Archive pour la catégorie 'Dossiers'

Jacques Perrin, l’honneur d’un très bon acteur

21 avril, 2022

Jacques Perrin | Galatée Films

Jacques Perrin s’est éteint à l’âge de 80 ans. Acteur très discret qui avait mis sa carrière devant l’écran au second plan passé la cinquantaine pour devenir réalisateur et/ou producteur de documentaires à succès comme Microcosmos, Le Peuple migrateur,  Océans ou Les Saisons.

Connu du grand public pour certaines séries TFI style Le Château des Oliviers, on oublie souvent sa brillante carrière avec une douzaine de films à voir ou revoir absolument !

La Fille à la valise - Film (1961) - SensCritique

Dans La Fille à la valise de Valerio Zurlini il explose en 1960 aux côtés d’une Claudia Cardinale éblouissante. Il y joue un jeune homme de 16 ans qui doit gérer la femme que vient de plaquer son frère don juan évanescent. Il crève l’écran et le fi est un chef d’oeuvre à redécouvrir de toute urgence.

Il enchaine en tenant un second rôle dans La Vérité de Henri-Georges Clouzot aux côtés de Brigitte Bardot et retrouve Zurlini pour un second chef d’oeuvre aux côtés de l’immense Marcello Mastroianni, « Journal Intime », jouant deux frères séparés enfants à la mort de leurs parents et qui se retrouvent quand l’un tombe gravement malade. Magnifique. Jacques Perrin y est d’une justesse folle et tient lez rôle haut la main face au monstre sacré italien.

La 317ème section - Fossettes

En 1965 le jeune Pierre Schoendoerffer signe un autre chef d’oeuvre, la 317ème section où aux côtés de Bruno Cremer, Perrin illustre l’enfer des appelés en pleine la bataille de Dien Bien Phu, décimée pendant son repli.

Il enchaine avec le 1er film d’un futur maitre, Constantin Costa Gavras avec l’excellent polars Compartiment tueurs, au casting de fou, Simone Signoret, Yves Montand, Catherine Allegret, Michel Piccoli, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, LA classe !

En 1966, dans « La ligne de démarcation » de Claude Chabrol, il joue un résistant durant l’occupation dans un village du Jura à la limite de la zone libre. Superbe.

Les demoiselles de Rochefort, Jacques Perrin | Les ...

Il participe à l’aventure des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy …il retrouve Costa Gavras pour Z aux côtés de Yves Montand et Jean-Louis Trintignant (Un député progressiste est assassiné dans un pays méditerranéen. Le juge d’instruction s’occupant de l’enquête met en évidence, dans ce crime, la participation de l’armée et de la police.) et Jacques Demy pour Peau d’âne avec Catherine Deneuve et Delphine Seyrig.

L'Étrangleur (1970) - FilmAffinityLe désert des Tartares (1976) - Version restaurée - Bande ...

L’étrangleur de Paul Vecchiali est un petit bijou oublié où il joue un tueur en série à la beauté du diable, glaçant. Il retrouve Zurlini en 1976 pour Le Désert des Tartares (An 1900 aux confins d’un empire de l’Europe Centrale. Le jeune lieutenant Drogo vient de sortir de l’école militaire et se voit affecter à la forteresse de Bastiano, poste avancé de l’Empire aux bords d’une immense étendue aride : le désert des Tartares.) et partage l’affiche avec d’immenses acteurs comme Vittorio Gassman, Philippe Noiret, Fernando Rey, Laurent Terzieff...si çà ne vous dit rien, c’est grave ;) )

Le Crabe tambour en DVD : Le Crabe tambour - AlloCinéA Captain's Honor (1982)

Retour chez Schoendoerffer avec un autre chef d’oeuvre qui vaudra à Jean Rochefort son César du meilleur acteur, Le Crabe Tambour, avec aussi Claude Rich. On y suit des militaires sur un navire d’assistance dans l’Atlantique nord sous la direction de son commandant, un homme malade qui se sait condamné par un cancer.

Il retrouvera de niveau le maitre du film militaire avec L’honneur d’un capitaine qui aborde dès 1982 la guerre d’Algerie, ce qui était sacrément courageux et sacrément réussi. On le verra dans L’année des méduses, film à succès mais oubliable.

Puis les années 90 arrivent et alors qu’il a 50 ans et joue depuis l’âge de 16 ans, il se consacre aux téléfilms séries tv et de temps en temps des apparitions comme dans Cinéma Paradiso, Le petit Lieutenant ou tout récemment Goliath et entame sa seconde carrière de producteur à succès.

Voilà, des films que je vous invite à voir pour comprendre le magnétisme particulier de cet acteur discret mais brillant.

Cannes 2022 : une sélection très classe (Cronenberg, Park Chan Wook, James Gray, Kore Eda…)

16 avril, 2022

Assez curieusement et pour le retour du festival de Cannes au mois de mai après un festival 2020 annulé et un 2021 déroulé en juillet, le délégué général Thierry Frémaux n’a toujours pas annoncé le Président du Jury, habituellement mis en avant en janvier-février.

Il est foret probable que le festival tente de faire venir une grosse pointure et que c’est la raison d’autant de tergiversations.

Thierry Frémaux a donc annoncé la liste des films présentés hors compétition et en compétition sachant que quelques titres seront rajoutés comme d’habitude d’ici 15 jours, certains films n’était pas certains d’être montés à temps.

 

HORS COMPETITION

https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2021-12/Z%20comme%20Z.jpegElvis - film 2022 - AlloCiné

Le film d’ouverture le 17 mai sera la nouvelle comédie du papa de Oss 117 et the Artist à savoir Z (comme Z) de Michel Hazanavicius. Ce remake français de Ne Coupez pas ! petit film japonnais verra Romain Duris, Bérénice Bejo, Jean-Pascal Zadi, Grégory Gadebois, Finnegan Oldfield au prises avec une attaque de zombies au milieu d’un tournage de films de zombies !

En films hors compétition il y’aura la suite de Top Gun repoussée et annoncée de multiples fois depuis 10 ans et l’occasion pour Tom Cruise de retourner sur les marches avec Top Gun : Maverick de Joseph Kosinski.

Novembre de Cédric Jimenez (2021) - Cine974https://www.avoir-alire.com/IMG/arton45894.jpg

Après le succès de Bac Nord, Cédric Jimenez présentera Novembre sur l’anti-terrorisme pendant les 5 jours de traque des terroristes des attentats du 13 novembre 2015. Jean Dujardin, Anaïs Demoustier, Sandrine Kiberlain, Jérémie Renier sont les stars du film.

Autre film très attendu hors compétition, le nouveau film de Baz Luhrmann qui avait enflammé la croisette avec Moulin Rouge en 2001. Son biopic sur le king Elvis est porté par Austin Butler (qui sera en 2023 le grand méchant Feyd Rautha de Dune 2) avec Tom Hanks dans le rôle du manager. Le Rock’n’roll fera monter la température !

Nicolas Bedos reviendra après le raté 3ème Oss 117 avec toujours Pierre Niney, l’icône Isabelle Adjani, François Cluzet et Marine Vacth pour sa comédie policière Mascarade (sortie en novembre).

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Enfin Georges Miller revient 7 ans après son chef d’oeuvre Mad Max Fury Road qui avait enflammé la croisette. Son film de sf surprise Three Thousand Years of Longing réunira la géniale Tilda Swinton et le sous utilisé Idris Elba pour une histoire de génie exhaussant les vœux d’une femme sage. Évidemment le talent de Miller nous laisse autant espérer que craindre tant l’animal a laissé sa pâte sur Mad Max et s’est parfois planté sur le reste.

En séance de minuit Quentin Dupieux essaiera de faire rire les festivaliers avec Fumer fait tousser porté par un casting de fou à savoir Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig, David Marsais, Anaïs Demoustier, Adèle Exarchopoulos, Alain Chabat, Gilles Lellouche, Vincent Lacoste,  Doria Tillier et Jean-Pascal Zadi. Il y sera question de super héros et d’absurde comme à son habitude.

 

EN COMPÉTITION POUR LA PALME D’OR 2022
HOLY SPIDER d’Ali Abbasi

Ce cinéaste suédois d’origine iranienne est peu connu, prix Un certain regard pour Border en 2018. Un père de famille assassine des jeunes prostituées pour nettoyer la ville du péché puis sombre dans le désespoir face à la population qui ne comprend pas sa logique religieuse.

LES AMANDIERS de Valeria Bruni Tedeschi

Pour son 7ème long, l’actrice réalisatrice suit une troupe d’acteurs du Paris des années 80 qui souhaitent entrer dans l’école créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au théâtre des Amandiers de Nanterre. 

LES CRIMES DU FUTUR de David Cronenberg

Les Crimes du Futur de David Cronenberg avec Viggo Mortensen : la  bande-annonce - Sortiraparis.com

C’est l’un des films les plus attendus de l’année après 8 ans d’absence pour le maire canadien. David Cronenberg revient au body horror qui a fait ses premiers succès et retrouve Viggo Mortensen pour une quatrième fois.

Léa Seydoux et Kristen Stewart entourent l’immense acteur pour ce film de science fiction qui suit un artiste performer mettant en scène la métamorphose de ses organes dans des spectacles d’avant-garde.

On retrouvera probablement toute la passion du réalisateur pour l’organique bien dégueu et il est possible que le choc cannois soit là, ce qui ne serait pas une première pour le réalisateur de Crash.

bande-annonce :

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TORI ET LOKITA de Jean-Pierre & Luc Dardenne

Doublement palmés, les célèbres frangins Dardenne reviennent pour la 8ème fois en compétition avec ce film sur deux adolescents venus seuls d’Afrique qui s’unissent dans l’amitié pour faire face au quotidien des réfugiés.

Le film sera politique comme tout film des Dardenne.

STARS AT NOON de Claire Denis

Margaret Qualley et Joe Alwyn (qui remplace Robert Pattinson). Ce thriller sur fonds d’histoire d’amour est l’adaptation du roman Des étoiles à midi de Denis Johnson sorti en 1986. On y suit un homme d’affaires britannique et une pétillante journaliste sur fond de révolution au Nicaragua.

La réalisatrice de 73 ans est pour la première fois de sa carrière sélectionnée en compétition officielle.

FRÈRE ET SŒUR d’Arnaud Desplechin

Arnaud Desplechin retrouve Marion Cotillard et Melvil Poupaud | De l'autre  côté, perché avec le blanc lapin...

Arnaud Desplechin réunira des acteurs qu’il connait bien à savoir Marion Cotillard (« Les Fantômes d’Ismaël » et « Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) ») et Melvil Poupaud (« Un conte de Noël ».

Ces derniers seront « Frère et soeur » dans un film du même nom. Melvil Poupaud y jouera un ancien professeur, également poète tandis que Marion Cotillard jouera sa sœur, actrice, qui ne lui parle plus depuis vingt ans.

A la cinquantaine, la sœur et son frère sont réunis de force par le décès de leurs parents.

CLOSE de Lukas Dhont

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Caméra d’or en 2018 – pour Girl, le jeune cinéaste belge Luas Dhont fait son entrée dans la cour cinphilique la plus prestigieuse avec CLOSE. Léa Drucker et Emilie Dequenne jouent les mères de deux adolescents Léo et Rémi, inséparables. Suite un drame qui coupe leur relation sans raison, Léo se rapproche de la mère de Rémi pour tenter de comprendre.

ARMAGEDDON TIME de James Gray

Anne Hathaway et Anthony Hopkins très 70's sur le tournage d'"Armageddon  Time"

James Gray est le maitre derrière les drames New-Yorkais que sont « little odessa« , « la nuit nous appartient« , « two lovers« . Puis il s’est éloigné de New-York pour la grande aventure avec le très beau « The Lost City of Z« , qu’il mis 10 ans à réussir à produire. Son film de science-fiction Ad Astra, permettait à Brad Pitt d’ajouter en 2019 un nouveau grand rôle après celui obtenu chez Tarantino deux mois avant (Once Upon a Time in Hollywood).

Le film était l’une des grandes réussites de l’année alors qu’il était pourtant très attendu et sera l’un des nouveaux étalons de la science-fiction moderne grâce à la beauté de ses images et la richesse des thématiques brassées.

Après ses trois incursions dans des genres non contemporains (film en costume pour The Immigrant, aventures pour « The Lost City of Z » et Science-Fiction pour « Ad Astra »), James Gray reviendra à New York avec Armageddon Time. Il s’agira d’un film en partie autobiographique qui suivra l’éducation du réalisateur dans le quartier du Queens des années 80. Il y parlera de la Kew-Forest School où il est passé étudiant et dont le propriétaire était Fred Trump, le père de Donald Trump.

On a donc hâte de voir le traitement qu’il réservera au père du pire président que les Etats-Unis aient subis. Anne Hathaway sera tête d’affiche. Elle est rejointe par des pointures à savoir Anthony Hopkins ou le génial Jeremy Strong (Succession).

 

DECISION TO LEAVE de Park Chan-wook

Une affiche pour "Decision to Leave" de Park Chan-wook - Le Polyester
Park-Chan Wook est l’un des trois grands maitres sud-coréens des vingt dernières années.
« Sympathy for Mr Vengeance », « Lady Vengeance », « Old Boy », « Thirst » et « Stoker » ont jalonné une filmographie sous le signe de la violence. « Mademoiselle » marquait son retour brillant en 2017.
Il a signé fin 2018 une très bonne série d’espionnage que je vous recommande, « Little Drummer girl » adaptée de John Le Carré.
Park Chan-wook a pluseurs projets. Il a en tête un western ultra-violent intitulé Les Brigands de Rattlecreek. Il veut également faire un remake du film Le Couperet de Costa-Gavra, lui-même adapté de l’excellent romancier Donald E. Westlake.
Si ceci fait un moment qu’il en parle, le réalisateur semble avancer concrètement. Mais « The Ax » ne sera pas son prochain chef-d’oeuvre. Son prochain film ne sera ni le western barré ni le remake de Costa Gavras mais un retour en Corée avec son scénariste de Mademoiselle.
Decision To Leave suivra un officier de police, joué par Park Hae-il (The Host) qui enquête sur un meurtre dans un village en pleine montagneuse.
Son suspect n’est autre que la femme de la victime. On s’attend forcément à un film retord, au scénario à rebondissements, malin et à tiroirs

BROKER de Hirokazu Kore-eda

Une affiche pour "Broker" de Hirokazu Kore-Eda - Le Polyester

Le Japonais Hirokazu Kore-Eda a remporté une très belle Palme d’Or pour Une affaire de famille. Ici il suivra le système de boîtes mises à la disposition de parents qui veulent abandonner leurs bébés. La star Song Kang-Ho (Parasite) portera le film qui s’inscrit à fond dans les thématiques de filiation qui hantent le cinéaste.
NOSTALGIA de Mario Martone

HI-HAN de Jerzy Skolimowski
RMN de Cristian Mungiu

Bon je n’aime pas le réalisateur roumain de 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d’or 2007. Il m’emmerde prodigieusement et fait partie de ces habitués cannois que j’évite. Cristian Mungiu montrera une réflexion sur le destin de son pays et des communautés roumaines, hongroises, gitanes qui s’y croisent. On va se faire chier, c’est sûr.
TRIANGLE OF SADNESS de Ruben Östlund

Triangle of Sadness de Ruben Ostlund (2020) - Unifrance

Le suédois Ruben Östlund est un provocateur. Sa Palme d’Or 2017 pour The Square avait divisé. Triangle of Sadness réunit cette fois-ci un casting anglophone avec Woody Harrelson et Harris Dickinson (The King’s Man). On y suit un couple mannequins très aisés qui part en croisière sauf que le yacht est dirigé par capitaine marxiste chevronné.

Le bateau fait naufrage et les survivants doivent se débrouiller sur une île déserte. Ce Koh Lanta poitique pourrait s’avérer drôle.

SHOWING UP de Kelly Reichardt

Kelly Reichardt est très estimée par la critique même si son First Cow était un peu trop côté par la presse à mon goût. Pour la première fois, elle présente un film en compétition avec Michelle Williams, qui joue une artiste dans les heures précédant son vernissage…
LEILA’S BROTHERS de Saeed Roustaee

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Voici le retour de Saeed Roustaee qui a signé l’un des plus grands films de 2021, La Loi de Téhéran. Évidemment on attend le film suivant de ce jeune prodige iranien de 32 ans avec impatience même si on ne connait rien de l’histoire !
BOY FROM HEAVEN de Tarik Saleh

Le film se passe au Caire et parlera des rivalités religieuses au sein de l’Université du Caire pour ce réalisateur suédois d’origine égyptienne.
TCHAÏKOVSKI’S WIFE de Kirill Serebrennikov

Le réalisateur russe de Léto et La Fièvre de Petrov est de nouveau sur la Croisette. Opposant de Vladimir Poutine, le réalisateur est réfugié en France depuis le début de la guerre en Ukraine.

Son film suivra la relation tumultueuse entre Tchaïkovski et son épouse. Je n’avait pas adhéré à Léto…

 

Donc voilà pour résumer sur le papier mes chouchous sont David Cronenberg pour Crimes of the Future, Lukas Dhont pour Close, l’immense James Gray pour Armageddon Time, le maitre sud coréen Park Chan-wook pour Decision To Leave, le japonais délà palmé Kore-Eda pour Broker, le suédois Ruben Östlund pour Triangle of Sadness et le jeune iranien Saeed Roustaee pour Leia’s brothers.

Ce qui vous attends au cinéma en 2022, la sélection du Blanc Lapin – Partie 2 : Sorties de l’automne et films non datés

7 janvier, 2022

Suite de la sélection des films attendus en 2022…

Votre Blanc Lapin préféré a sélectionné 110 films qui devraient faire parler d’eux en 2022. Alors tous ne sont pas attendus de ma part, certains blockbusters et comédies qui tâchent n’étant pas ma tasse de thé. J’en compte environ 70 que j’attends avec impatience. 2021 était une année d’embouteillages et la meilleure année ciné en 12 ans de blog.

la Partie 1 des films à sortir entre janvier et août est ici Partie 1 : les films du Blanc lapin 2022 de Janvier à Août


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« Mission impossible 7″ de Christopher McQuarrie

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Résultat de recherche d'images pour "Mission Impossible Fallout"

Christopher McQuarrie est le 1er réalisateur de la série à avoir tourné deux films d’affilée tant Mission Impossible Rogue Nation et Mission Impossible Fallout ont été des cartons critique et public mérités (791 millions de dollars pour Fallout).

Il a réussi à poursuivre une excellente franchise d’espionnage en mieux tout en garantissant à la méga star Tom Cruise de rester au top à Hollywood à son âge, l’acteur impressionnant tout le monde par son investissement physique et les multiples cascades qu’il gère lui-même. Et bien il réalisera quatre films de la série puisqu’il a tourné, avec les difficultés liées au covid, dans la foulée les deux prochains longs métrages. Et cette nouvelle est non seulement excellente mais un choix intelligent de la part du studio Paramount. Les deux derniers épisodes de cette saga qui fait rougir James Bond étaient tout juste excellents !

Et c’est grâce à Christopher McQuarrie qui a signé deux bijoux et se trouve être à la barre des deux suivants. On retrouvera la bande d’agents autour d’Ethan Hunt que l’on connait depuis l’épisode 3 et 4, complétée de Hayley Atwell (Ant-Man), ou encore Shea Whigham.

Sortie le 28 Septembre 2022

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« Ticket to paradise » avec Julia Roberts et George Clooney
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Cannes 2016 : "Money Monster", George Clooney et Julia Roberts dans la  tempête financière

Julia Roberts et George Clooney avaient déjà tourné ensemble dans Money Monster de Jodie Foster, ou Oceans Eleven de Soderbergh. Ils se retrouveront sur la comédie romantique Ticket to paradise, réalisé par Ol Parker (Mamma Mia! Here We Go Again). Ils joueront deux divorcés qui cherchent à empêcher leur fille de se marier et vont se rendre à Bali pour lui éviter les désillusions du mariage.

Sortie le 28 Septembre 2022

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« Spider-Man : Across The Spider-Verse », la suite du génial film d’animation « Spider-Man : New Generation »

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CINEMA : Spider-Man: Across the Spider-Verse (Part One), un premier aperçu  renversant avec Miles Morales, Gwen Stacy et Miguel O'Hara ! - GAMERGEN.COM

Oscar du meilleur film d’animation en 2019, « Spider-Man : New Generation » a été probablement la meilleur adaptation de l’homme araignée au cinéma avec une richesse visuelle, scénaristique et un amour pour le personnage qui a conquis la presse et le public. Sony Pictures sortira la suite Spider-Man : Across The Spider-Verseet on apprend que ce sera une première partie et qu’il y a en réalité deux suites dans le pipe !

 

Bande-annonce n°1 :

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Sortie le 12 octobre 2022

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« The Flash » d’Andy Muschietti avec Ezra Miller

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Le film The Flash traine depuis au moins 7 ans de reports en reports avec abandons de plusieurs réalisateurs mais toujours le même acteur, Ezra Miller. Le jeune homme a eu beau défrayer la chronique et failli être viré, la DC Universe de la Justice League ont été des flops même si Zack Snyder a retrouvé des gallons avec le succès de sa director’s cut sur HBO Max au printemps 2021. Wonder Woman et Aquaman ont cartonnés, pouvant poursuivre leurs aventures cinématographiques tandis que le Batman de Ben Affleck sera rebooté avec Robert Pattinson, que le Joker de Joaquin Phoenix a atteint le milliard au box-office ou que le super man de Henry Cavill va lui aussi être rebooté. Ezra Miller a donc été plus vite que l’éclair pour s’éviter d’être consumé et oublié dans les multiples projets de blockbusters que les studios ont pu abandonner. Andy Muschietti, réalisateur du remake réussi de , sera donc à la barre du film qui sortira le 16 novembre 2022 ! Michael Keaton sera de retour chez Warner en Batman de Tim Burton, ce qui est en soit un évènement tandis que le Batman de Ben Affleck refera une apparition et d’autres surprises viendront puisque The Flash jouera avec les dimensions multiples et différentes incarnations de héros Warner/DC.

Voici les premières images !

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Sortie le 2 novembre 2022

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« Mascarade » : Isabelle Adjani et Pierre Niney dans un film hommage à Hitchcock réalisé par Nicolas Bedos !

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Capitaine Marleau et Isabelle Adjani : une rencontre au sommet ce soir sur  France 3 | frenchtouch2Interview. Pierre Niney : « Le jeu est le meilleur mensonge possible »Belles Familles (canal+) - Marine Vacth, jeune, jolie et... rebelle

Nicolas Bedos a remplacé Michel Hazanavicius sur OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, qui sortira cet été. Il débutera cependant le tournage de son nouveau film, Mascarade, cet été également et retrouvera Pierre Niney qu’il vient de diriger dans la comédie sur l’espion interprété par Jean Dujardin.

Le pitch est simple : “Arnaques, crimes et passions sont au programme de cette comédie dramatique”.

Le réalisateur souhaite réaliser un film dans la veine de La Main au collet d’Alfred Hitchcock, (1955).

Mais son casting est ultra classe avec en plus de Pierre Niney, Isabelle Adjani (La Gifle, La Reine Margot), qui décidément enchaine les bons projets après le futur François Ozon, François Cluzet, Marine Vacth (Jeune et Jolie), Emmanuelle Devos (Sur mes lèvres) ou Charles Berling (Ridicule).

Sortie le 2 novembre 2022

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Kenneth Branagh réalisera un biopic sur les Bee Gees !

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les Années 70' ....les Années de toutes les " Audaces "....... - RéTRO &  VINTAGES

Kenneth Branagh réalisera un biopic sur le célèbre groupe les Bee Gees ! Après Shakespeare, des blockbusters plus ou moins inspirés, et de l’Agatha Christie (Mort sur le Nil sortira à l’automne 2021) le réalisateur reviendra avant à un cinéma plus intimiste avec Belfast (voir news ici). Après Queen, Elton John, et bien d’autres, le style n’est pas prêt de s’arrêter. Ben Elton retravaillera avec le réalisateur après avoir bossé sur des scénari shakespeariennes réussis comme Beaucoup de bruit pour rien (en 1993) ou complétement rats comme pour All is True (en 2018), passé inaperçu. Les frères Maurice, Barry et Robin Gibb ont créé leur groupe en 1958 et ont enflammé la scène disco des années 60 au début des années 70 et vendu 220 millions de disques ! Qui n’a jamais dancé sur « Stayin ‘Alive », « Night Fever », « You Should Be Dancing » ou  « How Deep is Your Love ». Sortie le 02 novembre 2022

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« Couleurs de l’incendie » De Clovis Cornillac Avec Léa Drucker, Benoît Poelvoorde

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Couleurs de l'incendie Streaming VF GRATUIT | Film en Streaming 2020

Adaptation du second livre de Pierre Lemaitre après Au Revoir là-haut, lui-même adapté par Albert Dupontel avec brio. Gros enjeu pour Clovis Cornillac, qui n’a pas la même expérience ni l’univers marqué… Février 1927. Après le décès de Marcel Péricourt, sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière. Mais elle a un fils, Paul, qui d’un geste inattendu et tragique va la placer sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l’adversité des hommes, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra mettre tout en œuvre pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

Sortie le 08 novembre 2022

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« Strange World » des studios Disney

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Strange World entraînera les spectateurs dans un fabuleux voyage au cœur d’une terre inexplorée et menaçante peuplée de créatures fantastiques en compagnie des Clade, une famille d’explorateurs légendaires dont les différends pourraient faire échouer leur dernière et de loin leur plus importante mission.

Sortie le 23 novembre 2022

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The Fabelmans : Steven Spielberg réalise un film sur sa propre enfance !

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Every Steven Spielberg Movie Ranked Worst to Best - Last Token Gaming

Steven Spielberg sortira en fin d’année son remake de West Side Story. Après cette incursion dans la comédie musicale, il devrait opter pour un film très personnelle retraçant sa propre enfance. Pour un réalisateur autant attaché au monde de l’enfance (E.T. l’extra-terrestre, Hook n A.I. : Intelligence Artificielle, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licornen, Le BGG : Le Bon Gros Géant) , c’est évidemment une curiosité que de voir comme le petit Steven s’est construit et le regard que porte le maitre du septième art sur cet enfant imaginatif devenu roi d’Hollywood. Michelle Williams (Blue Valentine de Derek Cianfrance, The Greatest Showman Venom, Manchester by the Sea) jouerait la mère du réalisateur. Seth Rogen a été engagé pour incarner son oncle préféré. Connu pour ses comédies En cloque, mode d’emploi, SuperGrave, C’est la fin et L’interview qui tue ou ses productions (Preacher, The Boys), l’acteur fera sa première devant la caméra du maitre Spielberg.

Sortie le 23 novembre 2022

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« Avatar 2″ de James Cameron

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Voici enfin la suite du plus gros succès de tous les temps, après de multiples retards et fausses annonces, le film sera bien finaisé, 12 ans après le premier volet. Jake Sully et Neytiri sont devenus parents. L’intrigue se déroule une dizaine d’années après les événements racontés dans le long-métrage originel. Leur vie idyllique, proche de la nature, est menacée lorsque la Resources Development Administration, dangereuse organisation non-gouvernementale, est de retour sur Pandora. Contraints de quitter leur habitat naturel, Jake et sa famille se rendent sur les récifs, où ils pensent trouver asile. Mais ils tombent sur un clan, les Metkayina, aux mœurs différentes des leurs…

Sortie le 14 décemnre 2022

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« Aquaman and the Lost Kingdom » de James Wan

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Affiche du film Aquaman - Photo 49 sur 71 - AlloCiné

La suite des aventures du super héros DC Comics qui avait su tirer son épingle du jeux parmi les multiples échecs de Warner pour créer un univers étendu. Le film avait dépassé le milliard et reçu une bonne presse même si personnellement j’ai trouvé çà très mais alors très mauvais !

Sortie le 14 décembre 2022

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LES FILMS NON ENCORE DATES !!!!

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Richard Linklater s’intéresse à la mission Apollo via un projet très original

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Richard Linklater to direct the animated Netflix film Apollo 10 1 ...

Après la trilogie Before Sunrise, le génial Boyhood, le prolifique Richard Linklater a tourné pour Netflix Apollo 10 1/2 : A Space Age Adventure. Le projet ressemblera à son A scanner Darkly, son adaptation de Philip K Dick où il utilisait une technique très particulière d’animation. Le film est tourné en prises de vue réelles avec de vrais acteurs puis la rotoscopie consiste à redessiner les personnages et décors sur la pellicule via le logiciel Rotoshop. Le résultat est assez original et bluffant. Le réalisateur racontera l’alunissage de la mission Apollo en 1969 via deux points de vue différents. On verra la vision d’un des astronautes et celle d’un enfant regardant la télévision.

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« Rifkin’s festival » de Woody Allen

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Woody Allen est en procès avec Amazon qui a rompu son contrat de plusieurs films et la diffusion de Un Jour de pluie à New York, suite aux affaires Weinstein, Singer, Keven Spacey…sa fille adoptive l’accusant toujours d’abus sexuels. Il trouve refuge en Europe et a tourné en Espagne avec la société de production Mediapro (Vicky Cristina Barcelona et Minuit à Paris). Les acteurs européens donc qui tourneront pour le maitre New-Yorkais sont Christoph Waltz, Louis Garrel, Sergi López, Elena Anaya, Wallace Shawn et Gina Gershon. On y suivra un couple d’américains se rend au Festival du film de San Sebastian et va se désunir en tombant chacun amoureux d’une autre personne.

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« After Yang » de Kogonada : Colin Farrell tente de sauver un robot familial

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Colin Farrell a connu une carrière pas toujours chanceuse il a eu de beaux succès critiques ces dernières années (Bons baisers de Bruges, The Lobster, Mise à mort du cerf sacré, Les Veuves) et il a joué dans des films ou séries exposés (Les Proies de Sofia Coppola, Les Animaux fantastiques, Dumbo de Tim Burton puis le prochain Guy Ritchie). Il a donc de nouveau le vent en poupe et reviendra bien tôt à la SF avec After Yang. A24 Films, qui a produit des films différents et gonflés comme Hérédité, A Ghost Story de David Lowery ou Under The Skin,est derrière le projet. Il s’agira d’un thriller où un père et sa fille tentent de sauver la vie de leur robot. Le film sera co-écrit et mis en scène par le réalisateur sud-coréen Kogonada, réalisateur ayant surtout fait des montages à partir du travail d’autres réalisateurs comme Terrence Malick, Tarantino, Bresson ou Hitchcock.

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« Next Goal Wins » : Michael Fassbender et Elisabeth Moss jouent au football pour Taika Waititi (Thor : Ragnarok)

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Taika Waititi a tellement réussi Thor : Ragnarok que Marvel lui a déroulé le tapis rouge pour réaliser le 4ème. Après Jojo Rabbit, qui a rencontré un beau succès et avant le prochain Thor, il a tourné Next Goal Wins, inspiré d’une histoire vraie, celle des exploits de Thomas Rongens au sein de l’équipe de football des Samoa américaines. Après avoir été humiliée par des scores catastrophiques l’équipe a remporte son premier match grâce au coach néerlandais.

Michael Fassbender, qui s’est fait très discret ces deux dernières années après une surexposition et deux trois flops, jouera l’entraineur.

Elisabeth Moss (The Handmaid’s Tale) complétera le casting qui sera, à part ces deux acteurs, exclusivement composé d’inconnus.

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Les Pieds sur Terre : Benjamin Voisin soldat amnésique pour André Téchiné

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Trailer du film Portrait de la jeune fille en feu - Portrait de la jeune  fille en feu Bande-annonce VF - AlloCinéIllusions Perdues - Film

A 78 ans, André Téchiné est l’un des grands réalisateurs français de sa génération encore en activité. Si il nous avait cueillis d’émotion avec le superbe « Quand on a 17 ans » en 2016, son film suivant « Nos années folles » était un ratage complet et super agaçant. L’Adieu à la nuit lui permettait en 2018 de retrouver la grande Catherine Deneuve sur un film sur l’endoctrinement djihadiste. Son 24ème film , intitulé Les Pieds sur Terre, suivra le retour d’un lieutenant après une grave blessure au Mali, suite à l’explosion de son véhicule. Le jeune homme souffre d’amnésie en sortant de son coma et la convalescence sera longue dans les Alpes, auprès de sa famille et de sa soeur. Noémie Merlant, qui a impressionné dans le superbe Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, jouera la soeur bienveillante tandis que le soldat sera joué par Benjamin Voisin.

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« Le Tigre et le Président » : André Dussollier sera Clémenceau et Jacques Gamblin Paul Deschanel

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« Le tigre et le président » sera le 1er film de Jean-Marc Peyrefitte et métra en vedette le grand André Dussollier en Georges Clémenceau. Trop rare au cinéma ces dernières années, Dussolier nous fait un retour puisq’on le verra dans le prochain François Ozon, Tout s’est bien passé avec Sophie Marceau. La rivalité entre Georges Clémenceau et Paul Deschanel, interprété par Jacques Gamblin, sera au cœur de ce biopic. Paul Deschanel fut Président de la République de février à septembre 1920 avant de démissionner pour raisons de santé. L’histoire retient de lui qu’il tomba d’un train de nuit le 23 mai 1920 et fut retrouvé en pyjama par un cheminot. Georges Clémenceau, figure majeure de la 1ère guerre et de la 3ème république, fut surnommé le Tigre. On espère que le film sera réussi car ces personnages ont été rarement abordés au cinéma.

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David Cronenberg revient enfin avec« Crimes of the Future » du transhumanisme, Viggo Mortensen, Léa Seydoux et Kristen Stewart !

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Résultat de recherche d'images pour "David Cronenberg"Résultat de recherche d'images pour "Viggo Mortensen A History of Violence"Festival de Cannes : les actrices Léa Seydoux et Kristen Stewart dans le  jury

Léa Seydoux et Kristen Stewart complètent le casting du nouveau film de David Cronenberg, auquel l’excellent Viggo Mortensen, est déjà attaché. Ce dernier a tourné pour la quatrième fois pour David Cronenberg. Les deux artistes ont collaboré trois fois ensemble pour trois excellents films qui ont marqué les années 2000,  A History of Violence, Les Promesses de l’ombre en 2007 et A Dangerous Method en 2011. Le maitre canadien est hélas absent depuis Maps to the Stars en 2014.

Le réalisateur reviendra  à l’horreur de ses premiers opus Scanners, Vidéodrome, ou La Mouche. Le film s’intitulera Crimes of the Future et sera tourné l’été 2021 à Athènes. La transformation des corps, thématique au centre du début de sa filmographie (Shivers, Videodrome, La Mouche ou eXistenZ) reviendra en force. L’histoire suivra un artiste dont les performances consistent à adapter son propre corps, en faisant pousser de nouveaux organes. Nous serons en effet dans un futur proche où le « Syndrome de l’Evolution Accélérée »,  permet d’ajouter des membres synthétiques. Mais la performance la plus choquante de sa carrière pourrait bien avoir un impact majeur sur ses « followers ».

David Cronenberg repasse au scénario, ce qu’il n’avait plus fait depuis 22 ans et eXistenZ, tient, son dernier film dans le genre ! David Cronenberg nous manque et à bientôt 78 ans, il est temps qu’il revienne !

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Roman Polanski va tourner un nouveau film malgré la polémique

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Le "J'accuse" de Roman Polanski

Roman Polanski est un grand réalisateur, artistiquement parlant mais la polémique qui l’a suivi depuis les années 70 et sa condamnation aux Etats-Unis qu’il a fuie, continue d’alimenter le débat. Faut-il l’ostraciser, ne pas voir ses films, ne pas les récompenser ? Avec J’accuse qui reçut le César du meilleur réalisateur et après des mois d’affrontement entre pour et contre, la polémique a repris bien plus fort que les années précédentes allant jusqu’à son exclusion de l’académie des Oscars et des Césars. Le réalisateur ayant 87 ans, on pouvait se dire qu’il allait raccrocher.  Sauf que pas du tout puisqu’il tournera The Palace, drame se déroulant dans un hôtel Suisse hyper luxueux à la veille du Nouvel An 1999. Le polonais de 87 ans, Jerzy Skolimowski (Le Départ, Essential Killing…) écrit le scénario. Un truc de jeunes probablement. Et c’est un producteur italien, Luca Barbareschi, qui porte le projet dont on ne connait pas le casting à ce stade.

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Arnaud Desplechin retrouve Marion Cotillard et Melvil Poupaud

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Marion Cotillard, Louis Garrel et Charlotte Gainsbourg vont jouer dans le  même filmDes films d'auteur à OVNI(s), Melvil Poupaud, l'acteur qui séduit la  galaxie cinéma

Arnaud Desplechin réunira des acteurs qu’il connait bien à savoir Marion Cotillard (« Les Fantômes d’Ismaël » et « Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) ») et Melvil Poupaud (« Un conte de Noël ». Ces derniers seront « Frère et soeur » dans un film du même nom. Melvil Poupaud y jouera un ancien professeur, également poète tandis que Marion Cotillard jouera sa soeur, actrice, qui ne lui parle plus depuis vingt ans. A la cinquantaine, la sœur et son frère sont réunis de force par le décès de leurs parents.

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« The gray man » : Chris Evans et Ryan Gosling  dans un blockbuster Netflix par les réals de Avengers

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The Gray Man, avec Ryan Gosling et Chris Evans, sera une nouvelle franchise  - People Ciné News

Chris Evans et Ryan Gosling seront les stars de « The gray man« , encore une production Netflix, la plateforme lançant de nombreux projets, profitant du bénéfice qu’elle tire de la crise sanitaire pour marquer des points face aux concurrents.

Apple a signé Martin Scorsese et Léonardo Di Caprio pour une exclusivité sur leurs projets respectifs et communs et la firme à la pomme poursuit de grosses signatures comme celle-là. La guerre des plateformes fait donc rage. Les frères Russo, réalisateurs des derniers Avengers seront à la réalisation soit du lourd. Le budget serait de 200 millions de dollars soit un record pour la plateforme. Le pitch est le suivant : Court Gentry est connu sous le nom de The Gray Man – une légende des ombres, remplissant silencieusement contrat après contrat, accomplissant l’impossible avant de disparaître.

Mais il y a des forces plus mortelles encore que Gentry dans le monde, et à leurs yeux, Gentry a fait son temps. Maintenant, il va prouver que pour lui, il n’y a pas de zone grise entre tuer pour vivre, et tuer pour survivre. » L’objectif est de créer une franchise autour de Ryan Gosling. Il s’agit d’une adaptation d’un roman de Mark Greaney et de ses suites puisque 9 livres sont déjà sortis.

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François Ozon fait tourner Isabelle Adjani dans une adaptation de Fassbinder !

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Le Monde est à toi" : Adjani dans un polar malin et hilarant

Après avoir fait tourner Sophie Marceau et André Dussollier dans « Tout s’est bien passé« , sur la fin de vie, François Ozon s’apprête à innover de nouveau question casting.

En effet, la cultissime Isabelle Adjani jouera pour Ozon et on est content tant pour elle, dont les rôles se font rares et pour Ozon, qui réunit à nouveau une affiche exaltante.

Il s’agira d’une adaptation des Larmes amères de Petra von Kant, une pièce de théâtre du cinéaste Rainer W. Fassbinder, qu’admire Ozon et dont il avait déjà adapté l’excellent Gouttes d’eau sur Pierres Brûlantes avec Bernard Giraudeau.

L’histoire suit une célèbre créatrice de mode, qui après le décès d’un premier mari et le divorce d’un second, se met en couple avec son assistante, styliste.

Alors qu’elle maltraite cette dernière, la créatrice s’éprend d’une autre jeune femme à qui elle promet une carrière de mannequinat. C’est du matériau idéal pour Ozon et on imagine très bien Adjani exceller en manipulatrice perverse.

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Wes Anderson revient déjà avec « Asteroid City » et un nouveau casting de fou

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Best Wes Anderson Movies — His Entire Filmography RankedThe French Dispatch: Près des yeux , loin du coeur ! | VH Magazine  

Wes Anderson tournera son prochain film en Espagne mais les décors ressembleraient plus à du western puisque dans la région désertique de Chinchón, vers Madrid. L’intrigue est top secrète et il ne s’agirait pas forcément d’un western. La géniale Tilda Swinton tournera avec le réalisateur pour la 5ème fois et c’est évidemment une excellente nouvelle.

Elle sera entourée d’un casting de nouveau 5 étoiles et avec de nouvelles têtes pour certain(e)s : Scarlett Johansson, Tom Hanks, Bill Murray, Margot Robbie, Adrien Brody, Jeff Goldblum, Bryan Cranston, Jason Schwartzman, Matt Dillon, Rupert Friend ! Après « The French Dispatch« , nous n’aurons donc pas à attendre… Anderson fait partie de mes chouchous car il a un univers unique, un style unique, mélancolique, drôle et perché.

Ses invitations à visiter ses univers sur mesure d’une précision d’horloger ont donné de grands films parmi lesquels La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited,  Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hôtel, L’Île aux chiens.

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Quentin Dupieux embauche Alain Chabat, Anaïs Demoustier, Benoît Magimel et Léa Drucker pour son prochain délire

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 Réalité » de Quentin Dupieux avec Alain Chabat et Jonathan Lambert-  Critique du Blanc Lapin | De l'autre côté, perché avec le blanc lapin...

Quentin Dupieux a son fanclub et si il n’a pas réussi totalement l’essai depuis Rubber, ses films ont le mérite d’expérimenter et de porter l’absurde à son paroxysme, ce qui est une rareté en France aujourd’hui. Les derniers Réalité, Au Poste ou Le Daim avaient tous des qualités indéniables et s’avéraient plus grand public et très drôles par moments. Incroyable mais vrai sera l’occasion pour Alain Chabat de retrouver le réalisateur après Réalité et de partager l’affiche avec Anaïs Demoustier, qui avait joué dans Au Poste, ainsi que Benoît Magimel et Léa Drucker.

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Après « Ad Astra » et Brad Pitt, James Gray embauche Anne Hathaway et Anthony Hopkins pour son « Armageddon Time » !

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Anne Hathaway et Anthony Hopkins très 70's sur le tournage d'"Armageddon  Time"

James Gray est le maitre derrière les drames New-Yorkais que sont « little odessa« , « la nuit nous appartient« , « two lovers« . Puis il s’est éloigné de New-York pour la grande aventure avec le très beau « The Lost City of Z« , qu’il mis 10 ans à réussir à produire. Son film de science-fiction Ad Astra, permettait à Brad Pitt d’ajouter en 2019 un nouveau grand rôle après celui obtenu chez Tarantino deux mois avant (Once Upon a Time in Hollywood).

Le film était l’une des grandes réussites de l’année alors qu’il était pourtant très attendu et sera l’un des nouveaux étalons de la science-fiction moderne grâce à la beauté de ses images et la richesse des thématiques brassées.

Après ses trois incursions dans des genres non contemporains (film en costume pour The Immigrant, aventures pour « The Lost City of Z » et Science-Fiction pour « Ad Astra »), James Gray reviendra à New York avec Armageddon Time. Il s’agira d’un film en partie autobiographique qui suivra l’éducation du réalisateur dans le quartier du Queens des années 80. Il y parlera de la Kew-Forest School où il est passé étudiant et dont le propriétaire était Fred Trump, le père de Donald Trump.

On a donc hâte de voir le traitement qu’il réservera au père du pire président que les Etats-Unis aient subis. Anne Hathaway sera tête d’affiche. Elle est rejointe par des pointures à savoir Anthony Hopkins ou le génial Jeremy Strong (Succession).

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« Killers of the Flower Moon » : Leonardo DiCaprio et Robert De Niro réunis pour Martin Scorsese

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Léonardo DiCaprio et Martin Scorsese c’est un peu une histoire d’amour artistique qu’on prend plaisir à voir se construire de film en film. Cette relation quasi filiale, ce respect mutuel des deux artistes est beau à voir d’autant qu’ils ont livré cinq films dont des bijoux de leur carrière respective (Gangs of New York, Les Infiltrés, Shutter Island et Le loup de Wall Street). Alors que le maitre Scorsese a retrouvé son ex muse, Robert De Niro ainsi que Al Pacino et Joe Pesci pour The Irishman sorti en novembre 2019 sur Netflix, le maitre a convaincu ses deux acteurs fétiches de se réunir.

Robert De Niro, l’acteur fétiche de Scorsese avant qu’il rencontre DiCaprio, et qui vient juste de retrouver Scorsese une 9ème fois, 24 ans après Casino, reprendrait le plateau de son ami Martin et donc partagera l’affiche avec Léo. Ils avaient joué ensemble en 1993 dans Blessures secrètes, Léonardo était alors un adolescent. Killers of the Flower Moon est l’adaptation d’un livre qui se déroule dans les années 1920 en Oklahoma. Des meurtres sont perpétrés dans la communauté indienne Osage alors que des gisements de pétrole viennent d’être découverts dans leur réserve.

C’est Eric Roth, scénariste de Forrest Gump, qui se charge du scénario. Le fait de voir une nouvelle collaboration de ces deux génies du cinéma se concrétiser est forcément un évènement ciné des plus excitants.

C’est donc Apple qui rafle la mise et empêche à Netflix de se payer une seconde fois le maitre Scorsese. Détenir les droits d’un film d’un des plus grands maitres du cinéma avec un tel casting avec possibilité de prix est évidemment attirant pour ces nouveaux acteurs de la production mais c’est clairement se payer une danseuse dans la mesure où The Irishman n’a pas apporté de prix prestigieux à Netflix…

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« Three Thousand Years Of Longing »  : Georges Miller (Mad Max) et son film SF mystérieux avec Idris Elba et Tilda Swinton

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Ce qui vous attends au cinéma en 2022, la sélection du Blanc Lapin - Partie 2 : Sorties de l'automne et films non datés    dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin) Tilda_Swinton_at_the_Deauville_Film_Festivalhttps://cache.cosmopolitan.fr/data/photo/w600_h315_ci/4y/idris-elba.jpg

Georges Miller a calmé tout le monde en 2015 avec « Mad Max Fury Road« , chef d’œuvre instantané renouvelant la propre légende qu’il avait créée début des années 80. Depuis le carton critique et public (378,8 millions de dollars dans le monde pour 150 de budget), on attend les suites annoncées.

Il a annoncé le tournage de Mad Max Furiosa, centré sur l’héroine de Fury Road, mais rajeunie sous les traits de Anya Taylor Joy. Mais il avait un autre projet excitant avant et je doutais de l’avancée avec le covid.

Et bien l’excellente nouvelle, c’est que ce cachotier a déjà bouclé le tournage en Australie pour un budget de 60 millions de dollars sur la table.

Three Thousand Years Of Longing  sera une « histoire d’amour épique »  dont l’un des personnages est un génie.

Les deux acteurs principaux sont excellents puisqu’il s’agit de Idris Elba et Tilda Swinton. Le producteur est enthousiaste et parle de décors épiques et présente le film comme un anti Mad Max.

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Rami Malek et Zoe Saldana aux côtés de Christian Bale chez le réal de « Happiness Therapy »et « American Bluff »

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Rami Malek et Zoe Saldana chez David O.Russell • SEE Mag

David O. Russell a été hyperactif de 2010 à 2015 enchainant 4 films plutôt réussis à savoir Fighter, Happiness Therapy, American Bluff et Joy. Après 5 ans d’abstinence il retrouve l’excellent Christian Bale pour la 3ème fois dans Amsterdam.

Les infos sur l’histoire sont sibyllines puisqu’il y sera question de la rencontre improbable entre un médecin et un avocat…

 

John David Washington (Tenet) et Margot Robbie sont au casting ainsi que Robert De Niro qui retrouve le réal une troisième fois mais aussi la star montant Anya Taylor-Joy (Le Jeu de la dame, Split & Glass mais aussi trois projets ultra hype, le futur Mad Max le « Last Night in Soho » d’Edgar Wright et le film de viking The Northman de Robert Eggers). Enfin Rami Malek poursuit sa transformation de carrière sur grand écran avec talent tout comme Zoe Saldana. Michael Shannon, autre pointure complète ce casting de fou furieux. -

 

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Alejandro González Iñárritu (The Revenant, Birdman) en plein tournage et de retour au Mexique !
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Amours chiennes - Cinemacinema pour vous donner envie de voir des...21 grammes - Film (2004)Babel [DVD]: Amazon.co.uk: Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia,  Alejandro Gonzalez Inarritu, Brad Pitt, Cate Blanchett: DVD & Blu-rayBirdman - film 2014 - AlloCinéAchat The Revenant en Blu Ray - AlloCiné
Le cinéaste mexicain Alejandro González Iñárritu est enfin de retour cinq ans après The Revenant !
Après avoir fait un doublé de l’Oscar du meilleur réalisateur deux années de suite après le film avec Léo Di Caprio et Birdman, soit quelquehose de rarissime, le réalisateur de Amours Chiennes, 21 grammes et Babel avait besoin d’un break. Comme entendu par des rumeurs l’an dernier, le réalisateur est en fait déjà en train de tourner dans le plus grand secret son nouveau long métrage, dans la ville de Mexico, soit un retour dans son pays natal comme l’avait fait son compatriote Alfonso Cuaron avec Roma.
Dénommé Limbo, le film aura pour directeur de la photographie le cultissime Darius Khondji (Seven, Delicatessen, , Alien, la résurrection, La Plage, Panic Room, Minuit à Paris, Amour, Okja, The Lost City of Z). Le sujet du film est tenu secret mais sera plus intime et il explorera « la modernité politique et sociale de Mexico »,soit on peut le supposer une fable politique et sociale dans la veine de Babel.
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« Peter Pan & Wendy » de David Lowery (Les amants du Texas)
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Peter Pan : Disney a trouvé ses Peter et Wendy pour la version live
De nombreux projets autour de Peter Pan sont en phase de pré-production à Hollywood, la Warner a sorti PAN de Joe Wright, en 2015, qui suivait les tous débuts de Peter, lorsqu’il arrive à Neverland. Porté par Rooney Mara,  Hugh Jackman et Garett Hedlund (Tron, Sur la route), le film a été un des fours magistraux de l’année cruellement sombre de la Warner en 2015…il faut dire qu’en étant meilleur que la précédente tentative de P.J. Hogan en 2003, franchement mauvaise, celui-ci avait le mérite de tenter un autre angle… Si au moins l’adaptation de la géniale BD « Peter Pan » de Régis Loisel pouvait voir le jour…hélas, c’est loin d’arriver.
Face au succès de l’adaptation live du « Livre de la jungle » de John Fabreau, de « Cendrilon« , de « Maleficient » de « Alice au pays des merveilles« , de Dumbo d’Aladdin, La Belle et la Bête et Le Roi Lion, Mulan, la grande entreprise de révisionnisme des classiques Disney est loin d’être terminée.
Mais la bonne nouvelle c’est que Peter Pan sera confié à l’un de mes chouchous et que le projet a bouclé son tournage.
David Lowery est un très bon réalisateur, son film Les amants du Texas  avec Casey Affleck m’avait beaucoup touché en 2013, son « Ghost Story » avait emballé la presse et son The Old Man and The Gun a permis au grand Robert Redford de terminer sa carrière sur un très bon rôle et un très bon film. Le réalisateur était déjà derrière le remake live de « Peter et Elliott le dragon« , certes gentillet mais très beau.
L’autre bonne nouvelle est que le réalisateur devrait revenir à une adaptation plus fidèle au livre de J.M. Barrie paru en 1911, et donc plus sombre…et non se contenter de faire un copier coller du dessin animé de Disney.
Le film s’intitulera Peter Pan et Wendy, et Jude Law incarnera le célèbre Capitaine Crochet.
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Jesse Eisenberg passe à la réalisation avec un casting classe, Julianne Moore, Emma Stone, Finn Wolfhard
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 L’acteur Jesse Eisenberg va réaliser son 1er long métrage, ce qui est une longue tradition à Hollywood, parfois couronnée de succès (Clint Eastwood, Roberd Redford, Georges Clooney, Jodie Foster etc…).
« When You Finish Saving the World » alignera un casting très très classe incluant Jesse Eisenberg himself (très bon acteur : The Social Network, The Double, Café Society, Vivarium, Bienvenue à Zombie Land), Finn Wolfhard (Stranger things), la géniale Julianne Moore (Short Cuts, Le Monde perdu, Boogie Nights,  The Big Lebowski,  Magnolia, The Hours, Loin du paradis, Les Fils de l’homme,  A Single Man, Kingsman : Le Cercle d’or), l’excellente Emma Stone (Birdman, La La Land, Maniac, La Favorite) et Dave McCary.
A 36 ans, il adaptera une série audio sur laquelle il a déjà travaillé. L’histoire se passe sur trois décennies. On s’attache à trois membres d’une même famille, un père qui tente éduque son fils, une étudiante qui cherche son avenir et un adolescent qui cherche ses racines.
Stranger Things' Finn Wolfhard on his villainous new roleLa La Land : et Emma Stone rejoint les étoiles | Premiere.frMovie man Jesse Eisenberg will soon be TV man Jesse Eisenberg — C+ ...
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« Opération fortune » de Guy Ritchie qui retrouve Jason Statham une 5ème fois !
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 A Couteaux Tirés dans Dossiers
Après Arnaques, Crimes et Botanique, et Snatch, le réalisateur Guy Ritchie a retrouve Jason Statham près de 20 ans après leurs deux films cultes pour le remake du film français le Convoyeur à savoir « Un homme en colère« .

Mais les deux compères semblent s’être bien entendus sur le tournage puisqu’ils remettent le couvert pour « Opération fortune » et réunira Aubrey Plaza, Josh Hartnett (pour la seconde fois après Un Homme en colère) et Bugzy Malone. Mais surtout Hugh Grant reviendra jouer un méchant après son rôle délicieux dans The Gentlemen du même Guy Ritchie. Un espion, Orson Fortune, recrute avec son équipe l’acteur hollywoodien Danny Francesco, joué par Josh Hartnett pour entrer en contact avec un milliardaire joué par Hugh Grant.
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Alex Garland (Ex Machina, Annihilation, Devs) sur un nouveau film SF

Devs - Série TV 2020 - AlloCiné

Après Ex Machina et Annihilation, le fidèle compagnon de Danny Boyle (28 Jours plus tard, Sunshine)Alex Garland a produit une des séries les plus ambitieuses de 2020 avec DEVS.

 

L’histoire suivait une ingénieure en logiciels travaillant pour une société de high tech. Mais son copain se suicide et elle s’aperçoit très vite qu’il s’agit d’un meurtre et qu’un complot plus vaste couve. Mini série de 8 épisodes, elle réussissait à rendre compréhensible la physique quantique et créer une atmosphère unique en son genre. Autant dire que Alex Garland est désormais pris très au sérieux dans le genre science-fiction, qu’il ne quitte pas. Son nouveau film s’intitulera Men et suivra une jeune femme, qui après la mort de son ex mari, décide de s’isoler dans la campagne anglaise.

L’actrice Jessie Buckley, vue récemment dans le terrible Je veux juste en finir, sera tête d’affiche aux côtés de Rory Kinnear (Penny Dreadful, Years and years).

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Le maitre coréen Park Chan-wook tourne un nouveau thriller manipulateur !

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Park-Chan Wook est l’un des trois grands maitres sud-coréens des vingt dernières années.
« Sympathy for Mr Vengeance », « Lady Vengeance », « Old Boy », « Thirst » et « Stoker » ont jalonné une filmographie sous le signe de la violence. « Mademoiselle » marquait son retour brillant en 2017.
Il a signé fin 2018 une très bonne série d’espionnage que je vous recommande, « Little Drummer girl » adaptée de John Le Carré.
Park Chan-wook a pluseurs projets. Il a en tête un western ultra-violent intitulé Les Brigands de Rattlecreek. Il veut également faire un remake du film Le Couperet de Costa-Gavra, lui-même adapté de l’excellent romancier Donald E. Westlake.
Si ceci fait un moment qu’il en parle, le réalisateur semble avancer concrètement. Mais « The Ax » ne sera pas son prochain chef-d’oeuvre. Son prochain film ne sera ni le western barré ni le remake de Costa Gavras mais un retour en Corée avec son scénariste de Mademoiselle.
Decision To Leave suivra un officier de police, joué par Park Hae-il (The Host) qui enquête sur un meurtre dans un village en pleine montagneuse.
Son suspect n’est autre que la femme de la victime. On s’attend forcément à un film retord, au scénario à rebondissements, malin et à tiroirs
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Darren Aronofsky retente le coup de « The Wrestler » avec un autre acteur has been, Brendan Fraser
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Brendan Fraser (La Momie), disparu des écrans : que lui est-il arrivé ?
Darren Aronofsky est certes l’un de mes chouchous, il est certes extrêmement doué…mais il a le don pour se faire des détracteurs qui le critiquent avec animosité. On lui a reproché son « Requiem for a dream » tape à l’oeil, son « The fountain » complètement perché où une partie de la presse considérait qu’il se masturbait intellectuellement et de façon pompeuse. Moi personnellement, j’adorais. Puis « The Wrestler » et « Black Swan » furent mieux accueillis… »Noé » fut un ratage partiel que pour le coup, je partage…et voici son nouvel opus qui divise à son tour public et critique.Son dernier Mother s’est pris des critiques ultra divisées dont des extrêmement mauvaises. Il faut dire qu’il n’a pas choisi la simplicité. Et c’était en 2017 !!!
Pour son prochain filme il va tenter de nous refaire le coup de « The Wrestler » en faisant revenir une star has been en premier rôle. A l’époque c’était Mickey Rourke qui incarnait un catcheur sur le retour.
Avec l’adaptation de la pièce The Whale de Samuel D. Hunter, il suivra un homme en surpoids qui ne vit que pour manger et ne sort plus de son appartement mais souhaite renouer avec sa fille, adolescente paumée. Fraser, star de films d’action bourrins des années 90 (La Momie) et qui est tombé dans l’oubli total, serait le premier rôle, lui qui ne tourne quasi plus depuis 10-12 ans.
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Bones And All : Après « Call Me by Your Name », Luca Guadagnino fait de Timothée Chalamet la star d’un film d’horreur
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Former Dune director calls trailer predictable
Après l’excellent « Call Me by Your Name » et alors qu’une suite est annoncée depuis longtemps mais très mal barrée, le réalisateur Luca Guadagnino va retrouver l’acteur Timothée Chalamet pour un autre projet.
Il s’agira d’un film autour de la thématique du cannibalisme, ce qui est plutôt ironique en ce moment puisque l’autre acteur de « Call Me by Your Name« , Armie Hammer a un peu de mal à se sortir d’un scandale où des ex copines lui reprochent ses fantasmes vampiriques et cannibales…ambiance !
Pour revenir au projet, Bones And All suivra une jeune femme qui quand elle tombe amoureuse, tue son copain et le mange. Au moins çà évite la routine du couple. Taylor Russell (Waves ) jouera ce rôle principal et Timothée Chalamet  probablement l’une de ses potentielles victimes. C’est le scénariste de deux autres films de Guadagnino, A Bigger Splash et Suspiria qui officiera, ce qui est moyennement une bonne nouvelle vu que ce ne sont pas ses meilleurs films. En revanche le scénariste a livré l’excellente série The Terror, qui verse dans l’horreur et là pour le coup c’est rassurant.
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Christian Bale s’associe à Edgar Allan Poe pour un polar de Scott Cooper (Hostiles, Strictly Criminals) 
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Pin on Mundo cineDudley a bien changé !
« Hostiles » était un superbe western crépusculaire mis en scène par le non moins brillant Scott Cooper. Il a tourné les très réussis Hostiles,  Strictly Criminals ainsi que Les Brasiers de la colère.
Hostile était l’un des plus beaux films de 2018. Alors qu’il sort le film d’horreur Antlers en 2021, produit par le nouveau studio que la Fox a créé pour Guillermo Del Toro (voir news ici), il annonce ses retrouvailles avec Christian Bale qu’il a dirigé dans Les Brasiers de la colère et Hostiles.
« The Pale Blue Eye » sera l’adaptation d’un best-seller de Louis Bayard. Il s’agira d’un polar suivant , un détective privé, Augustus Landor, en 1830, au sein de la célèbre académie militaire de West Point. Il cherche à résoudre une série de meurtres, aidé par un jeune homme, un certain Edgar Allan Poe ! Harry Melling, connudans Harry Potter, La Ballade de Buster Scruggs, Le Diable tout le temps et la série Le Jeu de la Dame, jouera l’écrivain. Pour le réalisateur ce sera » un grand « whodunit », avec un tueur en série en son centre. »
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Le « Soumission » de Michel Houellebecq adapté par Guillaume Nicloux
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Michel Houellebecq a été adapté à trois reprises au cinéma avec Extension du domaine de la lutte de Philippe Harrel (1999), Les particules élémentaires d’Oskar Roehler (2006) et La possibilité d’une île que Houellebecq réalisé lui-même 2008. Paru en 2015, son livre Soumission fut un scandale mais aussi un carton littéraire avec 2 millions d’exemplaires écoulés de part.
On y suit un professeur d’université en déperdition dans une France où une chétienne d’extrême droite et un musulman de centre rivalisent et sont les figures de proues de la politique française.
Critiqué pour sa description d’une islamisation de la société, le livre provoqua pas mal de débats il y a 7 ans. Guillaume Nicloux, qui a déjà dirigé trois fois Michel Houellebecq comme acteur, le cinéaste va adapter l’écrivain en donnant le 1er rôle de Soumission à Jean-Paul Rouve. Soumission sera filmé par Guillaume Nicloux en septembre. Jean-Paul Rouve aura le rôle principal.
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« Blonde » de Andrew Dominik (L’assassinat de Jessee James)
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Las 14 películas más esperadas de 2020 - Los Replicantes
Avec Ana de Armas, Bobby Cannavale, Adrien Brody.
L’auteur Joyce Carol Oates relate le destin de l’icône américaine Marilyn Monroe à travers des éléments de son existence mais aussi des faits inventés afin d’évoquer ce que l’actrice représentait.
On attend depuis longtemps le retour de ce brillant réalisateur sur un projet qu’on espère unique. Des scènes très crues et polémiques auraient fait hésiter Netflix sur la director’s cut à accorder à Andrew Dominik (le superbe L’assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford avec Brad Pitt et Casey Affleck ) …mais Netfix n’a pas voulu ternir son image auprès des cinéastes, le film sortira donc dans sa version trash.

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Le Pinocchio en stop motion de Guillermo del Toro renait de ses cendres sur Netflix !
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pinocchio_deltoro01_tn Alain Chabat dans Films - critiques perso
Guillermo Del Toro (Le Labyrinthe de pan, Hellboy) cherche depuis une dizaine d’années à adapter Pinocchio en stop motion. La stop motion est le procédé qui avait fait le succès de L’étrange Noel de Mr  Jack, produit là aussi et non réalisé par un certain Tim Burton ou que l’on retrouve dans les films d’animation de Wes Anderson, « Fantastic Mister Fox » et « L’île aux chiens« .
Mais il y a deux ans il abandonnait le projet faute de producteur. Et suite au succès immense de « La forme de l’eau« , on pouvait espérer qu’il relance la machine d’autant qu’il est à la tête d’un mini studio créé pour lui par la Fox. Et pourtant c’est le géant du streaming Netflix qui emporte la mise et signe un nouveau grand nom pour son catalogue.
Netflix indique que Guillermo del Toro réalisera, écrira et produira cette adaptation en stop-motion.
Del Toro assure également le design des personnages. Si seulement on s’éloignait du conte de  Carlo Collodi pour se rapprocher d’une Bd trash comme le « Pinocchio et les requins Marteaux » de Winshluss !
L’histoire se situera dans l’Italie des années 1930 et il s’agira d’une comédie musicale.  Bref, une excellente nouvelle pour un projet qu’on pensait enterré !

Le film est programmé pour 2022 après trois ans de tournage et montage.

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« Wendell And Wild » : Netflix embauche le réalisateur de L’étrange Noël de Monsieur Jack !
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giphy Alex Garland dans Films series - News de tournage
Henry Selick est culte notamment pour son magnifique chef d’œuvre « L’étrange Noël de Monsieur Jack« . Depuis 2009 et Coraline, le cinéaste est absent.
Netflix vient de signer avec lui la production de son nouveau projet après 10 ans d’absence, Wendell And Wild.
Il s’agira bien entendu d’un film d’animation tourné avec la même technique en stop-motion.
Nous suivrons deux frères démons affrontant une nonne et des adolescents gothiques. Le duo comique Key & Peele prêtera sa voix aux deux frères, Jordan Peele, étant au passage le réalisateur du film Get Out.
Le film est en cours de tournage.

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Julia Roberts et Denzel Washington chez le créateur de Mr Robot pour Netflix

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Netflix lance un film avec Julia Roberts et Denzel Washington - Blow

Julia Roberts et Denzel Washington seront les têtes d’affiche d’une adaptation d’un roman non encore publié de Rumaan Alan.

27 ans après L’Affaire Pélican en 1993, les deux acteurs seront dirigés par Sam Esmail, showrunner et créateur de la série Mr Robot.

 

Leave The World Behind sera un film Netflix et suivra un couple blanc et ses enfants en vacances, qui se retrouve bloqués dans la maison qu’ils ont louée suite à panne d’électricité monstre. Sauf que les propriétaires reviennent de fait chez eux et qu’ils sont noirs. Tout ce qui fait le monde moderne les lâche, le téléphone, Internet, la télévision, la radio et les animaux se mettent à migrer, déclenchant la panique. Un programme qui donne envie de voir le projet abouti.

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« White noise » de Noah Baumbach avec Adam Driver

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Noah Baumbach est un réalisateur de grand talent, sensible, intellectuel New-Yorkais jusqu’au bout des ongles.

On se souvient de son magnifique Francès Ha et du très très réussi « Marriage Story » sorti sur Netflix fin 2019. Le réalisateur New Yorkais retrouve son acteur fétiche, l’excellent Adam Driver et adapte l’auteur Don DeLillo dont le Cosmopolis fut porté à l’écran par David Cronenberg en (2012. « White noise » suivra une année dans la vie de Jack Gladney, un professeur qui s’est fait un nom en pionnier dans le domaine des études hitlériennes.

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The Menu : Nicholas Hoult dans un thriller horrifique avec Ralph Fiennes et Anya Taylor-Joy
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Nicholas Hoult est un excellent acteur mais pas encore de premier plan. Il a été découvert dans la série Skins, A Single Man de Tom Ford, le fauve dans les X-men, le génial Mad Max Fury Road, Young Ones, Kill Your Friends et dans La Favorite de Yorgos Lanthimos (The Lobster, Mise à Mort du Cerf Sacré). Il était flippant en second rôle dans « Le Gang Kelly«  de Justin Kurzel avec Russell Crowe et Charlie Hunnam et a joué un empereur russe stupide et cruel mais très drôle dans la série The Great.
Ralph Fiennes Movies | 10 Best Films You Must See - The Cinemaholic Où (re)voir Anya Taylor-Joy, nouvelle reine de Hollywood ?https://www.independent.ie/life/205e1/39005505.ece/AUTOCROP/h530/2020-03-08_lif_56991057_I2.JPG
The Menu sera un thriller psychologique à l’humour noir où on suivra un jeune couple qui se rend dans un restaurant sur une île isolée pour qu’un grand chef va leur prépare un repas somptueux.
Le film est intéressant d’abord pour son réalisateur, Mark Mylod, soit le showrunner derrière la série multiprimée Succession de HBO dont la saison 3 vient de se terminer avec brio.
Le producteur est le metteur en scène Adam McKay (Vice, Spotlight) soit pas non plus un blaireau. Enfin le casting qui entoure Nicholas Hoult est excellent avec Ralph Fiennes en chef étoilé et l’ultra hype Anya Taylor-Joy en épouse. Si on ne présente plus Fiennes, Taylor-Joy est dans les petits papiers d’Hollywood puisqu’après la série à succès Le jeu de la Dame, cette dernière jouera Furiosa pour le spin off de Mad Max par Georges Miller. On l’a vue en 2021 dans Last Night in Soho d’Edgar Wright, et on l’attend en mai dans The Northman, le film de vikings ultra hype de Robert Eggers (l’excellent The Lighthouse).
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Disappointment Blvd : Joaquin Phoenix chef d’entreprise pour le talentueux Ari Aster (Hérédité et Midsommar)
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Militant de la cause animale, Joaquin Phoenix a produit "Gunda", un  documentaire pro-vegan
Ari Aster est est le réalisateur ultra hype du cinéma d’horreur après Hérédité et Midsommar.
Disappointment Blvd sera son prochain projet et il fera tourner non moins que l’un des meilleurs acteurs au monde, Joaquin Phoenix !
L’histoire serait très différente et on ne sait pas si le réalisateur abandonnera l’horreur. Phoenix y serait un entrepreneur dont le business cartonne. Le film suivrait le personnage sur plusieurs décennies.
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« Poor Thinghs » : Emma Stone retrouve Yorgos Lanthimos (La favorite) en Frankenstein féminin
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Après The Lobster et Mise à mort du cerf sacré, puis l’excellent « La favorite« , qui a valu à Olivia Colman l’Oscar de la meilleure actrice, Yorgos Lanthimos poursuit son excellente carrière et s’impose peu à peu comme un réalisateur avec qui il va falloir compter. Il retrouvera l’une de ses actrices de « La Favorite« , à savoir Emma Stone pour une variation libre autour du mythe de Frankenstein.
Adapté du livre Poor Thing d’Alasdair Gray, le réalisateur pourra apporter tout le cynisme et le goût du malaise qui caractérisent ses films. Emma Stone jouera Bella Baxter, une femme« émancipée, volatile et sexy », qui préfère se noyer plutôt que de subir son mari violent.
Willem Dafoe et Mark Ruffalo complètent le casting. Sauf qu’elle est ressuscitée par un chirurgien qui va remplacer son cerveau par celui du bébé qu’elle portait au moment de sa mort. Sympa ! Bon c’est sur que c’est un piti peu glauque et dérangé. Tony McNamara, génial scénariste de  »La favorite » et de l’excellent série « The Great » avec Nicolas Hoult et Elle Fanning, se chargera de co-écrire le film avec Yorgos Lanthimos.
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Michel Hazanavicius tourne un film de zombies comique avec Romain Duris et Jean-Pascal Zadi (Tout simplement noir)
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Brève] Romain Duris est mort hier dans Paris | Culture's PubQui est Jean-Pascal Zadi, la star du film Tout simplement noir ? - Voici
Michel Hazanavicius reviendra à la comédie avec Z (comme Z), où il y aura des zombies mais qui sera un film comique, se déroulant sur le tournage d’un film de zombies !
Si le réalisateur n’a pas souhaité signer le 3ème bous de OSS 117 et a laissé la main à Nicolas Bedos (OSS 117 Alerte rouge en Afrique noire), il tient donc  revenir à la comédie.
Et pour ce projet il fera jouer pour la première fois Romain Duris, plutôt très doué dans les comédies comme L’Auberge Espagnole, Les poupées russes, Casse tête chinois de Cédric Klapisch et ou L’arnacoeur et Un petit boulot de feu Pascal Chaumeil ou encore Populaire. Jean-Pascal Zadi, César du meilleur espoir masculin pour Tout simplement noir, fera également partie de l’aventure, ce qui promet un bon délire.
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Edward Norton et Dave Bautista rejoignent Daniel Craig dans la suite de « A Couteaux Tirés »
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Rian Johnson s’est bien fait insulter avec Star Wars les derniers Jedi mais il est revenu en 2019 avec un très bon film hommage à Agatha Christie. A Couteaux Tirés transformait Daniel Craig en inspecteur pas banal en quête d’un meurtrier au sein d’un Cluedo géant.
Le film était malin, surprenant, rythmé et composé d’un très bon casting. Avec 294 millions de dollars dans le monde et un budget moyen de 40 millions , le film ne pouvait qu’entrainer une suite et c’est désormais acquis.
Libéré de James Bond après « Mourir peut attendre« , Daniel Craig reviendra donc avec Rian Johnson aux commandes mais Netflix a sorti le carnet de chèques pour acheter les deux suites. 425 millions de dollars ! C’est le prix astronomique payé par la plateforme de VOD pour attirer les deux films. Le tournage du numéro 2 débute fin juin 2021 en Grèce avec un tout nouveau casting. Son casting apparait peu à peu avec l’immense Edward Norton, qu’on voit trop peu et qui est revenu avec grande classe avec Brooklyn affairs, sa seconde réalisation fin 2019. Je suis ravi de le voir dans ce blockbuster intelligent. Dave Bautista (Les Gardiens de la Galaxie) arrive également et cumule décidément les bons projets après Blade Runner 2049 et le « Dune » de Denis Villeneuve.
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Le jeu vidéo Borderlands adapté par Eli Roth
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Borderlands, jeu vidéo à succès de 2K Games, aux accents de Mad Max, sera adapté au cinéma. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle tant les adaptations de jeux vidéos sont en général complétement ratées et oubliables. Lionsgate produira avec Eli Roth à la réalisation. Le réalisateur de Cabin Fever et des Hostel, films d’horreurs à succès des années 2000, n’a pas transformé l’essai mais ce projet pourrait le relancer. Le scénariste de la série Chernobyl bosse sur le projet, ce qui est en soit rassurant. Borderlands se déroule sur Pandore où des chasseurs de trésors de recherchent l’Arche. Bon, ce sera peut être une énième adaptation râtée. On verra.
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« The Stars at Noon » de  Claire Denis
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Robert Pattinson devait retrouver Claire Denis après l’excellent High Life…mais emploi du temps surchargé oblige, ce sera Joe Alwyn qui le remplacera. On l’a vu dans La Favorite, Un jour dans la vie de Billy Lynn, Boy Erased. Margaret Qualley, fille Andie MacDowell, découverte dans Once Upon a time in Hollywood, partagera avec lui l’affiche de « The Stars at Noon ». Ce thriller sur fonds d’histoire d’amour est l’adaptation du roman Des étoiles à midi de Denis Johnson sorti en 1986. On y suit un homme d’affaires britannique et une pétillante journaliste sur fond de révolution au Nicaragua.

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Michelle Williams chez Todd Haynes (I’m Not There, Dark Waters) pour interpréter la chanteuse Peggy Lee

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La comédienne Michelle Williams interprétera la chanteuse de jazz Peggy Lee pour le compte de Todd Haynes, immense réalisateur de Velvet Goldmine, Loin du paradis, I’m Not There ou récemment le très bon Dark Waters. Fever, du nom de la plus célèbre des chanson de Peggy Lee suivra donc l’ascension de la chanteuse, décédée en 2002 à l’âge de 81 ans. Outre la curiosité de voir Joaquin Phoenix livrer une nouvelle performance, espérons le en retenue, le fait de voir Ari Aster changer de style est bien évidemment passionnant. Et puis l’acteur choisit toujours avec grand soin ses projets.

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Les coulisses du Parrain de Francis Ford Coppola dans un film réunissant Elisabeth Moss, Oscar Isaac et Jake Gyllenhaal 

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Elisabeth Moss (The Handmaid’s Tale) jouera la femme du réalisateur Francis Ford Coppola dans un film sur les coulisses du tournage du chef d’œuvre Le Parrain. Oscar Isaac aura la lourde tâche d’incarner Francis Ford Coppola tandis que l’excellent Jake Gyllenhaal jouera le célèbre producteur Robert Evans. Le script d’Andrew Farotte figurait sur la Blacklist des meilleurs scénari circulant à Hollywood et n’étant pas entrés en production. Et autre bonne nouvelle, c’est Barry Levinson (78 ans) à qui l’on doit Des hommes d’influence, Bugsy, Rain Man, Good Morning, Vietnam, qui réalisera le film.

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Après « The Father » avec Anthony Hopkins, Florian Zeller tourne « The Son » avec Hugh Jackman et Laura Dern
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The Father de Florian Zeller avec Anthony Hopkins, la bande-annonce du film  nominé aux Golden Globes - Sortiraparis.comLaura Dern and Hugh Jackman to Star in Florian Zeller's 'The Son'
Florian Zeller est un auteur de théâtre et un écrivain à succès devenu réalisateur de grand talent avec son premier film, The Father,encensé par la presse et qui pourrait valoir un second Oscar du meilleur acteur à Anthony Hopkins dans le rôle d’un père perdant la mémoire sous nos yeux et étant géré par sa fille, jouée par l’excellente Olivia Colman (La Favorite, The Crown).
Mais deux autres pièces de l’auteur ont elles aussi eu un succès retentissant, La Mère et Le fils, soit une trilogie théâtrale. Florian Zeller tournera donc The Son, fort du succès de la saison des prix 2021. ur continuera avec The Son également adapté d’une de ses pièces. Hugh Jackman et Laura Dern seront les tête d’affiche de cette histoire dont la thématique est la dépression adolescente. Peter (Hugh Jackman) vit avec sa nouvelle compagne et leur bébé lorsque son ex-épouse (Laura Dern) débarque avec le fils qu’ils ont eu ensemble, perturbé et sous une colère récurrente.
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Léa Seydoux et Gaspard Ulliel dans un récit d’anticipation de Bertrand Bonello (« Saint Laurent », « l’Apollonide »)
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Léa Seydoux et Gaspard Ulliel – We Like it, le blog d'actualité du web et  du buzz
Bertrand Bonello est un artiste parfois clivant mais qui sait prendre des risques, que ce soit avec son « Saint Laurent« , son « Apollonide » ou son brillant « Nocturama« .
Il ne dérogera pas à la règle avec son prochain projet porté par Léa Seydoux et Gaspard Ulliel puisqu’il ira sur le terrain du récit d’anticipation. Après avoir joué ensemble dans « Juste la fin du Monde » de Xavier Dolan, les deux acteurs seront réunis pour le film La bête, dans un monde « où les émotions sont une menace ».
Une femme se décide à « purifier son ADN dans une machine qui va la plonger dans ses vies antérieures et la débarrasser de tout sentiment fort ». Alors qu’elle traverse trois périodes distinctes (1910, 2014 et 2044), cette dernière rencontre un homme qu’elle pense connaitre depuis toujours. Le fantastico-romanesque peut virer très culcul mais avec Bonello, c’est peu probable et c’est même un projet très excitant car on a hâte de voir sa proposition qui sera probablement sombre et existentielle.
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Sam Mendes (Skyfall, 1917) tourne « Empire of Light » avec la géniale Olivia Colman (La Favorite, The Crown, The Father)
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Olivia Colman knows what she's doing, even when she doesn't - Esquire  Middle East
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Après les succès consécutifs des deux derniers James Bond, Skyfall et Spectre puis de 1917, l’excellent Sam Mendes revient plus vite que prévu et change à nouveau de style, pour notre plus grand plaisir.
Le réalisateur des chefs d’œuvre American Beauty et Les Noces rebelles tournera Empire of Light, drame intimiste sur une histoire d’amour dans l’Angleterre des années 80. Un vieux théâtre sera au centre de l’histoire. Olivia Colman jouera le rôle titre et on se réjouit de la voir briller de nouveau après son Oscar pour l’excellent La Favorite de Yorgos Lanthimos, sin Emmy Awards 2020 et son Golden Globe 2021 pour  The Crown, et enfin The Father, le film magnifique qu’elle a tourné avec Anthony Hopkins, l’un des favoris aux Oscars et qui sort bientôt.
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Todd Haynes (Dark Waters, I’m not there) retrouve Julianne Moore en cougar aux côtés de Natalie Portman
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Julianne Moore and Natalie Portman Will Star in Todd Haynes's New Meta  Drama | Vanity Fair
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Todd Haynes est un excellent réalisateur. Il a su donner à la relation David Bowie / Iggy Pop tout le glam de l’époque dans « Velvet Goldmine« , à Juliane Moore un de ses plus beaux rôles en épouse mariée à un homo dans les années 50 avec le magnifique « Loin du Paradis » et a rendu un hommage ultra original à Bob Dylan dans « I’m not there« . Hélas son film « Carol » avec Cate Blanchett m’a laissé totalement de marbre tout comme Le Musée des merveilles.
Il est revenu à son top avec un film radicalement différent, Dark Waters, sur un scandale écologique et de santé public magnifiquement porté par Mark Ruffalo.
Il retrouvera la géniale Julianne Moore pour la 4ème fois dans « May December » aux côtés d’une autre très grande actrice qu’on est content de voir croiser la route de cet immense réalisateur, à savoir Natalie Portman.

On y suivra une actrice incarnée par Natalie Portman, qui fait le choix de rencontrer une autre actrice qu’elle doit interpréter dans un film. Cette dernière, interprétée par Julianne Moore, a fait la une des tabloïds 20 ans plus tôt pour avoir convolé en noces avec un homme de 23 ans de moins qu’elle avec qui elle est toujours mariée.
Todd Haynes débutera début 2022 le tournage dont il qualifie le scénario d’exceptionnel. On a hâte !!!!
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« Dans les yeux de Tammy Faye » avec Andrew Garfield et Jessica Chastain télévangélistes
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« The Eyes of Tammy Faye » suivra le parcours d’un couple de la télévision américaine formé par Tammy Faye et Jim Bakker. Le couple gérait un show évangéliste dans les années 70 et 80 qui cartonnait auprès du public.
Le couple soutenait la communauté LGBT et les victimes du VIH. Mais en 1987, Jim Bakker est accusé d’avoir acheté le silence d’une victime de viol. Le présentateur est condamné à 45 ans d’emprisonnement. Son épouse demande le divorce en 1993 et décédera d’un cancer en 2007. Quant à lui, il sorti de prison au bout de 8 ans après des remises de peines. Michael Showalter réalisera le film porté par Andrew Garfield et Jessica Chastain.
Prévu au cinéma pour le 29 septembre 2021, le film verra donc les deux acteurs se métamorphoser sur des décennies et le moins qu’on puisse dire est que Jessica Chastain est méconnaissable dans la bande-annonce !
Bande-annonce :
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Gustave Kervern et Benoît Delépine font du En même temps avec Jonathan Cohen

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https://images.bfmtv.com/0jbAHOFSVgQZ4LyfiWE56bS7k30=/74x4:1162x616/1088x0/images/La-Flamme-avec-Jonathan-Cohen-374098.jpgBenoît Delépine et Gustave Kervern invités d'honneur - FESTIVAL CINECOMEDIES

Gustave Kervern et Benoît Delépine, les deux compères issus de Groland, ont réussi à construire une belle filmographie en 20 ans, depuis Aaltra. Que ce soient Louise-Michel, Mammuth, Le grand soir ou Saint Amour, et enfin « Effacer l’historique » tous ces films très réussis ont su parler de gens invisibles, déclassés, avec une grande tendresse et un humour ravageur et salvateur.

Leur dixième long-métrage s’intitulera En même temps et sera très politique et probablement moqueur du président Macron. « À la veille d’un vote pour entériner la construction d’un complexe de loisirs à la place d’une forêt primaire, un maire de droite ‘décomplexée’ veut piéger son confrère écologiste. Ce sont eux qui se feront piéger par un groupe de militantes féministes. Les ‘Colle Girls’ vont définitivement renvoyer les deux hommes à leurs contradictions. »

L’excellent Jonathan Cohen sera le héros de ce film tourné selon les rumeurs avec une grosse dose d’improvisation.

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Martin McDonagh (Bons Baisers de Bruges, 3 Billboards) retrouve Colin Farrell et Brendan Gleeson ! Yeah !

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Le réalisateur anglais Martin McDonagh est très doué mais tourne peu. 3 Billboards : Les panneaux de la vengeancefut un énorme succès critique et public et permit à Frances McDormand d’obtenir un second Oscar de la meilleure actrice en 2018.

 

Mais son film « Bons Baisers de Bruges » reste une comédie hilarante et bourrée d’action dont le duo Colin Farrell et Brendan Gleeson était génial.

 

The Banshees of Inisheer se tournera cet été et permettra aux deux acteurs de retrouver Martin McDonagh.

 

Le film suivra deux amis d’enfance, vivant sur une île isolée d’Irlande, qui sont perdus lorsque l’un décide brusquement de mettre fin à leur amitié. J’ai carrément hâte !!!

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Argylle de Matthew Vaughn (Kingsman) fait de Henry Cavill un nouvel espion très spécial

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Matthew Vaughn a réussi son pari de créer une franchise fun, ultra référencée mixant humour, action et second degré dans les excellents Kingsman et Kingsman, Le cercle d’Or. Il a réussi sa suite, ce qui est souvent très dur comme étape.Un troisième épisode est donc officiellement annoncé et sera « la conclusion de la relation entre Eggsie et Harry Hart » mais il faudra attendre … En revanche un autre film de l’univers Matthew Vaughn débarquera en septembre 2020. « The King’s Man : Première Mission » s’intéressera aux services secrets au début du XXème Siècle et sortira le 22 décembre 2022 avec Ralph Fiennes.

Mais le réalisateur compte lancer une autre franchise d’espionnage, qui selon lui pourrait concurrencer James Bond. Argylle aura comme espion premier rôle Henry Cavill (Justice League), qui était l’un des favoris pour justement remplacer Daniel Craig en James Bond et qui a déjà joué leS espions dans Mission Impossible et dans Uncle, des agents très spéciaux de Guy Ritchie. Le génial Sam Rockwell (3 Billboards, Les Panneaux de la vengance, Moon), mais aussi Bryce Dallas Howard (Jurassic World), Bryan Cranston (Breaking Bad), ou le culte Samuel L. Jackson (Pulp fiction) entoureront Henri Cavill. Ce casting 5 étoiles tournera dès le mois d’août en Europe Ecrit par Ellie Conway, le roman Argylle sortira sur Apple Tv !!

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The Killer : David Fincher s’associe à Michael Fassbender, Tilda Swinton et le scénariste de Seven et Fight Club pour un thriller Netflix !!!

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Michael Fassbender : “C'est quand même un métier étrange, acteur” - Les  InrocksDavid Fincher s'associe à Michael Fassbender et le scénariste de Seven et Fight  Club pour un thriller Netflix !!! JOIE ! BONHEUR CINEPHILE !!!!! | De  l'autre côté, perché avec le blanc lapin...Memoria review – Apichatpong Weerasethakul and Tilda Swinton make a dream  team | Cannes 2021 | The Guardian

Seven et Fight Club sont deux des chefs d’œuvre de David Fincher, l’un de mes réalisateurs préférés, un grand maitre dont le retour sur Netflix avec Mank était juste excellent. Mais le réalisateur qui a l’habitude de travailler avec la plateforme au N rouge après House of Cards, la série Mindhunter (2017), « Love death and robots » et donc Mank, a signé un contrat de quatre ans avec Netflix. Ce qui signifie qu’il va pouvoir produire et ou réaliser des films et séries avec financement facilité ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle en soit.

Et donc son prochain long métrage de réalisateur sortira en 2022. Déjà çà, c’est une excellente nouvelle quand on sait qu’on l’a attendu 7 ans entre Gone Girl et Mank. Son scénariste de Seven et Fight Club, l’excellent Andrew Kevin Walker, sera de retour.

Troisième bonne nouvelle, il s’agira de l’adaptation de la bd thriller intitulée The Killer, bandes dessinée française de Matz (Alexis Nolent) et Luc Jacamon, publiées chez Casterman. On y suivra un tueur à gages dont les remords lui font prendre conscience de ce qu’il a fait durant des années. Il subit une crise psychologique lorsque la morale surgit dans sa tête. Le génial Michael Fassbender, l’un des meilleurs acteurs au monde, devrait jouer le rôle principal. C’est excellent car on l’imagine très bien dedans (son rôle dans Shame ou de David dans Prometheus et Alien Covenant, ou de Magneto dans les derniers X Men). Et puis çà fait plaisir car sa carrière patnait sévère depuis trois ou quatre ans et il ne tournait quasiment plus. Certes on l’attend dans le prochain Taika Waititi (Thor Ragnarok, Jojo Rabbit) mais jouer pour Fincher lui assurera un fort démarrage de propositions (voir mon dossier Mais dans quel trou est tombé…Michael Fassbender ?).

Mais le casting s’enrichit d’une des plus grandes actrices au monde, Tilda Swinton, qui rejoint donc ce projet dont la hype explose de fait ! Tilda Swinton a eu des rôles mémorables dans La Plage de Danny Boyle, Broken Flowers et Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch, Le Monde de Narnia, Julia d’Érick Zonca, Burn After Reading de Joel et Ethan Coen, L’Étrange Histoire de Benjamin Button de David Fincher, Amore de Luca Guadagnino, We Need to Talk about Kevin de Lynne Ramsay, Moonrise Kingdom de Wes Anderson,  Snowpiercer, le Transperceneige et Okja de Bong Joon-Ho, The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson. On la verra en 2022 dans Three Thousand Years Of Longing de Georges Miller, après The French Dispatch dans le prochain Wes Anderson.

Ce qui vous attends au cinéma en 2022, la sélection du Blanc Lapin – Partie 1 de janvier à août

2 janvier, 2022

Sans titre12

Pour bien débuter l’année, votre Blanc Lapin préféré a sélectionné 110 films qui devraient faire parler d’eux en 2022.

En 2022, je verrai probablement moins de films que les 125 de record 2021 mais il y aura davantage de grands noms du cinéma, ce qui n’est pas forcément gage de réussite. Mais sur le papier ça claque !

On va débuter l’année avec un MacBeth par Joel Coen, le retour de Guillermo Del Toro, le biopic sur Lady Di par l’excellent Pablo Larrain, le génial Paul Thomas Anderson et sa déclaration d’amour à son adolescence et le bijou de légende arthurienne, The Green Knight par mon nouveau chouchou dans l’univers fantastique, David Lowery.

Puis viendront Laurent Cantet (Entre les murs), Kenneth Branagh qui retrouve une bonne presse avec « Belfast« , le « Elvis Presley » de Baz Luhrmann, Richard Linklater (Boyhood, Before sunrise) en mission Apollo visuellement révolutionnaire, ou un Taika Waititi qui reprend du service en mode pulp et délire pour Thor 4.

Certains blockbusters de prestige sont ultra attendus comme « The Batman » de Matt Reeves avec Robert Pattinsson, le « Mission impossible 7 » de Christopher McQuarrie, la suite du génial film d’animation « Spider-Man : New Generation« , le « Peter Pan & Wendy » de David Lowery (dont on aura vu The Green Knight en janvier), ou Edward Norton, Ethan Hawke et Dave Bautista qui rejoignent Daniel Craig dans la suite de « A Couteaux Tirés ». Enfin avec ArgylleMatthew Vaughn (Kingsman) fera de Henry Cavill un nouvel espion très spécial.

Les auteurs français seront très présents avec Cédric Klapisch qui fait danser Pio Marmai et François Civil, quant à François Ozon, il fera tourner Isabelle Adjani dans une adaptation de Fassbinder.

On aura aussi des projets barrés ou prometteurs comme Nicolas Cage qui se jouera lui même, le film de vikings de Robert Eggers « The Northman« , Alex Garland (Ex Machina, Annihilation, Devs) présentera son nouveau film SF, Luca Guadagnino fera de Timothée Chalamet le petit ami d’une cannibale, et Christian Bale s’associera à Edgar Allan Poe pour un polar de Scott Cooper (Hostiles, Strictly Criminals). Andrew Dominik sortira son biopic sulfureux de Marilyn. Joaquin Phoenix sera chef d’entreprise pour le talentueux Ari Aster (Hérédité et Midsommar). Emma Stone retrouvera Yorgos Lanthimos (La favorite) en Frankenstein féminin. Après ‘The Father« , Florian Zeller sortira « The Son« . Léa Seydoux et Gaspard Ulliel seront dans un récit d’anticipation de Bertrand Bonello (« Saint Laurent« , « l’Apollonide« ).

Quelques réalisateurs cultes font leur grand retour dans des projets hypers excitants comme Darren Aronofsky (Requiem for a dream, Black Swan),  Wes Anderson qui revient déjà avec « Asteroid City » et un nouveau casting de fou, André Téchiné avec le jeune Benjamin Voisin, David Cronenberg  qui retrouve Viggo Mortensen une 4ème fois après 8 ans d’absence sur un thème transhumaniste, James Gray qui nous parlera lui-aussi de son enfance dans Armageddon Time, Martin Scorsese réunira Leonardo DiCaprio et Robert De Niro pour « Killers of the Flower Moon » sur AppleTv, Georges Miller (Mad Max) sort un film SF mystérieux avec Idris Elba et Tilda Swinton, et enfin Alejandro González Iñárritu (The Revenant, Birdman) sera de retour au Mexique.

L’immense Park Chan-wook (Old boy, sympathy for Lady vengeance, Mademoiselle) sortira un nouveau thriller manipulateur ! Le Pinocchio en stop motion de Guillermo del Toro renaitra de ses cendres sur Netflix et Jean Pierre Jeunet reviendra enfin sur la plateforme au N rouge avec un film de robots après 9 ans d’absence. Sam Mendes (Skyfall, 1917) reviendra au film plus modeste avec « Empire of Light » avec la géniale et oscarisée Olivia Colman (La Favorite, The Crown). Le brillant Todd Haynes (Dark Waters, I’m not there) retrouvera Julianne Moore en cougar aux côtés de Natalie Portman.

Noah Baumbach retrouvera Adam Driver (Marriage Story). Enfin David Fincher (Seven, Fight club, Zodiac, Gone girl, The social Network, Mank) fera de Michael Fassbender un tueur à gages repenti aux côtés de la géniale Tilda Swinton, soit l’un des films les plus hype de l’année, tourné à Paris par le maitre !

Bref, énorme programme dont vous avez le détail, images et bandes-annonces ci-après !

Commençons par les films datés jusqu’en août !

 

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« The Green Knight »  de David Lowery (Les amants du Texas et A ghost Story) sur une légende médiévale proche du Roi Arthur

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Résultat de recherche d'images pour "The Green Knight david lowery"Alicia Vikander e Dev Patel no trailer de "The Green Knight"Recensione su Sir Gawain e il Cavaliere Verde (2020) di mck | FilmTV.itSir Gawain e il Cavaliere Verde – The Green Knight – Stanze di Cinema

 

David Lowery est l’un des réalisateur que je suis de très près car j’ai adoré « Les amants du Texas » et « A ghost Story » ou « The Old Man and The Gun », qui a marqué le dernier film de l’immense Robert Redford comme acteur. Son film suivant « The Green Knight », adaptation d’un conte anglais où Sir Gauvain, chevalier de la table ronde, relève un défi que lui lance Le Chevalier Vert. Le curieux chevalier demande à ce qu’on le décapite. Contre cet « essai », il aura le droit lui aussi de tenter de décapiter le candidat un an plus tard. Sir Gauvain accepte et quitte son royaume un an après pour rejoindre Le Chevalier Vert. Dev Patel incarnera le rôle principal aux côtés de Alicia Vikander, Sean Harris et Joel Edgerton.

Les critiques sont dythirambiques !!!

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Sortie le 3 janvier sur Amazon Prime

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« Licorice Pizza » : L’excellent Paul Thomas Anderson de retour dans les années 70

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Licorice Pizza - film 2022 - AlloCiné

 

Le grand Paul Thomas Anderson est l’un de mes réalisateurs préférés, un de mes chouchous, et aligne les réussites avec « There Will be Blood » avec l’excellent Daniel-Day Lewis, « Boogie Nights« , « Magnolia« , « Punch Drunk Love« , et bien sûr le film sur le créateur de la scientologie, l’excellent « The Master« . Et puis c’est le drame…il nous sort un « Inherent Vice«   vraiment mal ficelé, pas drôle, censé se rapprocher de Las Vegas Parano mais un peu chiant. Hélas, si son « Phantom Thread » avec Daniel-Day Lewis dans son dernier rôle de cinéma, a séduit la critique, j’y suis resté de marbre. Ce film sur la création trop froid, trop classique dans sa mise en scène, oubliait l’émotion, trop confinée. L’élégance manifeste de « Phantom Thread » ne le rendait pas aimable pour autant, extrêmement rigide. J’espère donc ne pas me prendre une troisième déception avec son prochain film. « Licorice Pizza« s’intéressera à un lycéen vivant dans la Vallée de San Fernando dans les années 1970 et ayant connu le succès en tant qu’enfant comédien. Le lycéen sera incarné par Cooper Hoffman, le fils de Philipp Seymour Hoffman, grand ami de PT Anderson et immense acteur ayant joué pour lui très souvent (Boogie Nights, Magnolia, Punch Drunk Love, The Master)  avant de nous quitter en 2014.

Voici la bande-annonce : Image de prévisualisation YouTube

Sortie le 5 janvier 2022

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« En Attendant Bojangles » Avec Virginie Efira, Romain Duris, Grégory Gadebois

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En attendant Bojangles - film 2020 - AlloCiné

Camille et Georges dansent tout le temps sur leur chanson préférée Mr Bojangles. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Jusqu’au jour où la mère va trop loin, contraignant Georges et leur fils Gary à tout faire pour éviter l’inéluctable coûte que coûte

Sortie le 5 janvier 2022

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« The Tragedy of MacBeth » de Joel Coen

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Joel Coen réalise son premier film véritablement en solo sans son frère Ethan Coen. Joel a certes été crédité seul sur certains de leurs chefs d’œuvre mais ils se partageaient en réalité les postes de scénariste et réalisateur sur chaque projet. Et c’est Shakespeare qui va les séparer le temps d’un seul film espérons le. Joel Coen adaptera MacBeth avec Denzel Washington et Frances McDormand. Frances McDormand a joué très jeune du théâtre et adore Shakespeare. Or elle est la femme de Joel Cohen depuis 35 ans…On lui doit des rôles fabuleux chez les Coen dans Sang pour sang, Arizona Junior, Miller’s Crossing, Fargo (Oscar de la meilleure actrice), The Barber, Burn After Reading. Elle a aussi été excellente chez d’autres dans Mississippi Burning, Short Cuts de Robert Altman, Lone Star de John Sayles, Presque célèbre de Cameron Crowe,  This Must Be the Place de Paolo Sorrentino,  Moonrise Kingdom de Wes Anderson, et Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance de Martin McDonagh, qui lui vaudra son second oscar de meilleure actrice et Nomadland de Chloé Zao qui vient de lui permettre de remporter un 3ème Oscar. On l’attend en 2020 dans The French Dispatch le nouveau Wes Anderson

Denzel Washington a quant à lui eu une carrière franchement pas terrible. Excellent acteur au demeurant, il n’a fait quasiment que de mauvais choix. On notera Glory d’Edward Zwick, Malcolm X de Spike Lee, Philadelphia de Jonathan Demme, Training Day d’Antoine Fuqua,  Inside Man de Spike Lee, American Gangster de Ridley Scott, Le Livre d’Eli de Albert et Allen Hughes mais bon ce ne sont pas de grands films non plus.

Orson Welles, Roman Polanski et Justin Kurzel ont tous adapté la pièce, les deux premiers avec brio, le dernier de façon plus contrastée. La plateforme AppleTV+ diffusera le film le 14 janvier 2021. Le film a séduit la presse américaine qui crie au chef d’oeuvre avec 99% de critiques positives sur l’agrégateur critique Rotten Tomatoes !

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« Spencer » : Kristen Stewart sera Lady Di pour Pablo Larraín avec le scénariste de Peaky Blinders

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25 ans après le décès de la princesse, cette dernière reste tout aussi populaire, preuve en est la saison 4 de The Crown où le personnage était central et choyé par les scénaristes. On pourrait râler à l’idée d’un biopic sur Lady Di tant le genre est souvent hagiographique et un peu chiant. Sauf qu’au delà de la talentueuse et sous-estimée Kristen Stewart choisie pour incarner l’icône britannique, le choix du réalisateur est très bon.

Avec Neruda et Jackie, Pablo Larraín a montré qu’il avait un réel talent pour justement ne pas tomber dans un biopic attendu. Il a un vrai regard, de vraies idées de mises en scène qui mettent l’histoire vraie au service du cinéma et de la mise en scène et non l’inverse. Le poète chilien et Jackie Kennedy ont eu droit à un traitement très classe. L’autre excellente nouvelle est que Steven Knight signera le scénario et c’est loin d’être un perdreau de l’année. On lui doit les scénari de la série à succès Peaky Blinders, de l’excellente Taboo avec Tom Hardy, mais aussi des scénars de grands films comme Dirty Pretty Things de Stephen Frears ou Les Promesses de l’ombre de David Cronenberg. Forcément, çà rassure ! On suivra les trois jours précédant le divorce avec le prince Charles, tandis que le couple est à Sandringham pour les fêtes de Noël.

Bande-annonce :

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Sortie le 17 janvier 2022 sur Amazon Prime

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« Nightmare Alley » de Guillermo Del Toro

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https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2021-09/002_NA_05597.jpghttps://www.ecranlarge.com/media/cache/637x637/uploads/image/001/395/nightmare-alley-photo-cate-blanchett-1395922.jpghttps://www.ecranlarge.com/uploads/image/001/395/nightmare-alley-photo-willem-dafoe-1395919.jpgThe Survivor Review (TIFF 2021) Après son lion d’Or à Venise en 2017 avec « La forme de l’eau« , et quatre Oscars en 2018 dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur, Guillermo Del Toro est de retour. Nightmare Alley sera le remake du film « Le Charlatan », réalisé en 1947 avec Tyrone Power. Le Charlatan suivra un bonimenteur faisant croire dans son spectacle truqué qu’il avait le pouvoir de lire dans les esprits. il s’aide pour ceci d’une psychologue et d’une diseuse de bonne aventure. Le film suivra la marche vers la gloire et la chute du personnage. On imagine sans mal Del Toro dans un tel univers. Son casting est comme d’habitude impressionnant avec Bradley Cooper, Cate Blanchett, Toni Collette, Willem Dafoe, Richard Jenkins, Ron Perlman et Rooney Mara ! Del Toro sortira également son Pinocchio en stop motion sur Netflix en 2022.

Voici sa bande-annonce qui donne carrément envie !

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Sortie le 19 janvier 2022

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« Une jeune fille qui va bien » de Sandrine Kiberlain

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Une jeune fille qui va bien - film 2021 - AlloCiné

Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse. Les premières critiques sont excellentes et louent le talent de mise en scène de l’actrice Sandrine Kiberlain qui visiblement réussit haut la main son premier film.

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Sortie le 26 janvier 2022

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« Morbius » de Daniel Espinosa avec Jared Leto

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Après le carton de Venom, pourtant très mauvais, voici le deuxième spin-off de l’univers de Spider-Man centré sur le Docteur Michael Morbius qui se change en vampire en cherchant un remède, à base de chauve-souris, à une maladie du sang incurable. Si le film est réussi, ce sera une sacrée surprise.

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Sortie le 26 janvier 2022

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« Adieu Paris ! » d’Edouard Baer avec Benoît Poelvoorde, François Damiens, Pierre Arditi, Isabelle Nanty, Gérard Depardieu, Léa Drucker, Daniel Prévost

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Raoul Taburin" avec Benoît Poelvoorde et Edouard Baer : charmant mais désuet

Edouard Baer vient de débuter le tournage de son 4ème film en tant que réalisateur, Adieu Paris ! Benoît Poelvoorde et François Damiens joueront aux côté de notre dandy farfelu préféré. Mais le reste du casting est pas mal puisqu’on retrouvera Pierre Arditi, Bernard Le Coq, Isabelle Nanty, Gérard Depardieu, Jean-François Stevenin, Léa Drucker, Daniel Prévost, Bernard Murat, Jackie Berroyer…

Bref un casting de fou pour une histoire encore inconnue mais qui sera bien perchée assurément.

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Sortie le 26 janvier 2022

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« Nos âmes d’enfants » de Mike Mills  Avec Joaquin Phoenix, Woody Norman, Scoot McNairy

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Nos âmes d'enfants - film 2021 - AlloCiné

Un journaliste radio entreprend un voyage à travers le pays avec son jeune neveu. Voici le retour de l’un des plus grands acteurs au monde, Joaquin Phoenix, qui n’a rien tourné depuis son Oscar pour JOKER en 2019. Si il est annoncé dans de multiples projet dont un Napoléon pour Ridley Scott, et des collaborations avec de grands noms du cinéma indépendant, c’est avec ce film qu’on le reverra enfin ! A noter la présence de Scoot McNairy, second rôle que j’adore. Joaquin Phoenix choisit toujours ses films avec grand soin. L’agrégateur critique Rotten Tomatoes donne 94% de bonnes critiques dans le monde, donc visiblement il a encore eu du nez…

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Sortie le 26 janvier 2022

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Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? Avec Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan

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Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu ? - film 2021 - AlloCiné

3ème volet de cette série de films comiques à succès à la finesse d’un pachiderme.

Sortie le 2 février 2022

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« Arthur Rambo » de Laurent Cantet : le réal de « Entre les murs » s’intéresse aux dérives des réseaux sociaux

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Arthur Rambo - film 2019 - AlloCiné

Laurent Cantet est un excellent réalisateur. On lui doit Ressources humaines, L’Emploi du temps, Entre les murs (Palme d’or en 2008) ou l’excellent L’Atelier. Son 8e long métrage s’intitulera Arthur Rambo et racontera l’histoire de Karim, écrivain adoré des médias, engagé socialement, et qui se trouve cloué au pilori sur les réseaux sociaux lorsque des messages haineux sont retrouvés sur Twitter sous pseudonyme. Rabah Naït Oufella  incarnera Karim. Il a débuté dans « Entre les murs » de Cantet puis a été vu dans Grave, Nocturama, Patients et Bande de filles.

Sortie le 2 février 2022

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« The Souvenir » de Joanna Hogg  Avec Honor Swinton-Byrne, Tilda Swinton, Tom Burke

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Souvenir. The [Edizione: Regno Unito] [Import]: Amazon.fr: Honor Swinton  Byrne, Tom Burke, Tilda Swinton, Neil Young, Richard Ayoade, Jack McMullen, Joanna  Hogg, Honor Swinton Byrne, Tom Burke: DVD et Blu-ray

Alors qu’elle sent éclore son ambition artistique, Julie, timide étudiante en cinéma, fait la connaissance d’Anthony, un homme charismatique mais instable. Contre l’avis de sa mère, elle se laisse entraîner dans une relation éprouvante, dont l’intensité l’engloutit au point de menacer ses propres rêves. Ce portrait d’une jeune … Avec 89% de critiques positives sur Rotten Tomatoes et la présence de Tilda Swinton, on peut être curieux de ce film.

Sortie le 2 février 2022

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« Red Rocket » de Sean Baker Avec Simon Rex

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Red Rocket - film 2021 - AlloCinéRed Rocket»: la chute de Narcisse | Le Devoir

Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de pornstar à Los Angeles. Il n’y est pas vraiment le bienvenu… Sans argent, sans emploi, il doit retourner vivre chez son ex-femme et sa belle-mère… Pour payer son loyer, il reprend ses petites combines mais une rencontre va lui donner l’espoir d’un nouveau départ.

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Sortie le 2 février 2022

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« Super-héros malgré lui » de Philippe Lacheau

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Super-héros malgré lui - film 2020 - AlloCiné

Nouvelle comédie du réalisateur-acteur de Baby sitting, qui cartonne et que je ne comprend pas, n’ayant jamais trouvé toute la bande drôle. Visiblement je ne partage pas le même humour.

Sortie le 9 février 2022

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Moonfall de Roland Emmerich

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L’un des réalisateurs les plus bourrins au monde, à qui l’on doit Independance day, The patriot, Le jour d’après soit des films assez fascinant de vide, j’ai donc nommé Roland Emmerich, revient ! Et cette fois-ci le pitch de son nouveau délire SF est encore plus con que tout ce que vous pourriez imaginer : « Une mystérieuse force a propulsé la Lune hors de son orbite et la précipite vers la Terre. L’impact aura lieu dans quelques semaines, impliquant l’anéantissement de toute vie sur notre planète. » Balaise non ?

Sortie le 9 février 2022

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« Mort sur le Nil » de Kenneth Branagh
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Mort sur le Nil - film 2021 - AlloCiné
Au cours d’une luxueuse croisière sur le Nil, ce qui devait être une lune de miel idyllique se conclut par la mort brutale de la jeune mariée. Ce crime sonne la fin des vacances pour le détective Hercule Poirot. A bord en tant que passager, il se voit confier l’enquête par le capitaine du bateau. Et dans cette sombre affaire d’amour obsessionnel aux conséquences meurtrières, ce ne sont pas les suspects qui manquent ! S’ensuivent une série de rebondissements et de retournements de situation qui, sur fond de paysages grandioses, vont peu à peu déstabiliser les certitudes de chacun jusqu’à l’incroyable dénouement ! Après son Meurtre de l’Orient Express passablement mauvais, on espère que Kenneth Branagh sera moins flemmard et moins égotique.
Sortie le 9 février 2022
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BIGBUG : Jean Pierre Jeunet est de retour avec un film de robots pour Netflix
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Photos et affiches de BigBughttps://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse3.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIF.RLT2mmNPL9AtDhz76il2cg%26pid%3DApi&f=1Trailer for BigBug, Netflix's new sci-fi comedy - PlanetSmarts

Jean Pierre Jeunet s’est fait rare dans les années 2010.  Après le carton d’Amélie Poulain en 2001, Un long dimanche de fiançailles déçut quelques peu en 2004 puis Micmacs à tire-larigot fut un échec en 2009 par sa déception critique (pas catastrophique mais lassée) et publique (1,2 millions pour un réalisateur chouchou).

Et donc il ne réalisa que  L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet en 2013, aux Etats-Unis, pour un accueil là-aussi mitigé. Bref, le modjo était parti et à 66 ans pour Jean Pierre, j’espérais que ces 7 longues années ne signifient pas une longue retraite. Car au final, des réalisateurs français avec un tel univers et un tel talent, il y en a peu. C’est une nouvelle fois Netflix qui va permettre à un grand nom de trouver son financement.

Le nouveau projet de Jean-Pierre Jeunet s’intitulera Bigbug et sera tourné en français, 7 ans après son précédent long métrage. On y suivra un groupe de banlieusards enfermés ensemble par  leurs robots domestiques bien intentionnés et souhaitant les mettre à l’abri d’un soulèvement des androïdes. Le film est annoncé par le réalisateur comme « une comédie de SF, en lieu clos, avec des humains et des robots, androïdes et mécaniques ». Jeunet avoue que son film ne trouvait pas de financements dans le circuit classique et qu’il est ravi de profiter d’une diffusion de son œuvre auprès de 138 millions d’abonnés Netflix. Comme d’autres grands réalisateurs ayant sauté le pas avant lui, il explique que Netflix permet de produire des projets plus fragiles mais qu’il ne croit pas à une concurrence pour le cinéma, preuve en est sa plutôt bonne santé malgré l’émergence desdites plateformes.

Il est peut être trop tôt pour tirer de telles conclusions puisque la vraie guerre des plateformes de VOD commence en 2020, avec tous les acteurs qui seront en présence. Le casting sera composé de Claire Chust (« Scènes de ménages »), Elsa Zilberstein, Alban Lenoir, Stephane de Groodt, Isabelle Nanty, Claude Perron, François Levantal. On espère donc un retour en grande forme de notre rêveur made in France. Il s’agira probablement de l’un des projets alléchants qui sortira en en 2022 sur Netflix avec un peu de retard du à la pandémie mais le film est en cours de tournage.

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Le film sera mis en ligne sur Netflix le 11 février 2022

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« Les vedettes » de Jonathan Barré ou le retour du Palmashow

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Les Vedettes - film 2022 - AlloCiné

Grégoire Ludig et David Marsais, alias le Palmashow, tournent leur second film, après « La Folle Histoire de Max et Léon« , sorti en 2016 et très réussi. Leur nouveau film a un synopsis totalement secret. On sait juste qu’il s’appelle « Les vedettes« .

Le pitch : Daniel, un chanteur raté, travaille dans un magasin d’électroménager. Prêt à tout pour rembourser ses dettes et se retrouver sous le feu des projecteurs, il décide d’utiliser Stéphane, un collègue naïf et prétentieux, pour participer à des jeux télévisés. Alors oui tout les oppose, non ça ne sera pas de tout repos, mais Daniel et Stéphane sont plein de ressources…
Bande-annonce :
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 Sortie le 16 février 2022

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« Uncharted » Avec Tom Holland, Mark Wahlberg, Antonio Banderas
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Uncharted
Un prequel des aventures de Nathan Drake. L’adaptation du célèbre jeu vidéo de Naughty Dog.
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Sortie le 16 février 2022

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« Simone – Le voyage du siècle », le biopic sur Simone Veil par Olivier Dahan

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Elsa Zylberstein incarnera Simone Veil dans le nouveau biopic d'Olivier  Dahan - Tribune Juive

Avec Elsa Zylberstein, Rebecca Marder, Élodie Bouchez Le destin de Simone Veil, son enfance, ses combats politiques, ses tragédies. Le portrait épique et intime d’une femme au parcours hors du commun qui a bousculé son époque en défendant un message humaniste toujours d’une brûlante actualité.

Le film sortira le 23 février 2022

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« Ils sont vivants » de Jérémie Elkaïm Avec Marina Foïs, Seear Kohi, Laetitia Dosch

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Ils sont vivants - film 2020 - AlloCiné

Veuve depuis peu, Béatrice vit avec son fils et sa mère. Sa rencontre avec Mokhtar, enseignant iranien arrivé clandestinement en Europe, va bouleverser son quotidien et ses convictions. Par amour pour lui, elle va devoir défier les préjugés de son entourage et les lois de son pays. L’acteur  Jérémie Elkaïm a reçu de très bonne critiques pour son premier film.

Le film sortira le 23 février 2022

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« The Batman » de Matt Reeves (« La planète des Singes »)

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CINEMA : The Batman, un premier vrai trailer avec un super-héros plus noir  que jamais ! - GAMERGEN.COMThe Batman : ils ont vu le film ! premiers retours "on dirait un film  d'horreur"

Robert Pattinson s’est efforcé après la série de films Twilight, mauvaise mais bankable de construire une filmographie exigeante chez David Cronenberg (Cosmopolis, Map to the stars), chez l’excellent David Michôd dans le non moins excellent « The Rover« , dans le  « Life » d’Anton Corbijn, « The Lost City of Z » de James Gray ou le plutôt réussi « Good Time » ou l’excellent « High life » de Claire Denis. Sa filmographie est donc exigeante et commence à avoir une sacrée gueule. On le verra bientôt dans TENET du maitre Christopher Nolan, LA classe ! Il sera le prochain Batman, dans The Batman malgré une levée de boucliers peu justifiée.

Repoussé encore et encore, le prochain Batman devenait une arlésienne. Ben Affleck a été gentiment viré du fait de sa prestation légumistique liée à sa forte dépression et son penchant pour l’alcool. A l’origine il devait réaliser le film…mais çà c’était en 2015, il y a 4 ans ! Avant qu’il ne jette l’éponge. Et pour rappel, le dernier film solo avec Batman remonte à The dark knight rises de Christopher Nolan, sorti en 2012, il y a 8 ans déjà ! Le cinéaste Matt Reeves, fort de ses succès sur les deux derniers films « La planète des singes » ou de Cloverfield, est donc chargé de réaliser pour la Warner le prochain Batman. C’est plutôt une bonne idée et il semblerait que le film soit construit sur une idée de polars noir avec une enquête du caped crusader.

Pour les méchants, nous verrons Zoë Kravitz (Mad Max, Les animaux fantastiques) en Catwoman, livrera t-elle une prestation digne de Michelle Pfeiffer dans Batman le Défi ? Le discret mais brillant Paul Dano en Homme-Mystère (the Riddler), qui espérons fera oublier Jim Carrey dans l’affreux Batman Forever. Paul Dano a été découvert dans There will be blood et Little Miss Sunshine, il a fait office de merveilleux seconds rôles dans Prisoners de Denis Villeneuve,  Twelve Years a Slave de Steve McQueen, Youth de Paolo Sorrentino,  Okja de Bong Joon-ho. Pas des premiers rôles mais que d’excellents films. Pas con comme choix…

Colin Farrell reprendra l’autre rôle inoubiable du film de Burton, Batman, le défi, celui du Pingouin, antagoniste culte auquel Danny DeVito avait donné ses lettres de noblesse. Farrel est bon et nul doute qu’il tentera une approche radicalement différente. Andy Serkis sera Alfred le majordome. John Turturro sera le mafieux Carmine Falcone et Jeffrey Wright le célèbre commissaire Gordon Le premier teaser a été diffusé au DC FanDome de 2020 et promettait un film noir, une enquête, comme promis par Matt Reeves, très différente des autres versions de Tim Burton, Joel Schummacher, Christopher Nolan et Zack Snyder. Cette première bande-annonce promet un film très violent et sombre en effet.

Voici les bandes-annonces :

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Le film est attendu pour le 2 mars 2022.

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« Belfast » de Kenneth Branagh avec Jamie Dornan et Judie Dench

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Belfast - film 2021 - AlloCiné

Kenneth Branagh a eu une carrière curieuse de réalisateur. Il se constitua une carrière autour de William Shakespeare dans les années 90. Après ses premiers films réussis « Dead Again » et « Les amis de Peter« , il enchaina sur plusieurs adaptations plus ou moins libres de Shakespeare avec « Beaucoup de bruit pour rien« , un énorme « Hamlet » en 1996, puis « Peines d’amour perdues« . Dans les années 2000, ses réalisations pâlirent avec sa réadaptation râtée de Le Limier de Joseph L. Mankiewicz, La Flûte enchantée et Comme il vous plaira. Il cherche alors en tant qu’acteur à devenir populaire via des blockbusters comme « Wild Wild West« , « Walkyrie« , ou chez Woody Allen avec « Celebrity« .

En 2011 il se met au service de Marvel et réalise le premier Thor, avec plutôt une réussite au final. En 2015, son Cendrillon pour Disney est un succès et recueille une bonne presse. Il enchaine un autre blockbuster en réadaptant le classique de Agatha Christie, « Le crime de l’Orient-Express« , plutôt fadasse. Comme ce fut un succès il adaptera « Mort sur le Nil » et ré endossera le rôle de l’inspecteur Hercule Poirot qui devait sortir en 2020 et a été décalé à l’automne 2021. En 2020 son blockbuster « Artemis Fowl« , adaptation d’un roman pour ados , a été directement sorti sur Disney plus et s’est fait descendre méchamment par la presse. Il est donc temps que l’acteur-réalisateur retourne à de plus petits budgets dans lesquels il excelle. Ce sera sans nul doute le cas de Belfast, où on suivra un jeune garçon et sa famille ouvrière vivent la tumultueuse fin des années 1960. Jamie Dornan et Judie Dench entoureront un casting de nouvelles têtes.

Sortie le 2 mars 2022

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« Ogre » de Arnaud Malherbe Avec Ana Girardot, Giovanni Pucci, Samuel Jouy

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  Ogre - film 2021 - AlloCiné

Fuyant un passé douloureux, Chloé démarre une nouvelle vie d’institutrice dans le Morvan avec son fils Jules, 8 ans. Accueillie chaleureusement par les habitants du village, elle tombe sous le charme de Mathieu, un médecin charismatique et mystérieux.  Mais de terribles événements perturbent la tranquillité des villageois : un enfant a … Le cinéma de genre fantastique français s’est illustré brillament en 2021 avec Teddy, ou La Nuée. Ce nouvekl essai d’un jeune réalisateur prometteur a reçu de très bonnes critiques en festival. Je suis donc curieux.

Sortie le 29 mars 2022

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« Notre-Dame brûle » de Jean-Jacques Annaud

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Notre-Dame brûle — Wikipédia

Jean-Jacques Annaud reconstitue heure par heure l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale subissait le plus important sinistre de son histoire. Et comment des femmes et des hommes vont mettre leurs vies en péril dans un sauvetage rocambolesque et héroïque.

Sortie le 16 mars 2022

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« L’Ombre d’un mensonge » de Bouli Lanners

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L'Ombre d'un mensonge - film 2019 - AlloCiné

Phil, un homme d’âge mur, vit dans une petite communauté presbytérienne sur l’Île de Lewis, au nord de l’Ecosse. Une nuit, il est victime d’une attaque qui lui provoque une perte de mémoire. Millie, une presbytérienne qui s’occupe de lui, prétend alors qu’ils s’aimaient en secret avant son accident… Bouli Lanners est non seulement un merveilleux acteur mais il a proué qu’il était aussi un très bon réalisateur avec EldoradoLes Géants ou « Les Premiers, les Derniers« . Forcément chacun de ses films est attendu.

Sortie le 23 mars 2022

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« Alerte Rouge » des studios Pixar et Disney

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Alerte rouge - film 2022 - AlloCiné

Avec « Alerte rouge », Disney et Pixar vous présentent Mei Lee, 13 ans, une ado sûre d’elle-même et ringarde, tiraillée entre son envie de rester une jeune fille obéissante et les chaos de la puberté. Sa mère, Ming, protectrice voire légèrement envahissante, n’est jamais bien loin d’elle, au grand désespoir de l’adolescente. Et comme si les changements qui s’opèrent, émotionnels et physiques, ne suffisaient pas, lorsqu’elle s’excite de trop, autant dire tout le temps, elle se transforme en panda roux géant ! Réalisé par Winner Domee récompensé aux Academy Award (Short Pixar « Bao ») et produit par Lindsey Collins.

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Sortie le 30 mars 2022

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« Irréductible » de Jérôme Commandeur

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César 2017 : La performance réussie de Jérôme Commandeur en maître de  cérémonie - Puremedias

Le comique Jérôme Commandeur a réussi ces dernières années à se tailler une place à part dans le stand up par un humour caustique qui fait mouche et convainc tant le grand public que l’intellingencia parisienne. On a hâte de voir si le passage derrière la caméra se fera avec autant de talent que ses spectacles. Le pitch garantit lui du politiquement incorrect comme il l’affectionne. Le pitch : Chargée d’écrémer la Fonction publique, une inspectrice ministérielle va utiliser tous les moyens en son pouvoir… Mais Vincent Peltier, fonctionnaire aux Eaux et Forêts à Limoges, n’est pas du tout décidé à abandonner son travail « garanti à vie » !

Sortie le 30 mars 2022

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« En corps » : Cédric Klapisch retrouve Pio Marmai et François Civil dans le milieu de la danse classique

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Trailer du film Ce Qui Nous Lie - Ce Qui Nous Lie Bande-annonce VF -  AlloCiné

Après « Ce qui nous lie » et « Deux moi« , Cédric Klapisch retrouvera une 3ème fois François Civil et une seconde fois Pio Marmai (Ce qui nous lie) aux côtés de Marion Barbeau pour son prochain film « En corps ». Elise, danseuse classique très prometteuse blessée lors d’un spectacle, apprend qu’elle ne pourra plus danser. Elle s’essaye à une nouvelle carrière, mais va renaître et découvrir une nouvelle vie en abordant la danse contemporaine. Denis Podalydès et Muriel Robin complètent le casting.

Sortie le 30 mars 2022

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« Maigret » de Patrice Leconte avec  Gérard Depardieu

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Maigret - film 2021 - AlloCiné

Il est loin le temps où Patrice Leconte était l’un des grands réalisateurs populaires français. Il a marqué le cinéma français avec son dyptique Les Bronzés à ses chefs d’oeuvre avec Jean Rochefort, « Tandem« ,  « Le Mari de la coiffeuse », « Ridicule » ou ses autres bijoux « Monsieur Hire », « Les Grands Ducs « , « La Fille sur le pont »…puis début des années 2000 ses films sont bons sans avoir l’éteincelle de magie comme  »La Veuve de Saint-Pierre », « L’Homme du train » ou « Confidences trop intimes » alternant avec des films de plus en plus râtés et échecs cuisants comme   »Félix et Lola », « Rue des plaisirs », « Les Bronzés 3″, « La Guerre des miss », « Voir la mer ». Que lui est-il arrivé ? On l’a perdu et il me manque…

Bientôt 15 ans de films inutiles et fades, maladroits là où avant il atteignait une forme de poésie. A 74 ans, il décide d’adapter MAIGRET, le célèbre détective français avec l’ogre Depardieu. Ceci peut donc être très mauvais et oubliable mais Depardieu a certes sombré dans une boulimie de tournage en s’en foutant souvent, il a tout de même réussi depuis 20 ans à jalonner sa filmo de quelques très bon rôles et parfois il a du flair. Alors j’espère un retour en grace de Patrice Leconte ! Maigret enquête sur la mort d’une jeune fille. Rien ne permet de l’identifier, personne ne semble l’avoir connue, ni se souvenir d’elle. Il rencontre une délinquante, qui ressemble étrangement à la victime, et réveille en lui le souvenir d’une autre disparition, plus ancienne et plus intime…

Sortie le 06 avril 2022

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« Les Animaux fantastiques, les Secrets de Dumbledor »

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Les Animaux Fantastiques : Les Secrets de Dumbledore a son trailer - E-C

Johnny Depp a donc été viré des « Animaux fantastiques » et remplacé par Mads Mikkelsen. Les « Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald » était un sacré navet, mal écrit et assez laid à regarder. Espérons que cette nouvelle incursion dans le passé de Dumbledore, joué par Jude Law, apporte un peu de magie et non juste des billets verts à Warner. Bande-annonce :

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Le film sort le 13 avril 2022

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« La Petite bande » de Pierre Salvadori

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La Petite Bande de Pierre Salvadori (2021) - UniFrance

Le réalisateur de « Cible émouvante » avec Jean Rochefort, Guillaume Depardieu et Marie Trintignant, de « Les Apprentis » avec toujours le fils Depardieu et Cluzet, ou du tr_ès bon et récent « En liberté » revient avec un film porté par des ados. Le pitch : Dans une petite ville de Corse. Cat, Fouad, Antoine et Manu, 12 ans, ont un plan : mettre le feu à l’Usine Chambon qui pollue la plus belle rivière du coin. Mais chaque initiative est soumise au vote et les constantes égalités paralysent l’action. La petite bande décide alors d’engager un 5e comparse pour se départager. Aimé, un enfant toujours seul, est choisi à sa grande surprise. Avec son arrivée, les évènements vont se précipiter…et se compliquer terriblement !

Le film sort le 13 avril 2022

« Un talent en or Massif » : Nicolas Cage jouera lui-même dans un film méta totalement délirant

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Un talent en or massif : Un trailer pour la comédie ...Un Talent en Or Massif avec Nicolas Cage : la bande ...

Nicolas Cage tourne certes plein de bouses depuis 20 ans de façon boulimique, éloigné des studios, mais il adore jouer et parfois ses projets donnent de très bon films comme « Mandy« , dans PIG ou dans JOE. C’est surtout un incroyable acteur sous-estimé de part sa filmographie hiératique.

« Un talent en or Massif » pourrait être l’un de ces films barrés totalement génial. Nicolas Cage y jouera Nicolas Cage, un acteur endetté mené par le bout du nez par une version alternative de lui-même dans les années 90 qui le vilipende car il ne tourne que des films ineptes.

Pour rembourser une partie de ses dettes, Cage se rend à l’anniversaire d’un milliardaire mexicain. Lorsqu’il est recruté par la CIA pour enquêter sur les activités criminelles du milliardaire, il va devoir jouer le rôle… de sa vie. Évidemment avec un pitch pareil où l’acteur se moque de lui-même avec un dixième degré et un recul qui force le respect, on ne peut qu’être excité à l’idée que le film soit réussi. Tom Gormican qui réalise, n’a rien fait de notable avant. Pedro Pascal et Neil Patrick Harris complètent le casting.

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Le film sort le 20 avril 2022

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« Les Sans-dents » de Pascal Rabaté Avec Yolande Moreau, Gustave Kervern, François Morel

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Les Sans-dents, Long-métrage cinéma, 2019-2020 | Crew United

Un clan vit à rebours de la civilisation, dans l’inframonde d’une décharge. Cette mini-tribu recycle en toute illégalité notre rebut pour s’aménager de manière étonnante un hameau de bric et de broc. La vie pourrait ainsi couler si une équipe policière ne se mettait sur leurs traces… Le célèbre scénariste et dessinateur de BD n’a pas réussi jusqu’à présent à transformer l’essai en tant que réalisateur. Sera t il inspiré cette fois ci ?

Sortie le 20 avril 2022

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« Nitram » de Justin Kurzel

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Nitram - film 2021 - AlloCiné

Justin Kurzel est un réalisateur australien remarqué il y a 10 ans pour Les Crimes de Snowtow dont l’adaptation du jeu Assassin’s Creed a bien failli l’enterrer. Mais son récent et bilant Le Gang Kelly (True History of the Kelly Gang), sorti en vidéo, a montré qu’il avait un énorme potentiel. Son Nitram s’intéresse à la tuerie de Port-Arthur en Tasmanie, en 1996, et pourrait surprendre la croisette. Le film a marqué Cannes 2021 et son jeune acteur, Caleb Landry Jones est reparti avec le prix d’interprétation !

Sortie le 20 avril 2022

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65 : Adam Driver pour les scénaristes de « Sans un bruit »
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 https://media.vogue.fr/photos/5e9ec1612ce8bb0008c21b28/1:1/w_2832,h_2832,c_limit/Adam_Driver__2016_Window_Frame_Films_Inc-__Photo_by_Mary_Cybulski-jpg.jpg
Adam Driver n’a pas seulement été Kylo Ren dans la dernière trilogie Star Wars, particulièrement ratée. Découvert dans la série Girls, on l’a vu dans le génial Frances Ha de Noah Baumbach,  Midnight Special de Jeff Nichols, Paterson de Jim Jarmusch, Silence de Martin Scorsese, Logan Lucky de Steven Soderbergh,  BlacKkKlansman de Spike Lee,  L’Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam, The Report de Scott Z. Burns, et évidemment Marriage Story de Noah Baumbach. Je n’ai mis que les films réussis. Mais donc çà fait déjà une sacrée filmographie en 10 ans, à 36 ans seulement !
Le Annette de Léos Carax, Annette comme Le dernier Duel et House of Gucci de Ridley Scott ont montré qu’il était ULTRA hype et la fusée va même s’accélérer.
65 sera un thriller de science-fiction et d’horreur. Il sera écrit et réalisé par les scénaristes du succès Sans un bruit, Scott Beck et Bryan Woods. Le film sera co-produit par Sam Raimi soit pas un perdreau de l’année.
Sortie le 27 avril 2022
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« Doctor Strange in the Multiverse of Madness » : Sam Raimi de retour aux supers héros  !

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cinéma : Docteur Strange cartonne en salles en France ! #Marvel ...La Triforce du Geek: LA TRILOGIE SPIDER-MAN DE SAM RAIMI: SPIDER-MAN 3

En 2016 sortait Docteur Strange, super héros moins connu mais indispensable à Marvel pour poursuivre son univers étendu et remplacer à terme Tony Stark / Iron man en représentant plus âgé et brillant de la league de super héros Avengers.

Le film a rapporté 667 M$ dans le monde, ce qui n’est pas parmi les plus gros succès de Marvel ces dernières années, qui s’est habitué à dépasser le milliard. Mas compte tenu du budget et de l’objectif de poser le personnage, très différet, auprès du public, ce fut un succès. Le réalisateur Scott Derrickson devait logiquement reprendre la main mais s’est fâché pour différents artistiques avec Mickey. Doctor Strange in the Multiverse of Madness était donc sans réalisateur mais Marvel vient de frapper un grand coup. Dhabitude la firmùe embauche des réalisateurs/faiseur en devenir mais pas des pointures.

Seul Kenneth Branagh fut embauché » sur Thor en 2011 mais c’est bien le seul réalisateur connu (avant de tourner) recruté par Marvel. La magie et les univers parallèles seront cette fois-ci confiés à Sam Raimi ! Oui ! Celui qui a réussi les adaptations des trois premiers Spider Man début des années 2000, que l’on ne cesse de comparer aux quatre films suivants sans odeurs ni saveurs. Sam Raimi a été très discret dans les années 2010 après l’échec du Monde fantastique d’Oz en 2013, son dernier film en date !

Si il a plusieurs projets sur le feux plutôt intéressants, on sent bien que depuis 13 ans et Spider Man 3, le réalisateur se bouffe les doigts d’avoir fait un gros doigt d’honneur à Sony pour un Spider Man 4. A 60 ans, il est donc de retour pour adapter un super héro Marvel et c’est sur son expérience dans l’horreur (Evil dead) et dans le super héros, que Marvel a souhaité le solliciter. Je vous recommande d’ailleurs de revoir son excellent film Un plan simple.

Sortie le 04 mai 2022

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« The Northman »  film de vikings de Robert Eggers, réal de « The Lighthouse » avec Alexander Skarsgård, Willem Dafoe et Nicole Kidman et Björk

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Après son film remarqué sur la sorcellerie,« The Witch », le réalisateur américain Robert Eggers a eu la presse et votre blanc lapin dévoué de son côté avec The Lighthouse, sorti fin 2019.

Robert Pattinson et Willem Dafoe y étaient des gardiens de phare sombrant peu à peu dans la folie. Un film vraiment excellent. Son projet suivant et en train de devenir un des plus hype du cinéma indépendant américain. Alexander Skarsgård partagera l’affiche avec les géniaux Willem Dafoe et Nicole Kidman mais aussi la star qui monte, Anya Taylor-Joy (Split). pour compléter le casting. Alexander Skarsgård est connu pour la série True Blood, le Melancholia de Lars von Trier , la série HBO Big Little Lies ou The Little Drummer Girl de Park Chan Wook. Bill Skarsgård, son jeune frère est essentiellement connu pour le remake de et sa suite.

The Northman se situera chez les Vikings en plein 10ème siècle. Peu d’infos ont fuité si ce n’est qu’il s’agira d’une histoire de revanche chez le peuple islandais culte et que le casting est alléchant. La chanteuse Björk, qui s’était jurée de ne plus faire de cinéma après Dancer In the Dark de Lars von Trier il y a 20 ans, pourra parler de son expérience traumatisant sur le plateau avec Alexander Skarsgård puisqu’elle a accepté pour notre plus grand plaisir cinéphile, de retourner devant une caméra pour un metteur en scène.

Bande-annonce :

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Sortie le 18 mai 2022

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« Top Gun: Maverick » De Joseph Kosinski Avec Tom Cruise, Jennifer Connelly, Miles Teller

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Suite des aventures de Pete ‘Maverick’ Mitchell, à une époque où les pilotes de chasse sont menacés par des drones nouvelle génération.
Pas sûr d’aller le voir vu que j’ai détesté l’original. Ou alors sous emprise d’alcool et de plein de 10ème degré, mais alors plein !
Sortie le 25 mai 2022
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John Wick: Chapter 4 avec Keenu Reeves
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John Wick Chapter 4 Release Date, Cast, Plot & News - MovieLoka
Suite de l’énorme saga d’action à succès qui a relancé la carrière de Keanu Reeves.
Sortie le 25 mai 2022
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« Jurassic World: Le Monde d’après » De Colin Trevorrow
Jurassic World: Le Monde d'après : Photos et affiches - AlloCiné
 Colin Trevorrow vient conclure la trilogie vet le sixi-me film autor desdnosaurs réscussités.
L’ensemble du casting des films de Spielberg revient pour de vrais rôles et plus de simples caméos.
Après question surprises, on peut douter de l’effet…
Sortie le 08 juin 2022
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« Buzz l’éclair », un film sur Buzz l’Éclair de Toy Story
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Surprise! Buzz Lightyear has full head of hair in new trailer — and fans  can't get over it

Si Buzz l’éclair est l’un des héros cultes de la saga Toy Story de HBO, le studio Disney ne compte pas terminer l’aventure sur cet épisode 4 et souhaite tirer la corde jusqu’au bout du bout.Un film Pixar serait développement autour du personnage de Buzz l’Éclair mais pas la version jouet, la version d’un buzz l’éclair avec une aventure galactique, comme le dessin animé censé avoir inspiré le jouet dans Toy Story. Ce sera donc un Pixar de science-fiction qu’il se croyait être sur grand écran. La réalisation de ce  »Lightyear » a été confiée à Angus MacLane, co-réalisateur sur Le Monde de Dory et animateur sur Le Monde de Nemo, Wall-E, Là-haut, Toy Story 2 et Toy Story 3. Donc on peut dre qu’il connait trèèèès bien le personnage.

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Sortie le 22 juin 2022
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« Elvis Presley » de Baz Luhrmann
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Baz Luhrmann a trouvé son Elvis Presley, et c'est l'acteur Austin Butler Résultat de recherche d'images pour "Tom Hanks"Résultat de recherche d'images pour "Maggie Gyllenhaal"
Warner Bros a décidé de relancer le projet de biopic sur Elvis Presley. Baz Luhrmann s’occupera de la mise en scène et on imagine très bien son style parfois kitch (Moulin Rouge, Gatsby le Magnifique) pour un tel projet. Le film serait tourné fin 2019 pour une sortie fin 2020 début 2021. Le biopic suivrait deux époques de la vie du King, l’une à ses 20 ans et l’autre vers ses 35 ans. Austin Butler jouera le king. L’acteur de 27 ans a joué dans les séries The Carrie Diaries et Les Chroniques de Shannara.
Il a débuté à Broadway dans la pièce Le marchand de glace. Maggie Gyllenhaal jouera la mère d’Elvis. Cette dernière est morte d’une cirrhose du foie en 1958 alors que son fils était au service militaire. Tom Hanks interprétera son imprésario, le Colonel Tom Parker.
Sortie le 22 juin 2022
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Thor : Love and Thunder : Taika Waititi reprendra du service à la réalisation de Thor 4ème du nom
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Thor Ragnarok était une excellente surprise, coloré et pulp à mort avec un humour bienvenu et barré. Et c’est Taika Waititi,  réalisateur de « Vampires en toute intimité« , qui réussissait artistiquement le film qui obtient un excellent score au box-office (854 millions de dollars au box-office en 2017).
Son originalité et sa prise de risque sont récompensés puisqu’il est reconduit sur un quatrième film autour de Thor, avec un titre très second degré, Thor : Love and Thunder. Chris Hemsworth retrouvera son rôle aux côtés de Tessa Thompson en Valkyrie. Natalie Portman devrait normalement devenir le nouveau Thor au féminin et voir évoluer son personnage de Jane. L’excellent Christian Bale, serait sur le point de rejoindre le casting dans un rôle inconnu, et de jouer pour Marvel, lui qui incarna Batman pour DC Comics / Warner et la trilogie The dark Knight de Christopher Nolan.
Sortie le 13 juillet 2022
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« Bullet train » : Brad Pitt en tueur à gage dans un train à grande vitesse
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Bullet Train : de Brad Pitt à Lady Gaga, le casting complet du film  d'action de David Leitch (John Wick) - AlloCiné
Le cinéaste David Leitch n’est pas très connu et ses films d’action John Wick, Atomic blonde et Deadpool 2 ne marqueront pas franchement les esprit. Alors bénéficiera t-il du modjo du grand Brad Pitt pour nous sortir un film plus enlevé ? La star est annoncée au casting de cette adaptation du manga japonnais Maria Beetle d’Isaka Kotaro.
On y suit cinq assassins se retrouvant en mission dans un train qui va de Tokyo à Morioka. Très vite ils comprennent qu’ils ont des contrats croisés sur leurs tête. Bullet Train sera donc un film d’action. L’excellent Michael Shannon (Take Shelter, La Forme de l’eau), Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass), Logan Lerman (Percy Jacksqon, Hunters), et Andew Koji (Snake Eyes) complètrent le casting.
Sortie le 20 juillet 2022
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« L’année du requin » : les réalisateurs du décalé « Teddy » passent du loup garou au film de requins avec Marina Foïs, Kad Merad et Jean-Pascal Zadi
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Qui est Jean-Pascal Zadi, la star du film Tout simplement noir ? - VoiciPhotos et affiches de L'ImmortelKad Merad et Cécile de France ... Ensemble pour un film - Purebreak
Les réalisateurs du très remarqué en festivals Teddy, qui sort en juin 2021 au cinéma, vont passer d’un film de genre (loup garou) à un autre, celui du film de requins. Ludovic et Zoran Boukherma réaliseront L’Année du Requin, avec trois acteurs qui viennent de la comédie, Marina Foïs, Kad Merad et Jean-Pascal Zadi. La fratrie de cinéastes suivra la disparition d’un surfeur sur la côte landaise annonçant la présence d’un requin dans la baie d’Arcachon ! Un gendarme maritime qui voulait prendre sa retraite anticipée, décide d’en faire sa dernière mission !
On se doute que les réalisateurs détourneront le genre pour un faire un film différent de tout ce qu’on a vu et c’est réjouissant de voir de jeunes réalisateurs français jouer avec les codes ultra codifiés pour les réinventer !
Sortie le 20 juillet 2022
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« Black Adam » Avec Dwayne Johnson
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Dwayne Johnson partage un premier regard sur le costume d'Adam noir | FR24  News France
Long métrage adapté de DC Comics et consacré à Black Adam, l’ennemi de Shazam.
Sortie le 20 juillet 2022
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LA SUITE DES FILMS 2022 très vite …….

Les meilleurs films du Blanc Lapin 2021 : N°15 à N°1

30 décembre, 2021

En cette année 2021 exceptionnelle pour le cinéma, la plus riche des 12 années de blog du blanc lapin de par l’embouteillage des sorties cinés et de très nombreux films qui auraient du sortir sur deux ans, vous constaterez en tête du classement que j’ai un peu triché en mettant beaucoup de monde sur le podium.

Mais très honnêtement les films en question sont impartageables et ne pas les faire figurer juste parceque 2021 est une double année cinéma, aurait été injuste tant ils sont brillants chacun à leur manière.

Une année marquée par un cinéma français dans une forme incroyable (17 des 38 films que j’ai sélectionnés à plus de 4 lapins sur cinq) avec beaucoup de nouveaux talents et la naissance d’un cinéma de genre « à la française » (3 films français de genre fantastique dans la sélection).

Vous noterez aussi un cinéma iranien au sommet avec trois longs métrages dans la liste.

Le cinéma se renouvelle par de nouveaux talents puisque 15 des 38 films sont d’auteurs n’ayant jamais figuré dans mes classements les 11 fois précédentes !

Donc sur 125 films sortis et vus cette année 2021, voici donc la suite du classement des meilleurs films du Blanc Lapin pour 2021 après la première partie ici (classement de N°32 à N°15)

 

 N°15 – « Le discours » de Laurent Tirard

Le Discours - film 2020 - AlloCiné

Laurent Tirard avait surpris en 2018 avec le très bon Le Retour du Héros, comédie très enlevée avec Jean Dujardin et Mélanie Laurent, usant de stratagèmes théâtraux de portes qui claques avec des dialogues et un jeu d’acteurs de très bon niveau. Il faut dire que le réalisateur du Petit Nicolas ou Astérix et Obélix au Service de sa Majesté, n’était pas franchement connu pour être un artiste disruptif. Force est de constater qu’en adaptant au cinéma le livre du dessinateur de BD Fabcaro, le réalisateur a trouvé le matériau idéal pour poursuivre la démarche de son précédent film.

On y suit Adrien, attablé à un repas de famille, famille qu’il connait sur le bout des doigts et qui l’exaspère, alors qu’il attend un sms de sa copine, enfin sa peut être futur ex copine avec qui il est en pause, contre son grès.

Et alors que le repas s’éternise, son beau frère lui demande de faire un discours pour son mariage avec sa sœur. L’angoisse totale car quoi dire à part des banalités, surtout pour un mec timide et réservé.

L’une des grandes réussites du film est sa mise en scène hyper bien rythmée qui joue à fond la théâtralité en revenant toujours à l’unité de lieu de cette salle à manger familiale tout en rentrant dans la tête du héros pour des flashsbacks ou des illustrations vraiment drôles. Dès le début le coté théâtral est hyper assumé avec la présentation des acteurs et du metteur en scène par l’acteur principal, debout sur scène, tordant le cou à une habitude bien ancrée de présentation des équipes au début de chaque film depuis que le cinéma existe.

Les trouvailles et astuces visuelles sont vraiment réussies. Le fait de faire des arrêts sur image avec le héros face caméra qui exprime ses sentiments et ressentis tandis que sa famille est immobile comme sur pause, aurait pu virer au gadget fatiguant et vite lassant. C’est tout l’inverse, puisque le procédé donne du rythme à un scénario qui va chercher par ci par là des moments de vie.

Et le second tour de force de cette comédie est d’être drôle, très drôle, or c’est hyper rare de tomber sur un film intelligemment écrit, avec un scénario ne tombant pas dans le pathos lorsque les messages sont profonds et simples et arrivant à déclencher l’hilarité, oui ! L’hilarité ! Balaise !

Le film a ce coté universel en parlant des petits moments chiants du quotidien et de l’agacement des petits défauts de son conjoint, de ses frères et sœurs et parents. On y voit l’absence d’écoute des un et des autres et l’isolement lié aux habitudes, où chacun raconte sa propre histoire sans toujours parler de l’essentiel parceque c’est rassurant et plus confortable.

L’histoire est tout simplement bien écrite, avec finesse.

Évidemment, ce qui fait que le film décolle c’est son casting. Sara Giraudeau est émouvante et craquante. Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel et Guilaine Londez sont excellents.

Mais la star, la star qui nait devant nos yeux c’est Benjamin Lavernhe, évidemment !

Bien que sociétaire de la comédie française, il a été découvert du grand public dans Le sens de la fête où il interprétait face à Jean-Pierre Bacri un marié exécrable mais tellement drôle. Puis il enchainait un super second rôle de meilleur copain de François Civil dans Mon inconnue. Et enfin vous l’avez peut-être vu en amant veule dans Antoinette dans les Cévennes l’an dernier.

Benjamin Lavernhe décroche ici son premier premier rôle dans un film suffisamment grand public pour qu’il se fasse un nom. Et sa carrière ne fait que commencer.

A 37 ans, il me fait penser à des acteurs comme Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean Pierre Marielle, Jean Pierre Bacri…des acteurs qui ont explosé sur le tard car ils n’étaient ni des jeunes premiers ni des monsieur tout le monde. Leur visage ou leur dégaine les rendaient atypiques et leur phrasé ou leur façon de jouer les rendait identifiables tant dans la comédie que dans le drame, avec toujours une sensibilité qui renversait le spectateur. Benjamin Lavernhe est exactement de cette veine là d’acteurs. Dans Le Discours, il alterne les émotions avec grâce et humour et porte le film sur ses épaules avec un talent évident. Je suis très content pour lui du succès probable du film et de la réussite artistique du long métrage. Il lui fallait un accélérateur de carrière ciné pour le plus grand bonheur des spectateurs (encore une fois en tant que sociétaire, il a du taf à vie). J’ai hâte de le voir déployer son talent dans plein d’autres rôles divers et variés. Rien que pour lui, le film vaut le coup d’être vu.

Le discours est très réussi et subtil, ce qui est rare sur de la comédie, genre complexe à tenir de bout en bout en équilibre.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

 

N°14 – « Matrix Resurrections » de Lana Wachowski

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Il est toujours casse gueule de reprendre une franchise presque 20 ans après. Pourtant Lana Wachowski a décidé de le faire sans sa sœur et sur un des hits de SF les plus emblématiques des années 2000, à l’époque où elles étaient frères.

Autant j’avais beaucoup aimé Matrix pour son côté révolutionnaire en termes d’effets spéciaux autant les deux suites m’avaient gonflées car je e comprenait rien à l’histoire qui se perdait dans des circonvolutions inutiles.

« Matrix Resurrections » a d’abord l’humour de se moquer de la propre saga Matrix mais aussi sur le fait de faire des suites et des reboots à Hollywood dans des scènes particulièrement drôles et surprenantes au début du film. On commence donc par un film méta qui regarde dans son propre miroir et la raison de faire une suite avec un humour qui faisait particulièrement défaut aux prédécesseurs.

Et là on comprend que Lana Wachowski ne revient pas pour le fric, pas du tout. Elle revient avec l’envie de réer de la nostalgie chez le spectateur tout en le ramenant dans la matrice via des scènes brillamment réalisées. Évidemment vous n’aurez pas l’effet de surprise et elle le sait et axe donc une bonne partie de l’histoire sur des dialogues, des climax, des jeux de dupes distrayant et intelligents. Elle fait évidemment du fan service en raccrochant tous les wagons et en expliquant les liens mais c’est léger et surtout, le film est terriblement fun, comme le premier du nom, et c’est le plus bel hommage qu’elle pouvait apporter.

Les nouveaux personnages introduits sont très bien écrits et utiles à l’histoire. On s’y attache, mention particulière à Buggs (rapport aux bugs et à Buggs Bunny.

Au delà de la virtuosité de la mise en scène que la réalisatrice n’a pas perdu, on est pris d’émotion par le retour de Carrie Anne-Moss et Keenu Reeves, excellents de classe et d’autodérision.

Le plus fascinant dans « Matrix Resurrections » est cette capacité à divertir tout en faisant réfléchir le spectateur sur la notion d’abrutissement par l’écran, les séries et tout le show produit aujourd’hui et qui au final rend le spectateur gavé de productions nouvelles comme les humains sont nourris par les machines pou qu’elles survivent elles-mêmes. Et sans cesse le film utilise des concepts de réalité qu’il introduit dans sans histoire pour les dénoncer à qui saura les déchiffrer, tel un code et tel que le font les personnages. C’est malin voir brillant dans un blockbuster. Ceci va jusque dans le fait de rire du « déjà vu » via un chat appelé ainsi, en montrant des images des précédents films et en montrant que la réalisatrice n’est pas dupe et ne prend pas ses spectateurs pour des idiots, bien au contraire.

C’est d’ailleurs tout l’amour et le respect de la réalisatrice pour son matériau et ses fans qui transpire au visionnage de ce film que je n’attendais pas aussi réussi et mature.

Moi qui ne suis pas particulièrement fan aveuglé des trois films précédents, j’ai tout compris car la réalisatrice prend soin de résumer, expliquer et virer tout ce qui était nébuleux dans les histoires précédentes. Inutile donc de revoir les trois films, vous comprendrez très aisément.

Et puis le film est émouvant en plus d’être drôle, ce que je n’avais pas ressenti avec les trois précédents films.

Le film est déconcertant, complexe sans être inaccessible, spectaculaire tout en ayant un charme fou. Une très grande réussite.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

 

N°13 – « Un Héros » de Asghar Farhadi

Un héros - film 2021 - AlloCiné

Pitch : Rahim est en prison à cause d’une dette qu’il n’a pas pu rembourser. Lors d’une permission de deux jours, il tente de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le versement d’une partie de la somme. Mais les choses ne se passent pas comme prévu…

Le plus célèbre des cinéastes iraniens revient et clôture une année cinéma 2021 marquée par trois grands films iraniens, La loi de Téhéran, Le diable n’existe pas et donc « Un Héros« .

Car avec cette histoire à la thématique surprenante et vraiment original, le maitre iranien, Asghar Farhadi, revient à son meilleur niveau avec un film qui fait penser à l’un de ses chef d’œuvre, Une séparation.

Asghar Farhadi commence d’abord par nous décrire une histoire qui se passe très bien autour d’un personnage naïf mais solaire, à qui la chance semble sourire. On a le sourire aux lèvres devant toutes ces portes qui s’ouvrent, un peu interloqué par l’attitude des geôliers avant de comprendre le poids de l’image et le fait qu’ils utilisent son acte héroïque pour faire oublier leur mauvaise image. Car et c’est là ce qui est très surprenant, l’Iran vit aussi au rythme des réseaux sociaux, de l’immédiateté, du qu’en diras t on ? qui dépend de l’image renvoyée à la société. Ce n’est que dans la seconde partie, lorsque l’histoire s’emballe dans le mauvais sens et que le personnage s’enfonce dans ses mensonges, que l’on comprend l’envers du décors, la face sombre de cet étalage public et de ses conséquences. Au final on n’est pas très loin d’un schéma occidental sauf qu’il est passionnant de le voir appliqué à la société civile iranienne. On voit les gens vivre, se déchirer, se soutenir. On voit le rôle d’associations qui aident les condamnés à mort ou les victimes d’injustices et surendettements. L’auscultation de cet Iran de 2020 est en soit fascinante.

Mais le réalisateur créé une tension, une angoisse qui monte et étouffe le personnage avec le brio qu’on lui connaissait dans ses meilleurs opus. La mécanique kafkaïenne est terrible d’autant qu’on voit les rouages se gripper et l’histoire partir à conte sens, incapables d’agir et ayant envie de crier à cet individu gentil et naïf qu’il fait les mauvais choix.

L’idée de faire mentir un personnage aussi solaire et sympathique, juste par la facilité qu’il pense avoir à simplifier les problèmes, est géniale. Car si au début on se dit que ces mensonges ne portent pas à conséquences, le scénario nous les renvoie en pleine figure. Et le plus intéressant est que le réalisateur ne porte pas de jugement moral sauf sur la police manipulatrice et manquant de décence.

« Un Héros » est un thriller captivant de bout en bout et magistralement mis en scène et interprété.

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N°12 – « La terre des hommes » de Naël Marandin

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Le cinéma français est en très très grande forme. Après les superbes films de genre « Teddy« , « La Nuée« , le magnifique comte « Gagarine« , pour ceux qui ont accroché la Palme d’Or Titane, le tour de force de mise en scène « Annette« , l’excellent polard « Bac Nord« , voici un nouveau grand film.

Sur le papier l’histoire de « La terre des hommes«   a tout du sujet ultra casse gueule.

C’est un peu #MeToo rencontre le drame paysan et donc forcément, mélanger deux thèmes sociétaux parmi les plus médiatisés de ces dernières années aurait pu franchement vriller putassier et facile.

Il n’en n’est rien grâce d’une part à une réalisation au cordeau, qui sait alterner caméra qui suit de dos l’héroïne, la prend en plan super serré lorsqu’elle est perdue, sait s’échapper pour filmer la campagne et l’angoisse, l’isolement qui peut se dégager de certains paysages.

Bien sûr, Naël Marandin filme l’emprise avec un Jalil Lespert en prédateur sans scrupules qui piège sa victime par son pouvoir et surtout sa manipulation. Les cadres sont physiquement étouffants. Et c’est en partie la force du film, que de ne pas tomber dans une histoire de viol évidente mais dans un viol perpétré par un prédateur qui met le doute, lui insère dans la tête tout le poids de la culpabilité. La scène est d’ailleurs très importante car elle montre sur quoi le prédateur va se défendre et surtout le fait qu’il est lui-même convaincu d’avoir recueilli un consentement. Cette nuance et ce double regard de l’un et de l’autre est sacrément gonflé mais donne une force, une puissance au propos.

Diane Rouxel est prodigieuse dans ce rôle et mériterait un César pour cette prestation intériorisé, ce regard de doute, puis de détermination, puis de peur, parfois mélangés ensemble.

Car  »La terre des hommes » parle aussi de la dureté du monde payant, avec un Olivier Gourmet en père aimant mais dépassé, toujours aussi excellent ou un Finnegan Oldfield, en compagnon à fleur de peau, qui se bat pour avoir des rêves, qui croit que le couple peut faire son trou dans ce milieu d’une dureté incroyable.

On y voit des ordures, des rapaces prêts à dépecer le premier collègue qui sera mis en liquidation judiciaire, dépendant d’autorités agricoles très politiques où le pouvoir est détenu par quelques uns, dont le loup de l’histoire.

Le film a donc cette double facette, ce double intérêt de traiter de la pauvreté paysanne, de la jeunesse paysanne qui voit tout de même de l’espoir et se bat pour des projets, confrontée à la froideur d’une administration gangrénée par quelques apparatchiks qui ont droit de vie ou de mort sur leurs rêves. Et face à cela, le  réalisateur ajoute le sujet de l’emprise.

La maitrise du sujet…enfin des sujets, le scénario taillé avec justesse, le jeu des acteurs impeccable font de « La terre des hommes«   une excellente surprise de cette rentrée de septembre.

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N°12 – Ex Aequo – « Don’t Look Up: Déni cosmique » de Adam McKay

Don't Look Up: Déni cosmique - Ciné-Feuilles

Le pitch : Deux piètres astronomes s’embarquent dans une gigantesque tournée médiatique pour prévenir l’humanité qu’une comète se dirige vers la Terre et s’apprête à la détruire.

C’est donc l’un des csting les plus hype de l’année que se aie Netflix avec accrchez-vous Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Jonah Hill, Timothée Chalamet, Mark Rylance, Ron Perlman ou Ariana Grande pour les plus connus.

Et c’est un uppercut irrévérencieux très réussi pour Adam McKay, réalisateur oscarisé de l’excellent The Big Short en 2015 et qui a depuis officié sur la série Succession.

Le réalisateur livre un film extrêmement rythmé, grâce à la bonne idée de la menace d destruction du monde et un jeu d’acteurs au sommet, tous étant au top et Di Caprio renouant avec la comédie dans laquelle il a finalement peu eu d’occasions à part Attrapes moi si tu peux de Spielberg. Mais surtout le film est extrêmement drôle et passe au vitriol toute la sottise humaine de la société d’aujourd’hui, chacun en prenant plein la gueule.

Les politiques passent pour des demeurés incompétents qui surfent sur le marketing inconscients des dangers qu’ils sont e charge de régler par des décisions courageuses. Sauf qu’ils n’y comprennent rien et s’en contrefoutent tandis que les journalistes font du sensationnalisme et du show ou alors si ils sont plus sérieux, manquent de courage face aux autorités. Quand au quidam moyen, c’est un bon gros consommateur rivé à son smartphone et complétement décérébré. Bref, il n’ a personne à sauver tant l’humanité est devenue décérébrée et l’homme ultra égocentré.

Aux Etats-Unis le film n’a visiblemnt pas fait rire tout le monde et son accueil est divisé, certains se sentiraient ils visés ? Rassurons les ! C’est une satire donc c’est exagéré, comme le Docteur Folamour en son temps… et le problème c’est que se sentir autant visés et le prendre aussi mal, c’est louche non ?

Adam McKay utilise la farce ironique limite nihiliste avec une telle rage que çà fait franchement du bien. Ce n’est pas démago, c’est juste faire rire à partir élèvements qui vous rappelleront des situations pathétiques hélas déjà vues en moins trash et c’est là que le film devient limite flippant. Les fake news et le complotisme, sont évidemment passés au lance flammes.

C’est comme i vous regardiez Mars Attacks en réussi, le film de Burton ayant été l’un de ses premiers pas très inspiré.

Le film est étonnamment sombre, on aurait pu remplacer la comète par les catastrophes climatiques à venir.

Une remarquable réussite dans un style très difficile, celui de faire rire en regardant en face es défis qui attendent le monde.

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N°11 – « Boîte noire » de Yann Gozlan

Boîte noire - Film (2020) - SensCritique

Six ans après « Un homme idéal« , le réalisateur Yann Gozlan retrouve Pierre Niney pour un autre thriller basé sur un concept fort et original.

Il nous immerge pour ceci dans un métier inconnu du grand public, celui de de technicien au BEA, autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile. Un jour un crash aérien du vol Dubaï-Paris dans le massif alpin amène Mathieu Vasseur, joué par Pierre Niney, en tant que responsable de sur l’enquête.

Et là un cercle vicieux va commencer à tourner avec une logique d’engrenages dont sir Alfred Hitchcock n’aurait pas renié la qualité d’écriture.

Car Boite noire a un scénario excellent, qui aurait pu aller trop loin, à force de rebondissements mais qui sait garder un équilibre juste. Il nous ballade d’hypothèses en hypothèses avec une réalisation de premier ordre, qui ne tombe pas dans la facilité et impulse un suspens comme on en voit rarement dans le cinéma français.

Décidément le cinéma français est en très grande forme en cette année 2021 et Yann Gozlan y apporte tout son talent dans la catégorie film à suspens parano.

Pierre Niney trouve ici un de ses meilleurs rôles, d’une justesse impeccable entre intellectuel persuadé d’avoir raison et jeune homme ambitieux pris par l’hubris au point de semer le doute.

Car au delà d’un scénario haletant et d’excellents seconds rôles dont André Dussollier, l’acteur Pierre Niney nous montre la palette de son jeu, de ses regards épris de doutes puis de conviction à la limite de la folie. C’est très très réussi.

On est scotchés de bout en bout par ce thriller excellent où l’obsessionnel efface toutes les frontières entre conviction complotiste et réelle manipulation.

La sobriété du film alliée à une originalité de climax proche du « Chant du loup » fait de ce « Boite noire » un film à voir de toute urgence !

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N°10 – « Stillwater » de Tom McCarthy

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En 2015, Tom McCarthy frappait fort avec Spotlight et ce film sur l’enquête sur les prêtres pédophiles au sein de l’Eglise Catholique. Son film était limite documentaire et reçu de nombreux prix à juste titre.

Aujourd’hui il revient avec un film très original puisqu’il immerge un foreur de pétrole du fin fond de l’Oklahoma en plein cœur de Marseille. Mais quelle drôle d’idée !

On se dit que çà ne va pas prendre, que ceci risque de tomber dans les clichés des américains sur la France ou dans le comparatif balourd entre une Amérique beauf et des situations défavorisées de quartiers. Sauf que pas du tout.

Le film est d’une finesse incroyable, porté par un duo tout aussi improbable.

Matt Damon retrouve un grand rôle comme il n’en n’avait pas eu depuis très longtemps dans cette stature de mâle taiseux, qui ne parle pas un mot de français et se déracine totalement de son Amérique profonde pour sauver sa fille, emprisonnée pour meurtre.

A travers son regard, ses expressions très minimalistes, il réussit à insuffler au personnage un attachement et une histoire, sans avoir besoin d’expliquer son passé. Face à lui Camille Cottin est impressionnante de naturel, avec un anglais impeccable qui lui ouvre les portes d’Hollywood puisqu’on la retrouvera bientôt chez Ridley Scott dans « House of Gucci« . Elle est tout simplement excellente de bout en bout en femme moderne, actrice de théâtre qui va aider cet américain complètement perdu qui ne sait pas à qui s’adresser. La construction de leur relation et d’un cocon de protection avec la fille du personnage de Camille Cottin, va dresser un miroir à la relation père-fille que le personnage a ratée. Cette fille jouée par Abigail Breslin est toute en nuances jusqu’au bout et ajoute une autre dimension au film, surprenante.

« Stillwater« est un grand film, ambitieux et qui aborde avec une grande subtilité la construction et déconstruction de liens familiaux, au-delà des frontières linguistiques, des murs de prison ou des océans.

Et c’est une très belle histoire, qui marque et qui reste dans la tête plusieurs jours tellement la mise en scène caméra à l’épaule, en plans serrés et le jeu des acteurs troublants de vérité et de naturel, font de cette histoire un must de 2021. L’action et le côté thriller alternent avec des scènes plus intimistes et donnent à l’ensemble une vitalité, une force qui font que les 2h20 passent très vite, avec une certaine forme d’évidence. L’évidence des très bons films.

Les nuances de « Stillwater » et ses propos plein de délicatesse en font l’une des plus belles surprises de l’année.

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N°09 – « Sound of metal » de Darius Marder

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Ruben et Lou, ensemble à la ville comme à la scène, sillonnent les Etats-Unis entre deux concerts. Un soir, Ruben est gêné par des acouphènes, et un médecin lui annonce qu’il sera bientôt sourd. Désemparé, et face à ses vieux démons, Ruben va devoir prendre une décision qui changera sa vie à jamais.

« Sound of metal » est porté par l’excellent Riz Ahmed, vu dans Night call, Star wars Rogue One, la série the Night Of, ou Les frères Sisters de Jacques Audiard.

Ici sa frêle silhouette de petit mec énervé va se confronter au mur du silence comme un coup d’arrêt immédiat à une vie, des rêves, une fuite en avant que le personnage orchestrait avec sa copine. Ils étaient restés adolescents et sentaient une liberté mais aussi un stress, celui de ne pas savoir vers où ils allaient. Ce mélange d’inconnu et de kif pour une musique et un art qu’ils adorent, se trouve stoppé net.

Privé de l’audition, de ce qui créait ses plaisirs, son repère au monde et guidait sa passion, le personnage voit alors tout se dérober sous ses pieds.

Dès lors que faire ? L’immersion de ce dernier dans une communauté de sourds muets va alors lui permettre de retrouver l’espoir et surtout de reconstruire un monde, des liens sociaux. Le film est à la fois très rude par la violence de ce qui arrive et cette cassure à laquelle n’importe qui peut s’identifier.

Mais il est aussi porté d’une lucidité sans pathos, et avec de la lumière malgré out, juste que ce n’est pas celle qu’aurait souhaitée le personnage, c’est un chemin imposé.

Le réalisateur, Darius Marder, dont c’est le premier film de fiction à 48 ans, décide de nous immerger dans ce monde du silence en usant des bruits, des sonorités telles que le personnage les perçoit dorénavant puis en nous faisant écouter le vrai son par les personnages extérieurs. Ceci donne au récit une dimension très particulière et au delà d’une excellente direction artistique et d’une direction d’acteur là aussi brillante, le film provoque un sentiment très étrange.

On est pendant deux heures aux côtés de ce jeune homme qui se bat pour ne pas perdre un monde dont il a été expulsé du jour au lendemain pour toujours. Son combat est très émouvant et encore une fois très sobre, pas de mélo. Mais surtout le film provoque à plusieurs reprises une émotion que je n’ai jamais ressentie de la sorte auparavant grâce au thème et au traitement de ce dernier.

Rares sont les films qui allient aussi bien le fond de leur propos et la forme.

Un des grands films de 2021 assurément.

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N°08 – « La Nuée » de Just Philippot

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Le pitch : Difficile pour Virginie de concilier sa vie d’agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour sauver sa ferme de la faillite, elle se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles. Mais peu à peu, ses enfants ne la reconnaissent plus : Virginie semble développer un étrange lien obsessionnel avec ses sauterelles…

Le film de genre à la française revient en force avec plusieurs films acclamés en festival dont « La Nuée« , premier film de Just Philippot, qui embrasse les cauchemars de monstresmais aussi les réflexions autour du monde paysan et de la grande difficulté économique que ces derniers encaissent. Et c’est là que le film est original, son scénario, écrit par Jérôme Genevray et Franck Victor est très très bien ficelé, faisant monter la pression par strates successives et sans relâche, en intercalant des moments plus axés sur la violence sociale que vit l’héroïne, jouée par  Suliane Brahim, sociétaire de la Comédie-Française.

Souvent en France, il est de bon ton qu’un réalisateur écrive aussi son scénario. Sauf que ce sont deux métiers très différents et qu’on n’a pas forcément le même talent pour les deux. En prenant ce récit via ce découpage des taches entre deux excellents scénaristes et un jeune réalisateur totalement tourné vers l’immersion dans l’étrange, le résultat est indéniablement l’une des plus belles pépites que le cinéma français sortira en 2021 !

Suliane Brahim incarne un personnage trouble dont on n’arrive jamais à savoir quelle sera sa direction entre folie ou raison, entre faire passer en premier ses enfants ou ses insectes. Le lien qui l’unit à ces bêtes est particulier car axé sur sa propre survie, celle de pouvoir vivre de son exploitation. Elle est prête à sacrifier tellement que le scénario surfe sur l’inconscient collectif que l’on a de grands psychopathes du cinéma d’épouvante. Sauf qu’ici le psychopathe travaille avec des monstres en pleine campagne. Strange.

La maitrise incroyable du récit, de la mise en scène, avec une économie de démonstration et peu de scènes horrifiques en soit, montre à quel point « La Nuée » est très original et différent de ce que l’on connait.

La spirale fantastique du film le rend fascinant et terrifiant.

On a hâte de voir la suite de la filmographie tant des scénaristes que du réalisateur et de l’actrice principale.

Un belle et forte surprise et une proposition de cinéma qui fait du bien car elle innove avec talent.

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N°07 – « The Father » de Florian Zeller

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Florian Zeller est un auteur de théâtre et un écrivain à succès devenu réalisateur de grand talent avec ce premier film, The Father, encensé par la presse et qui a valu un second Oscar du meilleur acteur à Anthony Hopkins dans le rôle d’un père perdant la mémoire sous nos yeux et étant géré par sa fille, jouée par l’excellente Olivia Colman (La Favorite, The Crown).

Un second oscar du meilleur scénario a couronné le film à très juste titre.

The Father est tout simplement bouleversant de bout en boit car il repose sur un concept brillant. Il nous fait vivre à nous, spectateurs, le perte de repères temporelle, la confusion des lieux, des dates et même des individus en nous insérant dans la tête de cet octogénaire en perdition.

Anthony Hopkins est hyper impressionnant et amène une empathie incroyable pour lui sans aucune forme de pathos ou de condescendance. Il est d’une justesse incroyable avec en face de lui une Olivia Colman tout aussi inspirée.

Le film aurait pu être uniquement lourd et angoissant. Certes le sujet est grave et ne prête à aucune légèreté mais il est amené avec tellement de talent dans le scénario à tiroirs que le film vous scotche devant l’écran et ne peut pas vous laisser indifférent.

Le film trotte d’ailleurs dans la tête un peu plus longtemps car il vous renvoie à votre propre situation, celle de vos parents, grands-parents voir la votre si vous vous projetez. Un sujet si universel méritait un traitement aussi fin, réaliste et regardant les choses en face. Amour de Michael Haneke avait aussi cette force de l’inévitable, du déterminisme de notre finitude à tous tout en charriant des flots de sentiments.

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N°06 – « Le sommet des Dieux » de Patrick Imbert

Le sommet des dieux - Le Méliès - Grenoble - Cinéma art et essai

Quelle idée gonflée pour un réalisateur français que d’adapter un manga culte de Jirô Taniguchi, auteur de « Quartier lointain« , « L’homme qui marche » ou « Le journal de mon père« .

« Le sommet des Dieux » fait partie de ces œuvres fascinantes de simplicité et de beauté et la première force du film est de synthétiser 1000 pages de mangas en 1h30 et de garder toute l’essence de l’œuvre pour la rendre accessible au plus grand nombre.

Le pitch : A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.

L’animation est tout d’abord fidèle au roman graphique et d’une grande fluidité, permettant de toucher du doigt toute la poésie de ces aventuriers limite nihilistes qui se dépassent pour gravir des sommets quitte à y mourir et qui le font pour l’ivresse du dépassement, pour s’extirper de leur propre vie vers un idéal à la fois fascinant et qui les surpasse.

« Le sommet des Dieux » parle de l’humilité de l’homme face à la nature et se mue en réflexion philosophique sans jamais tomber dans le démonstratif ou l’explication de texte.

Patrick Imbert insuffle un rythme, un suspens qui vous prend aux tripes et vous balance une décharge d’humanité qui fait un bien fou.

La profondeur des thèmes et leur extrême pudeur font de cette adaptation l’un des grands films de 2021.

Arriver à capter le gigantisme des paysages, le danger qui se dérobe sous les pieds, le vertige des risques pris, juste avec des dessins. C’est un tour de force très très respectable.

« Le Sommet des Dieux » allie un scénario et une narration intelligente, une illustration graphique fidèle et qui capte toute la réflexion sur de grandes questions existentielles, et se termine sur l’impression d’avoir vu un très grand film.

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N°05 – « Le dernier Duel » de Ridley Scott

L'histoire vraie de Jean de Carrouges et Jacques Legris, héros du film "Le  dernier Duel" de Ridley Scott - Geo.fr

Pour ce nouveau scénario signé par Matt Damon et Ben Affleck, Ridley Scott renoue avec le meilleur de son cinéma et livre un film miroir à son premier chef d’œuvre et premier long métrage, « Les duellistes« .

Ce qui frappe d’abord est son sens aigu et clair pour filmer des scènes de batailles d’une rare violence avec brio. Papy Scott n’a rien perdu de son talent et même, ce que je pouvais lui reprocher sur Gladiator et des scènes d’action très brouillées où on ne voyait rien, ici et bien c’est l’inverse. On voit toute la brutalité du moyen âge et le peu de cas donné au sens d’une vie.

Ridley Scott use donc d’une histoire vraie, le dernier duel à mort autorisé en France par le Roi en 1386, pour décrire trois versions d’un même récit sous l’angle des trois protagonistes, le mari bafoué, joué par Matt Damon, l’épouse clamant qu’elle a été violée, Jodie Comer, et l’accusé de viol, incarné par Adam Driver.

Et là, avec la même technique que sur le Rashomon d’Akira Kurosawa, le maitre britannique livre son meilleur film depuis 15 ans. Car les scènes sont vues avec de légers décalages de points de vues et chaque personnage prend en épaisseur, en nuance ou au contraire en brutalité et veulerie.

L’évolution du récit est fascinante car l’angle change. Le personnage chevaleresque et soucieux des femmes passe à une brute obligée de faire la guerre pour gagner de l’argent. On y voit la construction d’une rivalité sur le favoritisme fait à l’un et le refus de tout ou l’humiliation infligé à l’autre. Il est alors plus question d’image que d’honneur ou de défense du bon droit. Pareil pour l’accusé violeur dont la vision propre est nuancée dans son regard même si Scott assume de le désigne coupable ou non coupable dans les faits. Il distille juste le malaise que certaines soubresaut donnent aujourd’hui comme The Morning Show.

Ridley Scott fait de son film un brulot féministe dénonçant la crasse de la culture du viol de cette époque et nous ramène au chemin encore à parcourir justement en montrant la vision du mâle et son absence de conscience.

C’est à la fois brillant et très moderne que de parler de sujets très contemporains avec autant de finesse et de recul sur notre propre histoire culturelle.

Le dernier duel est une fresque médiévale pleine de surprises, mise en scène avec brio et portée par un casting quatre étoiles au premier rang duquel Jodie Comer, héroine de Killig Eve, explose comme une énorme star.

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N°04 – « The Nightingale » de Jennifer Kent

Critique du film The Nightingale - AlloCiné

Le pitch : Tasmanie, 1825. Clare, une jeune irlandaise, poursuit un officier britannique à travers la Tasmanie pour se venger d’actes de violence qu’il a commis contre elle et sa famille, avec pour seul guide un aborigène.

Disponible sur OCS depuis le 09 mars 2021

OCS : forces, faiblesses, un concurrent sérieux pour Netflix ? Ce qu'il  faut savoir avant de s'abonner - CNET France

 Avec Aisling Franciosi, Sam Claflin, Baykali Ganambarr
On reconnait un grand film assez rapidement. Lorsqu’au bout de cinq minutes, on est happé par la mise en scène, le scénario, le jeu, l’ambiance.
« The Nightingale » est une totale réussite. La réalisatrice Jennifer Kent, repérée avec le film d »épouvante Mister Babadook en 2014, revient avec un film qui parle de condition féminine (ou plutôt d’absence de condition) dans une Australie d’une violence inouïe au 19ème siècle.
Elle décrit le racisme à l’état brut et pur. La violence des morts et des situations est forte mais impactante. On comprend toute l’horreur d’un comportement génocidaire de colons anglais bas du front et capables du pire, de nier l’humanité d’une femme ou d’un autochtone. La bêtise, la cruauté et la stupidité humaine, de ces blancs se sentant supérieurs et civilisés mais détruisant un autre peuple et s’abaissant à l’état de bêtes, c’est hélas le lot commun des envahisseurs sur tous les territoires du monde tout au long de l’histoire de l’humanité.
Jennifer Kent le montre crument et nous fait toucher du doigt la fragilité de la vie, l’absence de valeur donnée à cette vie par ces connards qui ont pavé notre histoire commune et l’ont façonnée. Alors forcément, on ne s’étonne pas de la violence actuelle car l’homme est un loup pour l’homme et encore le loup vit en meute. Ici bien des personnages sont immondes mais mention spéciale est à adresser à celui joué par Sam Claflin, qui trouve enfin un bon rôle. C’est d’ailleurs une bonne idée de confier ce rôle de sadique sans aucune conscience à part celle de son égo, à un beau mec, plastiquement séduisant mais à gerber de par son comportement.
Puis la réalisatrice nous plonge en pleine nature et jungle sauvage, hostile mais non du fait des animaux mais plutôt des hommes blancs qui la traversent avec brutalité. D’ailleurs le symbolisme de l’arrivée à la ville et de l’immersion dans un monde encore plus dangereux est extrêmement réussi.
Aisling Franciosi campe cette jeune femme pleine de rage et qui n’a plus rien à perdre. Mais là où plein de réalisateurs auraient transformé ce film de vengeance en thriller rythmé par une musique omniprésente, Jennifer Kent apporte tant un regard de femme vraiment nouveau sur le genre que des choix de mise en scène radicaux.
La violence n’est pas embellie ou scénarisée avec des choix de couleurs, de ralentis ou autres astuces. Non, elle est brutale, arbitraire et on ne l’attend pas, on la subit. Par ailleurs, l’absence de musique ancre encore plus le long métrage dans une absence d’artifice. C’est ce qui permet au film d’atteindre un niveau supérieur à la moyenne artistique, via également son choix de format d’image carrée, très resserré.
Cette guerre entre Aborigènes et britanniques en Tasmanie est un sujet relativement inédit et une période, un lieu de l’histoire rarement évoqué au cinéma.
Le film est nuancé quant à la psychologie de ses deux protagonistes, la femme et l’aborigène, interprété magnifiquement par Baykali Ganambarr, au regard inoubliable d’humanité, de révolte et de dignité. Leurs mentalités meurtries vont apprendre à se comprendre et à s’associer pour faire naitre une amitié. C’est là que « The Nightingale » décolle littéralement par le souffle de l’émotion qu’il apporte. La grande dignité du récit, âpre et de la volonté de survie pour se venger puis pour l’autre, c’est ce qui fait que le film devient très beau, très fort sans aucun sentimentalisme.
La puissance de « The Nightingale » est qu’il fonctionne comme un uppercut drainant des thématiques sociales très fortes, brulot pour la tolérance entre les peuples autant que divertissement rempli de suspens teinté de déterminisme voire de nihilisme. Cette dimension de vengeance d’une femme et d’un homme à qui on a tout pris sans aucune retenue, sans aucun contrôle, en leur marchant dessus, en niant leur existence, fait du film un objet cinématographique marquant.
Une grande réalisatrice est née, signant un excellent film à voir de toute urgence !
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ET ET ET …LA TETE DU CLASSEMENT 2021 AVEC PAS MAL D’EX AEQUO CAR CE SONT DES FILMS EXCEPTIONNELS :

 

3ème ex aequo – « Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi

Drive My Car - film 2021 - AlloCiné

Il faut faire un certain effort pour vouloir voir ce « Drive my car« , film japonnais de 3 heures soit une complexité à trouver ce temps dans un agenda. Le film était l’un des chocs du dernier festival de Cannes et il est reparti avec le prix du scénario alors qu’on le voyait dans les favoris pour la Palme d’Or après son accueil critique unanimement dithyrambique.

Et c’est vrai que « Drive my car » est un très grand film, une réussite majeure qui fait exploser à l’international un grand cinéaste japonnais, Ryusuke Hamaguchi.

Moi qui déteste les films longs, j’ai trouvé le film fluide et certes baigné d’un rythme particulier mais sans scènes en trop.

Le réalisateur arrive à nous parler du deuil, de l’acceptation de la disparition de l’être aimé avec une très grande finesse dans son scénario justement, d’où cette récompense cannoise hyper logique.

On y suit un acteur de théâtre reconnu qui vit avec son épouse scénariste de télévision, qu’il adore avant qu’un drame le pousse loin de chez lui pour la mise en scène d’Oncle Vania à Hiroshima, avec des acteurs parlant des langues différentes dont la langue des signes. Et afin de ne prendre aucun risque d’accident, le festival qui l’accueille exige qu’une jeune chauffeur conduise sa voiture pendant toute la durée des préparatifs et de la représentation.

Bien sur la durée du film est utilisée pour développer divers personnages secondaires qui donnent énormément d’humanité et de touches fines au tableau que dresse l’auteur.

Surtout il fait se croiser deux être extrêmement seuls qui n’arrivent pas à faire un deuil, à passer à autre chose et qui sont emprisonnés tant dans leur vie passée, leurs souvenirs que l’absence de mots mis sur leurs erreurs, sur les regrets qui les dévorent, ce qu’ils auraient voulu dire au disparu, comment ils auraient pu éviter le drame. Le déterminisme et la fatalité qui se sont abattues sur ces personnages aboutissent à un message de vie et surtout un recul brillant sur comment exister dans un monde où l’être qui était tout pour soit n’est plus là.

Le film réussit à construire cette relation devant nos yeux sur la base de l’écoute. L’écoute de l’auteur dont l’épouse lui raconte ses histoires avant d’en faire des scénari et on comprendra pourquoi plus tard, l’écoute d’une cassette audio pour apprendre son texte, l’écoute par le chauffeur de tout ce qui arrive à son client avant d’interagir, l’écoute de l’acteur lorsqu’elle se confie, l’écoute des sept acteurs de théâtre qui lisent leur texte encore et encore afin d’atteindre une perfection de jeu…le scénario se renvoi des références, des clins d’œils et fonctionne de façon incroyable lorsqu’il explique les scènes passées et redéploie des scènes vues plus tôt qui prennent tout leur ses à la lumière de l’évolution de l’histoire.

Quel hommage aux conteurs et à la force de la parole pour panser les blessures et renaitre. Quel hommage à l’art en tant que tel, à cette pièce de théâtre d’Anton Tchekhov dont le héros dit à un jeune acteur que le texte lui répond quand on se l’approprie et qu’on lui parle, comme un être fascinant et vivant. Et là où « Drive my car » est très très fort c’est qu’il illustre ce propos qui pourrait être ultra théorique via quelques scènes plus loin qui ouvrent l’histoire et vous font dire « ouha, sacré dispositif scénaristique !« .

« Drive my car » est donc un film brillant d’intelligence, à la fois envoutant, sensuel et limpide. Et non le film n’est pas du tout chiant, loin de là. Il s’y passe de nombreuses choses même si elles sont souvent racontées mais c’est justement tout le thème et le tour de force du film.

La suggestion provoquée par les mots et le récit que font les personnages, récits qui s’enchevêtrent, est d’une ampleur assez bluffante, et d’une profondeur assez rare.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

 

3ème ex aequo – « La main de Dieu » « The Hand of God » de Paolo Sorrentino

La Main de Dieu - film 2021 - AlloCiné

Le Pitch : Naples dans les années 80. Fabietto Schisa, adolescent mal dans sa peau, vit avec sa famille excentrique et haute en couleurs. Mais son quotidien est soudain bouleversé lorsque Diego Maradona, légende planétaire du football, débarque à Naples et le sauve miraculeusement d’un terrible accident. Cette rencontre inattendue avec la star du ballon rond sera déterminante pour l’avenir du jeune homme. Avec La Main de Dieu, Sorrentino revient dans sa ville natale pour réaliser son film le plus personnel, qui mêle le destin et la famille, le sport et le cinéma, l’amour et les illusions perdues.

Paolo Sorrentino est l’un des grands réalisateurs italiens du moment, qui tourne à l’international et nous a livrés L’Ami de la famille (2006), puis Il Divo (2008) sur l’homme politique italien Giulio Andreotti, This Must Be the Place avec Sean Penn, La Grande Bellezza sur un écrivain romain désabusé, qui reçoit l’Oscar et le Golden Globe du Meilleur Film étranger en 2014 et enfin le sublime Youth où Michael Caine et Harvey Keitel interprètent deux amis artistes au crépuscule de leur existence, un film magnifique. Puis il va marquer les critiques avec sa série en deux saisons géniales sur un Pape jeune mais ultra conservateur joué par Jude Law avec The Young Pope puis THe New Pop tout aussi excellente avec en plus le trop rare John Malkovich.

De par ses thématiques variées, sa mise en scène fluide et très esthétique, usant de bande son toujours originale et de scènes surréalistes venant agrémenter des rêves des personnages, Sorrentino a trouvé son style, assez vite reconnaissable.

Vous retrouverez tout ceci dans cette production Netflix, prête à conquérir de nombreux prix début 2022 après son Lion d’argent à Venise en septembre dernier, car c’est probablement l’un de ses meilleurs si ce n’est son meilleur film.

« La main de Dieu » raconte son histoire à lui, totalement autobiographique, d’un jeune adolescent qui trouva sa voie après un drame familial d’une violence que je ne connaissais pas avant de lire sa bio, après le visionnage. En se livrant ainsi, Paolo Sorrentino nous offre un magnifique hommage à la création, à la liberté et l’insouciance de son adolescence et surtout à ses parents.

Toni Servillo et Teresa Saponangelo sont à tomber par terre et ne pourront que vous rendre fans absolus de leurs personnages, de leurs trahisons, leurs mensonges, leurs fêlures. Le regard sur ses parents de Sorrentino est tendre sans être trop mélancolique car il leur rend vie à travers ces deux portraits iconoclastes. Cette mère blagueuse qui fait des canulars est géniale, ce père volage communiste et banquier est excellent et haut en couleurs. Et toute la familia italienne autour donne lieu à des scènes où l’on est hilares.

Le film est au début très lumineux et très drôle et bien sur le réalisateur choisit la nuit pour les scènes de drame et post drame et le crépuscule pour son entrée dans l’âge adulte.

Filippo Scotti crève l’écran dans le rôle du réalisateur, à la fois naïf et solaire, qui découvre la vie peu à peu. On peut lui prédire une belle carrière.

Je rassure les non fouteux, Maradona n’est qu’un prétexte à un superbe film sur les illusions perdues de l’adolescence, la fin de l’enfance forcée avec toute une galerie de personnages denses, complexes ou tout simplement tellement originaux que le film passe à une vitesse incroyable.

On touche du doigts la solitude et le manque qui ont amené à façonner l’artiste qu’est devenu Paolo Sorrentino aujourd’hui.

Et c’est d’autant plus émouvant qu’avec ce film, il semble parler à ses parents et leur dire « voyez ce que vous m’avez transmis ! voyez ce que je suis devenu grâce à vous ! Pour tout cela je vous aime « . Il est difficile de ne pas être ému par ce message après avoir tant croqué la vie avec lui dans ce Naples magnifié.

Un film sublime.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

3ème ex aequo - »Nomadland » de Chloé Zaho

Nomadland - film 2020 - AlloCiné

Voici enfin le film multi récompensé d’un lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film, 3ème Oscar de meilleure actrice pour Frances McDormand (Madame Joel Coen) et Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zaho, seconde réalisatrice oscarisée, d’origine asiatique qui plus est.

A tous ces titres le film est mémorable mais il serait limitatif de le considérer uniquement par ce biais prestigieux. Car si Nomadland a autant séduit, c’est surtout parceque c’est un grand film, d’une puissance rare.

Chloé Zaho avait déjà montré avec The Rider son attachement aux grands paysages montagneux et désertiques d’Amérique. Elle en fait ici un quasi personnage à part entière et s’intéresse à un thème et une population dont on ne parle jamais.

Nous allons suivre durant près de 2h une femme d’une soixantaine d’année qui a perdu son travail et son mari (elle est veuve) dans une région désindustrialisée d’une cité ouvrière du Nevada, rayée de la carte lorsque l’usine a fermé.

Mais plutôt que de tenter de se reconvertir sur place, elle a préféré prendre la route avec son van et vivre sans domicile fixe, en alternant des petits boulots au fil de son voyage.

On ne comprend qu’à la fin la raison de ce chemin et de ce (non) choix de vie. Car si le personnage vit de peu et s’est vue contrainte de tout abandonner pour des raisons d’argent, son périple s’avère aussi être une échappée qui l’empêche de faire le deuil et lui permet de ne pas couper totalement avec le passé. Ces paysages sont autant d’occasions de s’intérioriser.

Le film n’est ni misérabiliste ni bourré de pathos, à l’image de son actrice principale, au regard qui évoque à la fois la tristesse et la ténacité, Nomadland nous fait découvrir des vies brisées qui se sont trouvées un mode de vie empreint de liberté et de volonté de ne pas trop s’attacher au matériel des choses, voire aux souvenirs. C’est toute l’ambiguïté du film que de voir ces personnages tenter de s’en sortir, se serrer les coudes et créer une vrai communauté, mais aimer également ce mode de vie comme une réponse à la société qui les a jetés sur le côté et comme une déclaration de vie face à un passé qui les a brisés à un moment ou un autre.

Le fait d’embaucher des non acteurs, des personnes qui vivent vraiment en nomades rend le film particulièrement authentique. Chloé Zaho aime les silences et illustre la grande solitude de ces âmes vagabondes tout en montrant le lien qui les unit, les fragilités qui créent leur communauté et ce besoin immense de s’oublier dans les étendues désertiques et les paysages à couper le souffle, plus grands qu’eux mêmes. Ils donnent évidemment une résonance toute particulière à leur solitude. C’est comme si les personnages s’abandonnaient à la nature, préféraient l’absence d’attache, fuyant le monde normé des vivants sédentaires car il est derrière eux… avec de très bons souvenirs mais une absence d’envie d’en accumuler d’autres sans les proches qui sont désormais disparus. La vie n’aura plus le même goût alors pourquoi tenter de la recréer de façon factice ?

Le message est très beau et fait pleurer à plusieurs reprises par son extrême simplicité naturaliste.

On est sidéré par tant d’humanité blessée, de résilience et de force qui imprègne le personnage de Frances McDormand. La modestie de la réalisation rend le film encore plus fort et plus attachant envers ces personnages fantomatiques que l’Amérique a oubliés depuis longtemps.

Mais surtout le film se veut un hymne à la vie et à la commuions avec la nature, moins désespéré que le thème ne le laisserait penser, avec une nuance de couleurs crépusculaires où la lumière est encore présente et c’est très très beau.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

3ème ex aequo – « A Sun » de Mong-Hong Chung

 

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Surprenant que Netflix diffuse ce type de film, comme quoi la plateforme diversifie son offre et ne pense pas qu’aux séries de qualités diverses ou aux gros films d’auteurs.

Je viens donc de découvrir un nouveau grand nom du cinéma asiatique. Mong-Hong Chung est taïwanais, il n’est pas à son premier long métrage mais ses films ne traversaient pas les océans. Merci donc à la plateforme au N rouge.

Car je me suis pris une vraie claque de cinéma avec cette histoire de famille déchirée par un drame, qui va se déconstruire et se reconstruire sous nos yeux.

Ne vous fiez pas aux 2h30 de durée, ils passent très vite tant le talent de mise en scène rappelle les plus grands, de la finesse de Wong Kar Wai et l’action plus énervée des grands réalisateurs sud coréens.

Le film fascine dès ses premières minutes lorsque le jeune cadet de la famille participe à une vengeance auprès d’une petite frappe. Il se retrouve emprisonné pour trois ans. Sauf qu’il vient de mettre enceinte une gamine de 15 ans, que sa mère tente comme elle peut de gérer, que son frère ainé, beau et intelligent est le chouchou du père qui méprise son autre fils qu’il considère comme un raté…ambiance.

A cette histoire de famille qui s’est construite sur des déceptions, une absence de dialogue, des culpabilités, va se rajouter tour à tour un fantôme, un thriller noir, une histoire de rédemption et d’acceptation, et au final un chemin vers la lueur.

Mong-Hong Chung a une immense tendresse pour ses personnages auxquels on s’attache immédiatement, qu’ils soient dans l’aveuglement, la violence stérile ou qu’ils soient paumés.

Peu à peu les fils entre eux vont se démêler et devenir d’une limpidité confondante, d’une beauté assez remarquable. A de nombreuses reprises l’émotion arrive là où on ne l’attend pas, avec sobriété mais avec l’effet que font les grands films, ceux qu’on ne voit pas venir et qui vous emportent.

Les messages du film sont universels et au final d’une grande simplicité. Mais aussi A sun reste un objet de cinéma divertissant malgré l’alternance de minimalisme formel et de ruptures émotives qui prend garde à ne jamais laisser le spectateur se perdre. Il prend certes le temps de décrire les relations et d’instaurer une ambiance très particulière formée de tension et d’espoir. Mais il ne prend pas trop le temps, usant d’ellipses et d’effets d’accélérateurs de l’histoire pour éviter au spectateur de s’appesantir et l’accrocher à l’étape d’après.

Œuvre à l’esthétique parfois radicale, A Sun use parfois de violence graphique mais toujours au moment opportun, jamais pour de l’esbroufe. A Sun alterne le romanesque et d’autres genres de cinéma avec une fluidité étrange.

Forcément, après ce coup de maitre, je ne peux qu’avoir envie de voir ce que Mong-Hong Chung nous réservera pour la suite de sa carrière.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

 

2ème ex-Aequo – « Gagarine » de Fanny Liatard, Jérémy Trouilh

Gagarine de Fanny Liatard, Jérémy Trouilh (2020) - UniFrance

Youri, 16 ans, a grandi à Gagarine, immense cité de briques rouges d’Ivry-sur-Seine, où il rêve de devenir cosmonaute. Quand il apprend qu’elle est menacée de démolition, Youri décide de rentrer en résistance. Avec la complicité de Diana, Houssam et des habitants, il se donne pour mission de sauver la cité, devenue son  » vaisseau spatial « .

Fanny Liatard et Jérémy Trouilh signent leur premier film et c’est une énorme claque !

Comment parler de banlieue sans verser dans les clichés, sans ressasser les sempiternels constats et en positivant. Gagarine n’est pas un feel good movie mais une métaphore surprenante dont vous sortirez des étoiles plein les yeux car le film est très beau.

Il a ce qui est rare au cinéma, quelques fois par an, la grâce !

En choisissant de suivre ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence qui rêvait de devenir cosmonaute et tente à tout prix de réparer sa cité pour éviter qu’on la détruise, les réalisateurs ont choisi un angle de vue totalement original et différent. Ils rendent un merveilleux hommage à tous les rêveurs, ceux qui pensent que l’imaginaire est plus fort que le réel et permet de tenir. Forcément, je ne peux qu’être touché par cela, moi qui adore Terry Gilliam et tous les fous capables de s’évader avec trois bouts de ficelles et un carton, juste en se projetant dans leurs fantasmes et en laissant leurs créativité intérieure panser tout le reste.

Car Gagarine n’en demeure pas moins un film social. Mais c’est plus sur la communauté de vies que le film insiste. Sur ces familles reliées par un même lieu, une cité qui tombe en ruines mais qui est leur vrai chez eux car ils y ont noué des liens humains, des souvenirs et bien sur, des rêves. La solidarité des uns et le jamais content des autres donne à l’ensemble une vie de village explosé et de vrais gueules.

Le héros gère sa propre solitude et l’abandon par sa mère par cet objectif totalement fou, celui de réparer sa cité voir de s’envoler comme Youri Gagarine.

Alséni Bathily, Lyna Khoudri, Jamil McCraven et Finnegan Oldfield forment un quatuor de jeunes gens absolument renversants de sensibilité, d’amitié et de solitudes qui s’entrechoquent et s’apprivoisent parcequ’ils ne sont rattachés à rien d’autre que cette cité « Gagarine« .

Celà faisait très longtemps que je n’avais pas vu autant de douceur, de poésie d’une simplicité confondante qui donne le sourire et un message ultra positif sans être naïf pour autant.

Le film est qui plus est superbement mis en scène, entre travelling exposant tout l’urbex de ce batiment en ruines et les idées d’images très originales qui illustrent ce poème salvateur et onirique.

Bouleversant et en apesanteur. Un très grand film.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

 

2ème ex-Aequo – « Annette » de Léos Carax

Annette - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie.

Léos Carax est un réalisateur très rare, adulé mais qui ne sort que son sixième film à 60 ans. Le réalisateur de « Mauvais sang », « Les amants du Pont neuf » et le merveilleux « Holy Motors » était attendu au tournant avec cette comédie musicale, maintes fois repoussée et basée sur un travail étroit avec le groupe Sparks.

Le film a divisé à Cannes et va diviser le public entre ceux qui trouvent le film ridicule et ceux qui adorent et crient au génie.

C’est sur que voir Marion Cotillard en cantatrice qui meurt à la fin de chacune de ses pièces de théâtre, çà peut faire penser à sa mort ratée dans The Dark Knight Rises. Ok, mais ce serait vraiment stupide de s’arrêter à cela. C’est vrai que la voir chanter en cantatrice grimée ceci peur agacer certains. Et enfin c’est vrai que le choix gonflé de Carax de représenter l’enfant du couple de la sorte (surprise, je ne vous dis pas) peut désarçonner une partie du public mais il y a une raison, évidente, que vous comprendrez à la toute fin.

Et bien moi je fait partie de l’autre catégorie qui s’est pris une énorme claque de cinéma !

Le cinéma n’est pas mort, il revient à Cannes et de quelle plus belle manière pouvait-il le faire ?

Léos Carax a l’idée géniale de présenter son film par lui même, muet qui lance le générique avec les Sparks et une chanson qui invite à intégrer le show, « So may we start ?« …et là le film décolle dès le début en chansons et ne quittera jamais le concept. Cà chante tout le temps du début à la fin.

Adam Driver de sa voix grave est juste génial de bout en bout et mériterait un prix d’interprétation.

Certaines scènes sont des moments de fulgurance narrative assez incroyables. La scène à moto, les scènes du comique qui s’adresse au public sont tout simplement brillantes.

Driver est confondant de talent et Carax confondant d’inventivité et de fluidité de sa mise en scène.

Il lie l’histoire de ce couple star d’artistes et leur destin à la construction d’un grand Opéra. Jusque dans les décors, somptueux qui rappellent la scène de théâtre, tout est pensé, millimétré avec une intelligence incroyable.

Léos Carax m’a surpris par un film comme je n’en n’ai pas vu auparavant, pas comme çà.

Annette est d’une poésie sombre, rythmée par une BO des Sparks qui colle au récit avec virtuosité.

Ce récit sur le mal profond né de la jalousie et de la passion, sur l’enfance volée, sur la célébrité est d’un lyrisme impressionnant.

Ce chef d’œuvre instantané est qui plus est très accessible.

Un film sublime et déchirant, d’une beauté rare.

La piste aux Lapins :

5 lapins

 

1er ex-aequo 2021 

 

« La loi de Téhéran » de Saeed Roustayi

 

La Loi de Téhéran - film 2019 - AlloCiné

Le pitch : En Iran, la sanction pour possession de drogue est la même que l’on ait 30 g ou 50 kg sur soi : la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n’ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. Au terme d’une traque de plusieurs années, Samad, flic obstiné aux méthodes expéditives, met enfin la main sur le parrain de la drogue Nasser K. Alors qu’il pensait l’affaire classée, la confrontation avec le cerveau du réseau va prendre une toute autre tournure…

Pour son premier film, l’iranien Saeed Roustayi scotche tout le monde et se fait un nom aux côtés des plus grands dont Asghar Farhadi ou Jafar Panahi.

Dès les premières scènes il dévoile l’ampleur de sa mise en scène extrêmement fluide et qui use du symbole sans en faire des caisses. On y voit des policiers qui arrêtent des centaines de consommateurs de drogue dure, entassés dans un terrain vague entre des silos de bétons, de tous âges par c’est la pauvreté qui les a amenés là. L’exode des cette foule d’anonymes vers d’immenses prisons est juste bluffant car il dit tout de ce fléau ingérable sur place car sa racine est la misère. La première scène est une course poursuite à pied dans Téhéran entre un policier et un dealeur et le final est juste excellent tant il va jouer sur le reste de l’histoire à un moment inattendu.

Roustayi aurait pu être considéré comme ultra classique et peu critique de la société (le film est sorti en Iran et a cartonné) mais justement il montre « les bons », ces policiers qui traquent les dealeurs et tentent de démonter un réseau, avec un regard distant.

Le policier, anti héros joué par la star Payman Maadi (vu chez Asghar Farhadi) est jusque boutiste et d’une dureté incroyable. Alors qu’on apprend très vite que les peines peuvent aller rapidement à la peine de mort.

Il nous parle de corruption de la police comme une chose commune mais fait de ses personnages de bons policiers. Pourtant il n’existe pas de vraie solidarité entre ces flics et la cohésion n’existe pas car le régime l’empêche, chacun a peur des conséquences de ne pas être plus blanc et sans reproches que le voisin. C’est raconté avec suffisamment de finesse pour que le régime ne puisse rien redire au propos du film. Mais c’est bien là comme une déconstruction du lien social.

Puis à la moitié du film, le réalisateur renverse la vapeur et va nous parler du dealer, de l’énorme poisson qu’ils recherchent, après avoir décrit avec méthode et suspens les interrogatoires psychologiques et la façon de remonter la filière. Le personnage qui entre en jeu donne alors une dimension différente au film qui passe d’excellent polar à une introspection du milieu carcéral et d’où viennent ces anonymes dealeurs ou consommateurs. Il ne cherche pas d’excuses au mal, il l’explique juste avec humanité et des petites scènes toutes simples qui emportent autant l’émotion qu’elle révèlent une grande maturité de ce grand cinéaste qui nait devant nos yeux.

Après un film haletant, complexe, qui passe à toute allure telle la première scène de course poursuite, le cinéaste brosse un portrait édifiant et d’une efficacité redoutable, sans aucun pathos, juste factuel.

« La loi de Téhéran« est un très grand film politique et social tout en étant surprenant et en tenant en haleine du début à la fin.

Grosse claque !

La piste aux Lapins :

5 lapins

 

 

1er ex-aequo 2021 

 

« Dune » de Denis Villeneuve

Un nouvelle affiche pour Dune montre la maison Atréides

Dire que j’attendais le film de Denis Villeneuve est un euphémisme tant je suis fan absolu de l’œuvre de Franck Herbert, agacé par la version pudding de David Lynch ou le niveau pathétique auquel la saga Star Wars a pu atterrir. Il faut dire que le cycle de Dune est tout ce que l’on peut rêver sur grand écran. Le scénario orchestre une lutte de pouvoirs à la Games of Thrones avec un sous texte écologique d’une planète dont on exploite les ressources au point de l’avoir transformée en planète de sable. Par ailleurs on y voit naitre une résistance et un fanatisme religieux autour d’un messie vengeur. Dune est incroyablement contemporain des maux de notre monde actuel, ce qui est le propre d’un grand récit de science-fiction que de faire réfléchir sur nous mêmes.

On a beaucoup parlé de l’impossibilité d’adapter ce roman, de la tentative folle d’Alejandro Jodorowsky avec Salvador Dali, Orson Welles, Alain Delon et Mick Jagger et puis du film boursoufflé et frustrant de Lynch et de la série cheap des années 2000.

Denis Villeneuve a donc eu une riche idée de couper le premier livre en deux. Certes, il ne développe pas tous les personnages, le docteur Yueh et Peter de Vries sont très peu présents et certains personnages ont été effacés du récit comme Feyd Rautha, le neveu Harkonnen qu’incarnait Sting ou l’empereur Shadam IV. De même, le Baron Vladimir Harkonnen n’est vu que sur quatre petites scènes, Villeneuve choisissant de le montrer de loin, de ne pas s’attarder et de ne pas en faire un méchant caricatural. C’est plutôt bien vu car il est effrayant à la manière de l’empereur dans les premiers Star Wars historiques. Et le temps gagné sur certains personnages est attribué au climax du film et à plusieurs membres des Atreides comme Duncan Idaho (Jason Momoa), le véritable héros de la saga de Franck Herbert, que l’on devrait retrouver (lui ou une version plus jeune) si les films sont un succès et que la saga est adaptée sur ses six tomes, espérons !!!

C’est donc une totale réussite que cette adaptation dont le casting cinq étoiles est pertinent, chaque personnage étant facilement identifiable de par son physique à son caractère. Oscar Isaac est un Duc Léto parfait de bienveillance et de tragédie, Rebecca Ferguson est une dame Jessica peut-être plus humaine que dans le livre mais ceci permet d’amener une émotion que certaines critiques trouvent trop peu présente. Javier Bardem en Stilgar, Josh Brolin en Gurney Halleck, Charlotte Rampling en révérende mère Bene Gesserit. C’est parfait et c’est classe. Surtout ceci permet de poser les nombreux personnages avec une grande fluidité et simplicité.

Mais surtout, Timothée Chalamet est impressionnant dans le rôle de Paul et trouve son meilleur rôle de sa jeune carrière et porte le film. Sa jeunesse physique rend le personnage de jeune prince qui se cherche (et a 16 ans au début du livre) particulièrement crédible.

Ce qui impressionne également dans ce space opéra c’est le visuel monumental des vaisseaux, des palais, d’une imposante sobriété en terme d’imagerie SF mais surtout qui renouvellement cette imagerie comme l’avait fait Villeneuve avec Premier Contact. Les décors sont d’une beauté confondante qui créé instantanément un monde ultra crédible et à la fois assez proche de nous. On peut croire à la réalité de ce monde tant le côté minéral et simple des palais et des vaisseaux est savamment pensé. L’une des grandes réussites du film est son ampleur qui n’étouffe pas les personnages. On les voit évoluer dans des espaces immenses mais jamais ces monuments n’écrasent l’intimité, la proximité des personnages.

Le visuel du fameux vert des sables comme des yeux bleus des Fremen ou même de l’épice, source de la guerre, sont tous très réussis.

Ensuite, à cette beauté et cette sobriété, Denis Villeneuve va nous présenter des scènes cultes déjà vues mais avec la même précision clinique, libérée du kitch des adaptations précédentes, pour mieux se concentrer sur le décalage entre la planète des Atreides (qui ressemble à la terre) et la planète des sables. Il passe du temps à nous immerger dans ce choc de culture et de civilisation pour mieux expliquer le déracinement de la famille de Paul puis sa confrontation aux résistants Fremen. On y parle alors de surexploitation de ressources naturelles, de colonisation brutale, ce qui place Dune très au dessus de n’importe quelle saga de SF par sa maturité et l’ampleur de ses sujets abordés. Clairement, Dune n’est pas un film avec du comique mais quand on voit la stupidité des tentatives de Disney ou Lucas (hello Jar Jar) de renouer avec Han Solo et se vautrer lamentablement, je préfère l’absence d’humour.

L’humain est au cœur de cet engrenage complexe qu’arrive à restituer de manière limpide Denis Villeneuve. La confrontation est presque plus entre le destin/le jeu politique et une famille sincère qui cherche à gouverner avec sagesse, entre des infrastructures immenses et la proximité avec ces personnages qui paraissent nus. D’ailleurs une scène avec Leto joue à fond sur la nudité comme pour amplifier l’impuissance et l’écrasante petitesse de l’homme par rapport au complot qui s’abat sur lui.

Villeneuve est un cinéaste éminemment visuel qui sait user de l’atmosphère qu’il créé pour simplifier la parole. Et c’est vrai que ce Dune est beaucoup plus contemplatif car moins ramassé que son prédécesseur mais aussi moins bavard. Exit les longues explications en voix off ou les discours trop longs. Ici, une bonne partie passe par les lieux, les lumières et c’est bluffant d’intelligence.

Ce dépouillement s’allie à la bande-son du cultissime Hans Zimmer, qui signe là de nouveau un score envoutant.

La réussite incroyable de ce Dune, part one est donc tout autant dans son casting impeccable et la psychologie des personnages respectée que le design des lieux et des vêtements qui rend le tout organique et ultra réaliste, à mille lieux des délires cosmiques d’une autre saga que Villeneuve gadgétise de part le brio de sa mise en scène.

Il faut évidemment espérer que le filme cartonne pour qu’il y ait la partie 2 de lancée en 2022 mais aussi une adaptation des autres tomes qui, de livres en livres, nous emmèneront plus loin dans ce monde curieux qui fait réfléchir sur nos propres civilisation à travers plusieurs millénaires si l’on va jusqu’à La Maison des Mères.

Denis Villeneuve a signé un chef d’œuvre de science fiction, d’une grande fidélité au roman de Franck Herbert et qui redonne ses lettres de noblesse à une science-fiction adulte et consciente des thématiques profondes qu’elle charrie.

Dune est non seulement une non-déception mais surtout une excellente surprise de l’un des plus brillants réalisateurs au monde et vous devez y courir vite pour soutenir le cinéma d’auteur allié au blockbuster, le cinéma divertissant et exigeant, celui qui vous happe et vous emmène très très loin tout en vous faisant réfléchir à la société d’aujourd’hui.

Denis Villeneuve peut être très fier de lui et de ses équipes, il l’a fait, il a réussi à transposer le monstre Dune à l’écran. Mille mercis pour ce film ambitieux et spectaculaire, confondant de beauté, d’une grande intelligence scénaristique et qui est la plus belle adaptation que l’on pouvait rêver. Dune est enfin incarné.

La piste aux Lapins :

5 lapins

 

 

 

 

 

 

Et le podium exceptionnel du Blanc Lapin pour 2021 !

 

classement blanc lapn 3ème place 2021

 

classement blanc lapin 2021

 

 

Les meilleurs films du Blanc Lapin 2021 : N°32 à N°16

26 décembre, 2021

Cette année 2021 qui se termine fut exceptionnelle de par le nombre de films sortis en salles.

Le confinement de 2020 et les 4 mois et demi de fermeture en début d’année des cinémas ont créé un embouteillage inédit en salles, donnant une durée de vie d’exploitation aux films fragile et complexe. Beaucoup de bon films ont été sacrifiés par un très court temps à l’affiche.

Mais d’un point de vue purement cinématographique, le nombre de bons films sortis a été impressionnant. Du jamais vu en 12 ans de blog du blanc lapin.

C’était même une double année cinéma.

Rendez-vous compte, j’ai vu 124 films sortis cette année au cinéma ou sur les plateformes de streaming légal. C’était complexe de tout voir car mon record était à 103 films en 2018 et généralement c’est plutôt autour des 80 à 90.

La rigueur qu’il a fallu pour voir ces films tout en ayant une vie à côté et d’autres centres d’intérêt n’a pas toujours été simple.

Et donc sur ces 123 films, environ 30% atteignent minimum 4 lapins sur 5 soit de très bons films, extrêmement réussis.

C’est la raison pour laquelle, exceptionnellement, le classement comporte 38 films classés sur 32 places car oui, il y a des ex-aequo en tête du classement tant il est impossible de départager de tels bijoux.

Ce n’est pas par facilité mais bien parceque les films 2021 sont exceptionnellement bons de par le nombre sortis.

Alors que fallait-il voir en 2021 selon le Blanc Lapin et que devez-vous rattraper si vous les avez loupés ?

 

N°32 – « Les choses humaines » d’Yvan Attal

Les Choses humaines - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Un jeune homme est accusé d’avoir violé une jeune femme. Qui est ce jeune homme et qui est cette jeune femme ? Est-il coupable ou est-il innocent ? Est-elle victime ou uniquement dans un désir de vengeance, comme l’affirme l’accusé ? Les deux jeunes protagonistes et leurs proches vont voir leur vie, leurs convictions et leurs certitudes voler en éclat mais… N’y a-t-il qu’une seule vérité ?

Yvan Attal est un très bon réalisateur et prouve à intervalles réguliers que sa maitrise de la mise en scène et sa rigueur donnent de très bons films. Ses récentes adaptations « Mon chien stupide » d’après John Fanté et « Le Brio » avec Camélia Jordana et Daniel Auteuil étaient vraiment d’excellents films.

Avec Les choses humaines, adapté du roman de Karine Tuil, il signe à nouveau un bon film sur la thématique très actuelle du consentement. A l’époque de #MeToo on voit régulièrement dans nos discussions les gens s’opposer entre l’effet de balancier que certains trouvent too much où l’accusé de violences sexuelles est mis au banc des coupables sans possibilité de se défendre, sali de fait et les tenant(e)s de la liberté de parole comme primordiale sur tout, y compris sur la présomption d’innocence. Le Problème est donc ce juste milieu complexe entre laisser des victimes s’exprimer et accéder à une justice efficace et des présumés coupables se défendre sans passer immédiatement pour des monstres sachant que souvent le tribunal médiatique les emporte. Et c’est justement ces thèmes qui sont au cente de ce long métrage extrêmement casse gueule.

Yvan Attal filme le doute dans le regard des parents mais aussi l’impact psychologique, la dimension de distinction de classe entre des élites de gauche nanties et une famille de victimes plutôt religieuse. Le jeu d’acteurs est brillant entre Pierre Arditi en présentateur de gauche bourgeois et profitant de son succès dans sa vie sentimentale, une Charlotte Gainsbourg géniale en mère de son propre fils dans la vie, Ben Attal (fils aussi de Yvan). Ce dernier fait de premiers pas excellents en premier rôle devant la caméra après son passage réussi dans « Mon chien stupide« . Enfin Suzanne Jouannet en victime sincère et perdue et Matthieu Kassovitz donnent un contrechamp troublant tandis que Benjamin Lavernhe joue un avocat d’une grande intelligence à la prestation marquante.

Bref, le casting quatre étoiles permet au film de servir un propos nuancé, éloge même d’un regard distant et de la noblesse de l’institution judiciaire tout en surprenant de part l’issue même du film. « Les choses humaines » prends le temps de l’écoute et c’est précieux dans notre société du jugement hâtif où l’on zappe au fait divers suivant de façon hiératique. Parfois le film aurait mérité quelques coupes pour gagner être un peu plus svelte et efficace.

On pense à Douze hommes en colère pour le film de procès ou au récent « Le dernier duel« , excellent film de Ridley Scott, qui exploite lui aussi cette thématique du viol, du consentement et de l’histoire vue sous l’angle des différents protagonistes.

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N°31 – « Les Olympiades » de Jacques Audiard

Les Olympiades - film 2021 - AlloCiné

Céline Sciamma est l’une des réalisatrices qui compte (Portrait de la jeune fille en feu) mais c’est aussi une scénariste de renom qui s’associe à l’un des plus grands réalisateurs français pour nous livrer cet étonnant « Les Olympiades ».

Jacques Audiard est très loin de ses réalisations et thèmes précédents.
Il nous parle d’amour, de désir et de sexe pour des trentenaires d’aujourd’hui. Ça aurait pu être vraiment raté et casse gueule. Le résultat n’est certes pas sa meilleure œuvre mais vaut le détour.

Outre son magnifique noir et blanc, l’histoire suit des personnages assez attachants et le scénario évite de tomber dans les clichés. Je craignais que trop de personnages féminins soient lesbiens ou bi, ce qui aurait potentiellement viré à une sorte de caricature non représentative. Il n’en n’est rien car l’homosexualité féminine y trouve même la place la plus émouvante et inattendue. Surtout les sentiments prennent le dessus au moment où on ne s’y attend pas, permettant au long métrage de se terminer de la plus belle des manières.

Voir un réalisateur de 70 ans qui n’a plus rien à prouver prendre un tel risque sans se vautrer, çà fait vraiment plaisir. Encore une réussite pour Audiard.

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N°30- « Benedetta » de Paul Verhoeven

BENEDETTA de Paul Verhoeven - Cinémas Les 400 coups - Angers

Voici enfin, avec un an de retard pour cause de pandémie, la présentation du nouveau film de Paul Verhoeven, 83 ans, et toujours aussi alerte et sulfureux après le succès mondial de ELLE.

Virginie EFIRA joue une nonne du 17ème siècle, qui a des visions. Elle voit Jésus. Le premier tour de force est que ces visions ne font pas exploser de rire, ce qui aurait pu être le cas, rappelant un très bon sketch des nuls. Ensuite Virginie EFIRA est comme d’habitude crédible et excellente de bout en bout.

Là où le film est surprenant, c’est qu’il est moins provocateur qu’on aurait pu le penser. Certes on la voit nue, elle et Daphné Patakia (la série OVNI) dans des scènes de sexe lesbienne assez explicites. Mais contrairement à La vie d’Adèle où les scènes de 10 minutes m’avaient super gonflé, là Verhoeven amène la sensualité et l’expression du désir nécessaires, sans en faire des caisses.

Alors que la peste se propage en Italie, Benedetta multiplie les stigmates du Christ et ces miracles inquiètent les autres sœurs dont la mère supérieure incarnée par l’impériale Charlotte Rampling, magnifique. Lambert Wilson apporte également son talent dans la dernière partie du film.

Paul Verhoeven introduit alors un jeu politique entre responsables ecclésiastiques et reste toujours sur le fil de la véracité de ces stigmates et du personnage de Benedetta. Ment-elle ? Est-elle folle ? Il prend bien soin de nous laisser dans le doute en ne montrant que la face qu’elle montre à ses condisciples.

La mise en scène est quant à elle très académique, ce qui ne nuit pas au film, mais lui enlève peut-être la petite touche en plus qui aurait fait décoller le long métrage vers un très grand film. Mais on retrouve ses obsessions que déjà il poussait dans « La chair et le sang » en 1985.

Les dialogues sont finement ciselés, les scènes crues mais qui ne sont pas faites pour choquer car le réalisateur préfère se concentrer sur cette mini société à partir de laquelle il construit une satire du pouvoir, à partir d’un personnage ambigu jusqu’au bout.

Un très bon film, différent et superbement interprété.

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N°29 – « First Cow » de Kelly Reichardt

First Cow - film 2020 - AlloCiné

First Cow de Kelly Reichardt sort enfin après un an de retard et sa présentation à Deauville 2020.

La réalisatrice est une auteur très respectée au sein du cinéma indépendant américain, connue pour Old Joy en 2006, Wendy et Lucy en 2008 ou Night moves en 2014.

Avec First Cow, son style très épuré, économe de mots, s’intéresse à la construction d’une amitié au début du XIXe siècle, sur les terres très sauvages de l’Oregon.

Un cuisinier sans le sou, embauché avec des trappeurs allant vers l’ouest, vient en aide à immigré chinois.

De là, ils se retrouvent et forment un duo extrêmement attachant, se serrant les coudes dans un pauvreté sans nom.

Ils décident de voler le lait de la seule vache du bourgeois du coin pour confectionner et vendre des gâteaux. Et face au succès, ils se mettent à rêver d’élévation sociale.

Kelly Reichardt aborde une époque assez peu connue ou mise en valeur tant la détresse psychologique et le dénuement de ces hommes venus tenter une aventure en pays sauvage semble sans espoir, et d’une violence sordide.

Le manque d’empathie, de lien social qui fait que nous sommes aux prémisses d’une société est particulièrement intéressant.

On est au début de la conquête de l’ouest et il faudra quasi 100 ans de plus pour l’Amérique ressemble à un pays. C’est donc la période de l’avant, juste après l’indépendance, dans des terres hostiles.

Et la réalisatrice nous parle de la lumière que s’apportent ces deux paumés, seuls au monde, qui vont se soutenir et ne plus être seuls, justement.

Le film est très beau de par son naturalisme et la simplicité de son histoire, qui prend certes son temps mais parle au final de l’essentiel, ne pas être seul dans l’aventure d’une vie.

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N°28 – « Lovers Rock » (anthologie Small Axes) de Steve McQueen

 

Small Axe: Lovers Rock (TV) (2020) - Filmaffinity

Salto, la plateforme de streaming de TF1, M6 et France Télévisions,  débarque aujourd'hui !

Second long métrage ou plutôt moyen métrage de Steve McQueen dans son anthologie Small Axes sur la population antillaise de Londres (disponible sur Salto à compter du 26 février 2021), « Lovers Rock » est un film qui aurait mérité une sortie ciné. Pour moi ce n’est pas un épisode de série puisque c’est une histoire unique, un moyen métrage d’1h10 et c’est une réussite totale.

J’avais été déçu par le premier film, Mangrove, qui par son classicisme souffrait la comparaison avec d’autres films de procès.

Mais avec ce film,  Steve McQueen ne se laisse pas enfermer dans un genre et se sent beaucoup plus libre dans son talent de mise en scène.

Il va nous raconter cette communauté, en 1980, à travers une soirée organisée dans un squat par des Dj et va nous conter l’histoire d’une rencontre amoureuse.

Cette fois-ci il n’est pas politique dans les dialogues mais la force du film est bien plus forte. Il arrive à recréer une ambiance et à nous immerger totalement dans une ambiance, avec un minimum de dialogues et un maximum de musique, excellente au demeurant !

« Lovers Rock« est un film envoutant, qui porte à la fois le témoignage d’une jeunesse en quête d’identité et de liberté, mais aussi une culture, un milieu à un instant donné de l’histoire et c’est criant de vérité.

Le résultat est bluffant tout en étant d’une sensibilité incroyable via ce personnage d’une grande fragilité entouré d’autres jeunes qui cherchent aussi le flirt et sont plus ou moins bienveillants. Et puis il y a cette osmose musicale qui réunit les êtres, créé ce lien magique dans une soirée entre des individus qui se sortent pour quelques heures de leur quotidien. Qu’il soit pauvre et dans un petit boulot mal payé, souffrant de racisme et de sous considération des blancs, ou qu’il soit celui d’un milieu pauvre lui aussi mais ultra croyant et attaché à l’image laissée en société, ce quotidien est d’uène grande finesse.

« Lovers Rock » est incroyablement riche de messages sans être lourd dans ses sous-textes ou l’écriture de ses personnages.

Cette légèreté d’écriture font que le film est non seulement agréable à voir et ludique mais qu’il arrive en même temps à son objectif de décrire fidèlement les angoisses et les contraintes d’une jeunesse noire londonienne des années 80 sans aucun didactisme.

C’est très très fort.

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N°27 – « Bac Nord » de Cédric Jimenez

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Le pitch : 2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats. Dans un secteur à haut risque, les flics adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu’au jour où le système judiciaire se retourne contre eux…

Cédric Jimenez réussit un excellent polar en s’inspirant de ce fait divers réel et en assumant de prendre parti pour les policiers. Il faut dire que l’histoire est hallucinante et que l’emballement médiatique, le lâchage par la hiérarchie, les politiques donne un gout très amer, surtout que la partie la plus grave des charges a été abandonnée cotre ces trois policiers border lines. On attendra donc le procès pour savoir exactement ce qui est du domaine de la fiction et du devoir de réhabilitation.

Le film rend les personnages très attachants grâce à des punchlines vraiment drôles, des scènes d’action hyper bien réalisées et un trio d’acteur au diapason. Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil sont tous les trois excellents, complétés par Adèle Exarchopoulos, toujours aussi juste, comme d’habitude.

La scène de prise de stup du film est impressionnante de violence et tous les échanges d’insultes et de torses gonflés avec les teneurs des cités sont absolument remarquables de mise en scène. Le danger et la noirceur sans retour de ces territoires perdus de la République est jetée à la gueule du spectateur.

La brutalité du quotidien vécue par ces flics qui pour un salaire de merde sont confrontés à la violence et au risque de se faire flinguer sans moyens est évidemment choquante en soit.

Jimenez insiste sur l’hypocrisie du politique qui exige des résultats chiffrés quels qu’ils soient mais demande d’éviter de casser les véhicules et d’entrer dans les cités.

L’intensité du film, son côté anxiogène sont très bien alternés par l’amitié qui lie ces trois individus convaincus de faire ce qu’il faut, d’utiliser les armes de dealers pour les faire tomber. Disons que l’institution policière n’en sort pas grandie de par la bienpensance et la frilosité qui en ressort, chacun cherchant à sauver sa peau plutôt qu’à être solidaire, surtout que la presse et la sphère politique s’emballent.

Le film est donc paradoxalement drôle par moment, testostéroné souvent, rythmé par une très bonne BO et un sens de l’action, un western moderne très bien réalisé.

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N°26 – « Teddy » de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma

Teddy de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma (2020) - UniFrance

Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois. Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux. Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…

Le cinéma de genre français se porte extrêmement bien avec de nouveaux réalisateurs qui cassent les codes de films ultra balisés et y ajoutent une french touch tout à fait originale. Une sorte de nouvelle vague français dans le film de genre, détourné. L’excellent « La Nuée » nous scotchait il y a quelques semaines avec cette histoire horrifique de sauterelle en plein désert agricole.

Les frères Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma signent leur second film et adoptent le film de loup garou, dans les Pyrénées, sur un ton décalé.

Le décors et surtout la population un peu paumée, en mode France très profonde et très loin des grandes villes donne un cadre très fort à cette histoire de jeune homme lui-même en marge d’une population oubliée des cités modernes, qui vit elle-même dans une beaufitude forcée, entre bling inspiré de ce qui est vu à la TV et pauvreté dans la diversité intellectuelle et artistique. Mais attention, les frères Boukherma sont un peu moqueurs mais pas suffisants pour autant. Ils en font juste assez pour rire de ces personnages sans non plus les juger ni les prendre de haut.

Ils y décrivent une capacité de créer des classes même dans le coin le plus paumé qu’on puisse trouver. Même là, les humains arrivent à se rejeter, à se créer des castes excluantes des marginaux. Ce qui est drôle dans « Teddy » c’est ce miroir déformant où on se demande toujours si le « héros » est si marginal que cela ou si il n’est pas simplement un caractère au milieu de gens fadasses et sans saveur.

Anthony Bajon, découvert dans La Prière et Au nom de la terre, porte le film fièrement sur ses jeunes épaules et prouve qu’il faudra compter sur lui dans le paysage français. Évidemment on passe par les transformations et les codes du film de loup garou mais vu sous un angle totalement inédit, entre social, comique et drame total. Le ton du film oscille en permanence et rend le spectateur curieux.

Mais ne pas parler des talents de metteurs en scène des réalisateurs serait injuste, c’est d’un très bon niveau de découpage, de bande-son à propos, d’alternance de scènes sans une de trop, et d’ellipses qui évitent au film le gore pour lui préférer une réflexion d’une profondeur inattendue sur la difficulté de l’adolescence, de se sentir différent et de ne pas vouloir se fondre dans les autres, la norme ou tout du moins la normalité, trop banale.

Teddy est une totale réussite et on a hâte de voir le prochain film du duo qui donnera cette fois hommage aux films de requins avec Marina Fois, Kad Merad et Jean-Pascal Zadi, tout un programme et une grande joie de voir de nouveaux talents français se faire un nom de si belle manière.

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N°25 – « Le Tigre Blanc » de Ramin Bahrani

Le Tigre blanc - film 2021 - AlloCiné

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Ramin Bahrani revient après son excellent 99 homes qui suivait des usuriers sans scrupules de maison post crise des subprime, et sa moins réussie nouvelle adaptation pour HBO de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.

Le réalisateur change de crémerie et réalise pour Netflix cette adaptation d’un best seller signé Aravind Adiga.

On y suit Balram, chauffeur d’une riche famille indienne, qui nous raconte avec un sourire en coin et une petite voix semblant toujours s’excuser comment il vit dans sa caste et subit le racisme des castes supérieures.

Par son ingéniosité, il va réussir à graver les échelons vers la richesse, en abandonnant à plusieurs moments toute forme de morale. Et c’est là que le film est très réussi.

Sur un rythme effréné sans aucun temps mort, rappelant forcément le « Slumdog Millionaire » dynamique de Dany Boyle, le film évite toute perte de temps et nous prend par la main comme si on était perdus dans une grande ville indienne au milieu de toute cette pauvreté. Mais la malice du film comme du personnage principal et de son interprète, Adarsh Gourav, est de présenter des horreurs culturelles de maltraitance des plus pauvres comme si c’était immuable et avec un large sourire. C’est la culture donc c’est comme çà. Les mafieux corrompus qui frappent de pauvres paysans qu’ils exploitent, c’est normal. Ils les tuent même parfois. On n’y peut rien. Et sous couvert de ce ton cynique, se développe donc l’histoire de ce petit mec qui subissant des règles injustes et inhumaines, choisit de gagner par tous les moyens à sa disposition. La vision de sa famille n’est d’ailleurs pas du tout rose bonbon, bien au contraire, il n’y a aucun affect et seulement des gens qui crèvent de faim et font ce qu’ils peuvent pour faire travailler les enfants et gagner de quoi ne pas crever. C’est à la fois très violent dans le propos et le constat mais dit sur un ton badin et une mise en scène qui édulcore volontairement le visuel.

L’anti héros devient donc un Tigre Blanc en se jouant de ses maitres qui le traitent comme un esclave et comme un sous homme inférieur.

Au passage le film écorne sauvagement la démocratie indienne corrompue et s’attaque même à la suffisance des occidentaux en leur disant avec un grand sourire que les peuples puissants qui donneront le ton demain seront chinois et indiens. Mieux, le réalisateur envoie à la face des spectateurs de Netflix (très majoritairement occidentaux) un avertissement sur les excès du capitalisme, qui appliqué à un cadre non démocratique ou corrompu peu n’avoir plus aucune limite. C’est aussi là que « Le Tigre Blanc » devient encore meilleur, lorsqu’il explique que les principes importés d’occident font des ravages dans une société aussi inégalitaire et injuste que la société indienne. Il explique que ces centaines de millions de pauvres n’auront rien à foutre de notre belle morale que l’on arbore tout en se pinçant le nez et en ne regardant pas ce qui s’y est passé pendant des dizaines et dizaines d’années. Ce sera un capitalisme encore plus dur où la morale n’aura pas sa place car c’est une morale occidentale inapplicable là bas. La vie d’un indigent n’ayant aucune valeur et la richesse évitant la prison, comme le dit le héros, ce sera la loi de la jungle où seuls les tigres blancs s’en sortiront.

Utiliser les codes de la comédie pour livrer un film aussi profond est vraiment une idée géniale. Avec ce rictus faussement obéissant du type prêt à défenestrer à tout moment la famille qui l’exploite et lui marche dessus, Adarsh Gourav est excellent.

A la fin on a presque peur que les personnages nous fassent une danse à la Bollywood comme dans « Slumdog Millionaire« , sauf que ce n’est pas le genre de la maison et que Bahrani vient de nous livrer une petite bombe impertinente et d’une grande intelligence.

Il est à mille lieues des clichés et du positivisme naïf du film de Dany Boyle. C’est même l’inverse qu’il a réalisé et c’est très très réussi.

A voir de toute urgence sur Netflix.

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N°24 – « Onoda, 10 000 nuits dans la jungle » de Arthur Harari

Onoda - 10 000 nuits dans la jungle - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

Je ne connaissais pas cette histoire vraie de ce soldat japonais  resté 30 ans sur une ile des philippines, dans la jungle, pensant assurer la résistance en attendant que ses supérieurs lui donnent un signe.

L’histoire est tout bonnement fascinante tellement on reste incrédule devant la perte de repère au temps et la capacité des personnages (Onoda et 3 soldats fidèles) à se couper du monde en versant dans la méfiance de la manipulation des gens civilisés des villages. Ils vont s’isoler et vivre en autarcie, toujours sur le qui vive, et même tuer des innocents pensant toujours être en guerre.

On peut se dire que les personnages sont fous mais justement, hormis l’autopersuasion qui les incite à poursuivre le maquis sans se poser de questions, qui est en soit un peu dingue, le réalisateur Arthur Harari ne cherche absolument pas à tomber la facilité de ce type d’explication. C’est aussi que le lieutenant Onoda est sorti de cet enfer vert à 52 ans, puis a vécu jusqu’à 94 ans, a construit une seconde vie et a décrit dans une autobiograpophie les multiples détails de cette vie d’ascète qu’il détaillait dans des livrets. Il n’était donc pas fou mais formé comme une élite du guerriers solitaires et silencieux et a cru en la résilience de l’armée de son pays. On est scotché par ce patriotisme comme seul horizon, pour ces jeunes hommes qui n’ont quasi pas connu de femmes avant de s’auto-enfermer dans ce délire qui n’en n’était pas un pour eux.

La réalisation est fluide et Arthur Harari arrive à ne pas créer de longueurs malgré les 2h48 du long métrage ! Pour ma part, j’ai trouvé çà un peu long non que ça ne se finissait pas, le film est passionnant, mais j’aime la concision et les films de 3h demandent un certain effort qui coupera radicalement une partie du public. Un format resserré de 2h10 aurait permis probablement au film de rester plus longtemps à l’affiche et de ne pas rebuter certains.

L’expérience de voir ce film Onoda est cependant vraiment une chose à faire. Le film n’est pas cataloguable, à la fois lyrique et avec des plans très resserrés, à la fois long de par sa durée et parsemé d’aventures, métaphysique et brillant.

Un excellent film.

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N°23 – « House of Gucci » de Ridley Scott

House of Gucci - film 2021 - AlloCiné

Le fameux « House of Gucci » sort enfin avec son casting 5 étoiles ultra hype et un réalisateur cultissime en la présence du stakhanoviste Ridley Scott qui sort deux films en deux mois après le génial « Le dernier Duel« .

Alors le film a divisé, certains le trouvant too much, caricatural des personnages ayant réellement existé. Je ne sais pas mais en terme de pur cinéma, c’est un excellent film sur une famille ultra célèbre, ultra riche et déchirée par une petite italienne de la classe moyenne, vorace et décidée à devenir riche et célèbre elle-même.

Le personnage de vamp de Lady Gaga est génial ! La chanteuse prouve qu’elle sait jouer. Sa partition s’oppose au génial Adam Driver qui poursuit sa carrière fulgurante, prouvant de film en film qu’il peut tout jouer et qu’il est LE nouvel acteur hype d’Hollywood, d’un physique particulier mais d’un charisme qui rappelle les Robert de Niro et les Al Pacino.

Cà tombe bien car Al Pacino est de retour dans un très grand rôle après son excellente prestation dans « The Irishman » de Martin Scorsese. Et c’est un immense plaisir de voir ce monstre sacré dans le rôle du pater familia manipulateur et égocentré qui va se faire faucher dans la tourmente des évènements. Jared Leto en fait un peu trop mais il est assez bon et méconnaissable dans le rôle de ce fils au destin raté, médiocre mais qui se croit avoir un talent alors qu’il est invisible vis à vis de son père.

Et puis il y a la classe incarnée qu’est Jérémy Irons en Rodolpho Gucci, il est juste génial dans chacune de ses scènes. Là aussi ceci fait immensément plaisir de savourer la prestation de cet immense acteur dans un très bon rôle écrit avec soin au sein d’un film réussi.

La réussite de « House of Gucci«   tient au mélange entre saga familiale qui rappelle Le Parrain et autres grandes fresques et le pur thriller avec un suspens bien dosé. Ridley Scott est en très grande forme à 84 ans ! Impressionnant l’animal.

La passion des personnages, leurs secrets et manipulations font froid dans le dos et aucun ne peut rattraper l’autre. Mais c’est prenant et fascinant et puis surtout, divertissant !

Ridley Scott est un maitre de la précision, de l’exigence et pour transposer cet univers du luxe, évidemment, ceci fait mouche.

Le film est élégant et tragique comme je m’attendais à ce qu’il le soit.

Une grande réussite.

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 N°22 – « Illusions perdues » de Xavier Giannoli

ILLUSIONS PERDUES de Xavier Giannoli - Cinémas Les 400 coups - Angers

Casting impeccable pour cette adaptation d’Honoré de Balzac, pas la plus connu_e mais étrangement d’une grande contemporanéité. Xavier Giannoli  s’est attaqué à un gros morceau et s’en sort très bien.

Qu’importe, le matériau du livre est là et l’histoire qu’il nous raconte est passionnante.

C’est celle d’un parvenu, d’un petit poète de province qui monte à Paris et parcequ’il a un peu de talent et une belle gueule va pouvoir accéder à des cercles normalement inatteignables. C’est l’histoire d’un Icare, d’une ascension sociale extraordinaire au prix de bien des sacrifices moraux.

Benjamin Voisin trouve là un premier rôle d’ampleur et prouve que c’est l’un des jeunes premiers du ciné français que l’on va revoir. Il est juste, entre naïveté et perversion et incarne parfaitement ce jeune home qui pète un plomb.

A ses cotés Cécile de France est comme toujours brillante et Vincent Lacoste incarne un écrivain raté transformé en journaliste odieux.

Il personnalise toute la veulerie que Balzac détestait chez les journalistes de son époque, qu’il portait très peu voir pas du tout en estime.

L’absence de morale et les faux semblants sont glaçants de cynisme. Ou comment une sous caste fait fortune en déversant son fiel, ses collets sur les livres et pièces de théâtres qu’ils commentaient ou sur des personnages publics.

Le film est passionnant pour retranscrire cette époque charnière entre Napoléon et la monarchie restaurée et l’opposition des deux intelligentsia.

Xavier Dolan est comme toujours excellent quand il joue et son personnage ambigu qu’on ne sait pas situer, ajoute une touche de suspens et de bonnes surprises.

La reconstitution du Paris de ce second quart du 19ème est bluffante de vérité, et Xavier Giannoli choisit d’en faire une sorte de danse qui virevolte et tourbillonne jusqu’à représenter l’étourdissement du personnage qui perd pied devant son succès.

Les thématiques restent incroyablement modernes et la cruauté médiatique d’aujourd’hui n’a rien à envier à celle de l’époque.

Une très belle réussite.

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N°21 – « L’évènement » de Audrey Diwan

L'Evénement - film 2021 - AlloCiné

Audrey Diwan remporte un Lion d’Or très mérité pour L’événement, un film coup de poing qu’on n’avait pas vu venir.

Anamaria Vartolomei est une véritable révélation, de tous les plans du film en jouant cette jeune étudiante des années 60 qui tombe enceinte et se trouve débuter un chemin de croix incroyable.
C’est assez original et salutaire de rappeler ce que les femmes vivaient avant la loi Veil et ce qu’elles vivent là où c’est interdit ou problématique pour des raisons de religion.

« L’événement » nous montre une société rétrograde et hypocrite dans laquelle l’avortement est condamnable de prison et où le fait d’être enceinte devient un non choix. Une chape de plomb incroyable fige une vie et plus rien n’a d’importance que de se ranger et d’abandonner tous ses espoirs comme celui de faire des études et pour le personnage, dans ces années là, de s’émanciper par la culture et un travail d’enseignant.

Le film est parfois difficile à encaisser car la réalisatrice souhaite nous mettre das les mêmes conditions d’isolement des autres et de souffrance. Le personnage est perdu et ne peut se confier à personne, sachant son destin brisé. Un compte à rebours va alors alterner la montée de l’angoisse et l’horreur des tentatives pour perdre cet embryon non désiré.

La mise en scène est fine et nous laisse seuls avec ce personnage qui sombre peu à peu en même temps que les couleurs du film et les scènes de nuit assombrissent l’avenir de la jeune fille. L’esthétisme du film ne se voit cependant pas, il se ressent, pour mieux porter le propos.

Ce récit viscéral est parfois dur à regarder mais il atteint son but à savoir émouvoir et faire toucher du doigt l’enfer absolu que l’Etat et toute une administration, une société faisaient subir à de jeunes femmes pour des raisons avant tout religieuses, là où l’Eat se voulait laïque.

Un très bon film.

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N°20 – « The French Dispatch » de Wes Anderson

The French Dispatch - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : The French Dispatch met en scène un recueil d’histoires tirées du dernier numéro d’un magazine américain publié dans une ville française fictive du 20e siècle.

Wes Anderson a tourné son dixième film en France à Angoulêmeavec un casting totalement dingue et jouissif comme il en a souvent l’habitude avec Bill Murray, Tilda Swinton, Owen Wilson, Adrien Brody ou Edward Norton ou Timothée Chalamet,  Frances McDormand, , Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, Léa Seydoux, Jeffrey Wright, Elisabeth Moss, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Cécile de France, Christoph Waltz, Guillaume Gallienne.

Rien que pour cette galerie de personnages complètement décalés, The French Dispâtch est réussi. On retrouve une sorte de synthèse de l’univers unique, du style unique de Wes Anderson, mélancolique, drôle et perché. Ses invitations à visiter ses univers sur mesure d’une précision d’horloger ont donné de grands films parmi lesquels La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited,  Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hôtel, L’Île aux chiens.

Alors forcément quand on compare, certains disent que c’est son moins bon film, limite caricatural de son cinéma, où la forme prend le pas sur le fonds.

Je ne suis pas du tout d’accord. Certes le film est très illustratif mais c’est pour accentuer l’aspect vignette de ces quatre récits de journalistes qui décrivent une histoire rocambolesque et permet au réalisateur de déclarer son amour pour une époque, pour une culture et pour les reporters de petits magasines de faits divers.

C’est très charmant et d’une intelligence de mise en scène bluffante. C’est certainement visuellement son film le plus abouti. Les personnages sont un peu désincarnés mais ce sont des héros ou anti héros de papier glacé et en ce sens ceci ne m’a pas gêné, c’est un peu le deal du concept même du film. Ceux qui n’ont pas compris ce troisième degré et bien…tant pis pour eux.

L’inventivité et l’imaginaire du réalisateur explosent pour apporter une palette de nuances, de rires à des situations ou personnages cocasses. Il arrive même à rendre carrément hommage à un autre AndersSon, Roy Andersson et ses plans fixes en forme de tableaux. Mais à la différence du maitre suédois de l’absurde connu pour ses plans épurés, Wes Anderson emplit le cadre à foison de détails qu’on s’amuse à repérer comme dans un magasine justement lorsque des jeux invitaient les lecteurs à faire marcher leur sens de l’observation. C’est très malin  comme concept.

L’humour est évidemment le maitre mot et même quand il est cruel, il apparait comme sorti d’une bande-dessinée burlesque et s’avère vraiment jouissif.

La richesse du film alterne entre acteurs de premier plan, couleur et noir et blanc voir dessin animé.

Mais surtout Wes Anderson est très romanesque cette fois-ci, plus que dans ses autres films même si l’aspect quête de « La vie aquatique », « À bord du Darjeeling Limited, ou L’Île aux chiens sont très présents et apportent un incroyable rythme.

Et puis vous ne verrez nul part ailleurs un film aussi marqué de l’emprunte de son metteur en scène et l’immense poésie qui se dégage de son œuvre.

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N°19 – « Oxygène » de Alexandre Aja

Oxygène : claustrophobes, le survival d'Alexandre Aja n'est pas pour vous !

Alexandre Aja est l’un des réalisateurs français les plus successfull à l’international même si il est très p)eu connu en France. En effet, le fils d’Alexandre Arcady s’est fait un nom à Hollywood dès les années 2000 dans le cinéma d’horreur avec Haute tension (2003) puis le reboot de La Colline a des yeux, celui de Piranha 3D ou encore Crawl. A chaque fois son talent de metteur en scène fait mouche dans un genre cinématographique où la qualité du réalisateur n’a pas toujours été primordiale de la part des studios, même si cette démarche évolue depuis vingt ans.

Aja a tenté de s’émanciper du genre en allant à de la SF pure avec Horns ou La 9ème vie de Louis Drax, hélas le résultat était en demi teinte, faute à des scénarii pas assez travaillés.

Avec Oxygène, le réalisateur reprend un concept déjà vu dans Burried mais avec un talent autrement plus brillant. Une femme se réveille dans un caisson à Oxygène et ne se souvient de rien, de qui elle est, de pourquoi elle est là. Très vite elle comprend que son Oxygène se vide et qu’elle doit trouver le moyen de sortir, son seul contact étant la voix de l’ordinateur qui gère le caisson.

Le film aurait pu être très chiant très vite et au début on peut se dire que se taper 1h27 dans cet espace clos va être long.

Sauf que Aja use des flashs backs pour introduire de la respiration et surtout d’un talent incroyable dans son scénario pour relancer la machine et créer du stress, de la tension, du rebondissement en permanence.

Évidement, il est aidé par une formidable Mélanie Laurent, excellente dans les expressions, les doutes, les idées qui passent dans son regard, la douleur sur son visage.

Le duo fonctionne donc à merveille pour un résultat détonnant et une excellente surprise qu’on n’avait pas vue arriver. Nul doute que Netflix a eu du nez de financer ce projet qui cartonnera certainement sur sa plateforme, Alexandre Aja et Mélanie Laurent accédant de plus à un public potentiel de 200 millions d’abonnés. Le film aurait pu sortir au cinéma mais il est parfait pour Netflix également.

L’intelligence de la mise en scène et du scénario, le final excellent dans ses révélations et à la hauteur de l’attente, font de cet « Oxygène » l’un des films à voir absolument en 2021 !

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N°18 – « Aline » de Valérie Lemercier

Aline - film 2020 - AlloCiné

Valérie Lemercier çà passe ou çà casse. Ses spectacles, jamais filmés, sont déconcertants de vulgarité et très loin du personnage populaire et drôle qu’on voit à la télévision ou dans des films. En tant que réalisatrice, elle est allée du mieux avec Palais Royal ou Le Derrière au pire et affligeant avec 100% Cachemire et Marie-Francine.

L’idée donc de faire un faux biopic sur Céline Dion, chanteuse iconique relativement kitsch et ultra moquée, pouvait à la fois enthousiasmer tant Valérie Lemercier peut être hilarante ou au contraire s’avérer ultra casse-gueule.

Et bien l’artiste prend tout le monde à contre-pied en faisant plus un vrai biopic idéalisé, enchanté et sérieux qu’un film moqueur. Bien au contraire, Valérie Lemercier a un profond respect pour Céline Dion et un amour pour le personnage complètement perché qu’elle est mais qui au final s’avère très attachant.

Elle joue le personnage de l’âge de 8 ans à aujourd’hui grâce à des effets spéciaux très bien faits. Évidemment le film est plein d’humour voir d’éclats de rire mais ce n’est jamais pour rire du personnage mais plus de situations comiques déclenchées par cette femme si étrangement habitée par la chanson. On y voit un personnage donc assez marrant et iconoclaste, très naïf et en soif de belle histoire d’amour. Mais surtout on y accompagne une enfant de son cocon familial ultra sympathique de famille très très nombreuse à un autre cocon avec son mari et impresario qui pourrait être son père. La grande réussite du film est notamment dans la crédibilité et la beauté de cette histoire qui émeut à bien des reprises.

Sylvain Marcel en Guy-Claude (aka René Angélil, décédé en 2016) et Danielle Fichaud (qui joue la mère) sont juste énormes et explosent littéralement l’écran, permettant aussi à Aline de ne pas juste se centrer sur son actrice principale mais d’apporter un corps à cette histoire, une profonde humanité à l’ensemble.

A noter la performance vocale de Victoria Sio, la doublure vocale de Valérie Lemercier  qui permet d’y croire lorsqu’elle interprète les chansons de Céline Dion.

Et pourtant dieu sait que je n’aime pas du tout le style de Céline Dion, c’est un style que je trouve criard, qui m’agace, que le trouve culcul et à 100 000 lieues de la pop rock ou de la musique alternative voire électro que je prend plaisir à écouter et découvrir. Et bien, ceci ne m’a pas du tout gêné car le film est un véritable tour de force. Il est ultra sympathique et regorge d’amour pour ses personnages. Surtout il est sincère et réussit à montrer la solitude de cet être une fois l’amour de sa vie disparu. Elle est passée d’écrin en écrin tout étant parfaitement heureuse entre son succès fulgurant, sa famille nombreuse aimante et son mari protecteur.

Le film est populaire, généreux, drôle et surtout très émouvant. Un grand film. Bravo Valérie Lemercier !

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N°17 – « Le diable n’existe pas » de Mohammad Rasoulof

Le Diable n'existe pas - film 2020 - AlloCiné

L’année 2021 sera extraordinaire pour le cinéma iranien puisqu’après le génial « La loi de Téhéran » et avant « Un héros » d’Asghar Farhadi, voici un autre grand film, une réussite sobre et sans concession sur la thématique de la peine de mort en Iran, de nos jours.

Il n’est pas étonnant que le film ait été censuré en Iran tant il est dénonciateur de la violence du régime autocratique et l’absence d’empathie qu’il faut pour imposer à des jeunes miliaires qui font leur service, qui sont appelés, de se transformer en bourreaux. On y voit de jeunes hommes tout a fait normaux, qui vivent et aiment mais qui ont été détachés dans l’unité qui amène les condamnés se faire exécuter.

Évidemment les victimes de ce jugement sociétal qui trouvent la mort sont souvent de simples opposants au régime. Mohammad Rasoulof trouve le ton juste en abordant la thématique sous forme de quatre petites histoires toutes liées entre elles par la thématique. Il est juste dommage que les quatre segments ne soient pas plus davantage reliés, ce qui aurait permis au film d’atteindre une marche plus haute dans son impact déjà fort.

Le film trouve sa lumière dans le combat, la résistance des intellectuels ou jeunes hommes qui refusent de servir cette société là et décident de ne pas se soumettre et de résister.

L’ours d’or à Berlin en  2020 sort avec presque deux ans de retard mais allez le voir !

C’est un film sur le libre arbitre, toujours prégnant même dans une dictature religieuse car obliger un individu à en tuer un autre ne peut gagner sur le mental des bourreaux forcés sans les détruire.

La liberté de conscience est portée aux nues avec simplicité et tellement de force qu’on ne peut qu’adhérer au propos et à la réussite du film.  »Le diable n’existe pas » touche à des thèmes universels et s’impose comme un grand film politique.

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N°16 – « Julie en 12 Chapitres » de Joachim Trier

Julie (en 12 chapitres) - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Julie, bientôt 30 ans, n’arrive pas à se fixer dans la vie. Alors qu’elle pense avoir trouvé une certaine stabilité auprès d’Aksel, 45 ans, auteur à succès, elle rencontre le jeune et séduisant Eivind.

J’aime beaucoup le réalisateur norvégien Joachim Trier dont le précédent Thelma, m’avait bluffé tant esthétiquement que par l’utilisation du genre fantastique pour mieux capter le mal être adolescent féminin. Oslo 31 aout l’avait fait découvrir au monde entier comme un réalisateur au formalisme inventif.

Avec « Julie en 12 Chapitres » , il offre un rôle en or à la jeune Renate Reinsve, qui a remporté à très juste titre le prix d’interprétation à §Cannes. La caméra est sur elle tout le temps et elle est lumineuse, même dans les moments compliqués. Ce portrait de trentenaire qui ne veut pas qu’on lui impose un rythme, des choix, un enfant et qui veut profiter de la vie, ne pourra que vous conquérir tant il écrit avec maturité et bienveillance. L’interprétation du rôle principale se complète du fidèle parmi les fidèles du réalisateur, l’acteur Anders Danielsen Lie, lui aussi d’une justesse confondante.

Le rapport de couple, la fuite de ce dernier, trop parfait, et la soif de liberté ou la peur d’enfermement de l’héroïne sont à la fois touchants et libérateurs. Et pourtant le film vous cueille à diverses reprises d’une émotion surprenante, soit de tristesse lucide sur le temps qui passe, sur les erreurs de choix, les vies qu’on n’a pas vécues pour telle ou telle direction prise soit pour la joie de cette vie qui s’écrit au hasard et surprend sans cesse.

Non seulement le portrait est beau mais il est souvent drôle voir inspiré lorsque le réalisateur illustre un choux de vie par une scène ‘arrêt sur image que vous n’oublierait pas ou lorsqu’il fonce dans l’illustration des drogues hallucinogènes sans se planter en tombant dans le cliché facile.

Magnifique portait d’une millenials insatisfaite, le film surprend sans jamais juger.

La mélancolie qui ressort de l’ensemble est d’une élégance rare et la fin s’avère bouleversante.

Un très bon film à voir absolument.

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Et la suite et fin du classement 2021 dans quelques jours ….

Les pires films de l’année du Blanc Lapin

23 décembre, 2021

Comme chaque année depuis 12 ans, le Blanc Lapin vous livre ses classements de l’année…

Bon chaque année il y a des ratés et des films vraiment à ne surtout pas mais alors surtout pas voir.

Alors contrairement au classement des meilleurs films, celui-ci est plus restreint et n’identifie pas tous les mauvais films car je sélectionne beaucoup les long métrages que je visionne même si cette année record j’en ai vu 123 sortis au cinéma ou sur les plateformes de streaming.

Mais bon quand je constate qu’un film est mal noté (même si je ne lis pas les critiques en amont) et qu’en plus je n’ai aucune envie de le voir, j’avoue que je passe mon chemin.

Vous pardonnerez donc le démontage en règle qui suit qui n’est pas exhaustif.

Mais comme les critiques méchantes sont en général les plus drôles, je poursuis cette bonne vieille tradition du blanc lapin.

Enjoy ;) )))

 

Les pires films que j’ai vus sont …tadaaaaaaaaaaaa !!!

 

N°10 – « Madres Paralelas » de Pedro Almodóvar

Madres Paralelas - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d’hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d’âge mûr, n’a aucun regret et durant les heures qui précèdent l’accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu’elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l’hôpital. Les quelques mots qu’elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d’une manière qui changera leur vie à toutes les deux.

Pedro Almodóvar est l’un des maitres du cinéma mondial, il a réalisé bon nombre de chefs d’oeuvres et surtout a su progressé dans son art, atteindre une grande maturité avec La Fleur de mon secret, terminant sa période movida déjà très bonne pour livrer des bijoux tels que En chair et en os, Tout sur ma mère, Parle avec elle, La Mauvaise Éducation , Volver, Étreintes brisées, ou La piel que habito.

Sa particularité est qu’il peut parler de transgenre, de relations lesbiennes depuis 40 ans sans que ceci fasse fake. C’est joyeux et triste à la fois, c’est surtout profond. Si Les Amants passagers était un premier couac depuis 25 ans, manquant de finesse et d’inspiration, Douleur et Gloire a camé tout le monde et s’avère l’un des sommets de sa filmographie.

Av 72 ans, Pedro n’a plus rien à prouver et c’est bien là le problème. « Madres Paralelas » est un film mineur, très mineur même tant il sent la mise bout à bout de deux histoires pas suffisamment consistantes pour faire de chacune d’elle un film. Bien sûr sa fidèle Penelope Cruz est magnifique et il la filme comme personne. Mais l’histoire sonne fake réguilèrement et les retournement de situations sont à chaque fois déceptifs. Quand on espère le thriller c’est autre chose de plus mou qui vient faire retomber le film comme une balle qui va de moins en moins haut. Pourtant la thématique de la mémoire autour des victimes du franquisme était vraiment passionnante mais il la traite maladroitement, avec une fausse émotion qui agace plus qu’autre chose.

« Madres Paralelas » est raté, mal scénarisé et fait penser parfois à une parodie du style Almodovar, une grosse grosse déception.

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N°09 – « Encounter » de Michael Pearce (II)

Encounter - film 2021 - AlloCiné

Riz Ahmed est un excellent acteur qui d’ailleurs porte cette année l’excellent « Sound of metal« .

Ici il porte le film sur ses épaules et joue comme à son habitude très bien.

Mais voilà, si l’idée originale du pitch était bonne, le film ne tient pas sur la durée et s’avère horriblement long, à tel pont qu’ont prie pour que le personnage principal se prenne une balle et qu’on clôture la trop longue fuite en avant du personnage.

L’idée de film d’invasion extraterrestre est assez originale et le basculement dans la paranoïa aurait pu faire un bon twist de fin. Sauf que lorsque le film change de style, déjà on est déçus et surtout la saveur du spectacle qu’on attendait est remplacée par une course poursuite sans aucun intérêt tant on connait la fin, courrue d’avance.

C’est long, fastidieux et au final raté.

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N°08 – « Une affaire de détails » de John Lee Hancock

Une Affaire de Détails - film 2021 - AlloCiné

Avec Denzel Washington, Rami Malek, Jared Leto

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Le pitch : Deke, shérif adjoint du comté de Kern, victime récemment d’un burn-out, doit faire équipe avec le détective du LASD, Baxter, afin de retrouver un tueur en série. Deke est aussi intuitif que rebelle à l’autorité, l’inverse de Baxter. Parallèlement à l’enquête, le shérif adjoint voit resurgir un sombre secret de son passé…

Avec un casting pareil, on pouvait s’attendre à minima à un film bien joué. De ce côté là « Une affaire de détails«   est une réussite, Denzel Washington et Rami Malek arrivant à composer un bon duo fâce à un Jared Leto pour une fois un peu plus sobre, ce qui ne gâche rien.

Rami Malek confirme qu’il est crédible hors de Mister Robot après « Bohemian Rhapsody » et avant de jouer le méchant du futur James Bond, Mourir peut attendre.

Après l’histoire de cette énième chasse après un tueur en série manque cruellement d’originalité. Non que le film ne se regarde pas ou soi mal réalisé, mal écrit. Le film a un bon résultat mais le genre a tellement été vu et revu au cinéma avec des chefs d’œuvres (Seven ou Zodiac de David Fincher, Tueurs nés d’Oliver Stone, Le silence des agneaux, No country for Old Men des frères Coen etc…), de multiples films moyens et plein de séries en tout genre, que forcément, c’est dur d’être original.

Or ici l’originalité ne tient pas au fait qu’on connait le coupable tout de suite (déjà fait plein de fois dont l’excellente série The Fall) mais au fait qu’on a un doute. Qu’il manque des détails. Sauf que la conclusion du film rend tout le procédé très limite d’un point de vue moral.

Et oui, on a un peu l’impression que la fin justifie les moyens, que le délit de salle gueule vaut condamnation et le film devient limite très très tendancieux, en mode républicain bien réactionnaire. Et çà, c’est moche, ce n’est pas ma came et c’est surtout dangereux. Montrer ce genre de morale à des américains déjà bien complotistes et capables de voter pour Trump malgré tous ses mensonges et sa déformation de la réalité, ce n’est pas sérieux.

Je ne pense pas que le film visait ce message et le message n’est d’ailleurs pas hyper clair mais justement il génère une gêne certaine.

Donc le fait que le film soit extrêmement classique et ne se distingue pas dans son genre mais en plus développe une morale très limite, çà vaut deux lapins, pour la présomption d’innocence.

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N°07 – « Comment je suis devenu super-héros ? »

Comment je suis devenu super-héros - film 2021 - AlloCiné

Comment je suis devenu super-héros ? est un film de supers héros français ! Ouh là !

Pio Marmai et Leïla Bekhti portent le premier film de Douglas Attal, fâce à Swan Arlaud en super vilain et Benoit Poelvoorde en vieux héros.

On y suit Gary (Pio Marmai), en flic forcé de travailler avec  Cécile (Vimala Pons) pour traquer une drogue synthétique qui donne des supers-pouvoirs pour de brefs instants.

On peut dire qu’avec ce film, à peu près tous les clichés du genre sont réunis sans les moyens des blockbusters américains et avec plein de mauvaises idées de scénario.

Les personnages sont attendus, les situation comiques pas vraiment drôles et le temps passe incroyablement lentement comme si le film avait le super pouvoir de vous faire durer l’absence de plaisir plus longtemps.

Un vrai raté. Mais alors bien.

 

N°06 – Sous le ciel d’Alice

Sous le ciel d'Alice en DVD : Sous le ciel d'Alice DVD - AlloCiné

Dans les années 50, la jeune Alice quitte la Suisse pour le Liban, contrée ensoleillée et exubérante. Là-bas, elle a un coup de foudre pour Joseph, un astrophysicien malicieux qui rêve d’envoyer le premier libanais dans l’espace. Alice trouve vite sa place dans la famille de ce dernier. Mais après quelques années de dolce vita, la guerre civile s’immisce dans leur paradis…

Alors la presse était tellement bonne que j’ai accouru voir ce film très piégeux. Je me suis rarement autant emmerdé cette année que devant ce film d’1h30 qui avait l’incroyable don de paraitre durer 3 heures.

Toujours fascinant quand les personnages vous gavent d’entrée, dès les 5 premières minutes et que les situations qui s’enchainent empirent le ressenti de minute en minute comme si la terre entière avait décidé de se venger de vous en vous infligeant le visionnage d’un film totalement abscons, imbu de lui-même et qui se regarde tellement le nombril que vous avez l’impression d’être seul dans une pièce avec un artiste insupportable qui vous raconte son scénario avec moults détails… sauf que vous trouvez cela très mauvais.Et que vous vous dites « mais pourquoi moi ? pourquoi ? » en hurlant très fort espérant que c’est un cauchemars.

Comme sur l’affiche, le pire arrive avec le petit cœur, à savoir les moments d’émotion où évidemment vous n’êtes pas ému et rêvez que les personnages se prennent vite une bombe pour que le film se termine plus vite.

Et que dire des idées loufoques de délires du personnage et d’imaginaire décalé qui se veulent originales mais agacent encore plus tellement l’auteur se donne un genre qu’elle n’a pas.

Horrible ! Après si j’étais poli je dirais que je suis « passé à côté » sauf que je n’étais pas seul et que les avis étaient partagés…on est donc tous passés à côté de la « poésie du film », très probablement, notre continuum espace temps étant différent et j’en suis super fier en fait.

 

N°05 – « Bergman Island » de  Mia Hansen-Løve

Bergman Island en DVD : Bergman Island DVD - AlloCiné

Le pitch : Un couple de cinéastes s’installe pour écrire, le temps d’un été, sur l’île suédoise de Fårö, où vécut Bergman. A mesure que leurs scénarios respectifs avancent, et au contact des paysages sauvages de l’île, la frontière entre fiction et réalité se brouille…  

« Dis moi Blanc Lapin, c’est quoi un film chiant ? »

Ben, là j’ai un super exemple. Une réalisatrice adulée par quelques critiques snobes cinéphiles parisiens, sélectionnée systématiquement en festivals, qui nous livre un film, sélectionné à Cannes pour la Palme d’Or, d’une ineptie assez confondante.

Déjà on se prend facile 50 minutes avant de voir apparaitre la moitié du casting, Mia Wasikowska et Anders Danilsen Lie n’arrivant que très tard, ce qui rend la bande-annonce ultra trompeuse. D’autant qu’elle est rythmée, à l’inverse du film. Alors certes, le film est imprégné du grand Ingmar Bergman de partout et le réalisateur suédois était réputé pour l’extrême lenteur de son cinéma.

Sauf que la réalisatrice n’a pas son talent et que pour donner envie à la jeune génération de se pencher sur l’œuvre du maitre, c’est mal barré avec ce film.

Pauvre Ingmar Bergman, qui se serait bien passé d’un hommage pareil, d’un poncif aussi plat, sans histoire, sans relief, sans la profondeur qui caractérisait et irriguait son œuvre.

Le film est long, pénible et sans aucun souffle. Il est en roue libre à l’image des personnages qui font du vélo dans de nombreuses scènes et pédalent dans la semoule, amenant le personnage vers une autre scène sans intérêt.

Le peu de fantaisie qu’elle essaie de créer tombe à plat et s’avère factice à tel point que je me demandais pendant tout le film si le scénario avait été écrit avant ou pendant le tournage voire après lors du montage.

On dirait un film réalisé en mode Bergman soit avec le rythme ultra lent mais sans les thématiques passionnantes qui faisaient tout l’intérêt du cinéma du maitre suédois. C’est donc du Canada drye de Bergman, où on ne garde que le coté le moins sympa, sa lenteur ! C’est balaise !

« Bergman Island » est un film paresseux et désincarné et heureusement que je l’ai vu en Vod payante et non au cinéma car çà m’aurait encore plus gonflé de faire le déplacement pour voir çà. Je mets un lapin pour les acteurs que j’aime bien.

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N°04 – « The guilty » d’Antoine Fuqua

The Guilty - film 2021 - AlloCiné

Remake du film danois de 2018 qui avait reçu des critiques élogieuses, The Guilty pour Netflix est la parfaite illustration du mauvais remake.

Le concept est le même, à savoir suivre des sons et ne rien voir à l’image que le policier des urgences qui tente de repérer et sauver une femme en détresse.

Seulement voilà, Antoine Fuqua a la finesse d’un pachyderme et son film est grossier de bout en bout.

 Jake Gyllenhaal, qui d’habitude est un bon acteur, en fait des caisses et pleurniche ou fait des têtes pas possibles tout du long. On a juste envie de lui foutre des baffes pour qu’il arrête de cabotiner et de mal jouer. Ce n’est pas parceque la caméra est toujours sur lui et qu’on doit écouter les sons u téléphone qu’ »il doit tout surligner.

L’échec de ce remake est total avec une direction d’acteur au singulier, absolument catastrophique.

Un film qui se fout de la gueule de ses spectateurs.

Très agaçant.

 

N°03 – « Sos Fantômes : l’héritage » de Jason Reitman

S.O.S. Fantômes : L'Héritage - film 2021 - AlloCiné

Voici donc enfin le 3ème opus des chasseurs de fantômes, annoncé depuis 25 ans, qui a eu droit à un épisode navrant avec des chasseuses qui fit à juste titre un four milieu des années 2010.

Cette fois-ci on nous promettait du fan service et le retour des héros d’origine, Bill Murray, Dan Aykroyd et tout le casting sauf Harold Ramis, décédé en 2014.

Mieux, Jason Reitman, le fils du réalisateur des deux premiers épisodes prenait la tête du projet, gage de respect du travail de popa.

Et bien tout ce que vous ne vouliez surtout pas voir, dites vous que tout sera présent et rien de vous sera épargné.

Dans un film pudding totalement inconsistant au scénario décalqué sur l’original qui reprend à l’identique des scènes en moins bien, Jason Reitman vomit sur l’héritage familial à force de s’empiffrer du guimauve. C’est au mieux un hommage au fantôme glouton vert « bouffe tout » qui empiffre de n’importe quo pour le recracher.

L’idée de donner le rôle principal à des adolescent est nullissime, ces derniers étant super agaçant et donnant des envies de meurtre à épisodes réguliers. Le film a zéro humour là où le film d’origine surfait sur le talent comique de ses interprètes. Le pire est qu’on attend 90% du film, très long de 2h04, pour apercevoir le casting d’origine durant quelques minutes où ils sont excellents en deux répliques et font entrapercevoir ce qu’aurait été un film avec eux de bout en bout.

Encore aurait-il fallu écrire un scénario digne de ce nom ce qui n’est pas du tout le cas présentement. Pire, l’hommage à Harold Ramis est navrant et je serait sa famille je porterait plainte pour viol de sépulture en osant raviver son fantôme dans des scènes aussi culcul et inutiles.

Une des pires idée de suite concrétisées ses vingt dernières années. Horrible !

La piste aux lapins :

1 lapin

 

N°02 – « Synchronic » de Justin Benson, Aaron Moorhead

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Avec Jamie Dornan, Anthony Mackie

Deux agents des services ambulanciers de la Nouvelle-Orléans voient leurs vies chamboulées lorsqu’ils découvrent une série de morts liées à une drogue expérimentale aux effets secondaires paranormaux.

Il fallait bien deux réalisateurs pour mettre en image une idée aussi débile sur le papier. Car question voyage dans le temps, il est vrai que la plupart des tentatives se soldent par des films assez mauvais, n’est pas Terry Gilliam qui veut, L’armée des 12 Singes restant l’un des chefs d’œuvre du genre.

Ici on en est loin, très loin, à des milliers d’années même. Le concept prend exactement celui du film Netflix Project Power. Dans ce dernier une drogue donnait des supers pouvoirs et au delà des effets spéciaux réussis, le fil était d’un consensuel et d’un cliché assez hallucinants.

Avec ce « Synchronic » , c’est pareil mais on voyage dans le temps mais au même endroit physique. Wahouh !!!! Super idée pour réduire les coûts des décors !!! Pas con ! Sauf que c’est vraiment naze et que les explications du héros qui découvre les effets de la drogue sont franchement navrantes. A chaque immersion dans le passé, on se prend à se dire qu’on est en train de regarder un bon gros film de merde et à perdre du temps pour lequel aucune machine à remonter quoique ce soit ne nous permettra d’éviter cela.

Sauf peut être si vous avez la chance de lire cette critique, qui du coup sera une machine à vous gagner 1h30 !!! merci qui ? merci monsieur le blanc lapin.

Vraiment il faut toujours voir de mauvais films pour avoir une échelle de valeur avec les bons et l c’est le premier film pourri que je vois en 2021, mais je l’ai bien choisi celui là ! Ah oui 81% des critiques sur l’agrégateur Rotten Tomatoes trouvent le film bon…il est temps que la pandémie se termine parceque la drogue c’est mal.

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Mauvais

 

N°01 – « The tomorrow war » avec Chris Pratt

The Tomorrow War - film 2021 - AlloCiné

Le monde est stupéfait lorsqu’un groupe de voyageurs arrive du futur – précisément de l’année 2051 – pour délivrer un message urgent : dans 30 ans, l’Humanité va perdre une guerre d’envergure mondiale contre une espèce d’aliens meurtrière venue détruire notre civilisation.

Cette superproduction rachetée une fortune par Amazon laisse pantois.

Entendons nous, le film a un énorme budget et çà se voit dans les effets spéciaux, même si le voyage dans le temps a quelquechose d’assez ridicule et manque totalement d’imagination.

C’est d’ailleurs le sentiment général qui se dégage du film. Il y a comme un condensé de tout ce que vous avez vu dans des films de SF dont Chris Pratt, qui n’a pas l’air super à l’aise quand il ne fait pas le con comme dans Les gardiens de la Galaxie, et des monstres très très vilains.

Le film est sans surprise, sans odeur, sans saveur. Quand on compare à Sans un bruit 2, on se dit que les scénaristes ne vivent pas sur la même planète.

Bref, c’est mauvais, ne perdez pas votre temps.

La piste aux lapins :

Mauvais

 

En plus de Dune, Denis Villeneuve va adapter un autre classique de la SF, « Rendez-vous avec Rama » d’Arthur C. Clarke

18 décembre, 2021

Denis Villeneuve à la réalisation d'une adaptation d ...

On peut dire que Denis Villeneuve commence à devenir un réalisateur culte dans le domaine de la SF puisqu’après avoir connu le succès critique mondial avec des thrillers comme Incendies, Sicario ou Prisoners, il s’est lancé dans des projets SF à succès avec Premier Contact et Blade Runner 2049 dont il s’est sorti très haut la main.

Il termine cette décennie fulgurante en réussissant à adapter Dune de Franck Herbert dans un film en première partie du livre, un film majestueux et d’une classe incroyable. Mieux, avec une SF adulte et un livre réputé inadaptable, il réussit à créer un univers crédible et à attirer le public puisque malgré des cinémas ouverts à 70% aux Etats-Unis, malgré un succès en Chine très limité, malgré une diffusion sur HBO Max en streaming sur le premier mois d’exploitation en salles avec un cannibalisme que personne n’a compris dans la stratégie Warner, le film va terminer sa carrière aux alentours de 400 M$ sachant qu’il devait dépasser les 300 pour rentabiliser le budget de production (165 M) et de commercialisation publicité. Warner et Legendary sont ravis et ont confirmé le lancement de la partie 2 qui se tournera en juillet août 2022 pour une sortie de Dune 2 en octobre 2023. Ce pari artistique et commercial est donc réussi et lance une nouvelle franchise de SF hautement plus profonde que Star Wars. Villeneuve voudrait d’ailleurs faire à minima une trilogie avec le Messie de Dune, deuxième livre de la saga de 6 roman de Franck Herbert. Il passera probablement le relais après et des séries peuvent soit poursuivre les romans soit s’intéresser de plus près aux différentes maisons Corino, Harkonnen et Atreide. D’ailleurs une série sur l‘ordre des sœurs Bene Gesserit est d’ores est déjà en production.

Le succès d’une SF exigeante, complexe et adulte avec Dune et  la série Apple TV Foundation d’après Isaac Asimov a d’ailleurs ouvert la voie à de nombreuses annonces d’adaptation de classiques du roman SF avec un film L’Incal par Taika Waititi, une série Hyperion d’après Dan Simmons est lancée, une série Le Problème à trois corps d’après le roman de Liu Cixin, sera sur Netflix avec les show Runner de Games of Thrones, David Benioff et D.B. Weiss, aux manettes.

Et bien Denis Villeneuve adaptera, probablement avant Le Messie de Dune, le chef d’oeuvre de SF « Rendez-vous avec Rama » d’Arthur C. Clarke.

L’auteur de 2001 l’Odyssée de l’Espace, a sorti ce bijou en 1973,, qui a connu trois suites et pourrait donc lui aussi donner naissance à une franchise de SF. Rendez-vous avec Rama raconte l’arrivée en 2130 d’un gigantesque objet dans le système solaire. Une mission d’exploration du vaisseau Endeavour part enquêter sur l’objet non identifié. Mais quand l’équipage entre dans le cylindre spatial, ils s’aperçoivent qu’il ne semble pas habité et qu’il fait 50 kilomètres de long et 20 kilomètres de diamètres.

A l’intérieur l’équipage découvre des cités, une mer, et de nombreuses traces extra-terrestres mais ne trouve aucune explication à la provenance ou le but de cet objet. Le livre arrive alors à passionner avec des questions existentielles sur quelle civilisation à l’origine du cylindre et pourquoi faire ? Morgan Freeman et David Fincher, ont tenté une adaptation dans les années 2000 mais n’ont pas réuni le budget.

Denis Villeneuve est le parfait candidat pour le projet d’autant que Premier Contact avait des thématiques communes avec Rama.

La partie 2 de Dune de Denis Villeneuve officiellement lancée ! Victoire d’un grand projet exigeant et d’une SF de haut niveau !

26 octobre, 2021

Matt Neglia on Twitter: "The #Dune character posters look so damn good!!… "

DUNE 2021 Movie Poster: dune

Très beau cadeau d’anniversaire pour votre blanc lapin préféré, la suite de Dune de Denis Villeneuve vient d’être officialisée et la production de la suite du blockbuster vient de recevoir la green light de la Warner.

Il faut dire que c’est un succès critique (voir critique du blanc lapin ici) mais que surtout la stratégie de sortie en Europe un mois avant la sortie simultanée aux USA, Amérique latine, Asie et la plateforme de streaming HBO Ma, a été payante.

En effet le budget était important pour une nouvelle franchise de space opera assez peu connue du grand public. Les livres de Franck Herbert sont cultes et je suis un grand fan des 6 livres, mais c’est une science fiction exigeante, porteuse de messages écologiques forts, de messages sur le fondamentalisme religieux mêles à du Games of Thrones avec de nombreux personnages.

Le budget était donc de 167 M$ mais avec les frais de promotion il fallait dépasser les 300 M$ pour être rentable et justifier la mise en production de la seconde partie du 1er tome.

Avec 130 M$ accumulés en Europe sur un mois (sorti le 15 septembre), le we d’ouverture la semaine dernière aux Etats-Unis a permis de souffler un grand coup. Avec 41 M$, c’est un très bon résultat pour un film sortant en post pandémie, avec 70% du parc de cinémas américain ouvert, et une sortie simultanée sur HBO Max, la plateforme de streaming de Warner. Les 21 M$ du box office Chinois et les quelques 30 M issus des pays d’Asie et d’Amérique latine qui n’avaient pas le film en salles (et que les pronostiqueurs avaient zappés) permettent au film de cumuler à 223 M$ de recettes. A ceci s’ajoutent 1,9 M de connections sur HBO Max soit un résultat supérieur à La Justice League Cut sortie en mai.

On peu espérer que le film termine sa course entre 340 et plus de 400 M$ compte tenu d’une baisse de fréquentation vue en Europe qui était plus faible d’une semaine sur l’autre que pour des blockbusters plus bourrins.

La Warner et Legendary qui co-produit n’ont donc pas attendu et c’est une excellente nouvelle pour le cinéma d’auteur dans des blockbusters intelligents, pour la science fiction ambitieuse et malin pour le box-office car ceci incitera les réticents à aller en salles, ceux qui avaient peur de voir une partie seulement du livre adaptée.

Voir Dune au grand écran est un acte militant culturellement parlant. Car produire un film pareil relève d’une somme de talents et de courage exceptionnels, ne cédant pas à la facilité de films plus décérébrés. Donc si vous voulez continuer à voir de très bons films, foncez y !!!!

J’ai donc hâte de voir la suite et l’introduction de personnages emblématiques volontairement zappés du 1er tome comme le neveu du Baron Harkonnen, Feyd-Rautha ou l’empereur de la galaxie Shadam IV. Leur casting devrait être annoncé assez rapidement.

L’aventure continue dans les sables de Dune. Rdv en octobre 2023 et dans les jours qui viennent pour celles et ceux qui ont fait la bêtise de ne pas se rendre en salles découvrir ce bijou.

Merci Denis Villeneuve !!! merci !

Bande-annonce :

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Belmondo, un monstre sacré si attachant

11 septembre, 2021

Décès de Belmondo : vos hommages à Bebel le «magnifique» et vos films  favoris

Je ne ferai pas d’éloge funèbre longue de Jean-Paul Belmondo car en étant en incapacité d’écrire ces derniers jours, c’est un peu tard. Tout a été dit, écrit et l’hommage national aux Invalides était touchants et visait juste.

C’était le dernier de la bande du conservatoire dont mes adorés Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Claude Rich et Philippe Noiret.

Il avait l’air aussi sympathique en vrai qu’au cinéma, toujours blagueur, avec un humour et une humilité qui touchaient les français au plus profond d’où la vague d’émotion très justifiée qui s’est exprimée cette semaine.

Une part du patrimoine culturel français se tourne avec lui et la seule chose qui m’attriste ce sont les jeunes qui ne connaissent pas l’animal et les plus vieux qui n’ont pas vu ses premiers films de la nouvelle vaque, immenses, A bout de souffle et Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard, Moderato Cantabile, Un singe en Hiver d’Henri Verneuil, Léon Morin PrêtreLe Doulos…L’Aîné des Ferchaux de Jean-Pierre Melville  ,  puis ses films plus grand public et funs à son image, Cartouche de Philippe de Broca, L’homme de Rio et Les Tribulations d’un Chinois en Chine de Philippe de Broca, Peur sur la ville d’Henri Verneuil, L’Alpagueur de Philippe Labro, Casino Royale de  John Huston, Le professionnel de Georges Lautner, Le magnifique de Philippe de Broca, Borsalino de Jacques Deray ou ses autres films exigeants encore dans les années 70 comme L’Héritier de Philippe Labro, Le Voleur de Louis Malle, Stavisky d’Alain Resnais et Itinéaire d’un enfant gâté de Claude Lelouch.

Notre conseil télé : «Un Singe en hiver», dernière tournée avec Jean GabinCinéma Utopia BordeauxJean-Paul Belmondo 1965 - « Pierrot le Fou » de Jean-Luc Godard © Georges  Pierre | Jean paul belmondo, Nouvelle vague, Pierrot le fouCritique : Léon Morin, prêtre, de Jean-Pierre Melville - Critikat

La sélection du festival de Cannes 2021 s’annonce très prometteuse

5 juin, 2021

Annette - film 2021 - AlloCinéBenedetta - film 2021 - AlloCinéThe French Dispatch - Movie poster | Timothee chalamet, Movie posters, Wes  anderson films

Le festival de Cannes est de retour et après une année sacrifiée, la sélection officielle s’annonce l’une des plus riches sur le papier depuis de nombreuses années !

Jodie Foster se verra décerner une Palme d’Or d’honneur, Léos Carax fera l’ouverture en compétition pour la palme avec sa comédie musicale ultra attendue Annette le 06 juillet ! Espérons le même brio que son merveilleux Holy Motors.

Le jury serait présidé par Spike Lee.

Pas moins de 24 films en compétition pour la Palme d’Or, c’est beaucoup et plus que d’habitude pour succéder à Parasite de Bong Joo HO.

Voici la liste avec des réalisateurs très attendus comme Paul Verhoeven et son sulfureux Benedetta qui verra Virginie Effira en none lesbienne du moyen âge pour l’un des derniers tours de piste du hollandais violent. L’iranien Asghar Farhadi nous livrera on l’espère un film fort, de retour dans sa langue et loin des castings européens.

Photo du film Tout s'est bien passé - Photo 1 sur 4 - AlloCiné

François Ozon, au cinéma de plus en plus impressionnant s’attaquera à la fin de vie avec Sophie Marceau et André Dussollier.

Nanni Moretti étudiera l’histoire de trois familles vivant dans un même immeuble, à trois étages différents.

Wes Anderson, l’un de mes chouchous, nous émerveillera probablement de son humour et de son style unique avec The French Dispatch tourné à Angoulème dans les années 40 avec un casting 20 étoiles (Benicio del Toro, Adrien Brody, Tilda Swinton, Léa Seydoux, Frances McDormand, Timothée Chalamet, Jeffrey Wright,Bill Murray, Owen Wilson, Christoph Waltz, Jason Schwartzman, Mathieu Amalric, Elisabeth Moss, Edward Norton, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Guillaume Gallienne, Rupert Friend Anjelica Huston…bref, 50% d’Hollywood !!!).

L’immense Jacques Audiard reviendra avec un film scénarisé par l’excellente Céline Sciamma, Les Olympiades. Le film raconte les amours multiples de quatre personnages, en noir et blanc, librement adapté d’une bande-dessinée.

Paris, 13th District (2021) | MUBI

Enfin Sean Penn revient avec Flag Day. Son dernier film, The Last Face avec Charlize Theron et Javier Bardem était un échec total qui s’est fait siffler à Cannes il y a 5 ans. Pourtant, l’acteur-réalisateur était respecté pour ses très réussis The Indian Runner, Crossing Guard, The Pledge et Into the Wild.  Sean Penn joue dans sa nouvelle réalsation aux côtés de sa fille, Dylan Penn, de Josh Brolin et Miles Teller. On y suit une jeune journaliste enquétant sur une opération de fausse monnaie unique dans l’histoire américaine et commise par son père…

Sean Penn réalisera et jouera dans "Flag Day" avec son fils et sa fille |  We Love Cinema

Justin Kurzel est un réalisateur australien remarqué il y a 10 ans pour Les Crimes de Snowtow dont l’adaptation du jeu Assassin’s Creed a bien failli l’enterrer. Mais son récent et bilant Le Gang Kelly (True History of the Kelly Gang), sorti en vidéo, a montré qu’il avait un énorme potentiel. Son Nitram s’intéresse à la tuerie de Port-Arthur en Tasmanie, en 1996, et pourrait surprendre la croisette.

Le norvégien Joachim Trier est à suivre également. Oslo, 31 août, Back Home et l’excellent Thelma ont montré qu’il était un réalisateur de très bon niveau. Son Julie, portrait d’une jeune femme fuyant la maternité, pourrait être un film fort du festival.

Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier (2020) - UniFrance

Nadav Lapid s’est fait connaitre avec Synonimes en 2019. On suivra dans LE GENOU D’AHED, un cinéaste israélien qui projette l’un de ses films dans un village reculé et y rencontre une fonctionnaire du ministère de la culture, et se jette désespérément dans deux combats perdus : l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère.

Voir toutes les photos du film Le Genou d'Ahed et affiches officielles du  film en diaporama

Sean Baker, derrière le remarqué The Florida project, s’intéressera à une star du porno gay de retour dans sa petite ville de province.  Kirill Serebrennikov, très remarqué par Léto, qui perso ne m’avait pas touché, s’intéressera à un étrange virus. Bruno Dumont a fait tourner Léa Seydoux, Blanche Gardin dans France, qui s’intéresse aux dérives d’une journaliste aux dents longues.

Julia Ducournau, après son film horrifique grave reviendra avec un film de genre français en compétition.

Si il y en a un que je n’attend pas c’est le thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, dont la palme d’Or Oncle Boonmee m’a valu pires souvenirs de cinéma et d’ennui.

UN HÉROS de Asghar Farhadi
TOUT S’EST BIEN PASSÉ de François Ozon
TRE PIANI de Nanni Moretti
TITANE de Julia Ducournau
THE FRENCH DISPATCH de Wes Anderson
RED ROCKET de Sean Baker
LES PETROV, LA GRIPPE, ETC. de Kirill Serebrennikov
FRANCE de Bruno Dumont
NITRAM de Justin Kurzel
MEMORIA de Apichatpong Weerasethakul
LINGUI de Mahamat-Saleh Haroun
LES OLYMPIADES de Jacques Audiard
LES INTRANQUILLES de Joachim Lafosse
LA FRACTURE de Catherine Corsini
JULIE (EN 12 CHAPITRES) de Joachim Trier
COMPARTMENT N°6 de Juho Kuosmanen
HAUT ET FORT de Nabil Ayouch
LE GENOU D’AHED de Nadav Lapid
DRIVE MY CAR de Ryusuke Hamaguchi
BERGMAN ISLAND de Mia Hansen-Love
BENEDETTA de Paul Verhoeven
L’HISTOIRE DE MA FEMME de Ildiko Enyedi
ANNETTE de Leos Carax (Ouverture)
FLAG DAY de Sean Penn

Le plus grand festival de cinéma au monde va se dérouler en physique et en présentiel et au-delà des découvertes cinéphiles, c’est une joie retrouvée.

Les cinémas réouvrent, que voir du 19 Mai à début août ?

2 mai, 2021

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Les cinémas réouvrent après six mois de fermeture. Si le cinéma n’est pas mort grâce à des sorties en streaming (voir mon dossier ici), c’est évidemment une joie et un énorme soulagement d’avoir une perspective devant nous.

L’expérience en salles est incomparable avec la projection de films à la maison et les sondages de spectateurs montrent que l’attente est très forte pour retourner en salles.

Il y a de nombreux films à voir et l’embouteillage va être compliqué à gérer et un festival de Cannes qui se tiendra en juillet exceptionnellement.

C’est pourquoi le Blanc Lapin vous propose d’y voir plus clair sur les films qui vont marquer très probablement cette fin de printemps et début d’été et que je vous recommande vivement d’aller voir au cinéma !!!!

 

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Le 19 mai lors de la réouverture des salles !

 

Pour celles et ceux qu n’ont pas eu le temps de voir ces deux bijoux de 2020, Adieu les Cons d’Albert Dupontel et Drunk de Thomas Vinterberg ressortent en salles.

 

« Adieu les cons » d’Albert Dupontel

Albert Dupontel en tant qu’acteur réalisateur, c’est une aventure que les cinéphiles partagent avec cet amoureux fou de cinéma depuis Bernie en 1996. Au début ses films étaient un peu trop fous, partaient dans tous les sens, parfois avec maladresse mais un humour corrosif avec succès public (Bernie) ou sans (Le créateur). Les années 2000 virent Enfermés dehors et Le Vilain caricaturer son humour mais lui permettre de perfectionner sa mise en scène en faisant des erreurs de longueurs, de frénésie.

Puis il connut un succès populaire avec une comédie vraiment hilarante grâce à « 9 mois ferme« , où Dupontel alliait virtuosité visuelle et gags comiques de situation avec ses dialogues percutants et un duo d’acteurs (lui et Sandrine Kiberlain) entouré de sa famille de gueules de cinéma. Puis en 2017,  son adaptation du succès littéraire « Au revoir là-haut » fut primée et eut beaucoup de succès à juste titre. Il ajoutait une dimension émotionnelle qu’il cachait auparavant derrière son style punk qui limitait quelques peu son talent.

Non que l’irrévérence de Dupontel et sa saine colère soient un problème, bien au contraire. C’est juste qu’il manquait quelque chose d’indéfinissable. Que peut-être en adaptant un autre, il trouvait le ton de l’émotion mais que ceci sonnait un peu bizarre avec son style. Je me suis souvent dit en sortant d’un Dupontel que j’adorais le personnage, dans ses interviews (regardez son interview récente passionnante sur Thinkerview), ce qu’il véhicule, que j’adorais son talent, son humour cynique et semi dépressif, sa mise en scène.

C’est un type bien, autodidacte très cultivé, ultra référencé, qui cite en permanence les autres par une humilité maladive. J’espérais qu’un jour, cet ami de Terry Gilliam lui rende hommage tout en assumant son style Tex Avery et en trouvant de l’émotion et un ton juste. « Adieu les cons« , c’est tout cela à la fois, avec des citations visuelles évidentes à Terry Gilliam en plus du caméo…mais c’est bien plus encore.

Quelle claque ! Albert Dupontel nous parle de paumés, comme souvent, et même il incarne un paumé qui a plutôt réussi mais s’est enfermé dans la réussite sociale telle que la dénonce Ken Loach (dont il connait toute la filmographie évidemment). Il s’attaque comme ses copains Gustave de Kernvern et Benoit Delépine à la déconnexion du réel qu’entraine l’ultra surveillance, les smartphones, les réseaux sociaux, les gafa avec une forme de désespoir plus que de lutte mais avec beaucoup d’humour car il est poli…forcément. « Effacer l’historique » était l’un des meilleurs films du duo issu du Grosland, sorti en septembre dernier et « Adieu les cons » est le meilleur film de Dupontel.

C’est son plus abouti, son plus percutant. Le film est court, 1h27, et cela suffit amplement. Pas une scène n’est superflue. Le burlesque est roi grâce à des trouvailles visuelles iconoclastes qui illustrent le propos social sans le rendre lourd. Son fidèle Nicolas Marié apporte lui aussi de nombreuses scènes comiques absurdes et vraiment drôles. Et puis Dupontel ose le romanesque et assume le risque casse gueule de sonner faux, d’être lourd. Sauf que « Adieu les cons » ne dérape jamais et reste sur le fil tout du long entre tragédie et humour, émotion et explosion comique. Cette émotion se transforme alors en message bouleversant d’une grande maturité qui vous emporte sur un final magistral.

« Adieu les cons«  est son film le plus équilibré, nourri de son expérience de ses autres longs métrages et de sa grande tendresse pour ses personnages. La bienveillance et le regard lucide et intelligent d’Albert Dupontel sur le monde qui l’entoure font qu’il vient de signer un très grand film. J’en suis ravi pour cette année cinéma 2020 qui finalement ne sera pas si désertée que cela. J’en suis surtout ravi pour lui et pour les cinéphiles auxquels il offre un si beau résultat. Merci Monsieur Dupontel.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

« Drunk » de Thomas Vinterberg

Drunk - film 2020 - AlloCiné

Le réalisateur danois découvert avec son chef d’œuvre « Festen » en 1998, a connu une chute d’inspiration durant les années 2000 avant de revenir à un excellent niveau en 2010 avec le superbe « Submarino » qui parlait déjà d’alcool, puis il a enchainé avec les très réussis « La chasse » en 2012 où Mads Mikkelsen excellait dans le rôle d’un instituteur accusé à tord d’attouchement par une enfant, puis le très émouvant « Loin de la foule déchainée » en 2015, La communauté et Kursk.

Thomas Vinterberg construit une filmographie qui garde certains préceptes du dogme qu’il a créé avec Lars Von Trier, un certain réalisme voir naturalisme qui renforce certaines émotions lorsque les scènes prennent. Mais contrairement à son compatriote qui provoque visuellement et cherche souvent à choquer, Vinterberg opte pour des histoires autour de personnages très bien écrits, déchirés par la vie, souvent cassés même. Il apporte un regard à la fois non consensuel et qui cherche le débat. Si dans « La chasse« , Vinterberg interrogeait sur les excès de nos sociétés mettant au pilori sans preuves et n’hésitant pas à broyer un homme sans le laisser se défendre, avec « Drunk« , il s’intéresse à un sujet passionnant et très original car peu traité de la sorte à ma connaissance.

Le pitch est simple. Quatre amis professeurs dans le même collège et tous ayant passé largement a quarantaine, décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

Vinterberg n’aborde pas uniquement que le thème de l’alcoolisme. Non son thème principal est celui du vieillissement, du temps qui passe, des responsabilités familiales et des échecs ou espoirs déçus qui font que des hommes de 50 ans se retrouvent fatigués et avec peu d’entrain pour les années qui leurs restent. A ceci, il oppose et filme l’insouciance de la jeunesse qui boit beaucoup, au delà de l’excès et qui s’éclate. A aucun moment il ne fait l’apologie ou ne juge grâce à ce système d’expérimentation où les professeurs vont retrouver de la joie de vivre, vont se désinhiber et même retrouver des projets, être meilleurs au quotidien.

Mads Mikkelsen est immensément bon et les trois autres acteurs qui l’entourent sont bouleversants de justesse et d’humanité.

« Drunk » est souvent très drôle car les situations sont iconoclastes et l’alcool fait faire n’importe quoi parfois et permet de rire, entre amis. D’ailleurs il s’intéresse à son lien social, à cette amitié de ces quatre personnages qui se tiennent les coudes, qui s’aiment et se pansent leurs blessures pour repartir.

Mais vers où ?

Et c’est là que le film devient fascinant. Il montre les limites des paradis perdus et le choix ou pas de s’y enfoncer plutôt que de revenir à une réalité que l’on sait soit peu modifiable soit vouée à se terminer mal car la vie, çà finit forcément mal. Ce regard vraiment particulier sur le sens d’une vie au sein de ses proches, de sa famille, de ses relations fait de « Drunk » un très grand film incorrect.

Thomas Vinternerg nous fait rire l’essentiel du film et met aussi mal à l’aise avec un ton politiquement incorrect mais sans cacher la vérité, l’effet néfaste de l’alcool à haute dose, avec un dénuement total de moralisation et ceci fait un bien fou, dans un monde souvent tellement policé et tellement consensuel.

En refusant d’avoir un regard unique sur l’alcool et d’y appliquer une multiplicité liée à la diversité des individus, de leurs propres histoires, de leur propre maitrise et de leurs fragilités respectives, le réalisateur apporte une vision d’une grande intelligence avec une belle palette de nuances.

Il offre aussi un superbe film sur l’amitié comme moyen le plus fort de ne pas sombrer dans une société qui ne facilite pas l’épanouissement personnel.

Il ne juge pas la drogue mais porte un regard bienveillant sur ces gueules cassées de la vie et leur retour même fugace à l’insouciance, tout en étant conscients que le retour à la jeunesse n’aura pas lieu. C’est un message à la fois plein de nostalgie, de réalisme et de déterminisme. C’est juste excellent comme angle de vue.

La finesse et la transgressivité de « Drunk » restent d’ailleurs longtemps dans l’esprit après la projection.

Si cette année cinéma a été désertée d’une partie de ses films, la subtilité de « Drunk » en font l’un des meilleurs. D’ailleurs le film va probablement faire partie des sorties de fin d’année qui vont sauver le cru 2020 et le rendre pas si vide que cela.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

LES NOUVEAUTES

« ADN », nouvelle réalisation de Maïwenn

ADN - Film (2020) - SensCritique

Après « Le bal des actrices », « Polisse » et « Mon Roi », l’actrice-réalisatrice Maïwenn revient avec « ADN », qui sortira le 28 octobre.

Elle joue une mère divorcée, dont le grand-père décède après l’avoir protégée toute sa vie de parents toxiques.

Fanny Ardant, Louis Garrel, Marine Vacth et Dylan Robert, découvert dans par Shéhérazade, portent ce film, labellisé Cannes 2020.

Bande-annonce :

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Sortie le 19 mai

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« Mandibules » de Quentin Dupieux avec Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet et le Palmashow

Mandibules - Fiche du film

Alors que son film Au Poste ! avait très bien marché niveau critique et public, Quentin Dupieux a sorti Le Daim avec Jean Dujardin et Adèle Haenel, où Dujardin joue un mec qui n’en peux plus de la veste en Daim qu’il vient d’acheter. Comme à son habitude, le cinéma de Dupieux Aka Mister Oizo se veux perché, surréaliste et il a bien raison d’insister car des loulous comme lui avec une telle identité, çà ne court pas les cinémas.

Mais comme un Ozon du bizarre, Dupieux tourne aussi vite que son ombre et sort déjà le prochain, intitulé Mandibules !

Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet mais aussi David Marsais et Grégoire Ludig du Palmashow seront de la partie.

Il s’agira de l’histoire de deux amis un peu simplets qui découvrent une mouche géante dans le coffre d’une voiture.

Ils décident de la domestiquer pour lui faire faire des tours et gagner de l’argent.

Bref, un pitch à la Dupieux.

Bande-annonce !

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Sortie le 19 mai
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« Falling«  de Viggo Mortensen devient réalisateur…à 60 ans !

Bande-annonce : "Falling", le premier film de Viggo Mortensen

Le grand Viggo Mortensen a déjà 60 ans et toujours la méga classe.

Et donc pourquoi ne pas réaliser son 1er film ?

Plus curieux sera le thème.

Falling suivra John Petersen, homosexuel vivant avec son conjoint et leur fille adoptive, Monica, à Los Angeles. Viggo Mortensen jouera le rôle de John.

Son père s’installe chez lui faute d’endroit pour sa retraite. Mais c’est un fermier dont les valeurs familiales ont toujours exacerbé son homophobie. Lance Henriksen (Terminator, le bishop d’Alien 3, Dead Man), 78 ans, jouera le père.

Falling sort le 4 novembre dans les salles.

Bande-annonce :

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Sortie le 19 mai

 

SORTIES DU 26 MAI

« Promising Young Woman » d’Emerald Fennell

Promising Young Woman - film 2020 - AlloCiné

Une jeune femme, hantée par un traumatisme passé, s’en prend à des hommes prédateurs qui ont le malheur de croiser sa route.  Carey Mulligan, toujours brillante, semble évoluer dans un très bon film, précédé d’une bonne presse.

Sortie le 26 mai

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« Voyagers », film SF avec Colin Farrell et des ados sexués     

https://imgsrc.cineserie.com/2021/03/voyagers-decouvrez-la-bande-annonce-du-film-avec-colin-farrell.jpg?ver=1

Neil Burger a connu plusieurs jolis succès avec L’Illusionniste, Limitless et s’est méchamment planté avec l’adaptation de la série de bouquins pour ados, Divergente.

Colin Farrell, Tye Sheridan, Lily-Rose Depp ou  Fionn Whitehead (Dunkerque, Black Mirror: Bandersnatch) partagent l’affiche de ce film SF intriguant aux vues de sa bande-annonce.

On y suit le voyage de 30 jeunes hommes et femmes envoyés dans l’espace pour une quête qui s’avère pas si claire que ce qu’on leur a inculqué. Le commandant qui dirige ce groupe de jeunes humains est joué par Colin Farrell. Ce dernier trouve la mort de façon inexpliquée, les 30 adolescents étant livrés à eux-mêmes.

Bande-annonce :

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Sortie le 26 mai

 

SORTIES DU 02 JUIN

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Petite maman, de Céline Sciamma

Petite Maman | cineworx

Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois. Elle construit une cabane, elle a son âge et elle s’appelle Marion. C’est sa petite maman.

Céline Sciamma, réalisatrice des très réussis Naissance des pieuvres, Tomboy , Bande de filles, a calmé la presse internationale en 2019 avec son magnifique Portrait de la jeune fille en feu. La présentation de son nouveau film à Berlin a été accueillie également avec une presse dythirambique, on a donc hate de voir la suite de sa brillante carrière.

Sortie le 02 juin

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« Teddy », film de loup garou dans les Pyrénées !

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Ludovic et Zoran Boukherma font grand bruit avec leurs avant premières de ce film estampillé Cannes 2020.

Un jeune homme sans diplôme vivant dans la campagne occitane prend des champignons hallucinogènes et a pour trip de se transformer en loup-garou. Or le village croit voir un être étrange aux dents longues passer dans les parages.

Les habitants dudit village se divisent sur la question du retour des loups dans les Pyrénées.

Le film est une comédie mais s’intéressera aussi à des sujets sociétaux via l’isolement des territoires, le manque de perspective pour un jeune

Sortie le 02 juin

Bande-annonce :

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SORTIES DU 09 JUIN

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« Nomadland » de Chloé Zhao avec Frances McDormand

What zero town does to a mf : moviescirclejerk

Nomadland est le nouveau film de Chloé Zhao (The Rider, le prochain bockbuster de Marvel The Eternals).

Frances McDormand interprète une sexagénaire qui arpente la route en pleine crise économique et se voit forcée de devenir nomade.

Le film a été consacré par les différents prix jusqu’aux Oscars. Le dernier Lion d’Or à Venise a permi à Frances McDormand (épouse de Joel Coen et muse des frères Coen) de remporter un troisième Oscar de la meilleure actrice après Fargo (1997) et 3 Billboards (2018).

Chloé Zhao a remporté l’Oscar du meilleur film et de la meilleure réalistrice pour ce film.

Evidemment, c’est LE film à voir en juin.

La bande-annonce promet un grand film.

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Sortie le 02 juin

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« Un espion ordinaire » de Dominic Cooke

Un Espion ordinaire - Daily Movies

Cold War spy Greville Wynne and his Russian source try to put an end to the Cuban Missile Crisis. On espère un nouveau bon choix de carrière pour le très bon Benedict Cumberbatch.

Sortie le 02 juin

 

SORTIES DU 16 JUIN

 

« 5ème Set » de Quentin Reynaud avec Alex Lutz, Ana Girardot, Kristin Scott Thomas

5ème set de Quentin Reynaud (2020) - UniFrance

À presque 38 ans, Thomas est un tennisman qui n’a jamais brillé́. Pourtant, il y a 17 ans, il était l’un des plus grands espoirs du tennis. Mais une défaite en demi-finale l’a traumatisé et depuis, il est resté dans les profondeurs du classement. Aujourd’hui, il se prépare à ce qui devrait être son dernier tournoi. Mais il refuse d’abdiquer. Subitement enivré par un désir de sauver son honneur, il se lance dans un combat homérique improbable au résultat incertain…

Alex Lutz a prouvé dans Guy son talent d’acteur nuancé, dont on ne doutait pas si on a vu ses brillants spectables, mais qu’il n’avait pas eu l’occasion d’exprimer dans un long métrage.

On a donc hate de le voir dans ce rôle complexe.

Sortie le 16 juin

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« Sans un bruit 2″ de John Krasinski

Sans un bruit 2 : bande annonce du film, séances, sortie, avis

L’acteur John Krasinski avait surpris tout le monde en 2018 avec son film d’épouvante au concept fort où une famille survivait dans un monde où le moindre bruit attire d’horribles créatures qui vous tuent.

Etant donnée la fin du premier film, on pouvait douter d’une suite mais le carton au box office l’a forcé à imaginer autre chose. Après l’effet de surprise passé, est il possible de faire mieux ?

Sortie le 16 juin

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« Sound of Metal »  de Darius Marder

Sound of Metal

On a découvert Riz Ahmed dans We Are Four Lions, mais c’est dans Night Call aux côtés de Jake Gyllenhaal qu’il fut vraiment remarqué. Il a confirmé avec Rogue One: A Star Wars Story, l’excellente mini série The Night Of  de HBO puis Les Frères Sisters (The Sisters Brothers) de Jacques Audiard.

Il est cependant assez rare et l’acteur devrait faire sensation si on en croit le passage de son prochain film, « Sound of Metal » dans les festivals de Toronto et Deauville.

Il s’agit d’un premier film par Darius Marder, scénariste de The Place Beyond the Pines) qui se situe dans le milieu du métal, et suit Ruben, un jeune batteur qui fait le tour des Etats-Unis avec sa caravane, avec sa petite amie chanteuse, jouée par Olivia Cooke.

Lors d’un concert, il s’aperçoit qu’il est en train de perdre son audition. Sa vie toute entière est bouleversée puisqu’il ne pourra plus continuer à faire de la musique, et que son couple peut exploser.

Le film est EXCELLENT et a reçu un oscar, COURREZ LE VOIR !!!!

Bande-annonce :

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Sortie le 16 juin

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« Un homme en colère » de Guy Ritchie

Affiches, posters et images de Un homme en colère (2021)

Jason Statham reprendra le rôle d’Albert Dupontel dans le remake britannique du Convoyeur, film de Nicolas Boukhrief sorti en 2004 avec également Jean Dujardin.

C’est Guy Ritchie qui assurera la réalisation et retrouvera son acteur avec qui il a connu ses premiers succès, Arnaques, crimes et botanique et Snatch.  Pour rappel, le film d’origine, assez réussi, suivi un transporteur de fonds, subissant une série de braquages.

Le remake aura lieu à Los Angeles.

Après l’échec cuisant du Roi Arthur, le réalisateur n’a pas souhaité reprendre ses Sherlock Holmes avec Robert Downey Junior et Jude Law, qui pourtant avaient cartonnés.

Il a tourné la version live d’Aladdin pour Disney, qui fut un caron au box office à défaut de rester dans les mémoires.  « The gentlemen » lui a permis tout récemment de retrouver avec brio le style des films de gangsters cools qui a fait son succès.

Pour Cash Truck, plusieurs acteurs rejoignent Statham, dont Josh Hartnet, qui a du mal à revenir au 1er plan malgré son passage remarqué dans les 3 saisons de la série Penny Dreadful, mais aussi l’un des héros de la série Mindhunter de David FincherHolt McCallany, ou encore Scott Eastwood, le fils de Clin

Bande-annonce :

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Sortie le 16 juin

 

SORTIES DU 23 JUIN

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« Les Animaux anonymes » de Baptiste Rouveure

Les Animaux anonymes - film 2020 - AlloCiné

Le rapport de force entre l’homme et l’animal a changé. Dans une campagne reculée, toute rencontre avec le dominant peut devenir hostile.

Cet OVNI probablement brulot symbolique pour la protection des animaux, sera t il une proposition de cinéma qui fera date ? Je suis très curieux de voir le résultat.

Sortie le 23 juin

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« Minari » de Lee Isaac Chung

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Une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier. Son petit garçon devra s’habituer à cette nouvelle vie et à la présence d’une grand-mère coréenne qu’il ne connaissait pas.

Grande actrice sud-coréenne, la septuagénaire Yuh Jung Youn vient de remorter l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Le film est précédé d’une très bonne presse.

Sortie le 23 juin

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SORTIES DU 30 JUIN

Présidents, d’Anne Fontaine

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Les deux personnages principaux sont inspirés de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Le film parle de la comédie du pouvoir et de la difficulté de ne plus être aux commandes. C’est la rencontre de deux adversaires politiques qui vont vivre une sorte d’aventure.

Jean Dujardin et Grégory Gadebois jouent à Nicholas Sarkozy et François Hollande, on verra si c’est une très mauvaise idée ou une bonne surprise.

Sortie le 30 juin

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« Comment je suis devenu super-héros ? » – Pio Marmai, Leïla Bekhti, Benoit Poelvoorde dans un monde de super héros

Comment je suis devenu super-héros - film 2020 - AlloCiné

Comment je suis devenu super-héros ? sera un film de supers héros français ! Ouh là !

Pio Marmai et Leïla Bekhti porteront le premier film de Douglas Attal, fâce à Swan Arlaud en super vilain et Benoit Poelvoorde en vieux héros.

On y suivra Gary (Pio Marmai), en flic forcé de travailler avec  Cécile (Vimala Pons) pour traquer une drogue synthétique qui donne des supers-pouvoirs pour de brefs instants.

Le film, précédé d’un très bon écho, a été racheté par Netflix donc il ne sortira pas au cinéma mais je le met quand même dans la liste car c’était l’un des grands moments attendus de ce début d’année.

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Sortie le 09 juillet sur Netflix !!!

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ET PUIS IL Y A LE FESTIVAL DE CANNES

 

‘ »Annette » de Léos Carax

Annette - film 2021 - AlloCiné

‘ »Annette » de Léos Carax, en ouverture du festival de Cannes 2021, avec Marion Cotillard et Adam Driver en chansons !!!

Alors qu’il reportait le tournage de son film depuis trois ans minimum, Leos Carax a enfin tourné sa comédie musicale avec Adam Driver !

En revanche en rôle féminin ce n’est plus Rooney Mara qui a laissé son rôle à Michelle Williams qui elle-même à jeté l’éponge.

C’est donc Marion Cotillard qui donnera donc la réplique à l’interprète de Kylo Ren dans les derniers Star Wars ou qui a joué chez Jim Jarmusch dans Paterson, chez Terry Gilliam dans « The Man who killed Don Quixote » , Blackkklansman de Spike Lee ou encore « Marriage Story« .

L’histoire suivra un comédien de stand-up qui se retrouve seul avec sa fille de 2 ans après la mort de son épouse, qui était une chanteuse d’opéra. Sa fille a un mystérieux don…

Annette s’est tourné en anglais avec de nouvelles chansons du groupe Sparks.

Le film fera l’ouverture de la 74e édition du festival de Cannes, le 6 juillet 2021 et sortira le mêlme jour comme tout film d’ouverture du festival.

Après son merveilleux Holly Motors il y a 9 ans, le très rare Léos Carax revient rallumer le cinéma d’auteur mondial pour la fin de la pandémie et pour on l’espère un film à la hauteur de nos attentes cinéphiles.

En tout cas la bande-annonce déchire !

Bande-annonce :

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« Benedetta » de Paul Verhoeven avec Virginie Efira


Les cinémas réouvrent, que voir du 19 Mai à début août ? dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin) SAINTE-VIERGE-premieres-infos-sur-le-prochain-Verhoeven-avec-Virginie-Efira-55633

Après le carton de Elle, le maitre néerlandais Paul Verhoeven a tourné de nouveau en France.

Benedetta sera une adaptation d’un livre de Judith C. Brown, publié en 1986.

Virginie Efira, déjà présente dans Elle, y jouera une religieuse lesbienne qui va connaitre un succès grandissant avant de chuter lorsqu’on la suspecte  d’entretenir des rapports surnaturels avec le Christ. Suite à une enquête du Clergé, elle fut tenue à l’écart pendant quarante ans, et fut l’un des premiers cas connu et prouvé d’homosexualité féminine en Europe. Lambert Wilson et Charlotte Rampling complètent le casting.

On se doute qu’un thème pareil est un sujet en Or pour le sulfureux Paul Verhoeven.

Il est probable que le film sorte en juillet en même temps que sa préqsence à Cannes.

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OLD : Gael Garcia Bernal chez M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split)

Gael García Bernal: “En algún momento pensé que iba a poder escapar de esta  vida” | ICON | EL PAÍS

M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split)  tourne son conte d’horreur intitulé Old.

Après s’être mangé casseroles sur casseroles au box office pendant 10 ans, le metteur en scène tourne depuis cinq ans des films à bien plus petit budget et ceci lui a redonné l’inspiration.

D’ailleurs The visit, Split et Glass ont été des succès et des films très rentables, ce qui a valu à Shyamalan de revenir en grâce à Hollywood.

Adapté d’une bd française (scénario Pierre-Oscar Levy et dessin Frederik Peeters), Château de sable se passe sur une plage d’où 13 personnages n’arrivent pas à partir.

Le pitch détaillé est le suivant : « Près d’une petite plage de la côte méditerranéenne française, un homme d’apparence nord-africaine aperçoit une jeune femme qui se déshabille pour nager. Plus tard, mais encore tôt le matin, trois familles désireuses de prendre un bain de soleil et de pique-niquer rencontrent l’homme, puis trouvent le cadavre de la jeune fille dans la piscine. L’un d’eux, un médecin raciste et xénophobe, accuse furieusement le Nord-africain de meurtre et appelle les flics. En attendant la police, la mère du médecin meurt. Les jeunes enfants de deux des familles commencent à grandir (…) Les adultes changent aussi. Les tentatives de quitter la région s’avèrent vaines et les appels ne passent plus. Au rythme où ils vieillissent, ils seront tous morts d’ici demain matin. »

Le casting est composé de Gael Garcia Bernal, Eliza Scanlen (Les Filles du Docteur March), Thomasin McKenzie (Jojo Rabbit), et Rufus Sewell (Le Maître du Haut Château).

Sortie le 21 juillet 2021

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« Pour l’éternité » du génial Roy Andersson

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Le Suédois Roy Andersson est inclassable et rare.

Son « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » sorti en 2015 était excellent et avait remporté un Lion d’or.

About Endlessness sera également une collection de vignettes comme il aime construire ses longs métrages en plans fixes absurdes et ironiques.

Il s’agira selon le pitch d’une réflexion sous forme de kaléidoscope sur la vie humaine dans toute sa beauté et sa cruauté, sa splendeur et sa banalité.

En tout cas la presse était conquise lors du dernier festival de Venise.

Sortie le 04 août 2021

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« OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » !

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire - film 2019 - AlloCiné

Ceci fait dix ans qu’est sorti le très drôle second volet « OSS 117, Rio ne répond plus« .

Hubert Bonisseur de la Bath reprendra du service en 2020 toujours avec Jean Dujardin mais son réalisateur Michel Hazanavicius a décliné le job estimant que le scénario ne lui plaisait pas. Pourtant c’est  Jean-François Halin qui reste scénariste comme sur les deux premiers épisodes.

Le tournage débutera en novembre 2019 pour une sortie prévue en février 2021 !

Nicolas Bedos aura la lourde de tâche de succéder à Hazanavicius.

Bedos agace souvent et il n’a réalisé que trois films, Monsieur et Madame Adelman et La Belle Époque, qui ont reçu un bon accueil.

Le titre du film est « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » soit un titre bien raciste 10ème degré comme l’humour incisif des précédents.

OSS 117 sera accompagné d’un nouvel agent, l’excellent Pierre Niney et se déroulera dans les années 80 !

Excellent choix tant l’acteur est très doué dans des rôles comiques, qu’il a surtout eu sur la série « Casting » qu’au cinéma.

Sortie le 04 août 2021

Bande-annonce :

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