Archive pour le 3 juillet, 2021

« Gagarine » de Fanny Liatard, Jérémy Trouilh – critique du Blanc Lapin

3 juillet, 2021

Gagarine de Fanny Liatard, Jérémy Trouilh (2020) - UniFrance

Youri, 16 ans, a grandi à Gagarine, immense cité de briques rouges d’Ivry-sur-Seine, où il rêve de devenir cosmonaute. Quand il apprend qu’elle est menacée de démolition, Youri décide de rentrer en résistance. Avec la complicité de Diana, Houssam et des habitants, il se donne pour mission de sauver la cité, devenue son  » vaisseau spatial « .

Fanny Liatard et Jérémy Trouilh signent leur premier film et c’est une énorme claque !

Comment parler de banlieue sans verser dans les clichés, sans ressasser les sempiternels constats et en positivant. Gagarine n’est pas un feel good movie mais une métaphore surprenante dont vous sortirez des étoiles plein les yeux car le film est très beau.

Il a ce qui est rare au cinéma, quelques fois par an, la grâce !

En choisissant de suivre ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence qui rêvait de devenir cosmonaute et tente à tout prix de réparer sa cité pour éviter qu’on la détruise, les réalisateurs ont choisi un angle de vue totalement original et différent. Ils rendent un merveilleux hommage à tous les rêveurs, ceux qui pensent que l’imaginaire est plus fort que le réel et permet de tenir. Forcément, je ne peux qu’être touché par cela, moi qui adore Terry Gilliam et tous les fous capables de s’évader avec trois bouts de ficelles et un carton, juste en se projetant dans leurs fantasmes et en laissant leurs créativité intérieure panser tout le reste.

Car Gagarine n’en demeure pas moins un film social. Mais c’est plus sur la communauté de vies que le film insiste. Sur ces familles reliées par un même lieu, une cité qui tombe en ruines mais qui est leur vrai chez eux car ils y ont noué des liens humains, des souvenirs et bien sur, des rêves. La solidarité des uns et le jamais content des autres donne à l’ensemble une vie de village explosé et de vrais gueules.

Le héros gère sa propre solitude et l’abandon par sa mère par cet objectif totalement fou, celui de réparer sa cité voir de s’envoler comme Youri Gagarine.

Alséni Bathily, Lyna Khoudri, Jamil McCraven et Finnegan Oldfield forment un quatuor de jeunes gens absolument renversants de sensibilité, d’amitié et de solitudes qui s’entrechoquent et s’apprivoisent parcequ’ils ne sont rattachés à rien d’autre que cette cité « Gagarine« .

Celà faisait très longtemps que je n’avais pas vu autant de douceur, de poésie d’une simplicité confondante qui donne le sourire et un message ultra positif sans être naïf pour autant.

Le film est qui plus est superbement mis en scène, entre travelling exposant tout l’urbex de ce batiment en ruines et les idées d’images très originales qui illustrent ce poème salvateur et onirique.

Bouleversant et en apesanteur. Un très grand film.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

« Teddy » de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma – critique du Blanc Lapin

3 juillet, 2021

Affiche du film Teddy - Photo 1 sur 6 - AlloCiné

Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois. Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux. Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…

Le cinéma de genre français se porte extrêmement bien avec de nouveaux réalisateurs qui cassent les codes de films ultra balisés et y ajoutent une french touch tout à fait originale. Une sorte de nouvelle vague français dans le film de genre, détourné. L’excellent « La Nuée » nous scotchait il y a quelques semaines avec cette histoire horrifique de sauterelle en plein désert agricole.

Les frères Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma signent leur second film et adoptent le film de loup garou, dans les Pyrénées, sur un ton décalé.

Le décors et surtout la population un peu paumée, en mode France très profonde et très loin des grandes villes donne un cadre très fort à cette histoire de jeune homme lui-même en marge d’une population oubliée des cités modernes, qui vit elle-même dans une beaufitude forcée, entre bling inspiré de ce qui est vu à la TV et pauvreté dans la diversité intellectuelle et artistique. Mais attention, les frères Boukherma sont un peu moqueurs mais pas suffisants pour autant. Ils en font juste assez pour rire de ces personnages sans non plus les juger ni les prendre de haut.

Ils y décrivent une capacité de créer des classes même dans le coin le plus paumé qu’on puisse trouver. Même là, les humains arrivent à se rejeter, à se créer des castes excluantes des marginaux. Ce qui est drôle dans « Teddy » c’est ce miroir déformant où on se demande toujours si le « héros » est si marginal que cela ou si il n’est pas simplement un caractère au milieu de gens fadasses et sans saveur.

Anthony Bajon, découvert dans La Prière et Au nom de la terre, porte le film fièrement sur ses jeunes épaules et prouve qu’il faudra compter sur lui dans le paysage français. Évidemment on passe par les transformations et les codes du film de loup garou mais vu sous un angle totalement inédit, entre social, comique et drame total. Le ton du film oscille en permanence et rend le spectateur curieux.

Mais ne pas parler des talents de metteurs en scène des réalisateurs serait injuste, c’est d’un très bon niveau de découpage, de bande-son à propos, d’alternance de scènes sans une de trop, et d’ellipses qui évitent au film le gore pour lui préférer une réflexion d’une profondeur inattendue sur la difficulté de l’adolescence, de se sentir différent et de ne pas vouloir se fondre dans les autres, la norme ou tout du moins la normalité, trop banale.

Teddy est une totale réussite et on a hâte de voir le prochain film du duo qui donnera cette fois hommage aux films de requins avec Marina Fois, Kad Merad et Jean-Pascal Zadi, tout un programme et une grande joie de voir de nouveaux talents français se faire un nom de si belle manière.

La piste aux Lapins :

4 lapins

Jake Gyllenhaal et Vanessa Kirby sur une île déserte avec le scénariste de Jacques Audiard

3 juillet, 2021

Jake Gyllenhaal et Vanessa Kirby en vedette de Suddenly signé Thomas  Bidegain ? - Fucking Cinephiles - Le meilleur du cinéma par les plus BadAss  des cinéphiles !

Jake Gyllenhaal et Vanessa Kirby  (Mission impossible : Fallout,  la série « The Crown », Pieces of a Woman) ntourneront pour le scénariste  de Jacques Audiard, qui a écrit « Un prophète » et « De rouille et d’os« , à savoir Thomas Bidegain. Ce dernier avait été remarqué comme réalisateur avec Les Cowboys en 2015 avec François Damiens et Finnegan Oldfield .

« Soudain seuls » suivra un couple faisant le tour du monde en voilier et qui échoue sur une île déserte de l’Atlantique Sud.

Le film sera psychologique puisqu’il s’intéressera à la relation amoureuse débarrassée de tous les artifices matériels, dans un environnement hostile.

Léos Carax qui fait l’ouverture de Cannes avec Annette, tournera un nouveau film à Paris cet été

3 juillet, 2021

Annette - film 2021 - AlloCiné

Le réalisateur culte, qui tourne très rarement, semble revigoré par son film Annette qui ouvrira le festival de Cannes 2021. Il recherche des mimes, danseurs et cascadeurs pour un tournage top secret cet été à Paris.

En attentant d’en savoir plus, ne loupez rien sur l’évènement cinématographique qu’est Annette, à voir dès mardi 6 juillet !!!!

Alors qu’il reportait le tournage de son film depuis trois ans minimum, Leos Carax a enfin tourné sa comédie musicale avec Adam Driver !

En revanche en rôle féminin ce n’est plus Rooney Mara qui a laissé son rôle à Michelle Williams qui elle-même à jeté l’éponge.

C’est donc Marion Cotillard qui donnera donc la réplique à l’interprète de Kylo Ren dans les derniers Star Wars ou qui a joué chez Jim Jarmusch dans Paterson, chez Terry Gilliam dans « The Man who killed Don Quixote » , Blackkklansman de Spike Lee ou encore « Marriage Story« .

L’histoire suivra un comédien de stand-up qui se retrouve seul avec sa fille de 2 ans après la mort de son épouse, qui était une chanteuse d’opéra. Sa fille a un mystérieux don…

Annette s’est tourné en anglais avec de nouvelles chansons du groupe Sparks.

Le film fera l’ouverture de la 74e édition du festival de Cannes, le 6 juillet 2021.

Après son merveilleux Holly Motors il y a 9 ans, le très rare Léos Carax revient rallumer le cinéma d’auteur mondial pour la fin de la pandémie et pour on l’espère un film à la hauteur de nos attentes cinéphiles.

En tout cas la bande-annonce déchire !

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Lynne Ramsay (We Need to Talk About Kevin, A Beautiful Day) retrouve Joaquin Phoenix et son épouse Rooney Mara

3 juillet, 2021

We Need to Talk About Kevin - Film (2011)A BEAUTIFUL DAY, bande annonce du nouveau Joaquin Phoenix [Actus Ciné] -  Freakin' GeekRooney Mara New Movie: Upcoming Movies (2019, 2020)

La réalisatrice de We Need to Talk About Kevin, avec Tilda Swinton  et A Beautiful Day, avec Joaquin Phoenix, deux bijoux, est hélas très difficile dans ses choix, plutôt avec un caractère compliqué, ce qui explique la rareté de ses œuvres.

Elle retrouvera l’immense acteur et son épouse talentueuse, Rooney Mara (The Social Network, Millénium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, Carol).

Lynne Ramsay souhaitit adapter La Petite Fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King.

Lors d’une randonnée dans le Maine, une fillette de 9 ans, se perd en forêt pour éviter d’avoir à supporter les heurts entre sa mère et son frère aîné. La nuit venue, ses peurs grandissent et elle se retrouve seule pour se défendre

On ne sait pas si il s’agit du même projet puisque la réalisatrice n’a donné que l nom « Polaris ».

4ème bande-annonce pour « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire »

3 juillet, 2021

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire - film 2019 - AlloCinéPierre Niney s'incruste dans OSS 117 3 (affiche)

Ceci fait dix ans qu’est sorti le très drôle second volet « OSS 117, Rio ne répond plus« .

Hubert Bonisseur de la Bath reprendra du service en 2020 toujours avec Jean Dujardin mais son réalisateur Michel Hazanavicius a décliné le job estimant que le scénario ne lui plaisait pas. Pourtant c’est  Jean-François Halin qui reste scénariste comme sur les deux premiers épisodes.

Le tournage débutera en novembre 2019 pour une sortie prévue en février 2021 !

Nicolas Bedos aura la lourde de tâche de succéder à Hazanavicius.

Bedos agace souvent et il n’a réalisé que trois films, Monsieur et Madame Adelman et La Belle Époque, qui ont reçu un bon accueil.

Le titre du film est « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » soit un titre bien raciste 10ème degré comme l’humour incisif des précédents.

OSS 117 sera accompagné d’un nouvel agent, l’excellent Pierre Niney et se déroulera dans les années 80 !

Excellent choix tant l’acteur est très doué dans des rôles comiques, qu’il a surtout eu sur la série « Casting » qu’au cinéma.

Le film est prévu dans les salles le 04 août 2021. Cette nouvelle bande-annonce introduisant l’agent 1001 joué par Pierre Niney fait monter l’impatience d’un cran !

4ème bande-annonce :

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Sortie le 04 août 2021

Tilda Swinton sera du prochain film que Wes Anderson tourne après « The French Dispatch » (Cannes 2021)

3 juillet, 2021

The Unique Style of Wes Anderson - Big Picture Film Club

Tilda Swinton's 8 Best Movie Performances | IndieWire

Wes Anderson tournera son prochain film en Espagne mais les décors ressembleraient plus à du western puisque dans la région désertique de Chinchón, vers Madrid. L’intrigue est top secrète et il ne s’agirait pas forcément d’un western.

On sait juste que la géniale Tilda Swinton tournera avec le réalisateur pour la 5ème fois et c’est évidemment une excellente nouvelle.

Wes Anderson aurait bouclé son casting et souhaiterait tourner rapidement, les décors étant déjà en cours de construction.

Wes Anderson était attendu en 2020 pour son dixième long métrage, « The French Dispatch« .

Hélas la pandémie a entrainé le report de la sortie fin 2021, après un passage à Cannes en juillet, en compétition officielle pour la Palme d’Or.

Anderson fait partie de mes chouchous car il a un univers unique, un style unique, mélancolique, drôle et perché. Ses invitations à visiter ses univers sur mesure d’une précision d’horloger ont donné de grands films parmi lesquels La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited,  Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hôtel, L’Île aux chiens.

« The French Dispatch« , tourné en France à Angoulême réunit un casting hallucinant avec ses fidèles Bill Murray, Tilda Swinton, Owen Wilson, Adrien Brody ou Edward Norton et des « petits nouveaux » avec Timothée Chalamet,  Frances McDormand, , Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, Léa Seydoux, Jeffrey Wright, Elisabeth Moss, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Cécile de France, Christoph Waltz, Guillaume Gallienne. Bref tout le cinéma indépendant débarque chez le maitre pour cette histoire qui se situera juste après la Seconde Guerre Mondiale et qui serait une lettre d’amour aux journalistes via trois intrigues suivant des correspondants américains à Paris.

La bande-annonce est juste géniale et l’excitation est à son comble !!!!

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Olivia Wilde, Tobey Maguire et Spike Jonze rejoignent le « Babylon » de Damien Chazelle (Lalaland), avec Brad Pitt et Margot Robbie

3 juillet, 2021

On Margot Robbie's Role in 'Once Upon a Time in Hollywood'Brad Pitt : une nouvelle compagne "discrète et cartésienne" pour l'épauler  dans des batailles judiciaires en 2021 ?

Après ses excellents « Whiplash » et « LalaLand« , le franco-américain Damien Chazelle est revenu en 2018 avec « First Man« , brillant biopic de Neil Armstrong et à de sa préparation qui lui permit de devenir le premier homme à marcher sur la lune le 21 juillet 1969.

Le jeune prodige de 36 ans est sur un énorme projet à très très gros budget.

Babylon sera un drame prenant place dans les années 20 pendant la transition du cinéma muet au parlant. Cette époque a été maintes fois rappelée au cinéma. On se souvient de The Artist ou du chef d’œuvre de Billy Wilder, Sunset Boulevard.

Chazelle signera également le scénario. Il avait en vue une nouvelle collaboration avec Emma Stone, son actrice de LalaLand mais la pandémie a bouleversé le calendrier des tournages et cette dernière a du se désengager. Elle sera remplacée par Margot Robbie, qui retrouvera un acteur culte après avoir tourné avec lui dans Once Upon A Time In Hollywood.

L’excellent Brad Pitt est confirmé dans le film…l’acteur a très bon goût et fait des choix de carrière qui imposent le respect…Brad Pitt est de retour au sommet après plusieurs mauvais choix. Il a été au sommet dans deux des meilleurs films sortis en 2019, le film de SF de l’immense James Gray, Ad Astra et le dernier film de Quentin Tarantino aux côtés de Léonardo Di Caprio à savoir « Once a time in Hollywood« .

Diego Calva, acteur mexicain de 29 ans, inconnu du public mondial pour avoir essentiellement joué à la télévision mexicaine, aura l’un des rôles principaux. Il a tappé dans l’œil de Chazelle pour son aisance et l’alchimie avec Margot Robbie. Il jouera un jeune Mexicain tentant de percer à Hollywood. Autant dire que pour lui c’est une rampe de lancement incroyable.

Olivia Wilde, Tobey Maguire, Max Minghella et Spike Jonze rejoignent le casting.

Spike Jonze, cinéaste hyper rare de bijoux comme « Dans la peau de John Malkovich » et « Her » sera donc acteur pour son collègue. Espérons que ceci lui donne envie de refaire un long métrage car il nous manque.

Tobey Maguire est quant à lui aux abonnés absents depuis très longtemps (6 ans !), bien qu’interprète des Spider Man des années 20000 et l’un des meilleurs amis de Léonardo Di Caprio, ce dernier fuit les plateaux.

Décalé d’environ un an et le tournage étant prévu pour ce printemps 2021, le film sortira fin 2022/début 2023.

Joaquin Phoenix chef d’entreprise sur plusieurs décennies pour le talentueux Ari Aster (Hérédité et Midsommar)

3 juillet, 2021

Militant de la cause animale, Joaquin Phoenix a produit "Gunda", un  documentaire pro-vegan

Ari Aster est est le réalisateur ultra hype du cinéma d’horreur après Hérédité et Midsommar.

Disappointment Blvd sera son prochain projet et il fera tourner non moins que l’un des meilleurs acteurs au monde, Joaquin Phoenix !

L’histoire serait très différente et on ne sait pas si le réalisateur abandonnera l’horreur. Phoenix y serait un entrepreneur dont le business cartonne. Le film suivrait le personnage sur plusieurs décennies.

Outre la curiosité de voir Joaquin Phoenix livrer une nouvelle performance, espérons le en retenue, le fait de voir Ari Aster changer de style est bien évidemment passionnant. Et puis l’acteur choisit toujours avec grand soin ses projets.

Nathan Lane (American Crime Story et Penny Dreadful: City of Angels ), Patti LuPone (la série Hollywood de Ryan Murphy), Amy Ryan (Sur écoute, En analyse) et Kylie Rogers (Beauté cachée, Skin) complètent le casting.

Todd Haynes (Dark Waters, I’m not there) retrouve Julianne Moore en cougar aux côtés de Natalie Portman

3 juillet, 2021

Julianne Moore and Natalie Portman Will Star in Todd Haynes's New Meta  Drama | Vanity Fair

Todd Haynes est un excellent réalisateur. Il a su donner à la relation David Bowie / Iggy Pop tout le glam de l’époque dans « Velvet Goldmine« , à Juliane Moore un de ses plus beaux rôles en épouse mariée à un homo dans les années 50 avec le magnifique « Loin du Paradis » et a rendu un hommage ultra original à Bob Dylan dans « I’m not there« . Hélas son film « Carol » avec Cate Blanchett m’a laissé totalement de marbre tout comme Le Musée des merveilles. Il est revenu à son top avec un film radicalement différent, Dark Waters, sur un scandale écologique et de santé public magnifiquement porté par Mark Ruffalo.

Il retrouvera la géniale Julianne Moore pour la 4ème fois dans « May December » aux côtés d’une autre très grande actrice qu’on est content de voir croiser la route de cet immense réalisateur, à savoir Natalie Portman.

On y suivra une actrice incarnée par Natalie Portman, qui fait le choix de rencontrer une autre actrice qu’elle doit interpréter dans un film. Cette dernière, interprétée par Julianne Moore, a fait la une des tabloïds 20 ans plus tôt pour avoir convolé en noces avec un homme de 23 ans de moins qu’elle avec qui elle est toujours mariée.
Todd Haynes a débutera début 2022 le tournage dont il qualifie le scénario d’exceptionnel. On a hâte !!!!

 

« 5ème Set » de Quentin Reynaud – critique du Blanc Lapin

3 juillet, 2021

5ème Set - film 2019 - AlloCiné

À presque 38 ans, Thomas est un tennisman qui n’a jamais brillé. Pourtant, il y a 17 ans, il était l’un des plus grands espoirs du tennis. Mais une défaite en demi-finale l’a traumatisé et depuis, il est resté dans les profondeurs du classement.

Pour ce premier film en solo, Quentin Reynaud réussit très haut la main son projet avec un Alex Lutz en contre-emploi total. Le comique avec remporté un César du meilleur acteur pour l’excellent GUY et avec « 5ème Set« , il retrouve à nouveau un profil d’homme blessé qu’il interprète tout en nuances.

Le film fait monter le suspens via les sélections à cette compétition de Roland Garros et arrive à nous scotcher comme devant un écran de tv à regarder ce sport, ce qui est le plus bel hommage au tennis.

Surtout, le film n’est pas caricatural et ne montre pas un has been qui tente de prendre sa revanche mais plutôt le produit d’un système qui monte en épingle des gamins et les surentraine pour être adulés comme des stars, sauf que quelques uns de ces milliers de gamins y arrivent. Et que se passe t il quand toute une vie a été focalisée sur la réussite d’un sport et que l’âge, les blessures, l’inéluctable concurrence de jeunes joueurs plus frais fait vaciller les derniers espoirs ? Quel choc que la prise de conscience du vide d’après. Ces sportifs ne sont pas toujours préparés à se reconvertir et c’est là que le drame humain devient prégnant.

Le personnage cherche donc à courir après le temps, après un dernier éclat pour se prouver qu’il n’est pas fini, que ce ‘est pas fini sauf que le fil directeur de sa vie est programmé pour s’éteindre quoiqu’il fasse.

Kristin Scott Thomas apporte tout son talent à cette mère fautive d’avoir gâché la vie de son fils parcequ’elle y croyait vraiment et qu’elle est déçu. La relation mère-fils est au centre du film est s’avère dure et âpre mais non dénue d’attachement.

« 5ème Set »a une finesse d’écriture, de réalisation et de jeu qui fait plaisir à voir. Seule la fin pourra en laisser plus d’un dubitatif et c’est peut-être mon petit bémol.

Un film à voir assurément pour la complétude de ses talents.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Minari » de Lee Isaac Chung – critique du Blanc Lapin

3 juillet, 2021

Minari - film 2020 - AlloCiné

Une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier. Son petit garçon devra s’habituer à cette nouvelle vie et à la présence d’une grand-mère coréenne qu’il ne connaissait pas.

Film relativement délicat sur la communauté coréenne immigrée aux Etats-Unis, Minari est un voyage intéressant et rarement détaillé au cinéma. A travers les yeux d’u petit garçon au cœur qui s’emballe pour problèmes de santé, on suite cette famille pauvre qui tente le rêve américain avec trois bouts de ficelles, en vivant dans un mobile perdu au milieu des champs, dans une communauté reculée.

L’aveuglement du père et ses erreurs de choix, entrainant toute la famille vers un isolement et une remise en question permanente est vraiment intéressant à suivre. La grand-mère jouée par la star coréenne Youn Yuh-jung, qui a reçu l’Oscar du meilleur de second rôle pour ce personnage, donne du dynamisme et un côté décalé à l’ensemble qui sinon serait un peu chiant par moments.

Certes le film est tout en nuances et aborde le sujet du déracinement avec une certaine finesse et une tendresse touchante pour ses personnages. Mais bon çà dure près de 2h et je ne suis pas sûr que le film ne gave pas une partie du public. C’est le genre de film labellisé cinéma d’auteur indy américain qui peut faire emmerder le spectateur, même cinéphile comme moi.

Disons que le réalisateur prend tooooouuuuuuuuuuuut son temps pour décrire une histoire somme toute banale où il ne se passe pas des trucs de fou non plus. Et sans vouloir tout normer de manière frénétique les mises en scène et tomber dans l’épilepsie des séries et mises en scènes parfois trop rythmées, là franchement j’ai regardé mon montre. Pas bon signe.

Mais le film est pas mal. J’aurais juste coupé 1/2 heure…et jeté mémé dans les orties plus tôt. Parceque bon elle est marrante 5 minutes, mais çà cabotine un peu quand même.

Un film un peu surestimé mais à voir après Nomadland, La Nuée, Gagarine, 5ème Set, Sound of metal, Sans un bruit 2, Un homme en colère, Le discours, The Father, Teddy, Annette et Benedetta…mais bon si vous avez assez de temps why not.

La piste aux lapins :

3 lapins

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