the Wild.  Sean Penn joue dans sa nouvelle réalsation aux côtés de sa fille, Dylan Penn, de Josh Brolin et Miles Teller. On y suit une jeune journaliste enquétant sur une opération de fausse monnaie unique dans l’histoire américaine et commise par son père…

Sean Penn réalisera et jouera dans "Flag Day" avec son fils et sa fille |  We Love Cinema

Justin Kurzel est un réalisateur australien remarqué il y a 10 ans pour Les Crimes de Snowtow dont l’adaptation du jeu Assassin’s Creed a bien failli l’enterrer. Mais son récent et bilant Le Gang Kelly (True History of the Kelly Gang), sorti en vidéo, a montré qu’il avait un énorme potentiel. Son Nitram s’intéresse à la tuerie de Port-Arthur en Tasmanie, en 1996, et pourrait surprendre la croisette.

Le norvégien Joachim Trier est à suivre également. Oslo, 31 août, Back Home et l’excellent Thelma ont montré qu’il était un réalisateur de très bon niveau. Son Julie, portrait d’une jeune femme fuyant la maternité, pourrait être un film fort du festival.

Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier (2020) - UniFrance

Nadav Lapid s’est fait connaitre avec Synonimes en 2019. On suivra dans LE GENOU D’AHED, un cinéaste israélien qui projette l’un de ses films dans un village reculé et y rencontre une fonctionnaire du ministère de la culture, et se jette désespérément dans deux combats perdus : l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère.

Voir toutes les photos du film Le Genou d'Ahed et affiches officielles du  film en diaporama

Sean Baker, derrière le remarqué The Florida project, s’intéressera à une star du porno gay de retour dans sa petite ville de province.  Kirill Serebrennikov, très remarqué par Léto, qui perso ne m’avait pas touché, s’intéressera à un étrange virus. Bruno Dumont a fait tourner Léa Seydoux, Blanche Gardin dans France, qui s’intéresse aux dérives d’une journaliste aux dents longues.

Julia Ducournau, après son film horrifique grave reviendra avec un film de genre français en compétition.

Si il y en a un que je n’attend pas c’est le thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, dont la palme d’Or Oncle Boonmee m’a valu pires souvenirs de cinéma et d’ennui.

UN HÉROS de Asghar Farhadi
TOUT S’EST BIEN PASSÉ de François Ozon
TRE PIANI de Nanni Moretti
TITANE de Julia Ducournau
THE FRENCH DISPATCH de Wes Anderson
RED ROCKET de Sean Baker
LES PETROV, LA GRIPPE, ETC. de Kirill Serebrennikov
FRANCE de Bruno Dumont
NITRAM de Justin Kurzel
MEMORIA de Apichatpong Weerasethakul
LINGUI de Mahamat-Saleh Haroun
LES OLYMPIADES de Jacques Audiard
LES INTRANQUILLES de Joachim Lafosse
LA FRACTURE de Catherine Corsini
JULIE (EN 12 CHAPITRES) de Joachim Trier
COMPARTMENT N°6 de Juho Kuosmanen
HAUT ET FORT de Nabil Ayouch
LE GENOU D’AHED de Nadav Lapid
DRIVE MY CAR de Ryusuke Hamaguchi
BERGMAN ISLAND de Mia Hansen-Love
BENEDETTA de Paul Verhoeven
L’HISTOIRE DE MA FEMME de Ildiko Enyedi
ANNETTE de Leos Carax (Ouverture)
FLAG DAY de Sean Penn

Le plus grand festival de cinéma au monde va se dérouler en physique et en présentiel et au-delà des découvertes cinéphiles, c’est une joie retrouvée.

Xavier Dolan réalise une série pour Canal+

5 juin, 2021

Xavier Dolan, privé de Cannes? | Le Devoir

Xavier Dolan va réaliser la série « La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé ». Après quelques films où le prodige canadien tournait un peu peu en rond et avait déçu, ce dernier décide donc de s’essayer à un nouveau format. Il sera scénariste, co-producteur et acteur.

Il s’agira de l’adaptation de la pièce du canadien Michel Marc Bouchard. Le réalisateur reprend le casting de la pièce de théâtre à savoir Julie Le Breton, Magalie Lépine-Blondeau, Éric Bruneau et Patrick Hivon.

La mini série comportera 5 épisodes.

« Au début des années 1990, Mireille, son frère Julien et leur meilleur ami Laurier forment un trio inséparable. Une nuit d’octobre, en 1991, leurs destins sont à jamais bouleversés par un terrible incident et leurs routes se séparent. Trente ans plus tard, alors qu’elle est devenue thanatologue, Mireille retourne dans sa famille pour embaumer sa mère à la demande de celle-ci, et retrouve ses frères qu’elle n’avait pas revus depuis des décenniesSeulement, une nuit, Laurier Gaudreault s’est réveillé et la vie de Mireille et de sa famille s’en est trouvée à jamais bouleversée…« 

BA de Demonic, le nouveau film SF de Neill Blomkamp (District 9)

5 juin, 2021

Demonic : Le trailer du nouveau film de Neill Blomkamp - Eklecty-City

Neill Blomkamp est plutôt absent depuis un bail car après District 9, son Elysium puis son Chappie ont bien moins convaincu. Après il a tenté de tourner un Alien 5 mais s’est fait shooter par Ridley Scott, jaloux de son projet et souhaitant avoir a main totale sur le xénomorphe pour tourner Alien Covenant et les autres suites qui ne verront probablement pas le jour puisque Covenant a été lui aussi une déception après Prometheus.

Il a signé une série de courts-métrages remarqués sur YouTube en 2018.

Mais son grand retour sur grand écran est imminent puisqu’il a tourné à petit budget et durant la pandémie, durant l’été b2020, son prochain film.

Tourné en quelques semaines au Canada, Unlocked (c’est le nom actuel qui peut changer) « suit Carly, une jeune femme vivant dans une petite ville à cause de l’infamie provoquée par sa mère, qui a commis une série de meurtres lorsque Carly n’était encore qu’une enfant. Lorsqu’un mystérieux scientifique lui demande de l’aide sur une technologie expérimentale qui lui permettrait de plonger dans l’esprit de sa mère désormais comateuse, elle accepte malgré la méfiance de ses amis proches. Alors qu’elle évolue dans le processus, les frontières de la réalité commencent à se flouter, et les intentions des conducteurs de l’expérience deviennent plus claires lorsque Carly découvre la terrifiante force surnaturelle à l’origine de son trauma d’enfance.”

Le casting est composé uniquement d’illustres inconnus.

On espère que ce petit film relancera le réalisateur avec à nouveau un concept fort.

Bande-annonce :

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Phil Lord et Chris Miller (Spider-Man : New Generation) balancent un dessin animé délirant sur l’histoire des Etats-Unis pour Netflix

5 juin, 2021

America : The Motion Picture : un film d'animation déjanté produit par Phil  Lord et Chris Miller annoncé sur Netflix | COMICSBLOG.fr

Netflix a signé un gros contrat avec les trublions Phil Lord et Chris Miller (réalisateurs de Tempête de boulettes géantes, La Grande Aventure Lego, 21 Jump Street et producteurs du génial Spider-Man : New Generation).

Ces derniers ont déjà produit pour la plateforme le très bon Les Mitchell contre les machines

America : Le Film, débarquera le 30 juin 2021 en France sur la plateforme et promet un bon gros délire !

Les réalisateurs sont Matt Thompson et Adam Reed, déjà derrière la série Archer, et nous retrouveront donc George Washington en sorte de super héros aux lames rétractables et tout un tas de personnages tourner en dérision l’histoire des Etat-Unis et les mythes créés par la propagande.

Regardez plutôt la bande-annonce, çà vous donnera une idée assez précise du potentiel comique et irrévérencieux de l’attelage.

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Après Adieu les cons, Albert Dupontel s’intéresse à la folie d’un politique

5 juin, 2021

Président - film 2005 - AlloCiné

Albert Dupontel a réussi son meilleur film avec le très beau et poétique Adieu les cons.

Sa resortie le 19 mai 2021 lors de la réouverture des salles et après 7 Césars dont celui du meilleur film, lui permet de déjà cumuler à 1,5 millions de spectateurs, dans des conditions de sorties terribles (une semaine d’exploitation en octobre 2020 et une jauge à 35% depuis le 19 mai 2021).

Son prochain film est déjà en train d’être écris par ses soins et s’appellera Second Tour.

« On y suivra une journaliste enquêtant sur une campagne électorale, car l’un des candidats qu’elle a connus enfant plein de bizarreries, se présente désormais comme un homme tout propre et lisse. […] Je ne comprends plus ces gens incapables de porter des discours cohérents et qui donnent des coups de matraque si on les contredit. C’est ce qu’essaiera de raconter le film.”

Désormais très mature dans son cinéma visuel, drôle et de plus en plus profond, l’iconoclaste réalisateur veut nous proposer une “fable politique avec une dimension de thriller”.

On sait que pour la première fois il n’interpréterait pas le premier rôle et on attend évidemment le casting avec impatience.

Ce serait génial qu’il sorte son nouveau bijou avant mai 2022 et les présidentielles !!

 

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