Archive pour le 22 août, 2021

« Bac Nord » de Cédric Jimenez – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

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Le pitch : 2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats. Dans un secteur à haut risque, les flics adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu’au jour où le système judiciaire se retourne contre eux…

Cédric Jimenez réussit un excellent polar en s’inspirant de ce fait divers réel et en assumant de prendre parti pour les policiers. Il faut dire que l’histoire est hallucinante et que l’emballement médiatique, le lâchage par la hiérarchie, les politiques donne un gout très amer, surtout que la partie la plus grave des charges a été abandonnée cotre ces trois policiers border lines. On attendra donc le procès pour savoir exactement ce qui est du domaine de la fiction et du devoir de réhabilitation.

Le film rend les personnages très attachants grâce à des punchlines vraiment drôles, des scènes d’action hyper bien réalisées et un trio d’acteur au diapason. Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil sont tous les trois excellents, complétés par Adèle Exarchopoulos, toujours aussi juste, comme d’habitude.

La scène de prise de stup du film est impressionnante de violence et tous les échanges d’insultes et de torses gonflés avec les teneurs des cités sont absolument remarquables de mise en scène. Le danger et la noirceur sans retour de ces territoires perdus de la République est jetée à la gueule du spectateur.

La brutalité du quotidien vécue par ces flics qui pour un salaire de merde sont confrontés à la violence et au risque de se faire flinguer sans moyens est évidemment choquante en soit.

Jimenez insiste sur l’hypocrisie du politique qui exige des résultats chiffrés quels qu’ils soient mais demande d’éviter de casser les véhicules et d’entrer dans les cités.

L’intensité du film, son côté anxiogène sont très bien alternés par l’amitié qui lie ces trois individus convaincus de faire ce qu’il faut, d’utiliser les armes de dealers pour les faire tomber. Disons que l’institution policière n’en sort pas grandie de par la bienpensance et la frilosité qui en ressort, chacun cherchant à sauver sa peau plutôt qu’à être solidaire, surtout que la presse et la sphère politique s’emballent.

Le film est donc paradoxalement drôle par moment, testostéroné souvent, rythmé par une très bonne BO et un sens de l’action, un western moderne très bien réalisé.

La piste aux Lapins :

4 lapins

« Luca » – Pixar – de Enrico Casarosa – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

Luca - film 2021 - AlloCiné

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Les studios Pixar nous livrent des dessins animés tous les ans voire deux fois par an et la magie des années 1990 et 2000 est un peu retombée faute à des suites pas toujours opportunes. Mais de temps en temps, le talent de la firme à la lampe revient comme avec Vice Versa, le merveilleux Coco ou le récent Soul.

Second long métrage à ne pas sortir au cinéma mais sur la plateforme Disney Plus, l’opus Luca s’adresse à un public plus jeune et cherche moins à toucher les adultes, comme l’ont souvent fait les bijoux Pixar. Pourtant le talent est là tant dans l’animation que les beaux messages véhiculés avec simplicité mais aucune mièvrerie.

Car Luca, en parlant de deux enfants poisson cherchant à s’intégrer dans un petit village italien, cherche à atteindre plusieurs objectifs. D’abord, il parle de tolérance et d’acceptation de la différence, ce qui ne fait jamais de mal comme valeurs à inculquer aux petites têtes blondes. Il le fait de façon assez détournée en parlant de cette différence peu à peu au fil du film. Ce qui parait comme un Eldorado, la vie des humains, peut se transposer pour des classes populaires ou des enfants de couleur victimes de racisme et n’ayant pas accès aux mêmes mondes.

Ensuite le film est très enfantin et regarde les vacances, l’été du point de vue d’un village italien des années 60, en donnant une image idéalisée d’un temps révolu où la Vespa était le Graal et où toute la vie connectée d’aujourd’hui n’était pas utile pour être heureux.

Le film est visuellement très réussi et sait émouvoir ou faire rire au bon moment.

Ce n’est certes pas un Pixar majeur qui fera date mais c’est un très beau travail créatif qui traduit de façon fluide ce qu’est l’amitié enfantine, la possession de l’ami, le sentiment de trahison ou d’abandon quand l’autre grandit plus vite ou voit ses envies s’orienter totalement ailleurs.

Quelques part Luca parle de la solitude des enfants, de leur méchanceté parfois, de leurs jeux avec trois bouts de ficelle, avec une évidence confondante.

D’où la grande réussite du film.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire » de Nicolas Bedos – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire | Madiana

Il est compliqué de passer après deux premiers opus très réussis et un réalisateur oscarisé, Michel Hazanavicius. Donc autant le dire d’entrée, Nicolas Bedos n’a pas le talent de son prédécesseur et le film est moins bon. Moins drôle, plus de longueurs, moins de rythme.

Après dire que le film est raté serait être de très mauvaise fois car le scénariste Jean François Halin est toujours là et réussit à faire évoluer le personnage en le montrant tout aussi bête et con qu’avant mais en lui donnant une dimension presque attendrissante par moments.

Et puis surtout, on rigole, rassurez vous et pas qu’une fois. Les gags sont au rendez-vous, on se moque allégrement de la centre Afrique et du racisme d’Etat et en ce sens « OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire«   fait le job. C’est juste qu’il ne surprend pas particulièrement.

Le personnage de Pierre Niney est bien trouvé et bien joué et permet d’apporter sa bonne dose d’opposition avec notre anti héros.

Jean Dujardin est juste énorme dans plusieurs scènes où il est confondant quand il joue le personnage dépassé par les évènements qui joue l’homme qui maitrise devant le jeune espion alors qu’on sent dans son regard qu’il ne comprend pas ce qu’il fait. Ce jeu dans le jeu est très bon et très drôle également.

Le film est donc sympathique et distrayant, ce qui est tout de même le but essentiel. Il est juste en dessous des attentes, ce qui ne gâche pas le plaisir de retrouver ce personnage iconique qui sait si bien renvoyer aux français la bêtise de leur suffisance historique.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

« Old » de M. Night Shyamalan – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

Old - film 2021 - AlloCiné

Il est possible que vous trouviez le film à chier. Car Night Shyamalan aime jouer sur les concepts comme tout au long de sa carrière, qui a décollé avec Sixième sens et Incassable il y a 22 ans avant de prendre l’eau avec « La jeune fille de l’eau » ahah puis Phénomènes, Le dernier maitre de l’air et After Earth.

Il a eu un retour en grâce en filmant de plus petits budgets, toujours sur des films concepts, The Visit, Split et Glass ayant tous bien marché.

Avec son nouveau film, il plonge donc neuf individus sur une plage paradisiaque dont ils ne peuvent pas sortir et sur laquelle ils vieillissent en version accélérée. On ne comprend pas pour quoi et le film accumule les mauvaises nouvelles et flingue les personnages les uns après les autres.

Ce petit jeu de  « c’est qui qui qui partira le premier » a quelquechose de ludique et glauque à la fois mais se regarde et tient plutôt la distance. Le problème est que certains trouveront çà nul et chiant car quand on comprend le concept, le suspens n’est pas à son paroxysme et le seul qui existe est de savoir pourquoi et y aura t il des survivants. Ce qui n’est pas ultra original.

Le film est plutôt bien mené mais divise énormément. Moi j’ai passé un moment distrayant en me disant que le film sera vite oublié mais mon conjoint a trouvé cela risible et long, ce que je peux comprendre aussi tant le concept s’évente assez vite et peut fatiguer.

La faute de Night Shyamalan est probablement d’avoir croqué des personnages pas très attachants et on se fout complétement de ce qui va leur arriver.

Le film se contente d’horrifique là où le concept aurait pu être bien mieux exploité et prendre une tournure philosophique intéressante.

Il ne garde de cela qu’un divertissement qui s’efface très vite. Dommage.

La piste aux Lapins :

3 lapins

« Little Fish (si je t’oublie je t’aime) » – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

Little Fish - Film (2021) - SensCritique

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Face à Netflix et Disney, UniversCiné se lance dans la SVOD - Born to WatchAprès les films, Orange Studio se lance dans la production de séries ! —  Just About TV

Olivia Cooke (Ready Player One) joue avec Jack O’Connell dans ce film de SF au pitch curieux, très actuel dans notre monde frappé par une pandémie.

« Little Fish », retitré  « si je t’oublie je t’aimes », soit un titre complétement con, est disponible en Vod et a été privé de sortie ciné malgré son réalisateur, Chad Hartigan, primé à Sundance et le très bon accueil critique.

Little Fish a un scénario assumé comme dans la veine de la série Black Mirror.

Un jeune couple marié est confronté à une pandémie mondiale qui efface la mémoire des gens.

Dès lors, comment ne pas sombrer et trouver une issue ?

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« . Comme d’habitude, il est et d’un naturel confondant. Pour jouer la copine qui tient bon face à son mec qui perd la mémoire, Olivia Cooke, qui sera l’héroïne du spin off de Games of Thrones, est elle aussi excellente.

Ajoutée à celà un scénario pour lequel on ne sait pas trop où il ira sans pathos particulier, et vous arrivez à un bon film. Ce n’est certes pas une claque, un grand film ou un objet filmique novateur mais le film est efficace et montre la perte de repères dans un monde qui sombre sans en faire des caisses.

Les acteurs portent vraiment le sujet avec grand talent.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

« The Hand of God », le nouveau Paolo Sorrentino

22 août, 2021

Cineserie.com] – The Hand of God : une jolie bande-annonce pour le nouveau  film de Paolo Sorrentino – Série

Paolo Sorrentino a calmé tout le monde avec ses séries The Young Pope et The New Pope avec Jude Law.

Côté cinéma évidemment, il a toute une carrière dont les excellents Il divo, La grande bellezza et Youth.

Le réalisateur italien revient avec The Hand of God, une exclusivité Netflix qui sera diffusé en décembre et passera par la 78e Mostra de Venise début septembre.

On y suit un jeune garçon début des années 80 à Naples, qui sort d’un chagrin d’amour et va croiser Diego Maradona, son dieu vivant. La beauté plastique du cinéma de Sorrentino est bien présente.

Bande-annonce :

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BA American Crime Story saison 3 : le scandale Monica Lewinsky

22 août, 2021

Impeachment: American Crime Story' Teaser: FX Anthology's New Season –  Deadline

Après l’affaire O.J. Simpson en 2016 dans une saison extraordinaire (Netflix) et une saison sur l’assassinat de Gianni Versace en 2018,  l’anthologie du célèbre showrunner Ryan Murphy revient pour une saison 3 centrée autour de l’affaire Monica Lewinsky.

Le président Bill Clinton sera joué par Clive Owen et Beanie Feldstein sera dans le rôle de Lewinsky.

La géniale Sarah Paulson est de retour.

La nouvelle saison sera diffusée sur FX le 7 septembre puis en France sur Canal+.

Bande-annonce :

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Ba « Les Eternels » de Chloé Zhao

22 août, 2021

Les Éternels : une ultime bande annonce

Voici le gros blockbuster Marvel qui va tenter d’introduire des supers héros que le grand public ne connait pas, un peu comme les Gardiens de la Galaxie, afin d’étendre encore plus son univers Marvel.

Chloé Zhao, réalisatrice de films d’auteurs dont le Nomadland a été auréolé du  Lion d’or à la Mostra de Venise 2020, puis le Golden Globe du meilleur film dramatique, l’Oscar du meilleur film en 2021, l’Osacar de la meilleure actrice pour la 3ème fois pour Frances McDormand et l’Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao.

Autant dire que Marvel a du très lourd derrière la caméra.

Appartenant à une ancienne race d’êtres humains, les Eternels, qui peuvent manipuler l’énergie cosmique, ont été créés par les Célestes afin de protéger la Terre contre leurs homologues, les Déviants.

Le film est important car il introduit des personnages méconnus du grand public et importants pour la phase 4 du MCU (Marvel Cinematic Universe).

Côté casting Richard Madden (Game of Thrones, Rocketman? Bodyguard, Les Médicis) sera Ikaris, Kit Harington (Game of Thrones) sera Le Chevalier noir, Salma Hayek sera Ajak et Angelina Jolie sera Thena.

Le film sortira le 03 novembre 2021.

Bande-annonce :

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