Archive pour avril, 2022

Jacques Perrin, l’honneur d’un très bon acteur

21 avril, 2022

Jacques Perrin | Galatée Films

Jacques Perrin s’est éteint à l’âge de 80 ans. Acteur très discret qui avait mis sa carrière devant l’écran au second plan passé la cinquantaine pour devenir réalisateur et/ou producteur de documentaires à succès comme Microcosmos, Le Peuple migrateur,  Océans ou Les Saisons.

Connu du grand public pour certaines séries TFI style Le Château des Oliviers, on oublie souvent sa brillante carrière avec une douzaine de films à voir ou revoir absolument !

La Fille à la valise - Film (1961) - SensCritique

Dans La Fille à la valise de Valerio Zurlini il explose en 1960 aux côtés d’une Claudia Cardinale éblouissante. Il y joue un jeune homme de 16 ans qui doit gérer la femme que vient de plaquer son frère don juan évanescent. Il crève l’écran et le fi est un chef d’oeuvre à redécouvrir de toute urgence.

Il enchaine en tenant un second rôle dans La Vérité de Henri-Georges Clouzot aux côtés de Brigitte Bardot et retrouve Zurlini pour un second chef d’oeuvre aux côtés de l’immense Marcello Mastroianni, « Journal Intime », jouant deux frères séparés enfants à la mort de leurs parents et qui se retrouvent quand l’un tombe gravement malade. Magnifique. Jacques Perrin y est d’une justesse folle et tient lez rôle haut la main face au monstre sacré italien.

La 317ème section - Fossettes

En 1965 le jeune Pierre Schoendoerffer signe un autre chef d’oeuvre, la 317ème section où aux côtés de Bruno Cremer, Perrin illustre l’enfer des appelés en pleine la bataille de Dien Bien Phu, décimée pendant son repli.

Il enchaine avec le 1er film d’un futur maitre, Constantin Costa Gavras avec l’excellent polars Compartiment tueurs, au casting de fou, Simone Signoret, Yves Montand, Catherine Allegret, Michel Piccoli, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, LA classe !

En 1966, dans « La ligne de démarcation » de Claude Chabrol, il joue un résistant durant l’occupation dans un village du Jura à la limite de la zone libre. Superbe.

Les demoiselles de Rochefort, Jacques Perrin | Les ...

Il participe à l’aventure des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy …il retrouve Costa Gavras pour Z aux côtés de Yves Montand et Jean-Louis Trintignant (Un député progressiste est assassiné dans un pays méditerranéen. Le juge d’instruction s’occupant de l’enquête met en évidence, dans ce crime, la participation de l’armée et de la police.) et Jacques Demy pour Peau d’âne avec Catherine Deneuve et Delphine Seyrig.

L'Étrangleur (1970) - FilmAffinityLe désert des Tartares (1976) - Version restaurée - Bande ...

L’étrangleur de Paul Vecchiali est un petit bijou oublié où il joue un tueur en série à la beauté du diable, glaçant. Il retrouve Zurlini en 1976 pour Le Désert des Tartares (An 1900 aux confins d’un empire de l’Europe Centrale. Le jeune lieutenant Drogo vient de sortir de l’école militaire et se voit affecter à la forteresse de Bastiano, poste avancé de l’Empire aux bords d’une immense étendue aride : le désert des Tartares.) et partage l’affiche avec d’immenses acteurs comme Vittorio Gassman, Philippe Noiret, Fernando Rey, Laurent Terzieff...si çà ne vous dit rien, c’est grave ;) )

Le Crabe tambour en DVD : Le Crabe tambour - AlloCinéA Captain's Honor (1982)

Retour chez Schoendoerffer avec un autre chef d’oeuvre qui vaudra à Jean Rochefort son César du meilleur acteur, Le Crabe Tambour, avec aussi Claude Rich. On y suit des militaires sur un navire d’assistance dans l’Atlantique nord sous la direction de son commandant, un homme malade qui se sait condamné par un cancer.

Il retrouvera de niveau le maitre du film militaire avec L’honneur d’un capitaine qui aborde dès 1982 la guerre d’Algerie, ce qui était sacrément courageux et sacrément réussi. On le verra dans L’année des méduses, film à succès mais oubliable.

Puis les années 90 arrivent et alors qu’il a 50 ans et joue depuis l’âge de 16 ans, il se consacre aux téléfilms séries tv et de temps en temps des apparitions comme dans Cinéma Paradiso, Le petit Lieutenant ou tout récemment Goliath et entame sa seconde carrière de producteur à succès.

Voilà, des films que je vous invite à voir pour comprendre le magnétisme particulier de cet acteur discret mais brillant.

« Apollo 10½ : Les fusées de mon enfance » – de Richard Linklater

16 avril, 2022

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Apollo 10 1/2 : Les fusées de mon enfance retrace l’histoire du premier voyage sur la Lune selon deux points de vue croisés. Le film raconte ainsi l’incroyable épopée de l’été 1969 non seulement du côté des astronautes et du centre de contrôle de mission, mais aussi à travers les yeux d’un enfant qui vit à Houston au Texas et qui nourrit ses propres rêves intergalactiques.

Inspiré de la vie du cinéaste oscarisé Richard Linklater, Apollo 10 1/2 : Les fusées de mon enfance dresse un portrait de la vie aux États-Unis dans les années 60, entre passage à l’âge adulte, regard sur la société et aventure d’un autre monde.

C’est le 3ème film avec lequel Richard Linklater utilise le procédé de la rotoscopie, qui date de la fin du 19ème siècle. Cette technique consiste à détourer image par image les contours d’un vrai film tourné en prise de vue réelle. Ensuite les dessins calqués sur l’image réelle permettent de retranscrire la forme et les actions en film d’animation.

C’est évidemment laborieux comme exercice puisqu’en l’occurrence Linklater a tourné avec de vrais acteurs pour ensuite tout reprendre avec fort heureusement des aides techniques modernes.

Le réalisme est il est vrai assez bluffant et les mouvements bien plus réalistes.

Pour son adaptation de Philip K Dick, A Skanner Darkly, le résultat était également impressionnant et lui permettait en plus de rajouter des effets visuels issus des délires paranoïaques des personnages.

« Apollo 10½ : Les fusées de mon enfance » allie donc cet effet avec une première partie extrêmement réussie, qui plutôt que de verser dans la nostalgie de son enfance, explique avec humour et recul la vie d’un ado de la fin des années 60. On y retrouve les séries tv et les modes de consommation de l’époque, l’absence totale de conscience écologique, la foi inébranlable dans le progrès, la science, notamment grâce à la conquête spatiale.

En basant des personnages à Houston, dans une ville vivant exclusivement de ce rêve américain qui allait se concrétiser, Richard Linklater nous parle à hauteur d’enfant d’une époque optimiste où tout était possible. Le film est tendre et drôle à la fois et pause un regard bienveillant sur la naïveté de ce consumérisme de masse et ces idéaux bien nationalistes mais portés vers un destin commun.

L’émancipation et le fait que tout semble possible rappelle un peu le tout récent Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson. Hélas le charme rétro du film qui marche à fond sur sa première partie, finit par perdre de son impact lorsque l’on revient sur la conquête spatiale. La faute à un scénario plus attendu et une absence totale d’enjeu qui font retomber le soufflet. C’est dommage car l’excellent réalisateur de la série trilogie Before Sunrise, Before Sunset et Before Midnight et du prodigieux Boyhood, est un excellent conteur, d’une grande finesse. Mais cette fin plus convenue ne doit pas vous empêcher d’embarquer dans ce film très original par sa forme et très vivifiant dans sa première heure.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

Nouvelle Ba de « The Northman » film de vikings de Robert Eggers, réal de « The Lighthouse » avec Alexander Skarsgård, Willem Dafoe et Nicole Kidman et Björk

16 avril, 2022

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Après son film remarqué sur la sorcellerie,« The Witch », le réalisateur américain Robert Eggers a eu la presse et votre blanc lapin dévoué de son côté avec The Lighthouse, sorti fin 2019.

Robert Pattinson et Willem Dafoe y étaient des gardiens de phare sombrant peu à peu dans la folie. Un film vraiment excellent. Son projet suivant et en train de devenir un des plus hype du cinéma indépendant américain. Alexander Skarsgård partagera l’affiche avec les géniaux Willem Dafoe et Nicole Kidman mais aussi la star qui monte, Anya Taylor-Joy (Split). pour compléter le casting. Alexander Skarsgård est connu pour la série True Blood, le Melancholia de Lars von Trier , la série HBO Big Little Lies ou The Little Drummer Girl de Park Chan Wook. Bill Skarsgård, son jeune frère est essentiellement connu pour le remake de et sa suite.

The Northman se situera chez les Vikings en plein 10ème siècle. Peu d’infos ont fuité si ce n’est qu’il s’agira d’une histoire de revanche chez le peuple islandais culte et que le casting est alléchant. La chanteuse Björk, qui s’était jurée de ne plus faire de cinéma après Dancer In the Dark de Lars von Trier il y a 20 ans, pourra parler de son expérience traumatisant sur le plateau avec Alexander Skarsgård puisqu’elle a accepté pour notre plus grand plaisir cinéphile, de retourner devant une caméra pour un metteur en scène.

Avec des critiques élogieuses qui commencent à tomber et 88% de bonnes critiques sur l’agrégateur mondial Rotten Tomatoes, on peut annoncer que The Northman est l’un des évènements du printemps.

Sortie le 11 mai 2022

Nouvelle bande-annonce :

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Kathryn Bigelow revient avec un film apocalyptique

16 avril, 2022

Kathryn Bigelow crée à nouveau la polémique - Gala

Kathryn Bigelow, Oscar de la meilleure réalisatrice en 2010 pour Démineurs, reviendra sur Netflix avec Aurora.

Il s’agira d’un récit d’apocalypse adapté d’un livre de David Koepp, à paraître à l’été 2022.

Une tempête cataclysmique détruit la plupart des réseaux électriques de la planète.

Une mère divorcée tente de protéger son enfant et son frère, un riche CEO de la Silicon Valley. Ce dernier a construit un bunker dans le désert tellement il se préparait au pire.

Ba de « SAS : Rogue Heroes » par le showrunner de Peaky Blinders

16 avril, 2022
First Look At BBC's 'SAS: Rogue Heroes' From Peaky Blinders Creator
La nouvelle série de Steven Knight, showrunner de Peaky Blinders et Taboo se dévoile.
SAS : Rogue Heroes suivra la formation des  forces spéciales britanniques pendant les jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale.
Le casting réunit Connor Swindells (Sex Education), l’excellent Jack O’Connell (Invincible, Skins), Alfie Allen (Game Of Thrones), Sofia Boutella (Kingsman, Atomic Blonde) et Dominic West (The Wire).
La série arrivera cet automne sur la BBC et en France sur Canal+.
Bande-annonce :
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Cannes 2022 : une sélection très classe (Cronenberg, Park Chan Wook, James Gray, Kore Eda…)

16 avril, 2022

Assez curieusement et pour le retour du festival de Cannes au mois de mai après un festival 2020 annulé et un 2021 déroulé en juillet, le délégué général Thierry Frémaux n’a toujours pas annoncé le Président du Jury, habituellement mis en avant en janvier-février.

Il est foret probable que le festival tente de faire venir une grosse pointure et que c’est la raison d’autant de tergiversations.

Thierry Frémaux a donc annoncé la liste des films présentés hors compétition et en compétition sachant que quelques titres seront rajoutés comme d’habitude d’ici 15 jours, certains films n’était pas certains d’être montés à temps.

 

HORS COMPETITION

https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2021-12/Z%20comme%20Z.jpegElvis - film 2022 - AlloCiné

Le film d’ouverture le 17 mai sera la nouvelle comédie du papa de Oss 117 et the Artist à savoir Z (comme Z) de Michel Hazanavicius. Ce remake français de Ne Coupez pas ! petit film japonnais verra Romain Duris, Bérénice Bejo, Jean-Pascal Zadi, Grégory Gadebois, Finnegan Oldfield au prises avec une attaque de zombies au milieu d’un tournage de films de zombies !

En films hors compétition il y’aura la suite de Top Gun repoussée et annoncée de multiples fois depuis 10 ans et l’occasion pour Tom Cruise de retourner sur les marches avec Top Gun : Maverick de Joseph Kosinski.

Novembre de Cédric Jimenez (2021) - Cine974https://www.avoir-alire.com/IMG/arton45894.jpg

Après le succès de Bac Nord, Cédric Jimenez présentera Novembre sur l’anti-terrorisme pendant les 5 jours de traque des terroristes des attentats du 13 novembre 2015. Jean Dujardin, Anaïs Demoustier, Sandrine Kiberlain, Jérémie Renier sont les stars du film.

Autre film très attendu hors compétition, le nouveau film de Baz Luhrmann qui avait enflammé la croisette avec Moulin Rouge en 2001. Son biopic sur le king Elvis est porté par Austin Butler (qui sera en 2023 le grand méchant Feyd Rautha de Dune 2) avec Tom Hanks dans le rôle du manager. Le Rock’n’roll fera monter la température !

Nicolas Bedos reviendra après le raté 3ème Oss 117 avec toujours Pierre Niney, l’icône Isabelle Adjani, François Cluzet et Marine Vacth pour sa comédie policière Mascarade (sortie en novembre).

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Enfin Georges Miller revient 7 ans après son chef d’oeuvre Mad Max Fury Road qui avait enflammé la croisette. Son film de sf surprise Three Thousand Years of Longing réunira la géniale Tilda Swinton et le sous utilisé Idris Elba pour une histoire de génie exhaussant les vœux d’une femme sage. Évidemment le talent de Miller nous laisse autant espérer que craindre tant l’animal a laissé sa pâte sur Mad Max et s’est parfois planté sur le reste.

En séance de minuit Quentin Dupieux essaiera de faire rire les festivaliers avec Fumer fait tousser porté par un casting de fou à savoir Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig, David Marsais, Anaïs Demoustier, Adèle Exarchopoulos, Alain Chabat, Gilles Lellouche, Vincent Lacoste,  Doria Tillier et Jean-Pascal Zadi. Il y sera question de super héros et d’absurde comme à son habitude.

 

EN COMPÉTITION POUR LA PALME D’OR 2022
HOLY SPIDER d’Ali Abbasi

Ce cinéaste suédois d’origine iranienne est peu connu, prix Un certain regard pour Border en 2018. Un père de famille assassine des jeunes prostituées pour nettoyer la ville du péché puis sombre dans le désespoir face à la population qui ne comprend pas sa logique religieuse.

LES AMANDIERS de Valeria Bruni Tedeschi

Pour son 7ème long, l’actrice réalisatrice suit une troupe d’acteurs du Paris des années 80 qui souhaitent entrer dans l’école créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au théâtre des Amandiers de Nanterre. 

LES CRIMES DU FUTUR de David Cronenberg

Les Crimes du Futur de David Cronenberg avec Viggo Mortensen : la  bande-annonce - Sortiraparis.com

C’est l’un des films les plus attendus de l’année après 8 ans d’absence pour le maire canadien. David Cronenberg revient au body horror qui a fait ses premiers succès et retrouve Viggo Mortensen pour une quatrième fois.

Léa Seydoux et Kristen Stewart entourent l’immense acteur pour ce film de science fiction qui suit un artiste performer mettant en scène la métamorphose de ses organes dans des spectacles d’avant-garde.

On retrouvera probablement toute la passion du réalisateur pour l’organique bien dégueu et il est possible que le choc cannois soit là, ce qui ne serait pas une première pour le réalisateur de Crash.

bande-annonce :

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TORI ET LOKITA de Jean-Pierre & Luc Dardenne

Doublement palmés, les célèbres frangins Dardenne reviennent pour la 8ème fois en compétition avec ce film sur deux adolescents venus seuls d’Afrique qui s’unissent dans l’amitié pour faire face au quotidien des réfugiés.

Le film sera politique comme tout film des Dardenne.

STARS AT NOON de Claire Denis

Margaret Qualley et Joe Alwyn (qui remplace Robert Pattinson). Ce thriller sur fonds d’histoire d’amour est l’adaptation du roman Des étoiles à midi de Denis Johnson sorti en 1986. On y suit un homme d’affaires britannique et une pétillante journaliste sur fond de révolution au Nicaragua.

La réalisatrice de 73 ans est pour la première fois de sa carrière sélectionnée en compétition officielle.

FRÈRE ET SŒUR d’Arnaud Desplechin

Arnaud Desplechin retrouve Marion Cotillard et Melvil Poupaud | De l'autre  côté, perché avec le blanc lapin...

Arnaud Desplechin réunira des acteurs qu’il connait bien à savoir Marion Cotillard (« Les Fantômes d’Ismaël » et « Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) ») et Melvil Poupaud (« Un conte de Noël ».

Ces derniers seront « Frère et soeur » dans un film du même nom. Melvil Poupaud y jouera un ancien professeur, également poète tandis que Marion Cotillard jouera sa sœur, actrice, qui ne lui parle plus depuis vingt ans.

A la cinquantaine, la sœur et son frère sont réunis de force par le décès de leurs parents.

CLOSE de Lukas Dhont

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Caméra d’or en 2018 – pour Girl, le jeune cinéaste belge Luas Dhont fait son entrée dans la cour cinphilique la plus prestigieuse avec CLOSE. Léa Drucker et Emilie Dequenne jouent les mères de deux adolescents Léo et Rémi, inséparables. Suite un drame qui coupe leur relation sans raison, Léo se rapproche de la mère de Rémi pour tenter de comprendre.

ARMAGEDDON TIME de James Gray

Anne Hathaway et Anthony Hopkins très 70's sur le tournage d'"Armageddon  Time"

James Gray est le maitre derrière les drames New-Yorkais que sont « little odessa« , « la nuit nous appartient« , « two lovers« . Puis il s’est éloigné de New-York pour la grande aventure avec le très beau « The Lost City of Z« , qu’il mis 10 ans à réussir à produire. Son film de science-fiction Ad Astra, permettait à Brad Pitt d’ajouter en 2019 un nouveau grand rôle après celui obtenu chez Tarantino deux mois avant (Once Upon a Time in Hollywood).

Le film était l’une des grandes réussites de l’année alors qu’il était pourtant très attendu et sera l’un des nouveaux étalons de la science-fiction moderne grâce à la beauté de ses images et la richesse des thématiques brassées.

Après ses trois incursions dans des genres non contemporains (film en costume pour The Immigrant, aventures pour « The Lost City of Z » et Science-Fiction pour « Ad Astra »), James Gray reviendra à New York avec Armageddon Time. Il s’agira d’un film en partie autobiographique qui suivra l’éducation du réalisateur dans le quartier du Queens des années 80. Il y parlera de la Kew-Forest School où il est passé étudiant et dont le propriétaire était Fred Trump, le père de Donald Trump.

On a donc hâte de voir le traitement qu’il réservera au père du pire président que les Etats-Unis aient subis. Anne Hathaway sera tête d’affiche. Elle est rejointe par des pointures à savoir Anthony Hopkins ou le génial Jeremy Strong (Succession).

 

DECISION TO LEAVE de Park Chan-wook

Une affiche pour "Decision to Leave" de Park Chan-wook - Le Polyester
Park-Chan Wook est l’un des trois grands maitres sud-coréens des vingt dernières années.
« Sympathy for Mr Vengeance », « Lady Vengeance », « Old Boy », « Thirst » et « Stoker » ont jalonné une filmographie sous le signe de la violence. « Mademoiselle » marquait son retour brillant en 2017.
Il a signé fin 2018 une très bonne série d’espionnage que je vous recommande, « Little Drummer girl » adaptée de John Le Carré.
Park Chan-wook a pluseurs projets. Il a en tête un western ultra-violent intitulé Les Brigands de Rattlecreek. Il veut également faire un remake du film Le Couperet de Costa-Gavra, lui-même adapté de l’excellent romancier Donald E. Westlake.
Si ceci fait un moment qu’il en parle, le réalisateur semble avancer concrètement. Mais « The Ax » ne sera pas son prochain chef-d’oeuvre. Son prochain film ne sera ni le western barré ni le remake de Costa Gavras mais un retour en Corée avec son scénariste de Mademoiselle.
Decision To Leave suivra un officier de police, joué par Park Hae-il (The Host) qui enquête sur un meurtre dans un village en pleine montagneuse.
Son suspect n’est autre que la femme de la victime. On s’attend forcément à un film retord, au scénario à rebondissements, malin et à tiroirs

BROKER de Hirokazu Kore-eda

Une affiche pour "Broker" de Hirokazu Kore-Eda - Le Polyester

Le Japonais Hirokazu Kore-Eda a remporté une très belle Palme d’Or pour Une affaire de famille. Ici il suivra le système de boîtes mises à la disposition de parents qui veulent abandonner leurs bébés. La star Song Kang-Ho (Parasite) portera le film qui s’inscrit à fond dans les thématiques de filiation qui hantent le cinéaste.
NOSTALGIA de Mario Martone

HI-HAN de Jerzy Skolimowski
RMN de Cristian Mungiu

Bon je n’aime pas le réalisateur roumain de 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d’or 2007. Il m’emmerde prodigieusement et fait partie de ces habitués cannois que j’évite. Cristian Mungiu montrera une réflexion sur le destin de son pays et des communautés roumaines, hongroises, gitanes qui s’y croisent. On va se faire chier, c’est sûr.
TRIANGLE OF SADNESS de Ruben Östlund

Triangle of Sadness de Ruben Ostlund (2020) - Unifrance

Le suédois Ruben Östlund est un provocateur. Sa Palme d’Or 2017 pour The Square avait divisé. Triangle of Sadness réunit cette fois-ci un casting anglophone avec Woody Harrelson et Harris Dickinson (The King’s Man). On y suit un couple mannequins très aisés qui part en croisière sauf que le yacht est dirigé par capitaine marxiste chevronné.

Le bateau fait naufrage et les survivants doivent se débrouiller sur une île déserte. Ce Koh Lanta poitique pourrait s’avérer drôle.

SHOWING UP de Kelly Reichardt

Kelly Reichardt est très estimée par la critique même si son First Cow était un peu trop côté par la presse à mon goût. Pour la première fois, elle présente un film en compétition avec Michelle Williams, qui joue une artiste dans les heures précédant son vernissage…
LEILA’S BROTHERS de Saeed Roustaee

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Voici le retour de Saeed Roustaee qui a signé l’un des plus grands films de 2021, La Loi de Téhéran. Évidemment on attend le film suivant de ce jeune prodige iranien de 32 ans avec impatience même si on ne connait rien de l’histoire !
BOY FROM HEAVEN de Tarik Saleh

Le film se passe au Caire et parlera des rivalités religieuses au sein de l’Université du Caire pour ce réalisateur suédois d’origine égyptienne.
TCHAÏKOVSKI’S WIFE de Kirill Serebrennikov

Le réalisateur russe de Léto et La Fièvre de Petrov est de nouveau sur la Croisette. Opposant de Vladimir Poutine, le réalisateur est réfugié en France depuis le début de la guerre en Ukraine.

Son film suivra la relation tumultueuse entre Tchaïkovski et son épouse. Je n’avait pas adhéré à Léto…

 

Donc voilà pour résumer sur le papier mes chouchous sont David Cronenberg pour Crimes of the Future, Lukas Dhont pour Close, l’immense James Gray pour Armageddon Time, le maitre sud coréen Park Chan-wook pour Decision To Leave, le japonais délà palmé Kore-Eda pour Broker, le suédois Ruben Östlund pour Triangle of Sadness et le jeune iranien Saeed Roustaee pour Leia’s brothers.

« Freaks out » de Gabriele Mainetti – critique du Blanc Lapin

9 avril, 2022

CRITIQUE] : Freaks Out - Fucking Cinephiles - Le meilleur du cinéma par les  plus BadAss des cinéphiles !

Rome, 1943, sous occupation nazie, la Ville éternelle accueille le cirque où travaillent Matilde, Cencio, Fulvio et Mario comme phénomènes de foire. Les quatre « Freaks » vont tenter de survivre dans un monde en guerre…

Gabriele Mainetti revient 5 ans après son premier film « On l’appelle Jeeg Robot » qui avait déjà titillé la critique. Le réalisateur italien est le digne héritier d’un cinéma qui a finalement très peu de représentants à savoir le cinéma onirique, le cinéma de l’imaginaire. Et comme je suis particulièrement fan de ce genre de films lorsqu’ils sont réussis, j’étais la cible idéale.

Alors entendons nous, le film a des défauts. d’abord son personnage principal est un peu niaise et pas très travaillée. Ensuite sa ligue de super héros aurait mérité une meilleure écriture et la fin est un peu trop longue de 10 à 20 minutes même si on ne n’ennuie à aucun moment.

Une fois qu’on a dit cela, force est de constater qu’outre son inspiration forte d’Inglorious Basterds de Quentin Tarantino, le réalisateur emprunte à de très grands maitres du fantastique que sont Jean-Pierre Jeunet, Guillermo del Toro et mon chouchou des chouchou, Terry Gilliam.

Et ceci fait sacrément plaisir de voir autant d’idées se déverser sur l’écran pour provoquer l’imagination du spectateur et créer un monde très différent des Harry Potter ultra formatés. Le résultat visuel est très beau et certaines idées de mise en scène sont vraiment excellentes.

Un nouvel héritier de Georges Meliès est donc né. Un nouveau réalisateur de ce genre si rare et je ne peux qu’en être ravi.

Outre ces défauts cités plus hauts j’ai carrément pris mon pied tant le film est beau, enlevé, avec un vrai méchant qui a du relief, ce qui est fondamental pour réussir ce type de film. L’idée de ce cirque nazi est tout simplement brillante de folie et d’horreur mêlées.

Freaks out rend évidemment aussi hommage au Freaks de Todd Browning mais contrairement à une certaine presse ayant trouvé trop de citations, je ne suis pas d’accord. Gabriele Mainetti a son propre style, certes inspiré des auteurs vus plus hauts voir de Bong Joon Ho ou Kim Jee Woon les maitres coréens du film d’aventures fantastique. En effet, il insère beaucoup d’humour et de second degré, permettant de pallier peut-être à la moindre écriture des personnages.

Mais vu le résultat assez bluffant, qu’est ce que çà serait si il avait un excellent scénariste à ses cotés ?

Nul doute qu’Hollywood va se jeter sur lui. Espérons qu’il résiste comme tonton Terry et impose sa vision sans se faire broyer par le système.

Son Freaks out a du cœur et un amour du cinéma qui crève l’écran.

Souhaitons lui une brillante carrière et de nombreux films pour nous faire rêve, de l’autre côté de l’écran, perchés avec le blanc lapin ;) ))

La piste aux Lapins :

4 lapins

« En corps » de Cédric Klapisch – critique du Blanc Lapin

9 avril, 2022

EN CORPS de Cédric Klapisch - Cinémas Les 400 coups - Angers

Elise, 26 ans est une grande danseuse classique. Elle se blesse pendant un spectacle et apprend qu’elle ne pourra plus danser. Dès lors sa vie va être bouleversée, Elise va devoir apprendre à se réparer… Entre Paris et la Bretagne, au gré des rencontres et des expériences, des déceptions et des espoirs, Elise va se rapprocher d’une compagnie de danse contemporaine. Cette nouvelle façon de danser va lui permettre de retrouver un nouvel élan et aussi une nouvelle façon de vivre.

Cédric Klapisch livre un beau film solaire et gentil qui donne le sourire en suivant la renaissance d’une jeune danseuse professionnelle dont la carrière s’arrête brutalement après une blessure. On y suit ce personnage incarné par la danseuse professionnelle Marion Barbeau, qui pour sa première devant la caméra s’en sort avec grand talent. Le film a quelquechose de cotonneux entre ses personnages secondaires drôles et touchant dont Muriel Robin, qui trouve enfin un bon rôle non forcé, Pio Marmai et François Civil en trentenaires u peu perchés, mâles dont la virilité fait sourire et a quelquechose de touchant.

Surtout Cédric Klapisch nous immerge dans le monde de la danse classique pour tout doucement nous amener à la danse contemporaine avec de longues scènes de danse qui donnent très envie d’acheter des places rapidement. On y sent le travail du corps, leur fluidité, leur belle simultanéité des talents et la passion de tous ces jeunes gens pour leur art. C’est très réussi et entrainant.

La simplicité du film dans les messages qu’il assène, relativement positifs est assez désarmante et réussie. Le charme agit et c’est plutôt sympathique de voir un film positif qui tente d’ouvrir un art au grand public avec autant de simplicité.

Après le film atteint une certaine limite, celle de la positive attitude un peu binaire et d’une histoire au final un peu attendue avec des personnages pas très surprenants. Cette bienveillance bisounours a quelquehose d’agaçant par moments et très parisiano bobo. Fort heureusement le réalisateur sait faire sourire pour que son film passe de scène de danse très réussie en scène de danse très réussi sans trop s’appesantir sur le côté gnangnan des personnages.

Un bon divertissement, intelligent à défaut d’atteindre les sommets.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

 

 

« Goliath » de Frédéric Tellier – critique du Blanc Lapin

9 avril, 2022

Avis sur le film Goliath (2022) par RENGER - SensCritique

France, professeure de sport le jour, ouvrière la nuit, milite activement contre l’usage des pesticides. Patrick, obscur et solitaire avocat parisien, est spécialiste en droit environnemental. Mathias, lobbyiste brillant et homme pressé, défend les intérêts d’un géant de l’agrochimie.

Avec ce film dénonçant le cynisme des grandes industries phytosanitaires, Frédéric Tellier réalise un honnête plaidoyer qu’il a voulu à hauteur d’homme. Il évite ainsi le film de procès trop long ou déjà vu et volontairement ne met pas Gilles Lelouch en héros seul contre tous. Il préfère que sa caméra se pose sur d’autres personnages, des victimes devenues militants comme celui joué par Emmanuelle Bercot.

Face à eux Pierre Niney est à contre emploi total en jeune cadre travaillant en tant que lobbyiste et n’ayant aucun scrupule, aucune morale. Si l’acteur jour très bien comme d’habitude, son personnage est justement peut-être trop caricatural avec sa coupe de champagne à la main et ses remarques sèches.

J’aurai préféré plus de nuances dans ces individus montrés comme de sales cons, ce qu’ils sont très certainement pour les individus du même acabit. Mais ce côté très démonstratif n’était pas utile à ce point.

Personnifier autant le cynisme dessert paradoxalement le reste du propos là où l’excellent Dark Waters de Todd Haynes arrivait à un résultat plus impactant. Le comparatif entre les deux films fait rudement mal à la version française.

Et puis la dilution du récit sur autant de personnage nuit à l’ensemble.

Le film est efficace et s’avère réussi mais il aurait gagné à moins de pathos et plus de profondeur.

Un peu trop attendu et convenu.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

James Gray lance une série sur l’écrivain Norman Mailer

9 avril, 2022

I Am Pilgrim Movie Adaptation Lands New Director | Den of GeekWhat a Creep: Norman Mailer (Controversial Writer & Creep ...

James Gray est le maitre derrière ses drames New-Yorkais « little odessa« , « la nuit nous appartient« , « two lovers« . Puis il s’est éloigné de New-York pour la grande aventure avec le très beau « The Lost City of Z« , qu’il mis 10 ans à réussir à produire.Son film de science-fiction Ad Astra, permettait à Brad Pitt d’ajouter en 2019 un nouveau grand rôle après celui obtenu chez Tarantino deux mois avant (Once Upon a Time in Hollywood). Le film était l’une des grandes réussites de l’année alors qu’il était pourtant très attendu et sera l’un des nouveaux étalons de la science-fiction moderne grâce à la beauté de ses images et la richesse des thématiques brassées.Après ses trois incursions dans des genres non contemporains (film en costume pour The Immigrant, aventures pour « The Lost City of Z » et Science-Fiction pour « Ad Astra »), James Gray reviendra à New York avec Armageddon Time. Il s’agira d’un film en partie un film autobiographique qui suivra l’éducation du réalisateur dans le quartier du Queens des années 80.

Il est fort probable qu’on le retrouve sur la croisette en compétition en mai 2022.

Mais jusqu’ici le maitre n’a jamais touché au petit écran et au format série.

Il passera le pas pour Norman Mailer , deux fois lauréat du Prix Pullitzer pour Les Armées de la nuit et Le Chant du bourreau.

Basée sur la biographie Norman Mailer : A Double Life de J. Michael Lennon, le réalisateur a monté le projet avec le fils de l’écrivain, John Buffalo Mailer.

On y suivra l’écrivain pendant la Guerre dans le Pacifique, puis pendant son opposition à la Guerre du Vietnam jusqu’à sa candidature à la mairie de New York en 1969.

On hâte de voir le résultat.

« Pistol » : ba de la série de Danny Boyle sur les Sex Pistols !

9 avril, 2022

The trailer for Danny Boyle’s Sex Pistols drama has landed ...

L’excellent Danny Boyle est l’un de mes chouchous depuis 20 ans, oscillant de genre en genre avec brio, de Trainspotting à 28 jours plus tard en passant par Sunshine, Slumdog Millionaire, 127 heures, Trance, Steve Jobs, soit une filmographie très classe et éclectique.

Son dernier film Yesterday, hommage aux Beatles, était très décevant probablement l’un de ses plus mauvais, cliché et facile.

Son prochain film énigmatique, qui sortira en 2022 s’intéressera à Mathusalem, personnage de l’Ancien Testament, qui aurait vécu vécu 969 ans…avec Michael B. Jordan en rôle titre.

D’ici là il a réalisé une mini série de 6 épisodes consacrée au groupe punk anglais The Sex Pistols pour la chaîne FX.

Basée sur les mémoires de 2018 du guitariste Steve Jones, on y suivra l’arrivée du mouvement punk au Royaume-Uni dans les 70′s.
Maisie Williams (la Arya de Game of Thrones) interprétera l’en icône punk Jordan.
Le reste du casting est composé de jeunes acteurs peu connus, Toby Wallace (Milla) en guitariste Steve Jones, Anson Boon (Crawl) en John Lydon, Louis Partridge (Enola Holmes) en Sid Vicious, Jacob Slater en Paul Cook…
Diffusée sur Hulu le 31 mai 2022, elle viendra en France sur Disney+.
Bande-annonce :
https://youtu.be/8Ol1B3w7NtU

Ethan Coen passe à son tour à la réalisation sans son frère Joel

9 avril, 2022

Coen Brothers Movies: All 18 Films Ranked Worst to Best ...

Alors que Joel Coen a réalisé son film solo avec le très réussi The Tragedy of MacBeth sorti sur Apple, Ethan Coen va lui aussi faire une infidélité à son frère pour son premier long métrage en solo.

Ecrit avec son épouse Tricia Cooke, le long métrage serait un road trip d’un couple lesbien. L’histoire suivrait une fêtarde qui fait se ballade en Philadelphie avec sa nana plus introvertie qu’elle.

Mais parmi leurs péripéties va arriver la découverte d’une mallette et le fait de croiser un sénateur effrayant et maléfique.

On lui souhaite autant de succès qu’à son grand frère en espérant que le duo se reforme après car ils nous manquent.

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