Archive pour la catégorie 'Bandes-annonces'

Superbe nouvelle BA de « Alice au pays des merveilles » de Tim Burton

16 décembre, 2009

Moi qui crache régulièrement sur la disneysation de Tim Burton, y’aurait il un espoir de voir enfin un bon film ?

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Les bandes annonces sympas du moment

22 novembre, 2009

Alors comme c’est le 1er jour de ce blog, je vais rassembler quelques BA de certains films à venir… »bon appétit !! »

 La route de John Hillcoat avec Viggo Mortensen d’après Cormack Mac Carty – Sortie le 2 décembre 2009
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TETRO de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo sortie le 23 décembre 2009
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 Sherlock Holmes de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr et Jude law – sortie le 3 février 2010
http://sherlock-holmes-movie.warnerbros.com/main.html

The Wolfman avec Benicio del Toro- le 10 février 2010

http://www.apple.com/trailers/universal/thewolfman/

Les chèvres du Pentagone avec Georges Clooney, Ewan Mc gregor, Jeff Bridges, Kevin Spacey – sortie le 27 janvier 2010

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Max et les Maximonstres de Spike Jonze – sortie le 16 décembre 2009

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Alice in wonderland de Tim Burton – sortie le 7 avril 2010
http://www.filmdeculte.com/cinema/actualite/ALICE-AU-PAYS-DES-MERVEILLES-premier-teaser-9650.html
 A serious Man de Joel et Ethan Coen – sortie le 20 janvier 2010

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Shutter Island de Martin scorcese – avec Leonardo Di Caprio – sortie le 24 février 2010
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Critique ciné – L’imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam 4,5/5

22 novembre, 2009

Critique ciné - L'imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam 4,5/5 dans Bandes-annonces imaginarium_27
Après une première impression pour le moins mitigée la semaine dernière, j’ai revu « l’imaginarium du docteur Parnassus » de Terry Gilliam.

En voici la bande originale pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler du projet…
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Comme tous les films du créateur de Brazil, il me fallait deux visions pour me faire une idée. Mais cette fois-ci j’ai été surpris. Bien entendu, je m’attendais à apprécier davantage mais pas à ce point là. Pas un tel décalage. Je crois bien qu’en fait, le premier jour, je suis totalement passé à coté.

J’ai reproché au film un manque d’humour mais Gilliam n’a pas toujours versé dans l’humour Monty Pythonesque et surtout, cette fois-ci, l’humour est beaucoup plus fin, et moins Pythonesque, justement. Et puis le film est plus sombre qu’il n’y parait.

Ensuite j’y ai vu un manque de rythme, reproche fait par plusieurs personnes au demeurant. Le rythme n’est certes pas habituel.

A la seconde vision, c’est le rythme d’une histoire qu’un conteur privilégierait à l’oral, peut être pas au cinéma. Mais ça tombe bien, le thème du film c’est l’histoire d’un conteur millénaire, le docteur Parnassus. Il est donc logique que le film retrouve cette structure générale assez curieuse. Ainsi, les pistes de chaque sous-intrigue sont lancées sans jamais aller jusqu’au bout afin de mieux se concrétiser au final. Ceci peut faire perdre le fil de l’histoire principale. D’où une impression de bordel mais qui fait tout le charme du cinéma de Gilliam et toute sa richesse, les détails étant foisonnants….et les multiples visionnages permettant d’améliorer la perception du film, comme un bon vin qui s’enrichit avec le temps.

L’hommage à Heath Ledger est assez troublant sachant que peu de scènes ont été réécrites après sa mort. Des passages retentissent de manière décalée et donnent un bel écho au pouvoir du cinéma, celui de faire ressusciter des acteurs morts le temps d’un film, de les figer jeunes et beaux pour l’éternité. C’est un peu ce qui arrive lorsque l’on revoit un vieux film…Paul Newman a 30 ans, mais si mais si, revoyez « Une chatte sur un toit brûlant »…

Comme à son habitude dans ses meilleurs opus (Las vegas parano, Brazil, L’armée des 12 singes), Gilliam laisse se terminer son film sur une fin ouverte, libre d’interprétation mais pas incompréhensible du tout. Bien au contraire. La fin est assez simple à première vue. C’est ensuite qu’on se pose des questions…il l’a d’ailleurs avoué en interview, c’est volontaire !!! Le but étant de faire fonctionner l’imagination à plein régime, de se faire raconter à soi même des histoires parallèles au film, ce qui est semble tout marque d’une grande réussite pour un film sur le pouvoir de l’imagination…

Les personnages sont tous traités à l’unisson d’une histoire à plusieurs facettes. Le jeu du miroir magique déformant qui se trouve au centre de l’histoire s’applique à la personnalité de chaque personnage car chacun possède un double fond. Normal, nous sommes chez les saltimbanques et le tour de passe passe…

Par ailleurs, si certains y ont vu une confrontation entre le bien et le mal un peu binaire ou une simple attaque en règle d’une société consumériste à outrance où le rêve se vend en préfabriqué, c’est qu’ils n’ont pas perçu le double fond de l’histoire…

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Car au final, d’autres thèmes sont abordés, notamment celui de la difficulté d’être un artiste indépendant aujourd’hui dans l’industrie du cinéma. C’est bien entendu à une autobiographie à peine voilée que nous invite l’ex Monty Python. Les clins d’œil et les autocitations raviront les amateurs de sa filmographie mais ce qui s’avère bien plus intéressant est l’analogie, partielle certes, entre le docteur Parnassus et Terry Gilliam lui-même. Bien entendu, on retrouve beaucoup de Gilliam dans Parnassus mais pas tout. Gilliam est certainement plus optimiste et lance ce film comme un avertissement sur ce qu’il pourrait devenir à terme. Cet « avatar » du réalisateur, sans les moyens de James Cameron, défie tous les obstacles avec panache pour continuer à défendre ce qu’il aime par-dessus tout, à savoir raconter des histoires et faire rêver les autres. Et si la morale ne rassure pas trop sur l’optimisme du réalisateur, son envie de poursuivre sa carrière même avec trois bouts de ficelle force le respect. Son acteur principal meurt, il trouve une combine géniale qui améliore son film. Johnny Depp le lâche sur la reprise de Don Quichotte en 2010 pour toucher 55 M$ sur Pirate des Caraïbes 4, mais l’animal a plus d’un tour de magie dans son sac. Là où un Tim Burton finit par lasser de nous servir des resucées de son univers visuel certes très beau mais très creux (sleepy hollow et son décalcomanie insupportable qu’est Sweeney Todd), là où ce même Burton se Disney-ise à vue d’œil à en perde son âme (Charlie et la chocolaterie est un must de mièvrerie), Terry Gilliam, avec beaucoup moins d’argent, nous fait sa propre autocritique. Oui, réaliser « les frères Grimm » était une erreur, une concession aux studios hollywoodiens dans l’espoir de financer ses projets ultérieurs. Une faiblesse qui aurait pu lui coûter son intégrité de saltimbanque. Gilliam est assez fou pour refuser d’adapter l’un des « harry potter », c’est dire si il ne cherche pas la facilité. L’un des thèmes cachés du film est donc celui du compromis artistique. A partir de quand l’artiste cède t’il à ce dernier pour arriver à exercer son art ? Vous allez me dire, mais qu’as-tu pris comme substance et où surtout ? Mais non, on voit tout ceci dans Parnassus, pour un peu qu’on prenne le temps de s’y attarder.

La roulotte du docteur Parnassus et son spectacle très comedia del arte présentent une belle allégorie de la façon dont Terry Gilliam appréhende son art. Il veut rester libre, indépendant quitte à finir seul et sans spectateurs, il se fout totalement des codes et conventions du film faussement barré. Non, quand on entre dans la tête de Terry Gilliam, on y plonge ou on reste de coté mais quand le liquide vous chatouille les pieds…il faut foncer car il est l’un des rares à avoir cette force aujourd’hui.

L’imaginarium du docteur Parnassus est donc l’invitation d’un gentil fou à rentrer dans sa tête pleine comme un œuf, dans son foutoir ambulant tellement bien rempli qu’on voudrait en voir plus de l’imaginarium de Mossieur Gilliam.

Mais tout le talent d’un conteur est de laisser s’envoler les histoires dans la tête des spectateurs suffisamment tôt pour qu’elles prennent de l’ampleur. Laisser des zones d’ombres bienvenues afin de permettre à chacun de faire sien ce film si bigarré et ouf ouf ouf.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce film et je vous le recommande sans aucune réserve si ce n’est que vous pouvez ne pas être sensibles à l’univers du réalisateur, ce qui est bien entendu une question de goûts…
« Et voilà !! »

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