Archive pour le 3 octobre, 2021

George Clooney et Brad Pitt de nouveau réunis

3 octobre, 2021

Brad Pitt et Angelina Jolie, futurs voisins de George Clooney ? - Gala

Réunis dans « Ocean’s 11 » et « Burn After Reading« , les deux stars, amis dans la vie, George Clooney et Brad Pitt vont de nouveau être réunis.

Le réalisateur Jon Watts (« Spider Man ») les fera tourner dans un film où ils joueront deux fixeurs qui sont embauchés sur la même mission.

Pour l’instant on n’en sait pas plus.

Ba du nouveau Paul Thomas Anderson, « Licorice Pizza »

3 octobre, 2021

Licorice Pizza - film 2022 - AlloCiné

Le grand Paul Thomas Anderson est l’un de mes réalisateurs préférés, un de mes chouchous, et aligne les réussites avec « There Will be Blood » avec l’excellent Daniel-Day Lewis, « Boogie Nights« , « Magnolia« , « Punch Drunk Love« , et bien sûr le film sur le créateur de la scientologie, l’excellent « The Master« . Et puis c’est le drame…il nous sort un « Inherent Vice«   vraiment mal ficelé, pas drôle, censé se rapprocher de Las Vegas Parano mais un peu chiant.

Hélas, si son « Phantom Thread » avec Daniel-Day Lewis dans son dernier rôle de cinéma, a séduit la critique, j’y suis resté de marbre. Ce film sur la création trop froid, trop classique dans sa mise en scène, oubliait l’émotion, trop confinée. L’élégance manifeste de « Phantom Thread » ne le rendait pas aimable pour autant, extrêmement rigide.

J’espère donc ne pas me prendre une troisième déception avec son prochain film.

« Licorice Pizza« s’intéressera à un lycéen vivant dans la Vallée de San Fernando dans les années 1970 et ayant connu le succès en tant qu’enfant comédien. Le lycéen sera incarné par Cooper Hoffman, le fils de Philipp Seymour Hoffman, grand ami de PT Anderson et immense acteur ayant joué pour lui très souvent (Boogie Nights, Magnolia, Punch Drunk Love, The Master)  avant de nous quitter en 2014.

Voici la bande-annonce :

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« Stillwater » de Tom McCarthy – critique du Blanc Lapin

3 octobre, 2021

Stillwater (2021) Film. Où Regarder le Streaming Online

En 2015, Tom McCarthy frappait fort avec Spotlight et ce film sur l’enquête sur les prêtres pédophiles au sein de l’Eglise Catholique. Son film était limite documentaire et reçu de nombreux prix à juste titre.

Aujourd’hui il revient avec un film très original puisqu’il immerge un foreur de pétrole du fin fond de l’Oklahoma en plein cœur de Marseille. Mais quelle drôle d’idée !

On se dit que çà ne va pas prendre, que ceci risque de tomber dans les clichés des américains sur la France ou dans le comparatif balourd entre une Amérique beauf et des situations défavorisées de quartiers. Sauf que pas du tout.

Le film est d’une finesse incroyable, porté par un duo tout aussi improbable.

Matt Damon retrouve un grand rôle comme il n’en n’avait pas eu depuis très longtemps dans cette stature de mâle taiseux, qui ne parle pas un mot de français et se déracine totalement de son Amérique profonde pour sauver sa fille, emprisonnée pour meurtre.

A travers son regard, ses expressions très minimalistes, il réussit à insuffler au personnage un attachement et une histoire, sans avoir besoin d’expliquer son passé. Face à lui Camille Cottin est impressionnante de naturel, avec un anglais impeccable qui lui ouvre les portes d’Hollywood puisqu’on la retrouvera bientôt chez Ridley Scott dans « House of Gucci« . Elle est tout simplement excellente de bout en bout en femme moderne, actrice de théâtre qui va aider cet américain complètement perdu qui ne sait pas à qui s’adresser. La construction de leur relation et d’un cocon de protection avec la fille du personnage de Camille Cottin, va dresser un miroir à la relation père-fille que le personnage a ratée. Cette fille jouée par Abigail Breslin est toute en nuances jusqu’au bout et ajoute une autre dimension au film, surprenante.

« Stillwater« est un grand film, ambitieux et qui aborde avec une grande subtilité la construction et déconstruction de liens familiaux, au-delà des frontières linguistiques, des murs de prison ou des océans.

Et c’est une très belle histoire, qui marque et qui reste dans la tête plusieurs jours tellement la mise en scène caméra à l’épaule, en plans serrés et le jeu des acteurs troublants de vérité et de naturel, font de cette histoire un must de 2021. L’action et le côté thriller alternent avec des scènes plus intimistes et donnent à l’ensemble une vitalité, une force qui font que les 2h20 passent très vite, avec une certaine forme d’évidence. L’évidence des très bons films.

Les nuances de « Stillwater » et ses propos plein de délicatesse en font l’une des plus belles surprises de l’année.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

« Cette musique ne joue pour personne » de Samuel Benchetrit – critique du Blanc Lapin

3 octobre, 2021

Cette musique ne joue pour personne - film 2020 - AlloCiné

Samuel Benchetrit est un réalisateur inégal. Amoureux des belles répliques et des personnages décalés, il s’essaie souvent à tenter de retrouver son style littéraire avec des gangsters paumés, des marginaux attachants, avec un humour noir mais attendrissant. Et souvent il prend un concept scénaristique pour faire s’entrecroiser ces personnages en film choral.

Parfois çà donne des films moyens comme « Janis et John« , « Chez Gino » ou « Chien« . Parfois çà donne de belles pépites désespérées comme « Asphalte » ou « J’ai toujours rêvé d’être un gangster« .

Quelques part, « Cette musique ne joue pour personne« , porte la même poésie dans son titre que « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » et la même réussite dans les personnages qu’il croque.

François Damiens, Ramzy Bedia, Vanessa Paradis, Joey Starr, Bouli Lanners, Gustave Kervern, Valeria Bruni-Tedeschi, Bruno Podalydès forment un casting de gueules dont l’alchimie prend à l’écran alors que franchement ce n’était pas gagné.

Vanessa Paradis est fluette et lumineuse en femme qui n’a rien réussi dans sa vie et se découvre un passion pour le théâtre dans une petite troupe d’amateurs et de bras cassés gérés par Bruno Podalydès complètement perché et iconoclaste. Gustave Kervern joue un tueur sentimental très attachant. Bouli Lanners est un autre homme de main qui se découvre une passion pour la philosophie et le yoga, toujours avec ce talent qui oppose son apparence de mec bien en forme à la légèreté de ses mots et de son jeu, très bien croqués. Ramzy Bedia trouve un rôle sérieux et tendre. Et François Damiens émeut autant qu’il fait rire en parrain mafieux épris d’amour pour une caissière et qui prend des cours de poésie pour lui écrire de bons mots.

La tristesse n’est jamais loin mais le réalisateur a une douceur, un attachement pour ses personnages qui permet à certaines scènes d’éviter de tomber dans le gênant.

Samuel Benchetrit est toujours sur le fil du rasoir entre scène qui pourrait virer au ridicule et scène qui bascule dans une sorte de poésie, de mélancolie douce amer et comique en même temps.

« Cette musique ne joue pour personne« est très réussi car il décrit des personnages cassés, fatigués, des cinquantenaires qui ont brulé la vie par les deux bouts, sont tombés dans une routine et se voient vieillir mais décident tous de laisser entrer en eux quelquechose de plus grand, de spirituel, tout en alternant ces scènes de nombreux moments comiques, axés sur l’absurde et le décalage entre la situation des personnages et leur position actuelle totalement déphasée.

Une belle réussite.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Le sommet des Dieux » de Patrick Imbert – critique du Blanc Lapin

3 octobre, 2021

Le sommet des dieux - Le Méliès - Grenoble - Cinéma art et essai

Quelle idée gonflée pour un réalisateur français que d’adapter un manga culte de Jirô Taniguchi, auteur de « Quartier lointain« , « L’homme qui marche » ou « Le journal de mon père« .

« Le sommet des Dieux » fait partie de ces œuvres fascinantes de simplicité et de beauté et la première force du film est de synthétiser 1000 pages de mangas en 1h30 et de garder toute l’essence de l’œuvre pour la rendre accessible au plus grand nombre.

Le pitch : A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.

L’animation est tout d’abord fidèle au roman graphique et d’une grande fluidité, permettant de toucher du doigt toute la poésie de ces aventuriers limite nihilistes qui se dépassent pour gravir des sommets quitte à y mourir et qui le font pour l’ivresse du dépassement, pour s’extirper de leur propre vie vers un idéal à la fois fascinant et qui les surpasse.

« Le sommet des Dieux » parle de l’humilité de l’homme face à la nature et se mue en réflexion philosophique sans jamais tomber dans le démonstratif ou l’explication de texte.

Patrick Imbert insuffle un rythme, un suspens qui vous prend aux tripes et vous balance une décharge d’humanité qui fait un bien fou.

La profondeur des thèmes et leur extrême pudeur font de cette adaptation l’un des grands films de 2021.

Arriver à capter le gigantisme des paysages, le danger qui se dérobe sous les pieds, le vertige des risques pris, juste avec des dessins. C’est un tour de force très très respectable.

« Le Sommet des Dieux » allie un scénario et une narration intelligente, une illustration graphique fidèle et qui capte toute la réflexion sur de grandes questions existentielles, et se termine sur l’impression d’avoir vu un très grand film.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

« Le bal des folles » de Mélanie Laurent – critique du Blanc Lapin

3 octobre, 2021

Prime Video: Le Bal des folles

Mélanie Laurent est douée tant comme actrice que réalisatrice et sa nouvelle réalisation a donc été produite pour Amazon Prime.

Son nouveau long métrage avait de quoi séduire par sa thématique, à savoir l’histoire d’une jeune femme du 19ème qui entend et voit des morts et qui va se retrouver internée dans la clinique neurologique de La Salpêtrière, gérée par le Professeur Charcot.

Hélas le film ne tient pas ses promesses. Si Mélanie Laurent, Lou de Laâge, Benjamin Voisin jouent très bien et que la réalisation est de qualité, c’est l’histoire qui pêche.

Tout çà pour çà ? Pour raconter l’internement d’une femme et la gestion des individus, montrés aux bourgeois comme des bêtes de foires…certes c’est intéressant mais pas du tout novateur ou surprenant. A aucun moment le récit n’emporte ou sort des sentiers très attendus.

On aurait pu espérer un mélange de surnaturel, mais rien n’arrive. On attend et çà ne décolle jamais vraiment.

Une déception.

La piste aux Lapins :

3 lapins