Archive pour le 11 juillet, 2021

« Désigné coupable » de Kevin Macdonald – critique du Blanc Lapin

11 juillet, 2021

Désigné Coupable - film 2020 - AlloCiné

The Mauritanian avec Jodie Foster, Tahar Rahim, Shailene Woodley

L’histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien que son pays a livré aux Etats-Unis alors en pleine paranoïa terroriste à la suite des attentats du 11 septembre 2001. L’homme a passé des années en prison sans inculpation ni jugement. Il a retrouvé la liberté en octobre 2016.

Kevin Macdonald réalisateur de qualité derrière « Le dernier Roi d’Ecosse » et « L’Aigle de la Neuvième Légion » revient avec un sujet fort à savoir cette histoire vraie d’un homme emprisonné à tord pendant 15 ans par les autorités américaines. L’histoire est incroyable et même si vous l’avez entendu ou avez lu Les Carnets de Guantanamo , le livre témoignage de Mohamedou Ould Slahi, on a du mal à imaginer un tel déni de démocratie et de justice au cœur de la plus grande démocratie du monde. Il est vrai que depuis on a vu Trump et son lot de racisme, de contre vérités et de bêtise crasse mais ce serait oublier trop facilement la brutalité et la sottise de l’administration Bush mais aussi de l’administration Obama, qui préféra rester aveugle sur ce type de cas hors la loi et défiant tous les traités internationaux.

Alors évidemment, sur ce type de film nécessaire pour la mémoire, on peut craindre un certain académisme voir de belles dénonciations un peu creuses. Si il est vrai que la mise en scène est certes de qualité mais ne prend pas aux tripes, le simple récit suffit, porté par quatre excellents acteurs.

Benedict Cumberbatch et  Shailene Woodley entourent l’excellent jeu de Jodie Foster, si rare au cinéma et qui retrouve un excellent rôle mais aussi de notre frenchie national Tahar Rahim. Il prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des grands acteurs français du moment et qu’à 39 ans il est non seulement capable de jouer en anglais dans des productions américaines mais il a déjà un sacré CV (Un prophète, À perdre la raison, Le Passé, Réparer les vivants, Le Secret de la chambre noire et les séries The Eddy et Le Serpent).

« Désigné coupable« est un film intelligent, emprunt d’humanisme et de résistance. Il fait l’éloge de la croyance religieuse sans prosélytisme et la met en parallèle avec la croyance dans un combat judiciaire pour une juste cause. Mais là où le film marque des points, c’est lorsqu’il s’éloigne des pièges auxquels il aurait pu céder et fait preuve d’une vraie retenue, d’une distance au sujet qui évite le tire larme pour mieux mettre en lumière la rigueur du combat et sa noblesse également.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

 

« Those Who Wish Me Dead » de Taylor Sheridan – critique du Blanc Lapin

11 juillet, 2021

Those Who Wish Me Dead - film 2021 - AlloCiné

Angelina Jolie est absente des écrans depuis 2015 à part Maléfique 2 des Studios Disney.

Taylor Sheridan adapte ici le roman de Michael Koryta, « Those Who Wish Me Dead« . On y suit un adolescent de 14 ans assistant à un crime brutal. Pour le protéger, il bénéficie d’une fausse identité et se retrouve dans une école d’adolescents à problèmes. Nicholas Hoult joue un des tueurs, le second étant interprété par Aidan Gillen, le Little finger de Game of Thrones.

Taylor Sheridan est connu pour les scénari de Sicario, le très bon Comancheria, et Wind River qu’il a réalisé en 2017 et qui avait reçu d’excellentes critiques.

Le résultat est hélas bon mais sans plus. Disons que le film est bien mis en scène, que les scènes d’action sont réussies mais les situations sont parfois ridicules. La faute incombe au personnage d’Angelina Jolie en mode badass qu’in a franchement envie de voir de casser la gueule méchamment tellement elle est gonflante à se la péter grave.

Sinon, le film est bien cousu, la tension est là mais il manque quelque chose à cette course poursuite trop vue et revue. Et le fait que ceci se passe en pleine montagne avec un feu de forêt n’y change rien. Le scénario est trop balisé.

Ceci se regarde sans déplaisir mais c’est juste pas mal.

La piste aux Lapins :

3 lapins

 

« Annette » de Léos Carax avec Adam Driver, Marion Cotillard

11 juillet, 2021

Annette - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie.

Léos Carax est un réalisateur très rare, adulé mais qui ne sort que son sixième film à 60 ans. Le réalisateur de « Mauvais sang », « Les amants du Pont neuf » et le merveilleux « Holy Motors » était attendu au tournant avec cette comédie musicale, maintes fois repoussée et basée sur un travail étroit avec le groupe Sparks.

Le film a divisé à Cannes et va diviser le public entre ceux qui trouvent le film ridicule et ceux qui adorent et crient au génie.

C’est sur que voir Marion Cotillard en cantatrice qui meurt à la fin de chacune de ses pièces de théâtre, çà peut faire penser à sa mort ratée dans The Dark Knight Rises. Ok, mais ce serait vraiment stupide de s’arrêter à cela. C’est vrai que la voir chanter en cantatrice grimée ceci peur agacer certains. Et enfin c’est vrai que le choix gonflé de Carax de représenter l’enfant du couple de la sorte (surprise, je ne vous dis pas) peut désarçonner une partie du public mais il y a une raison, évidente, que vous comprendrez à la toute fin.

Et bien moi je fait partie de l’autre catégorie qui s’est pris une énorme claque de cinéma !

Le cinéma n’est pas mort, il revient à Cannes et de quelle plus belle manière pouvait-il le faire ?

Léos Carax a l’idée géniale de présenter son film par lui même, muet qui lance le générique avec les Sparks et une chanson qui invite à intégrer le show, « So may we start ?« …et là le film décolle dès le début en chansons et ne quittera jamais le concept. Cà chante tout le temps du début à la fin.

Adam Driver de sa voix grave est juste génial de bout en bout et mériterait un prix d’interprétation.

Certaines scènes sont des moments de fulgurance narrative assez incroyables. La scène à moto, les scènes du comique qui s’adresse au public sont tout simplement brillantes.

Driver est confondant de talent et Carax confondant d’inventivité et de fluidité de sa mise en scène.

Il lie l’histoire de ce couple star d’artistes et leur destin à la construction d’un grand Opéra. Jusque dans les décors, somptueux qui rappellent la scène de théâtre, tout est pensé, millimétré avec une intelligence incroyable.

Léos Carax m’a surpris par un film comme je n’en n’ai pas vu auparavant, pas comme çà.

Annette est d’une poésie sombre, rythmée par une BO des Sparks qui colle au récit avec virtuosité.

Ce récit sur le mal profond né de la jalousie et de la passion, sur l’enfance volée, sur la célébrité est d’un lyrisme impressionnant.

Ce chef d’œuvre instantané est qui plus est très accessible.

Un film sublime et déchirant, d’une beauté rare.

La piste aux Lapins :

5 lapins

« Benedetta » de Paul Verhoeven – critique du Blanc Lapin

11 juillet, 2021

BENEDETTA de Paul Verhoeven - Cinémas Les 400 coups - Angers

Voici enfin, avec un an de retard pour cause de pandémie, la présentation du nouveau film de Paul Verhoeven, 83 ans, et toujours aussi alerte et sulfureux après le succès mondial de ELLE.

Virginie EFIRA joue une nonne du 17ème siècle, qui a des visions. Elle voit Jésus. Le premier tour de force est que ces visions ne font pas exploser de rire, ce qui aurait pu être le cas, rappelant un très bon sketch des nuls. Ensuite Virginie EFIRA est comme d’habitude crédible et excellente de bout en bout.

Là où le film est surprenant, c’est qu’il est moins provocateur qu’on aurait pu le penser. Certes on la voit nue, elle et Daphné Patakia (la série OVNI) dans des scènes de sexe lesbienne assez explicites. Mais contrairement à La vie d’Adèle où les scènes de 10 minutes m’avaient super gonflé, là Verhoeven amène la sensualité et l’expression du désir nécessaires, sans en faire des caisses.

Alors que la peste se propage en Italie, Benedetta multiplie les stigmates du Christ et ces miracles inquiètent les autres sœurs dont la mère supérieure incarnée par l’impériale Charlotte Rampling, magnifique. Lambert Wilson apporte également son talent dans la dernière partie du film.

Paul Verhoeven introduit alors un jeu politique entre responsables ecclésiastiques et reste toujours sur le fil de la véracité de ces stigmates et du personnage de Benedetta. Ment-elle ? Est-elle folle ? Il prend bien soin de nous laisser dans le doute en ne montrant que la face qu’elle montre à ses condisciples.

La mise en scène est quant à elle très académique, ce qui ne nuit pas au film, mais lui enlève peut-être la petite touche en plus qui aurait fait décoller le long métrage vers un très grand film. Mais on retrouve ses obsessions que déjà il poussait dans « La chair et le sang » en 1985.

Les dialogues sont finement ciselés, les scènes crues mais qui ne sont pas faites pour choquer car le réalisateur préfère se concentrer sur cette mini société à partir de laquelle il construit une satire du pouvoir, à partir d’un personnage ambigu jusqu’au bout.

Un très bon film, différent et superbement interprété.

La piste aux Lapins :

4 lapins

« America : Le Film » de Matt Thompson – critique du Blanc Lapin

11 juillet, 2021

America, le film - Long-métrage d'animation (2021) - SensCritique

Armé d’une tronçonneuse, George Washington fait équipe avec son ami buveur de bière Sam Adams pour faire tomber les Anglais dans cette satire de la Révolution américaine.

Produit par Phil Lord et Chiss Miller, à qui on doit La grane aventure Lego ou Spider-man New generation, ou Les Mitchell contre les machines, on pouvait espérer un dessin animé différent et complétement frappé.

Alors c’est le cas dès les premières minutes avec de très bons gags et un délire complet où la légende que s’est construite l’Amérique est revisitée tambours battants avec un révisionnisme totalement barré.

C’est plutôt drôle, irrévérencieux et le film se moque des tares des Etats-Unis, de son histoire idéalisée qu’elle s’est construise sur le génocide des amérindiens, l’esclavage tout en mixant ceci avec des mythes de loup garou et de super héros.

Ensuite Matt Thompson, secoue bien fort, repasse dans le mixeur ou vous sert çà avec un grand sourire potache.

Sauf qu’au bout d’une demi heure, passée la surprise, le soufflet retombe. Compliqué de tenir tout un film sur ce rythme et de ne pas lasser le spectateur ou le rendre épileptique.

Je me suis donc endormi à un moment non de fatigue mais gavé par l’empilement hystérique de vannes.

C’est dommage, le concept pourquoi pas mais en format série ceci aurait été peut être plus digeste.

La piste aux Lapins :

3 lapins

« The tomorrow war » avec Chris Pratt – critique du blanc lapin

11 juillet, 2021

The Tomorrow War - film 2021 - AlloCiné

Le monde est stupéfait lorsqu’un groupe de voyageurs arrive du futur – précisément de l’année 2051 – pour délivrer un message urgent : dans 30 ans, l’Humanité va perdre une guerre d’envergure mondiale contre une espèce d’aliens meurtrière venue détruire notre civilisation.

Cette superproduction rachetée une fortune par Amazon laisse pantois.

Entendons nous, le film a un énorme budget et çà se voit dans les effets spéciaux, même si le voyage dans le temps a quelquechose d’assez ridicule et manque totalement d’imagination.

C’est d’ailleurs le sentiment général qui se dégage du film. Il y a comme un condensé de tout ce que vous avez vu dans des films de SF dont Chris Pratt, qui n’a pas l’air super à l’aise quand il ne fait pas le con comme dans Les gardiens de la Galaxie, et des monstres très très vilains.

Le film est sans surprise, sans odeur, sans saveur. Quand o compare à Sans un bruit 2, on se dit que les scénaristes ne vivent pas sur la même planète.

Bref, c’est mauvais, ne perdez pas votre temps.

La piste aux lapins :

2 lapins

Matthew Vaughn (Kingsman) fait de Henry Cavill un nouvel espion très spécial

11 juillet, 2021

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Matthew Vaughn a réussi son pari de créer une franchise fun, ultra référencée mixant humour, action et second degré dans les excellents Kingsman et Kingsman, Le cercle d’Or. Il a réussi sa suite, ce qui est souvent très dur comme étape.Un troisième épisode est donc officiellement annoncé et sera « la conclusion de la relation entre Eggsie et Harry Hart » mais il faudra attendre …

En revanche un autre film de l’univers Matthew Vaughn débarquera en septembre 2020.

« The King’s Man : Première Mission » s’intéressera aux services secrets au début du XXème Siècle et sortira le 22 décembre 2022 avec Ralph Fiennes.

Mais le réalisateur compte lancer une autre franchise d’espionnage, qui selon lui pourrait concurrencer James Bond.

Argylle aura comme espion premier rôle Henry Cavill (Justice League), qui était l’un des favoris pour justement remplacer Daniel Craig en James Bond et qui a déjà joué leS espions dans Mission Impossible et dans Uncle, des agents très spéciaux de Guy Ritchie.

Le génial Sam Rockwell (3 Billboards, Les Panneaux de la vengance, Moon), mais aussi Bryce Dallas Howard (Jurassic World), Bryan Cranston (Breaking Bad), ou le culte Samuel L. Jackson (Pulp fiction) entoureront Henri Cavill.

Ce casting 5 étoiles tournera dès le mois d’août en Europe

Ecrit par Ellie Conway, le roman Argylle ne sortira qu’en 2022.

Ba de « Succession » saison 3

11 juillet, 2021

La série Succession, nouvelle pépite d'HBO - On'

L’excellente série Succession reviendra sur HBO pour une saison 3.

La série de Jesse Armstrong, produite par Adam McKay (The Big Short), suit les jeux de pouvoir dans une famille de milliardaires à la tête d’un empire médiatique de droite conservatrice. Cynisme, tactique, trahison, humiliation d’un père despote, tout y est pour vous rendre totalement addict du show.

La pandémie aura espacé de deux ans la saison 2 et 3.

Rendez-vous cet automne sur OCS :

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Paul Verhoeven veut tourner son « Jésus de Nazareth » en mode homme politique !

11 juillet, 2021

Amazon.fr - Jésus de Nazareth - Verhoeven, Paul - Livres

Paul Verhoeven vient de présenter enfin son Benedetta à Cannes et de le sortir en salles avec un très bon accueil critique.

Mais le hollandais violent, à 83 ans, ne compte pas terminer sa carrière.

Le réalisateur de Basic Instinct serait sur deux ou trois projets dont un thriller d’espionnage qui se déroulera à Washington et un film sur la vie de Jésus !

Il s’agirait d’un film adapté de son propre livre sur Jésus de Nazareth.

Il y « déshabille le Jésus mythique pour révéler un homme qui a beaucoup de points communs avec d’autres grands leaders politiques de l’histoire – des êtres humains qui ont cru que le changement allait arriver de leur vivant ».

Fini le Jésus des miracles, fini le fils de Dieu, fini le tisseur de paraboles obscures dont le sens est crypté. À leur place, Verhoeven nous donnera sa vision de Jésus comme un homme complet, quelqu’un qui a été changé par les événements, le leader d’un mouvement politique [...].

Autant dire que le scandale sera encore de paire avec ce nouveau projet !

Mais le contraire de sa part serait décevant.

Ba de « The Witcher » saison 2

11 juillet, 2021
The Witcher

Henri Cavill reviendra en Geralt de Riv dans l’adaptation en série du roman d’Andrzej Sapkowski, « The Witcher« ..

Netflix avait produit fin 2019 un honnête show, bancal parfois mais plutôt bien ficelé.

Il faudra donc deux ans pour voir la suite qui arrivera en fin d’année 2021.

On y suit un chasseur de monstres dans un monde sauvages. Il fait un jour la rencontre d’une puissante sorcière et d’une jeune princesse et vont s’allier.

Le livre a été adapté en jeu vidéo qui est l’un des énormes cartons de ces dernières années. Cette saison 2 fera intervenir la Chasse Sauvage, une horde de spectres poursuivant le héros.

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Cannes 2021 : Léa Seydoux et Blanche Gardin dans « France » de Bruno Dumont

11 juillet, 2021

France - film 2019 - AlloCiné

Bruno Dumont a fait tourner Léa Seydoux, Blanche Gardin dans France, qui s’intéresse aux dérives d’une journaliste aux dents longues.

Benjamin Biolay joue le mari de la journaliste interprétée par Léa Seydoux et Blanche Gardin une productrice de télé sans scrupules.

Le film sortira en salles le 25 août 2021 et il est présenté à Cannes en compétition officielle pour la Palme d’Or 2021.

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Taron Egerton remplace Robert Pattinson pour « The Stars at Noon » de Claire Denis

11 juillet, 2021

Résultat de recherche d'images pour "Margaret Qualley"Kingsman 3: Taron Egerton will not return for Golden Circle sequel | The  Independent | The Independent

Taron Egerton, héros de Kingsman et Elton John dans Rocket Man, remplace Robert Pattinson dont l’agenda est trop full.

Il devait retrouver Claire Denis après l’excellent High Life.

Margaret Qualley, fille Andie MacDowell, découverte dans Once Upon a time in Hollywood, partagera avec lui l’affiche de « The Stars at Noon ».

Ce thriller sur fonds d’histoire d’amour est l’adaptation du roman Des étoiles à midi de Denis Johnson sorti en 1986. On y suit un homme d’affaires britannique et une pétillante journaliste sur fond de révolution au Nicaragua.

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