Archive pour la catégorie 'Dossiers'

Ce qui vous attend au cinéma en 2019 – Seconde partie de l’année et films non datés

12 janvier, 2019

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Suite de mon dossier sur les 111 films qui feront parler très probablement d’eux  en 2019 selon l’analyse cinéphilique de votre Blanc Lapin dévoué…

Vous pouvez retrouver la première partie de l’année en cliquant sur Ce qui vous attend au cinéma en 2019 – 1ère Partie de l’année.

Et il y a de grands noms comme Pedro Almodovar, le génial réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho, Martin Scorsese sur Netflix qui retrouve De Niro, Quentin Tarantino et le duo Brad Pitt-Léo DiCaprio , Xavier Dolan de retour au Québec, Roman Polanski sur l’affaire Dreyfus, Jim Jarmusch sur un film de zombies avec Bill Murray, Paul Verhoeven sur une nonne lesbienne, Joaquin Phoenix en Joker, Michel Hazanavicius qui fait de Omar Sy un prince charmant, J.C Chandor avec un casting de dingue sur Netflix, Terrence Malick qui revient sur terre, Roy Andersson qui nous livrera ses tableaux délirants ou un certain Francis-Ford Coppola qui signera son ultime film !

Quel programme ! Et encore, nous aurons les films inattendus issus des festivals…

 

« X Men, les nouveaux mutants » de Josh Boone

Ce qui vous attend au cinéma en 2019 - Seconde partie de l'année et films non datés dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin)

X-Men : Apocalypse étant le dernier film de Bryan Singer et Logan le dernier film avec Wolverine, la Fox va devoir renouveler ses mutants.

Josh Boone, réalisateur de « Nos étoiles contraires » est le réalisateur attitré.

L’objectif serait de réaliser une trilogie qui selon ses mots serait « sombre »…après, qu’appelle t il sombre ? « Nous travaillons sur un film d’horreur à part entière au sein de l’univers X-Men. Il n’y a pas de costume, pas de super-vilain… Nous essayons de faire quelque chose de très différent.»

Maisie Williams (Game Of Thrones) incarnera la mutante Felina et Anya Taylor-joy (The Witch, Split) sera Magik.

Le film s’annonce comme un film de maison hantée avec de jeunes mutants soit un choix particulier et volontairement éloigné de l’univers X-men connu.

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Sortie le 7 août 2019

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« Playmobil, le Film » de Lino DiSalvo

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Non ce n’est pas une blague.

Oui, je n’irai pas le voir.

Et oui c’est directement lié au succès de La Grande Aventure Légo, dont la suite sera sortie quelques mois plus tôt.

Et enfin oui c’est navrant lorsque tant de réalisateurs bourrés d’idées galèrent à trouver des budgets.

Sortie le 7 août 2019

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« Once Upon a Time in Hollywood » de Quentin Tarantino avec Brad Pitt et Leonardo DiCaprio

 

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Après son semi raté les 8 salopards, le maitre américain Quentin Tarantino bosse ardemment sur un nouveau film dont l’action se déroulera fin des sixties et aura comme toile de fond le massacre de Charles Manson.

L’immense légende du septième art Al Pacino ne fera pas que ses premiers pas en 2019 devant la caméra de Martin Scorsese aux côtés de Robert de Niro dans  The Irishman. En effet il jouera dans Once Upon a Time in Hollywood du maitre américain Quentin Tarantino.

C’est la première fois qu’il tournera pour lui et çà fait sacrément plaisir car les bons rôles pour les vieux acteurs sont rares à Hollywood. Al Pacino a 78 ans.

L’action se déroulera fin des sixties et aura comme toile de fond le massacre de Charles Manson. Le film ressemblerait plus au style de Pulp Fiction, sa palme d’Or. Tarantino souhaite tourner son film à l’été 2018 pour une sortie à l’été 2019.

Le duo star sera le plus hot de ses dernières années avec Leonardo DiCaprio, qui signe sa seconde collaboration avec le maitre après le génial Django unchained et le toujours surprenant Brad Pitt qui retrouve lui-aussi Tarantino une seconde fois après l’excellent Inglourious Basterds il y a quasiment 10 ans. C’est un duo inédit d’acteurs géniaux devant la caméra d’un des maitres les plus populaires du cinéma.

On y suivra au cours de l’année 1969, un comédien vieillissant incarné par Léonardo DiCaprio, tentant un come back. Charles Manson et sa Famille perpètrent alors les meurtres atroces dont celui de Sharon Tate, épouse de Roman Polanski. Elle pourrait être incarnée par Margot Robbie.

Brad Pitt interprétera la doublure cascade du comédien joué par DiCaprio. Al Pacino jouera le manager de DiCaprio.

Et comme Quentin Tarantino est du genre fidèle à ses potes, il convoque les excellents Tim Roth (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Les 8 Salopards) et Michael Madsen (Reservoir Dogs, Kill Bill, Les 8 Salopards) ainsi que Kurt Russell (Boulevard de la Mort, les 8 Salopards).

A ce casting déjà dingue se rajoutent Dakota Fanning, Damian Lewis (Homeland) dans le rôle de l’acteur Steve McQueen, Luke Perry (Beverly Hills 90210), ou Emile Hirsch.

Autant dire qu’il est l’un des projets les plus excitants de 2019 !

Sortie le 14 août 2019

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« Artemis Fowl » de Kenneth Branagh 
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Disney a embauché Kenneth Branagh, dont ils étaient ravis sur son Cendrillon qui a cartonné, pour mettre en scène le premier film d’une série pour adolescent dont l’ambition est de marcher dans les pas d’Harry Potter.
La saga Artemis Fowl va donc voir le jour après des années de développement. Avec huit romans, l’ambition de Disney est grande. Artemis Fowl est un enfant au QI exceptionnel, extrêmement riche, cynique et cupide. C’est aussi un génie de l’arnaque et du crime lorsqu’il découvre que des êtres surnaturels comme les fées existent. Il capture une fée afin d’obtenir une rançon et l’histoire part en vrille. Josh Gad et Judi Dench ont des rôles secondaires tandis que le jeune Ferdia Shaw portera le film.
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Sortie le 14 août 2019

 

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« Deux moi » de Cédric Klapisch avec François Civil, Ana Girardot et François Berléand

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Cédric Klapisch avait agréablement surpris avec son dernier film, Ce qui nous lie, porté par Pio Marmai, François Civil et Ana Girardot.

Ces deux derniers acteurs, excellents au demeurant, joueront deux trentenaires parisiens dans son prochain film, Deux moi.

Ces derniers consultent un psychologue pour étudier leur « moi ». Le tournage vient de commencer.

Le génial François Berléand complète le casting et jouera pour la première fois pour le réalisateur.

Sortie le 11 septembre 2019

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« Downton Abbey » de Brian Percival, Michael Engler

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Adaptation de la série télévisée à succès Downton Abbey qui raconte le destin de la famille Crawley, riche propriétaire d’un grand domaine dans la campagne anglaise au début du XXe siècle.

Sortie le 25 septembre 2019

 

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« Le Dindon » de Jalil Lespert avec Dany Boon, Guillaume Gallienne

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Jalil Lespert est un excellent acteur et un bon réalisateur (Des Vents Contraires, Yves Saint-Laurent) même si il s’est grave planté sur son dernier, Iris.

Il change radicalement de style pour son prochain avec une comédie portée par Dany Boon et Guillaume Gallienne.

Il s’agit d’une adaptation de la pièce de théâtre de Georges Feydeau, dont l’action est transposée dans les années 1960.

Bon Feydeau, c’est rarement dans la légèreté, ce qui me rend dubitatif.

Sortie le 25 septembre 2019

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« Joker » de Todd Philipps avec Joaquin Phoenix

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Martin Scorsese est co-producteur pour la Warner d’un spin-off sur le célèbre Joker.
L’annonce avait décontenancé tout le monde en 2017 puisque Jared Leto a déjà interprété ce dernier dans le catastrophique Suicide Squad et qu’il reviendra pour le futur Suicide Squad  N°2, ainsi que dans Gotham City Sirens, qui suivra ses aventures solo de criminel aux côtés d’Harley Queen.
Le film sera écrit par un bon scénariste, Scott Silver (Fighter, 8 Mile) et ce serait une origin story dévoilant tout de la naissance du Némésis de Batman le plus flippant de l’univers DC Comics. Elle se déroulerait dans les années 80. Le tournage est prévu pour cet automne. Le film serait ultra violent et classé Rated-R au même titre que Logan. Enfin, Todd Philipps, réalisateur de Very Bad Trip, est à la mise en scène.
Joaquin Phoenix, 43 ans, sera l’interprète du plus grand méchant de comics.

Il s’agira d’un film indépendant de la franchise DC comics.

Sortie le 9 octobre 2019

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« Gemini Man » de Ang Lee avec Will Smith

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Après le flop monumental de Un jour dans la vie de Billy Lynn, l’excellent Ang Lee changera de nouveau de style, lui qui a toujours été très éclectique.

L’homme s’est fait connaitre avec « Sucré salé » et « Garçon d’honneur » pour devenir un artiste majeur de l’industrie hollywoodienne avec « Raison et sentiment« , « Ice Storm« , « Tigre et Dragon« , « Le secret de Brokeback mountain » ou « L’odyssée de Pi« .

Dans The Gemini Man, un assassin vieillissant prend sa retraite et se retrouve poursuivi par un clone de lui-même, mais plus jeune que lui. Les techniques de rajeunissement digital seront utilisées comme dans Star Wars Rogue One et bientôt chez Scorsese dans « The Irishman » en rajeunissant Robert de Niro.

Will Smith sera le rôle titre et çà sera un casting improbable pour un film du réalisateur Ang Lee, qu’on n’aurait jamais pu imaginer.

Sortie le 9 octobre 2019

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« Hors-norme » de Eric Toledano, Olivier Nakache avec Vincent Cassel et Reda Kateb

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Eric Toledano et Olivier Nakache, réalisateurs d’ »Intouchables » et du récent « Sens de la fête« , reviendront avec un sujet qui jouera encore sur le rire mais en traitant d’un sujet pas forcément qui s’y prête comme pour le handicap avec Intouchables.

Vincent Cassel et Reda Kateb seront les têtes d’affiche et joueront deux éducateurs d’enfants et adolescents autistes.

Sortie le 23 octobre 2019

 

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« Mon chien stupide » de Yvan Attal qui adapte l’immense John Fante

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John Fante est l’un des plus grands écrivains américains de la seconde partie du 20ème siècle. On lui doit Demande à la poussière, Bandini, Pleins de vie, ou encore « Mon chien stupide » paru après sa mort en 1983.

C’est justement ce dernier livre qui sera l’objet du prochain film de Yvan Attal en tant que réalisateur.  On y suit un écrivain qui après un succès très jeune, n’a jamais retrouvé le succès. Il pense que sa femme et ses enfants sont responsables de sa dérive artistique. Un jour, un énorme chien affreux a pénétré dans leur maison et il va bouleverser leur vie.

L’excellente Charlotte Gainsbourg retrouvera son mari à la ville dans le rôle de l’épouse à l’écran, après « Ma femme est une actrice » (2001) et « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » (2003).

Excellent choix Monsieur Attal ! Et d’un goût certain qui plus est. Après le très réussi « Le Brio », on lui souhaite un nouveau succès.

Sortie le 30 octobre 2019

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« Charlie’s Angels » de Elizabeth Banks

Kristen Stewart, Naomi Scott, Ella Balinska incarnent les nouvelles drôles de dames dans le reboot des films eux-mêmes inspirés de la célèbre série télévisée.

Les films complétement débiles de 2000 et 2003 avec Cameron Diaz, Lucy Liu, Drew Barrymore avaient opté pour le gros délire et l’irrespect total de la série, ce qui était au final réussi. La grande imagination des studios de tout refaire au bout de 10-15 ans va t-elle arriver sur un film regardable ? On peut légitimement en douter.

Sortie le 30 octobre 2019

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« Kingsman : The Great Game » de Matthews Vaughn

 

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Matthew Vaughn a réussi son pari de créer une franchise fun, ultra référencée mixant humour, action et second degré dans les excellents Kingsman et Kingsman, Le cercle d’Or. Il a réussi sa suite, ce qui est souvent très dur comme étape.

Un troisième épisode est donc officiellement annoncé et sera « la conclusion de la relation entre Eggsie et Harry Hart » mais il faudra attendre 2020.

En revanche un autre film de l’univers Kingsman débarquera en novembre.

Un univers étendu est prévu puisqu’un spin-off, The Great Game s’intéressera aux services secrets au début du XXème Siècle.

The Great Game aura pour rôles principaux le toujours génial Ralph Fiennes et Harris Dickinson (découvert dans Les Bums de plage). Dickinson sera Conrad, le fils du duc et de la duchesse d’Oxford, durant la Première Guerre Mondiale.

Au début insupportable et prétentieux, il sera vite plongé au milieu d’assassins et espions dont le terrible Grigori Rasputin, dit Raspoutine, guérisseur de la famille impériale russe et de l’empereur Nicolas II. Ce dernier serait joué par Rhys Ifans (Coup de foudre à Notting Hill, Harry Potter). Charles Dance (le terrible Tywin Lannister de Game of Thrones) et Daniel Brühl (Good Bye, Lenin! Inglourious Basterds, Rush, Captain America: Civil War)complètent la casting.

Matthew Vaughn ne réalisera son troisième épisode que fin 2019 pour une sortie en 2020.

Sortie le 6 novembre 2019

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« Bienvenue à Zombieland 2″ de Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Abigail Breslin

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10 ans après, la suite du film de zombies comique. Etait-ce bien nécessaire ?

Sortie le 6 novembre

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« Terminator 6″ de Tim Miller

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Le dernier Terminator Genisys sorti en 2015 était une grosse bouse et la cinquième digression après un Terminator Renaissance en 2009 pas très convainquant.

Plus de 25 ans après sa dernière prestation de la culte Sarah Connor dans Terminator 2, Linda Hamilton sera rappelée !

Alors certes, elle a pris cher. Mais bon, Arnold Schwarzenegger aussi et il sera de retour aussi.

Skydance et Paramount produiront le film sous la surveillance étroite du créateur de la franchise, James Cameron himself.

Tim Miller (“Deadpool”) réalise le film qui serait une suite de Terminator 2.

Le personnage principal sera une “jeune femme d’environ 18 ans”.

Sortie le 13 novembre

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« La Reine des neiges 2″ de Jennifer Lee, Chris Buck

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6 ans après le caton mondial de Disney et après avoir libéré les goûts musicaux de nos chers bambins et bien niqué les oreilles de leurs parents, voici LA suite !

Alors ? La reine sera t-elle lesbienne ? ou chantera t-elle une autre chanson mémorable ? A vrai dire je m’en contre fout !

Sortie le 20 novembre

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« J’accuse » de Roman Polanski avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Olivier Gourmet, Melvil Poupaud, Mathieu Amalric

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Cela fait trois ans que l’on entend plus parler de ce projet dantesque pour Roman Polanski.

Et à 85 ans, on peut légitimement se demander si ce n’est pas grillé pour le maitre.

Et bien pas du tout, son prochain long métrage, intitulé « J’accuse » sera bien centré sur l’affaire Dreyfus et se tourne en ce moment, 6 ans après sa première annonce.

Jean Dujardin jouera Georges Picquart, le général qui prouva l’innocence du capitaine Dreyfus.

Louis Garrel sera le Capitaine Dreyfus.

Emmanuelle Seigner, Gregory Gadebois, Olivier Gourmet, Melvil Poupaud, et Mathieu Amalric composeront le reste du casting.

On se doutait du lien que le cinéaste faisait avec son histoire, lui qui a failli terminer ses jours en prison. Mais le sort a bien tourné pour lui et son très réussi  « The Ghost Writer » ne fut pas son dernier film, quoiqu’en tant que film somme de sa carrière, l’œuvre se posait comme un « au revoir » magnifique.

Le « Carnage » qui suivit m’a laissé de marbre tout comme « La vénus à la fourrure » et « D’après une histoire vraie » sorti fin 2017.

Le capitaine Dreyfus fut donc accusé d’espionnage et d’être un agent à la solde de l’Allemagne, condamné au bagne. Reconnu innocent en 1906 après avoir divisé en deux la France, sur fond d’antisémitisme primaire, d’engagement de grands noms au premier rang desquels Emile Zola, Alfred Dreyfus est un sujet en or pour Roman Polanski.

Sortie le 4 décembre 2019

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« Star Wars IX » de J.J. Abrams

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Après s’être fait étriller par une partie des fans sur Star Wars, les derniers Jedi, vu comme une trahison du mythe, Disney a intérêt à assurer grâve.

JJ. Abrams reprend du service après l’épisode 7 et devrait corriger quelques élèments d’intrigue pour donner un final on l’espère à la hauteur à la famiolleSkywalker que l’on va quitter pour de bon. En effet, après celà, Disney compte lancer une nouvelle trilogie qui se détachera totalement des canons depuis 9 films et 42 ans de cinéma. Et quand on sait que c’est Rian Johnson, le réalisateur du conspué épisode 8 qui s’en charge, on n’a pas finis d’entendre les fans hurler sur Twitter.

Moi perso, j’avais bien aimé Les derniers Jedi. Je trouvais qu’il prenait justement des risques et donnait de fort belle manière des lettres de noblesse à la construction d’une légende et à la possibilité pour Disney de s’en départir pour raconter d’autres histoires.

L’autre inconnue sera la façon dont le personnage de Leia sera traité puisque Carrie Fisher est décédée fin 2017 et qu’ils ne l’ont pas remplacée numériquement mais avec des rushs.

Sortie le 18 décembre 2019

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« Les Maîtres de l’univers » de Aaron Nee, Adam Nee

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La grande mode est d’adapter les séries animées et mangas des années 80. Mais pour l’instant, rien n’est sorti et les projets sont soit en stand by (Albator, Capitaine Flam, Cosmocats…) soit en attente de monter le budget comme le « Cobra » de Alexandre Aja.

Joel Silver, célèbre producteur de »l’arme fatale », « predator », « Die hard », « Matrix » ou « sherlock holmes » est bien décidé à faire porter à l’écran « les maitres de l’univers« , série animée de 1983 lancée par Mattel pour vendre ses jouets.

La confrontation entre Skeletor et Musclor a déjà donné lieu à un film kitchissime en 1987 avec Dolph Lundgren et Courteney Cox.

Sortie le 18 décembre 2019

 

 

Les films non encore datés

 

« The Dead Don’t Die » de Jim Jarmusch

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L’immense Jim Jarmusch est un sacré farceur. Il a traversé les 30 dernières années avec sa filmographie cool et son cinéma de climax. Souvent les personnages ne disent pas grand chose et il ne se passe pas non plus des tonnes d’évènements. Souvent c’est lent et pourtant Jarmusch est devenu un auteur très respecté à juste titre. « Down by Law« , « Dead Man » ou « Ghost Dog » sont des œuvres des plus puissantes, des films cultes.

Et puis si son « Paterson » il y a deux ans était très réussi, Jarmusch s’est laissé aller à surprendre avec notamment l’excellent film de vampires « Only lovers left alive« .

Et bien il appliquera son style à un autre genre avec l’un de ses acteurs qu’il adore et qui est hélas si rare, Bill Muray.

Lorsque l’on apprend qu’il s’agira d’un film de zombies comique, que Bill Muray interprétera un flic avec l’excellent Adam Driver (L’homme qui tua Don Quichotte) et Chloë Sevigny, aux prises avec des zombies, forcément, on trouve le projet génial.

« The Dead Don’t Die » accueillera également Selena Gomez, le talentueux Caleb Landry Jones, l’excellent Steve Buscemi et la toujours immense Tilda Swinton !

Classe !

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« Never look away » par le réal de « La vie des autres »

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Le festival de Venise a cette année éclipsé Cannes par sa sélection brillante, de The Ballad of Buster Scruggs des frères Coen au Roma d’Alfonso Cuaron, de First Man de Damien Chazelle à Sunset de Laszlo Nemes, de 22 july de Paul Greengrass à Les frères Sisters de Jacques Audiard en passant par « The Favourite » de Yorgos Lanthimos. Que des films très très bien accueillis.

On en a moins parlé mais visiblement le Never look away de Florian Henkel Von Donnersmark a aussi été un grand moment et sera l’une des sorties à surveiller en 2019.

Souvenez-vous, il s’agit du réalisateur de l’excellent La vie des autres, sorti en 2006.

Dans son nouveau film, on suivra la trajectoire d’un artiste vivant sous le régime nazi puis sous le gouvernement communiste en Allemagne de l’Est, de 1937 jusqu’en 1961.

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« The Irishman » de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci

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Martin Scorsese, maitre incontesté du septième art va retrouver Robert de Niro 22 ans après Casino, pour leur neuvième collaboration.

Face à l’échec commercial de « Silence« , la Paramount abandonna cette production de 100 M$ et c’est le nouveau géant du streaming Netflix qui finance 100% du projet, une révolution dans l’industrie Hollywoodienne ! Et pour plus cher puisqu’on parle de 120 M$…
Le film sortira aux Etats-Unis en sortie limitée.
The Irishman rassemblera Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci. Il s’agira de la neuvième collaboration entre De Niro et Scorsese.

Al Pacino jouera pour la première fois pour Marty et Joe Pesci le retrouverait 22 ans après Casino, lui-aussi. L’histoire de Franck Sheeran est celle d’un irlandais vétéran de la seconde guerre mondiale, reconverti en tueur à gages au service de la mafia. Ce dernier aurait été impliqué selon ses propres dires dans l’assassinat du leader mafio-syndical, Jimmy Hoffa. Car en effet, le film sera basé sur une biographie du tueur décédé en 2003, « I heard you paint houses« .

Scorsese veux utiliser une technique d’effet spéciaux encore plus efficace que celle utilisée dans « Star Wars Rogue One » pour rajeunir ses acteurs !

On arrive donc à ce qu’on nous annonce depuis des années, à savoir faire jouer par un acteur son double plus jeune. Au-delà du défis technique, il est plutôt rassurant que cet essai se fasse entre les mains d’un des plus grands maitre du cinéma en vie.

Bref, un projet passionnant à tous les niveaux !

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« The Beach Bum » d’Harmony Korine (Spring Breakers) avec Matthew McConaughey

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Matthew McConaughey a connu une explosion de carrière passé 40 ans avec La Défense Lincoln, Magic Mike, Mud, Dallas Buyers Club, Killer Joe, et Interstellar, sans compter le carton de la série « True Detective » !

Et puis…ce fut…le drame ! Depuis trois ans il enchaine des fours critiques et publics avec « Free State of Jones », « Nos souvenirs » de Gus Van Sant, moqué partout, et « Gold », qui a rapporté 6M$ de recettes pour une presse qui s’en fout carrément.

L’adaptation du best-seller de Stephen King, La Tour sombre, devait le remettre en selle mais non ce fut un four critique et public…

Il a tourné pour l’excellent réalisateur de ’71, Yann Demange avec White Boy Rick, qui sortira en 2019…

Un autre film devrait faire parler de lui en 2019 puisqu’il s’agit du prochain long métrage du provocateur Harmony Korine.

Le réalisateur de Spring breakers sortira The Beach Bum, film sur les mésaventures hilarantes d’un homme coquin, rebelle et adorable qui brûle la vie par les deux bouts. Le personnage sera outrancier, charismatique et l’humour sera très noir ! On espère donc un grand rôle !

On y verra également Zac Efron.

Voici la bande-annonce :

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« The King » de David Michôd : Timothée Chalamet en jeune roi Henry V pour Netflix

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Le casting du Henry V que l’excellent réalisateur australien David Michôd produit pour Netflix est impressionnant.

Le réalisateur s’est grave planté sur son « War machine » avec Brad Pitt en 2017 pour Netflix.

Espérons que son nouveau projet avec le géant du streaming lui permettra de renouer avec le talent de « Animal Kingdom » et « The Rover« .

« The King » racontera l’histoire du roi Henry V (le même qui inspira Shakespeare), qui sera joué par le jeune acteur hype du moment, le franco-américain Timothée Chalamet, découvert grâce à « Call me by your name« .

Produit par la société de Brad Pitt, The King aura comme scénariste l’acteur Joel Edgerton, déjà sur le script de l’excellent « The rover ».

Les excellents Joel Edgerton, Robert Pattinson, Sean Harris, Ben Mendelsohn et Lily-Rose Depp sont annoncés et assurent un casting relativement impressionant pour un film Netflix. C’est un grand coup pour la plateforme et l’occasion de donner au projet une hype des plus attendues !

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« Bernadette a disparu » de Richard Linklater avec Cate Blanchett

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La très classe Cate Blanchett joue sous la direction de Richard Linklater, à qui l’on doit le merveilleux « Boyhood« . Il s’agira de l’adaptation du bestseller Where’d You Go, Bernadette de Maria Semple. L’histoire suit une mère de famille qui disparait du jour au lendemain sans explication. Les scénaristes de Nos étoiles contraires sont à la tâche, ce qui peut avoir le goût de soupe mièvre mais chose rassurante, Megan Ellison co-produit Annapurna Pictures…

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« Sorry We Missed you » de Ken Loach – le cinéaste du social poursuit la lutte à 82 ans !

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Pour notre plus grand bien, Ken Loach a menti ou changé d’avis. Il était censé arrêter sa carrière après Jimmy’s Hall puis n’a tenu que deux ans pour briser sa décision et livrer le sous-estimé  « Moi, Daniel Blake« , certes un peu faiblard dans sa carrière mais qui lui a quand même valu une seconde Palme d’Or après « Le vent se lève » et s’avérait encore une fois un film nécessaire.

Et bien à 82 ans, il continue la lutte. Son 26ème long métrage s’intitulera Sorry We Missed you.

Le casting est composé d’inconnus. Son fidèle scénariste Paul Laverty revient également. On y suivra une famille victime de la crise de 2008 et d’un surendettement, qui va tenter de trouver malgré tout le bonheur au quotidien. On ne s’écarte donc pas de ses thématiques habituelles et c’est tant mieux. Nous devrions le retrouver à Cannes en mai 2019 sauf si Thierry Frémaux nous refait une sélection qui exclue les habitués et envoie tout le contingent à Venise comme cette année.

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« Sibyl » de Justine Triet avec Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel et Niels Schneider 


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Virginie Efira retrouve Justine Triet, sa réalisatrice de Victoria pour une nouvelle comédie.

Le casting est ultra classe puisqu’il réunit Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel, Niels Schneider, Sandra Hüller (Toni Erdmann), et Paul Hamy.

On y suivra une romancière jouée par  Virginie Efira qui est devenue psychanalyste depuis dix ans.

Alors qu’elle plaque tout pour retrouver l’inspiration et écrire de nouveau, elle rencontre une dernière patiente, dont les révélations vont bouleverser son programme…

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« Antlers » de Scott Cooper (Hostile,  Strictly Criminals) produit par Guillermo Del Toro

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Antlers sera le nouveau film de l’excellent Scott Cooper (Hostile,  Strictly Criminals).

Il est produit par le nouveau studio que Fox a créé pour Guillermo Del Toro (voir news ici).

On y suivra une enseignante qui accueille un étudiant perturbé dont l’histoire familiale va avoir des conséquences néfastes. Avec Keri Russell et Jesse Plemons.

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« Notre dame » de Valérie Donzelli avec Pierre Deladonchamps, Bouli Lanners, Virginie Ledoyen et Philippe Katerine

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Valérie Donzelli revient à la réalisation après son 1er film à succès critique La guerre est déclarée et ses deux suivants moins bien accueillis, Main dans la main et Marguerite et Julien.

Notre dame sera une comédie portée par Valérie Donzelli et un très bon casting réunissant Pierre Deladonchamps, Bouli Lanners, Virginie Ledoyen et Philippe Katerine.

Le scénario est de Benjamin Charbit, qui connait le succès avec son scénario de « En Liberté« .

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« Trois jours et une vie » de Nicolas Boukhrief qui adapte Pierre Lemaitre (Au Revoir là-Haut)

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Nicolas Boukhrief est un réalisateur régulièrement bon, « Le convoyeur« , « Gardiens de l’ordre » et « Cortex » proposant chacun des histoires aux thématiques pertinentes.

Son Made in France n’a pu sortir au cinéma suite aux attentats du Bataclan mais était très réussi.

La Confession, son remake du chef d’œuvre  Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville, avec Marine Vacth et Romain Duris était très bon.

Son prochain film sera une adaptation Pierre Lemaitre, auteur de Au Revoir là-Haut, adapté avec succès par Albert Dupontel l’an dernier.

Trois jours et une vie réunira Sandrine Bonnaire, Charles Berling et Philippe Torreton.

Le roman suit un jeune adolescent qui tue un enfant de son village. Il dissimule le crime tandis que la tempête de Noël 1999 fait rage. Mais 20 ans plus tard, le meurtre refait surface.

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« Radioactive » de Marjane Satrapi avec Rosamund Pike en Marie Curie

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Marjane Satrapi va changer carrément de style après son excellente adaptation d’elle même via le dessin animé Persépolis et la comédie noire The Voices.

Il s’agira d’un biopic de Marie et Pierre Curie intitulé Radioactive.

Le film aura pour interprète l’excellente Rosamund Pike, l’actrice de Gone Girl de David Fincher.

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« Domino » de Brian de Palma avec  Nikolaj Coster-Waldau, Carice van Houten, Guy Pearce

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Brian de Palma Il a 78 et son dernier film remonte à 2013 avec Passion.

Domino suivra un policier danois qui cherche à venger le meurtre de son coéquipier. Pour ce faire, la maîtresse de la victime va l’aider.

Nicolaj Coster-Waldau (Le Trône de fer) et les excellents Carice van Houten, Guy Pearce forment la distribution.

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« Jojo Rabbit » de Taika Waititi : Adolf Hitler ami imaginaire d’un petit garçon chez le réal de Thor Ragnarok

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Le réalisateur de Thor Ragnarok est-il sur le point de livrer un film différent ou un film d’un mauvais goût qui va mettre mal à l’aise tout le monde ?

Taika Waititi a réalisé Jojo Rabbit soit l’adaptation d’un roman de Christine Leunen (Caging Skies) où l’enfant d’une famille monoparentale dont la maman sera jouée par  Scarlett Johansson, a comme ami imaginaire Adolf Hitler !

C’est en rencontrant une petit fille juive qu’il va changer sa vision du monde qui l’entoure…

Le réalisateur interprète lui-même Hitler.

C’est un projet très curieux

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« Ema » de Pablo Larrain avec Gael García Bernal

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L’excellent réalisateur chilien, Pablo Larrain (No, Jackie, Neruda) retrouve Gael García Bernal pour la troisième fois.

Un chorégraphe traverse une période difficile avec sa femme lorsque leur procédure d’adoption part de travers.

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« Friday’s Child » par le monteur de Terrence Malick

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A.J. Edwards a collaboré avec Terrence Malick sur Tree of Life, A la merveille et Knight of cups comme monteur.

Aujourd’hui il sort son premier film avec Tye Sheridan et la bande-annonce donne très très envie !

Regardez juste, c’est excellent…

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« Richard Says Goodbye » de Wayne Roberts avec Johnny Depp

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Johnny Depp gère très mal sa carrière depuis 20 ans et à force de se maquiller et se grimer à l’excès, il est devenu la caricature de lui-même et ses films hors Pirates des Caraïbes sont de vastes fours. Il s’est d’ailleurs fait virer par Disney de Pirates des Caraïbes 6…Il faut dire qu’avec ses déboires conjugaux et plaintes et son cachat oscillant entre 40 M$ àet90 m$, çà libère du budget pour le film…

Strictly Criminal , sorti fin 2015, était comme un accident puisque le film était très bon et Johnny Depp y livrait une interprétation à la hauteur de son talent gâché.

Son embauche sur les Animaux fantastiques lui garantit quelques années de box-office mais le second film est mauvais même si lui est bon en méchant.

Richard Says Goodbye de Wayne Roberts sera l’histoire d’un prof d’université qui apprend qu’il a peu de temps à vivre et va décider de bouleverser le restant de son existence. Il va ainsi profiter à fond de l’alcool et du sexe en emmerdant la terre entière.

On espère qu’enfin Johnny reviendra de ce mauvais sketch dans lequel il s’enferme depuis des lustres…allez Johnny, çà suffit les conneries maintenant !

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« Going places » de John Turturro, où le spin off de « The Big Lebowski », inspiré des Valseuses !

Celles et ceux qui ont vu le chef d’œuvre des frères Coen, « The Big Lebowski« , se souviennent du personnage iconoclaste de Jésus, joué par John Turturro !

Dix-neuf ans après la sortie du film, Turturro, qui a inventé le personnage sur scène et que les Coen lui ont emprunté, s’apprête à tourner une histoire mettant en scène le personnage.

Les Coen sont ravis et l’acteur-réalisateur va faire un faux remake des Valseuses de Bertrand Blier en utilisant cet individu.

« Ils ont adoré l’idée et m’ont dit : « Nous avions créé un personnage inspiré d’une de tes performances théâtrales et maintenant tu veux le faire revenir dans un remake d’un film français inspiré par les road-movies américains ! »

On a hâte de voir ce « spin off » d’un des films les plus drôles des années 90, inspiré d’un des plus drôles des années 70 !

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Kenneth Branagh revient à William Shakespeare 

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Kenneth Branagh a eu une carrière curieuse de réalisateur. Il se constitua une carrière autour de William Shakespeare dans les années 90. Après ses premiers films réussis « Dead Again » et « Les amis de Peter« , il enchaina sur plusieurs adaptations plus ou moins libres de Shakespeare avec « Beaucoup de bruit pour rien« , un énorme « Hamlet » en 1996, puis « Peines d’amour perdues« .

Dans les années 2000, ses réalisations pâlirent avec sa réadaptation râtée de Le Limier de Joseph L. Mankiewicz, La Flûte enchantée et Comme il vous plaira. Il cherche alors en tant qu’acteur à devenir populaire via des blockbusters comme « Wild Wild West« , « Walkyrie« , ou chez Woody Allen avec « Celebrity« .

En 2011 il se met au service de Marvel et réalise le premier Thor, avec plutôt une réussite au final. En 2015, son Cendrillon pour Disney est un succès et recueille une bonne presse. Il enchaine un autre blockbuster en réadaptant le classique de Agatha Christie, « Le crime de l’Orient-Express« , plutôt fadasse. Comme ce fut un succès il adaptera « Mort sur le Nil » et ré-endossera le rôle de l’inspecteur Hercule Poirot.

Mais en 2019 on le verra à la tête d’un blockbuster et d’un film plus fidèle à ses débuts. Le blockbuster sur l’adaptation du roman pour ados « Artemis Fowl« , dont l’objectif est de lancer une nouvelle saga pour jeune public.

Puis il sortira « All is true« . Il y jouera également William Shakespeare, qui prend sa retraite suite à l’incendie du théâtre du Globe. Il retourne vivre à Stratford. Hanté par le décès de son fils à l’âge de onze ans, Hamnet, le dramaturge réexamine ses relations familiales et ses propres échecs en tant que mari et père. Les grands Ian McKellen et Judi Dench complètent le casting.

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« The Old Man and the Gun » de David Lowery avec Robert Redford, Rooney Mara et Casey Affleck

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En 2013, David Lowery faisait forte impression avec son premier film, « Les amants du Texas » avec Rooney Mara et Casey Affleck. Il a ensuite sorti en 2016 « Peter et Elliott le dragon », qui a reçu un bel accueil critique (pas vu pour ma part).

Les trois ont tourné en secret « A ghost Story« , qui a reçu un succès critique bien mérité en 2017.

Son film suivant réunira Robert Redford et de nouveau Casey Affleck dans « The Old Man and the Gun« , soit l’histoire vraie d’un braqueur de banques de 78 ans qui n’a toujours pas renoncé à sa passion pour les hold-ups.

Bande-annonce :

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« The Thousand Miles » de Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville)

Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville, L’illusionniste) revient à l’animation après sa tentative râtée de film en prises de vues réelles (Attila Marcel).

The Thousand Miles sera très inspiré des dessins de Federico Fellini.

Le film sera centré sur une course sportive. Des personnages pittoresques évolueront dans une histoire inspirée des écrits de Fellini, le Livre de mes rêves, où il avait dessiné ses rêves, des scènes érotiques, de tous les jours, relatives au cinéma…

L’histoire se déroulera en Italie vers 1980. Le film comportera des images de synthèse en plus de la 2D classique de Chomet.

Le projet est en tout cas des plus excitants!

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« Triple Frontier » de J.C Chandor. avec Ben Affleck, Oscar Isaac, Pedro Pascal et Charlie Hunnam 

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Johnny Depp, Will Smith,  Tom Hanks, Tom Hardy, Casey Affleck, Channing Tatum devaient tenir les rôles titres du nouveau film de J.C. Chandor.

Mais ils ont tous abandonné à un moment ou un autre…

Après l’abandon de la Paramount en 2017, c’est Netflix qui a sauvé le projet…

J.C Chandor est l’un des réalisateurs les plus intéressants du moment après trois brillantes réussites que sont Margin Call, All is LostA most Violent year.

Le film se situera dans le milieu du crime organisé à la frontière entre trois pays, l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.

Le casting est composé de Ben Affleck, Oscar Isaac, Pedro Pascal et Charlie Hunnam

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« Benedetta » de Paul Verhoeven avec Virginie Efira

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Après le carton de Elle, le maitre néerlandais Paul Verhoeven tournera de nouveau en France.

Benedetta sera une adaptation d’un livre de Judith C. Brown, publié en 1986.

Virginie Efira, déjà présente dans Elle, y jouera une religieuse lesbienne qui va connaitre un succès grandissant avant de chuter lorsqu’on la suspecte  d’entretenir des rapports surnaturels avec le Christ. Suite à une enquête du Clergé, elle fut tenue à l’écart pendant quarante ans, et fut l’un des premiers cas connu et prouvé d’homosexualité féminine en Europe. Lambert Wilson complète le casting.

On se doute qu’un thème pareil est un sujet en Or pour le sulfureux Paul Verhoeven.

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« L’histoire vraie du Gang Kelly » avec Russell Crowe, Nicholas Hoult et Charlie Hunnam

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Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, Crimson Peak, The Lost City Of Z) rejoint le casting du western « L’histoire vraie du Gang Kelly« .

Il y retrouve l’excellent Nicholas Hoult, Russell Crow et George MacKay (Captain Fantastic, 22.11.63).

Justin Kurzel, qui s’est planté avec “Assassin’s Creed” mais avait plutôt un respect des critiques avec « Les Crimes de Snowtown » et divisé avec « MacBeth« , saura t-il saisir ce film pour se refaire ?

Basé sur un livre de Peter Carey, George MacKay jouera le célèbre hors la loi Ned Kelly, brutal, et viscéral, qui mourut à l’âge de 25 ans en 1880 dans un assaut de la police Australienne.

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« Parasite » du génial Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host et Snowpiercer) 

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Le génial Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host et Snowpiercer) a encore brillé en 2017 avec Okja sorti sur Netflix avec Tilda Swinton et Jake Gyllenhall.

Son film suivant sera Parasite qui suivra une famille confrontée à des troubles inquiétants. Les quatre membres de la famille ont tous un pouvoir particulier. De nombreuses scènes seraient sous-marines et on peut compter sur le maitre pour brouiller les pistes et les genres, ce qu’il adore faire pour notre plus grand plaisir cinéphile.

Le pitch officiel est pour le moins évasif : « Toute la famille de Ki-taek (Song Kang-ho) est au chômage. Elle s’intéresse particulièrement au train de vie de la richissime famille Park. Mais un incident se produit et les 2 familles se retrouvent mêlées, sans le savoir, à une bien étrange histoire… »

La star coréenne Song Kang-Ho,retrouvera son cinéaste fétiche…

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Ethan Hawke, Catherine Deneuve et Juliette Binoche chez le palmé Kore-Eda

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Le japonais Hirokazu Kore-Eda, qui vient de recevoir la Palme d’Or pour Une affaire de famille, dirigera Catherine Deneuve et Juliette Binoche dans un long métrage où elles joueront une mère actrice et sa fille scénariste. Lorsque la mère star publie ses mémoires, sa fille et sa famille américaine retournent en France.

A noter qu’elles n’ont jamais joué ensemble.

Ethan Hawke sera également du casting ainsi que Ludivine Sagnier.

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« Dis-moi Céline » de Valérie Lemercier

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Pour sa prochaine mise en scène, Valérie Lemercier  souhaite interpréter Céline Dion !

« J’écris le scénario d’un biopic sur Céline Dion. Je ressens une vraie fascination pour son destin ».

« Je réaliserai ce film et j’incarnerai l’héroïne de 5 à 50 ans ».

On peut s’attendre à une vision toute personnelle et décalée, en espérant qu’elle réussisse mieux que ses deux précédents films de réalisatrice, qui n’étaient pas au niveau de son talent.

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« Le daim » de Quentin Dupieux avec Jean Dujardin

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Quentin Dupieux, a ses aficionados mais aussi ses détracteurs tant son cinéma ne cherche absolument pas à faire grand public et joue toujours la carte de l’absurde à 2000%, tutoyant Lynch dans ses meilleurs moments (Réalité, Au Poste!) et le sombre film prétentieux et fier de lui.

Votre blanc lapin dévoué attend quant à lui le bon film de Dupieux et je suis persuadé qu’un jour il va nous pondre un excellent film.

Il est donc fort intéressant de voir Jean Dujardin intégrer cet univers et on voit très bien l’animal dans le décors.

Il s’agira d’une « comédie noire, réflexion moderne sur le mythe de Narcisse ».

« Georges quitte sa banlieue pavillonnaire et plaque tout du jour au lendemain pour s’acheter le blouson 100 % daim de ses rêves. Un achat qui lui coûte toutes ses économies et vire à l’obsession. Cette relation de possessivité et de jalousie finira par plonger Georges dans un délire criminel…« .

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« Radegund  » de Terrence Malick

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L’histoire de Franz Jägerstätter, fervent opposant au régime hitlérien, qui fut exécuté à l’âge de 36 ans par les Nazis en 1943 puis reconnu martyre en 2007 par Benoit XVI et béatifié par l’Eglise catholique.

Terrence Malick est parti dans un délire conceptuel depuis « Tree of Life » et a enchainé avec des films sans dialogues avec « A la merveille » en 2012, « Knight of cups » en 2015 et « Song to song » passé inaperçu en 2017. Bref, le maitre derrière « La Balade sauvage« , « Les moissons du ciel« , « La Ligne Rouge » et « Le nouveau monde » a réussi à perdre son public cinéphile.

Avec ce film historique, il revient à la narration et à 75 ans, on compte encore sur lui pour revenir au sommet.

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« Pale Blue Dot » avec Natalie Portman de retour sur Terre

Natalie Portman jouera dans Pale Blue Dot, de Noah Hawley,  créateur des excellentes séries Legion et Fargo.

Elle jouera une astronaute de retour sur Terre, rencontrant des difficultés à s’acclimater à la vie terrestre. Deux de ses anciens collègues et elle constitueront un triangle amoureux.

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« High Flying Bird » de Steven Soderbergh

Désolé de parler autant de Netflix ! Loin de moi l’idée de faire leur pub mais la plateforme est très active dans les projets qu’elle finance et les grands réalisateurs qu’elle arrive à convaincre. On attendra l’arrivée des concurrents et des autres plateformes comme celle celle d’Apple avant de faire les comptes d’ici deux ans.

C’est donc au tour de Steven Soderbergh d’aller faire un tour chez Netflix même si celui-ci est déjà un habitué du format télévisuel puisqu’il a produit et réalisé plusieurs séries et films notamment pour HBO. (séries : The Knick, à venir « Mosaic » sur HBO/ Films : Ma vie avec Liberace).

High Flying Bird a le synopsis suivant « un agent pour sportifs tente d’impliquer un de ses clients, basketteur un peu naïf, dans une proposition intrigante et polémique ».

Andre Holland (Moonlight)  sera le personnage principal.

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Un biopic sur l’actrice de « Emmanuelle » par l’excellent Michaël R. Roskam

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Sylvia Hoeks, vue en antagoniste de « Blade Runner 2049 » jouera l’actrice de films érotiques Sylvia Kristel dans un film sur l’actrice mondialement célèbre pour sa série de films « Emmanuelle« .

Le belge Michaël R. Roskam, célébré pour l’excellent « Bullhead » réalisera le long métrage, après s’être planté sur son dernier « Le Fidèle« .

Le film suivra le personnage dans les années 1970 et 1980, alors qu’elle connait le succès tout en tombant dans la cocaïne.

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« La femme à la fenêtre » de Joe Wright (Les Heures Sombres) avec Amy Adams, Julianne Moore et Gary Oldman

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Après le carton de son dernier film, Les Heures Sombres, le réalisateur Joe Wright retrouvera l’excellent Gary Oldman, qui jouera le mari de la toute aussi brillante Julianne Moore. Ils joueront les nouveaux voisins d’un docteur, Amy Adams, vivant recluse dans sa maison de Harlem depuis que son mari et sa fille l’ont quittée. Elle sombre dans l’alcool et les médicaments et ne vit que par internet et la lecture…au point qu’elle se met à les espionner.

C’est l’adaptation du best-seller d’A.J.Finn, La femme à la fenêtre (The Woman in the Window), qui a cartonné aux USA.

Le film doit sortir le 4 octobre 2019 aux Etats-Unis.

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« Tolkien » de Dome Karukoski avec Nicholas Hoult 

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Dome Karukoski, à qui l’on doit Tom of Finland, racontera l’histoire du célèbre écrivain J.R.R. Tolkien et de comment son expérience de la Première Guerre Mondiale l’ont aidé à créer « Bilbo le Hobbit » et « Le Seigneur des Anneaux« .

Pour interpréter l’écrivain, il a choisi Nicholas Hoult.

Hoult a été vu dans la série Skins, A Single Man de Tom Ford, le fauve dans les récents X-men, le génial Mad Max Fury Road, Young Ones, Kill Your Friends. On l’attend dans plusieurs films en 2019, le Tolkien donc mais aussi La Favorite de Yorgos Lanthimos (The Lobster, Mise à Mort du Cerf Sacré) qui a cartonné à Venise ou le western The True History of the Kelly Gang aux côtés de Charlie Hunnam et Russell Crowe.

Lily Collins jouera son épouse.

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« Fonzo » de Josh Trank avec Tom Hardy en Al Capone

L’excellent Tom Hardy va de nouveau se transformer puisqu’il interprétera le célèbre Al Capone dans  « Fonzo« , vieux projet qui refait surface.

Après le raté « Legend« , il retrouvera donc la criminalité sous l’œil de Josh Trank, le réalisateur de “Chronicle”, qui s’est fait dessouder la tronche avec le très oubliable “Fantastic Four”. On se rassurera en se disant que le garçon n’est peut être pas fait pour les blockbusters et que sa liberté artistique fut très verrouillée et frustrée par le studio.

On suivra Al Capone à partir de 47 ans, à la sortie de 10 ans de prison. Il se souvient de ses débuts puis de son reigne sur Chicago.

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« Against All Enemies » : Jack O’Connell enquête sur Jean Seberg et les Black Panthers

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L’excellent Jack O’Connell jouera avec Kristen Stewart dans Against All Enemies.

L’actrice incarnera l’actrice Jean Seberg. Réalisé par Benedict Andrews, le film suivra les démêlés de l’actrice de A bout de souffle et Bonjour tristesse avec le FBI en raison de ses liens et de son soutien au mouvement des Black Panthers.

Jack O’Connell jouera un l’agent du FBI enquérant sur Jean Seberg.

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« .

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« The Professor and the Madman »  avec Mel Gibson et Sean Penn

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Mel Gibson est peut être sorti de sa traversée du désert après le bon accueil de « Blood father » de Jean-François Richet, et de sa nouvelle réalisation en tant que metteur en scène, « Tu ne tueras point« .

Il jouera avec Sean Penn dans « The Professor and the Madman » aux côtés de Natalie Dormer (Games of Thrones, Les Tudors).

Mel Gibson sera le professeur James Murray, qui créa à partir de 1857 le dictionnaire anglais d’Oxford.

Il travailla pour cela avec un médecin interné dans un asile de criminels aliénés et qui souhaitait trouver 10 000 façons d’entrer dans le dictionnaire. Ce dernier sera joué par Sean Penn.

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« Douleur et gloire » de Pedro Almodovar avec Penelope Cruz et Antonio Banderas

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Pedro Almodovar prépare son nouveau long métrage qui s’annonce particulièrement ambitieux.

Dolor y Gloria réunira deux de ses fidèles acteurs, stars mondiales découvertes grâce à lui,  Penelope Cruz (En chair et en os, Tout sur ma mère, Volver, Étreintes brisées et Les Amants passagers) et Antonio Banderas (Le Labyrinthe des passions, Matador, La Loi du désir, Femmes au bord de la crise de nerfs, Attache-moi ! et La piel que habito).

Il s’agira d’une fresque se déroulant des années 60 à aujourd’hui et dont le thème sera la difficulté  de la création cinématographique et théâtrale, notamment lorsqu’elle se noue à la vie privée….Ambitieux !

Difficile de ne pas imaginer une sélection cannoise.

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« Prisoners of the Ghostland » de Sono Sion avec Nicolas Cage

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Le trop méconnu réalisateur japonais Sono Sion offrira on l’espère un bon film à l’excellent Nicolas Cage, dont la carrière est pour le moins abonnées aux films de série B depuis 20 ans, mais qui a fait son grand retour dans le perché Mandy de Panos Cosmatos.

Dans ce nouveau projet, intitulé Prisoners of the Ghostland, il y jouera un criminel envoyé secourir une jeune fille enlevée et coincée dans une autre dimension !

Sono Sion tournera en anglais pour la première fois.

 

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« Jungleland » avec Jack O’Connell et Charlie Hunnam en frères boxeurs 

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Jack O’Connell jouera un boxeur qui traverse les États-Unis pour se rendre à son dernier combat, avec son frère ainé qui l’entraine.

Le grand frère sera joué par Charlie Hunnam. Mais une compagne de voyage inattendue va exposer les failles de leur relation tout au long du chemin.

Max Winkler, qui a réalisé des épisodes de séries et qui est inconnu aujourd’hui, réalisera.

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« . Il sera à l’affiche de « Against All Enemies » avec Kristen Stewart dans la peau de Jean Seberg.

Charlie Hunnam a été rôle principal de la série Sons of Anarchy et niveau ciné il cherche à percer avec des ratés comme Arthur de Guy Ritchie, le remake de Papillon ou Pacific Rim. Parmi les réussites il n’y a que  « The Lost City of Z » de James Gray et Crimson Peak de Guillermo Del Toro. Il sera du prochain « Triple Frontier«  de J.C Chandor (Margin Call, All is LostA most Violent year), de The True History of the Kelly Gang de Justin Kurzel aux côtés de Nicholas Hoult et Russell Crowe,

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« Falling«  de Viggo Mortensen devient réalisateur…à 60 ans !

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Le grand Viggo Mortensen a déjà 60 ans et toujours la méga classe.

Et donc pourquoi ne pas réaliser son 1er film ?

Plus curieux sera le thème.

Falling suivra John Petersen, homosexuel vivant avec son conjoint et leur fille adoptive, Monica, à Los Angeles. Viggo Mortensen jouera le rôle de John.

Son père s’installe chez lui faute d’endroit pour sa retraite. Mais c’est un fermier dont les valeurs familiales ont toujours exacerbé son homophobie. Lance Henriksen (Terminator, le bishop d’Alien 3, Dead Man), 78 ans, jouera le père.


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« About Endlessness » du génial Roy Andersson

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Le Suédois Roy Andersson est inclassable et rare.

Son « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » sorti en 2015 était excellent et avait remporté un Lion d’or.

About Endlessness sera également une collection de vignettes comme il aime construire ses longs métrages en plans fixes absurdes et ironiques.

Le film s’inspirerait des Mille et une nuits.

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« Distant Vision » de Francis-Ford Coppola

Après ses excellents « Tetro » et « Twixt« , Francis Ford Coppola souhaite revenir à un énorme projet, une grande saga familiale comme celle du Parrain, qui l’a rendu célèbre. Ici, il ne s’agira pas du milieu mafieux mais du suivi d’une famille d’immigrés italiens aux Etats-Unis.

Le film serait centré sur le passage à l’âge adulte d’un garçon et d’une fille, qui se rencontrent dans les années 20, en pleine crise, et que nous accompagnerons jusque dans les années 60. Le film se déroulerait sur quatre générations et pourrait être autobiographie en partie. Par ailleurs le maitre confirme que le budget sera plus conséquent que sur ses trois derniers longs métrages.

Le maitre a tourné son film sur plusieurs années et pourrait conclure sa carrière avec ce long métrage forcément ultra attendu.

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« Matthias & Maxime » de Xavier Dolan

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Le chouchou des critiques et du public, le surdoué Xavier Dolan, sortira en 2019 son 1er film en langue anglaise, Ma vie avec John F. Donovan (The Death and Life of John F. Donovan).

Il est fort probable qu’il soit sélectionné pour le prochain festival de Cannes, où il reçut le Grand Prix du Festival en 2016 pour « Juste la fin du monde« .

Son film suivant Matthias & Maxime, sur deux amis qui tombent amoureux l’un de l’autre, est déjà terminé et en post production.

Dolan incarnera Max, et Anne Dorval, sa fidèle actrice sera de nouveau sa mère (Comment j’ai tué ma mère, Mommy).

Impressionné par les récents Call Me By Your Name, Seule la terre ou encore Beach Rats, le jeune homme souhaite parler de nouveau d’homosexualité mais de façon plus adulte que dans ses précédents films, qu’il juge post adolescents dans leur approche.

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« Le Prince oublié » de Michel Hazanavicius  : Omar Sy en prince de conte de fées

Michel Hazanavicius reviendra après l’échec de « The search » et l’accueil plus chaleureux du film sur Godard, « Le redoutable« , avec une comédie fantastique qui s’appellera « Le Prince oublié« .

Ce sera un changement de registre pour le papa de Oss 117 puisqu’on y suit Djibi, qui vit seul avec sa fille de 8 ans. Or tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Lorsque Sofia s’endort, ces récits extraordinaires prennent vie quelque part dans un monde imaginaire peuplé de chevaliers, pirates et autres dragons.

Lorsque Sophia entre au collège, la fin de son enfance marque la fin de ces histoires.

Que va devenir le prince qu’il incarne dans ce monde des histoires ?

Hazanavicius aura l’ultra bankable Omar Sy en rôle titre, accompagné de Bérénice Bejo, l’épouse à la ville du réalisateur et de François Damiens.

Ce qui vous attend au cinéma en 2019 – 1ère Partie de l’année

1 janvier, 2019

Laos Cambodge Thaïlande - Fevrier 2014 1893

L’année 2018 était très riche en excellents films mais 2019 s’annonce très bien.

J’ai sélectionné 111 films qui feront parler d’eux très probablement en 2019 dont une soixantaine que j’ai très envie de voir.

Nous verrons le retour de grands réalisateurs comme Pedro Almodovar, André Téchiné, Ken Loach à 82 ans, Clint Eastwood à 88 ans…Le génial réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host et Snowpiercer, Okja ) présentera « Parasite ».

Martin Scorsese présentera son film Netflix The Irishman avec De Niro/Pacino rajeunis, un évènement incontournable.

Autre évènement, Quentin Tarantino et son duo de choc avec Brad Pitt et Léonardo DiCaprio en plein seventies pour « Once upon a time in Hollywood« .

Mais il faudra aussi compter sur des réalisateurs moins connus mais très attendus suite à leurs derniers films comme Yann Demange (71), Barry Jenkins (Moonlight), Yorgos Lanthimos et « La Favorite » (The lobster, Mise à Mort du Cerf Sacré), Félix Van Groeningen (Alabama Monroe, Belgica), Laszlo Nemes (Le fils de Saul).

François Ozon s’attaquera à la pédophilie dans l’église.

Alexis Michalik essaiera de transformer au cinéma son brillant parcours au théâtre.

Joel Edgerton et Nicole Kidman dénonceront l’homophobie. Xavier Dolan sortira deux films, un tourné en anglais avec que des stars et l’autre au Québec.

Roman Polanski sortira son film sur l’affaire Dreyfus avec Jean Dujardin.

Ce sera le grand retour de Bertrand Blier avec son Gégé, Gérard Depardieu. Monsieur Blier vous manquez au cinéma !

Ben quoi c’est long mon résumé ? Parceque euh…ce n’est pas terminé !

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Il y aura aussi des surprises avec Danny Boyle sur une comédie musicale où les Beatles n’existent pas,  Jim Jarmusch qui sortira bun film de zombies avec Bill Murray…mais aussi un Johnny Depp qui tentera son retour dans un rôle à grand potentiel dramatique, Paul Verhoeven qui fera de Virginie Efira une nonne lesbienne, ou le grand James Gray qui enverra Brad Pitt dans les étoiles avec son film SF « Ad Astra ». Rayon curiosités j’attends également le film sur le Joker de Batman avec Joaquin Phoenix dans le rôle titre et enfin Michel Hazanavicius qui signera un comte de fées avec Omar Sy.

Côtés blockbusters il y aura du lourd avec La Reine des neiges 2, Star Wars IX, Le roi lion, le reboot de Hellboy, Aladdin en live,  deux films X-Men, Dumbo par Tim Burton, Toy Story 4, un spin off à Kingsman, et un 6ème Terminator !

Et puis Netflix sera omniprésent car outre le Scorsese, il y aura le Henry V de l’excellent David Michôd avec Timothée Chalamet,  Triple Frontier de l’excellent J.C Chandor avec Ben Affleck, Oscar Isaac, Pedro Pascal et Charlie Hunnam.

Robert Redford tirera sa révérence chez le très bon David Lowery.

Terrence Malick reviendra au film classique. Roy Andersson signera probablement l’une de ses dernières œuvres complètement perchées.

Francis-Ford Coppola sortira ce qu’il annonce comme le dernier film de sa carrière avec sa fresque « Distant Vision ».


L’année 2019 promet donc du très très lourd !

Et pour ce faire je vous propose de vous présenter ces 111 films en deux morceaux, de janvier à juillet et de août à décembre (+ les films non datés).

 

« Undercover – Une histoire vraie » de Yann Demange (’71) avec Matthew McConaughey

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Yann Demange s’est illustré il y a quatre avec un excellent premier film, ’71.

Matthew McConaughey joue dans son nouveau film, White Boy Rick.

Le film suivra l’histoire vraie de Richard Wershe Jr., indicateur pour des agences gouvernementales depuis son adolescence, devenu trafiquant de drogue. Condamné à la prison à vie, de nombreuses associations plaident pour la révision de son procès, étant tombé dans le milieu à cause des fédéraux qui l’ont utilisé dès l’âge de 14 ans.

McConaughey joue le père, tentant de préserver son travail dans une industrie automobile en déroute.

Sortie le 2 janvier 2019

 

« Edmond » de Alexis Michalik

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Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes.

J’ai vu toutes les les pièces d’Alexis Michalik. Ce type est brillant par ses mises en scène à tiroirs, du « Cercle des Illusionnistes » au « Porteur d’histoire« . Son « Edmond » était LE carton de fin 2017. Est-ce que son art se traduira avec la même fougue sur grands écran ? Réponse rapidement.

Sortie le 9 janvier 2019

« Glass » de  M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

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Shyamalan est revenu de l’enfer après une décennie d’échecs critiques et commerciaux. Son film Split avec l’homme aux 24 personnalités a tellement cartonné qu’il a enchainé sur une suite intégrant les deux personnages de Incassable.

Bon Incassable pour de vrai, c’était quand même tout naze non ?

Je l’ai revu récemment et je n’ai pas compris son succès de l’époque.

Sortie le 16 janvier

 

« Ben is Back » avec Julia Roberts et Lucas Hedges (« Manchester by the Sea »)

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Julia Roberts, 50 ans, n’est plus vraiment dans la top list des actrices, notamment par son choix de se faire plus discrète.

Plutôt décidée à se réinvestir dans le septième art, elle joue dans Ben is Back, drame familial réalisé par Peter Hedges, le père de Lucas Hedges, révélé dans « Manchester by the Sea« , aux côtés de Casey Affleck.

Dans Ben is Back, Hedges sera un jeune névrosé revenant passer les fêtes de Noël en famille. Sa mère reste prudente.

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Sortie le 16 janvier 2019

 

« La Mule » de et avec Clint Eastwood, 87 ans !

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Clint Eastwood est un mystère et une force de la nature.

A 88 ans, être un réalisateur de premier plan aussi actif, c’est du quasi jamais vu, preuve de l’effet de l’augmentation de l’espérance de vie mais pas uniquement.

Clint sera de nouveau être acteur et jouera le 1er rôle de son film alors qu’on pensait ceci terminé depuis qu’il avait annoncé vouloir cesser de jouer avec Gran torino en 2009.

The Mule sera l’histoire vraie de Leo Sharp, vétéran de la Seconde Guerre Mondiale devenu passeur de drogues…et surtout, ayant continué à faire « la mule »  jusqu’à 90 ans !

Il bossait pour le cartel de Sinaloa jusqu’en 2011 où il fut arrêté avec 3 millions de dollars de cocaïne.

Bradley Cooper lui donne la réplique.
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Sortie le 23 janvier

 

« Green Book » de Peter Farrelly (Mary À Tout Prix) avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali

Le trop rare Viggo Mortensen a tourné pour Peter Farrelly, l’un des célèbres frangins derrière Mary À Tout Prix et Dumb Et Dumber. L’acteur du Seigneur des Anneaux, joue Tony Lip, l’un des meilleurs videurs de la ville de New-York en 1962 dont la vie a connu un tournant majeur après la fermeture du Copacabana, club dans lequel il travaillait. Devenu chauffeur, cet homme a rencontré un grand joueur de piano souhaitant l’emmener avec lui dans une tournée dans le Sud des Etats-Unis. Alors qu’au départ, les deux hommes s’entendent très mal, leur relation va évoluer et gagner en profondeur au fil de leur voyage dans cette région marqué par un fort back-ground « racial ». Le film Green Book  a déjà reçu des critiques élogieuses lors de sa sortie aux USA et pourrait concourir pour les Oscars.

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Sortie le 23 janvier 2019

 

« Continuer » de Joachim Lafosse avec Virginie Efira et Kacey Mottet Klein

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Sibylle, mère divorcée, ne supporte plus de voir son fils adolescent sombrer dans une vie violente et vide de sens. Elle va jouer leur va-tout en entraînant Samuel dans un long périple à travers le Kirghizistan.

Le réalisateur de « L’économie du couple » et « A perdre la raison » tente un film qui peut s’avérer casse gueule…ou très bon.

Sortie le 23 janvier 2019

 

« Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? » de Philippe de Chauveron

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La suite du carton de 2014, déjà 5 ans après. Bon le premier était de la bonne grosse comédie qui tache, on peut donc s’attendre au pire.

Sortie le 30 janvier

 

« Si Beale Street pouvait parler » de Barry Jenkins (Moonlight)

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Barry Jenkins s’est fait connaitre il y a deux ans avec l’excellent « Moonlight« , Oscar du meilleur scénario, après avoir raflé pas mal de récompenses.

Présenté au festival de Toronto, son nouveau film, « Si Beale Street pouvait parler » a clairement séduit la presse, plutôt unanime.

Voici le pitch : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d’avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Les deux familles se mettent alors en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont.

Et voici la bande-annonce :

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Sortie le 30 janvier 2019

 

« Nicky Larson et le parfum de Cupidon » de  Philippe Lacheau

La bande responsable des affligeants « Alibi.com« , « Babysitting » ou « Epouse moi mon pote » reviennent avec leur humour toujours aussi fin, auquel je suis complètement hermétique. Et ils adaptent Nicky Larson, la célèbre série animée des années 80, au risque de se faire massacrer par les fans.

Ce sera probablement à chier mais il y aura des gens pour le voir et comment dire ? Ceci m’interpelle…

Sortie le 6 février

 

« La Favorite » de Yorgos Lanthimos avec  Emma Stone, Nicholas Hoult et Rachel Weisz  

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Après son iconoclaste The Lobster, prix du meilleur scénario à Cannes et l’excellent « Mise à mort du cerf sacré » avec  Nicole Kidman et Collin Farell, le Grec Yorgos Lanthimos sortira The Favourite.

Il changera radicalement de style puisqu’il suivra les machinations politiques dans les coulisses pendant le règne de Reine Anne, le dernier monarque de la Maison de Stuarts.

Emma Stone, auréolée de son oscar de meilleure actrice pour La La Land, jouera aux côtés des excellents Nicholas Hoult et Rachel Weisz.

Le film se situera au 17e siècle et relatera les rivalités entre la Reine Anne, Sarah, la Duchesse de Marlborough, et Abigail.

Le film fut accueilli à Venise avec d’excellentes critiques. C’est les des évènements ciné du début d’année 2019.

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Sortie le 6 février 2019

 

« My beautiful boy » Timothee Chalamet chez le réal de Alabama Monroe et Belgica

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Félix Van Groeningen est un excellent réalisateur et a enchainé trois très bons films avec La Merditude des choses, Alabama Monroe, Belgica.

Pour son prochain film, il embauche la star montante d’Hollywood qui illumine la romance gay « Call me by Your Name« , Timothee Chalamet.

Beautiful Boy suivra un jeune homme dont la dépendance aux méthamphétamines est décrite à travers les yeux de son père.

Steve Carell jouerait ce dernier.

Le film est en pôle position pour la saison des oscars et notamment ses deux interprètes.

Bande-annonce :

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Sortie le 6 février

 

« We The Animals » de Jeremiah Zagar

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Ils sont trois. Trois frères, trois rois, inséparables. Trois garçons élevés loin de tout par des parents aimants mais imprévisibles et violents. Tandis que les deux aînés s’identifient au père, Jonah le benjamin développe son imagination en créant un monde bien à lui.

Sensation à Sundance 2017, « We The Animals » est l’un des films d’auteur Us attendus en ce début d’année 2019.

Sortie le 6 février

 

« Alita : Battle Angel » de Robert Rodriguez
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Attendu depuis une vingtaine d’années, l’adaptation du manga culte Gunnm est dans les cartons de James Cameron.
Ce dernier n’ayant pas eu le temps de réaliser le projet avec les 4 suites d’Avatar en cours de tournage, il a laissé donner vie au projet par son ami Robert Rodriguez (Sin City, Une Nuit en Enfer, Machete).

Renommé « Alita : Battle Angel » le film suit une jeune cyborg inerte abandonnée dans une décharge et sauvée par un  scientifique (Chritoph Waltz).

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Sortie le 13 février 2019

« Vice » de Adam McKay avec Christian Bale, Amy Adams, Steve Carell

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Adam McKay, réalisateur de « The big short« ,  s’intéressera au très controversé Dick Cheney, vice président américain sous la présidence de George W. Bush !

Christian Bale et Steve Carell retrouvent le réalisateur et sont rejoints par la géniale Amy Adams.

Bale sera vieillit pour incarner ce vieux salopard ayant manipulé les attentats post 11 septembre 2001, pour entrainer le chaos planétaire que nous subissons encore aujourd’hui suite aux erreurs de ces faucons ultra réactionnaires.

La guerre en Irak et en Afghanistan, la torture lors des interrogatoires…autant de sujets qui seront traités sans concessions.

L’autre enfoiré ayant insufflé cette politique idiote, Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense dans l’administration Bush, sera joué par Steve Carell.

Sortie le 13 février

 

« Deux fils » de Félix Moati avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Anaïs Demoustier

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Joseph et ses deux fils, Joachim et Ivan, formaient une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, au prix de mettre en péril ses études de psychiatrie. Le talentueux jeune acteur, Félix Moati, tourne son premier film et décroche un beau casting dont l’excellent Poelvoorde. Je suis curieux du résultat.

Sortie le 13 février

 

« All Inclusive » de Fabien Onteniente avec  Franck Dubosc, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte

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Deux hommes partent dans un camp de vacances à l’étranger, tous frais payés.

L’homme qui a commis Jet Set, Camping, Disco, et autres films comiques basés sur des concepts bien simpliste que même un gamin de 2 ans comprendrait, va donc de nouveau sévir. Etant donné que tous ses films abiment encore un peu plus le niveau des comédies françaises, partant du principe qu’un concept et un casting suffisent, nous aurons droit à un triste numéro pas drôle que, rassurez vous, je ne verrai pas au cinéma.

Sortie le 13 février

 

« Grâce à Dieu » de François Ozon avec Swann Arlaud, Melvil Poupaud et Denis Ménochet

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François Ozon réunira un casting enthousiasmant pour son prochain long métrage, « Alexandre ».

Swann Arlaud, césarisé meilleur acteur pour Petit paysan, donnera la réplique à Denis Ménochet (Jusqu’à la garde) et l’excellent Melvil Poupaud (Conte d’été, Le Temps qui reste, Un conte de Noël, Laurence Anyways).

Grâce à dieu raconte l’histoire d’Alexandre qui vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi. Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne…Le titre du film renvoie aux déclarations hallucinantes du cardinal Barbarin : « La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits. »

Bande-annonce :

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Sortie le 20 février 2019

 

« Le Champ du loup » de d’Antonin Baudry avec François Civil, Omar Sy, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz

Casting 4 étoiles pour ce film de sous-marin, style rare dans le cinéma français. Il s’agit d’un premier film signé Antonin Baudry. Ce dernier est connu par son pseudonyme d’Abel Lanzac, qu’il utilisa pour le scénario de la bande-dessinée Quai d’Orsay, qu’il adapta ensuite pour Bertrand Tavernier.

Ancien conseiller de Dominique de Villepin au ministère des affaires étrangères, le réalisateur est plutôt calé en politique internationale.

Sortie le 20 février 2019

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« Destroyer » de Karyn Kusama avec Nicole Kidman

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Encore une prestation impressionnante annoncée pour l’immense Nicole Kidman.

La détective du LAPD Erin Bell a jadis infiltré un gang du désert californien, ce qui a eu de conséquences dramatiques. Lorsque le chef de la bande réapparaît, elle doit fouiller dans le passé pour se défaire de ses démons.

Sortie le 20 février 2019

 

« La Grande Aventure Lego 2″ de Mike Mitchell

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Phil Lord, Christopher Miller ont lâché la barre car ils étaient sur Solo, A Star Wars Story, dont ils se sont fait virer. Pourtant le 1er opus avait cartonné au niveau critique et box office.

Inventivité folle sera t-elle de retour ? Sachant que le concurrent Plal sortira aussi un film…

Sortie le 20 février 2019

 

« Les Eternels » de Zhangke Jia

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En 2001, la jeune Qiao est amoureuse de Bin, petit chef de la pègre locale de Datong.Alors que Bin est attaqué par une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. A sa sortie, Qiao part à la recherche de Bin et tente de renouer avec lui.  Mais il refuse de la suivre.

Le nouveau film du cinéaste chinois a reçu d’excellentes critiques en festival. Le problème est que moi j’ai un gros problème avec ce réalisateur. Il m’ennuie profondément. Pourtant je fais l’effort. « Au delà des montagnes » m’a grave emmerdé, « A touch of Sin » pas mieux. Disons que ses thématiques sont super intéressantes mais je n’adhère pas du tout à son style épuré. Alors, une troisième tentative ?

Sortie le 27 février 2019

 

« Captain Marvel » Avec Brie Larson, Jude Law, Samuel L. Jackson

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Carol Danvers, une superhéroïne chargée de sauver la destinée de la Terre, au cœur d’une guerre intergalactique d’aliens.

Voici la réponse de Marvel au Wonder Woman de DC Comics et Warner.

Bon, Marvel je n’aime pas trop donc peu probable que je regarde ce truc.

Sortie le 6 mars

 

« Le mystère Henri Pick » de Rémi Bezançon avec Fabrice Luchini, Camille Cottin

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Une éditrice découvre un roman extraordinaire dans une bibliothèque qui recueille les manuscrits refusés par les éditeurs. Le texte, signé Henri Pick, devient un best-seller. Pourtant, ce pizzaïolo breton décédé deux ans plus tôt, n’aurait jamais lu de livre ni écrit autre chose que sa liste de courses. Un célèbre critique littéraire va mener l’enquête avec l’aide de la fille de l’énigmatique Henri Pick.

Le réalisateur des excellents « Le premier jour du reste de ma vie« , « Un heureux évènement » et « Nos futurs » revient avec un projet très différent et compte tenu de son talent, on l’attend forcément, surtout avec Fabrice Luchini et Camille Cottin.

Sortie le 6 mars 2019

 

 

« Ma vie avec John F. Donovan » de Xavier Dolan avec Natalie Portman, Kit Harington

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Après le succès mondial de « Mommy » et son prix du jury à cannes, Xavier Dolan souhaitait se calmer et se reposer. Perso, je ne l’ai point cru !

Son « Juste la fin du monde » a plutôt divisé la presse et le public et peut signifier une rupture dans sa filmographie.

Il reviendra en 2019 avec The Death And Life Of John F. Donovan, dont le héros sera une jeune star hollywoodienne qui entretient une relation épistolaire avec un fan de 11 ans vivant à Londres. Un jour un tabloïd déforme l’histoire pour en faire un scandale et la vie du jeune acteur vire au cauchemar.

Kit Harington, le John Snow de la série Game of Throne tiendra la tête d’affiche.

Kathy Bates (American Horror Story),  Susan Sarandon, la chanteuse Adele et l’excellente actrice Natalie Portman complètent ce casting all stars.

Sortie le 13 mars 2019

 

« Convoi exceptionnel » de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Christian Clavier et Edouard Baer

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J’avais très peur que l’immense Bertrand Blier ne fasse plus rien. Ses derniers films sont mineurs par rapport à sa filmographie et pourtant il manque terriblement au cinéma français.

Or à 78 ans, l’animal peut très bien nous faire un retour fracassant comme l’a fait Paul Verhoeven en 2016.

Et là il va réunir un sacré casting avec Edouard Baer, Alex Lutz, Audrey Dana, Sylvie Testud, Jérémie Rénier, Alexandra Lamy, Bouli Lanners et et et son fidèle acteur, l’ogre Gérard Depardieu ainsi que Christian Clavier. « Convoi exceptionnel » a un pitch bien perché comme sait les écrire Blier. Il racontera la façon dont un homme rencontre le possesseur du scénario de sa vie. C’est une excellente nouvelle de cinéma !

Sortie le 13 mars 2019

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« Sunset » de Laszlo Nemes (Le fils de Saul)

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Après avoir traumatisé la croisette il y a trois ans avec Le fils de Saul, le Hongrois Laszlo Nemes revient avec Sunset et suit l’histoire d’une jeune femme à Budapest en 1910, avant que le monde ne sombre dans les ténèbres…

Sa sortie française est prévue le 27 février 2019 et il bsera en compétition pour le Lion d’Or lors de la 75ème Mostra de Venise qui s’ouvre début septembre.

Bande-annonce :

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Sortie le 20 mars 2019

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« Us » de Jordan Peele

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Le réalisateur de Get out revient. Ce succès surprise de 2017 m’a carrément gonflé car j’ai trouvé le film vraiment très mais alors très mauvais. Mal joué, une intrigue pas terrible et au final une pauvre série B sur laquelle la presse a décidé de s’ébahir. Pas sûr que la suite de sa filmographie m’emballe.

Des parents emmènent leurs enfants dans leur maison secondaire près d’une plage afin de se détendre et de se déconnecter. Au fur et à mesure que la nuit arrive, la sérénité se transforme en tension. Lorsque des invités supplémentaires se joignent au groupe, l’agitation palpable dégénère en chaos.

Sortie le 20 mars 2019

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« Dumbo » de Tim Burton avec Colin Farrell, Danny DeVito, Eva Green

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Tim Burton a massacré l’adaptation de Alice aux Pays des Merveilles mais le film a cartonné tellement en 2010 que Disney a commencé une vaste campagne de révisionnisme de ses classiques. Rien qu’en 2019 nous verrons donc ce Dumbo, Le Roi Lion et Alladin !

Je pense qu’on peut s’attendre à un spectacle bien familial et niais et un Burton creusant un peu plus sa tombe artistique qu’il pomponne depuis déjà une vingtaine d’années.

RIP à son cinéma jadis si inventif et créatif.

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Sortie le 27 mars 2019

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« Boy Erased » de Joel Edgerton avec Nicole Kidman

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Xavier Dolan sera acteur aux côtés de l’immense Nicole Kidman pour la seconde réalisation de l’acteur Joel Edgerton

Lucas Hedges (Manchester by the Sea) jouera un fils d’un pasteur baptiste homosexuel dans une petite ville américaine.

Alors qu’il n’a que 19 ans, il va subir une thérapie pour le faire devenir hétérosexuel, sous peine d’être excommunié et rejeté de sa famille et ses amis.

Boy Erased aura également Russell Crowe et son réal Joel Edgerton au casting.

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Sortie le 27 mars 2019

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« Shazam!  » de David F. Sandberg

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On a tous un super-héros qui sommeille au fond de soi… il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans lacé dans une famille d’accueil, il suffit de crier « Shazam ! » pour se transformer en super-héros.

DC Comics et la Warner se sont plantés dans leur univers étendu. Après Aquaman sorti fin 2018, c’est au tour de ce super-héros plutôt fun et moins sombre que les Batman et Superman de tenter le box-office. C’est à la fois un pari pour la firme et la volonté d’aller sur les plats de bande de Marvel, dont l’ADN a toujours été plus teenager. On peut noter d’ailleurs la proximité du personnage avec le film des années 80, Big avec Tom Hanks.

Sortie le 3 avril 2019

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« Captive state » de Rupert Wyatt avec John Goodman, Vera Farmiga, Ashton Sanders

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Le réalisateur de La planète des singes, les origines revient avec ce projet SF.

Les extraterrestres ont envahi la Terre. Occupée, la ville de Chicago se divise entre les collaborateurs qui ont juré allégeance à l’envahisseur et les rebelles qui les combattent dans la clandestinité depuis dix ans.

Sortie le 3 avril 2019

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« Tanguy, le retour » de Étienne Chatiliez avec André Dussollier, Sabine Azéma, Eric Berger

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Il est loin le temps où Étienne Chatiliez énervait la critique car ses films cartonnaient toujours, sur des concepts, que ce soit « La vie est un long fleuve tranquille« , « Tatie Danielle« , « Tanguy » ou « Le bonheur est dans le près« .

Et puis le faiseur de comédies populaires à qui tout souriait a perdu le modjo dans les 15 dernières années, enfilant les échecs publics et critiques avec « La confiance règne« , « Agathe Cléry » jusqu’à « L’oncle Charles« , passé totalement inaperçu.

Vous l’aurez donc compris, à 66 ans, Chatiliez tente un dernier baroud d’honneur en donnant une suite à l’un de ses plus grands succès. On espère pour lui et pour les acteurs qu’on aime tous que ce ne sera pas un moment de gêne.

Sortie le 10 avril 2019

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« Avengers : Endgame » de Joe Russo, Anthony Russo

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Moi qui n’apprécie guerre l’écurie Marvel, j’avoue que Avengers : infinity War m’a plutôt séduit grâce à son méchant.

J’irai donc peut-être voir la suite.

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Sortie le 24 avril 2019

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« L’adieu à la nuit » d’André Téchiné avec Catherine Deneuve et Kacey Mottet-Klein (« Quand on a 17 ans »)

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Après s’être méchamment planté sur « Nos années folles« , le grand André Téchiné revient avec l’un de ses acteurs du magnifique « Quand on a 17 ans« , Kacey Mottet-Klein.

Le 26e long métrage du réalisateur aura un thème d’une grande actualité puisqu’il suivra un converti au djihadisme qui revient en France et dont la grand-mère sera incarnée par Catherine Deneuve, qui retrouve Téchiné pour la huitième fois.

L’adieu à la nuit est issu d’entretiens avec le grand reporter David Thomson, publiés en 2016 au Seuil sous le titre Les revenants : ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France. Le livre établit le portrait de 250 Français partis en guerre sainte et de retour de Syrie, d’Irak ou de Libye, lorsqu’ils se retrouvent confrontés à la réalité des combats.

Sortie le 24 avril 2019

 

« Nous finirons ensemble » de Guillaume Canet avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche

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La suite des Petits mouchoirs, de Guillaume Canet.

Bon, j’ai aimé moyennement le précèdent film, trop gnangnan. Le côté film générationnel de potes genre on va faire notre « Un éléphant çà trompe énormément » a finis de me gonfler. Donc la suite ne m’intéresse pas franchement…mais il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis…

Sortie le 1er mai

 

« Hellboy » de Neil Marshall

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Guillermo Del Toro n’est pas mon réalisateur préféré mais il a un talent fou et chose rare, un imaginaire propre et très caractéristique. Le problème est que ses scénari ne sont pas toujours au niveau du reste de son talent.

Au rang de ses indéniables réussites il y a les deux films Hellboy, très réussis visuellement et pour le coup bien rythmés et dont l’acteur Ron Perlman assurait grave le rôle sans tomber dans le ridicule.

On attendait depuis 10 ans un troisième et dernier volet mais le feu vert des studios n’était pas en rendez-vous car les films n’ont pas été des cartons au box-office.

Et bien sacrilège pour beaucoup, Neil Marshall (The Descent) reboot le héros rouge avec David Harbour (Stranger Things) en rôle titre.

Et vu le culte autour des deux premiers films, il est fort probable que la communauté de fans soit trèèèèèèèèès difficile à convaincre.

Le créateur du personnage lui-même, Mike Mignola est impliqué.

Le film sera classé R-rated, merci Logan !

Bande-annonce :

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Sortie le 8 mai 2019

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« Aladdin » de Guy Ritchie

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Le réalisateur de « Crimes arnaques et botaniques », « snatch » et « Sherlock Holmes«   réalise l’adaptation live de « Aladdin ».

Et c’est plutôt surprenant de le voir bosser pour Disney…

Quoique, suite à son « Roi Arthur« , le studio aux grandes oreilles a du se dire, aux vues de la bande-annonce, que l’animal pourrait dépoussiérer le mythe. Heureusement pour lui, il avait signé avant que son film ne sorte car le Roi Arthur fut une vraie corvée à regarder, vraiment mauvais et un échec retentissant au box-office.

L’histoire sera racontée de façon non-linéaire sur un scénario de John August.

Disney ajoutera cette adaptation live de ses dessins animés culte à la longue liste composée de projets déjà sortis comme Alice au pays des Merveilles, Maleficient, Blanche Neige, Cendrillon en 2015, Le Livre de la Jungle et Peter et Elliott le Dragon en 2016 ou de projets à venir comme La Belle et la Bête, Le Roi Lion, Mulan et Dumbo.

Sortie le 22 mai 2019

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« John Wick 3″ de Chad Stahelski avec Keanu Reeves, Halle Berry, Anjelica Huston

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John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. « Excommunié », tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. Bon c’est la suite d’une série de films que j’ai franchement eu la flemme de regarder mais bon il parait que c’est pas mal et pour Keanu Reeves et son compte en banque, c’est sympa de payer l’entrée. Parceque Keanu, certes, il a fait de la merde pendant 15 ans mais c’est un bon acteur. Je l’aime bien moi « petite brise fraîche au-dessus des montagnes« . C’est la traduction en hawaïen de son pénom. Classe non ?

Sortie le 22 mai 2019

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« Ad Astra » du grand James Gray avec Brad Pitt

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James Gray est l’un de mes chouchous.

J’ai adoré « little odessa » et « la nuit nous appartient » ainsi que « two lovers« , mais son dernier film, « The immigrant« , avec Marion Cotillard et Joaquin Phoenix a été accueilli très froidement.

Il est revenu avec son arlésienne de 10 ans, « The Lost City of Z » en 2017. Et alors que ce projet devait se faire avec Brad Pitt et que ce dernier a finalement co-produit The Lost City of Z » sans y jouer, les deux artistes se retrouvent pour un projet très excitant !

Dans Ad Astra, Brad Pitt jouera un cosmonaute dont le père, joué par Tommy Lee Jones, est parti à la recherche de vie extraterrestre sur Neptune il y a vingt ans, n’a plus donné signe de vie. Le fils cherche à comprendre l’échec de la mission et embarque pour un voyage spatial à travers le Système Solaire.

Le film sera probablement sélectionné à Cannes, comme quatre des six longs métrages réalisés par James Gray.

Sortie le 22 mai 2019

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« Rocketman » : Taron Egerton (Kingsman) joue Elton John

On peut ne pas être fan des chansons stéréotypées et très grand public de Elton John, un biopic sur sa vie peut en revanche présenter un intérêt. L’excellent Tom Hardy devait jouer le chanteur dans un biopic intitulé Rocketman. Mais Tom ayant des tonnes de projets en cours, il laisse sa place au plus jeune Taron Egerton, qui excellait dans Kingsman. C’est Lee Hall (Billy Elliot, Cheval de guerre) qui a écrit le scénario. On peut donc craindre un certain consensualisme. Dexter Fletcher réalise. C’est lui qui a bouclé Bohemian Rhapsody lorsque Bryan Singer a été viré des plateaux.

Taron Egerton sera entouré de Richard Madden (Robb Stark dans Games of Thrones), Jamie Bell (Tintin, Billy Elliot, la série Turn, Snowpiercer, My Name is Hallam Foe) et Bryce Dallas Howard.

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Sortie le 29 mai 2019

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« X-Men: Dark Phoenix » de Simon Kinberg 
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Le quatrième volet du reboot des X-men sera-t-il meilleur que le troisième, Apocalypse, qui sentait franchement la baisse de rythme ?

Jean Grey va perdre le contrôle de ses pouvoirs et devenir une menace pour ses amis et le reste de l’univers.

On retrouvera l’ensemble du casting des derniers opus, Sophie Turner, Jennifer Lawrence, James McAvoy (Professeur Xavier), Michael Fassbender (Magneto), Nicholas Hoult (The Beast), Kodi Smit-McPhee ou Tye Sheridan.

Jessica Chastain jouera la grande méchante en blonde platine.

Simon Kinberg, scénariste des deux précédents ou du Sherlock Holmes de Guy Ritchie, reprend le flambeau de Bryan Singer.

Bande-annonce :

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Sortie le 5 juin 2019

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« Men In Black : International » avec Chris Hemsworth, Tessa Thompson 

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J’ai toujours trouvé les Men in black affligeants de bêtise. Et bien pour mon plus grand déplaisir, un quatrième volet est en cours et la première bonne idée de la série est de virer Will Smith, insupportable de cabotinage.

Pour le remplacer et récompenser Chris Hemsworth et Tessa Thompson après leur propre cabotinage sur Thor Ragnarok, qui pour le coup était plaisant, et bien la production choisit de remplacer le duo d’agents spéciaux chargés de traquer les aliens par ces deux acteurs dont…une femme !

En période balancestonporc et MeToo, c’est forcément opportuniste mais Hollywood n’est jamais à cela près !

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Sortie le 12 juin 2019

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« Toy Story 4″ de Josh Cooley

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Le quatrième volet de la saga culte des studios Pixar arrivera t-il à atteindre le sommet d’inventivité et d’émotion de Toy Story 3 ?

Pixar nous avait promis que le 3 serait le dernier sauf si une idée géniale de scenario leur venait. C’est vrai que depuis quelques années, les idées originales de leurs films ne font pas mouche à chaque fois et qu’ils ressortent les franchises passées. Pour Les indestructibles 2, j’ai trouvé cela particulièrement paresseux…

Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis.

Sortie le 26 juin 2019

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« Spider-Man: Far From Home » avec Tom Holland, Zendaya, Marisa Tome

Spider Man est devenu un produit sans trop de saveur avec un yes man que personne ne connait pour réaliser. Bon Sam Raimi n’était pas parfait mais il s’agissait d’un auteur…Heureusement que le dessin animé « Spider Man New Génération » a tout défouraillé avec joie fin 2018 !

Sortie le 3 juillet 2019

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Film surprise de Danny Boyle où les Beatles n’existent pas !

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Danny Boyle ne réalisera pas James Bond 25 pour désaccord artistique probablement sur le casting du méchant et le sort de l’agent secret. Mais ce qu’on ne savait pas, c’est que le réalisateur de Trainspotting, Slumdog Millionaire, 127 heures ou 28 jours plus tard, a déjà mis en boite son prochain film.

Sans en parler aux médias le réalisateur britannique a terminé son film musical dont il parlait en début d’année, avec aucune star au casting. Et çà, c’est une excellente nouvelle.

De quoi s’agira t-il ? Un temps intitulé « All you need is love« , le film pourrait être en partie chanté si l’on en croit certaines interviews passées. En tout cas on y suivra un musicien qui se réveille un jour dans un monde où les Beatles n’existent pas.

Lily James, Kate McKinnon, Ana de Armas, et Himesh Patel tiendrons les rôles titres.

Cà pour le coup, c’est une excellente surprise Mister Boyle, Danny Boyle !

Sortie le 3 juillet 2019

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« Le roi lion » adapté en film live façon « Le livre de la Jungle »

Après « Alice au pays des merveilles« , « Maleficient« , « Cendrillon » et « Le livre de la Jungle » qui a cartonné avec 965,8 millions de $ de recettes au box-office mondial, Disney poursuit sa  politique de revisite de son catalogue de dessins animés en versions live-actions.

Merlin l’enchanteur, Peter Pan viendront bientôt, « La belle et la bête » sortira en 2017 avec Emma Watson.

Jon Favreau, qui s’est chargé des aventures de Mowglie, se voit confier l’adaptation en images de synthèse d’un des plus grands cartons de Disney, « Le roi lion« .

Le film reprendra les chansons qui accompagnaient le film de 1994.

Ce remake 22 ans après arrivera t il a rapporter plus que les 968,8 millions $ de recettes (422,8 millions $ aux Etats-Unis) de l’époque ?

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Sortie le 17 juillet 2019

 

La suite des films qui vous attendent en 2019 avec la seconde partie de l’année et les films non encore datés, çà arrive très vite…

 

Les séries à ne pas louper en 2019

29 décembre, 2018

En 2019, il va y avoir de très grosses séries. Des retours (True Detective, American Gods) et beaucoup de nouveautés.

Le Blanc Lapin vous propose de faire le tour de ce qu’il y aura de nouveau et qui risque de faire parler, certaines des séries pouvant être décalées en 2020 selon l’état de production des projets.

Mais l’idée est de vous faire rêver un peu ;)

 

Games of Thrones saison 8

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Que dire ?

C’est probablement la fin de série la plus attendue de l’année et çà commencera en avril 2019 sur HBO.

Après 9 ans à suivre Daenerys, John Snow, Cersei, Tyrion, Arya, Sansa, Jaime, Bran…et on va enfin savoir qui emportera la bataille.

Après une saison 5 semi ratée, le show a refait surface en saison 6 et 7 et le suspens est à son comble !

Mais si ces personnages s’arrêteront, un spin off est d’ores est déjà prévu pour 2020 !

 

HBO prépare un épisode de Games of Thrones avec le retour de personnages déjà morts

Les séries à ne pas louper en 2019    dans Ce qui vous attend en séries Tv ! d980e2604171be5f0b15ab8cf0df0888

HBO réserve une surprise aux fans de Games of Thrones puisqu’un épisode spécial devrait être diffusé fin 2019, après l’arrêt de la série et réunira des personnages déjà morts au cours des 7 premières saisons et il y en a un paquet.

Sean Bean (Ned Stark) et Jason Momoa (Khal Drogo) en seront.
L’épisode  ne sera pas diffusé sur HBO mais réservé à un coffret VDV-BlueRay rassemblant les huit saisons.

 

True Detective saison 3

True-Detective dans Dossiers

True Detective reviendra pour une saison 3 sur HBO en janvier 2018 !

Stephen Dorff (Somewhere, Blade, Backbeat) incarnera Roland West, un enquêteur de l’Arkansas faisant équipe avec le personnage qu’interprétera Mahershala Ali (House of Cards, Moonlight).

L’excellent Scott Mcnairy incarne le rôle d’un personnage qui « va endurer une terrible perte qui va lier son destin à celui de deux policiers d’état pendant dix ans ». Il a été vu en shériff dans la récente et excellente mini-série Netflix, Godless, mais aussi dans Argo, Killing Them Softly, The Rover, 12 Years A Slave, Fargo et Monsters.

Trois périodes distinctes seront filmées, comme dans la 1ère saison.

Carmen Ejogo sera une institutrice qui a connu deux enfants disparus en 1980.

L’enquête sera sur un meurtre dans les monts Ozark.

Jeremy Saulnier, remarqué pour Blue Ruin et Green Room, réalise tandis que Nic Pizzolatto sera de nouveau scénariste, comme sur les deux premières saisons.

Voici la première bande-annonce :

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« The Witcher » sur Netflix avec Henri Cavill en chasseur de monstres 

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On ne sait pas si Henri Cavill restera Superman pour DC Comics mais ce qui est certain, c’est qu’il portera sur ses épaules une énorme série pour Netflix.

Il sera Geralt de Riv dans l’adaptation en série du roman d’Andrzej Sapkowski, « The Witcher« .

On y suit un chasseur de monstres dans un monde sauvages. Il fait un jour la rencontre d’une puissante sorcière et d’une jeune princesse et vont s’allier.
Le livre a été adapté en jeu vidéo qui est l’un des énormes cartons de ces dernières années, rendant le projet hyper hype mais aussi super casse gueule avec déjà des hordes de fans qui trouvent que Cavill est trop fade pour le rôle.

Netflix a dû constater que dans « Mission Impossible Fallout« , il était plutôt sévèrement burné.

Le tournage débutera cet automne en Europe de l’Est pour une diffusion fin 2019 début 2020.

C’est un gros investissement pour la firme et un pari intelligent pour Henri Cavill car il peut capitaliser dessus afin de s’émanciper de son image trop lisse.

 

Une série Steampunk sur HBO pour le réal des deux 1ers Avengers

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Joss Whedon s’est fait un nom à Hollywood avec le succès immense du 1er Avengers et de sa suite. Puis il s’est fritté avec Marvel et s’est vu appeler à la rescousse par la Warner et DC Comics pour sauver Justice League lorsque son réalisateur, Zack Snyder, a perdu sa fille et s’est retiré du plateau.

Hélas le résultat fut catastrophique et le bide au box-office fut à la hauteur de l’accueil critique, très mauvais et plutôt mérité !

Cà, c’était fin 2017…

Mais cette récente percée sur grand écran ferait presque oublier que le bonhomme a 54 ans et qu’avant 2012, on ne le connaissait pas vraiment mais qu’il avait officié sur de nombreuses séries comme  The Office, Buffy contre les Vampires, Angel, Glee et Dolhouse.

La très classe et historiquement novatrice chaine HBO a commandé à ce dernier toute saison d’une nouvelle série dont on a peu entendu parler mais sur laquelle la chaine mise à mort pour succéder à Games of Thrones, aux côtés de Watchmen et peut-être Westworld si le show remonte après une saison 2 ratée.

On y suivrait des femmes aux aptitudes extraordinaires dans un univers de l’époque Victorienne avec de la SF dedans..

Et là, forcément çà fait tilt chez moi qui suis fan de l’univers Steampunk !

Rien n’indique que « The Nevers » sera Steampunk mais tout prête à y croire à ce stade.

 

« Project Blue Book » de Robert Zemeckis

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Robert Zemeckis, le réalisateur de Forrest Gump, Seul au Monde, Retour vers le futur et Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, produira une série autour du phénomène des OVN. Project Blue Book s’inspire d’études du gouvernement américain menées entre 1952 et 1969, suite aux nombreux témoignages qui fleurirent.

Aidan Gillen (Game of Thrones) jouera Josef Allen Hynek, célèbre astronome passionné par la thématique des OVNI.

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« American Gods » revient deux ans après sa première saison

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Le roman « American Gods » de Neil Gaiman a été adapté en série par le célèbre showrunner Bryan Fuller, l’homme derrière les séries « Hannibal« , « Pushing daisies » ou « Dead like me » soit des choix toujours originaux.

Or pour ceux qui ne connaitraient pas Neil Gaiman, il s’agit de l’un des auteurs d’heroic fantasy les plus respectés, ayant livré « Good Omens/De bons présages« , « Sandman« , qui doit faire l’objet d’une adaptation ..ou encore « Stardust, le mystère de l’étoile », adapté en film par Matthew Vaughn (X men origins, KingsMan), et qui était un très bon divertissement de fantasy.

« American Gods » suit Ombre, un homme venant de sortir de prison et qui se fait embaucher en tant que garde du corps par le Voyageur. Sauf que durant sa traversée des USA, il va s’apercevoir que son employeur n’est autre que le dieu des dieux nordique, à savoir Odin en personne. Ce dernier cherche à retrouver d’autres dieux des mytologies et croyances mortes afin de faire la guerre aux nouveaux dieux des hommes, à savoir la voiture, Internet, la télévision…tout ce qui constitue le consumérisme et qui a tué les croyances passées pour de bon.

La saison 1 était très réussie mais sa saison 2 a connu de gros problèmes de production et le départ de son showrunner d’où 2 ans de décalage avant de voir la suite en 2019.

Bande-annonce :

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« In the Tall Grass » de Stephen King sur Netflix par Vincenzo Natali (Cube)

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Vincenzo Natali n’a pas franchement eu de bol dans sa carrière. Après un démarrage en trombe avec Cube il y a 20 ans, ses films suivants furent des échecs, de Cypher à Splice, lors qu’ils étaient loin d’être mauvais et montraient un grand potentiel dans ce réalisateur.

Il fut donc attaché à la réalisation d’épisodes de Westworld, Hannibal ou American gods, soit parmi les très bonnes séries de ces dernières années.

Netflix lui permet de réaliser un nouveau long métrage adapté de Stephen King, In the Tall Grass.

Patrick Wilson y serait le premier rôle.

L’histoire suit un frère et une sœur qui rentrent dans un immense champs d’herbes hautes pour répondre à un garçon les appelant à l’aide. A l’intérieur ils se trouvent piégés et le cauchemar va débuter.

 

Deux séries live Star Wars pour la plateforme de streaming Disney

Bien que vous bouffiez du Star Wars chaque année et pour longtemps compte tenu du fait que Disney a bien l’intention de rentabiliser ses 4 milliards d’investissement, qu’est ce qui nous attend pour la suite, après l’imminent « Solo, a star wars story » ?

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Le très bon Pedro Pascal devrait se remettre de la fin de « Narcos » puisqu’il sera l’un des rôles principaux de l’une des séries Star Wars développée par Disney pour sa plateforme VOD qu’ils lancerons fin 2019.

The Mandalorian sera mise en scène par un poids lourd, Jon Favreau, à qui l’on doit  Iron Man 1 et 2, Le livre de la jungle et le futur méga carton de 2019, l’adaptation live du dessin animé Le roi Lion. D’autres réalisateurs se succéderont pour réaliser des épisodes dont Taika Waititi (Thor : Ragnarok) et Bryce Dallas Howard.

L’histoire tiendra place après la chute de l’Empire et avant que le Premier Ordre de la nouvelle trilogie n’apparaisse. On y suivra un chasseur de primes alors que la Nouvelle République domine l’univers.

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Lucasfilm développe une deuxième série en live-action Star Wars en plus de celle intitulée « The Mandalorian » avec Pedro Pascal.

Le tournage aura lieu en 2019 et suivra les aventures de l’espion Cassian Andor, héros de au cours des années de formation de la Rébellion et avant les événements de « Rogue One: A Star Wars Story ».

Diego Luna reprendra le rôle d’Andor t visiblement, il serait prévu de le rajeunir numériquement, ce qui devient décidément chose courante puisque le prochain film de Martin Scorsese pour Netflix, The Irishman, rajeunira Robert de Niro, Al Pacino, Harvey Keitel et Joe Pesci.

 

« Kingdom » ou les zombies dans la Corée médiévale

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Netflix embauche le réalisateur de Tunnel, Kim Seong-hun,  pour raconter l’histoire d’un roi qui revient à la vie et contamine la population d’une infection zombie.

Ou comment mixer mort-vivant et film en costumes avec sabres ? Pourquoi pas ?

Les décors et costumes ont l’air de tenir d’une production plutôt classe. Ce sera une curiosité à voir sur Netflix à partir du 25 janvier.

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La série « Watchmen » adaptée de la Bd culte pour HBO par le papa de « the Leftovers » 

 

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La célèbre chaine HBO, dans sa volonté de rester à la pointe des projets les plus fous et de trouver plusieurs successeurs à Games of Thrones, souhaite adapter la célèbre bande-dessinée culte d’Alan Moore et Dave Gibbons, « Watchmen« .

On se souvient de l’adaptation plutôt fidèle et réussie du pourtant décrié Zack Snyder.

HBO développera une série autour de cet univers, bien que le film de 2009 n’ait pas cartonné, ce qui est normal compte tenu de la noirceur du propos.

Il y a plein d’histoires à imaginer autour de ces supers héros anti-héros d’un monde uchronique.

Damon Lindelof, showrunner de la série The Leftovers, encensée par la presse après une saison 3 en apothéose se chargera de cette lourde tâche !

Il avance bien sur le projet mais précise que l’histoire de suivra pas celle de la BD et des personnages d’origine mais tentera plutôt de s’inspirer de l’univers et de raconter une nouvelle histoire. « L’histoire se déroulera dans le monde qu’ont créé dans la douleur ses auteurs… Mais si elle s’inscrit dans la tradition, cette nouvelle histoire se doit d’être originale. Mais le plus important, c’est qu’elle doit être contemporaine. L’Ancien Testament était spécifique à Reagan, Thatcher et Gorbatchev. Nous avons besoin de résonner avec les fréquences de Trump, May, Poutine et le cheval qu’il chevauche, torse nu. »

C’est pour le moins ambitieux et casse gueule mais HBO a toujours su rester novatrice dans ses programmes.

L’immense Jérémy Irons, qui s’est hélas fourvoyé dans des rôles pas très inspirés depuis 20 ans, sera l’un d’entre ces Watchmen et c’est LA classe !

 

« Entretien avec un vampire » de Anne Rice

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Il y a 20 ans sortait « Entretien avec un vampire« , adaptation réussie par Neil Jordan du premier tome des « chroniques des vampires » de Anne Rice dont 10 ouvrages ont été écrits de 1976 à 2003. Le prochain livre, « Prince Lestat », sortira fin octobre.

Tom Cruise y jouait un excellent Lestat, vampire cynique et volage, sans aucune once d’humanité tandis que Brad Pitt y tenait le rôle plus fadasse et falot de Louis, jeune vampire en quête d’identité et accroché encore à ses souvenirs humains.

Très curieusement, Tom Cruise ne souhaitant pas reprendre le rôle, la suite ne fut pas le second livre « Lestat le vampire« , mais « la reine des damnés« , réalisée par un sombre inconnu et pour le coup un échec cuisant, même pas regardable.

Après bien des tentatives des studios de mettre la main sur la franchise, nous apprenions il y a quelques mois que la romancière Anne Rice avait récupéré les droits d’adaptation de son œuvre pour en faire une série !

C’est évidemment une excellente nouvelle quand on voit le potentiel de la série de romans et le niveau qualitatif des séries actuelles.

 

Penny Dreadful revient en série mais en spin off, avec de nouveaux acteurs et une autre histoire

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La série de Showtime Penny Dreadful a frustré pas mal de monde en s’arrêtant à sa troisième saison alors que l’audience était là et que la qualité de la série ne cessait de s’améliorer.

Nous avons donc été contraints d’abandonner Vanessa Ives (Eva Green) , Ethan Chandler (Josh Hartnett) et Timothy Dalton.

Showtime vient de surprendre tout le monde en annonçant qu’un spin off va sortir en 2019 !

John Logan, son showrunner devrait être toujours de la partie, ce qui est une excellente nouvelle.

Son sous-titre, City of Angels indique qu’elle se déroulera non plus à Londres mais à Los Angeles et dans les années 30 et non à l’époque Victorienne.

Il y sera question de guerre contre le culte de Santa Muerte.

Le producteur exécutif de la série rédigera le scénario et Jesus Hervas, qui travaillât sur Sons of Anarchy dessinera.

Aucun acteur de la série d’origine ne reviendra.

 

« I am the night » ou une nouvelle adaptation du Dahlia Noir

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Si l’adaptation par Brian de Palma du Dahlia Noir de James Ellroy fut un échec, l’enquête sur l’assassinat sordide d’une starlette dans le LA des années 40 n’a jamais eu droit à une adaptation correcte. Chris Pine et India Eisley joueront donc dans cette série inspirée des faits réels à l’origine du roman, et la série sera réalisée par Patty Jenkins (Wonder Woman).

La série sera disponible sur TNT le 28 janvier.

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Elle Fanning et Nicholas Hoult dans une mini série sur Catherine II de Russie

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L’excellente Elle Fanning (The Neon Demon, Young Ones) interprétera Catherine II de Russie dans une mini-série pour la chaine Hulu intitulée « The Great« .

Le non moins excellent Nicholas Hoult (Skins, A Single Man de Tom Ford, X-men, le génial Mad Max Fury Road, Kill Your Friends, La Favorite) jouera son époux Pierre III, l’empereur de Russie.

Catherine II de Russie détestait son époux dès son mariage l’accession de ce dernier au trône de Russie. Elle deviendra Catherine II dite « Catherine la Grande » après avoir fait assassiner son époux et orchestré un coup d’état qui lui permettra de régner pendant 34 ans sur la Russie.

 

Alfonso Cuaron (Gravity, Roma) et Casey Affleck (Manchester By The Sea) vont tourner une série sur une secte

 

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Alfonso Cuaron (Gravity, RomaCasey Affleck (Manchester By The Sea) vont tourner une série.

Le réalisateur fera office de- scénariste, réalisateur et producteur et Casey Affleck tiendra le rôle titre.

Il s’agirait d’un drame horrifique, allant aux origines d’une secte.

 

Derek Cianfrance et Mark Ruffalo s’intéressent à ce que c’est que d’être américain pour une série HBO

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HBO est la plus grande chaine au monde niveau qualitatif puisqu’elle a produit Six Feet Under, Les Soprano, Game Of Thrones, True Detective, Big Little Lies, Westworld, The leftovers, The Deuce bet tant d’autres…

Son nouveau projet serait l’adaptation du roman de Wally Lamb, I Know this Much Is True.

Il serait mis en scène par Derek Cianfrance, un des chouchous des critiques parmi les réalisateurs indépendants américains du moment, derrière Blue Valentine et The Place Beyond The Pines.

La série à venir aurait pour thème l’identité américaine et se concentrerait sur une famille dont deux des membres sont jumeaux.

Et après Ewan McGregor (Fargo saison 3) et James Franco (The Deuce), il s’agirait de faire relever le défis de la double interprétation à Mark Ruffalo.

 

« Le Nom de la rose » sera réadapté en série de 8 épisodes

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Le chef d’oeuvre de Jean-Jacques Annaud va faire l’objet d’une nouvelle adaptation sous forme de série. En ce moment on se demande bien ce qui n’est pas transformé en série en fait…Adapté du roman d’Umberto Eco, le film nous faisait vivre une enquête dans une abbaye italienne du 14ème siècle, en pleine inquisition.

Des meurtres mystérieux de moines amènent le Franciscain Guillaume de Baskerville, interprété par un Sean Connery d’une classe folle, et son apprenti Adso (Christian Slater) à tenter de résoudre l’affaire.

La série comporterait huit épisodes et sera tournée en janvier 2018. Baskerville serait interprété par John Turturro et le terrible Inquisiteur Bernard Guitandis serait joué par Rupert Everett.

 

« Catch 22″ avec George Clooney, Hugh Laurie, Kyle Chandler

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Le roman de Joseph Heller publié en 1961 sera de nouveau adapté après le film de Mike Nichols.

L’histoire est une satire de l’armée américaine qui suit un bombardier de l’US Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale, cherchant à rester à terre en se faisant passer pour un fou.

L’excellent David Michôd (Animal Kingdom, The Rover), que l’on retrouvera sur Netflix pour un film autour du Henry V de Sakespeare, produit cette série pour la chaine Hulu avec Luke Davies. Le casting est classe avec Christopher Abbott, George Clooney, Hugh Laurie, Kyle Chandler…et la série sera diffusée au printemps 2019.

 

 

« The Little Drummer Girl » de Park Chan-wook (Old Boy, Mademoiselle)

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Michael Shannon et Alexander Skarsgård ont tourné pour l’un des maitres du cinéma mondial, le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook (Old Boy, Mademoiselle).

La carrière du vampire de True Blood commence à prendre forme, après son Emmy award pour la série Big little lies avec Nicole Kidman.

Michael Shannon (99 Homes, Les noces rebelles) est quant à lui un fidèle de Jeff Nichols (Mud, Take Shelter, Loving,) et joue dans le Lion d’Or de Guillermo Del Toro, « La forme de l’eau » ou la mini série Waco.

The Little Drummer Girl est une adaptation d’un roman d’espionnage du célèbre John Le Carré (La Taupe, Le tailleur de Panama, Un homme très recherché).

La Petite Fille au Tambour a pour actrice Florence Pugh, étonnante cette année dans « The young Lady« . Elle y sera une actrice rencontrant en bel inconnu pendant des vacances en Grèce. L’homme est en fait un manipulateur puisqu’il est agent secret israélien et souhaite l’embrigader

C’est un projet des plus excitants tant par l’auteur du roman aux écrits à rebondissements que par le réalisateur passé maitre dans les histoires de manipulation que le casting, hyper classe. Les premières critiques sorties sont d’ores et déjà très bonnes.

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Fargo reviendra pour une saison 4

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Si Fargo est l’une des plus belles surprises et une des meilleures séries de ses dernières années, ayant réussi à respecter l’esprit du chef d’œuvre des frères Coen, la saison 3 a été une douche glaciale.

Après des histoires absurdes et d’un humour noir excellent autour de Martin Freeman et Billy Bob Thornton puis Kirsten Dunst et Jesse Plemons, la saison donnant à Ewan McGregor un double rôle de jumeaux s’est enlisée dans son écriture.

La saison 4 saura t-elle relever le défi ?

Annoncée pour fin 2019, après une année de pause, elle aura pour acteur principal le comique Chris Rock.

L’histoire se déroulera en 1950, alors que des afro-américains arrivent à Kansas City (Missouri) afin d’éviter la ségrégation. Chris Rock jouera la parrain d’un syndicat du crime afro-américain, qui contrôle le territoire avec un autre syndicat, contrôlé par des migrants venus d’Italie.

L’équilibre explose lorsque le patron de la mafia italienne meurt subitement…

On espère que Fargo reviendra en forme !

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Apple se lance dans la guerre des séries avec une série SF gérée par Steven Knight (Peaky Blinders, Taboo,World War Z N°2)

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Steven Knight a la côte.

Showrunner de la série Peaky Blinders, sa co-production Taboo, avec Tom Hardy scénariste et acteur principal a reçu des critiques élogieuses, à  juste titre.

Il bosse sur le scénario de World War Z N°2 pour David Fincher.

Il s’apprête à sortir cette année sa première réalisation, Serenity, avec Matthew Mcconaughey et Anne Hathaway.

Et là c’est Apple, désireux de se lancer dans la bataille de la VOD face à Netflix, qui l’embauche !

Autant dire qu’il aura de très gros moyens.

Intitulée See, cette série comptera huit épisodes et sera « un drame épique, dans un monde en construction, qui se déroule dans le futur ».

Francis Lawrence (réalisateur des films Hunger Games) réalisera les épisodes.

 

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« Big Little Lies saison 2″ : Meryl Streep rejoint Nicole Kidman et Reese Witherspoon 

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Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley ont été couronnées de succès avec  »Big Little Lies » puisque la série a remporté huit Emmys Awards et de quatre Golden Globes.

 HBO a vu juste et produira une saison 2 du fait du prestige de cette série initialement conçue pour se limiter à une saison.

Il s’agit de l’adaptation du roman de Liane Moriarty. L’histoire suit trois mères victimes de violence domestique en Californie et qui vont commencer à se livrer entre elles leurs secrets. La série comporte 7 épisodes. Alexander Skarsgard, Adam Scott et Zoe Kravitz complètent le casting.

Jean-Marc Vallée, réalisateur de « Dallas buyers Club » a réalisé les 7 épisodes.

On apprend que pour la saison 2, la triple oscarisée Meryl Streep (qui sera peut être une 4ème fois couronnée avec Pentagone Papers de Steven Spielberg) tiendra le rôle de la mère de Perry Wright (Alexander Skarsgard).

Jean-Marc Vallée reste producteur et laisse la géniale Andrea Arnold (American Honey, Fish Tank) réaliser la saison.

 

Magnum va connaitre un remake…Zeus ! Apollon ! Calmez-vous !

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Le comédien Jay Hernandez remplacera Tom Selleck dans le reboot de la célèbre série des eighties.

Il y sera un ancien Navy-SEAL, revenant d’Afghanistan et non du Vietnam afin de devenir détective privé.

Histoire de bien piétiner vos souvenirs d’enfants (pour les plus de 30 ans), Higgins sera joué par une femme ! Sacrilège ! John Hillerman peut se retourner dans sa tombe…

 

« La quatrième Dimension » Le reboot

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Avec le succès considérabe de Black Mirror, on pouvait se douter que la cultissime série La quatrième Dimernsion aurait droit à son remake.

Diffusée dès 1959, The Twilight Zone présentait pour chaque épisode une histoire différente. Souvent on versait dans la SF pure ou le fantastique.

Mais est-ce une bonne idée alors que Black Mirror emprunte une voie très proche ?

Jordan Peele, le réalisateur de Get Out, remplace Rod Serling en présentateur. On en entendra forcément parler en 2019 !

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Alex Garland (Ex Machina, Annihilation) poursuit dans la SF sous forme de série

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Après Ex Machina et Annihilation, dont les critiques sont élogieuses et qui arrivera sur Netflix bientôt, le fidèle compagnon de Danny Boyle (28 Jours plus tard, Sunshine)Alex Garland scénarisera et réalisera une série de science-fiction pour FX, intitulée Devs.

Il déclare au site Fandango « Il s’agit d’une forme de science-fiction axée sur la technologie, alors qu’Annihilation est une forme de science-fiction hallucinatoire et fantastique. Cela se rapproche davantage de certains projets sur lesquels j’ai travaillés comme Ex Machina et Never let me go, qui évoquent notre monde actuel – pas notre futur mais le monde tel qu’il est maintenant – et en tirent des déductions et des conclusions. »

Il compte réaliser la totalité des 8 épisodes de la série.

 

Ryan Murphy (Nip Tuck, Glee, American Horror Story) signe un deal historique avec Netflix

 

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Ryan Murphy est devenu l’un des showrunner de séries les plus respectés au monde. On lui doit Nip Tuck, Glee, American Horror Story, Feud…

Ce dernier vient de signer un accord avec Netflix, estimé à 300 millions de dollars

Décidément, Netflix s’offre du beau monde, après l’excellente série Mindhunter de David Fincher, le très bon « Okja » de Bong-Joon Ho, Annihilation d’Alex Garland, le prochain Martin Scorsese qui sortira début 2019, le prochain Charlie Kaufman (scénariste culte des Spike Jonze), les prochains projets de Matt Reeves (La planète des Singes), le prochain JC Chandor (Margin Call, A most Violent Year), le western « La Ballade de Buster Scruggs » des frères Coen, Un 22 juillet de Paul Greengrass (Jason Bourne), le prochain David Michod (Animal Kingdom)…

Bref, Netflix est en train de se constituer un catalogue potentiellement high level…sauf si ces grands noms se plantent sur leurs projets.

La première série que produira Ryan Murphy sera un prequel de Vol Au-dessus D’Un Nid De Coucou de Milos Forman.

La seconde série serait une comédie musicale sur un jeune homme fortuné vivant à Santa Barbara et souhaitant se lancer en politique !

 

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« Too Old to Die Young » de Nicolas Winding Refn (Drive)

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Nicolas Winding Refn (Drive) est un provocateur, preuve en est son incompris et génial The Neon Demon.

Et il compte se mettre à produire et tourner une série criminelle se déroulant à Los Angeles.

« Too Old to Die Young«   s’est tourné  à Los Angeles et Refn est en pleine post-production. On peut s’attendre à tout et n’importe quoi de sa part tant ses synopsis ne veulent absolument pas dévoiler le projet qui se trouve derrière…

Voici un projet qui risque de finir perché mais qui aura le mérite de détonner.

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Conan le Barbare en série sur Amazon

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On le sait depuis quelques temps, Amazon change son fusil d’épaule. Elle s’était distinguée sur des séries exigeantes (The Man In The High Castle) ou des production indépendantes dont Paterson le dernier Jim Jarmusch, les deux derniers Woody Allen dont Wonder Wheel actuellement à l’écran, ou le très trèèèès attendu « The Man Who Killed Don Quixote » de Terry Gilliam.

Et récemment la firme a décidé de produire une série sur Le Seigneur des Anneaux soit une idée à la fois farfelue compte tenue de la récente double trilogie et de son succès critique et public. L’objectif est de mettre le paquet et énormément d’argent pour produire des méga séries à me^me de scotcher la concurrence.

Et dans cet objectif, Amazon s’attaque aussi au mythe Conan le Barbare soit un pari très casse gueule car le reboot en 2011 avec Jason Momoa fut un énorme four, Arnold Schwarzenegger étant irremplaçable dans ce rôle iconique des eighties.

La série se voudra proche des livres de Robert E.Howard.
A suivre niveau casting car ce sera déterminant…
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Le créateur de « Big Little Lies » retrouve Nicole Kidman sur une série 

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David E. Kelley, à la tête de Big Little Lies, retrouvera l’actrice du show à nouveau pour une série intitulée The Undoing et à nouveau pour la célèbre chaine HBO.

The Undoing sera centrée sur une thérapeute pour qui tout se passe bien, son mari et son fils sont parfaits, son premier livre est un succès. Mais un meurtre suivi de la disparition de son mari vont la plonger dans une réalité bien plus sombre. Sa vie va repartir à zéro.

La série sera adaptée du roman, You should have known de Jean Hanff Korelitz.

La saison 2 de Big Little Lies est d’ailleurs en cours de tournage sous la houlette de l’excellente Andrea Arnold (Fish Tank, American Honey).

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« Vernon Subutex » sur Canal+

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Le Vernon Subutex de Virginie Despentes sera l’une des grosses séries de Canal + en ce début d’année 2019.

Romain Duris tient le rôle principal à savoir un ancien disquaire expulsé de chez lui lorsque sa boutique fait faillite. Un chanteur de rock l’aide à payer ses loyers mais décède brutalement, en lui ayant quand même confié un enregistrement sonore qu’il a créé sous emprise de la drogue. Il décide de squatter chez des amis pas vus depuis des années en s’inventant une vie de passage et une vie construite au Canada…

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« Good Omens » de Neil Gaiman

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Le livre « Good Omens » ou »De bons présages » est un excellent bouquin de Terry Pratchett et Neil Gaiman dont j’avais rédigé une critique que vous pouvez lire en cliquant sur ce lien. On y suit Aziraphale et Crowley, un ange et un démon qui vivent parmi les humains depuis des millénaires et voient d’un très mauvais œil l’arrivée de la fin du monde via l’Antéchrist. C’est une comédie loufoque, bourrée d’imagination et souvent très drôle.

Mon Terry Gilliam préféré chercha à le mettre en scène pendant 15 ans, avec Johnny Depp et Robin Williams.

La firme Amazon a acquis les droits pour une adaptation en série télévisée, dont Neil Gaiman sera le showrunner.

La série serait coproduite avec la BBC pour être diffusée sur la BBC et Amazon Prime Video. On se souvient qu’un autre roman culte de  Neil Gaiman, Americans Gods vient de cartonner dans sa première saison diffusée en mai dernier.

Michael Sheen et David Tennant tiendront les rôles titres.

La série sera diffusée sur Amazon en 2019.

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« The Boys » du créateur de Preacher sur Amazon

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La série Preacher verra son adaptation arriver sur nos écrans à partir du 22 mai 2016 et je suis fébrile à l’idée de voir le résultat car j’adore ce comic book trash, violent et très très drôle.

Seth Rogen et Evan Goldberg veulent aller plus loin et adapter un autre comic book qui a cartonné récemment et dans la même veine, The Boys.

Garth Ennis, auteur de Preacher, a écrit aussi The Boys, rempli de super-héros pas très loin de leur image en papier glacé.

Plublié entre 2008 et 2012, The Boys suis une équipe engagée par la CIA pour contrôler les super-héros et les supprimer si le besoin le justifie. La plupart des supers-héros sont de gros connards imbus d’eux-mêmes et abusant de leurs supers pouvoirs, d’où le besoin de les neutraliser.

Le succès de Preacher aura probablement une incidence sur la production de The boys

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« Snowpiercer », la série inspirée de la Bd et du film Le Transperceneige sur Netflix

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Netflix diffusera cette série TNT inspirée directement du Transperceneige ou Snowpiercer, film du génial Bong Joon Ho, sorti en 2013 et adapté de la BD du même nom.

L’histoire suit les survivants d’un cataclysme glacial, vivant dans un train en perpétuel mouvement autour de la planète. Chaque classe est logée dans le train plus ou moins en arrière selon son niveau dans l’échelle sociale.

Le film m’avait légèrement déçu, non par sa mise en scène brillante mais par rapport au concept de base excellent qui tournait vite à une caricature un peu simpliste, scolaire et naïve de la dénonciation des abus du capitalisme.

 Mais le film ayant engrangé 87 millions de dollars au box-office pour un budget de 40 millions, une série est donc potentiellement dans les tuyaux si le pilote convainc la chaine. Ceci peut être pas mal…
Voilà…33 séries à voir…je doute que vous puissiez le faire et moi aussi !

Les meilleurs films 2018 du Blanc Lapin – Partie 2 – N°14 à 01

27 décembre, 2018

Et voici la suite et fin des meilleurs films du Blanc Lapin 2018 !

Vous pouvez retrouver la partie du classement de 30 à 15 ici.

 

N°14 – « Roma » d’Alfonso Cuarón

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Voici donc le film qui va tout bouleverser dans l’industrie du cinéma. Et c’est marrant parcequ’il n’a rien du gros blockbuster. C’est juste que « Roma » d’Alfonso Cuarón a remporté le Lion d’Or au dernier festival de Venise, et qu’il ne sort que sur Netflix ! Et çà, c’est une révolution.

Une révolution car les plus grands cinéastes viennent sur Netflix, le prochain étant Martin Scorsese avec De Niro, Al Pacino et Joe Pesci.

Alfonso Cuarón est un grand réalisateur et il a accepté de travailler pour Netflix car c’est uniquement là qu’il y a trouvé le budget.

Sa fresque est en effet loin de pouvoir remplir des salles obscures, d’une part parce qu’elle est en noire et blanc, qu’elle dure 2h15 et d’autre part parcequ’elle n’a aucune star à son casting. Son thème est aussi pas franchement vendeur puisqu’on y suit la vie quotidienne d’une femme de maison du début des années 70, dans une famille bourgeoise à Mexico.

Le noir et blanc du film est absolument magnifique, d’une grande pureté. La mise en scène est fluide, à travers de longs plans séquence.

Mais là où Cuaron fait très fort, c’est qu’il adopte le point de vue de cette femme dans la servitude grâce à son choix de mise en scène.

L’héroïne est quasi silencieuse, on la voit peu s’exprimer car dans son métier, on lui demande de se taire et de faire les choses, rapidement, efficacement. Sa relation avec les enfants de la famille est tendre et presque plus proche que celle qu’ils ont avec leur mère. D’ailleurs la famille lui laisse regarder la télévision avec eux mais pas trop longtemps quand même. Le rappel des ordres pour faire telle ou telle chose ménagère lui rappelle aussi son statut social, au cas où elle l’oublierait.

Cette’ violence sociale, qui se mélange dans certaines scènes à la violence dans les rues, est très bien rendue, avec force. Cette violence on la retrouve dans les rapports qu’elle a avec ses patrons qui la couvent et payent son accouchement mais qui la traitent aussi pour ce qu’elle est, une employée sans un sou.

Et quoi de plus efficace que de filmer cette famille sans créer une histoire très construite, juste suivre le quotidien, et les petits élèvement qui le changent au fur et à mesure. Un mari volage qui s’enfuit, une nouvelle voiture, plus petite car l’argent vient à manquer dans la famille, un drame évité…Alfonso Cuaron, fait preuve d’une très grande finesse par ce regard extérieur. Nous sommes comme l’héroïne, des spectateurs de cette vie, auxquels on interdit de devenir des intervenants à part entière.

Ce grand film intimiste est une grande réussite.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°13 – « High Life » de Claire Denis

Les meilleurs films 2018 du Blanc Lapin - Partie 2 - N°14 à 01 dans Dossiers ob_14c9be_high-life-affiche-web

Des criminels condamnés à mort sont envoyés dans l’espace pour devenir les cobayes d’une mission spatiale, en dehors du système solaire.

Je ne comprend pas du tout pourquoi le nouveau film de Claire Denis a été taxé de gênant ou de violent. Rien de tel, allez y sans crainte et allez y car elle nous fait du cinéma qui lorgne vers le Solaris de Tarkowski, tout en étant plus accessible et non moins très réussi.

Comme dans tout bon film de SF, Claire Denis interroge les limites de notre humanité en s’intéressant au huis clos bien évidemment mais aussi aux traumas de ces criminels et plus particulièrement de deux d’entre eux joués de façon excellente par Juliette Binoche et l’étonnant Robert Pattinson, qui ne cesse de nous surprendre par l’éclectisme et l’intelligence de ses choix de carrière.

Pattinson casse à nouveau son image en jouant ce quasi moine qui prend sa mission comme une rédemption morale à son crime tandis que Binoche veut redonner la vie et trouver un sens à sa vie en créant la vie. Elle parait comme un mixte de sorcière, de commandant et de scientifique, dans un rôle sur mesure qui lui colle à merveille.

Claire Denis commence par nous plonger dans la solitude du personnage avant de procéder par flashs backs et de mélanger les époques avec une très grande fluidité. Ce puzzle mental se construit alors devant nous avec brio, questionnant ce que nous ferions dans une telle situation, dans un tel voyage sans retour. L’esthétique claustrophobe du long métrage est une très très grande réussite, d’autant plus que l’on pense avoir tout vu du film se passant dans l’espace.

Le message du film est d’ailleurs certes triste et sombre mais donne du sens et se conclue en beauté.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°12 – « Mandy » de Panos Cosmatos

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Nicolas Cage est un acteur génial mais depuis 15 ans il tourne souvent dans des merdes. Il le dit lui même, ce n’est pas qu’il le fait exprès et il prend très au sérieux ses rôles, c’est juste qu’il se plante dans ses choix et que les rôles qu’on lui propose ne sont pas géniaux. Il est un peu has been là où il était une méga star dans les années 90, moqué aujourd’hui pour ses coupes de cheveux improbables. Mais de temps en temps il revient comme dans l’excellent « Joe » de David Gordon Green en 2014 ou le remake très réussi de Bad Lieutenant en 2009.

Avec « Mandy« , nul doute qu’il joue dans un Ovni qui a doute pour devenir un film culte.

Panos Cosmatos choisit d’ultra référencer ce film qui pourrait être une simple série Z si il n’y insufflait pas des idées de génie. Avec sa colorimétrie rouge sang et ses effets visuels seventies à mort, le réalisateur joue des effets du LSD pour instaurer un climax hyper particulier. On suit en effet un homme des bois bien viril joué par Cage dont l’épouse fragile, au visage ultra particulier, se fait enlever par une secte. Cette secte va tuer la pauvre jeune femme devant lui et déclencher sa furie et sa vengeance façon Charles Branson.

C’est super bourrin mais c’est soit très drôle dans l’excès soit vraiment original. La réplique culte du film est évidemment « putain, t’as niqué mon T-shirt! » qui, sortie de son contexte peut faire peur mais moi m’a fait hurler de rire. Non vraiment, Mandy est excellent fil de genre, culotté, irrévérencieux, avec un Nicolas Cage en roue libre qui déploie sa rage. C’est un film à ne surtout pas manquer et à regarder loin des enfants.

Par contre vous pouvez détester le film. Mais ceux qui aimeront vont adorer.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°11 – « Mission impossible Fallout » de Christopher McQuarrie

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Tom Cruise a réussi l’exploit de créer une franchise sur son nom qui dure depuis 22 ans et qui lui a sauvé sa carrière à plusieurs reprises soit une mission pas facile à relever à Hollywood. A chaque fois que Tom a senti le box-office lui échapper sur ses projets, il est revenu à sa copie cachée de James Bond et çà a cartonné.

La recette était au début de prendre de grands noms comme réalisateurs, Brian de Palma, John Woo, JJ Abrams, et Brad Bird.

Ceci fonctionnait, efficacement, livrant des spectacles vraiment divertissants, au dessus du panier. Et puis il y a deux ans il confie les reines à Christopher McQuarrie, qui l’avait dirigé sur Jack Reacher et qui avait écrit les scénari de Valkyrie, Mission: Impossible: Ghost Protocol, et Edge of Tomorrow.

Ce pari fut réussi au-delà des espérances avec « Mission impossible Rogue Nation » qui reçut à très juste titre des critiques dithyrambiques et un box office au-dessus des attentes, relançant la franchise. Rares d’ailleurs sont les séries de plus de cinq films qui durent sur aussi longtemps, avec une récurrence qualitative et un casting stable.

Et bien non seulement Christopher McQuarrie remet le couvert avec la même efficacité redoutable mais il enfonce le clou. Son idée géniale était de coller enfin vraiment à la série dont les films sont adaptés, en créant une famille, une équipe d’espions autour d’Ethan Hunt. Certes, les cascades (faites par Cruise himself) et effets spéciaux donnent lieu à des scènes irréalistes mais on s’en fout totalement car c’est le concept. D’ailleurs, le film s’en amuse et le public en rigole dans la salle.

L’idée donc de la team, s’appuie sur le retour de la révélation du précédant opus, Rebecca Ferguson, toujours aussi énigmatique, de Simon Pegg, présent depuis le 3ème opus (4ème film donc), caution comique et Ving Rhames depuis le 1er il y a 22 ans. Et ceci donne comme dans le précédent une dimension qui n’existait pas auparavant. Hunt en devient humain, contrairement à James Bond, car il a des racines, des amis qui passent avant des milliers de morts. Le scénario est écrit au cordeau, ne laissant que très peu de respiration. Enfin, le Némésis qu’a su trouver Christopher McQuarrie lors du précédent film, revient ! Et un bon film de divertissement a de fortes chances d’être plus réussi avec un bon méchant qui a du charisme. Sean Harris est parfait une fois de plus dans le job. Même sans parler il fait flipper. Quant à Henry Cavill, il incarne un nouveau personnage qui certes ne surprend pas, mais qui envoie une sacrée dose de testostérone face au mâle dominant qu’incarne Tom Cruise. Et c’est là aussi une superbe idée que de lui coller un petit jeune.

Bref, vous l’aurez compris, « Mission impossible Fallout » est LE blockbuster de l’été qu’il faut courir voir, même si vous avez loupé le précédent. C’est jouissif car c’est super bien huilé, brillamment mis en scène et très très au-dessus d’un Bond classique.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°10 – « Les Bonnes manières » de Juliana Rojas et Marco Dutra

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Voici un film brésilien pour le moins original puisqu’il mixte le mythe du loup garou avec la satire sociale d’un premier degré désarmant de sincérité et d’efficacité.

Clara est infirmière solitaire à São Paulo. Elle arrive à se faire engager comme bonne à tout faire et future nourrice d’une jeune femme riche, enceinte mais terriblement seule, pour une raison inconnue.

Malgré l’arrogance de l’employeuse, les deux femmes vont se rapprocher jusqu’à ce que des évènements surnaturels ne viennent troubler le déroulement de la grossesse.

« Les Bonnes manières » est une excellente surprise. Dès le début on sent que quelquechose cloche malgré l’utilisation par les réalisateurs de couleurs chatoyantes, à l’image des dessins animés de Walt Disney auquel le film fait référence. Car le film se passe bien dans le réel mais détourne les codes du conte avec un esprit très habile.

Avant de verser dans le fantastique, le film va passer par un autre genre, celui de la critique d’une société coupée en deux, où les gens qui travaillent pour les plus aisés ne font que passer dans un décors lumineux là où leur vie quotidienne se passe dans une autre ville, beaucoup moins glamour. Les préjugés de la classe haute sur les bonnes manières à adopter en société, sont aussi passées à la moulinette de leur propre hypocrisie. Mais le traitement n’est jamais lourd. C’est un mélange de thèmes entre l’analyse du mépris social, le film gentiment gore, la confrontation psychologique, la force de l’instinct d’une mère, même adoptive…tous ces sujets sont hybridés et mixés ensemble avec une fluidité déconcertante.

Arriver à faire un film d’auteur versant dans le fantastique, qui sache rester très grand public, n’est pas une première mais ce film est d’une grande fraicheur. Son autre force est de rester à l’équilibre, maintenant un suspens constant et subtil.

« Les Bonnes manières » est scandaleusement mal distribué alors qu’il aurait mérité une mise en lumière à la hauteur de son audace.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N° 9 – « En Liberté !  » de Pierre Salvadori

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Le pitch : Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux.

Le réalisateur de « Cible émouvante » avec Jean Rochefort, Guillaume Depardieu et Marie Trintignant ou de « Les Apprentis » avec toujours le fils Depardieu et Cluzet, revient au meilleur de sa forme.

Il faut dire que l’animal s’est constitué une filmographie bien sympathique axée sur la comédie certes mais avec toujours une touche de délicatesse et de fragilité dans ses personnages souvent paumés et à la marge.

Ici il va utiliser un scénario qui n’aura de cesse de surprendre non par ses situations mais par la réaction de ses personnages. L’attendu, le fait que les héros se tombent dans les bras, ce n’est pas sa tasse de thé.

L’idée géniale de Salvadori est son casting avec un Pio Marmai excellent de loufoquerie,  une Adèle Haenel vraiment désopilante de naturel revenue de tout et un Damien Bonnard hyper attendrissant. Quant à Audrey Tautou, Salvadori lui donne à nouveau un rôle excellent, un rôle de son âge, la petite quarantaine, frêle et émouvante, un rôle très bien écrit. Ce quatuor est très attachant.

Pierre Salvadori choisit donc de mixer des scènes perchées, parfois à hurler de rire et parfois juste émouvantes et donne à la comédie française un lustre qui trop souvent est délavé sur l’autel de l’industrialisation du film comique financé par ses têtes d’affiche « populaires » et qui font honte au cinéma hexagonal. Ici les répliques sont travaillées, le burlesque arrive à point nommé.

De l’ensemble du film se dégage un style, une certaine notion de la classe, à savoir une grande modestie dans la mise en scène alliée à une sincérité et un amour des personnages qui crève l’écran.

Mine de rien, Pierre Salvadori va bien au delà de la comédie puisqu’il parle des faux-semblants, des images toutes faites que l’on se fait de la réussite dans la vie. C’est qu’il adore les losers magnifiques et leur donne de très belles lettres de noblesse. Salvadori apporte surtout ce qui manque cruellement à nombre de comédie françaises, un peu de poésie !

C’est qu’il faut être sacrément doué pour livrer une comédie « différente », sans baisse de régime, avec une profondeur de la thématique et des acteurs tous à leur place. C’est l’un des exercices de cinéma les plus difficiles. C’est pour celà que « En liberté ! » est LA comédie à voir cette année.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°8 – « Spider-Man : New Generation » de Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman

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Quelle excellente surprise que ce dessin animé survitaminé et intelligent qui renouvelle la thématique de Spider-Man avec grande classe.

Depuis les films de Sam Raimi, Sony nous a infligé deux affreux reboots particulièrement ratés et sans saveur pour au final rebooter de nouveau son super héros par la case Disney en s’associant à la firme aux grandes oreilles et en lui permettant d’utiliser le personnage dans plusieurs de ses films Marvel dont les Avengers.

Et au final c’est en revenant à l’essence du comic, le dessin et à sa multiplicité, que Sony vient de signer un énorme coup de force. Le film est un tel succès critique et public que plusieurs suites seront lancées. Le film Venom qui était une bouse mais a cartonné va compléter ce multiverse Spider-Man autour duquel Sony va préparer le retour de son héros rouge.

Mais revenons au succès indéniable de ce « Spider-Man : New Generation« .

Sony choisit déjà de raconter une des histoires de Spider-Man qui a cartonné en comics mais n’a jamais été adaptée, celle de Miles Morales, un adolescent afro-américain qui se fait piquer par le même type d’araignée que celle qui a piqué Peter Parker, le vrai et originel Spider-Man.

Et c’est une idée géniale car le super-héros qui a connu six adaptations en 20 ans, voit sa meilleure se dévoiler devant nous. Le film est bien entendu très qualitatif au niveau de l’animation mais il mêle surtout diverses animations différentes, du style Pixar 3D de la plupart des dessins animés du moment au dessin animé en 2D classique, référencé pages de comics en passant par le manga et ceci dans un même plan. Ceci donne au film un hommage au pop art absolument sidérant. En multipliant les spider-man et en utilisant un arc narratif bien connu des comics, les jeunes réalisateurs insufflent une fraicheur inattendue.

Le film est très drôle, bourré de clins d’œils et de références jusqu’à la série Tv des années 70.

Le film est une explosion d’inventivité, de trouvailles graphiques, irrévérencieuses mais toutes au service d’une histoire qui se tient.

Les réalisateurs sont de vrais fans et sont généreux et çà explose à la figure. Ils mêlent les bulles de BD et la tradition à une esthétique acidulée. Leurs choix totalement hybrides et psychédéliques font de ce « Spider-Man : New Generation » le meilleur Spider Man jamais réalisé.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°7 – « 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance » de Martin McDonagh

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Il y a déjà 10 ans, Martin McDonagh surprenait tout le monde avec l’excellent « Bons baisers de Bruges« , comédie noire particulièrement enlevée et drôle. Son second essai, « Seven Psychopathes » avait en revanche grandement déçu. C’est donc avec plaisir que l’on retrouve son talent avec cette histoire pour le moins originale.

La géniale Frances McDormand, épouse de Joel Coen depuis 34 ans (oui oui les frères Coen) tient la tête d’affiche et pourrait décrocher un Oscar après celui obtenu pour Fargo il y a 21 ans. On peut citer dans sa filmographie « Sang pour sang« , « Mississippi Burning« , « Hidden Agenda » de Ken Loach, « Short cuts » de Robert Altman, « Presque Célèbre« , « The Barber« , ou « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson. Autant le dire tout de suite, elle mérite son deuxième Oscar.

Après des mois sans succès sur l’enquête sur la mort de sa fille, Mildred Hayes décide d’afficher un message dénonçant l’inaction du chef de la police sur trois grands panneaux à l’entrée de leur ville.

Si le film fonctionne très bien, c’est qu’il alterne des scènes intimistes profondément douces et réalistes avec de la pure comédie jubilatoire portée par des situations et des dialogues ciselés.

Car tant pour cette mère détruite, son fils joué par l’excellent Lucas Hedges (Manchester by the Sea) que le shériff en fin de vie porté par un Woody Harrelson au top, nombre de scène font preuve de pudeur et visent très juste sur le recul qu’ont les personnages par rapport à leur vie passée, ce qu’ils ont vécu avec joie et la finitude de cette période. Martin McDonagh déclenche des éclats de rire dans la salle par l’absurdité des situations dont le mari de Francs McDormand et son frangin auraient pu en faire le sel d’une de leurs comédies.

Et c’est très drôle. Un personnage aide à déclencher ce rire, le génial flic raciste et débile joué par Sam Rockwell, excellent. Son personnage évolue d’ailleurs étrangement, ce qui donne au film une dimension particulière et un regard bienveillant sur cette Amérique paumée qui a voté Trump par ignorance et qui ne sait pas trop où elle en est.

Le casting du film est l’un des meilleurs de l’année réunissant aussi Peter Dinklage (Thyrion de Games of Thrones), ou Caleb Landry Jones.

Mais le film a aussi une profondeur, un sous-texte sur la vengeance, la justice personnelle et la capacité à pardonner l’autre alors que l’Amérique d’aujourd’hui est dirigée par un type vulgaire, violent et raciste. Le film ne donne pas de leçons balourdes, il est juste dans la générosité. Les personnages sont profondément attachants et émouvants tout en nous faisant marrer par leurs répliques assassines ou leurs comportements farfelus.

« 3 Billboards » est drôle, corrosif, audacieux et surprenant. Courrez y !

La piste aux lapins :

4 étoiles

 

N°6 – « Wonder Wheel » de Woody Allen

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Décidément, lorsque le maitre New-Yorkais remonte le temps, ceci lui sied à merveille. Après son très bon « Café Society » il y a deux ans, Woody décide de planter son décors à Coney Island, dans les années 50 et il le fait de façon théâtrale. Car oui, « Wonder Wheel » est un hommage au théâtre des plus brillants. Il suit Giny, cette femme serveuse à la vocation d’actrice ratée par un mauvais choix de vie, qui se retrouve vivre avec un homme ex alcoolique qu’elle n’aime pas, en plein milieu d’une fête foraine perpétuelle qui lui donne des mots de tête. Elle est malheureuse et sans perspective.

Là, Giny, malgré son caractère de star déchue lunatique qui voit tout en noir, rencontre un bel homme, écrivain en devenir, poète, interprété par un Justin Timberlake au cordeau. Sauf que leur passion va se trouver vite contrariée par la fille de l’époux trompé, pulpeuse blonde à la vie bien plus trépidante que sa belle-mère quarantenaire, poursuivie par la mafia soit un enjeu bien plus romantique pour le jeune homme. Au milieu de ce drame, Allen n’oublie jamais son humour incongru avec notamment ce gamin, ce fils indéfectiblement pyromane.

Kate Winslet, qui interprète cette Giny tantôt insupportable tantôt pathétique, nous prouve  encore une fois qu’elle est l’une des plus grandes actrices de sa génération, convoquant la Vivien Leigh de « Un tramway nommé désir » dans un hommage à peine voilé. Et voir surgir l’immense Tennessee Williams  chez Woody Allen, c’est plus surprenant que d’y voir cité et référencé Tchekhov, son autre source d’inspiration de « Wonder Wheel ».

Kate Winslet est juste prodigieuse et magistrale dans cette perdition d’une femme qui a cru être sauvée et se voit de nouveau happée par les fantômes de ses échecs.

Le hasard et le destin sont particulièrement cruels dans cet opus de Woody Allen mais le film est au final l’un des meilleurs de ses dernières années. Un excellent cru.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°5 – « La forme de l’eau » de Guillermo Del Toro

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Guillermo Del Toro fait partie de ces réalisateurs comme Tim Burton, Terry Gilliam ou Jean-Pierre Jeunet, qui ont fait carrière dans l’imaginaire et ont une identité visuelle forte, un style reconnaissable en quelques plans. Ils sont rares et en général ont un public fidèle, à juste titre. Le problème de Del Toro est que ses scénari n’étaient pas toujours au rendez-vous, ce qui a pu amoindrir le beau « Crimson Peak« . Cependant Blade 2, Les deux très bons Hellboy et Le Labyrinthe de Pan ont marqué chacun le genre fantastique.

Avec son lion d’Or remporté à Venise pour « La forme de l’eau« , le réalisateur mexicain signe à 53 ans son plus beau film, extrêmement réussi à tous les niveaux, à commencer justement par son point faible habituel, le scénario.

Chaque personnage est écrit avec finesse, et trouve dans le dispositif du film une place qui n’est jamais celle d’un simple faire valoir. Richard Jenkins (le père dans Six Feet Under) a un rôle à la fois empathique, drôle et émouvant dans cet homosexuel qui vit seul et cherche un amour impossible dans une Amérique intolérante et conservatrice. L’amie noire de l’héroïne représente une autre minorité maltraitée par cette Amérique blanche raciste des années 50 et 60. Mais ces laissés pour compte sont dépeints avec délicatesse, sans caricature ou trait forcé.

Le grand méchant est joué par un Michael Shannon au visage si expressif et flippant, représentatif du mâle Alpha dans toute sa splendeur et ses limites mentales dont la première est le manque d’imagination et de poésie. Guillermo Del Toro imprègne son long métrage d’un contexte historique comme dans L’échine du diable et Le Labyrinthe de Pan, renvoyant aux carcans d’une époque. Mais il rend aussi hommage à tout un pan du cinéma bis de ces années là, au premier rang desquels L’Etrange créature du lac noir dont est fortement inspirée le personnage amphibien du film.

Et puis il y a cette histoire d’amour, cette poésie entre Sally Hawkins, brillante en femme muette, pas très belle et cette créature subissant la torture d’humains trop cartésiens pour imaginer la différence. Guillermo Del Toro utilise son talent visuel, ses lumières et couleurs si particulières, baignées de bleu vert sous-marin. Mais il arrive surtout à nous conter une histoire qui aurait pu sombrer dans le ridicule complet alors qu’on contraire, son film décolle vers une légèreté, une finesse bluffante. Une scène de comédie musicale arrive avec une finesse exceptionnelle à faire s’envoler l’histoire vers de la pure poésie. Le film touche à l’universalité avec des messages simples, naïfs mais jamais faciles ou éculés.

L’émotion prends alors corps face à cette histoire de monstre et vous cueille quelques sourires et quelques larmes, gages de l’excellence de « La forme de l’eau ».

Le film est une belle fable féérique, loin du cynisme contemporain, qui parle de tolérance et couronne avec grâce l’un des grands réalisateurs de notre temps. Cet enchantement fera du film un classique.

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

 

N°4 – « Hostiles » de Scott Cooper

 

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Scott Cooper est l’un des excellents réalisateurs américains découvert ces dix dernières années. De son Crazy Heart avec Jeff Bridges, de son très beau Les Brasiers de la Colère avec Christian Bale à son Strictly Criminal où Johnny Depp retrouvait un rôle en or, à chaque fois sa direction artistique s’avérait d’une très grande finesse.

 

Ici le réalisateur s’attaque à une genre protéiforme dans l’histoire du cinéma américain, le Western.

 

Si ce n’est que là où son film est de facture classique dans sa mise en scène, toute la nuance vient de l’écriture des personnages. Christian Bale est comme toujours brillant dans le rôle de ce capitaine, héros de guerre ayant massacré des indiens et qui va peu à peu revenir sur cette déshumanisation qui a détruit sa vie peu à peu.

 

Alors qu’on lui confie le rôle de mener Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales, ce dernier va se trouver confronté à ses fantômes. En premier lieu il sauve une femme dont la famille s’est faite massacrer par les Comanches, à laquelle  Rosamund Pike donne une incarnation troublante. Puis ils vont survivre dans cet univers sans pitié où la mort frappe aveuglément jeune comme vieux, homme comme femme et enfants. Cette vie d’une dureté sans nom, que tout le groupe a connu et qui va s’abattre de nouveau au cours de leur voyage, va façonner une remise en question des préjugés des uns et des autres.

 

« Hostiles » est un magnifique film sur la rédemption, le remords, le pardon et l’instinct de vie.

 

Scott Cooper développe son récit avec une pudeur et une retenue rares qui donne au film un panache, au-delà de la superbe photographie du long métrage. En plus d’être un spectacle certes violent mais au suspens bien réel, le film a une autre dimension, mélancolique.

 

Il y a autant de styles de westerns que de réalisateurs différents s’y étant attardés. Bien souvent je subis de la part de spectateurs leurs a priori sur le western alors même qu’il est totalement faux de parler d’un genre. Celui que nous livre Scott Cooper est d’une profonde humanité, d’un regard triste sur la condition humaine et l’absence de limites dans l’horreur. C’est aussi un long métrage profondément poignant à plusieurs reprises, qu’il nous montre ces soldats vidés de leurs sentiments ou au contraire ces indiens déracinés qui arrivent à communiquer quand même avec l’envahisseur.

 

La fin du film est l’une des plus belles que j’ai vues depuis longtemps (hormis celle de Call me by your name), d’une classe folle qui bouleverse par sa justesse et son absence de didactisme.

 

Un grand film humaniste, épique et flamboyant.

4 étoiles

 

 

Alors qui pour succéder à « 120 battements par minute »  et « A Beautiful Day” ?

 

Voici le podium qui une fois n’est pas coutume, comporte quatre finalistes…

 

N°3 – « Les frères sisters » de Jacques Audiard

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Avec un casting pareil et le défi que le plus grand réalisateur français du moment s’attaque au mythe du western, en langue anglaise, on pouvait légitimement craindre le pire.

Mais Jacques Audiard n’aime pas les westerns et a bien compris qu’il n’y avait pas un style mais que le genre était protéiforme. Le western a ceci de magique qu’il pose immédiatement un cadre, une époque, et permet à l’artiste d’y développer ses propres thématiques.

Non seulement Audiard réussit avec les « Frères sisters » à passer ces obstacles mais il livre un film très personnel, d’une grande humanité, où l’émotion est pudique mais prégnante.

On va donc suivre deux frères hors-la loi, interprétés par les excellents Joaquin Phoenix et John C. Reilly.

Phoenix est l’un des meilleurs acteurs au monde et nous le prouve de nouveau dans ce rôle d’homme qui n’a connu que la violence pour survivre et a entrainé son grand frère, fatigué de ces tueries et qui cherche à se poser et à trouver un sens à sa vie. John C. Reilly est magistral, d’une très grande finesse malgré sa stature de mâle brutal. Et quelle relation passionnante que cette fratrie qui se protège et se perd dans une course contre la mort.

On y voit l’Amérique ancienne du far west, une nation enfant qui a défriché ces terres dures par nécessité vitale mais qui a mis du temps à instaurer une société organisée à cause de la cupidité individuelle. Puis elle a laissé place à un monde de progrès, où le capitalisme a émergé mais la transition aurait pu être différente. C’est d’ailleurs l’énorme surprise du film que de voir ces deux mondes se confronter et se rencontrer et parler d’idéalisme. Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed sont le côté lumineux de cette médaille. Leur jeu est parfait pour montrer sans mots leur ambition de sortir de cet âge barbare. Mais ils se trompent sur la direction qu’il prendra et c’est d’autant plus déchirant.

Le réalisateur garde toujours une hauteur de vue, un regard bienveillant et empathique pour ses personnages. Il aurait pu se planter en tentant l’expérience américaine (i.e avec des acteurs et une langue qui n’est pas la sienne). En effet, nombre de ses illustres prédécesseurs s’y sont cassés les dents.

Et pourtant Jacques Audiard signe une pépite d’émotion, grave mais onirique, parfois drôle et plutôt portée vers la lumière. Son film a de la profondeur d’esprit et il est incarné par des acteurs au sommet. Il s’agit probablement de l’un de ses plus grands films, prouvant qu’il reste une pointure dans le cinéma français d’aujourd’hui.

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

N°2 – « Woman at War » de Benedikt Erlingsson

Voici un film islandais vraiment excellent que je n’avais pas vu venir et qui s’avère être l’un des meilleurs films depuis le début de cette année 2018.

Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…

Comment dire ?  » Woman at War » a un charme irrésistible. Il est difficile de ne pas adhérer à cette héroïne complétement dingue qui risque sa vie et des années de prison pour monter l’opinion publique contre les pouvoirs publics et une industrie qui dévore notre planète sans se soucier des conséquences. Son terrorisme est communicatif car il est bienveillant et hélas voué à l’échec. Le réalisateur a plusieurs idées géniales. D’abord il utilise les paysages à couper le souffle de beauté de cette campagne et des glaciers d’Islande. Et pour un film voué à une cause écolo, c’est déjà un point d’acquis. Ensuite, il use d’un humour désopilant, burlesque, tout en second ou troisième degré avec des personnages tous droit sortis des fictions du Nord de l’Europe, tous en retenue pince sans rire mais viscéralement déterminés et humains.

Ce qui surprend c’est l’audace de cette mise en scène. Utiliser en contre champs un trio de musiciens free-jazz ou des chanteuses aux intonations blakaniques pour surligner l’état d’esprit du personnage principal, pourrait être ridicule car n’est pas Kusturica qui veut. Et bien là non seulement çà passe mais en plus, c’est carrément classe.

Son film est parfois poétique, souvent comique par l’absurde et vogue sur un réel suspens. Il n’adopte aucun genre à part celui de rester libre et indépendant comme son héroïne…et fatalement, il surprend.

« Woman at War » est un véritable coup de cœur car il sait rester léger et donne un grand souffle d’air frais. On en ressort en se disant qu’on a enfin vu une proposition de cinéma différente, avec du fond sur un récit d’aventures suffisamment farfelu pour créer une étrangeté particulièrement réussie, sans oublier d’être émouvant.

Une très très grande réussite que vous devez courir voir.

La piste aux lapins :

4,5 lapin

 

Palme du cœur et grand prix du jury du Blanc Lapin ;) )

 

« L’homme qui tua Don Quichotte » de Terry Gilliam

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Je suis enfin sorti de la projection de ce film que j’attends depuis 20 ans car c’est mon réalisateur favori, que son imaginaire m’a toujours cueilli et que j’ai vécu comme beaucoup ses multiples mésaventures durant deux décennies …18 ans d’obsession, un risque considérable d’être déçu car ce film je l’ai fantasmé…et je serai au « regret » de vous dire que je n’ai pas été déçu…et pourtant, on a beau adorer Gilliam, on n’en n’est pas pour autant moins exigeant, bien au contraire. Ses frères Grimm et son Zero Théorem m’avaient refroidis.

Pas assez ému peut-être, quelques longueurs au début mais une mise en place hyper originale et une difficile compréhension de cet accueil froid de certains critiques car le film a vécu une gestation des plus compliquées de l’histoire du cinéma et au final deux adjectifs s’imposent en sortant de la salle, « généreux » et « bordélique « !

Généreux parceque chaque scène se justifie et déborde d’énergie, d’inventivité faisant penser parfois à Tideland pour sa capacité à créer l’imaginaire à partir de bouts de ficelles et c’est un tour de force qui impose le respect. La presse qui a affublé le film de balourdise sur les migrants ou les attentats n’a rien compris au message qui est certes naïf mais qui correspond à l’esprit d’un roman comme Quichotte et sa réactualisation.

Le film est surprenant, avec si peu de moyens il arrive à montrer toute la folie du personnage, il est bourré d’idées et bordélique comme le roman et comme un film de Terry Gilliam. Et au final le style de Gilliam est là, tout du long et on a rarement eu l’occasion de côtoyer d’aussi près l’artiste, ayant limite l’impression d’être à ses côtés sur le tournage lorsqu’il a dû trouver des trésors d’ingéniosité pour palier à son budget serré. Et si la première partie peut sembler longue, elle a le mérite d’installer un regard moderne sur l’œuvre de Cervantès et de la rendre digeste là où tous les autres projets de cinéastes se sont ramassés sur Don Quichotte. Car adapter cette œuvre pourrait déboucher sur une succession de scènettes datées, inscrites dans l’inconscient collectif mais juste illustratives. Le fait que le film soit méta, qu’il parle de l’incroyable aventure de Gilliam sur 30 ans de galère donne du corps et de l’humain à des visions qui sinon n’auraient été que désincarnées.

Quand Terry Gilliam dit que l’approche de Cervantès rend fou et tourne à l’obsession et qu’au final c’était un passage obligé, c’est peut être vrai. « He did it » disaient des internautes sur Twitter lorsque à la fin de la projection en clôture du festival de Cannes, la salle a ovationné Gilliam durant 15 minutes. Son film est beau et a du panache y compris dans ses défauts et ses maladresses car il respire la persévérance et la capacité à se créer ces obstacles imaginaires, ces aventures de pacotille pour tenir un fil rouge, se fixer un cap et survivre même dans le ridicule. Cette scène de cheval de bois est magique pour ce qu’elle représente. De cette peur pour Gilliam de devenir un vieil homme risible aux ambitions éculées oui, mais aussi pour cette semi-conscience de la folie dans laquelle le personnage se met en scène lui-même. D’ailleurs la confession de l’avant dernière scène est bouleversante car elle instaure un doute, une double lecture comme souvent dans les fins d’un très bon Terry Gilliam. La fin est non seulement émouvante mais résonne longtemps après comme un hymne au fil directeur de toute une vie de cinéaste. Forcer le réel et les plus viles bassesses de l’humain pour y insuffler un peu de poésie et d’échappatoire. C’est naïf mais c’est touchant et sincère.

Les acteurs sont excellents. Jonathan Pryce a eu raison de tanner Gilliam si longtemps, il est parfait dans un rôle loin d’être évident. Voir l’acteur de Brazil incarner ce personnage iconique dans la carrière de Terry Gilliam est un symbole en soit. Quant à Adam Driver, il trouve le premier rôle de sa carrière qui lui permet d’exprimer son talent. Gilliam a toujours été doué pour ses castings. Malgré les multiples duos qu’a connu le film depuis son premier échec de tournage en 2000, il réussit à trouver une alchimie entre eux.

Les références au projet lui même sont une super idée.

Le film est un hymne testamentaire et un encouragement aux jeunes cinéastes, à la persévérance et à la nécessité de s’affranchir du tout commercial. Terry Gilliam a conscience qu’il touche à la fin de sa carrière et le film est très mélancolique car on a du mal à trouver qui reprendra son flambeau parmi les cinéastes d’aujourd’hui. Quichotte est vivant et Terry Gilliam est vivant aussi, profitons en! Soyez joyeux qu’il puisse encore nous émouvoir et l’histoire n’est pas terminée.

La patte de Gilliam est là à chaque instant, d’une inventivité bluffante.

Ce n’est pas le chef d’œuvre qu’on aurait pu espérer mais c’est un très bon film et c’est déjà énorme en soit ! Énorme que chez des spectateurs exigeants l’ayant espéré durant 20 ans, il ne provoque pas de déception mais au contraire une envie de revoir le film. Une critique anglo saxonne disait que le monde serait bien triste sans cette folie dont seul Terry Gilliam a le secret…

Je suis non seulement heureux d’avoir accompagné par l’esprit durant 20 ans cette œuvre, heureux que ce funambule m’ait donné un fil directeur et des géants à combattre pour pimenter mes rêveries et mon quotidien. Heureux enfin que le film existe, qu’il puisse désormais vivre pour lui et non plus pour la légende de sa production…qu’il puisse vieillir comme un bon cru et acquérir les lettres de noblesses qu’il ne manquera pas de conquérir comme bien d’autres films de Terry Gilliam, pas toujours compris à leur sortie. « Aujourd’hui est une magnifique journée pour l’aventure »… pour la première fois depuis 20 ans elle se fera sans fantasmer « L’homme qui tua Don Quichotte » et ça fait un peu bizarre, j’avoue. Une page se tourne et l’émotion vient car le message du film est plus que présent mais d’autres moulins s’annoncent au loin et au final, c’est le principal…

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

N°1 – « Call me by your name » de Luca Guadagnino

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Au début des années 1980, Elio, 17 ans, passe ses vacances dans la maison de famille de ses parents au Nord de l’Italie, entouré de son père, professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, de sa mère, traductrice, et d’amis du village. Intelligent et fin voire érudit, Elio ne connait encore rien du sexe et de l’amour. Oliver, un américain étudiant en doctorat, est invité par son père à venir terminer ses études, logé chez eux durant trois semaines. Elio et Oliver vont d’abord de se rejeter avant de vivre une histoire passionnée.

Après un parcours en festivals triomphant depuis un an, voici enfin la romance gay « Call me by your name« . Il n’y a rien d’étonnant à ce que le grand James Ivory (Maurice, Les Vestiges du jour, Retour à Howards End)  soit le scénariste de ce roman d’André Aciman, tant on retrouve ses thèmes de prédilection, des individus éduqués dont les désirs doivent rester cachés pour des raisons sociales.

Luca Guadagnino avait quant à lui surpris avec le superbe « Amore » avec Tilda Swinton, qui contait déjà une histoire de passion entre une femme mure et le meilleur ami de son fils. Avec « Call me by your name« , il signe un chef d’œuvre de subtilité, prenant son temps pour installer le désir, puis le sentiment, jouant avec notre impatience, y mettant même un certain suspens, et arrive à saisir des sentiments particulièrement complexes à traduire à l’écran.

Bien sûr, ses deux acteurs tout comme les parents joués par Amira Casar et Michael Stuhlbarg sont excellents. Ce dernier donne même l’une des scènes les plus poignantes du film, un discours de père à fils d’une profonde bienveillance, d’un recul sur la vie qui réchauffe le cœur au moment où le film vient de vous tirer les larmes les plus désarmantes.

« Call me by your name » n’est pas un film mièvre, ou facile et n’apporte son lot d’émotions qu’au terme de son histoire, mais de façon assez déconcertante de simplicité.

Tout le reste du film est l’histoire d’un éveil à la sensualité, au premier sentiment amoureux, à travers des détails, des regards, le trouble que provoque ce sentiment chez le personnage d’Elio. Timothée Chalamet est solaire dans ce rôle d’un jeune homme plutôt arrogant, qui sait qu’il est cultivé et qui ne cherche qu’à découvrir son premier amour. Il est surtout poignant dans la finesse de son jeu lorsqu’il exprime les sentiments qui l’assaillent. Un rôle loin d’être évident, qui évolue peu à peu par petites touches et qui doit probablement à une très bonne direction d’acteurs. Face à lui, Armie Hammer ne fait pas preuve d’un charisme de fou mais il incarne la masculinité brute, le sportif cultivé, séducteur et qui refoule son homosexualité aux yeux de la société.

C’est d’ailleurs un jeu de cache cache qui débute rapidement entre ces deux garçons qui sont surpris et curieux de cette rencontre. L’indolence des personnages, qui profitent de cet été gorgé de fruits, de littérature, d’archéologie, ainsi que le rythme doux et lent du film, laissent la place à l’observation du moindre détail des personnages. Le spectateur est en attente, en témoin impudique d’une histoire pourtant d’une extrême pudeur. C’est une mise en scène sophistiquée qui arrive à s’effacer derrière son sujet, à n’y laisser paraitre que la simplicité de ce genre d’histoire, universelle en soit et donc d’autant plus prenante. Certes, celles et ceux ayant connu la passion seront probablement plus sensibles au film que les autres.

Le réalisateur installe une tension dans ce duo lumineux, en distillant lentement des petits pas, montrant leurs hésitations, leurs  doutes, les allers-retours entre ces personnages qui s’attirent puis se rejettent avant d’arriver vers le basculement du jeune homme. Ces sentiments sont tous exprimés avec une économie de mots au milieu d’un été radieux, avec un homo-érotisme pudique tout au long du film.

Luca Guadagnino va donc durant deux heures faire monter la passion devant nos yeux, de façon fluide. Il use du jeu de distance et de proximité des personnages dont la scène où ils se révèlent l’un à l’autre, autour d’une statue au milieu d’une place. Une scène qui résume à elle seule le talent de mise en scène qui nous tient en haleine.

Puis le réalisateur va donner la luminosité de l’apogée de cette passion, son vertige ainsi que le bonheur hors sol qui s’en dégage jusqu’au déchirement qu’elle provoque inévitablement. Le film passe d’une légèreté quotidienne de cet été où les personnages se jaugent à une charge émotionnelle qui finit par exploser.

La finesse du film résonne longtemps après la séance, à tel point qu’on aimerait prendre des nouvelles du petit Elio, tant le personnage est attachant, déchirant et désarmant face à ce qu’il vient de vivre. Il y a dans « Call me by your name » à la fois le bonheur du meilleur de la passion et son deuil impossible car il est la traduction de la perte d’une parenthèse enchantée, forcément magnifiée. Le sol se dérobe et pourtant la vie continue et on voudrait connaitre la suite tant Timothée Chalamet excelle d’intensité dans ce plan de fin de film. Malgré cette fin bouleversante, le pathos n’a pas de prise sur le film, ce qui est là aussi l’une des réussites bluffantes de  »Call me by your name ».

Voilà, allez-voir ce film éblouissant d’humanité, de grâce, de simplicité qui vous imprégnera pour un long moment, ce qui est la marque des films majeurs.

La piste aux Lapins :

5 étoiles

 

Et pour la 9ème fois, LE Podium du Blanc Lapin !

 

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Merci à toutes et à tous et merci pour votre soutien.

Votre blanc lapin serviteur

 

 

Les meilleurs films 2018 du Blanc Lapin – Partie 1 – N°30 à 15

23 décembre, 2018

C’est parti pour le classement des meilleurs films 2018 du Blanc Lapin avec un classement plus large (les 30 premiers et non les 20) car j’ai vu beaucoup plus de films, 106 très exactement contre 50 d’habitude et 70 en 2017. Dedans sont inclus les films de cinéma et les films de e-cinéma et de plateformes de streaming comme Netflix puisque certains films et auteurs auraient très bien pu les sortir en salles…et que d’ailleurs les festivals de cinéma, à part Cannes, les considèrent de la même façon.

Vous retrouverez à chaque fois la critique que j’ai rédigée, sans les notations de lapins puisqu’ils ont tous eu à minima 4 lapins.

N°30 – « La Ballade de Buster Scruggs » des Joel et Ethan Coen

Les meilleurs films 2018 du Blanc Lapin - Partie 1 - N°30 à 15 dans Dossiers

J’adore les frères Coen, de leurs chefs œuvres sombres comme « Sang pour sang« , Miller’s Crossing », « Fargo », « No Country for Old men« , « The Barber » à leurs comédies déjantées comme « Arizona Junior« , « The Big Lebowski« , « O’Brother« , ou « Burn After reading« .

Et puis ces dernières années, quelquechose s’est cassé. Je n’ai pas compris « A serious Man« , assez chiant, leur western « True grit » m’a laissé de marbre, et malgré la presse dithyrambique, j’ai trouvé « Inside Llewyn Davis » horriblement long et plat. « Avé César !« , film mineur dans leur filmographie, avait le mérite de les dérider un peu.

A 63 et 61 ans, Joel et Ethan reviennent donc en cédant aux sirènes de Netflix.

Au début le projet « La ballade de Buster Scruggs » était censé se déroulé en mini série de six épisodes. Puis la surprise fut grande de voir les plus célèbres frangins du cinéma être sélectionnés à Venise 2018 pour un film ! En effet non seulement Netflix accepta de compiler leurs épisodes dans un film à sketchs mais en plus de le sortir au cinéma dans les pays où la chronologie des médias ne pose pas de difficultés, ce qui relance l’impact du mastodonte du streaming sur l’industrie.

Et en plus ils sont repartis avec le prix du scénario !

Tim Blake Nelson, James Franco, Liam Neeson, Tom Waits, Zoe Kazan se succèdent donc dans des histoires totalement indépendantes et se situant toutes dans l’ouest américain des westerns bien connus.

la-ballade-de-buster-scruggs-netflix-bande-annonce-survoltee-pour-le-western-des-freres-coen-video dans Films - critiques perso

Et grande surprise, non seulement c’est très réussi mais en plus aucun des segments n’est en décalage qualitatif total, ce qui était souvent le cas des films à sketchs italiens auxquels les Coen veulent rendre hommage. Chaque histoire est emprunte d’une marque, tantôt un humour mordant comme on les connait tantôt la tragédie de destins assez terribles. Mais il y a toujours ce fil conducteur de la filmographie des frères Coen à savoir des losers magnifiques auxquels on s’attache forcément.

La grande qualité des récits est aussi rythmée par leur durée qu’on ne connait pas du tout, certaines histoires étant beaucoup plus courtes que d’autres et les Coen décidant de couper leur histoire au bon moment pour passer à la suivante et c’est grandement fluide. Le cynisme habituel est de retour et je retrouve enfin la vraie marque des Coen, celle qui leur avait fait défaut lors des derniers opus, à force d’étirer des concepts bons à l’origine sur des durées trop longues.

Le concept de « La ballade de Buster Scruggs » est de jouer sur la répétition avec dans chaque segment sauf les deux derniers, un va et vient qui va assurer au spectateur une surprise puisqu’on ne sait pas quand çà va couper et comment.

Bref cet hommage moqueur, nostalgique et tendre au western est à regarder, même pour ceux qui détestent le genre car ils en auront aussi pour leur compte.

 

N°29 – « First man » de Damien Chazelle

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Après ses excellents « Whiplash » et « LalaLand« , le franco-américain Damien Chazelle revient avec un film totalement différent de par son style. Il s’intéresse à Neil Armstrong et à sa préparation qui lui permit de devenir le premier homme à marcher sur la lune le 21 juillet 1969.

La thématique du film aurait dû m’ennuyer profondément tant le thème a été traité de nombreuses fois en documentaires ou au cinéma. Pourtant, Chazelle réussit a raconter ce presque huit clos entre Armstrong et lui-même. On le suit pas à pas du décès de sa petite fille qu’il va intérioriser, durant huit ans d’essais, et accidents jusqu’à l’exploit.

Le film n’est pas hagiographique et montre un personnage qui se renferme à en devenir quasiment autiste vis à vis de son épouse et ses enfants. Ryan Gosling, en grand taiseux est parfait pour le rôle. La concentration sur son but et les épreuves vécues lui créeront des barrières et un isolement certain.

Là où le film est très fort, c’est qu’il entre dans un luxe de détails sur les boutons, la mécanique comme pour montrer l’extrême complexité du métier de ces ingénieurs sportifs tout comme la fragilité des avancées technologiques. Un tâtonnement et des malchances qui couteront de nombreuses vies, ce que la performance historique a souvent tendance à obstruer.

Surtout, Damien Chazelle réussit à faire émerger l’émotion par petites touches, de façon subtile et sans utiliser la truelle et c’est d’autant plus efficace bien évidemment. Et bien sûr, il fuit tout patriotisme naïf. Son côté français probablement…

La grande intelligence du film est de donner une dimension humaine et des failles à cette aventure incroyable tout en ne rendant pas le propos ennuyeux et technique. Cet hyperréalisme est vraiment au service de l’histoire et replace l’épopée dans son contexte, avec un réel suspens.

L’épique vient de cette confrontation entre l’intime et l’infiniment grand, avec simplicité, tout en laissant le spectaculaire s’imposer comme une évidence.

Un réussite indéniable.

 

N°28 – « Blindspotting » de Carlos Lopez Estrada

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Le pitch : Encore trois jours pour que la liberté conditionnelle de Collin prenne fin. En attendant de retrouver une vie normale, il travaille comme déménageur avec Miles, son meilleur ami, dans un Oakland en pleine mutation. Mais lorsque Collin est témoin d’une terrible bavure policière, c’est un véritable électrochoc pour le jeune homme. Il n’aura alors plus d’autres choix que de se remettre en question pour prendre un nouveau départ. 

Je n’avais pas du tout prévu de voir ce film et c’est en tombant sur une énorme affiche au Mk2, remplie de citations critiques enthousiastes, que j’ai décidé de tenter le coup. Et ce fut une excellente initiative car « Blindspotting » mérite tout le bien qu’on en dit visiblement depuis Sundance.

Le film traite de ce que c’est qu’un ghetto et du déterminisme social qui veut que lorsqu’un black nait dans ce milieu aux Etats-Unis, sa chance de réussite est clairement plus faible que celle de se faire butter par un flic un peu trop sensible de la gâchette.

Là où le film est très très fort, c’est qu’il opte pour un ton déconnant, adoptant des effets de style entre clip et série pour ados pour mieux abandonner tout effet et livrer des scènes poignantes et flippantes de justesse. Les deux acteurs sont très attachants.

Ce rythme cool et cet humour de tout instant font mouche mais n’en enlèvent pas moins toute la force du propos. C’est un peu comme si la surprise permanente du réalisateur était le maitre-mot du film afin d’éviter les nombreux poncifs qui s’annonçaient à lui.

Les digressions sont nombreuses mais ont toute la même finalité, celle de dresser un tableau complexe des liens entre classe et entre race dans l’Amérique d’aujourd’hui.

 

N°27 – « Nos batailles » de Guillaume Senez

Romain Duris a beau agacer pas mal de spectateurs, pour moi, c’est un très bon acteur. Je me le dis souvent lorsque je sors d’un film où il joue. Et « Nos batailles » en est à nouveau une belle preuve puisqu’il y joue un père de famille sensible, déchiré entre son quotidien au boulot où il doit assurer et ses deux enfants qu’il doit gérer lorsque son épouse disparait du jour au lendemain.

Elle ne donne aucune explication, elle est juste partie, ne supportant plus la difficulté des fins de mois, le poids d’une famille, le poids d’un milieu social.

Guillaume Senez nous fait donc un film social mais dans un style non démonstratif et plus à hauteur d’homme qu’à hauteur de lutte, ce qui évite au film de sombrer dans le grandiloquent et permet au spectateur de rester proche de cet homme laissé à lui-même.

Le film reste drôle et souvent lumineux et c’est aussi ce qui rend le long métrage attachant et poignant, à travers des seconds rôles d’une grande justesse.

La violence du travail en usine, des rapports déshumanisés, se confronte à cette vie à 100 à l’heure, où cet homme abandonné doit gérer ses enfants et les faire attendre, leur donner ou pas des explications. Guillaume Senez est donc un excellent directeur d’acteurs car son film est une réussite notamment pour le naturel avec lequel tout ce petit monde s’entrecroise.

Le réalisateur ne tombe jamais dans la facilité d’effets de mise en scène, préférant compter sur un scénario solide, qui évite le pathos et s’éloigne de la lourdeur dès que l’on craint son apparition. Cette pudeur rend au film un charme très particulier.

 

N°26 – « Jusqu’à la Garde » de Xavier Legrand

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Ce premier film de Xavier Legrand est une grande réussite car sur un thème assez banal de divorce et de dispute sur la garde des enfants, le metteur en scène arrive à traiter le sujet de façon immersive et angoissante.

Pour se faire il commence par une scène inaugurale des deux ex-époux qui ne se parlent que par avocat interposé, face à la juge. Chaque avocat donne sa version et le doute est installé chez le spectateur. L’un des deux ment mais lequel ? Est-ce cette femme qui veut couper ses enfants de leur père par égoïsme et vengeance ou est-ce ce père qui est violent et dangereux comme le décrit son ex femme ?

Denis Ménochet est parfait dans le rôle car il est imposant, on l’imagine brusque et capable de s’énerver vite mais on ne peut s’empêcher d’être ému lorsqu’il s’effondre en larmes ou tente de faire comprendre à son fils qu’il l’aime.

D’ailleurs mention spéciale au petit Thomas Gioria qui exprime avec finesse un mélange d’attitude rebelle du pré-adolescent avec une vraie peur.

Léa Durcker est tellement fermée et son regard en dit tellement long qu’on ne sait pas ce qui s’est passé.

Xavier Legrand va alors construire son film comme un thriller haletant, angoissant où tout peut arriver, même le pire du pire et on le sent à chaque instant. Il utilise les codes du film d’épouvante pour bien insuffler au long métrage l’horreur que vit cette famille.

Le film est bouleversant par moments et bascule dans l’oppression en simples spectateurs d’une famille sonnée, sous le choc et qui tente de reprendre vie.

Les violences conjugales ne sont pas des thèmes qu’on a forcément envie de voir au cinéma sauf qu’ici Xavier Legrand a compris comment sortir du quasi documentaire, comment tenir le spectateur en haleine et créer un suspens.

Cet exercice de style est d’une profonde maitrise, dépassant son sujet de société pour vous clouer au fauteuil dans un final que vous ne risquez pas d’oublier.

Un grand réalisateur est né.

 

N°25 – « Pentagon Papers » de Steven Spielberg

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Steven Spielberg est l’un des grands maitres du septième art, connu et reconnu tant pour ses chefs d’œuvre de divertissement (Les dents de la mer, Indiana Jones, Jurassic Park,Catch me if you Can), ses films de SF ( ET, Rencontre du troisième type, Minority Report, La Guerre des mondes), que pour ses films historiques souvent engagés (Il faut sauver le soldat Ryan, Munich, La liste de Schindler, Lincoln, Le Pont des Espions).

Ici c’est dans cette dernière catégorie que Steven, 71 ans, nous revient avant de cartonner probablement de nouveau dans le gros film SF d’ici deux mois avec « Ready Player one« .

Et que de mieux que de donner un double rôle en or à deux acteurs multi oscarisés, son ami Tom Hanks, et l’immense Meryl Streep, 68 ans et toujours aussi impressionnante.

En s’intéressant à cette histoire antérieure de 3 ans à l’affaire beaucoup plus connue du Watergates, Spielberg décrit une enquête journalistique et un courage d’hommes et de femmes qui ont permis au quatrième pouvoir de s’affirmer via la Cour Suprême et de donner la possibilité au Watergate d’éclater.

Alors certes, on est tous derrière ces journalistes courageux, cette femme victime d’un sexisme bien ancré et il y a comment dire…des bons sentiments. Mais là où ceci devrait sonner comme une évidence, les récents évènements à Hollywood ou en Amérique avec un Trump qui bafoue et attaque la presse de façon quotidienne, et bien ceci fait du bien. En démocrate convaincu qu’il est depuis toujours, Spielberg a voulu faire un film militant en regardant dans le rétroviseur. La générosité de son regard associée à son talent de mise en scène et de conteur d’histoires font de ce « Pentagon papers » un film nécessaire. On y voit une éthique et un courage qu’il faut montrer puisque ce n’est pas tant une évidence que cela.

Cette femme propriétaire du Washington Post va braver ses contraintes et pressions sociales pour autoriser la publication d’articles sur des documents classés confidentiels mais remettant en cause l’éthique des politiques, y compris de ses propres amis. Et son rédacteur en chef joué par le toujours très bon Tom Hanks, va enchainer avec elle des discussions sur la complicité avec le pouvoir, le rôle du journalisme et chacun va reconnaitre ses erreurs. De là va naitre une nouvelle idée du journalisme, désireuse de se tenir à distance du copinage avec les politiques là où tout était mélangé dans les années 60.

Et puis c’est un film profondément féministe sur une femme qui s’affirme alors que depuis des années elle dirige le journal pour aider, pour remplacer son défunt mari. Les hommes continuent à lui conseiller très vivement ce qu’elle doit faire et même lui conseiller de passer la main car c’est une femme. Et peu à peu sa fierté va se révéler au contact de cette affaire.

Spielberg est malin car il associe cette émancipation du journalisme par rapport au politique à cet affranchissement du diktat des hommes sur le destin d’une femme. C’est bien évidemment jouissif ! On en ressort avec de beaux principes et toujours cette luminosité et cette foi sans faille qu’a Spielberg dans l’humain. Mais le réalisateur ne verse pas dans le manifeste facile et mélo et ne perd jamais de vue que son film doit être fluide. Il le présente donc en thriller au rythme redoutablement efficace.

« Pentagon Papers » est un grand film politique, haletant, engagé et qui vise juste.

 

N°24 – « Les Veuves » de Steve McQueen

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Le réalisateurs des excellents « Hunger » et « Shame » avait connu la consécration du grand public avec  son film oscarisé « 12 years a slave« .

Il revient quatre ans après avec un film totalement différent de par le style puisqu’il s’agit d’un film de braquage féministe dont le premier rôle est tenu par une actrice noire, Viola Davis. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son film tient la dragée haute au genre non seulement de par son rythme et son suspens que de par l’originalité du traitement.

Des veuves de quatre braqueurs qui se sont fait descendre par la police sont contraintes de terminer le travail de leur époux pour sauver leur vie.

Le pitch est simple, efficace et il ne faudrait pas s’arrêter à cela. Son film est certes un divertissement hyper bien huilé mais il y insère de la politique, une critique acerbe et désenchantée de la corruption mais surtout Steve McQueen casse les codes des archétypes du personnage de film de braquage. On est surpris sans cesse par chaque personnage dont le caractère est rarement celui qu’on pourrait anticiper. Colin Farrell en est l’exemple parfait. Son personnage est un fils à papa qui n’a jamais manqué de rien et profite du népotisme de son père joué par le grand Robert Duvall (87 ans !). Mais il est complexe dans ses questionnements, la vie et le destin qu’on lui a tracé.

Ainsi les personnages sont souvent bien écrits et ont un relief qui donne à l’ensemble du film une richesse plus forte que dans nombre de films du même style cinématographique.

Ce thriller protéiforme et féministe est porté par un casting excellent et s’avère l’un des très bons films de cette fin d’année à voir en salles.

 

N°23 – « Le Monde est à toi » de Romain Gavras

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Le fils de Costa Gavras est en train de se faire un prénom et c’est tant mieux. Car c’est mérité même si le bonhomme se fait rare. Il aura fallu 8 ans pour qu’il retrouve Vincent Cassel après notre « Notre jour viendra« .

Et pour ce faire, Romain Gavras choisit de changer totalement de style. « Le Monde est toi » emprunte souvent à la comédie britannique façon Snatch ou aux frères Coen et c’est très surprenant pour une production française

On y suit François, dealer dont la mère est ultra castratrice et lui confisque ses économies. Jouée par une Isabelle Adjani au sommet, cette femme haute en couleurs et vampirique se trouve  être chef d’un gang de femmes pickpockets. Adjani est juste géniale dans son rôle et vaut à elle seule le détour pour ses répliques et le délire qui traverse son regard et sa dégaine hilarante.

Karim Leklou joue ce fils au rêve décalé par rapport à son quotidien barré mais pourtant ultra réaliste et pragmatique. Il veut devenir distributeur officiel de Mr Freeze au Maghreb !  Karim Leklou est parfait dans ce décalage de ton permanent, cette bonhommie apparente sous laquelle on sent évoluer une volonté farouche de s’en sortir. Ceci donne à la comédie un tour plus profond et ce n’est pas désagréable. Les petites frappes qui l’accompagnent de force dans son épopée sont très drôles par leur bêtise.

Quant à son homme de main, Henri, il est joué par un Vincent Cassel  qui a du s’éclater dans le phrasé de son personnage complètement à côté de la plaque. Là aussi, le sourire arrive de façon récurrente.

Et puis surtout, « Le Monde est à toi«   n’est pas qu’une série de gueules et de bon choix de casting, c’est aussi une mise en scène de très grande qualité et fluidité pour une comédie, genre où en France on retrouve souvent de la paresse et de l’image plutôt laide. Ici Romain Gavras use de tous les artifices du film de genre façon casse et met l’accent sur une bande-son entre vintage populaire et électro ou rap du moment. Ceci donne du corps au rythme.

Le film peut cependant décevoir par le fait qu’il ne plonge pas toujours à fond dans le gros délire, alors qu’il en a toutes les clés. D’autres y verront un dérivé de meilleure qualité des productions Besson des années 90-2000. Ce côté faussement provoque du film est la limite de la réussite du film et c’est dommage.

Le contre-emploi des acteurs compense l’aspect faussement déjanté du scénario et livre au final un divertissement plutôt original dans le paysage français, que j’encouragerai d’un « petit » 4 lapins…

 

N°22 – « Cold War » de Pawel Pawlikowski

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Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

L’un des chocs du dernier festival de Cannes et prix de la mise en scène mérite vraiment son accueil excellent.

Pawel Pawlikowski use d’un superbe noir et blanc et d’un duo d’acteurs très incarné en la présence de la solaire Joanna Kulig et du ténébreux Tomasz Kot.

Le réalisateur choisit une grande simplicité une épure pour raconter cette superbe histoire d’amour fou impossible, où les amants ne peuvent ni vivre l’un sans l’autre ni l’un avec l’autre. A travers le années, il parcourt la guerre froide, l’instrumentalisation par la propagande d’artistes qui préfèrent la restriction de libertés au fait d’être séparés.

Le film est romantique dans sa définition la plus évidente et a le mérite d’être ramassé sur 1h27, ce qui donne à cette aventure sur 15 ans un rythme où il est impossible de s’ennuyer. On ne comprend pas au début pourquoi ces ellipses nous propulsent plusieurs années après, à faire des bonds de temporalité en temporalité, de pays en pays. Mais c’est pour mieux nos faire toucher du doigts cette force de la passion sur la durée.

La mélancolie et le plaisir se côtoient dans une même scène. Cette tragédie est un beau poème, à ne pas louper.

 

N°21 – « Les Garçons sauvages » de Bertrand Mandico

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Curieux film que ce premier film où cinq adolescents de bonne famille commettent un crime et sont punis en devant suivre le Capitaine dans une croisière dont le but et de les transformer. Sauf qu’ils se mutinent et que l’île sauvage sur laquelle ils échouent n’est pas qu’une île.

Je préfère avertir tout de suite, « Les Garçons sauvages » devrait déplaire à bon nombre dès lors qu’il nécessite d’accepter de lâcher prise et d’entrer dans l’univers de Bertrand Mandico. Pour incarner ces jeunes hommes, il prend des actrices et on comprendra vite pourquoi. Son film est à la fois queer et fantasmagorique.

Il mêle poésie et sensualité autour de certaines scènes certes symboliques mais plutôt osées. Là où cet univers aurait pu tomber dans le ridicule, le film d’auteur aux imageries douteuses, au contraire le déroulé du film se suit étonnamment sans aucun ennui et même une curiosité. Car le film est lui-même un OVNI.

Les évènements surnaturels sont en technicolor et la créativité de l’ensemble de cette imagerie force le respect. On évolue dans un long rêve éveillé,  on est surpris par la technicité et les trouvailles pour étonner l’œil. On en ressort comme en se réveillant, un peu entre le perplexe des incohérences et la fascination pour ce que le cerveau est capable de mixer.

Le film est onirique et c’est souvent casse gueule de tenter ce style car le risque est de rejeter le public en rendant l’objet opaque. Au contraire, le punk assumé de la thématique, entre féminisme et discours LGBT en sous textes, est assez curieux. D’habitude, ce type de cinéma se veut revendicatif et porteur de messages. Là, il évolue vers des hallucinations tout en suivant un conte initiatique.

Cette liberté et cet érotisme pas banal font de ce film romanesque une des belles réussites du cinéma hexagonal en 2018.

 

N°20 – « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda

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La Palme d’Or 2018 revient donc au japonnais Hirokazu Kore-eda qui comme à son habitude (Notre petite sœur, Tel père tel fils), nous parle de son thème de prédilection, la cellule familiale.

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. Très rapidement l’ensemble de la famille va adopter l’enfant et s’en prendre d’affection.

Kore-eda choisit la fable sociale avec ces affreux, sales et méchants japonais, pour nous raconter que la famille n’est pas forcément liée u sang mais qu’une famille choisie est bien plus forte. Il dépeint le portrait de roublards qui volent et arnaquent mais ont un cœur. Le couple central de la famille ne peut pas avoir d’enfants mais aime les enfants même si ce qu’il leur inculque est le vol et non les bonnes manières.

Le réalisateur choisit de filmer en quasi documentaire ces personnages hauts en couleur, souvent drôles et qui n’ont rien à perdre car la vie ne leur a rien donné.

Le film est solaire et très positif, axé sur le côté généreux des personnages, même des plus sombres comme cette grand-mère dont on se méfie et qui semble cacher de lourds secrets. Mais Kore-eda ne nous en montre que les aspects sympathiques, laissant le côté sombre s’expliquer en quelques scènes. Surtout, il rend attachant chacun d’entre eux et nous donne envie de croire en leur bonne fortune, en leur idéal de vie, hors des lois qu’un Etat peut tolérer.

Son film est simple et émouvant et touche juste. Il fait fi de la morale pour mieux décrire ce quotidien de bric et de broc d’une famille composée de toutes pièces qui accède au bonheur d’être ensemble.

Cette chronique sociopolitique a su toucher le jury du festival de Cannes et ne pourra pas vous laisser insensibles de part sa minutie et la justesse de son message.

 

N°19 – « Shéhérazade » de Jean-Bernard Marlin

Zachary a 17 ans et sort de prison. Sa mère ne veut pas de lui et on comprend vite qu’elle ne l’a pas éduqué du tout d’où le résultat. Il s’échappe de la résidence pour jeunes adultes où il est censé rester sous surveillance, et retrouve ses vieux potes dealers de Marseille. Il rencontre Shéhérazade, jeune prostituée dont il va devenir le protecteur puis le mac tout en tombant fou amoureux.

Ce premier film est une excellente surprise de part son thème et la justesse de ses acteurs. On y vit le quotidien violent et dangereux de ces adolescents qui s’expriment dans un français parfois approximatif ou parsemé d’argot et expressions de leur quartier. Et c’est con mais çà rend la chose carrément plus crédible. Le fait que les acteurs soient des non professionnels est l’une des clés de l’impact émotionnel du film. Car loin de tomber dans un voyeurisme, Jean-Bernard Marlin arrive à faire naitre devant nos yeux une histoire d’amour aussi touchante et désarmante qu’elle est spontanée et vive. 

C’est probablement parcequ’il trouve les mots et les situations pour insuffler du romantisme dans un milieu sordide et une histoire qui ne s’y prête pas du tout.

Le film est puissant car il allie naturalisme quasi documentaire et ficelles du thriller sans que l’on se rende compte du glissement. Cette mise en abimes sobre qui ne cherche pas la démonstration de mise en scène, permet au film d’être d’autant plus beau dans sa conclusion.

C’est assurément la surprise de cette rentrée de septembre à ne surtout pas louper.

 

N°18 – « L’île aux chiens » de Wes Anderson

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Wes Anderson est l’un de mes réalisateurs chouchous pour son univers reconnaissable entre mille, empli de nostalgie pour l’enfance et d’un humour décalé entre l’absurde et le livre d’images pour enfants. Son « Fantastic Mr. Fox« , première incursion dans l’animation en stop motion (image par image) de marionnettes avait ravi critiques et fans tant son univers s’y trouvait transcrit de manière épique et drôle.

Avec « L’île aux chiens« , il retrouve une seconde fois cette technique pour rendre vivants des toutous que le vilain maire d’une grande ville japonaise a parqué sur une île à cause du virus qui les affecte. Son neveu décide lui d’aller récupérer son chien Spots. Son avion s’écrase sur l’île et il va tomber sur une bande de chiens, des mâle Alpha qui vont l’accompagner dans sa quête.

Ces explorateurs canins sont immédiatement empathiques avec leurs cas de conscience typiques du cinéma d’Anderson. Ce qui frappe, c’est cette histoire perchée, emplie de folie douce et très très loin du cynisme ambiant qui traverse souvent les comédies. Ici, l’histoire est tendre sans être mièvre, marrante sans être sombre. L’esthétisme du film est assez bluffant, regorgeant de trouvailles comme ce mélange de 2 D et de marionnettes selon que nous avons à faire à des retranscriptions télévisuelles ou à la vraie vie.

Le film a surtout un rythme assez soutenu qui empêche toute baisse de régime. Le propos est humaniste, écologique et étonnamment politique. La poésie qui se dégage de l’ensemble du long métrage est aussi touchante que celle qu’on pouvait ressentir dans « Moonrise Kingdom« .

La fantaisie et l’originalité se font reines à travers ces êtres inanimés auxquels Wes Anderson et ses équipes ont donné une incroyable dose d’humanité et de souffle canin.

La mélancolie d’Anderson frappe encore avec justesse et éblouit le long métrage qui s’avère un excellent opus de sa filmographie.

 

N°17 – « Guy » d’Alex Lutz

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J’aime beaucoup Alex Lutz comme comique, plus pour ses spectacles que son personnage de Liliane qui l’a rendu célèbre. Mais comme une malédiction suit nombre de comiques qui quand ils veulent devenir cinéastes, se plantent et perdent toute inspiration. Ce fut le cas de sa première réalisation, « Le talent de mes amis« , sorti en 2015 dans la plus grande indifférence tant il était raté. Mais Lutz aime monter à cheval depuis quelques années et s’est remis en selle d’une façon des plus classes en trouvant un pitch excellent.

Gauthier, un jeune journaliste décide de proposer à Guy Jamet, un artiste de variété française à la gloire passée, de le filmer pour tourner un reportage sur lui. Il le fait car il a  appris de sa mère qu’il était son père, sans le savoir.

Pour interpréter Guy, Alex Lutz a eu droit à 5 heures de maquillage par jour et çà se voit. Incroyable résultat car on le reconnait bien évidemment mais il n’a pas l’air grimé, il est juste un vieil homme. Ensuite Alex Lutz donne à son personnage une densité tragique véritablement touchante.

Il est égoïste, coureur de jupons, il vit dans le passé de sa gloire mais pas uniquement. Guy est conscient de sa décrépitude qu’il accepte, il profite juste des derniers moments de gloire, des derniers concerts, de son cheval, de sa femme plus jeune que lui. On le voit se confier face caméra et là où l’exercice aurait pu tourner à un très mauvais sketch, on se prend à s’attacher au personnage, à ses fêlures, ses regrets jusqu’à le trouver sympathique. Il est assez seul au final, il a raté sa paternité avec son seul fils officiel et Alex Lutz arrive à nous émouvoir entre deux blagues, deux sourires.

En fait Lutz réussit brillamment son film car il ne cherche pas à en faire une comédie. Rassurez-vous, il est drôle à maintes reprises mais toujours teinté de bienveillance pour son personnage et de nostalgie pour une époque seventies où tous les excès étaient possibles. Il renvoie aussi à notre inconscient collectif, à ces stars mortes ou has been qui ont baigné notre enfance et s’éloignent peu à peu. Des figures tantôt rassurantes tantôt synonymes d’une culture populaire qu’il est de bon ton de snobber même si plusieurs générations ont dansé dessus.

Avec Guy, Alex Lutz réussit un très bel exercice d’équilibriste et prouve qu’il est un artiste complet, et un excellent acteur.

 

N°16 – « Un Couteau Dans le Coeur » de Yann Gonzalez

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« Un Couteau Dans le Coeur » est typiquement le genre de film qui divise entre ceux qui détestent et ceux qui adorent. Je fais partie des seconds pour de multiples raisons bien que je comprenne tout à fait ceux qui ont trouvé le nouveau film de Yann Gonzalez proche du navet.

Car ce réalisateur très prometteur donne au cinéma français une respiration libertaire qui lui manquait depuis quelques temps, en forçant énormément le trait stylistiquement. Vanessa Paradis est particulièrement touchante dans le rôle de cette productrice de porno gay, dans les années 70, qui cherche à reconquérir la compagne qui vient de la quitter et dont les acteurs se font assassiner les uns après les autres. Nicolas Maury, qu’on a découvert dans la série 10%, apporte au film une touche décalée supplémentaire aux nombreux atouts du film. Il est la révélation du film et excelle dans chacune de ses scènes avec un mélange d’humour et d’autodérision qui font mouche.

Quant à Yann Gonzalez, il décide d’utiliser une bande-son mélancolique pour accompagner tant ses scènes de meurtre que les scènes de tournage de film de cul, mais choisit aussi de coller tellement à l’esthétique seventies et pop qu’il en devient caricatural. Et loin de me gêner, cette caricature créé une atmosphère, une bulle en dehors du temps qui renforce l’aspect mélancolique et libertaire de l’ensemble.

Ces individus n’ont rien à perdre et vivent en parias certes et au moment où un meurtrier les prend pour cible, une espèce de naïveté les maintient tels des animaux en pleine nuit surpris par les phares d’un véhicule. Ils restent incrédules face au destin et le film avance ainsi tel un rêve, baigné entre réalité, cauchemar et fantasmes. Des instants oniriques ou complétement perchés parsèment de temps en temps le film comme cette fin magnifique.

Le film mélange ainsi les genres, voire les sous-genres et la série B pour notre plus grand plaisir. Le mélo est attachant mais se transforme en comédie puis parfois en slasher, mais toujours en prenant des risques. Il marche sur un fil super casse gueule et çà fait plaisir de voir cette prise de risque et cet équilibre fragile fonctionner jusqu’au bout.

Le film dégage tant de la sensualité que des évocations poétiques sur un ton totalement décalé et donc rafraichissant. On voit rarement de l’audace dans la mise en scène dans les productions nationales du moment. Là il y en a une.

Alors oui, on peut trouver le film surfait, trop maniéré, trop clipé parfois ou on peut aussi se laisser porter par cette proposition de cinéma vraiment originale et gonflée, stylée. Un film étrange et lyrique à la fois extrêmement réussi.

 

N°15 – « Blackkklansman » de Spike Lee

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C’est donc à 61 ans que Spike Lee, qui s’était un peu dilué dans des productions plus conventionnelles, revient en force et remporte le prestigieux Grand Prix du festival de Cannes 2018.

Il faut dire que pour ce retour détonnant, le réalisateur choisit de parler de nouveau de racisme mais use d’un ton humoristique et narquois d’une efficacité redoutable. Et ce qui est le plus réussi, c’est le décalage qu’il entretient en permanence entre le côté sarcastique et le fait que c’est l’adaptation d’une histoire vraie. On reste incrédule devant la crasse intellectuelle des membres du Klu Klux Klan que l’on entend et voit à l’écran. Il arrive à faire sourire de ces dangereux  fascistes pathétiques tant ils sont ridicules ou idiots puis à nous glacer le sang dans la foulée tant ils sont déterminés et sans aucune limite. A ce titre la fin du film joue à fond ce chaud froid et vous cloue au fauteuil.

« Blackkklansman » choisit donc la charge victorieuse contre Donald Trump et une partie de son électorat en revenant aux sources du mal. L’histoire se déroule donc au début des années 70, en pleine lutte pour les droits civiques. Ron Stallworth est noir et devient le premier officier noir américain du Colorado Springs Police Department. Il subit alors le racisme quotidien et ultra répandu de ses collègues blancs. Lui prend alors une idée saugrenue, il appelle le Ku Klux Klan et se fait passer pour un blanc. Sauf que sa façon ironique et caricaturale de déverser une haine sur les noirs marche tellement bien que le nazi à l’autre bout du fil n’y voit que du feu et lui propose d’intégrer le Klan. Ses supérieurs vont donc l’autoriser à les infiltrer via un collègue blanc qui jouera son personnage.

L’histoire du film est tellement absurde et les personnages infiltrés tellement hallucinants, que « Blackkklansman » ne peut que vous marquer par la justesse et la simplicité de son propos. Et Spike Lee a l’intelligence de le faire sans grande démonstration théorique. Son pamphlet politique use du rire et de invraisemblance de l’histoire pour dérouler sa mise en scène extrêmement fluide.

Mais il sait aussi rester dans sa thématique du thriller pour garder le suspens jusqu’au bout et ne jamais trop s’éloigner de l’horreur et de la bouillie conspirationniste qui flotte dans les cerveaux malades de ces  membres du KKK.

Le résultat est juste d’une efficacité imparable car il mêle action et réflexion tout au long du film. Il réussit à pondre un divertissement à partir d’une thématique qui ne s’y prête pas forcément et qui peut s’avérer pompeuse et casse gueule. Ce coup de poing militant fait du bien et c’est rassurant de voir Spike Lee revenir à ce niveau. Il nous manquait. La farce est féroce et pugnace, elle a un goût bien flippant sur la fin mais c’est de cette façon qu’on évite aux consciences de s’enkyloser. C’est l’un des rôles d’un cinéaste que de témoigner et s’en est un autre de divertir. C’est très fort de lier les deux. Et c’est d’autant plus fort de lier l’Amérique encore ségrégationniste des années 70 à une certaine Amérique fasciste de Trump.

 

Voilà pour la première partie du classement mais vous allez voir, la seconde partie réserve des surprises et vous ne serez probablement pas d’accord avec tout ;) )

Mais l’année 2018 a été particulièrement riche en bons films, peut-être pas en chefs d’œuvres mais en excellentes réussites et en surprises.

En attendant la suite du classement, joyeux Noël !

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Les pires films du Blanc Lapin 2018 !

22 décembre, 2018

L’année 2018 se termine et pour la 9ème année, je vais vous livrer le classement du meilleur des 106  films vus en 2018 par votre Blanc Lapin serviteur…

Mais avant le meilleur, voici le pire, ce que le Lapin soupe au lait a défouraillé façon sulfateuse…et parfois, çà fait du bien et forcément, c’est rarement tendre.

Alors que fallait-il ne surtout pas voir cette année ?

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N°14 – « Les indestructibles 2″ de Brad Bird

 

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J’avais beaucoup aimé « Les indestructibles » en 2004 du même Brad Bird pour l’excellence de l’animation mais surtout l’humour et les clins d’œils qui ont fait le succès de Pixar jusqu’à Toy Story 3.

Puis Pixar a perdu de sa superbe, se plantant sur plusieurs films, artistiquement parlant. Cars 2, Rebelle, Monstres Academy, Le Voyage d’Arlo, Le Monde de Dory, Cars 3…soit des suites peu inspirées soit des tentatives infructueuses de redonner au studio à la lampe ses lustres des années 90 et 2000. Seul Vice Versa et l’an dernier Coco,  nous on redonné un peu d’espoir chez cette firme qui sait si bien plaire aux grands et aux petits. La disneysation de Pixar était elle enfin stoppée ?

Et bien ce n’est pas cette suite des Indestructibles qui a de quoi nous rassurer !

Comment le dire simplement ? Je me suis royalement emmerdé !

Si le scénario a la bonne idée de reprendre là où on avait laissée notre famille de supers héros, la suite s’avère ronron, n’apportant rien de neuf. Son absence totale d’enjeux et d’effet de surprise, puisque l’on connait déjà cet univers, ne font qu’enterrer le résultat. Le personnage de la styliste revient et résume à elle-seule l’état des lieux. Là où 14 ans plus tôt elle faisait hurler de rire, elle déclenche ici au mieux un sourire, au pire un ennui poli.

Ayant déjà perdu 2 heures de ma vie pour ce film, vous m’excuserez d’abréger ma critique et ne pas rester aveuglé comme une bonne partie de la presse par un film paresseux dans son concept.

La piste aux Lapins :

2 étoiles

 

N°13 – « Otages à Entebbe » de José Padihla

Rosamund Pike et Daniel Brühl jouent deux terroristes plus ou moins radicalisés pour une histoire vraie.

Le réalisateur brésilien de « Troupe d’Elite« , Jose Padilha, veut raconter l’histoire de pirates de l’air palestiniens et allemands ayant pris en otage un avion en 1976 pour le faire atterrir à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda. Leur revendication était la libération de dizaines de prisonniers palestiniens.

Le thriller est écrit par Gregory Burke, scénarite de l’excellent « 71 » de Yann Demange. Et pourtant l’histoire est plutôt plate et d’autant plus en surplace que l’essentiel se passe dans une pièce d’un aéroport.

Certes on alterne entre les preneurs d’otages et leur victimes, Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien et son ministre de la Défense Shimon Peres, mais la réalisation n’est pas tendue et on s’ennuie très vite. Surtout, le sentiment de déjà vu en mieux s’immisce. On pense à VOL 89 ou même à Munich.

Une vraie déception.

 

N°12 – Les Animaux fantastiques – Les crimes de Grindelwald

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David Yates est certes un faiseur et un gentil monsieur qui sait faire de belles images avec des effets spéciaux et un énorme budget mais là franchement, il faut bien le dire, cet épisode est à chier ! Excusez pour la vulgarité mais c’est clairement ce qui a éclaté dans ma tête en sortant.

Bon c’est vrai que la série Harry Potter m’a toujours gonflée car avec le pognon qu’ils ont, et les très beaux effets spéciaux aussi, on se tape quand même des histoires avec des personnages super inintéressants. Un peu comme le Seigneur des Anneaux (oui je veux me faire haïr aujourd’hui). C’est l’héroic fantasy avec plein de jolies images, déversées dans les yeux des spectateurs pour les faire rêver. Mais bon les personnages sont unidimensionnels, ils n’ont pas de vraies aspérités et c’est super relou et pauvre scénaristiquement.

C’est un nivellement intellectuel par le bas qui me rend dingue. Mais bon cet épisode c’est le summum. On nous montre des scènes totalement inutiles pour que les petits nenfants voient des grosses bébêtes…ok…mais il n’y a pas d’histoire. Puis on nous déroule cette opposition entre Dumbledore et son ancien mec, Grindelwald mais chut on ne le montre pas parceque bon, c’est pour les enfants aussi. Et on ne comprend rien du tout. Qui est la sœur du fils de la cousine de bidule et en fait on s’en fout un peu au final. A tel point que la révélation de la fin sonne non comme une grosse claque mais une libération de 2h14 de grand n’importe quoi.

Non je suis content pour Johnny Depp parceque même si sa carrière est un naufrage depuis 20 ans, j’espère toujours qu’il retrouve de bons rôles car il reste un super acteur. Là son rôle est bien et il a un job bien payé pour encore quatre films après s’être fait virer de la franchise Pirates des Caraibes. Donc Johnny, tient le bon bout, quatre films à s’emmerder c’est long mais peut être qu’enfin tu auras l’idée, saugrenue certes, de jouer par ailleurs dans des projets moins nases que ceux de ton copain Tim Burton.

Bon, ceux qui aiment Harry Potter vont de toute façon y aller et trouver que je suis un gros con car on n’a pas le droit de ne pas être charmé par cet univers si féérique. On est forcément aigri. En fait j’ai aimé certains Harry Potter fort heureusement, sinon je serais vraiment stupide d’y retourner. C’est juste que c’est du cinéma qui gave son public en vendant de l’imaginaire alors qu’il y en a si peu. Je suis très sensible à cela car j’adore justement ce style de cinéma. Si je suis fan de Terry Gilliam c’est parceque lui a le respect de son public et lui demande un effort. Il n’explique pas tout, il demande de faire un effort d’imagination et nous guide pour cela. Et l’effet, quand il est réussi, est autrement plus ambitieux que cette orgie numérique qui manque cruellement de poésie.

La piste aux Lapins :

Mauvais

 

N°11 – « Climax » de Gaspard Noé

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Gaspard Noé est un provocateur mais il est doué, très doué et surtout il cherche à faire des films différents et rien que pour cela il mérite le plus grand respect. J’ai adoré sa radicalité des débuts, détesté sa fausse construction provoc d’ »Irréversible » et plutôt bien aimé la suite.

Avec « Climax« , il s’intéresse à la danse et s’inspire d’un phénomène constaté à l’époque médiévale où des villageois perdaient la tête et devenaient fous jusqu’à danser d’épuisement. Là son histoire se situe de nos jours, à la fin de neufs mois de travail entre danseurs, qui fêtent la fin de leur tournée. Ils sont isolés à la campagne dans ce qui ressemble à un complexe. On apprend d’abord à les connaitre un par un via des bribes de discussions comme on peut en avoir en soirée arrosée. C’est parfois futile, çà parle de cul de façon crue et parfois de problèmes personnels mais çà reste en surface, forcément. Et là les participants constatent qu’ils ont été drogués et commencent à fondre les boulons.

Ce qui est particulièrement gonflant chez Noé c’est son aptitude à balancer de grandes phrases qui souvent font plus rire qu’autre chose… »Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif. » Ouais, c’est juste prétentieux car ceci suppose que son film provoque ce genre de réflexions et ce n’est pas le cas.

Entendons nous, le film est super bien mis en scène, enchainant des plans séquences virtuoses. On entre dans le délire peu à peu et l’oppression devient de plus en plus forte jusqu’à donner super mal à la tête. Et au final je me suis dis « mais ai-je envie de voir cela ? de voir ce type d’expérience?« . Et la réponse est clairement non. En fait si le film avait pu transcender son sujet pour aboutir à des réflexions, vraiment construites sur la vie, j’aurais peu être adhéré.

Ici, j’ai eu le même sentiment que devant « Irréversible« , en moins provoc et donc sans le rejet. J’ai eu ce sentiment que ce n’est pas parcequ’on affirme des remarques sur la vie ou la mort, définitives de plus est, qu’elles ont la moindre signification par rapport au reste du film. Et là il n’y a pas de liant entre le fond qu’il essaie de se donner et la forme qui reste intéressante.

Le film est au final plutôt plat et prétentieux et dénué de contenu. C’est un cinéma qui se regarde le nombril et se complait dans sa claustrophobie en pensant que cet acte artistique lui permet de se dépasser. Mais la radicalité n’est pas un message à elle-seule, elle ne se suffit pas à elle-même. Seule, elle est stérile.

La piste aux Lapins :

2 étoiles

 

N°10 – « Madame Hyde » de Serge Bozon Avec Isabelle Huppert, Romain Duris

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Une timide professeur de physique est méprisée par ses élèves et ses collègues dans un lycée professionnel de banlieue. Un jour, elle est foudroyée et sent en elle une énergie nouvelle, mystérieuse et dangereuse…
Le film est une catastrophe qui met réellement mal à l’aise tant les acteurs jouent mal. Alors certes, Huppert fait du Huppert et son talent aurait pu bien s’insérer dans ce choix de raconter une histoire de manière aussi détachée. Mais le scénario est sans queue ni tête, le jeu outrancier de Duris et les dialogues nullissimes font de ce Madame Hyde un long moment d’ennui voir d’agacement profond. Car c’est le choix de mise en scène, poseur, particulièrement snob qui ajoute à l’échec global du long métrage. Une partie de la presse a adoré, tant mieux pour eux, moi je vous aurai averti, c’est très très chiant et faussement intello car il n’y a aucun message ou des portes ouvertes enfoncées et cachées derrière un côté arty fauché. Tout ce que je déteste.
N°9 – « Fahrenheit 451″ de Ramin Bahrani
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Après l’excellent « 99 homes » en 2016, on pouvait se réjouir que Ramin Bahrani se voit confier une nouvelle adaptation du livre dystopique de Ray Bradbury, surtout avec HBO derrière.

Hélas cette nouvelle version souffre d’une comparaison avec le film de François Truffaut de 19866, qui sans être un chef d’œuvre inoubliable, arrivait à mieux capter l’essence du livre. Ici Bahrani a du mal à faire décoller son histoire car en la transposant dans une ère plus moderne ou internet existe, elle rend le récit paradoxalement daté.

Daté parceque des dystopies on en a vu à la pelle et que force est de constater que rayon finesse des protagonistes, il faudra repasser. Le personnage incarné par Michael B. Jordan a une évolution psychologique dépeinte à la truelle tandis que Michael Shannon fait du méchant ambivalent comme moi je suis super balaise en danse classique. Non, le jeu est apathique et l’histoire ne dépasse pas son pitch de base et ne rajoute évidemment rien au film de Truffaut. Alors certes, celles et ceux qui ne l’ont pas vu ne feront pas de comparatif mais rien ne leur interdit d’avoir un minimum de goût et de détecter quand c’est la soupe à la grimace question mise en scène.

Ramin Bahrani trouve un concept du moyen de sauver l’humanité du déclin culturel mais son idée est franchement nase et d’une poésie de super marché.

Bref, c’est raté et pas qu’à moitié.

La piste aux lapins :

2 étoiles

 

N°8 – « Ready Player One » de Steven Spielberg

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Voici le nouveau blockbuster de papy Spielberg, censé mettre tout le monde d’accord et foutre une grosse claque à tous les autres réals qui tentent de faire du neuf avec du vieux. La presse est unanime sur « Ready player One » et vous savez quoi ? Ben moi je suis bien moins enthousiaste…

Entendons nous, le film est malin dans ses débuts, nous montrant un monde où la réalité virtuelle est devenue le principal échappatoire et aussi un moyen de contrôler les masses en les faisant vivre dans un monde où aucune limite n’existe. Chacun peut se payer un avatar de soit en mieux ou sous la forme d’un personnage célèbre de la pop culture et vivre de nombreuses aventures. Sauf que le créateur de ce monde est mort depuis cinq ans et propose une gigantesque chasse aux trésors pour retrouver trois clés et hériter de toute sa fortune.

« Ready player one » impressionne par la fluidité avec laquelle il passe du monde réel au monde virtuel. La performance capture est assez bluffante également, notamment dans les regards des personnages ou les cheveux, à tel point qu’on arrive bien à les suivre.

Le seul problème est que le film est une orgie visuelle qui donne franchement super mal à la tête, comme si vous aviez joué durant des heures devant votre console.

La scène de bataille finale ne procure aucune satisfaction car on a l’impression de l’avoir vue mille fois. Et le fait que Spielberg invite de très nombreux personnages de la pop culture, on s’en fout un peu car on n’a pas le temps de les voir tellement ceci bouge vite. Quelques scènes sont très réussies comme le dance floor en apesanteur ou l’immersion dans l’univers de Shining. Le fait de reconnaitre les clins d’œil de Spielberg à cette culture des années 80 et 90 est aussi amusant et accompagne la quête des clés et l’aspect jeu du film.

Mais voilà, à part cela, il y a surtout des personnages unidimensionnels qui vont jouer dans un monde fantasmé à travers des avatars en 3D. La psychologie des personnages est affligeante de simplicité, le méchant est caricatural au possible, la fin est attendue à mille lieues et les scènes de séquence émotion sont à gerber tellement ceci suinte de partout la bonne conscience et les bons sentiments. La morale du film est ultra attendue.

Bref, ce « Ready player one » est certes un roller coaster sympathique, qui fait preuve d’une débauche d’effets spéciaux impressionnants mais bon…l’histoire n’est vraiment pas terrible et putain ce que j’ai eu mal au crâne en sortant !!!!!

La piste aux Lapins :

2 étoiles

 

N°7 – « Last Flag Flying » de Richard Linklater

 

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Le réalisateur de l’excellent « Boyhood » et de la trilogie Before sunrise, Before sunset, Before Midnight, livre ici un film sur trois anciens marines, qui vont se retrouver 30 ans après avoir terminé la guerre du Vietnam.

Bryan Cranston, Laurence Fishburne, Steve Carell sont évidemment l’intérêt primordial de film un peu long mais qui ne manque pas d’intérêt.

Linklater interroge le regard d’ancien militaires sur le sentiment d’appartenance à un corps et la manipulation qu’ils ont subi lorsqu’on leur a fait croire qu’ils défendaient l’intégrité de l’Amérique. Pour se faire, il les réunit lorsque l’un d’entre eux perd son fils, marine lui-aussi, en Irak, en 2003. Ce dernier cherche alors à retrouver ses deux plus proches amis de l’époque, qu’il a perdu de vue, pour l’aider à enterrer son fils. S’en suivent des discours et réflexions sur le temps qui passe, ou sur l’ineptie de la guerre.

Le film n’est pas toujours super fin, l’humour en général pas drôle mais les personnages sont touchants dans leur rapport au passé, leur solitude et la façon dont ils vont tenter de redresser l’un des leurs. Ce road movie effleure hélas pas mal les sujets mais aborde l’hypocrisie politique et militaire et la stupidité d’un patriotisme aveugle.

Le problème est que sa fin est incohérente avec le propos général du film. Pas désagréable à regarder mais il ne marquera pas.

La piste aux lapins :

2 étoiles

N°6 – « Downsizing » d’Alexander Payne

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Je ne suis pas très fan du surestimé Alexander Payne, à qui l’on doit Monsieur Schmidt, Sideways, The Descendants ou Nebraska.

Son cinéma est certes intéressant mais souvent il ne creuse pas suffisamment ses sujets voire tombe dans la caricature comme avec sa vision de l’Amérique paumée et déclassée dans Nebraska. C’est une peu le réalisateur indépendant qui nous pond des bons concepts régulièrement tels des produits destinés aux festivals et aux cinéphiles bobos mais qui n’a en général pas grand chose d’intéressant à raconter.

« Downsizing » est en ce sens un film somme pour lui puisque son idée de départ loufoque n’est pas si bête. Une découverte permet de miniaturiser les humains et ainsi d’économiser déchets et consommation de ces derniers, ce qui pourrait sauver à terme la planète.

Très vite le personnage de Matt Damon, relativement fade comme souvent, s’aperçoit que ceci a des conséquences sur l’économie capitaliste, les marchés s’effondrant mais décide de passer le cap pour multiplier son niveau de vie. Sauf que le bon vieux système marchand et la présence d’extrême pauvreté chez les mini humains va se décalquer de la même façon que chez les grands.

Le message aurait pu être intéressant si il avait été traité avec finesse et surtout si le réalisateur ne s’était pas endormi sur une histoire d’amour totalement incrédible qui plombe considérablement le film, y apporte tout un lot de clichés de bien-pensance et donne furieusement envie d’écraser ces minis individus pour abréger le long métrage, qui lui pour le coup n’a pas franchement suffisamment réduit sa taille.

La piste aux lapins :

2 étoiles

 

N°5 – « Illang : La Brigade des loups » de Jee-Woon Kim

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En 2029, une unité spéciale de la police sud-coréenne, surnommée Illang, fait face à un groupe de terroristes qui menace de détruire des années de travail pour rapprocher les deux Corées.

On pouvait légitimement espérer un grand film de l’adaptation de Jin-Roh, la brigade des loups, manga culte réalisé par Hiroyuki Okiura en 1999.

D’autant que Kim-Jee Woon, l’un des grands réalisateurs suds-coréens est derrière. On lui doit J’ai rencontré le diable, Deux soeurs, A Bittersweet Life ou en 2017 l’excellent The Age of Shadows.

Hélas on comprend vite pourquoi le film a été un fout en Corée en juillet lorsqu’il est sorti et pourquoi la production a préféré vendre les droits à Netflix plutôt que de dépenser davantage en sortie ciné.

Le film se limite souvent à des scènes de baston, violentes certes, avec un antagoniste bien fasho certes, mais voilà…cette violence qui pouvait choquer en 2019 n’a rien d’originale aujourd’hui.

Le film est daté et se plombe carrément avec son histoire d’amour absurde et pas du tout crédible. Les personnages sont inconsistants et archétypaux et la mise en scène de Kim Jee Woon n’arrive pas à sauver du naufrage cette triste aventure, terriblement longue et ennuyeuse.

Pourtant le réalisateur a brillé sur ces autres films tournés aussi vers l’action avec des scénari malins, des personnages bien écrits, attachants. Là c’est raté et ceci rappelle que réussir un film de Sf est un exercice hautement périlleux, même pour les plus grands metteurs en scène.

La piste aux Lapins :

Mauvais

 

N°4 – « Mute » de Duncan Jones

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Duncan Jones avait fait sensation avec son premier film, Moon, en 2009. Son second, Source Code était réussi puis il s’est vautré avec l’adaptation du jeu Warcraft, très impersonnelle. Il était censé de revenir au top avec ce projet de SF inspiré de Blade Runner pour l’univers, et qu’il avait en tête depuis plus de dix ans.

Netflix est venu en sauveur pour financer ce film dont le personnage est un barman muet cherchant à retrouver sa copine disparue.

Et quelle terrible déception pour ce film très attendu.

Mais qu’est-il arrivé à Duncan Jones ? La perte de son papa, David Bowie, l’a t’elle chamboulé au point de perdre toute son inspiration?

Franchement on a du mal à croire que c’est le même réalisateur voire que c’est un projet muri depuis des lustres.

Entendons-nous, Alexander Skarsgård, Paul Rudd et Justin Theroux font le job et jouent plutôt bien. Mais le film n’est porteur d’aucun message, il n’a strictement rien à raconter d’intéressant. Il ne lorgne même pas vers des sujets rebattus de la science-fiction puisqu’en fait, à part voir ce type enquêter dans un Berlin aux effets spéciaux atroces, il ne se passe rien, on comprend difficilement qui sont les personnages et pourquoi ils agissent et surtout, on s’en fout complètement

Il n’y a pas de suspens, pas de thématique qui transcenderait le sujet comme la SF se veut et se doit d’interroger notre morale et notre regard sur aujourd’hui.

Un ratage total et une énorme claque dans le mauvais sens.

La piste aux Lapins :

Bad

 

N°3 – « Black Panther » de Ryan Coogler

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Je n’aime pas les films Marvel de manière générale, leurs héros sont trop lisses, leurs histoires trop décousues et les supers pouvoirs trop délirants. Bref, je préfère le sombre de DC Comics et encore pas en ce moment vu le niveau plus que mauvais des Batman V Superman et autres Justice League pour ne pas parler de l’affligeant Wonder Woman.

Et puis bon les supers-héros, on en bouffe tellement depuis que Disney a racheté Marvel 4 milliards de $ et que la firme veut rentabiliser à mort, que ceci devient de l’overdose.

Alors pourquoi aller voir « Black Panther » si c’est pour couiner derrière ? Hein? Pourquoi ?

Et bien parceque j’étais curieux de voir ce que Disney – Marvel avait foutu de son projet clairement orienté vers un public se déplaçant moins dans les salles de cinémas et peu représenté sur grand écran au regard du poids de la population noire aux Etats-Unis…ou tout du moins dans des rôles secondaires.

Le résultat est regardable. Disons que le film ne lésine pas sur les moyens. Michael B. Jordan est un bon antagoniste, ce qui est plutôt rare chez Marvel et le casting est à 95% noir, ce qui fait en effet du bien.

Après les ressorts sont sans surprises et attendus, les images de synthèses pas toujours crédibles voir involontairement comiques, pour au final la livraison d’un film super-héroique consensuel. Les blacks ont donc désormais droit eux aussi à leur produit Marvel de masse sans beaucoup de saveur, est-ce ceci l’égalitarisme ? Pas franchement certain.

 

N°2 – Newness de Drake Doremus

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L’histoire d’un couple dans un Los Angeles contemporain, en prise avec la culture des rencontres en ligne et les réseaux sociaux.

Laia Costa est très belle mais elle est juste insupportable du début à la fin de ce film qui se veut « générationnel » en parlant donc de l’impact des réseaux sociaux et surtout des sites de rencontre. J’adore Nicholas Hoult mais là franchement, il s’est planté de cheval. Drake Doremus avait déjà signé avec lui un film de SF carricatural, « Equals« . Doremus est visiblement très inspiré par les films concepts. Sauf qu’il n’est pas David Lynch et que son talent reste clairement à démontrer.

Son Newness est super agaçant, il rend limite agressif tellement ses personnages sont idiots. Ils pronent l’amour libre mais sont amoureux et dans la passion…et après ils couinent parcequ’ils sont tous malheureux. En fait le problème c’est qu’il est impossible de comprendre le message ou la morale du film, ou alors elle complètement con. Surtout, le réalisateur-scénariste a t-il connu un jour la passion ? Parceque bon ce n’est pas crédible deux secondes.

Le personnage féminin est anthipatique à souhait et le masculin idiot à souhait. C’est quand même rare que le film soit râté au point que le spectacteur préférerait que les personnages ne se retrouvent surtout pas, que celle qui est complètement à baffer se prenne un bus façon comédies des frères Farrelly…bref, c’était vraiment à chier mais çà permet de mettre un niveau par rapport à un vrai film en fait.

Espérons que Newness fasse partie de l’époque « fauchée » de Netflix où ils produisaient ou rachetaient les fonds de tiroirs…

 

 

Et le film qui m’a le plus gonflé cette année est ….

tataaaaaaa!!!!

 

N°1 – « 9 Doigts »de F.J. Ossang

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J’ai loupé le film à sa sortie en mars 2018…et je tenais à le voir tant une partie de la presse était dithyrambique.

Et bien je n’ai pas été déçu. « 9 Doigts » est le film d’un cinéaste réputé pour être poétique dans son approche et adepte d’une certaine forme d’expérimentation. C’est vrai que les personnages déclament des phrases sorties du nulle part à la manière de poèmes sauf que c’est horriblement chiant. Le plus fort est que le film est ennuyeux dès les dix premières minutes. Le noir et blanc et certains effets d’optiques ne suffisent pas à combler le vide scénaristique abyssal. On ne comprend ni le sens du récit ni pourquoi on se retrouve dans une telle galère avec plusieurs acteurs qui jouent particulièrement mal.

Alors c’est peut être Arty et trop complexe pour que je touche du doigt la beauté du film mais moi je pense surtout que c’est typiquement le genre de fil caricatural mis en exergue par une partie de la critique qui se masturbe intellectuellement sur un Ovni mal ficelé.

C’est par ce type de film que le public fuit le cinéma d’auteur c’est à dire quand on se fout de sa gueule non pas avec « 9 doigts » mais bien un seul aussi ostensiblement dressé dans sa direction.

Le film est poseur et volontairement incompréhensible de bout en bout et s’avère prétentieux, long, condescendant. Un calvaire !

La piste aux Lapins :

Mauvais

 

 

Voilà, c’était le bilan énervé de l’année 2018…le Lapin va se radoucir pour les meilleurs films de l’année…très très vite…

 

 

 

 

 

9 ans de Blog « De l’autre côté, perché avec Le Blanc Lapin… »

24 novembre, 2018

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Bon ben voilà, çà fait 9 ans que je tiens seul, avec mes mimines ce blog pour vous livrer mes critiques de films et mes annonces du cinéma de demain, de ce qui me fait vibrer pour les projets à venir.

Je vois des films, beaucoup, en moyenne 50 par an, passés à 70 en 2017 et 100 en 2019 !

Et ce sont tous des films sortis l’année même au cinéma et depuis peu Netflix et e-cinéma puisque le monde change et votre Blanc Lapin s’adapte avec et ne s’arrête jamais de courir. Et même que je vous parle de séries et des séries à venir…

Du temps et de la passion donc donc donc…

Alors un lapin blanc peut être obsédé par le temps qui passe et c’est vrai qu’en y réfléchissant, même si vous étiez quatre à lire ce blog, je le ferais quand même car c’est mon fil rouge, mon historique de goûts et ma projection vers de nouvelles aventures et surprises ciné et c’est un peu le blog que j’aimerais lire, ahahah !

Pour vous donner une idée du travail, des critiques, j’en ai écrites 552 et des news de cinéma…3 172…et après je balance sur Twitter et Facebook. C’est un prolongement de moi-même car au final j’écris super vite (la spontanéité du concept du blog) et je n’ai aucun filtre.

Donc ben pour les 1 662 906 visites en 9 ans, je vous dis merci et surtout, restez curieux de découvrir et gardez l’esprit ouvert ! C’est important, surtout en ce moment.

Et faites tourner l’adresse.

bises

Yvan

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Et après Don Quichotte, qu’est ce qui fait courir le Blanc Lapin ?

16 septembre, 2018

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Alors après vous avoir parlé pendant des années de « L’homme qui tua Don Quichotte » de Terry Gilliam, mon film fantasmé et fort heureusement qui ne m’a pas déçu, quels sont les projets cinéma qui excitent au plus haut point la curiosité cinéphile du Blanc Lapin ?

Qu’est ce qui dans les mois et les années à venir représente une attente immense de la part de votre blanc serviteur ?

Voici quelques débuts de réponse…

 

« Dune » de Denis Villeneuve

Et après Don Quichotte, qu'est ce qui fait courir le Blanc Lapin ?  dans Dossiers ob_7088f2_dune

Le fils de l’écrivain Frank Herbert, Brian, a choisi l’excellent Denis Villeneuve pour réaliser « Dune » d’après Franck Herbert, les héritiers de l’écrivain et Legendary ayant récupéré les droits.

Cette série de livres, que j’adore, réputée inadaptable, a eu droit à un premier film de David Lynch, raté, compilant les deux premiers volumes. La célèbre tentative d’Alejandro Jodorowsky a été relatée dans le génial documentaire comique Jodorowsky’s Dune.

Denis Villeneuve est devenu l’un de mes chouchous après l’excellent « Incendies« , primé de partout à juste titre, le très bon  « Prisoners« , avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal et le très réussi « Sicario« . « Premier contact« , sa première immersion dans la SF était une réussite et il a également donné une suite au culte Blade Runner avec « Blade Runner 2049« , originale et prolongeant l’univers.

Villeneuve travaille sur ce projet mais se donne le temps d’écrire avec Eric Roth un scénario digne de ce nom.

C’est plutôt rassurant. La bonne nouvelle c’est qu’il développe deux longs métrages ! Or c’est l’erreur que David Lynch avait faite de vouloir faire tenir les deux premiers livres en un film bien trop indigeste. D’autant que le vrai personnage principal, qui traverse tous les livres, Duncan Idaho, était torché en deux scènes.

Comme le budget sera trop conséquent, il tournera d’abord le premier film, ce qui suppose que le second n’arrivera qu’en cas de succès…L’ambition de Denis Villeneuve est de nous livrer un Star Wars pour adultes…Enfin quand on a lu Dune, c’est carrément davantage !

On parle de l’excellent Timothée Chalamet (Call me by your name) en Paul Atreide et de Rebecca Ferguson (Mission impossible 5 et 6) dans le rôle de sa mère…

Le premier film ne devrait pas arriver avant 2020…

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« Once Upon a Time in Hollywood » de Quentin Tarantino avec Brad Pitt et Leonardo DiCaprio

 

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Après son semi raté les 8 salopards, le maitre américain Quentin Tarantino tourne son nouveau film dont l’action se déroulera fin des sixties et aura comme toile de fond le massacre de Charles Manson.

Le film ressemblerait plus au style de Pulp Fiction, sa palme d’Or. Tarantino souhaite tourner son film à l’été 2018 pour une sortie à l’été 2019.

Le duo star sera le plus hot de ses dernières années avec Leonardo DiCaprio, qui signe sa seconde collaboration avec le maitre après le génial Django unchained et le toujours surprenant Brad Pitt qui retrouve lui-aussi Tarantino une seconde fois après l’excellent Inglourious Basterds il y a quasiment 10 ans. C’est un duo inédit d’acteurs géniaux devant la caméra d’un des maitres les plus populaires du cinéma.

Le film s’appellera Once Upon a Time in Hollywood, en références aux films de Sergio Léone.

Il est programmé pour le 09 août 2019.

On y suivra au cours de l’année 1969, un comédien vieillissant incarné par Léonardo DiCaprio, tentant un come back. Charles Manson et sa Famille perpètrent alors les meurtres atroces dont celui de Sharon Tate, épouse de Roman Polanski. Elle pourrait être incarnée par Margot Robbie.

Brad Pitt interprétera la doublure cascade du comédien joué par DiCaprio.

Et comme Quentin Tarantino est du genre fidèle à ses potes, il convoque les excellents Tim Roth (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Les 8 Salopards) et Michael Madsen (Reservoir Dogs, Kill Bill, Les 8 Salopards) ainsi que Kurt Russell (Boulevard de la Mort, les 8 Salopards).

Et la légende Al Pacino est aussi du casting…

Autant dire qu’il devient l’un des projets les plus excitants de 2019 !

 

« The Irishman » de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci

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Martin Scorsese, maitre incontesté du septième art va retrouver Robert de Niro 22 ans après Casino, pour leur neuvième collaboration.

Mais face à l’échec commercial de « Silence« , la Paramount abandonne cette production de 100 M$ et c’est le nouveau géant du streaming Netflix qui finance 100% du projet, une révolution dans l’industrie Hollywoodienne !
The Irishman rassemblera Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci. Il s’agira de la neuvième collaboration entre De Niro et Scorsese.

Al Pacino jouera pour la première fois pour Marty et Joe Pesci le retrouverait 22 ans après Casino, lui-aussi. L’histoire de Franck Sheeran est celle d’un irlandais vétéran de la seconde guerre mondiale, reconverti en tueur à gages au service de la mafia. Ce dernier aurait été impliqué selon ses propres dires dans l’assassinat du leader mafio-syndical, Jimmy Hoffa. Car en effet, le film sera basé sur une biographie du tueur décédé en 2003, « I heard you paint houses ».

Scorsese veux utiliser une technique d’effet spéciaux encore plus efficace que celle utilisée dans « Star Wars Rogue One » pour rajeunir ses acteurs !

On arrive donc à ce qu’on nous annonce depuis des années, à savoir faire jouer par un acteur son double plus jeune. Au-delà du défis technique, il est plutôt rassurant que cet essai se fasse entre les mains d’un des plus grands maitre du cinéma en vie.

Bref, un projet passionnant à tous les niveaux !

 

« De l’autre côté du vent » d’Orson Welles

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30 ans après sa mort, la filmographie d’un des plus grands maitres du septième art pourrait passer de 11 à 12 films !

Aussi incroyable que cela puisse paraître, un film totalement inédit de Welles existe.

The Other Side of the Wind sortira en salles le 6 mai 2015, pour le 100ème anniversaire de la naissance du réalisateur.

« The other side of the wind » fut tourné en 1972 en France, en Espagne et aux USA. Le film ne fut pas terminé pour des raisons de droits d’auteur et de conflit entre le producteur du film, beau-frère du Shah d’Iran et Orson Welles.  La société de production franco-iranienne les Films de l’Astrophore avait retenu des bobines du film, fâchée avec le réalisateur, et les avait stockées dans une banlieue de Paris.

Les parties héritières ont cédé leurs droits et les bobines afin qu’un studio monte enfin le film. Welles avait bossé sur le film jusqu’à son décès et monté 45 minutes mais il lui manquait des bobines ! Son ancienne compagne Oja Kadar, avait par ailleurs retenu ce montage et l’avait embarqué dans son pays natal, la Croatie.

Il a donc fallu convaincre cette dernière, la société de production et l’héritière d’Orson Welles, sa fille Béatrice, pour réunir les pièces du Trésor. Welles avait par ailleurs transmis des notes très précises à un acteur du film, Peter Bogdanovich, afin de décrire la façon dont il souhaitait que le film soit monté dans son intégralité. Or ceci est une différence majeure avec le « Don quichotte » remonté en 1991.

L’acteur principal du film n’était autre qu’un autre immense réalisateur de l’histoire du septième art, John Huston (le trésor de la Sierra Madre, la nuit de l’iguane, le faucon Maltais, les Désaxés, Reflets dans un œil d’or, Juge et hors la loi, L’homme qui voulut être roi, etc….). L’association Welles / Huston avait de quoi faire frémir ! John Huston y joue un réalisateur de cinéma se battant avec les exécutives d’Hollywood pour terminer son film. Autant dire que c’est carrément autobiographique de la Part de Welles ! Et que voir un immense réalisateur comme Huston prêter ses traits est une idée géniale.

The Other Side of The Wind a été monté et achevé par Frank Marshall, avec l’aide du réalisateur polonais Filip Jan Rymsza ainsi que Peter Bogdanovich, l’acteur du film  à qui Welles avait transmis ses consignes !

Netflix le diffusera le diffusera le 2 novembre 2018.

Son accueil à Venise a été très bon.

C’est l’un des grands évènements de l’année cinématographique.

Voici l’excellente bande-annonce !

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« Ad Aastra » de James Gray avec Brad Pitt 

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James Gray est l’un de mes chouchous.

J’ai adoré « little odessa » et « la nuit nous appartient » ainsi que « two lovers« , mais son dernier film, « The immigrant« , avec Marion Cotillard et Joaquin Phoenix a été accueilli très froidement.

Il est revient avec son arlésienne de 10 ans, « The Lost City of Z » le 15 mars dernier, soit l’un des évènements de ce début d’année (bande-annonce ici). Et alors que ce projet devait se faire avec Brad Pitt et que ce dernier a finalement co-produit The Lost City of Z » sans y jouer, les deux artistes devraient se retrouver pour un projet très excitant ! D’autant qu’ils avaient eu un autre projet en commun, The Gray Man, qui ne fut pas développé. La troisième tentative sera t’elle la bonne ?

Brad Pitt subit des avaries sur le développement du film World War Z 2 et cherche un projet pour combler son agenda décalé !

James Gray parlait déjà en 2013 d’un film de SF qui suivrait des astronautes en mission pour ramener un colon rebelle vers la terre.

Brad Pitt jouera un cosmonaute dont le père, joué par Tommy Lee Jones, est parti à la recherche de vie extraterrestre sur Neptune il y a vingt ans, n’a plus donné signe de vie. Le fils cherche à comprendre l’échec de la mission et embarque pour un voyage spatial à travers le Système Solaire.

Sortie début 2019…

 

« Distant Vision » de Francis-Ford Coppola

 Rebecca Ferguson

Après ses excellents « Tetro » et « Twixt« , Francis Ford Coppola souhaite revenir à un énorme projet, une grande saga familiale comme celle du Parrain, qui l’a rendu célèbre. Ici, il ne s’agira pas du milieu mafieux mais du suivi d’une famille d’immigrés italiens aux Etats-Unis.

Le film serait centré sur le passage à l’âge adulte d’un garçon et d’une fille, qui se rencontrent dans les années 20, en pleine crise, et que nous accompagnerons jusque dans les années 60. Le film se déroulerait sur quatre générations et pourrait être autobiographie en partie. Par ailleurs le maitre confirme que le budget sera plus conséquent que sur ses trois derniers longs métrages.

Le maitre a tourné son film sur plusieurs années et pourrait conclure sa carrière avec ce long métrage forcément ultra attendu.

 

Le spin off Star Wars d’Obi-Wan Kenobi 

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Disney fera t-il revenir Ewan McGregor dans la peau du cultissime Obi-Wan Kenobi ?

On n’imagine pas que ceci ne se fasse pas. Il est probable que l’histoire s’attache à ce qu’a fait Obi-Wan entre l’épisode III, où tous les Jedi venaient d’être massacrés et qu’il s’était réfugié sur Tatooine en confiant Luke à un grand oncle et l’épisode IV où il a 60 ans sous les traits d’Alec Guiness. Il y aurait de multiples histoires à raconter, permettant de revenir à l’époque où Dark Vador est en vie et poursuit les Jedi survivants. Obi-Wan est il devenu Hermite ? Auquel cas çà risque d’être un peu chiant…ou a t il vécu d’autres aventures, tenté de réunir des Jedi dispersés dans l’univers voire affronté Vador de nouveau… Le Réveil de la Force a été un carton mondial et a plutôt été bien accueilli par la presse et les fans. Star Wars Rogue One , le premier spin off, a convaincu encore plus que l’épisode VII avec une histoire bien sombre.

Les dernières rumeurs disent que Disney réserverait le film au lancement de sa plateforme de Streaming…à suivre…

 

La romance Gay « Call Me By Your Name », acclamée par la presse, aura droit à plusieurs suites !

call-me-by-your-name-affiche-995261 Robert de Niro

L’excellent réalisateur de « Amore« , Luca Guadagnino, s’est planté avec « A bigger splash », le remake de « La Piscine »sorti en 2016. On l’attend en 2018 sur celui de Suspiria de Dario Argento, avec Tilda Swinton (héroïne de Amore) et Dakota Johnson.

Mais Call Me By Your Name m’a bouleversé. On y suit sur un été sur la riviera italienne, la romance entre un jeune homme de 17 ans et un homme de 24 ans, ami de ses parents. Armie Hammer joue le plus âgé et Timothée Chalamet, le garçon sortant de l’adolescence. James Ivory, grand cinéaste, a co-signé le scénario d’après un roman d’André Aciman.

Luca Guadagnino, le réalisateur, explique son souhait de faire vieillir ses personnages et de retrouver bons casting non pour une suite mais pour plusieurs. « Call Me By Your Name peut être vu comme le premier chapitre d’une famille où Elio ( Timothée Chalamet, nommé aux Oscars, ndlr) devient un jeune homme. Il va falloir qu’il s’interroge sur sa place dans le monde, sur ce qu’il veut et comment il a encaissé son drame intime« . « Elio sera mon Antoine Doinel » espère le réalisateur, faisant un clin d’œil à François Truffaut. « J’aime l’idée de garder les mêmes acteurs, comme une troupe de théâtre, et d’imaginer comment ils vont grandir… »

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« Convoi exceptionnel » : Bertrand Blier revient enfin avec Gérard Depardieu, Christian Clavier, Edouard Baer, Jérémie Renier, Alex Lutz, Sylvie Testud

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J’avais très peur que l’immense Bertrand Blier ne fasse plus rien. Ses derniers films sont mineurs par rapport à sa filmographie et pourtant il manque terriblement au cinéma français.

Or à 78 ans, l’animal peut très bien nous faire un retour fracassant comme l’a fait Paul Verhoeven en 2016.

Et là il va réunir un sacré casting avec le génial et trop rare Edouard Baer, son fidèle acteur, l’ogre Gérard Depardieu, et Christian Clavier. « Convoi exceptionnel » a un pitch bien perché comme sait les écrire Blier. Il racontera la façon dont un homme rencontre le possesseur du scénario de sa vie. C’est une excellente nouvelle de cinéma !

 

« Parasite » de Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host et Snowpiercer)

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Le génial Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host et Snowpiercer) a encore brillé en 2017 avec Okja sorti sur Netflix avec Tilda Swinton et Jake Gyllenhall.

Son film suivant sera Parasite qui suivra une famille confrontée à des troubles inquiétants. Les quatre membres de la famille ont tous un pouvoir particulier. Le tournage vient de débuter, de nombreuses scènes seraient sous-marines et on peut compter sur le maitre pour brouiller les pistes et les genres, ce qu’il adore faire pour notre plus grand plaisir cinéphile.

La star coréenne Song Kang-Ho,retrouvera son cinéaste fétiche…

Le film doit sortir au premier semestre 2019.

 

Harrison Ford sera une dernière fois Indiana Jones pour Spielberg !

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On annonce un dernier opus d’Indiana Jones avec le duo Harrison Ford / Spielberg depuis des années, avant qu’un éventuel reboot n’ait lieu un jour, puisque LucasFilm a été vendu à Disney et que la firme aux grandes oreilles lorgnera forcément un jour sur la franchise.

Steven Spielberg compte bien faire oublier son catastrophique 4ème épisode, le royaume du crane de cristal, sorti il y a 10 ans déjà !

Le film a été décalé cet été d’un an, ce qui fait craindre que Ford ne puisse plus assurer puisqu’il approche à grands pas des 80 ans !
Sean Connery dans le génial Indiana Jones et la dernières Croisade n’avait que…59 ans !
Rassurez-vous, Shia LaBeouf ne sera pas de retour.
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Netflix embauche le réalisateur de L’étrange Noël de Monsieur Jack !
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Henry Selick est culte notamment pour son magnifique chef d’œuvre « L’étrange Noël de Monsieur Jack« . Depuis 2009 et Coraline, le cinéaste est absent. Netflix vient de signer avec lui la production de son nouveau projet après 10 ans d’absence, Wendell And Wild. Il s’agira bien entendu d’un film d’animation tourné avec la même technique en stop-motion. Nous suivrons deux frères démons affrontant une nonne et des adolescents gothiques. Le duo comique Key & Peele prêtera sa voix aux deux frères, Jordan Peele, étant au passage le réalisateur du film Get Out.


 « The Favourite » de Yorgos Lanthimos avec  Emma Stone, Nicholas Hoult et Rachel Weisz  

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Après son iconoclaste The Lobster, prix du meilleur scénario à Cannes, le Grec Yorgos Lanthimos sortira « Le Meurtre d’un cerf sacré » avec  Nicole Kidman et Collin Farell qu’il retrouvera.

The Favourite changera radicalement de style puisqu’il suivra les machinations politiques dans les coulisses pendant le règne de Reine Anne, le dernier monarque de la Maison de Stuarts.

Emma Stone, auréolée de son oscar de meilleure actrice pour La La Land, jouera aux côtés des excellents Nicholas Hoult et Rachel Weisz.

Le film se situera au 17e siècle et relatera les rivalités entre la Reine Anne, Sarah, la Duchesse de Marlborough, et Abigail.

Le film vient de remporter le Grand prix du jury au dernier festival de Venise et le prix d’interprétation féminine pour Olivia Colman. Il sortira le 16 janvier 2

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« Le Charlatan » de Guillermo Del Toro, qui s’intéresse aux spectacles de prédictions truqués

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Guillermo Del Toro vient de remporter le lion d’Or à Venise avec « La forme de l’eau« , qui sortira en France le 21 Février.

Alors qu’on l’attendait sur un remake du film de Richard Fleischer, Le Voyage Fantastique, il pourrait réaliser un autre projet au préalable, profitant de son retour en grâce.

Il s’agirait du remake de Nightmare Alley (« Le Charlatan »), réalisé en 1947 avec Tyrone Power.

Le Charlatan suivrait un bonimenteur faisant croire dans son spectacle truqué qu’il avait le pouvoir de lire dans les esprits. il s’aide pour ceci d’une psychologue et d’une diseuse de bonne aventure.

Le film suivrait la marche vers la gloire et la chute du personnage.

On imagine sans mal Del Toro dans un tel univers.

 

Timothée Chalamet en jeune roi Henry V pour l’excellent David Michôd et pour Netflix

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L’excellent réalisateur australien David Michôd s’est grave planté sur son « War machine » avec Brad Pitt l’an dernier pour Netflix.

Espérons que son nouveau projet avec le géant du streaming lui permettra de renouer avec le talent de « Animal Kingdom » et « The Rover« .

« The King » racontera l’histoire du roi Henry V (le même qui inspira Shakespeare), qui sera joué par le jeune acteur hype du moment, le franco-américain Timothée Chalamet, qu’on verra d’ici peu dans la romance gay qui a cartonné en festivals, « Call me by your name« .

Produit par la société de Brad Pitt, The King aura comme scénariste l’acteur Joel Edgerton, déjà sur le script de l’excellent « The rover ».

 

Jack O’Connell enquête sur Jean Seberg et les Black Panthers

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L’excellent Jack O’Connell rejoint Kristen Stewart dans Against All Enemies.

L’actrice incarnera l’actrice Jean Seberg. Réalisé par Benedict Andrews, le film suivra les démêlés de l’actrice de A bout de souffle et Bonjour tristesse avec le FBI en raison de ses liens et de son soutien au mouvement des Black Panthers.

Jack O’Connell jouera un l’agent du FBI enquérant sur Jean Seberg.

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« .

 

 

« Triple Frontier » de J.C Chandor avec Ben Affleck, Oscar Isaac, Pedro Pascal et Charlie Hunnam

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Johnny Depp, Will Smith,  Tom Hanks, Tom Hardy, Casey Affleck, Channing Tatum devaient tenir les rôles titres du nouveau film de J.C. Chandor. Mais ils ont tous abandonné à un moment ou un autre…

Après l’abandon de la Paramount en 2017, c’est Netflix qui a sauvé le projet, qui pourtant traine depuis…

J.C Chandor est l’un des réalisateurs les plus intéressants du moment après trois brillantes réussites que sont Margin Call, All is LostA most Violent year.

Le film se situera dans le milieu du crime organisé à la frontière entre trois pays, l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.

 

Park Chan-Wook (Old Boy, Stoker) sur un film de SF post apocalyptique ?

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Park Chan-Wook  a de nouveau calmé tout le monde avec « Mademoiselle« , thriller lesbien tourné en Corée.

Après ses bijoux Old boy, Sympathy for Mister vengeance, Lady vengeance, il a réussi son passage outre atlantique avec « Stoker » (Nicole Kidman), rendant un hommage bien pervers à Sir Alfred Hitchcock.

Son projet suivant pourrait être l’adaptation du roman de science-fiction Genocidal Organ du Japonais Project Itoh. Il se situe dans un monde où le système mondial s’effondre dans le chaos près la destruction de Sarajevo par une bombe nucléaire. Un américain, John Paul, est soupçonné d’être à l’origine du désastre. L’agent Clavis Shepherd commence sa traque… On attendra confirmation puisque Park a l’habitude d’avoir de multiples projets en cours…

 

 

« The Dead Don’t Die » de Jim Jarmusch avec Bill Muray pour un film de zombies !

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L’immense Jim Jarmusch est un sacré farceur. Il a traversé les 30 dernières années avec sa filmographie cool et son cinéma de climax. Souvent les personnages ne disent pas grand chose et il ne se passe pas non plus des tonnes d’évènements. Souvent c’est lent et pourtant Jarmusch est devenu un auteur très respecté à juste titre. « Down by Law« , « Dead Man » ou « Ghost Dog » sont des œuvres des plus puissantes, des films cultes.

Et puis si son « Paterson » il y a deux ans était très réussi, Jarmusch s’est laissé aller à surprendre avec notamment l’excellent film de vampires « Only lovers left alive« .

Et bien i appliquera son style à un autre genre avec l’un de ses acteurs qu’il adore et qui est hélas si rare, Bill Muray.

Lorsque l’on apprend qu’il s’agira d’un film de zombies comique, que Bill Muray interprétera un flic avec l’excellent Adam Driver (L’homme qui tua Don Quichotte) et Chloë Sevigny, aux prises avec des zombies, forcément, on trouve le projet génial.

Mais le mieux est que « The Dead Don’t Die » est en plein tournage et que personne n’était au courant ! Donc nous devrions les retrouver dès 2019 sur nos écrans et çà c’est une excellente nouvelle !

D’autres acteurs se joignent à l’aventure avec Selena Gomez, le talentueux Caleb Landry Jones, l’excellent Steve Buscemi et la toujours immense Tilda Swinton ! Classe !

 

« The JOKER » avec Joaquin Phoenix

 
Le film sera écrit certes par un bon scénariste, Scott Silver (Fighter, 8 Mile) et ce serait une origin story dévoilant tout de la naissance du Némésis de Batman le plus flippant de l’univers DC Comics. Elle se déroulerait dans les années 80. Le tournage est prévu pour cet automne. Le film serait ultra violent et classé Rated-R au même titre que Logan. Enfin, Todd Philipps, réalisateur de Very Bad Trip, sera à la mise en scène.
Joaquin Phoenix, 43 ans, sera bien l’interprète du plus grand méchant de comics.
On peut s’interroger sur l’opportunité de lever le voile sur ce mystérieux ennemi culte de Batman tout comme sur le fait de déconnecter le film des autres longs métrages de l’univers étendu DC Comics. C’est un choix stratégique des plus curieux qui risque de larguer une bonne partie du public.

Il s’agira d’un film indépendant de la franchise DC comics.

 

Le retour de Sam Mendes hors des James Bond grace à Spielberg

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Sam Mendes est un très grand réalisateur. On lui doit « American beauty« , « Les sentiers de la perdition » ou le magnifique « Les noces rebelles » avec Léo DiCaprio et Kate Winslet.

Ces 10 dernières années, il a é »té très pris par James Bond compte tenu du succès énorme de Skyfall et très bon de Spectre.

Je suis donc ravi qu’il revienne avec un projet concret, qui sera produit par Amblin et Steven Spielberg, qui avait déjà produit les trois bijoux précités.

Son film sera un film de guerre et s’intitulera 1917.  On y vivra la première Guerre mondiale du point de vue des troupes américaines.

J’ai hâté de voir le résultat !

 

Wes Anderson tournera son 10ème film à Angoulême début 2019 !

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Wes Anderson fait partie de mes chouchous car il a un univers unique, un style unique, mélancolique, drôle et perché. Ses invitations à visiter ses univers sur mesure d’une précision d’horloger ont donné de grands films parmi lesquels La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited,  Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hôtel, L’Île aux chiens.

Excellente nouvelle, le maitre tournera son dixième long métrage à partir de février 2019 et c’esen France qu’il tournera, à Angoulême !

On ne connait pas encore ni le pitch ni le casting. On sait juste que l’histoire se situera juste après la Seconde Guerre Mondiale. La ville du festival de BD et le sud-ouest seront donc à l’honneur et on est heureux pour la région !

 

Leonardo DiCaprio jouera Léonard de Vinci !

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La mère d’un des plus brillants acteurs au monde le prénomma Léonardo car elle était enceinte de lui lorsqu’en regardant une toile de De Vinci dans un musée en Italie, le futur Léo lui donna un coup de pied !

Le rôle était donc fait pour lui et le génial Léonardo Di Caprio se mettra dans la peau de Léonard De Vinci.

Après J . Edgar Hoover, Howard Hughes et Arthur Rimbaud, Léo interprétera donc un 4ème personnage célèbre.

Le biopic sera inspiré du livre écrit par Walter Isaacson, qui écrivit le biopic sur Steve Jobs adapté par Danny Boyle.

Aucun réalisateur n’a encore été annoncé mais la concurrence entre les studios a été rude pour acquérir les droits, la Paramount ayant empoché le deal.

 

Danny Boyle vient de terminer un film surprise où les Beatles n’existent pas !

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On apprenait cet été que Danny Boyle ne réaliserait pas James Bond 25 pour désaccord artistique probablement sur le casting du méchant et le sort de l’agent secret. Mais ce qu’on ne savait pas, c’est que le réalisateur de Trainspotting, Slumdog Millionaire, 127 heures ou 28 jours plus tard, a déjà mis en boite son prochain film.

Sans en parler aux médias le réalisateur britannique a terminé son film musical dont il parlait en début d’année, avec aucune star au casting. Il est en post production et donc son film devrait apparaitre en 2019 sur nos écrans ! Et çà, c’est une excellente nouvelle.

De quoi s’agira t-il ? Un temps intitulé « All you need is love« , le film pourrait être en partie chanté si l’on en croit certaines interviews passées. En tout cas on y suivra un musicien qui se réveille un jour dans un monde où les Beatles n’existent pas.

Lily James, Kate McKinnon, Ana de Armas, et Himesh Patel tiendrons les rôles titres.

Cà pour le coup, c’est une excellente surprise Mister Boyle, Danny Boyle !

 

Michelle Williams poussera la chansonnette avec Adam Driver pour le prochain Léos Carax

Leos Carax réalisera bien sa comédie musicale avec Adam Driver mais sans Rooney Mara qui laisse son rôle à Michelle Williams qui la remplace.

Un comédien de stand-up se retrouve seul avec sa fille de 2 ans après la mort de son épouse, qui était une chanteuse d’opéra. Sa fille a un mystérieux don…

Amazon Studios distribuera le film en Amérique du nord.

Annette se tournera en anglais  avec de nouvelles chansons du groupe Sparks.

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Le génial Roy Andersson reviendra en …2019 ou 2020…avec un film décalé inspiré des Mille et une nuits

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Le Suédois Roy Andersson est inclassable et rare.

Son « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » sorti en 2015 était excellent et avait remporté un Lion d’or.

About Endlessness sera également une collection de vignettes comme il aime construire ses longs métrages en plans fixes absurdes et ironiques.

Le film s’inspirerait des Mille et une nuits. Le tournage débuterait en janvier 2017 pour une sortie au printemps 2019 soit une tournage fleuve !

 

« If Not Now, When? » d’Emir Kusturica

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Inspiré du livre de Primo Levi, durant la seconde guerre et après, où l’on suit des combattants juifs. Après son sous-estimé On the Milky Road en 2017, J’ai hâte que le grand Kustu revienne nous émerveiller de la poésie qu’il est seul à construire de la sorte.

 

 

 

Et puis il y a les projets non encore annoncés…

 

Spike Jonze…une si longue attente depuis le magnifique HER !

Il met environ 5 ans entre deux films et c’est l’un de mes chouchous. Après « Dans la peau de John Malkovich« , « Max et les Maximonstres » et « Her« , bijou sorti il y a 5 ans, il est temps qu’il revienne nous émerveiller et faire rire de son univers si singulier.

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Le Batman de Matt Reeves

Repoussé encore et encore et dont on ne sait même pas qui sera l’interprète. Le réalisateur des deux derniers « La planète des Singes » est attendu, très attendu.

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Terry Gilliam, what’s next ?

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« L’homme qui tua Don Quichotte » fut un four alors que c’est pourtant une réussite artistique selon votre serviteur. Je prend les paris que le film deviendra culte à terme comme d’autres de ses films, accueillis de façon tout aussi tranchée à leur sortie, comme L’armée des douze singes, Les aventures du Baron de Munchausen ou Las Vegas Parano. Ce qui est plus étonnant, c’est la violence de ceux qui n’aiment pas et qui visiblement n’ont rien compris au sujet du film, à son immense poésie et au superbe message qu’il lance.

Mais voilà, Terry Gilliam a 78 ans en novembre et le temps défile.

Mon réalisateur préféré a plusieurs projets comme The Defective Detective, projet vieux de 25 ans qu’il pourait adapter en série chez Netflix ou l’adaptation de M. Vertigo de Paul Auster pour lequel il envisageait Ralph Fiennes mais pour lequel le budget est compliqué à boucler.

Le tout est que Terry reparte sur un projet et vite !

Les réalisateurs du premier documentaire Lost in La Mancha, récidiveront avec « He Dreams of Giant« . Ils essaieront d’élargir leur sujet à ce qui se passa dans la tête de Terry Gilliam. Comment il l’a vécu et pourquoi il s’est acharné autant là où la plupart des autres réalisateurs auraient abandonné. Pourquoi ce film est devenu un fantasme, une arlésienne la plus célèbre du cinéma des 50 dernières années et au final un enjeu majeur pour la santé de son auteur et pour la cohérence de son œuvre.

 

Darren Aronofsky, remonter en selle après Mother !

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Darren Aronofsky est un immense réalisateur mais il connait tant le succès (« Requiem for a dream », « The Wrestler », « Black  Swxan ») que les échecs cuisants (« Noé », « The Fountain », Mother !). Je n’aime pas tout de lui mais j’aime ses prises de risque et même quand c’est râté çà reste franchement au-dessus du lot. Quel sera sa prochaine aventure ?

 

Jean-Pierre Jeunet…mais où êtes vous passé ?

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Depuis « L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet« , qui est passé inaperçu il y a 5 ans, et avant « Micmacs à tire-larigot » il y a 10 ans, on a perdu le Jeunet qu’on aimait tant. On ne peut qu’espérer qu’il nous fasse un retour délirant …à 65 ans c’est encore possible.

 

Christopher Nolan, le génie là où on ne l’attend pas

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Christopher Nolan réussit tout ce qu’il touche et change de genre régulièrement. J’ai hâte qu’il nous annonce son prochain projet. Il est muet depuis 18 mois et son dernier succès en date, Dunkerque.

 

La confirmation d’un Albert Dupontel détaché de ses tics ?

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Dupontel est aujourd’hui un réalisateur reconnu et ce n’était pas gagné tant il aime la tangente. Son univers est génial, foutraque, cartoonesque. On espère que son prochain projet arrivera vite.

 

Le prochain film de Kenneth Lonergan, réal de « Manchester by the Sea »

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Kenneth Lonergan a ému tout le monde fin 2016, on attend donc la suite mais il n’annonce encore rien.

 

Un Tom Ford de nouveau inspiré ?

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J’ai adoré le premier Tom Ford, A Single Man. Son second film, Nocturnal Animals m’a laissé de marbre. Quelle déception !

J’ai donc hâte de voir la suite de sa carrière de cinéaste.

 

 

Le prochain délire de Nicholas Winding Refn

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Winding Refn (The Neon Demon, Only God Forgives, Drive, Bronson) est un putain de provocateur mais contrairement à Lars Von Trier, j’adore !

On l’attend en 2019 avec sa série Too Old To Die Young puis

 

Un Paul Thomas Anderson moins ascétique ?

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PT Anderson est l’un de mes chouchous mais je me suis un emmerdé devant ses deux derniers films,  Inherent Vice et Phantom Thread.

J’espère de nouveau adorer son travail, lui qui a livré Boogie Nights, Magnolia, Punch-drunk love, There Will Be Blood et The Master.

 

Le prochain film de Martin McDonagh (« Three Billboards, Les Panneaux de la Vengeance » , Bons baisers de Bruges »)

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Le réalisateur de « Bons baisers de Bruges » est revenu au plus haut avec l’excellent « Three Billboards, Les Panneaux de la Vengeance« . La suite risque de se faire attendre car ce n’est pas un réal pressé…

 

Le retour de David Fincher se fait attendre…

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David Fincher a signé de grands films parmi lesquels Seven, Fight Club, The Social Network, Zodiac ou Gone Girl. Ce dernier remonte à 4 ans déjà ! Inhabituel pour le metteur en scène. Il est annoncé sur la suite de World War Z où il retrouvera Brad Pitt. C’est un peu décevant car on aimerait le voir sur une production originale de son cru.

 

Et le maitre David Lynch ? Sortira-t-il un jour de sa retraite ?

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A part la saison 3 de Twin Peaks, David Lynch n’a pas réalisé de film depuis 12 ans !

Il manque indéniablement au cinéma mondial. Et il a 72 ans…

 

 

 

 

Paul Greengrass revient en force sur Netflix avec « Un 22 juillet » sur le massacre d’Oslo, très bien accueilli à Venise

16 septembre, 2018

Paul Greengrass revient en force sur Netflix avec

Paul Greengrass (Jason Bourne) sortira son son prochain long pour Netflix.

Le film suivra le terroriste norvégien d’extrême droite Anders Behring Breivik, qui revendiqua les attaques du 22 juillet 2011 et tua 77 personnes et fait 151 blessés.

Doté d’un confortable budget de 20 million de dollars, le film devrait se tourner rapidement.

« Un 22 juillet » a impressionné la presse lors de sa présentation au festival de Venise en ce début septembre 2019.

Le film sera disponible sur Netflix le 10 octobre.

Bande-annonce :

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« L’homme qui tua Don Quichotte » de Terry Gilliam – critique du Blanc Lapin

22 mai, 2018

Je suis enfin sorti de la projection de ce film que j’attends depuis 20 ans car c’est mon réalisateur favori, que son imaginaire m’a toujours cueilli et que j’ai vécu comme beaucoup ses multiples mésaventures durant deux décennies …18 ans d’obsession, un risque considérable d’être déçu car ce film je l’ai fantasmé…et je serai au « regret » de vous dire que je n’ai pas été déçu…et pourtant, on a beau adorer Gilliam, on n’en n’est pas pour autant moins exigeant, bien au contraire. Ses frères Grimm et son Zero Théorem m’avaient refroidis.

Pas assez ému peut-être, quelques longueurs au début mais une mise en place hyper originale et une difficile compréhension de cet accueil froid de certains critiques car le film a vécu une gestation des plus compliquées de l’histoire du cinéma et au final deux adjectifs s’imposent en sortant de la salle, « généreux » et « bordélique « !

Généreux parceque chaque scène se justifie et déborde d’énergie, d’inventivité faisant penser parfois à Tideland pour sa capacité à créer l’imaginaire à partir de bouts de ficelles et c’est un tour de force qui impose le respect. La presse qui a affublé le film de balourdise sur les migrants ou les attentats n’a rien compris au message qui est certes naïf mais qui correspond à l’esprit d’un roman comme Quichotte et sa réactualisation.

Le film est surprenant, avec si peu de moyens il arrive à montrer toute la folie du personnage, il est bourré d’idées et bordélique comme le roman et comme un film de Terry Gilliam. Et au final le style de Gilliam est là, tout du long et on a rarement eu l’occasion de côtoyer d’aussi près l’artiste, ayant limite l’impression d’être à ses côtés sur le tournage lorsqu’il a dû trouver des trésors d’ingéniosité pour palier à son budget serré. Et si la première partie peut sembler longue, elle a le mérite d’installer un regard moderne sur l’œuvre de Cervantès et de la rendre digeste là où tous les autres projets de cinéastes se sont ramassés sur Don Quichotte. Car adapter cette œuvre pourrait déboucher sur une succession de scènettes datées, inscrites dans l’inconscient collectif mais juste illustratives. Le fait que le film soit méta, qu’il parle de l’incroyable aventure de Gilliam sur 30 ans de galère donne du corps et de l’humain à des visions qui sinon n’auraient été que désincarnées.

Quand Terry Gilliam dit que l’approche de Cervantès rend fou et tourne à l’obsession et qu’au final c’était un passage obligé, c’est peut être vrai. « He did it » disaient des internautes sur Twitter lorsque à la fin de la projection en clôture du festival de Cannes, la salle a ovationné Gilliam durant 15 minutes. Son film est beau et a du panache y compris dans ses défauts et ses maladresses car il respire la persévérance et la capacité à se créer ces obstacles imaginaires, ces aventures de pacotille pour tenir un fil rouge, se fixer un cap et survivre même dans le ridicule. Cette scène de cheval de bois est magique pour ce qu’elle représente. De cette peur pour Gilliam de devenir un vieil homme risible aux ambitions éculées oui, mais aussi pour cette semi-conscience de la folie dans laquelle le personnage se met en scène lui-même. D’ailleurs la confession de l’avant dernière scène est bouleversante car elle instaure un doute, une double lecture comme souvent dans les fins d’un très bon Terry Gilliam. La fin est non seulement émouvante mais résonne longtemps après comme un hymne au fil directeur de toute une vie de cinéaste. Forcer le réel et les plus viles bassesses de l’humain pour y insuffler un peu de poésie et d’échappatoire. C’est naïf mais c’est touchant et sincère.

Les acteurs sont excellents. Jonathan Pryce a eu raison de tanner Gilliam si longtemps, il est parfait dans un rôle loin d’être évident. Voir l’acteur de Brazil incarner ce personnage iconique dans la carrière de Terry Gilliam est un symbole en soit. Quant à Adam Driver, il trouve le premier rôle de sa carrière qui lui permet d’exprimer son talent. Gilliam a toujours été doué pour ses castings. Malgré les multiples duos qu’a connu le film depuis son premier échec de tournage en 2000, il réussit à trouver une alchimie entre eux.

Les références au projet lui même sont une super idée.

Le film est un hymne testamentaire et un encouragement aux jeunes cinéastes, à la persévérance et à la nécessité de s’affranchir du tout commercial. Terry Gilliam a conscience qu’il touche à la fin de sa carrière et le film est très mélancolique car on a du mal à trouver qui reprendra son flambeau parmi les cinéastes d’aujourd’hui. Quichotte est vivant et Terry Gilliam est vivant aussi, profitons en! Soyez joyeux qu’il puisse encore nous émouvoir et l’histoire n’est pas terminée.

La patte de Gilliam est là à chaque instant, d’une inventivité bluffante.

Ce n’est pas le chef d’œuvre qu’on aurait pu espérer mais c’est un très bon film et c’est déjà énorme en soit ! Énorme que chez des spectateurs exigeants l’ayant espéré durant 20 ans, il ne provoque pas de déception mais au contraire une envie de revoir le film. Une critique anglo saxonne disait que le monde serait bien triste sans cette folie dont seul Terry Gilliam a le secret…

Je suis non seulement heureux d’avoir accompagné par l’esprit durant 20 ans cette œuvre, heureux que ce funambule m’ait donné un fil directeur et des géants à combattre pour pimenter mes rêveries et mon quotidien. Heureux enfin que le film existe, qu’il puisse désormais vivre pour lui et non plus pour la légende de sa production…qu’il puisse vieillir comme un bon cru et acquérir les lettres de noblesses qu’il ne manquera pas de conquérir comme bien d’autres films de Terry Gilliam, pas toujours compris à leur sortie. « Aujourd’hui est une magnifique journée pour l’aventure »… pour la première fois depuis 20 ans elle se fera sans fantasmer « L’homme qui tua Don Quichotte » et ça fait un peu bizarre, j’avoue. Une page se tourne et l’émotion vient car le message du film est plus que présent mais d’autres moulins s’annoncent au loin et au final, c’est le principal…

La piste aux Lapins :

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L’immense Milos Forman nous a quittés

14 avril, 2018

L'immense Milos Forman nous a quittés dans Dossiers nicholsonforman

Milos Forman est décédé à l’âge de 86 ans.

Avec 13 longs métrages en 45 ans, Milos Forman s’est fait rare et a signé des biopics sur lesquels nombre de cinéastes devraient s’inspirer plus souvent.

Il aimait les héros passionnés, envahis par leur folie, subversifs et provocateurs, des Icare se carbonisant l’esprit en tentant d’approcher leur but. Forman s’intéressait à des destins qui se brisaient et aux raisons de ces échecs, intuitivement liées dès l’origine à celles de leur succès.

D’origine tchèque, il débute avec L’As de pique (Léopard d’or à Locarno), et Les Amours d’une blonde, deux récits sur de jeunes gens anticonformistes.

Au feu, les pompiers ! provoque une polémique dans son pays par ses propos politiques mais face à l’incompréhension reçue chez lui, il préfère mettre les voiles et partir aux États-Unis.

Pour son premier film américain, Taking Off, il reçoit le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes en 1971. Il y traite d’un conflit entre deux générations que tout oppose et qui préfère se libérer en s’éloignant.

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L’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur lui reviendra une première fois pour son premier chef d’œuvre, Vol au-dessus d’un nid de coucou avec un Jack Nicholson, au meilleur de sa forme. Grand succès public devenu une référence culturelle des années 80, le film s’intéresse au personnage de McMurphy qui se fait interner dans un hôpital psychiatrique afin d’éviter la prison. Il découvre alors l’infirmière Ratched, au méthodes inhumaines et répressives mais aussi des dérangés en détresse. Il va alors foutre un énorme bordel au sein de ce huit clos. L’allégorie touche ici à la déshumanisation infligée par le communisme, et au poids d’une autorité dictatoriale sur la liberté d’un être.

Il adapte ensuite la comédie musicale à succès de Broadway, Hair, très influencée par l’héritage hippie.

Il reprend un projet avorté de Brian de Palma, Ragtime et s’intéresse à un afro-américain du début du 20ème siècle, pianiste et jazzman, qui subit les persécutions de blancs. Le racisme et le début d’une lutte pour des droits y sont racontés jusqu’à ce que les ailes se brisent…une thématique forte à Milos Forman.

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Avec Amadeus, il remporte en 1985 et pour une seconde fois le doublé Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Forman se délecte de cet être génial, plein de fougue et anticonformiste comme personne. Son premier biopic et sa réalisation inventive font de la vie de Mozart un passionnant thriller, parsemé de panache et qui accompagnera là aussi le personnage dans son ascension jusqu’à ce que le système le détruise.

En 1989, sa libre adaptation des Liaisons dangereuses, Valmont avec Colin Firth, sera un succès critique mais un échec public face au film de Stephen Frears.

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Larry Flynt marque son retour en 1996 et raconte la vie du créateur du magazine Hustler. Le personnage campé par l’excellent Woody Harrelson, est immoral mais jouissif par sa liberté et son sens de la provocation. Forman critique une Amérique conservatrice, impérialiste et bornée, ce que les années suivantes auront du mal à contredire…Il recevra Ours d’or à Berlin.

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Man on the Moon (Ours d’argent) donnera à Jim Carrey un rôle en Or, à la fois drôle et très émouvant. On y suit le comique Andy Kaufman, mort à l’âge de 35 ans. Ce comédien au comique absurde, est très attachant. On y suit son talent, ses coups, son pessimisme sombre…encore un bijou cinématographique.

Les Fantômes de Goya, son dernier film, sera hélas un raté.

Milos Forman était un des plus grand cinéastes des années 70 à 2000, un homme qui connut le totalitarisme nazi puis communiste et qui irrigua toute sa filmographie d’histoires d’hommes souhaitant vivre à fond les ballons leurs passions, jusqu’à la folie, jusqu’à ce que leur identité se trouble et les desserve. Son cinéma était engagé, anticonformiste, énergique et tout simplement brillant.

Nous avons perdu un immense Monsieur.

Terry Gilliam : l’imaginarium du Blanc Lapin…

11 mars, 2018

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Terry Gilliam : l'imaginarium du Blanc Lapin... dans Dossiers screen-shot-2017-07-05-at_med

2018 pourrait être une année marquante pour le blanc lapin puisque c’est cette année, normalement le 19 mai après une présentation en clôture du festival de Cannes, que sortira le film que je fantasme depuis bientôt 20 ans, « L’homme qui tua Don Quichotte » de Terry Gilliam.

Alors avant d’expliquer pourquoi ce film est devenu une obsession cinéphile pour moi au fil des années, je me propose de vous faire un petit résumé de la filmographie de mon réalisateur préféré, Terry Gilliam.

Évidemment j’en ai plein d’autres des réalisateurs adulés, d’Orson Welles aux frères Coen, de Fritz Lang à Martin Scorsese, de John Huston à Stanley Kubrick, de Arthur Penn à Paul-Thomas Anderson, Darren Aronofsky, ou Wes Anderson…bref, impossible de trancher tant ces artistes sont divers et variés.

Seulement Terry, ben c’est juste que c’est mon chouchou. Son imaginaire débordant, bien souvent, j’ai exactement les mêmes délires dans ma tête à moi. Alors forcément, quand je découvre sur grand écran des choses qui me sont si familières, j’exulte de joie.

Le cinéma de Gilliam est à la fois dépressif sur la nature humaine et terriblement drôle, iconoclaste. Il est parsemé d’obsessions, de nains, de portes permettant de voyager dans le temps, de l’autre côté d’un miroir et de s’immerger dans des délires bien à lui. Et puis l’humour des Monty Python, dont il était l’un des membres, n’a jamais quitté ses films.

Terry est aussi un personnage attachant, qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui a par exemple abandonné sa nationalité américaine suite aux délires de Georges W Bush à partir de 2001.

Alors pour ne pas faire trop long et juste laisser parler les images, je vous propose une vidéo courte trouvée sur Youtube puis la liste de sa filmographie que je vous commente…

 

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Sacré Graal – 1975 – co-réalisé avec Terry Jones

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Premier film des Monty Python, complètement débile et culte. Il marque le passage des Monty Python du petit au grand écran avec un humour toujours aussi absurde, auquel Gilliam restera fidèle tout au long de sa filmographie. Il retrouvera d’ailleurs ses petits camarades dans plusieurs de ses premiers films.

4 étoiles

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Jabberwocky - 1977

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Probablement le film que vous êtes dispensés de voir car il est mal ficelé.

2 étoiles

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3

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Bandits bandits ou Time bandits – 1981

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L’un des excellents films de Terry où des nains jardiniers de Dieu, ont dérobé une carte à ce dernier leur permettant de voyager d’une époque à une autre afin de dérober des Trésors….ils embarquent un gamin dans leur aventure. Le film explose visuellement dans tous les sens, c’est inventif, très drôle, très fun, du pur Gilliam.

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4 étoiles

 

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« Dans tous mes films, il y a l’idée d’une traversée du miroir. J’essaye toujours d’aller au-delà de la surface de la réalité et de comprendre de quoi il retourne véritablement »

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Monty Python, le sens de la vie – 1983 - co-réalisé avec Terry Jones

Probablement une conclusion en apothéose des délires de la bande des Monty Python avec cette série de sketches décousus dans leur fil directeur sauf qu’ils traitent de la vie de la naissance à la mort. C’est du grand n’importe quoi et c’est surtout très très drôle, mention spéciale au sketch dans le restaurant, complètement délirant. Le film obtient le Grand Prix Spécial du Jury du festival de Cannes 1983, ce qui est hyper rare qu’une comédie soit récompensée à Cannes.

Alors il y a débat depuis 35 ans pour savoir si le titre de réalisateur doit être attribué à Terry Jones seul ou aux deux Terry. Il est vrai que Terry Gilliam a claqué une bonne partie du budget sur le premier sketch farfelu et poétique « the Crimson Permanent Insurance » où de vieux assureurs se rebellent contre leurs jeunes patrons carnassiers et transforment leur immeuble en gigantesque bateau pirate. Le reste du film a été en effet dirigé par Terry Jones mais avec un Terry Gilliam s’occupant de toutes les scènes à effets spéciaux, or il y en de partout ! Bref, en pratique ils ont co-réalisé le film, ce qui amène les principaux sites (Rottentomatoes, imdb, Métacritic, Allociné) à considéréer qu’il s’agissait bien d’une double casquette, comme sur sacré Graal.

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5

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Brazil – 1985

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C’est bien entendu le chef d’œuvre de Gilliam, inspirée de « 1984 » de Georges Orwell et « Le Procès » de Kafka, adapté par Orson Welles dont Gilliam est un fan absolu. Fritz Lang et son Métropolis ou le samouraï façon Akira Kurosawa sont aussi des inspirations de Brazil. Le personnage principal se confronte à la réalité et prend conscience de l’essentiel en rêvant et en s’affranchissant de la folie bureaucratique et dictatoriale dans laquelle la société est plongée. L’humour absurde et cynique des Monty Python est présent mais Gilliam y apporte aussi la poésie ou le cauchemar de ses visions. Gilliam parle de l’anonymisation des êtres dans un système totalitaire, ou chacun se fond dans un moule et perd sa responsabilité individuelle. 

Gilliam se battit une réputation de rebelle à Hollywood, refusant qu’on lui impose une fin ne correspondant pas à sa vision du film. Pour cela il ira acheter une pub dans Variety demandant à Universal de sortir son film tout en prenant à partie la presse et le public.

Si vous n’avez pas vu Brazil, réparez cette erreur absurde… Il fait partie de l’histoire du cinéma.

5 étoiles

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6

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Les Aventures du baron de Münchausen - 1989

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C’est sur ce film que la réputation de réalisateur maudit s’installa pour Gilliam, ce dernier dépassant largement le budget qui finira à 46,5 millions de dollars au lieu de 23,5 ! Le film sera un flop à sa sortie. Et pourtant il est très très bon. C’est là aussi du Gilliam pur jus et l’un de ses films à voir de toute urgence pour son humour, son imaginaire novateur, féérique, fantaisiste, poétique et son ode à la force du rêve et des conteurs d’histoires.

4 étoiles

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The Fisher King – 1991

Terry Gilliam signe un beau film sur la rencontre de deux êtres en quête d’un Graal, la rédemption, pour l’un d’un cynique arriviste et pour l’autre d’un utopiste. Jeff Bridges et Robin Williams excellent tous les deux.

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8

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L’armée des 12 singes – 1995

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Terry Gilliam signe son second chef d’œuvre avec cette adaptation du court métrage La Jetée de Chris Marker. Un homme, joué par Bruce Willis, est envoyé dans le passé, en 1996, pour tenter de comprendre et d’arrêter la propagation d’un virus mortel qui a décimé la quasi totalité de l’humanité. Brad Pitt trouve un de ses premiers rôles marquants en héritier complètement fou. Gilliam utilise ses lentilles si particulières déjà usitées dans Brazil. Le film devient rapidement un étalon de science fiction et demeure aujourd’hui l’un de mes films préférés de Gilliam.

5 étoiles

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 9

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Las Vegas Parano – 1998

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Cette adaptation du livre autobiographique d’Hunter S. Thompson est devenue un classique pour bien des cinéphiles alors que le film a divisé à sa sortie, traumatisant même Gilliam, qui pour la première fois en compétition à Cannes, se faisait descendre. Pour ma part, il s’agit de l’un de ses très grands films où il réussit à capter les effets hallucinatoires des drogues avec un Johnny Depp au sommet de son art, méconnaissable et un Benicio Del Toro dans le rôle de son avocat tout aussi barré, qui pris 20 kg en quelques semaines pour le rôle.

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Les frères Grimm – 2005

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Terry Gilliam accepta ce film de commande pour se refaire une santé après le tournage avorté du Don Quichotte de 2000 dans des conditions cataclysmiques. Hélas les frères Weinstein furent fidèles à leur réputation de ne pas respecter les artistes, de vouloir tout contrôler et imposer leur montage. Il trouva le moyen de s’engueuler sévère avec deux des producteurs les plus influents d’Hollywood. Son film est au final semi raté, avec quelques très bonnes scènes et d’autres franchement plates, le rythme global donnant au film un style de gros pudding. Dommage.

3 étoiles

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Tideland – 2006

Si le film a été boudé par la moitié de la presse et n’a eu aucune chance de marcher au cinéma faute d’une distribution correcte, il est pour moi une excellente réussite et une prise de risque pour le cinéaste. Il y raconte comment une enfant se retrouve abandonnée en pleine campagne après les décès successifs par overdose de ses deux parents junkies. Et là, Alice au Pays des merveilles rencontre Psychose sous extasy. Terry va nous conter une histoire sombre et nous décrire comment un enfant a la puissance de transformer son environnement par l’imaginaire, avec trois bouts de ficelle, réussissant à survivre dans son monde en réalité augmentée. Un très grand film incompris qui sera je l’espère redécouvert.

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4 étoiles

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L’imaginarium du Docteur Parnassus – 2009

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C’est probablement la fois où je me suis le plus senti connecté à Terry Gilliam. En effet, alors que Heath Ledger meurt en plein milieu du tournage, et alors que je connais le scénario d’origine, j’imagine que la seule solution est de changer d’acteur à chaque fois que le personnage passera à travers le miroir du docteur Parnassus pour aller dans un monde imaginaire. Et Terry poursuit le tournage quelques semaines plus tard avec cette idée et trois acteurs, Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law. Hasard total. Le résultat est troublant et le film extrêmement réussi. C’est comme si Gilliam avait voulu livrer un film testament, un film somme au cas où il ne pourrait plus jamais tourner. C’est vrai qu’après une décennie de problèmes, l’auteur avait une vision sombre de la nature humaine et ceci transparait dans le film. Le pouvoir de l’imaginaire est toujours au centre car il nous explique que tant que l’on peut rêver, créer, le temps ne peut vous assaillir. Cet aquarium de l’imaginaire est plein comme œuf d’idée surréalistes, de références artistiques à tout ce qui a pu l’influencer. Cette richesse, j’ai tenté d’en faire la première critique de mon blog, de ce blog, le Blanc Lapin, en novembre 2009 et vous pouvez retrouver cette première critique en cliquant ici.

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The Zero Théorem – 2014

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C’est sans doute l’un des plus mauvais films de Terry Gilliam. En effet, cette dystopie ne peut nous empêcher de renvoyer à Brazil, bien meilleur que ce dernier, presque superflu, inutile. Je ne comprend pas pourquoi Terry a voulu mettre en scène ce scénario sans grand intérêt, plutôt facile. Si la chute avait été une révélation, pourquoi pas ? Mais il n’en n’est rien. Vraiment une grosse déception.

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« L’homme qui tua Don Quichotte » – 2018

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Mon film rêvé, fantasmé depuis 17 ans, dont je parle à tous mes proches car il réunit un scénario génial et mon réalisateur préféré…un film maudit qui a connu 7 tentatives en 17 ans…et bien vous savez quoi ? Son tournage est terminé !« The man who killed Don Quixote » (« L’homme qui a tué Don Quichotte« ) de Terry Gilliam, je vous l’ai annoncé plusieurs fois puisque régulièrement le projet tombe à l’eau et souvent très très près du premier jour de tournage. La dernière fois c’était en octobre 2016, où le producteur portugais s’est trouvé être un menteur et avoir caché jusqu’à trois semaines avant le tournage qu’il n’avait pas réuni les fonds d’où un report…

Le film devrait être présenté au festival de Cannes 2018 et sortir dans la foulée.

Ceci va me faire bizarre même si comme quelques irréductibles, malgré les moqueries d’une bonne partie de la presse ou des gens qui me voyaient croire en ce projet, je n’ai jamais douté.

Mes amis qui subissent mes délires autour du chevalier à la triste figure me disent que fan absolu du projet et de l’œuvre de Terry Gilliam, je serai forcément déçu…Non, je ne crois pas car j’ai toujours pensé que Terry aurait la ténacité et y arriverait. Je crois au renouveau de Gilliam avec ce projet qui l’a presque transformé en l’anti héros de son adaptation libre de Cervantès. Son film a muri, son scénario fera du long métrage son œuvre somme, un film méta sur les affres de la création et l’important d’avoir des rêves et de ne pas les lâcher. Ceci peut être très puissant. Espérons…

Don Quichotte sera interprété par Jonathan Pryce, son héros de Brazil. Pour lui faire face, Adam Driver (« Star Wars, les derniers Jedi« , « Paterson » de Jim Jarmusch).

Et pour celles et ceux qui ne connaitraient pas l’aventure de Terry Gilliam sur son Don Quichotte, je vous renvoie à mon dossier très complet sur le sujet.

Voici ma critique que vous pouvez lire ici. Fort heureusement, le film n’est pas décevant.

Extrait : « Je suis non seulement heureux d’avoir accompagné par l’esprit durant 20 ans cette œuvre, heureux que ce funambule m’ait donné un fil directeur et des géants à combattre pour pimenter mes rêveries et mon quotidien. Heureux enfin que le film existe, qu’il puisse désormais vivre pour lui et non plus pour la légende de sa production…qu’il puisse vieillir comme un bon cru et acquérir les lettres de noblesses qu’il ne manquera pas de conquérir comme bien d’autres films de Terry Gilliam, pas toujours compris à leur sortie. « Aujourd’hui est une magnifique journée pour l’aventure »… pour la première fois depuis 20 ans elle se fera sans fantasmer « L’homme qui tua Don Quichotte » et ça fait un peu bizarre, j’avoue. Une page se tourne et l’émotion vient car le message du film est plus que présent mais d’autres moulins s’annoncent au loin et au final, c’est le principal… »

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