Archive pour août, 2021

« Old » de M. Night Shyamalan – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

Old - film 2021 - AlloCiné

Il est possible que vous trouviez le film à chier. Car Night Shyamalan aime jouer sur les concepts comme tout au long de sa carrière, qui a décollé avec Sixième sens et Incassable il y a 22 ans avant de prendre l’eau avec « La jeune fille de l’eau » ahah puis Phénomènes, Le dernier maitre de l’air et After Earth.

Il a eu un retour en grâce en filmant de plus petits budgets, toujours sur des films concepts, The Visit, Split et Glass ayant tous bien marché.

Avec son nouveau film, il plonge donc neuf individus sur une plage paradisiaque dont ils ne peuvent pas sortir et sur laquelle ils vieillissent en version accélérée. On ne comprend pas pour quoi et le film accumule les mauvaises nouvelles et flingue les personnages les uns après les autres.

Ce petit jeu de  « c’est qui qui qui partira le premier » a quelquechose de ludique et glauque à la fois mais se regarde et tient plutôt la distance. Le problème est que certains trouveront çà nul et chiant car quand on comprend le concept, le suspens n’est pas à son paroxysme et le seul qui existe est de savoir pourquoi et y aura t il des survivants. Ce qui n’est pas ultra original.

Le film est plutôt bien mené mais divise énormément. Moi j’ai passé un moment distrayant en me disant que le film sera vite oublié mais mon conjoint a trouvé cela risible et long, ce que je peux comprendre aussi tant le concept s’évente assez vite et peut fatiguer.

La faute de Night Shyamalan est probablement d’avoir croqué des personnages pas très attachants et on se fout complétement de ce qui va leur arriver.

Le film se contente d’horrifique là où le concept aurait pu être bien mieux exploité et prendre une tournure philosophique intéressante.

Il ne garde de cela qu’un divertissement qui s’efface très vite. Dommage.

La piste aux Lapins :

3 lapins

« Little Fish (si je t’oublie je t’aime) » – critique du Blanc Lapin

22 août, 2021

Little Fish - Film (2021) - SensCritique

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Face à Netflix et Disney, UniversCiné se lance dans la SVOD - Born to WatchAprès les films, Orange Studio se lance dans la production de séries ! —  Just About TV

Olivia Cooke (Ready Player One) joue avec Jack O’Connell dans ce film de SF au pitch curieux, très actuel dans notre monde frappé par une pandémie.

« Little Fish », retitré  « si je t’oublie je t’aimes », soit un titre complétement con, est disponible en Vod et a été privé de sortie ciné malgré son réalisateur, Chad Hartigan, primé à Sundance et le très bon accueil critique.

Little Fish a un scénario assumé comme dans la veine de la série Black Mirror.

Un jeune couple marié est confronté à une pandémie mondiale qui efface la mémoire des gens.

Dès lors, comment ne pas sombrer et trouver une issue ?

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« . Comme d’habitude, il est et d’un naturel confondant. Pour jouer la copine qui tient bon face à son mec qui perd la mémoire, Olivia Cooke, qui sera l’héroïne du spin off de Games of Thrones, est elle aussi excellente.

Ajoutée à celà un scénario pour lequel on ne sait pas trop où il ira sans pathos particulier, et vous arrivez à un bon film. Ce n’est certes pas une claque, un grand film ou un objet filmique novateur mais le film est efficace et montre la perte de repères dans un monde qui sombre sans en faire des caisses.

Les acteurs portent vraiment le sujet avec grand talent.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

« The Hand of God », le nouveau Paolo Sorrentino

22 août, 2021

Cineserie.com] – The Hand of God : une jolie bande-annonce pour le nouveau  film de Paolo Sorrentino – Série

Paolo Sorrentino a calmé tout le monde avec ses séries The Young Pope et The New Pope avec Jude Law.

Côté cinéma évidemment, il a toute une carrière dont les excellents Il divo, La grande bellezza et Youth.

Le réalisateur italien revient avec The Hand of God, une exclusivité Netflix qui sera diffusé en décembre et passera par la 78e Mostra de Venise début septembre.

On y suit un jeune garçon début des années 80 à Naples, qui sort d’un chagrin d’amour et va croiser Diego Maradona, son dieu vivant. La beauté plastique du cinéma de Sorrentino est bien présente.

Bande-annonce :

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BA American Crime Story saison 3 : le scandale Monica Lewinsky

22 août, 2021

Impeachment: American Crime Story' Teaser: FX Anthology's New Season –  Deadline

Après l’affaire O.J. Simpson en 2016 dans une saison extraordinaire (Netflix) et une saison sur l’assassinat de Gianni Versace en 2018,  l’anthologie du célèbre showrunner Ryan Murphy revient pour une saison 3 centrée autour de l’affaire Monica Lewinsky.

Le président Bill Clinton sera joué par Clive Owen et Beanie Feldstein sera dans le rôle de Lewinsky.

La géniale Sarah Paulson est de retour.

La nouvelle saison sera diffusée sur FX le 7 septembre puis en France sur Canal+.

Bande-annonce :

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Ba « Les Eternels » de Chloé Zhao

22 août, 2021

Les Éternels : une ultime bande annonce

Voici le gros blockbuster Marvel qui va tenter d’introduire des supers héros que le grand public ne connait pas, un peu comme les Gardiens de la Galaxie, afin d’étendre encore plus son univers Marvel.

Chloé Zhao, réalisatrice de films d’auteurs dont le Nomadland a été auréolé du  Lion d’or à la Mostra de Venise 2020, puis le Golden Globe du meilleur film dramatique, l’Oscar du meilleur film en 2021, l’Osacar de la meilleure actrice pour la 3ème fois pour Frances McDormand et l’Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao.

Autant dire que Marvel a du très lourd derrière la caméra.

Appartenant à une ancienne race d’êtres humains, les Eternels, qui peuvent manipuler l’énergie cosmique, ont été créés par les Célestes afin de protéger la Terre contre leurs homologues, les Déviants.

Le film est important car il introduit des personnages méconnus du grand public et importants pour la phase 4 du MCU (Marvel Cinematic Universe).

Côté casting Richard Madden (Game of Thrones, Rocketman? Bodyguard, Les Médicis) sera Ikaris, Kit Harington (Game of Thrones) sera Le Chevalier noir, Salma Hayek sera Ajak et Angelina Jolie sera Thena.

Le film sortira le 03 novembre 2021.

Bande-annonce :

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« La loi de Téhéran » de Saeed Roustayi – critique du Blanc Lapin

15 août, 2021

La Loi de Téhéran - film 2019 - AlloCiné

Le pitch : En Iran, la sanction pour possession de drogue est la même que l’on ait 30 g ou 50 kg sur soi : la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n’ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. Au terme d’une traque de plusieurs années, Samad, flic obstiné aux méthodes expéditives, met enfin la main sur le parrain de la drogue Nasser K. Alors qu’il pensait l’affaire classée, la confrontation avec le cerveau du réseau va prendre une toute autre tournure…

Pour son premier film, l’iranien Saeed Roustayi scotche tout le monde et se fait un nom aux côtés des plus grands dont Asghar Farhadi ou Jafar Panahi.

Dès les premières scènes il dévoile l’ampleur de sa mise en scène extrêmement fluide et qui use du symbole sans en faire des caisses. On y voit des policiers qui arrêtent des centaines de consommateurs de drogue dure, entassés dans un terrain vague entre des silos de bétons, de tous âges par c’est la pauvreté qui les a amenés là. L’exode des cette foule d’anonymes vers d’immenses prisons est juste bluffant car il dit tout de ce fléau ingérable sur place car sa racine est la misère. La première scène est une course poursuite à pied dans Téhéran entre un policier et un dealeur et le final est juste excellent tant il va jouer sur le reste de l’histoire à un moment inattendu.

Roustayi aurait pu être considéré comme ultra classique et peu critique de la société (le film est sorti en Iran et a cartonné) mais justement il montre « les bons », ces policiers qui traquent les dealeurs et tentent de démonter un réseau, avec un regard distant.

Le policier, anti héros joué par la star Payman Maadi (vu chez Asghar Farhadi) est jusque boutiste et d’une dureté incroyable. Alors qu’on apprend très vite que les peines peuvent aller rapidement à la peine de mort.

Il nous parle de corruption de la police comme une chose commune mais fait de ses personnages de bons policiers. Pourtant il n’existe pas de vraie solidarité entre ces flics et la cohésion n’existe pas car le régime l’empêche, chacun a peur des conséquences de ne pas être plus blanc et sans reproches que le voisin. C’est raconté avec suffisamment de finesse pour que le régime ne puisse rien redire au propos du film. Mais c’est bien là comme une déconstruction du lien social.

Puis à la moitié du film, le réalisateur renverse la vapeur et va nous parler du dealer, de l’énorme poisson qu’ils recherchent, après avoir décrit avec méthode et suspens les interrogatoires psychologiques et la façon de remonter la filière. Le personnage qui entre en jeu donne alors une dimension différente au film qui passe d’excellent polar à une introspection du milieu carcéral et d’où viennent ces anonymes dealeurs ou consommateurs. Il ne cherche pas d’excuses au mal, il l’explique juste avec humanité et des petites scènes toutes simples qui emportent autant l’émotion qu’elle révèlent une grande maturité de ce grand cinéaste qui nait devant nos yeux.

Après un film haletant, complexe, qui passe à toute allure telle la première scène de course poursuite, le cinéaste brosse un portrait édifiant et d’une efficacité redoutable, sans aucun pathos, juste factuel.

« La loi de Téhéran« est un très grand film politique et social tout en étant surprenant et en tenant en haleine du début à la fin.

Grosse claque !

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

« Onoda, 10 000 nuits dans la jungle » de Arthur Harari – critique du Blanc Lapin

15 août, 2021

Onoda - 10 000 nuits dans la jungle - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

Je ne connaissais pas cette histoire vraie de ce soldat japonais  resté 30 ans sur une ile des philippines, dans la jungle, pensant assurer la résistance en attendant que ses supérieurs lui donnent un signe.

L’histoire est tout bonnement fascinante tellement on reste incrédule devant la perte de repère au temps et la capacité des personnages (Onoda et 3 soldats fidèles) à se couper du monde en versant dans la méfiance de la manipulation des gens civilisés des villages. Ils vont s’isoler et vivre en autarcie, toujours sur le qui vive, et même tuer des innocents pensant toujours être en guerre.

On peut se dire que les personnages sont fous mais justement, hormis l’autopersuasion qui les incite à poursuivre le maquis sans se poser de questions, qui est en soit un peu dingue, le réalisateur Arthur Harari ne cherche absolument pas à tomber la facilité de ce type d’explication. C’est aussi que le lieutenant Onoda est sorti de cet enfer vert à 52 ans, puis a vécu jusqu’à 94 ans, a construit une seconde vie et a décrit dans une autobiograpophie les multiples détails de cette vie d’ascète qu’il détaillait dans des livrets. Il n’était donc pas fou mais formé comme une élite du guerriers solitaires et silencieux et a cru en la résilience de l’armée de son pays. On est scotché par ce patriotisme comme seul horizon, pour ces jeunes hommes qui n’ont quasi pas connu de femmes avant de s’auto-enfermer dans ce délire qui n’en n’était pas un pour eux.

La réalisation est fluide et Arthur Harari arrive à ne pas créer de longueurs malgré les 2h48 du long métrage ! Pour ma part, j’ai trouvé çà un peu long non que ça ne se finissait pas, le film est passionnant, mais j’aime la concision et les films de 3h demandent un certain effort qui coupera radicalement une partie du public. Un format resserré de 2h10 aurait permis probablement au film de rester plus longtemps à l’affiche et de ne pas rebuter certains.

L’expérience de voir ce film Onoda est cependant vraiment une chose à faire. Le film n’est pas cataloguable, à la fois lyrique et avec des plans très resserrés, à la fois long de par sa durée et parsemé d’aventures, métaphysique et brillant.

Un excellent film.

La piste aux Lapins :

4 lapins

« Kaamelott – Premier volet » d’Alexandre Astier – critique du Blanc Lapin

14 août, 2021

Kaamelott – Premier volet - film 2019 - AlloCiné

Alors on va être clair d’entrée. J’ai rarement vu la série Kaamelott et les rares fois où je tombais dessus je ne comprenais pas l’engouement. Je trouvais les blagues pas drôles et m’emmerdais assez en 4 minutes pour zapper.

Mais comme je tiens ce blog de cinéma depuis 12 ans et que la curiosité est une qualité qui s’entretient, j’ai souhaité laisser une seconde chance car cet Alexandre Astier a l’air bien sympathique et le temps qu’il a mis pour tourner et sortir son film force le respect. Il a voulu sortir un long métrage respectueux de son public et rien que pour cela, je devais le voir quitte à risque de grave m’emmerder.

L’excellente surprise est que j’ai rigolé, plein de fois, de bon cœur et devant des dialogues bien amenés.

Alain Chabat est comme toujours énorme et le film, peut-être un peu long, tient vraiment sur la durée avec de multiples personnages.

Mieux, si on ne connait pas cet univers, on peut rentrer dedans facilement sans être largué de ne pas savoir qui est qui.

Ensuite Astier et ses producteurs ont foutu du pognon sur son long métrage et çà se voit à l’écran. Le film est très généreux de décors, de figurants, de très beaux costumes. Niveau réalisation, tout le monde n’a pas un talent de fou mais il s’en tire bien, avec un montage des séquences qui tient l’histoire en rythme.

C’est vrai que quand on ne connait pas, on peut être surpris par ce mélange d’humour décalé et de personnages blasés avec parfois de l’émotion et du grand spectacle. C’est un style et c’est curieux mais surtout c’est réussi !

Bravo donc à Alexandre Astier pour sa persévérance et son amour pour ses personnages et son public.

Mission accomplie, le succès au rendez-vous est amplement mérité.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Titane » de Julia Ducournau – critique du Blanc Lapin

14 août, 2021

Titane - film 2021 - AlloCiné

Voilà enfin cette fameuse Palme d’Or que je n’ai pas pu voir en juillet, étant en vacances au soleil, et que je n’avais pas du tout envie de voir. Entendons nous, je suis ravi que la France décroche une quatrième palme d’Or en 20 ans, que ce soit une femme et que ceci récompense un cinéma de genre.

Mais bon la hype autour du film lors de sa présentation à Cannes ne m’avait pas accroché, ni la bande-annonce et encore moins la thématique.

Surtout, j’avais peur d’un film super glauque, violent et même gore.

Alors rassurez-vous, ce n’est pas gore du tout. Certes le personnage principal trucide cinq personnes assez vite en mode brutal mais la réalisatrice nous évite une complaisance dans l’hémoglobine. C’est juste que du coup le personnage est mal aimable, c’est le moins qu’on puisse dire.

C’était donc ma première bonne surprise. Et ma dernière aussi.

Disons que je ressors du film en ayant vu une proposition de cinéma très différente, un Ovni et que je comprend que certaines critiques adorent et que d’autres détestent. C’est un peu la thématique de Crash de Cronenberg en plus réussi et qui parlerait d’un monstre, né d’un accident, qui va s’humaniser tout en allant sur un final qui se veut porté d’espoir et de poésie dans l’extrême noirceur du film.

J’ai bien compris le propos de Julia Ducournau sur l’acceptation des genres, sexuels et cinématographiques, la métaphore étant assez claire.

La réalisation est assez brillante il faut le reconnaitre. Après j’ai un problème avec l’actrice qui ne m’a pas touché, à aucun moment. En fait j’ai un problème avec le film en général, qui n’a rien provoqué chez moi à part une curiosité de voir où la réalisatrice nous amenait, c’est déjà celà. Ah si, il y a eu ce sentiment de malaise, d’absence d’envie de voir le film avant, pendant et de ne surtout pas le revoir après.

Je n’ai pas détesté, je suis resté froid et imperméable.

Titane est inconfortable est baigné dans cette nuée de hype critique qui m’agace assez souvent à Cannes. On monte sur un piédestal un bon film sous prétexte qu’il est différent et porte du nouveau. Mais le problème c’est que les personnages ne sont absolument pas attachants. Leur manque d’empathie qui ne frétille que sur la dernière demi heure, fait que très honnêtement je me foutais complètement des deux personnages principaux.

Je comprend l’intérêt du flm, ce que recherche sa réalisatrice mais je vais au cinéma pour être ému et pourquoi pas dérangé mais juste dérangé çà ne suffit pas à me faire crier au génie. Surtout que çà ne provoque pas de réflexion particulière derrière le genre, le deuil ou autre. Ce sont des thèmes présents mais écrasés par la mise en scène.

Bref, je suis content de l’avoir vu pour savoir devant quoi intelligentzia critique se pâmait. C’est un bon film qui a le mérite de casser des codes et de tenter de nouvelles choses. Après une Palme…non.

La piste aux Lapins :

3 lapins

« Free Guy » de Shawn Levy – critique du Blanc Lapin Ryan Reynolds, Jodie Comer,

14 août, 2021

Free Guy - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Un employé de banque, découvrant un jour qu’il n’est en fait qu’un personnage d’arrière-plan dans un jeu vidéo en ligne, décide de devenir le héros de sa propre histoire, quitte à la réécrire. Evoluant désormais dans un monde qui ne connaît pas de limites, il va tout mettre en œuvre pour le sauver à sa manière, avant qu’il ne soit trop tard…

Ryan Reynolds est sympa. C’est le mec musclé, cool et sympa. Non seulement il joue toujours ce genre de rôle mais visiblement il a cette coolitude dans la vraie vie. Et c’est un businessman richissime qui a fait fortune en parallèle de sa carrière ciné parcequ’il est malin le mec.

Niveau ciné, on ne peut pas dire qu’il ait joué dans des films mémorables mais son acharnement pour jouer le super anti héros Deadpool force le respect car ce n’était pas gagné, le personne était assez méconnu et même si j’ai trouvé cela très mauvais et pas drôle, visiblement ce n’était pas le cas de la presse et du public. Donc respect pour cette détermination.

Concernant « Free Guy« , c’est un peu le même sentiment qui en ressort.

Le film est gentil, plein de bons sentiments qui donnent la gerbe mais on ne peut pas lui en vouloir.

Tout d’abord parceque le film est bien réalisé et avec des effets spéciaux utilisés avec beaucoup d’humour. C’est ludique comme dans un jeu vidéo. Cà fait penser à Ready Player One de Steven Spielberg mais en mieux car les « bons sentiments » sont moins cons, moins mièvres, plus « sincères ».

L’entreprise de ce long métrage est de donner un divertissement trèèèèès grand public et efficace.

Bon, ce n’est pas du grand cinéma avec des réflexions magnifiques sur la vie la mort mais c’est juste fun. Les scénaristes se permettent même de faire des gros clins d’œils à The Truman Show et c’est suffisamment intelligent pour ne pas énerver.

Bref, une belle réussite un peu futile mais qui atteint ses objectifs avec respect des spectateurs.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

Superbe ba de « House of Gucci « de Ridley Scott avec un casting de ouf

14 août, 2021

Bande Annonce : House of Gucci

Le livre de Sara Gay Forden, intitulé The House of Gucci : A sensational story of murder, va faire l’objet d’une adaptation cinématographique.

Alors certes, compte tenu du confinement, on ne sait pas quand d’autant que Ridley Scott serait à la réalisation et qu’avant de passer à un autre film, il doit reprendre et terminer le tournage de The Last Duel, qui réunit Adam Driver, Ben Affleck et Matt Damon.

Lady Gaga y jouera l’épouse de Maurizio Gucci (Adam Driver) qui avait commandité son meurtre, ce qui ne manquera pas d’apporter une certaine hype au projet lors de sa sortie.

La MGM souhaite sortir le film fin 2021. Certes c’est ambitieux mais n’oublions pas que papy Scott, 83 ans au compteur, a enchainé pas moins de 18 films en 20 ans soit un de plus que Steven Spielberg et un de moins que moins que Clint Eastwood, qui sont eux aussi des stakhanovistes.

Ridley Scott, toujours aussi boulimique de tournage, a convaincu Adam Driver de revenir (après son prochain film ensemble, The last Duel), mais aussi Jared Leto, Jack Huston et le monstre sacré Al Pacino, qui vient de briller The Irishman pour notre plus grand plaisir de cinéphiles. Ce retour dans de belles productions fait plaisir après 15 années de films anodins.

Et pour couronner le tout, l’excellent Jeremy Irons, de retour grace à Batman et sutout la série Watchmen, endossera le rôle de Rodolfo Gucci, le père de Maurizio Gucci.

Il faut dire qu’après Gladiator en 2000, Ridley Scott a profité à fond de son succès pour tourner avec frénésie les deux tiers de sa carrière en 20 ans là où il avait tourné seulement 10 films les 23 premières années de sa carrière. Certains diront, dont votre blanc lapin préféré, qu’il aurait mieux fait de prendre son temps et de faire du qualitatif.

Un réalisateur tourne en général un film tous les deux ans quand il cartonne et plus généralement tous les trois, quatre voire cinq ans…et non tous les 1,25 années.

Or si Scott a tourné des chefs d’œuvre comme Alien le huitième passager, Blade Runner ou de très bons films comme Les Duellistes, Thelma et Louise, c’était durant sa carrière moins speed. Gladiator est pour moins un gros glaviot sans aucune cohérence, Hannibal un film de commande sans âme. Ses autres films des 20 dernières années sont relativement réussis à savoir La Chute du faucon noir, Les Associés, Kingdom of Heaven, Une grande année, American Gangster, Mensonges d’État, Robin des Bois, Prometheus, Exodus, Seul sur Mars, Alien Covenant, Tout l’argent du monde.

Camille Cottin jouera Paola Franchi, la femme avec qui Maurizio Gucci comptait refaire sa vie. Excellente sélection donc pour notre frenchie au milieu d’un casting incroyable pour un réalisateur culte. Good job !

Mais ils ont tous en commun de manquer d’une étincelle, d’un brio. Est-ce du à la moindre inspiration du bonhomme dont le côté faiseur industriel a pris le pas sur le reste ? Est ce du au manque de préparation entre chaque film ? Sa filmographie est longue et surtout il ne s’est pas effondré de longs moments comme d’autres de sa classe d’âge comme Francis Ford Coppola ou Brian de Palma.

Ceci fait tout de même plaisir de savoir l’animal toujours au travail, espérons juste qu’il nous sorte un vrai excellent film avant la fin de sa carrière.

Le film sort le 24 novembre 2021, à peine quelques semaines après The Last Duel du même Ridley Scott.

La bande-annonce est superbe :

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Ultime ba du très attendu « Dune » de Denis Villeneuve

14 août, 2021

 

Matt Neglia on Twitter: "The #Dune character posters look so damn good!!… "

Rotten Tomatoes on Twitter: "Dave Bautista, Charlotte Rampling, Sharon  Duncan-Brewster, David Dastmalchian, Chang Chen, and Stephen McKinley  Henderson get all-new character posters for #Dune.… https://t.co/qj2t1h7m8x"

Le fils de l’écrivain Frank Herbert, Brian, a choisi l’excellent Denis Villeneuve pour réaliser « Dune » d’après Franck Herbert, les héritiers de l’écrivain Frank Herbert et la société de production Legendary ayant récupéré les droits.

Cette série de livres, que j’adore, réputée inadaptable, a eu droit à un premier film de David Lynch, raté, compilant les deux premiers volumes. La célèbre tentative d’Alejandro Jodorowsky a été relatée dans le génial documentaire comique Jodorowsky’s Dune.

Denis Villeneuve est devenu l’un de mes chouchous après l’excellent « Incendies« , primé de partout à juste titre, le très bon  « Prisoners« , avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal et le très réussi « Sicario« . « Premier contact« , sa première immersion dans la SF était une réussite et il a également donné une suite au culte Blade Runner avec « Blade Runner 2049« , originale et prolongeant l’univers.

La bonne nouvelle c’est qu’il développe deux longs métrages ! Or c’est l’erreur que David Lynch avait faite de vouloir faire tenir le premier livre en un film bien trop indigeste. D’autant que le vrai personnage principal, qui traverse tous les livres, Duncan Idaho, était torché en deux scènes.

Comme le budget sera trop conséquent, il tournera d’abord le premier film, ce qui suppose que le second n’arrivera qu’en cas de succès du premier…L’ambition de Denis Villeneuve est de nous livrer un Star Wars pour adultes…Enfin quand on a lu Dune, c’est carrément davantage !

Le premier film sortirait en 2021 donc il va falloir s’armer de patience.

Paul Atreides sera interprété par l’excellent Timothée Chalamet découvert cette année dans Call me by your name et qui est annoncé dans de nombreux autres projets hyper hype (le prochain Woody Allen, Beautiful Boy de Felix Van Groeningen, Henry V de David Michod).

Le héros de Dune voit sa famille se faire massacrer sur la planète Arrakis (Dune) lorsque l’empereur Shaddam IV décide de mettre la main sur l’Epice qu’ils exploitent et qui donne  des pouvoirs incroyables pour voyager à travers l’univers. Dune s’est un peu ce que Star Wars n’est pas et c’est de la SF particulièrement ambitieuse, qui parle de politique et d’aventure tout en traitant de sujets philosophiques ou de comment une civilisation peut se construire autour d’une religion.

Des sujets passionnants traités avec suffisamment de divertissement pour que le grand public s’amuse en réfléchissant. On croise les doigts pour que Denis Villeneuve donne à l’œuvre de Franck Herbert l’adaptation brillante qu’elle mérite.

La superbe et talentueuse Rebecca Ferguson, découverte dans Mission : Impossible Rogue Nation et qui vient de cartonner dans la suite Mission impossible : Fallout, interpréte Dame Jessica, la mère de Paul Atréides, soit un rôle central qui parcourra les deux films en projet.

Les terribles Harkonnen, la maison qui dirige une partie de la galaxie où se déroule l’histoire et qui souhaite anéantir les Atreide, a trouvé deux de ses interprètes. Feyd Rautha auquel Sting avait prêté ses traits pour l’adaptation de David Lynch, sera l’un des personnages du second volume, si le 1er fonctionne au box office.

Dave Bautista sera Rabban, l’un des neveux du Baron Harkonnen, brute épaisse chargé de diriger Dune après qu’ils l’aient envahie. Bautista retrouve ainsi Villeneuve après Blade Runner 2049.

Stellan Skarsgård (le papa au blondinet Alexander) décroche le rôle génial du Baron Harkonnen. L’acteur suédois a été vu dans Avengers, Breaking the Waves, Dancer in the Dark, Dogville et Melancholia de Lars von Trier, Millénium de David Fincher, Will Hunting, Pirates des Caraïbes, Mamma Mia! Kiss Kiss (Bang Bang), Cendrillon de Kenneth Branagh, L’Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam.

L’excellente Charlotte Rampling incarnera la Révérende Mère Mohiam, la mère de Lady Jessica. C’est une fidèle de l’empereur Shaddam IV, dotée d’incroyables capacités psychiques, et dirigeant un groupe religieux nommé les Bene Gesserit. Excellent choix à nouveau.

Pour incarner le père de Paul, le Duc Léto Atreide, c’est le très bon Oscar Isaac qui est choisi. On l’a vu dans les derniers Star Wars, Inside Llewyn Davis, Ex Machina, A Most Violent Year.

Enfin l’immense Javier Bardem sera Stilgar, le chef des Fremen, les rebelles de la planète de sable qui vont aider Paul dans sa reconquête.

Duncan Idaho sera joué par Jason Momoa.

Le film sera présenté début septembre à la Mostra de Venise.

Sortie le 15 septembre 2021

3ème bande-annonce :

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DUNE 2021 Movie Poster: dune

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