Archive pour le 15 mai, 2022

Les Animaux Fantastiques : les Secrets de Dumbledore – critique du Blanc Lapin

15 mai, 2022

Les Animaux Fantastiques : les Secrets de Dumbledore - film 2022 - AlloCiné

Bon je ne suis pas grand fan de Harry Potter. Je trouve l’univers assez niais et les personnages unidimensionnels et pas franchement intéressants. Pas d’aspérités. Très enfantin quoi. Alors après c’est beau, il y a des trouvailles visuelles et je les ai donc tous vus avec mention spéciale pour le prisonnier d’Askaban ou le la Coupe de feu mais bon c’est très moyen.

Et pourtant j’adore le cinéma fantastique, celui qui fait rêver et provoque l’imaginaire. C’est même celui qui me touche parfois le plus. Mais on est loin des Carro&Jeunet, des Guillermo Del Toro, des Terry Gilliam ou des Tim Burton du début. L’univers visuel est prémâché et surtout on ne fait jamais appel à l’imagination. On la déverse au spectateur pour que surtout il ne réfléchisse pas et s’émerveille de trouvailles et d’idées.

Parfois c’est réussi mais souvent çà ne provoque pas chez le spectateur un quelconque effort pour aller au delà d’un visionnage papier glacé.

Entendons nous, c’est un bon divertissement avec de l’action, çà plait aux enfants et aux grands. Mais je trouve ceux-là sans saveurs et j’y vais plus pour tenter de ne pas m’enfermer dans uniquement ce que j’aime et garder l’esprit open. Si le dernier film, Les crimes de Grindelwald était une catastrophe scénaristique et m’avait mis très en colère, ce dernier opus a le mérite d’avoir un semblant de scénario qu’un enfant de 12 ans aurait mieux écrit.

Mais bon çà reste pauvre et sans grands enjeux et vu que le film s’est vautré au box-office mondial, la Warner risque d’arrêter cette série dérivée qui n’a d’intérêt que pour les bébêtes fantastiques qu’elle montre, ce qui résume à son concept même l’ineptie des films et des histoires.

Fort heureusement, il y a des résistants pour prendre la suite de Terry Gilliam et Del Toro dans ce genre de cinéma si poétique et profond quand il n’est pas lessivé par de grands studios. Un certain Gabriele Mainetti nous a tout récemment pondu un Freaks Out qui fait rêver, réfléchir et prend le spectateur par la main pour faire marcher son imagination à lui, sans tout montrer, comme papy Terry. Un David Lowery ose un Green Knight pour conter une légende Arthurienne sans prendre les spectateurs avec niaiserie et s’apprête à détourner le Peter Pan de Disney, un Robert Eggers s’intéresse aux Vikings dans The Northman avec une dose de rêves divinatoires, un Taika Waititi dépoussière Thor dans le pulp et l’humour, bref il est possible de rêver dans des mondes fantastiques au cinéma sans s’infliger autant de pauvreté prémâchée.

Mais bon c’est regardable, juste regardable.

La piste aux Lapins :

3 lapins

 

« The Northman » de Robert Eggers – critique du Blanc Lapin

15 mai, 2022

The Northman - film 2022 - AlloCiné

Le pitch : Le jeune prince Amleth vient tout juste de devenir un homme quand son père est brutalement assassiné par son oncle qui s’empare alors de la mère du garçon. Amleth fuit son royaume insulaire en barque, en jurant de se venger. Deux décennies plus tard, Amleth est devenu un berserkr, un guerrier viking capable d’entrer dans une fureur bestiale

Robert Eggers est l’un des très talentueux réalisateurs trentenaires américains sur lesquels tout cinéphile un peu au courant mise de grands espoirs. Son The Witch puis The Lighthouse avec Robert Pattinson, ont convaincu de son talent visuel et du cadre, de ses choix auteuristes mais plutôt accessibles et de la force de ses concepts.

Pour celles et ceux qui auraient moyennement adhéré à The Lighthouse que j’ai personnellement trouvé brillant,n sachez que son nouveau film n’a rien à voir ! Il est bien plus grand publc et c’est son plus accessible.

C’est un film de vengeance au temps des vikings et ce n’était pas évident après la célèbre séries Vikings, très réussie au demeurant.

Mais le réalisateur trouve son ton entre mythologie du grand Nord et délires visuels du guerrier et violence bestiale de ces butes sanguinaires. Car pour saigner, çà saigne même si j’ai été surpris car le réalisateur prend soin de montrer cette violence presque supportable avec des têtes coupées filmées de loin ou des effusions de sang en seond plan. Ce n’est pas plus mal et çà n’enlève rien à la sauvagerie du long métrage qui rend parfaitement idée de l’horreur su tette de ce monde de guerriers. On y voit des massacres de villages, les sacrifices humains, des batailles bien crues et c’est très très réussi tant visuellement que scénaristiquement.

 Alexander Skarsgård est impressionnant de virilité badass et Anya Taylor-Joy d’intelligence dans son regard si particulier. Elle a un vrai charisme.

Avec ce film viscéral, Robert Eggers trouve une forme de maturité en abandonnant l’aspect auteurisant sorti d’école et ultra référencé qui pouvait encore gêner certains spectateurs moins patients que votre blanc lapin dévoué.

La beauté de ces plans, des rêves du héros grâce à une photographie assez admirable permettent au long métrage de passer sur certains évènements parfois attendus. Le film n’est pas confortable, il est parfois ésotérique ce qui peut désarçonner mais il a le mérite d’être original et radical.

A découvrir.

La piste aux Lapins :

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« Mort sur le Nil » de Kenneth Branagh – critique du Blanc Lapin

15 mai, 2022

Mort sur le Nil en Blu Ray : Mort sur le Nil Blu-ray - AlloCiné

Cette seconde adaptation d’Agatha Christie par Kenneth Branagh avait tout du pétard mouillé après sa très moyenne adaptation du Crime de l’Orient Express.

Si vous avez cette version et non celle avec Sean Connery et bien peut être aimerez vous celle ci.

Pour ma part je préfère les originales des années 70. Ce n’étaient pas de grands films probablement parceque Agatha Christie n’est pas non plus l’écrivaine du siècle dernier, mais c’était distrayant.

Là c’est distrayant aussi et çà se regarde un soir crevé quand on a aucune envie de réfléchir. Parceque bon si vous réfléchissez plus de 30 secondes vous identifiez le tueur même si vous avez lu le bouquin à 12 ans.

La réalisation est efficace mais plate, les acteurs jouent bien mais c’est un cadre tellement convenu, une histoire tellement connue qu’on s’emmerde un peu quand même. Mais pas trop parceque le film a la délicatesse d’aller vite.

Bref, à voir si vraiment vous n’avez rien d’autre à faire et aucune inspiration pour voir un film.

La piste aux Lapins :

3 lapins

Adam Driver en 1er rôle de l’ultime film de Francis Ford Coppola, « Megalopolis » !

15 mai, 2022

Adam Driver en 1er rôle de l'ultime film de Francis Ford Coppola, Marine Vet Adam Driver Picks Up a Sword to Slash His Way Through 'The Last  Duel' | Military.com

Francis Ford Coppola est un réalisateur culte mais il tourne très peu. Après ses excellents « Tetro » et « Twixt » il ya presque 10 ans, Francis Ford Coppola souhaite conclure sa carrière avec un long métrage qui traine depuis 30 ans mais pour lequel il ne trouve pas de budget car le Coppola d’aujourd’hui a 82 ans….

Sa plus grande arlésienne est son film d’anticipation Megalopolis !

Ce projet était réputé comme fou car avec une envergure lorgnant vers Apocalypse Now. Alors certes on peut railler un vieux réalisateur sur le retour…sauf que Coppola nous a prouvé avec Tetro que son génie était intact et qu’il avait même la vigueur d’un jeune artiste.

Annoncé à Cannes en 2001, le film avait été enterré suite aux attentats du World Trade Center. Le film se déroule dans une New York futuriste dévastée par un cataclysme environnemental.

Un architecte souhaite recréer une ville utopique tandis que le maire s’oppose au projet.

Coppola souhaite réaliser le film en 2019 et utiliser tout ce qu’il a appris durant sa carrière.  « C’est inhabituel: ce sera une production à grande échelle avec un grand casting. Il met à profit toutes mon expérience dans différents styles et genres, aboutissant à ce que je pense être ma propre voix et mes aspirations. Ce n’est pas dans la veine de ce qui est produit maintenant, mais j’ai l’intention et je souhaite, dans le fait d’être encouragé, commencer la production cette année. »

Estimé entre 100 et 120 millions de dollars, il était compliqué de réunir les fonds de ce qu’il présente comme un péplum et une dystopie.

Le maitre a donc vendu une partie de ses vignobles pour 100 M$ afin de financer lui-même, sur sa propre fortune, ce qui sera probablement son dernier film.

L’excellente nouvelle est que c’est le brillant Adam Driver qui tiendra le rôle principal. Découvert dans la série Girls, on l’a vu dans le génial Frances Ha de Noah Baumbach,  Midnight Special de Jeff Nichols, Paterson de Jim Jarmusch, Silence de Martin Scorsese, Logan Lucky de Steven Soderbergh,  BlacKkKlansman de Spike Lee,  L’Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam, The Report de Scott Z. Burns,  Marriage Story de Noah Baumbach, il a enchainé les trois derniers Sar Wars (ratés hélas), puis deux films très réussis d’un réalisateur culte, Ridley Scott avec Le dernier Duel et House of Gucci, il était époustouflant dans Annette de Léos Carax terminant l’année 2021 au sommet des acteurs de sa génération. Il retrouvera son fidèle Noah Baumbach pour White Noise en fin d’année sur Netflix puis sera bientôt Enzo Ferrari pour le cultissime Michael Mann.

Cà fait déjà une sacrée filmographie en 10 ans, à 36 ans seulement ! Rien d’étonnant à ce qu’il rajoute l’ultime film d’un des plus grands monstres sacrés de l’histoire du cinéma avec Coppola.

Le casting devrait se compléter avec Forest Whitaker, Jon Voight, Zendaya, Laurence Fishburne et probablement d’autres noms à venir.

David Cronenberg retrouve Vincent Cassel pour un film bien glauque

15 mai, 2022

https://www.cinechronicle.com/wp-content/uploads/2022/05/Vincent-Cassel-et-David-Cronenberg.png

Le maitre David Cronenberg a été absent 9 ans et on attend son retour en salles et en compétition à Cannes en ce mois de mai 2022 avec Les Crimes du futur, où il retrouvera Viggo Mortensen mais aussi son goût du body horror à savoir du thriller où le corps est malmené sous toutes ses formes. Ce fut d’ailleurs sa marque de fabrique à ses débuts avec Scanners et Vidéodrome.

Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour la suite puisque le réalisateur canadien de 79 ans annonce son film suivant, The Shrouds qui racontera l’histoire d’un homme d’affaires ambitieux joué par Vincent Cassel, qui après la mort de sa femme conçoit une machine permettant de voir le corps du défunt se décomposer.

On peut trouver l’idée particulièrement glauque et pas franchement envie de voir cela à l’écran.

Il s’agira de la troisième collaboration entre Cassel et Cronenberg après Les Promesses de l’ombre et A Dangerous Method.

Dune partie 2 : l’immense Christopher Walken sera l’empereur Shadam IV

15 mai, 2022

Un nouvelle affiche pour Dune montre la maison Atréides

Dire que j’attendais le film de Denis Villeneuve est un euphémisme tant je suis fan absolu de l’œuvre de Franck Herbert, agacé par la version pudding de David Lynch ou le niveau pathétique auquel la saga Star Wars a pu atterrir. Il faut dire que le cycle de Dune est tout ce que l’on peut rêver sur grand écran. Le scénario orchestre une lutte de pouvoirs à la Games of Thrones avec un sous texte écologique d’une planète dont on exploite les ressources au point de l’avoir transformée en planète de sable. Par ailleurs on y voit naitre une résistance et un fanatisme religieux autour d’un messie vengeur. Dune est incroyablement contemporain des maux de notre monde actuel, ce qui est le propre d’un grand récit de science-fiction que de faire réfléchir sur nous mêmes.

On a beaucoup parlé de l’impossibilité d’adapter ce roman, de la tentative folle d’Alejandro Jodorowsky avec Salvador Dali, Orson Welles, Alain Delon et Mick Jagger et puis du film boursoufflé et frustrant de Lynch et de la série cheap des années 2000.

Denis Villeneuve a donc réussi très haut la main cet exploit et avec 400 M$ de recettes mondiales pour un budget de 167 M, en pleine pandémie, avec 20% des salles américaines fermées et une sortie simultanée sur HBO Max, on peut parler d’un succès pour la Warner.

Le studio a donc lancé la suite toujours avec le casting à savoir Timothée Chalamet, Zendaya, Javier Bardem, Stellan Skarsgård, Rebecca Ferguson et Josh Brolin.

Le second film, adaptation de la fin du premier livre sortira fin 2023 et le tournage aura lieu à l’état 2022.

Denis Villeneuve n’a pas caché son souhait d’adapter le second livre de Franck Herbert, Le Messie de Dune, afin de conclure une trilogie et l’arc narratif de Paul Atreides. Son scénariste qui vient de terminer le second film se met au travail et s’avère donc très confiant pour lancer un 3ème film.

Le réalisateur a également précisé que les méchants Harkonnen seraient davantage présents dans le second film dont le Baron Vladimir Harkonnen.

Mais c’est son neveu Feyd Rautha que tous les fans de Dune attendent. Interprété par Sting dans le film de David Lynch, Feyd est l’opposé de Paul. Lui aussi très intelligent et sensible à la voix, sélectionné génétiquement par les Bene Gesserit, il est aussi beau, raffiné et cruellement vénéneux. Un méchant très classe.

C’est Austin Butler, quasi inconnu ayant joué dans quelques séries, qui aura cette lourde tâche. Belle gueule, l’acteur va exploser probablement lors de la sortie en juin de Elvis de Baz Luhrmann (Moulin Rouge) qui présentera forcément son biopic sur Elvis Presley lors du prochain festival de Cannes.

L’excellente Florence Pugh (Midsommar, Black Widow) incarnera la princesse Irulan, la fille de l’Empereur. Son rôle sera certes secondaire mais prend de l’ampleur dans Le Messie de Dune.

Il ne manquait plus qu’un grand rôle, celui d’antagoniste à l’origine de la chute de la maison Atreides, l’empereur Shadam IV, empereur de la galaxie connue et chef de la Maison Corinno.

C’est donc l’immense Christopher Walken qui incarnera cet impitoyable ennemi de Paul. L’acteur de 79 ans sera parfait tant en terme de classe à Dallas que de perversité pour incarner ce personnage pour le moins ambigu et retrod.

L’acteur est un mythe du cinéma des 50 dernières années avec plusieurs chefs d’œuvres et de très grands films parmi lesquels Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino, Annie Hall de Woody Allen, La Porte du paradis de Michael Cimino, Dead Zone de David Cronenberg, Comme un chien enragé de James Foley, The King of New York d’Abel Ferrara, Batman : Le Défi de Tim Burton, True Romance de Tony Scott , Pulp Fiction de Quentin Tarantino, Nos funérailles  d’Abel Ferrara  ou Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg.

Christopher Walken turns 78: Award-winning actor through the years

 

https://cache.marieclaire.fr/data/photo/w1200_h630_c17/5l/florence-pugh.jpgAustin Butler Covers Glow Issue | Camara Oscura