« The Suicide Squad » de James Gunn – critique du Blanc Lapin

The Suicide Squad - film 2021 - AlloCiné

Pitch : Bienvenue en enfer – aka Belle Reve, la prison dotée du taux de mortalité le plus élevé des États-Unis d’Amérique. Là où sont détenus les pires super-vilains, qui feront tout pour en sortir – y compris rejoindre la super secrète et la super louche Task Force X. La mission mortelle du jour ? Assemblez une belle collection d’escrocs, et notamment Bloodsport, Peacemaker, Captain Boomerang, Ratcatcher 2, Savant, King Shark, Blackguard, Javelin et la psychopathe préférée de tous : Harley Quinn. Armez-les lourdement et jetez-les (littéralement) sur l’île lointaine et bourrée d’ennemis de Corto Maltese. Traversant une jungle qui grouille d’adversaires et de guerilleros à chaque tournant, l’Escouade est lancée dans une mission de recherche et de destruction, avec le seul Colonel Rick Flag pour les encadrer sur le terrain… et la technologie du gouvernement dans leurs oreilles, afin qu’Amanda Waller puisse suivre le moindre de leurs mouvements. Comme toujours, un faux pas est synonyme de mort (que ce soit des mains de leurs opposants, d’un coéquipier ou de Waller elle-même). Si quelqu’un veut parier, mieux vaut miser contre eux – et contre eux tous.

L’ayant loupé cet été avec la tonne de films qui sortaient et s’embouteillaient, je peux enfin grâce à la sortie vidéo-Vod faire une séance de rattrapage pour la seconde adaptation et reboot de Suicide Squad, le film affreux et raté sorti en 2016.

Le film de David Ayer avait cartonné au box office, dépassant les 800 M$ au box office mondial avec des critiques accablantes.

James Gunn a donc fait une infidélité à Marvel suite aux dissensions avec la firme (l’histoire des vieux tweets qui lui étaient reprochés) bavant de revenir pour Les Gardiens de la Galaxie 3 dans le giron de Disney.

Pour cette insertion chez les concurrents de Warner et DC Comics, le réalisateur signe un long métrage assez surprenant. Et c’est dommage qu’il ait fait un four au box-office et recueilli des critiques de malade soit l’inverse total du film qu’il reboote.

D’abord le film surprend dès les 10 premières minutes avec un retournement de situation inattendu et hyper surprenant. C’est gonflé et très drôle.

The Suicide Squad est foncièrement débile et délirant mais c’est totalement assumé et la liberté donnée au réalisateur a été totale.

Le résultat est donc gore et irrévérent à tous les niveaux, bourré d’action et de blagues potaches qui font mouche.

C’est coloré et surprenant, stupide de par son scénario mais on s’en fout totalement tant on se prend au jeu de savoir jusqu’où le réalisateur ira. Et en fait il se comporte comme un sale gosse qui dit sans cesse « pas cap ? moi ? attends ! ».

Le jeu de massacre est total avec des morts à la pelle et de l’hémoglobine de partout en mode cartoonesque irrévérencieux. C’est jouissif et rock’n'roll, multivitaminé voire sous mélange coke ecstasy, et ultra critique de la bien bienpensance américaine. Les services secrets sont de véritables connards cyniques et entre les bons et les méchants, il n’y a en gros aucune différence notable. Les héros sont souvent décérébrés et stupides donc il les sacrifie sans se poser de question quand çà justifie la blague.

Bref, rafraichissant mais à ne pas montrer aux enfants car c’est trash.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

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