Archive pour la catégorie 'Dossiers'

Elizabeth Taylor est morte, le plus troublant monstre d’Hollywood s’en est allé…

24 mars, 2011

Elizabeth Taylor est morte, le plus troublant monstre d'Hollywood s'en est allé... dans Dossiers 19165_s

Agée de 79 ans, Elizabeth Taylor est décédée ce jour et si je n’aime pas les nécros, Taylor en vaut bien une tant elle a marqué l’histoire du septième art de façon indélébile et tant les jeunes générations n’ont d’elle qu’une image caricaturale. Non, Taylor n’est pas que l’amie des gays et la multirécidiviste du mariage ou la vieille amie alcoolique de Michael Jackson. Avant de cesser sa carrière dans les années 70, elle a trusté des rôles majeurs au même titre que ses homologues masculins monstres sacrés, les Marlon Brando ou Paul Newman, l’époque actor’s studio d’un âge d’or terminé depuis longtemps. Elizabeth Taylor avait du chien, cette présence qui lui faisait s’imposer comme une évidence.
Son amitié avec le beau et ténébreux Montgomery Clift lui fera s’engager pour la cause homosexuelle, elle qui vit son ami s’autodétruire à cause du regard des autres. Elle tournera avec lui « une place au soleil« . Le décès en 1985 de son autre grand ami homo Rock Hudson l’incitera à à entrer en guerre contre l’épidémie de VIH, à un moment où la maladie était honteuse encore à Hollywood. Sa fondation récoltera 85 M$.

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En 1956, elle joue aux côtés de James Dean et Rock Hudson dans « Géant« , film monstre et classique instantané.

Mais c’est en interprétant le rôle principal de « une chatte sur un toît brûlant » aux côtés d’un Paul Newman parfait, qu’elle permettra de livrer l’une des plus belles adaptations de Tennessee Williams, torturée en femme délaissée par un mari qui la déteste et ne l’aime pas, prisonnière dans son écrin et sublimement désespérée d’un amour à sens unique.

Un très grand film, l’une de mes plus grosses claques de cinéma.

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Elle réitère un jeu d’un niveau tout aussi juste dans « soudain l’été dernier » de Joseph L. Mankiewicz aux côtés de son ami Montgomery Clift et de Katharine Hepburn. Toujours du Tennesse Williams et un rôle qui l’abonnera par la suite sans cesse à des rôles psychotiques de femmes dures. Mais elle brillait tellement et le résultat fut de nouveau un chef d’oeuvre.

Dans « qui a peur de Wirginia Woolf? » de Mike Nichols, elle se déchire à l’écran avec son mari dans la vie, Richard Burton, avec qui elle divorcera puis se remariera. Un bijou.

Mais c’est le péplum « Cléopâtre«   de Mankiewicz avec Richard Burton qui déclenchera et finira d’imposer son image d’actrice déchainée au caractère impossible. Le budget est très vite dépassé et les retards de tournage s’accumulent. La Fox faillit faire banqueroute. Taylor refusa d’assurer la promotion et y vécu une histoire torride avec Richard Burton, jusqu’à lui faire quitter sa femme.

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L’un de ses plus beaux rôles, elle le partagea avec Marlon Brando dans un film du très grand John Huston, « Reflets dans un oeil d’or« , un film qu’elle destinait à Montgomery Clift pour permettre à ce dernier de sauver sa carrière et d’enfin assumer son homosexualité. Ce dernier décéda avant le début du tournage et Brando reprit le rôle haut la main. Un film ovni peu connu du grand public, à tord. Vulgaire et tonitruante, elle explose tout sur son passage et tient la dragée haute au monstre qu’est Brando. Un duel d’acteurs très impressionnant.

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Avec « Cérémonie secrète« , Joseph Losey lui donne l’occasion de signer son chant du cygne aux côtés de Mia Farrow.

Rares sont les légendes qui s’éteignent. Elisabeth Taylor en sera une à jamais. Qui a vu l’un des films précités ne pourra jamais oublier son regard violet, son sex appeal, et son tempérament de feu qui crevait l’écran. Sacrée femme, en avance sur son temps, libre, indépendante. Un ouragan.

Ce qui vous attend en 2011 au cinéma – Partie 2 : les films d’auteurs

2 janvier, 2011

Après le dossier sur les bons gros blockbusters qui vous attendent en 2011, voici les films d’auteur !

L’exercice de sélection auquel je me suis livré est plus délicat et parcellaire car de nombreux films seront découverts au sein des festivals et seront ou non prêts pour 2011. Et ce genre de films réserve bien plus de surprises que les grosses machines.

Voici en tout cas un avant-goût des premiers rendez-vous ciné que vous êtes certains de voir passer en 2011.

« Somewhere » de Sophia Coppola

Avec Stephen Dorff, Elle Flanning 

Ce qui vous attend en 2011 au cinéma - Partie 2 : les films d'auteurs dans Bandes-annonces Somewhere_affiche

La fille de papa Francis-Ford revient donc après son très controversé « Marie-Antoinette » avec ce film centré sur une star un peu paumée qui va devoir changer sa vie quotidienne de débauche quand sa fille adolescente débarque chez lui. Le film fut auréolé du lion d’or à Venise en septembre 2010 mais dans un rumeur de favoritisme de la part de Quentin Tarantino, président du jury et ex de Sophia Coppola. La raison ? Le film est semble t il mineur dans la filmo de cette dernière. Nous jugerons sur pièce.

Sortie le 5 janvier 2011

Bande-annonce :

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« Les chemins de la liberté » de Peter Weir

Avec Ed Harris, Colin Farrell, Jim Sturgess

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Le réalisateur de « The truman show » revient avec un film adapté d’un grand classique de la littérature, « A marche forcée » de Slavomir Rawicz, soldat polonais ayant travaillé dans des
goulags. Une troupe de prisonniers s’évade d’un camp de travail sibérien dans les années 1940.

L’accueil critique de ce film est impressionnant et le casting aussi. Probablement le film de ce mois de janvier à ne pas louper.

Sortie le 26 janvier 2011

Bande-annonce :

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« Animal Kingdom » de David Michod

Avec Guy Pearce

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C’était la surprise du festival de Sundance 2010 où il a remporté le grand prix.

Un jeune homme de 17 ans devient témoin sous haute protection contre sa famille mafieuse. Un policier tente de gérer la situation et de le protéger.

Sortie le 27 avril 2011

Bande-annonce :

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« Le discours d’un roi » de Tom Hooper

Avec Colin Firth et Geoffrey Rush

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C’est l’un des grands favoris pour les oscars. Colin Firth confirme sa côté d’amour auprès des critiques et du ciné indépendant en interprétant le Roi Georges VI d’Angleterre suite à l’abdication de son frère Édouard VII, lui même un peu trop proche de régime Nazi. Le film se concentre sur sa relation avec son thérapeute du langage, qui va l’aider à surmonter ses troubles d’expression extrêmement gênants pour sa fonction.

Bande-annonce :

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« Black Swan » de Darren Aronofsky

Avec Natalie Portman, Vincent Cassel, Mila Kunis

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Mon chouchou dans les réalisateurs quadras, auteur de « the fountain » ou « Requiem for a dream » devient enfin reconnu de tous. Après « the Wrestler » avec Mickey Rourke et un lion d’or à Venise, il revient avec cette histoire de ballerine prête à tout pour obtenir un rôle dans « Le lac des Cygnes ». Mais une nouvelle recrue rivale va la faire basculer dans bien des traumas. Natalie Portman est parait-il impressionnante et la critique est unanimement excellente. L’un des moments forts de 2011, probablement.

Sortie le 9 février 2011

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« True Grit » de Joel et Ethan Coen

Avec Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin

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Les frères Coen sont de nouveau en pleine forme et enchainent les succès, retrouvant the Dude, Jeff Bridges.

Une jeune fille de quatorze ans veut venger la mort de son père, tué de sang-froid. Elle engage un Marshall alcoolique réputé pour avoir la gâchette facile.

La critique est bonne, le premier week-end au box-office américain a réussi à rembourser le budget, le plus gros succès des Coen. Ce western est un remake de « 100 dollars pour un shériff » avec John Wayne mais gageons que la vision des Coen sera moins républicaine.

Sortie le 23 février 2011

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« 127 heures » de Danny Boyle

Avec James Franco

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Le réalisateur de « Trainspotting » a le vent en poupe depuis son multi oscarisé « slumdog millionaire » et ses deux précédents succès « sunshine » et « 28 jours plus tard« . Il engage l’acteur qui monte, James Franco, pour interpréter Aron Ralston, un alpiniste se retrouvant bloqué au fond d’un canyon isolé de l’Utha. Le film est basé sur une histoire vraie.

Il est favori pour nombre de prix tant la critique est excellente. Le jeu de James franco tout comme les idées de mise en scène de Danny Boyle sont louées par la presse.

Sortie le 23 février 2011

Bande-annonce :

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« Never let me go » de Mark Romanek

Avec Keira Knightley, Andrew Garfield, Carey Mulligan

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Trois amis, élevés dans un pensionnat à l’écart du monde, vont découvrir qu’ils sont en réalité des clones dont l’existence a pour unique objectif le don de leurs organes…

Le film est précédé d’un bon buzz et la bande-annonce donne envie. Avec Andrew Garfield, le prochain Sider man, qu’on va voir dans pas mal de films en 2012…
Sortie le 2 mars 2011

Bande-annonce :

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« Route Irish » de Ken Loach

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Ken Loach débarque en Irak et s’intéresse à la vie de deux agents de sécurité et à leur quotidien.

Le film a été bien accueilli à Cannes sans provoquer d’enthousiasme, comme tous les Ken Loach, la critique faisant souvent la fine bouche face à l’un des plus grands réalisateurs britanniques. A trop leur pondre de bons films, ils ne font plus la distinction !

Sortie le 9 mars 2011

 

« Ma part du gâteau » de Cédric Klapisch

Avec Karin Viard, Gilles Lellouch, Audrey Lamy

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Gilles Lellouch confirme sa montée en puissance en décrochant le premier rôle du nouveau film du réalisateur de « l’auberge espagnole« . Karin Viard est toujours excellente. Klapisch en revanche a plutôt moyennement réussi ses dernières oeuvres. Je l’attend avec curiosité mais sans plus.

Sortie le 16 mars 2011

 

« Cirkus Columbia » de Danis Tanovic

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Le réalisateur bosniaque avait frappé fort avec « No Man’s land » puis s’est vautré avec « l’enfer » puis avec « eyes of war » dans une moindre mesure. Il retourne au pays et raconte l’histoire du retour d’un bosniaque dans son pays justement, en pleine guerre.

Espérons que Tanovic revienne aussi à une chronique sociale plus pertinente et moins ambitieuse.

Sortie le 16 mars 2011

 

« Les géants » de Bouli Lanners

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Autant « Ultranova » m’avait emmerdé, autant « Eldorado » m’avait enthousiasmé par son humour farfelu et ses longs silences. Le copain belge de Poelvoorde, Bouli Lanners, n’est pas qu’un second rôle qui monte, et ce nouveau filme m’intrigue. Zak, 14 ans, et Seth, 13 ans, se retrouvent seuls et sans argent dans la maison de campagne familiale, leur mère ayant déserté.

Sortie en mars 2011

 

« Chez Gino » de Samuel Benchetrit

Avec José Garcia, Anna Mouglalis, Samuel Benchetrit, Bouli Lanners, Sergi Lopez, Jean-Louis Trintignant

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Benchetrit m’avait sérieusement gonflé avec « Janis and John« . En revanche son « j’ai toujours rêvé d’être un gangster » était une belle réussite de film à sketches avec un Edouard Baer et une Anna Mouglalis excellents. Ici l’intérêt pour moi est de pouvoir revoir Jean-Louis Trintignant dans un bon film, 15 ans après l’arrêt de sa carrière. Espérons que ce soit réussi !

Sortie en le 6 avril 2011

 

« La proie » de Eric Valette

Avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Sergi Lopez

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Un braqueur s’évade de prison pour retrouver son ex codétenu, tueur en série qui lui attribue tous ses crimes.

Après « une affaire d’état » avec Dussolier et Thierry Frémont, on attend ce nouveau thriller dont le casting est plutôt sympathique.

Sortie en le 13 avril 2011

 

« Detective Dee » de Tsui Hark


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Le réalisateur hong kongais est très inégal et réalise plus vite que son ombre. Mais ce film fut très bien accueilli par la presse dans les festivals.

En 690, une série de morts mystérieuses frappe les membres de la cour de l’impératrice Wu. Elle demande au détective Dee de démasquer le criminel.

Sortie en le 20 avril 2011

Bande-annonce :

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« Source code » de Duncan Jones

Avec Jake Gyllenhaal et Michelle Monaghan

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Après son excellent premier film, « Moon« , le fils de David Bowie revient avec cette histoire de soldat chargé de déjouer un attentat dans un train, revivant sans cesse sa journée.

Cà sent le bon film…ce type est ultra doué.

Sortie en le 4 mai 2011

Bande-annonce :

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« A dangerous method » de David Cronenberg

Avec Viggo Mortensen, Michael Fassbender, Keira Knightley

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David Cronenberg retrouve son fidèle Viggo Mortensen après deux de ses plus grands films, « history of violence » et « les promesses de l’ombre« . Viggo endosse le rôle de Sigmund Freud et Fassbender celui de Carl Jung, confrontés à une patiente de Jung. C’est un candidat idéal pour Cannes 2011.
Sortie en indéterminée

 

« La peau que j’habite » de Pedro Almodóvar

Avec Antonio Banderas, Marisa Paredes

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Almodovar retrouve son acteur de ses débuts, Antonio Banderas, pour un film qui s’annonce comme sombre et violent. Probablement à Cannes.

Sortie en indéterminée

 

« La conquête » de Xavier Durringer

Avec Denys Podalydès, Florence Pernel, Hippolyte Girardot

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Durringer ose raconter la conquête du pouvoir par Nicolas Sarkozy de 2002 à 2007. Il confie le rôle à Podalydès, pas très ressemblant mais bon…

Sortie en le 11 mai 2011


« The Tree of life » de Terrence Malick

Avec Brad Pitt, Sean Penn

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Terrence Malick est l’un des grands maitres d’aujourd’hui, il n’a signé que des bijoux, “la ligne rouge“, “les moissons du ciel“, “badlands“, “le nouveau monde“.

On attend son nouveau chef d’oeuvre depuis 1 an…il devait le présenter à Cannes, puis à Venise mais il prend son temps pour le monter son “Tree of life“, un trip sur la vie, le cycle de la vie, le destin, l’incidence des choix individuels sur plusieurs vies…son film est très ambitieux, un vieux projet de 30 ans et certains rêvent déjà que le cinéaste nous offre son « 2001, l’odyssée de l’espace » à lui.

Cette première bande-annonce est magnifique et laisse présager que l’un des grands films de 2011 sera probablement « Tree of life »!

Sortie en mai 2011

Bande-annonce :

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« Habemus Papam » de Nanni Moretti

Avec Michel Piccoli

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Le réalisateur italien le plus connu en activité s’intéresse à la vie d’un pape tout juste nommé. Etrange de la part du cinéaste et très bonne nouvelle de voir sieur Michel Piccoli en premier rôle. Une sélection cannoise est à prévoir.

Sortie le 7 septembre 2011

 

« L’ordre et la morale » de Mathieu Kassovitz


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Kassovitz revient à un cinéma plus engagé, ses films de SF ou ses thrillers ayant été des échecs commerciaux et critiques. Il s’intéresse à la prise d’otage de la grotte d’ouvéa en 1988 par des indépendantistes Kanaks où tout dérapa dans l’entre deux tours de la présidentielle entre Chirac et Mitterrand.

Sortie le 7 septembre 2011


« Un heureux évènement » de Rémi Bezançon

Avec Louise Bourgoin, Pio Marmai, Josiane Balasko


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Après le succès de « le premier jour du reste de ta vie« , Rémi Bezançon est attendu. Le sujet, celui de la paternité et de la maternité, de la révolution qu’elle implique sur une vie, peut être très casse gueule. On espère qu’il en sortira la tête haute.

Sortie le 21 septembre 2011


« Intruders » de Juan Carlos Fresnadillo

Avec Clive Owen, Daniel Bruhl, Carice Van Houten

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Le réalisateur de « 28 semaines plus tard » revient à l’horrifique avec une fillette de 11 ans confrontée à ses démons…on espère qu’il transformera l’essai et tout le bien que je pense de lui.

Sortie le 12 octobre 2011


« Polisse » de Maïwen

Avec Karin Viard, Marina Fois, Joey Star, Nicolas Duvauchelle

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Après son excellent « le bal des actrices« , la jeune femme qui agace 50% des critiques va t-elle renouveler l’essai ? En tout cas le casting est sympa.
Sortie le 19 octobre 2011

 

« Restless » de Gus Van Sant

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Gus Van Sant fait ce qu’il sait le mieux faire, s’intéresser aux émois d’adolescents. Ici, un garçon et une fille sont fascinés par la mort et tombent amoureux. La bande-annonce fait un peu peur et comme Gus est capable du pire (« Will Hunting », « A la recherche de Forrester ») comme du meilleur (« Mala Noche », Drugstore Cowboys », « Elephant », « My Own private Idaho »)…on attend gentiment les critiques…

Bande-annonce :

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« Poulet aux prunes » de Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud

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Après « Persepolis« , la réalisatrice adapte son autre succès en BD.

Sortie le 26 octobre 2011

 

« L’Invention D’Hugo Cabret » de Martin Scorsese

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Avec Jude Law, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen

Scorsese réalise son premier film « familial » et ceci fait peur mais bon, je vois mal le grand Martin tomber dans le sirop. Il s’agit d’un film « steam punk » se déroulant en 1931 à Paris, où un enfant de 12 ans orphelin va rencontrer George Méliès, un robot et bien d’autres évènements dans le but de retrouver des traces de son père défunt.

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« The Girl With The Dragon Tattoo » de David Fincher avec Daniel Craig

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David Fincher est aujourd’hui un maitre reconnu et son « the social Network » devrait asseoir définitivement son statut de grand réalisateur bankable. Avant de s’attaquer à sa propre version sombre de « 20.000 lieues sous les mers », il met en boite la version américaine du premier livre de la série « Millénium ». Dans la mesure où des films viennent juste d’être réalisés et sont plutôt réussis, ce projet semble plus mineur et commercial dans sa filmographie. Mais son talent de mise en scène devrait aider.

 

« Now » d’Andrew Niccol

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Avec Amanda Seyfried, Cillian Murphy, Justin Timberlake

Le réalisateur de « Bienvenue à Gattaca » revient à la science-fiction avec Justin Timberlake qui après « the social Network » confirme qu’Hollywood le prend au sérieux en tant qu’acteur et ne considère pas que la pop star fait juste un caprice. Notez, il est plutôt bon acteur. Avec les traits toujours aussi intrigants de Cillian Murphy, cette histoire où l’humanité a trouvé la jeunesse éternelle moyennant finances peut être une nouvelle réussite de la part d’Andrew Niccol dans le genre SF.

 

« Melancholia » de Lars Von Trier

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Avec Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Alexander Skarsgard

Charlotte Gainsbourg retrouve celui qui lui a valu le prix d’interprétation à Cannes en 2009 avec le pétard mouillé qu’était « Antichrist ». Le réalisateur danois réunit Monsieur « 24 heures » qui tente son come-back au grand écran ainsi que le vampire le plus sexy de « True blood ». On sait peu du film à part qu’il s’agira de science-fiction. Je n’aime pas Lars Von Trier mais je ne demande qu’à être surpris.

 

« Contagion » de Steven Steven Soderbergh

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Avec Matt Damon, Kate Winslet, Jude Law, Gwyneth Paltrow, Marion Cotillard

Soderbergh continue à tourner deux films par an et revient à la SF en s’intéressant à la propagation d’un virus mortel sur la planète. Soderberg est inégal de film en film, nous verrons.

 

« The Grandmasters » de Wong Kar-Wai

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Avec Tony Leung, Gong Li

Le célèbre réalisateur sera t il prêt pour Cannes avec ce film sur le maitre en arts martiaux de Bruce Lee. Un sujet très original pour le réalisateur de « In the mood for love » et un casting brillant avec les deux superstars asiatiques, Tony Leung et Gong Li.

 

Voilà, bien des oublis bien entendu, surtout côté asiatique où les annonces de sorties ne sont pas encore déterminées mais ça vous donne une idée des premiers rendez-vous assurés cette année !

Ce qui vous attend en 2011 au cinéma – Partie 1 : les blockbusters et les comédies grand public

1 janvier, 2011

Comme l’an dernier, je me suis amusé à répertorier quels sont les futurs films qui feront parler d’eux en mal ou en bien en 2011. Nous aurons des surprises, fort heureusement, au grès des festivals.

Commençons par les bons gros blockbusters !

« The green hornet » de Michel Gondry

Avec Seth Roghen, Cameron Diaz, Christoph Waltz

Ce qui vous attend en 2011 au cinéma - Partie 1 : les blockbusters et les comédies grand public dans Bandes-annonces the-green-hornet-3858-786091847

Le français le plus américain du cinéma, qui s’est fait connaitre sur les clips de Bjork puis sur « Eternal sunshine of the spotless mind« , « la science des rêves » ou « rembobinez, soyez sympas », va donc sortir son premier gros film d’action. Pour cette adaptation d’une série TV des années 70, il a choisit le kitsch en conservant le look daté de la série et en optant pour l’humour. Si la première bande-annonce laissait craindre le pire, les premiers retours des screen tests sont excellents.

Sortie le 12 janvier 2011

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« Le dernier des templiers » de Dominic Sena

Avec Nicolas Cage, Ron Perlman 

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Un ex croisé et son compagnon de route sont chargés d’escorter une jeune femme accusée de sorcellerie jusqu’à un monastère où elle sera jugée.

C’est parceque je n’attend rien de ce film ni d’aucun film avec Nicolas Cage depuis dix ans, à part sa nouvelle coupe de cheveux, que ce film m’intrigue. Ce peut être une surprise ou un nanar de plus dans sa filmo récente.

Sortie le 12 janvier

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« Au-delà » de Clint Eastwood

Avec Matt Damon et Cécile de France

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Clint passe à la science fiction pour un film centré sur le drame du tsunami avec notre petite française Cécile de France en haut de l’affiche. La bande-annonce fait très très peur, dans le sens « ça a l’air bien consensuel et bourré de bons sentiments ». Eastwood est capable du pire comme du meilleur et la fournée de cette année a l’air aussi mauvaise que celle de l’an passé avec son sirupeux « invictus ». Clint, vous avez 81 ans, tentez de réussir le prochain, le « Hoover » avec Di Caprio…ce serait sympa.

Sortie le 19 janvier

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« Rien à déclarer » de Dany Boon

Avec Dany Boon et Benoit Poelvoorde

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Avec cette histoire de douanier avec un Poelvoorde visiblement en grande forme, Dany Boon tente le second carton après « bienvenue chez les ch’tis ». Il n’arrivera pas à faire aussi bien car ce genre de phénomène au box-office est très rare. Mais ce peut être LE numéro un du box office français 2011 puisqu’il sort en février, période idéale où tous les gros cartons comiques français sont sortis et car Boon dispose d’une grosse côte d’amour auprès du public. Niveau critique, il est probable qu’il se fasse dézinguer, c’est un sport national pour ceux qui ont eu du succès. Moi perso, je n’apprécie pas forcément son humour mais j’apprécie encore moins le lynchage. Et c’est ce qui pourrait arriver.

Sortie le 2 février 2011

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« Numéro quatre » de DJ Caruso

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Voici un film de SF pour ados dont la bande-annonce est sympa mais qui risque de faire l’effet d’un soufflet. Des extraterrestres déguisés en jeunes ados trop beaux et trop intelligents sont poursuivis par des tueurs extra-terrestres. Whouah ! ça sent le film mémorable.

Sortie le 16 mars 2011

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« Devil » de John Erick Dowdle

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C’est une production Shyamalan, l’homme qui rate tous ses films depuis « Incassable ». Alors, en tant que producteur ça donnera quoi. Le teaser est marrant. Des personnes se trouvent coincées dans un ascenseur avec…le diable. Sympa.

Sortie le 20 avril 2011

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« Water for Elephants » de Francis Lwrence

Avec Christoph Waltz, Robert Pattinson, Reese Witherspoon

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Un  jeune homme qui s’apprète à devenir vétérinaire, perd ses parents dans un accident. Il décide de rentrer dans un cirque ambulant. Le film se passe dans les années 30. Mais surtout, Robert Pattinson, le chouchou « twilight » des adolescentes va avoir un rôle trop mais alors trop taillé pour lui. Il va pleurer, vivre des trucs trop tristes et peut être jouer dans un bon film ? Non ? Faut pas rêver non plus, ce n’est que du cinéma ;-) )

Sortie le 20 avril 2011

« La fille du puisatier » de Daniel Auteuil avec Daniel Auteuil, Kad Merad

C’est la première réalisation de l’acteur, l’un des meilleurs de sa génération. Mais voilà, avec un titre pareil qui sent bien la France profonde et un casting pareil, j’ai comme un peu peur…peut-être un succès, le genre de film taillé pour en tout cas.

Sortie le 27 avril 2011

 

« Rise of the Apes » de Rupert Wyatt

Avec James Franco, Freida Pinto

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Remake du quatrième film de la série de longs métrages des années 70 au tour de « la planète des singes », le film raconte comment Caesar, le premier singe intelligent, prit la tête de la rebelion contre les hommes. James Franco confirme son statut de star montante et en cas de succès, il sera lancé en orbite. Le film ne pourra pas être pire que l’original et sera probablement supérieur au très mauvais film de Tim Burton. Je suis curieux de voir le résultat.

Sortie le 20 juillet 2011

« Cars 2″ de John Lasseter

La suite du film Pixar me laisse perplexe car c’est le seul film du studio qui m’a vraiment donné envie de dormir…

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« Les Schtroumpfs » de raja Gosnell

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L’adaptation en film avec de vrais acteurs et des schtroumpfs de synthèse de la BD belge est une idée assez saugrenue. Je pense qu’on peut faire pire que « scooby doo ». Si si. Mais les producteurs ont ils mangé tous les champignons ? that’s the question !

Sortie le 3 août

Bande-annonce :

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« The Eagle »

Avec Channing Tatum et Jamie Bell

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Le film « Centurion » sorti cette année avec l’excellent Michael Fassbender s’est copieusement planté au box-office et au niveau critique. Le film directement concurrent s’appelle « the Eagle » et les producteurs doivent bien flipper de le sortir… La tête d’affiche est l’ancien mannequin Channing Tatum, qui tout doucement se creuse une place à Hollywood, de comédies nunuches en buddy movies puis en tentant peu à peu d’élargir les genres. Stratégie de carrière assez réfléchie. Le film se situe en Ecosse au deuxième siècle après JC. Un centurion romain et son esclave celte se confrontent à la disparition inexpliquée 20 ans plus tôt de toute une légion romaine, la Neuvième Légion, et aux mystères qui entourent ce cas.Jamie Bell (Billy Elliot) et le cultissime Donald Sutherland complètent le casting.Le réalisateur n’est pas manchot puisque Kevin MacDonald a signé « le dernier Roi d’Ecosse ».

La bande-annonce pulse !

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Green Lantern de Martin Campbell

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Avec « Thor » et Cap’tain America », c’est l’autre super-héro super connu qui attend son adaptation depuis des lustres. Ryan Reynolds endosse le costume vert et tente un hold up sur les rôles bodybuildés pas trop cons genre Bruce Willis. L’échec est-il possible au box-office ? Peu probable. En tout cas la bande-annonce est carrément kitsch.

Sortie le 3 août

Bande-annonce :

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« Super 8″ de JJ Abrams

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Le créateur des séries « Alias » et « Lost » et réalisateur de « mission impossible 3″ et « star trek le reboot » revient avec un projet dans la même veine commerciale que « Cloverfield« , dont il était producteur. A savoir aucune info à part une bande-annonce ultra efficace (cf. ci-dessous).

Sortie le 3 août

Bande-annonce :

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« Captain America » de Joe Johnston

Avec Chris Evans, Samuel L. Jackson, Hugo Weaving

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Le plus patriotique des supers-héros américains, créé comme instrument de propagande voit donc enfin le jour au grand écran après 15 ans de tentatives.  Il faut dire que sortir un tel film sous l’administration Bush aurait été périlleux. Le réalisateur a pondu un honorable « Jurassik park 3″ et un gros navet l’an dernier, « the wolfman ». Quel angle les scénaristes auront-ils pris pour éviter de se prendre des tomates ou des bombes dans la tronche de la part de tous les peuples qui sont légèrement agacés de l’hégémonie culturelle américaine ? Même si le film est très mauvais au final, il sera intéressant de voir si il fonctionne au box-office mondial. ce n’est pas si certain que cela…

Sortie le 17 août 2011 

 

« Cowboys et envahisseurs » de Jon Favreau

Avec Daniel Craig et Harrison Ford

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Le réalisateur des deux premiers « Iron Man » s’occupe de l’adaptation d’un comic book très récent à succès, où des Aliens envahissent la terre à l’époque du Far West, en 1800. Harrison Ford revient en haut de l’affiche en méchant repenti tandis que Monsieur James Bond, Daniel Craig, endosse un nouveau rôle de sauveur, histoire de préparer l’après James Bond ? En tout cas la bande-annonce est explosive !

Sortie le 31 Août

Bande-annonce :

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« Tron, l’héritage » de  Joseph Kosinski

Avec Jeff Bridges et  Garrett Hedlund

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La suite du film « Tron » des studios Disney est en préparation depuis des lustres. Je n’attend pas vraiment ce film de SF dont l’original était dépassé avant sa sortie et qui est plutôt un film culte malade qu’un film culte tout court. Les critiques sont moyennes, le score au box office américain honorable mais il arrivera difficilement à rembourser son budget énorme de 170 M$ sur le sol américain.

Sortie le 9 février 2011

Bande-annonce :

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« World Invasion : Battle Los Angeles » de Jonathan Liebesman

Avec Aaron Eckhart, Michelle Rodriguez

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Des extra-terrestres surgissent de nul part et détruisent tout, l’armée est envoyée sur Los Angeles. Le pitch n’a rien d’original et pourtant…le film est attendu et fait son buzz grâce à son casting avec Aaron Eckhart (Double Face dans Batman) mais surtout sa bande-annonce, qui donne très envie. Après le pitoyable « skyline » et les précédents navets comme « Independance day », va t’on enfin avoir droit à une invasion extra terrestre qui fait flipper ?

Sortie le 6 avril 2011

Bande-annonce :

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B.A.T. (bon à tirer) des frères Farrelly

Avec Owen  Wilson

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C’est le retour des réalisateurs de « fou d’irène », « dumb and dumber », « Mary à tout prix » ou encore « la femme de ses rêves ». Il s’agira d’un couple qui s’autorise une relation sexuelle avec une autre personne juste une fois.

Dans la finesse, on a fait mieux que les Farrelly mais ces derniers sont restés assez déjantés et d’un humour potache pour nous décrocher des bons sketchs. Ils osent tout et c’est cela qui est bien. Parfois c’est juste lourd façon Bigard, parfois c’est regressif et jouissif.

Sortie le 20 avril 2011

 

THOR de Kenneth Branagh

Avec Chris Hemsworth, Anthony Hopkins, Natalie Portman

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Voici enfin l’adaptation d’un des comics books les plus connus de l’écurie Marvel du coté ricain, « Thor » où comment utiliser le dieu de la guerre des légendes d’Asgard pour en faire un super-héro. Natalie Portman s’essaie à nouveau au gros film après la saga « star wars » histoire d’assoir un peu plus son statut en alternant de film exigeant d’auteur (le black swan d’Aronofsky) avec des grosses productions. Kenneth Branagh revient à la réalisation dans un style très éloigné de ses adaptations shakespeariennes et tente un come-back. En tout cas, il est doué en tant que réalisateur. Le résultat, nous verrons. Curiosité.

Sortie le 27 avril 2011

Bande-annonce :

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« Sucker Punch » de Zack Snyder

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Deux ans après avoir adapté l’inadaptable « Watchmen » et quatre ans après son premier gros carton, « 300« , Zack Snyder revient avec du lourd et ce n’est pas la bande-annonce qui démentira. Avec cet espèce d’Alice au pays des défoncés, ça va saigner ! Une jeune femme est internée afin d’être lobotomisée et tente de s’évader par son imaginaire. Au programme de la baston, des effets spéciaux et un imaginaire très développé et de grosses bombasses. On verra si c’est juste lourd et violent comme « 300″ ou si c’est plus fin comme « Watchmen ». Snyder doit encore prouver qu’il n’est pas qu’un simple faiseur et c’est l’occasion parfaite.

Sortie le 30 mars 2011

Bande-annonce :

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Pirates des Caraibes – la fontaine de jouvence

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Voici le film pour lequel Johnny Depp a lâché comme un con Terry Gilliam sur son Don quichotte. Pour 45 M$ de salaire…mais il aime tellement Jack Sparow qu’il va en faire encore plus dans la surenchère de jeu. Pénélope Cruz vient cachetonner et maintenir son aura d’actrice mondialement connue. Le réalisateur est Rob Marshall à qui l’on doit des comédies musicales insupportables comme « chicago » ou nine », ça promet !

Sortie le 18 mai

Bande-annonce :

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« X-Men first class » de Matthew Vaughn

Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon, Nicholas Hoult

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C’est LE film blockbuster que j’attend le plus cette année car l’univers X-men est touffu et passionant et l’idée de raconter la jeunesse de Magneto et du professur Xavier est plutôt bonne. En effet, si Bryan Singer avait réussi les deux premiers films, Brett Ratner, en bon bourrin, avait pondu un film très mais alors très mauvais par la suite. Le « wolverine » de Gavin Hood fut aussi exceptionnellement vide. En confiant les reines au réalisateur de « kick ass » et en conservant Bryan Singer à la production, le film a plus de chances d’être réussi. Même si j’ai trouvé assez mauvais « kick ass », j’avais apprécié « stardust », le précédent film de Vaughn. Dans la mesure où Darren Aronofsky s’occupe de « Wolverine 2″, le studio a semble t’il cherché à s’entourer de talents pour la suite. La grosse attente.

Sortie le 1er juin 2011

« Don’t be afraid by the dark » de Troy Nixey avec Guy Pearce et Katie Holmes

Une enfant vient habiter un manoir avec son père pour le restaurer. Mais des monstres se tapissent au fin fond de la maison.

Ce film d’épouvante devait être réalisé par Guillermo del Toro, superstar du film d’héroic fantasy. Ce dernier se contente de produire le film après l’avoir développé. Il attire donc logiquement la curiosité.

Sortie le 15 juin 2011

 

Transformers 3 de Michael Bay

Le retour des robots du poète Michael Bay, l’homme à qui tout blockbuster réussit, même le plus con. Et il arrive à nous suprendre en faisant de plus en plus débile. Respect.

Sortie : on s’en fout

 

L’âge de glace 4 : la dérive des continents

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Les trois premiers ont eu un tel succès critique et public que forcément, on a droit à un quatrième. La lassitude ne pourrait-elle pas gagner le public ?

Sortie le 4 juillet 2011

 

Harry Potter et les reliques de la mort partie 2

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Enfin ! C’est finis! Et vous savez-quoi ? Tant mieux. J’ai vu tous les films et fait plein d’efforts pour accrocher mais au final, je me suis très souvent ennuyé. Certes, les effets spéciaux sont top, voir grandir les enfants c’est trop sympa. Mais je trouve vraiment le scénario global vide. Tout ça pour ça! Huits films pour raconter un truc pareil ? J’adore l’héroic fantasy mais quand elle est un peu plus fun, qu’elle se prend moins au sérieux ou au contraire plus au sérieux. Là, c’est mou, flasque, chiant. Je ne regretterai pas le binoclard, certainement pas.

Sortie le 13 juillet 2011

 

« Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne » de Steven Spielberg

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Ce film est en gestation depuis au moins 15 ans et en post production depuis 3 ans puisque Steven Spielberg, le roi du succès au box-office avec James Cameron, a justement utilisé la technologie d’Avatar pour donner des traits fidèles aux héros d’Hergé tout en les faisant interpréter par de vrais acteurs.

Le résultat est attendu de pied ferme par les fans du reporter mais aussi des cinéphiles qui se demandent si Spielberg réussira de nouveau cet exploit technologique et artistique de respecter l’oeuvre et l’esprit de la bande-dessinée tout en lui donnant un vrai relief. Peter Jackson, Monsieur « seigneur des anneaux », s’est associéc avec Spielberg pour produire le film et réaliser sa suite…mais un certain « Hobbit » pourait contrarier le planing en cas de succès…

Sortie le 26 octobre

« On ne choisit pas sa famille » de Christian Clavier avec Christian Clavier, Jean Reno, Muriel Robin

Et bien si ! On choisit sa famille. La preuve avec le casting de fidèles que Clavier a réuni pour son premier film. Christian Clavier s’est auto-caricaturé ces vingt dernières années voguant de navets comiques en d’autres navets avec son complice Jean-Marie Poiré, auteur des « Visiteurs ». Ce n’est pas du snobisme de ma part. C’est juste que son humour ne me fait pas rire. Je le trouve grotesque et souvent irrespectueux de son public. On n’enquille pas des comédies comme des boites de conserve.

Sortie le 9 novembre 2011

 

« Or noir » de Jean-Jacques Annaud

Avec Tahar Rahim, Antonio Banderas

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Annaud est le roi du box-office hexagonal question grosses productions et se trouve être le seul réalisateur français à franchir régulièrement les frontières et à exercer son métier à Hollywood. D’un début fulgurant avec « La victoire en chantant« , « Coup de tête » ou « la guerre du feu« , il a réussi le grand plongeon hollywoodien avec « le nom de la rose« , « l’ours« ,  »l’amant », « stalingrad », « sept ans au tibet », « deux frères ». Que des succès. Son seul four fut le précédent, « Sa majesté Minor » avec Vincent Cassel et José Garcia, un film lourdeau brisé par la presse et boudé par le public.

Si je n’aime pas tout ce que fait Annaud, trouvant  que ses films manquent de consistance, je reconnais bien volontier qu’il a de la suite dans les idées, qu’il est talentueux comme metteur en scène. Et je trouve ceci dommage qu’il n’atteigne plus le niveau du « nom de la rose ». Avec ce film, il renoue avec une histoire imaginaire dans un royaume arabe au temps de la découverte du pétrôle et embauche la découverte de l’an dernier dans « un prophète » de Jacques Audiard, Tahar Rahim ainsi qu’Antonio Banderas, qui tente de redresser une carrière en berne.

J’espère qu’Annaud réussira son coup et pas seulement au box-office.

Sortie le 23 novembre 2011

 

« Mission impossible 4″ de Brad Bird

Le réalisateur des studios Pixar, à la tête de « Ratatouille » et « les indestructibles » passe à la mise en scène de longs métrages sans animation, avec de vrais acteurs. Tom cruise a failli ne pas être engagé une quatrième fois tant sa côte à Hollywood est en chute libre depuis cinq ans, les divers flops et sa scientologie un peu trop voyante ayant eu raison de la patience des studios. J’en suis navré pour lui. Moins pour le cinéma dans son ensemble. Je n’ai jamais apprécié cet acteur. Fade.

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Sortie le 21 décembre 2011 

 

« Life of Pi » de Ang Lee

 

Un jeune indien fait naufrage lors d’un voyage vers le Canada. Il se retrouve sur un radeau de survie avec un orang-outang, un zèbre, une hyène et un tigre du Bengale. Ce film est en projet depuis dix ans et c’est Jean-Pierre Jeunet qui devait s’y coller. Finalement, le film atterit entre les mains du réalisateur de « Brokeback moutain », « garçon d’honneur » ou « tigre et dragons ». Projet curieux en perspective…

Sortie le 12 décembre

Voici donc la première partie des évènements 2011 au ciné. Vous avez dû constater en lisant que moins de la moitié de ces films présentent pour moi un intérêt. On va se rattraper avec les films d’auteur dans la seconde partie de ce dossier…

Les fours du box office 2010 ! Ils se sont bien plantés…

29 décembre, 2010

On parle souvent des succès mais rarement des gros plantages or cette année, il y a eu de la casse et dans certains cas j’en suis ravi car les producteurs nous prennent un peu pour des cons parfois. Dans d’autres cas, ce n’est pas du tout mérité. Retour sur les flops commerciaux que j’ai noté cette année.


« Agora » d’Alejandro Amenabar avec Racheil Weisz

Ce péplum situé dans l’Egypte du 4ème siècle après JC a rapporté au réalisateur espagnol de « les autres« , son premier gros échec commercial et critique. Enfin, une partie de la critique, très partagée. Il a coûté 73 M$ mais n’en n’a rapporté que 39 M$ environ. Ceci fait très mal.

Les fours du box office 2010 ! Ils se sont bien plantés... dans Dossiers agora

« Mister Nobody » de Jaco Van Dormael

Le réalisateur de « toto le héros » et le « huitième jour » a voulu réaliser un grand film de science fiction contemplatif. Il a mis de nombreuses années à réaliser son rêve et a finis par sortir un film malade, hélas. Si visuellement, Mister Nobody contient de nombreuses pépites, le scénario ne tient pas sur la durée. Pire, pour un budget de 47 M$, il en aurait rapporté moins de 5 M$…ouille ! Le film a beau être semi-raté, il ne méritait pas un tel accueil.

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« The Wolfman » de Joe Johnston avec Benicio del Toro

Ce pur navet aux effets spéciaux souvent bâclés ne m’a pas fait hurler au loup-garou et figure même dans mon top des pires films de l’année. La production a été chaotique, les screen tests catastrophiques et la date de sortie du film repoussée durant un an, ce qui n’augure jamais du meilleur. Résultat, pour 150 M$ de budget, le film a engrangé 140 M$ de part le monde. Les ventes DVD devraient aider mais c’est ce qu’on appelle un beau four. Mérité !

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« Lovely Bones » de Peter Jackson

Le réalisateur de la trilogie du « seigneur des anneaux » avait vu énorme avec son « king kong » qui déjà avait moyennement marché. Avec « Lovely bones« , il revenait au cinéma indépendant de « créatures célestes ». Mais pour du petit film il a tout de même dépensé 65 M$ ! Le film est rentable au niveau mondial et avoisine les 93 M$. Mais pour Hollywood, c’est un flop, qu’on lui pardonnera rapidement grâce aux deux films à venir « the hobitt« .

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« From Paris with love » de Pierre Morel avec John Travolta et Jonathan Rhys Meyers

Luc Besson n’a décidément plus toujours le flair, lui qui avec sa société EuropaCorp réussissait à régulièrement produire des cartons au box-office déclinés sur le principe bien connu de Besson, « du fun, pas de prise de tête, pas de scénario ». Oui mais en 2009, la société était dans le rouge et 2010 peut dire merci à son « Arthur et les Minimoy » ou son « Adèle Blanc sec« . Et encore, l’adaptation de Tardi est l’un des moins bons scores de Besson en tant que réalisateur (1.581.000 entrées). Ce produit avec deux stars hollywoodienne n’a fait que rembourser son budget de 52 M$. Et vous savez quoi ? Vu le résultat, il aurait mieux fait de s’abstenir.

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« Nine » de Rob Marshall avec Nicole Kidman, Marion Cotillard, Daniel-Day Lewis, Pénélope Cruz

Sacré taule pour le réalisateur de « Chicago » qui n’a pas renouvelé l’exploit de porter une comédie musicale en haut du box-office. Avec un casting très impressionant, Nine s’est ramassé une volée de bois vert côté critique et 54 petits millions de dollars pour un budget de 80…il n’est pas prêt de refaire pousser la chansonnette à des stars.

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« Green Zone » de Paul Greengrass avec Matt Damon

Le réalisateur des « Jason Bourne » aurait peut être du poursuivre et ne pas laisser la série à un autre. Car en reprenant son acteur pour un autre film du même genre, il accumule 95 M$ pour un budget de 100. Pour Matt Damon, ça lui change de ses succès réguliers…

« Prince of Persia » de Mike Newell

Jerry Bruckheimer s’est enfin ramassé la tronche ! yes ! yes ! yes !

Cet homme est responsable de « the rock » avec Nicolas Cage et Sean Connery mais surtout de « bad boys » avec Will Smith, de « Armageddon » avec Bruce Willis, de « Pearl Harbor« , un vrai cauchemar de cinéma, de « Benjamin gates » ou de « Pirates des Caraibes« . Que des succès, que des produits packagés impersonnels et écrits avec les pieds avec de grosses explosions partout. Mais cette fois-ci le pudding n’a pas pris. Pour 200 M$ de budget, le film en rapporte 335 niveau monde. Ce n’est pas un gros flop mais une sacrée déception pour le king du sitôt vu sitôt oublié. Il n’y aura pas de suite. ouf !

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« Robin des bois » de Ridley Scott avec Russell Crowe

Le vieux Ridley pensait refaire le coup de Gladiator avec un énième Robin des bois inutile. Et bien le succès n’est pas au rendez-vous. 318 M$ pour un budget de 200 c’est très limite.

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« L’agence tous risques » de Joe Carnahan

L’adaptation de la célèbre série télé rapporte 177 M$ pour 110 $ de budget. Résultat trop faible pour espérer une suite.

« Splice » de Vincenzo Natali

Le réalisateur de « Cube » revenait avec d’excellentes critiques mais son film sur des scientifiques apprentis sorciers ne rapporte que 25 M$ pour 30 de budget. Je suis triste pour lui car il a un peu de mal à trouver ses budgets, comme son idole, Terry Gilliam. Sauf que Terry a réussi son coup avec Parnassus puisque 60 M$ sont rentrés pour 30 de budget.

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« Centurion » de Neil Marshall avec Michael Fassbender

Cette histoire de romain a fait un gros flop faute de critiques positives et de publicité. Il rapporte 6 M$ soit la moitié de son budget.

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« Repo Men » avec Jude Law et Forest Whitaker

Jude Law n’est pas synonyme de succès au box-office et c’est d’ailleurs étonnant qu’il tienne encore le haut de l’affiche, les producteurs éjectant souvent même de bons acteurs si ils ne sont pas bankable. Seulement voilà, Jude est beau et joue bien, donc on le reprend. Et le succès de Sherlock Holmes devrait relancer la machine. En tout cas ce film de SF où les organes se vendent et se retirent du jour au lendemain, a fait un four critique et public : 32 M$ de budget et 18 M$ de recettes mondiales. C’est très mauvais.

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« The last airbender » de Night Shyamalan

Shyamalan espérait créer une trilogie à partir d’un dessin animé pour enfants. Il s’est pris un tel accueil critique que c’est peu probable. En revanche, si le film est un four aux Etats-Unis, il réussit au niveau mondial avec 318 M$ de recettes pour 150 M$ de budget.

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« The killer inside me » de Michael Winterbottom avec Casey Affleck

Winterbottom a certes choqué dans les festivals et divisé la presse mais son film est un gros échec. 13 M$ de budget pour 3,48 M$ de recettes, glups !

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« Jonah Hex » avec Josh Brolin et John Malkovich

Cette adaptation d’un comic book autour d’un chasseur de primes dans un western ultra violent est le plus gros four de l’année. A tel point qu’il n’est même pas sorti en salles en France pour éviter que le coût de publicité et de distribution soit supérieur aux entrées ! Le film partait très mal puisque les acteurs ont été rappelés pour retourner des scènes suite à des screen tests très mauvais. Puis la date de sortie a été repoussée de mois en mois, puis la critique fut catastrophique et le résultat c’est 10,9 M$ pour 47 M$ de budget ! Ouch ! Cà fait mal. La Warner avait heureusement Inception dans l’autre poche.

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Les meilleurs films 2010 du lapin blanc suite et fin (Partie 2 : N°9 à N°1)

18 décembre, 2010

Voici la suite du classement de mes films préférés vus au cinéma en 2010. N’hésitez pas à me signaler d’affreux oublis, des pépites que j’aurais loupées.

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N°9- « I love you Philip Morris » de Glenn Ficarra et John Requa

Les meilleurs films 2010 du lapin blanc suite et fin (Partie 2 : N°9 à N°1) dans Bandes-annonces iloveyouphilipmorris01

Je déteste la plupart des comédies « gay » ou « gay friendly », qui tombent systématiquement dans la caricature de l’homo. Et bien ne vous fiez pas à l’affiche du film qui montre un Jim Carrey et un Ewan Mac Gregor en « grosses pédales » flashies…

Le film raconte l’histoire vraie, ce qui semble d’ailleurs hallucinant, d’un homme ayant menti toute sa vie et fait des allers et retours en prison par amour pour un autre homme, Phillip Morris (Ewan Mac Gregor), rencontré en prison justement. Jim Carrey nous livre là un festival de ce qu’il sait faire de mieux, alterner sans cesse entre pitrerie loufoque et tragédie bien sentie. L’histoire est proche de « Catch me if you can » (arrêtes moi si tu peux) avec Léonardo Di Caprio. L’histoire d’un gamin pour qui tout commence au mensonge d’origine de ses parents, qui l’ont adopté, fissure qui dictera toute sa vie, une vie de mythomane jusqu’à l’excès souvent très drôle. L’humour parfois bien trash a choqué l’amérique puritaine et a entrainé quelques difficultés de distribution du film. Il faut dire qu’on voit rarement ce genre de blagues homo sur grand écran. Mais justement, c’est là où le film est très fort. L’histoire n’a rien de communautariste, les personnages principaux auraient pu être hétéros, ceci n’aurait rien changé au fond.

L’intérêt principal du film réside dans cet individu clownesque mais sincère, qui se cache derrière divers masques de personnages afin de disposer d’assez d’argent pour rendre heureux l’homme qu’il aime. Seulement voilà, à force d’empiler des masques, le visage élastique devient de plus en plus rigide et quand ces derniers tombent il n’y a rien derrière…ou plutôt une histoire à écrire, un adulte à construire, juste un gamin qui a joué à être quelqu’un d’autre entre temps, juste l’espace de quelques dizaines d’années. Troublant.

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N°8- « Mother » de Joon-ho Bong

 dans Dossiers
Une mère cherche à disculper son fils d’une accusation de meurtre. Mais son fils a tout contre lui puisqu’il est légèrement attardé…
Le réalisateur coréen surprend à chaque film, que ce soit son film de monstre teinté de critique sociale avec « the host » ou son superbe polar « memories of murder« . Avec « Mother« , il change de nouveau de style tout en gardant un peu des ingrédients de ses précédents longs métrages. En fait il récréé un style, entre le thriller psychologique, la chronique sociale teintée d’humour noir, l’enquête policière classique, ou le mélodrame familial. Il nous brouille les cartes pour mieux entretenir le suspens et l’émotion. Mais pas de l’émotion tire larmes, bien au contraire, il nous montre les limites de la résistance, de la lutte pour un être aimé. Au bout de 2h de long métrage, l’empathie provoquée par cette mère « courage » nous explose à la tronche dans un des plus beaux final des films sortis cette année. Une très grande réussite.

La bande-annonce :

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N°7- « Shutter Island » de Martin Scorsese

shutter_island_movie_poster2 dans Films

Cette adaptation du livre Dennis Lehane, adapté également en bande-dessinée, par l’un des plus grands réalisateurs au monde avait de quoi nous faire crever d’impatience. Et bien le résultat est brillant, notamment grâce à son fidèle acteur et chouchou, Léonardo Di Caprio, qui trouve là un de ses rôles les plus torturés et aboutis et prouve encore une fois qu’il est le meilleur dans sa classe d’âge. Il l’a re-prouvé trois mois plus tard dans « Inception » dans un rôle assez proche. Des quatre collaborations entre Léonardo Di Caprio et Scorsese, c’est la meilleure avec « Gangs of New York ».

C‘est un excellent thriller avec un twist final réussi, une musique oppressante et un Martin Scorsese qui s’intéresse davantage que d’habitude aux tréfonds de l’âme. C’est la première fois je crois qu’il filme des cauchemars ou des souvenirs, le fash back n’étant pas très présent dans son oeuvre. Scorsese utilise toute la profondeur de ses références cinéphiles de Shock Corridor de Samuel Fuller en passant par Hitchcock ou Lynch. Il utilise son aisance de mise en scène pour mieux nous perdre, multipliant les scènes à doubles fond selon l’idée que l’on se fait du récit. C’est à la fois de l’horreur, du suspens, du rêve trouble mais en tout cas c’est un bijou et un grand film dans sa filmographie.

La bande-annonce :
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N°6 – « A single man » de Tom Ford

singleman dans Films - critiques perso

1962, Jim, professeur d’université à Los Angeles, vit reclus dans le deuil de son compagnon, décédé d’un accident de voiture quelques mois plus tôt. Seule sa meilleure amie, Charley (superbe Julianne Moore) pimente un peu sa vie. Il n’a goût à rien, il veut mourir.

Tom Ford, le célèbre couturier, passe à la réalisation dans un film doté d’une photographie et d’une utilisation du bruitage impressionnants. Tom Ford sait très bien filmer les corps, la peau, les regards et leurs non-dits, le souffle léger d’un personnage. Cette élégance dans l’expression des caractères ne les rend pas moins terriblement humains…et ce n’était pas gagné compte tenu de l’excès de style. Ainsi au final, de l’émotion se dégage de toute cette histoire, de la mélancolie, de la tristesse, de l’ironie, de l’espoir…et surtout, une belle allégorie de la vie et de la mort, du couple et de la réussite de ce dernier. Des messages simples ponctuent donc ce film dont la photographie si léchée n’est qu’une façade, tout comme l’image que ce professeur véhicule de lui même. Elle n’est qu’un rempart contre l’extérieur. Rester parfait en apparence pour que rien ne le touche, rien ne l’atteigne. Qu’il puisse conserver tel un trésor l’image du bonheur brisé un soir de pluie. Qu’il puisse s’enfermer dans son deuil et dans son image si parfaite à l’extérieur comme dans un écrin.

Colin Firth exprime admirablement la solitude, la tristesse, le manque de l’autre. Il faut voir la façon dont il pleure à l’annonce de la mort de son homme. Impressionnant de nuances. Julianne Moore et Nicolas Hoult sont au diapason. Le twist final est impérial. Un film tenu de bout en bout avec un soucis du détail vraiment plaisant. 

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N°5- « Inception » de Christopher Nolan

Inception dans Films series - News de tournage

 

Ce qui frappe le plus à la vision de ce film tant attendu, deux ans après « Batman-The dark knight« , c’est la minutie, le timing d’orfèvre, l’exigence avec laquelle Christopher Nolan et son frère Nathan ont écrit le scénario. Un récit labyrinthique et architectural faisant référence lui même à ce voyage dans l’esprit d’autrui, cette Inception.

Nolan nous livre un film intelligent, qui part du postulat que le spectateur l’est aussi. A la fin de la projection, on se dit que c’est très rare de tomber sur de tels films, libres dans leur construction parceque l’auteur a permis au studio Warner d’obtenir l’un des plus gros succès du box office il y a deux ans avec Batman. Et qu’est ce que c’est jouissif de visionner un excellent thriller de science fiction, d’un tel niveau formel et d’une telle rigueur d’esprit là où Hollywood nous assène des remakes, reboots et suites en pagaille.

Christopher Nolan décide donc d’invoquer tous ses thèmes de prédilection pour nous livrer un film somme. Nous retrouvons les références à la mémoire et à ses méandres (Memento et Insomnia), les regrets d’une relation gâchée et la volonté de rattraper le passé, de se reconstruire une identité (The dark knight) ou la manipulation des illusions (Le prestige). Mais à ceci Nolan ajoute ce qu’il a appris sur Batman begins, le cinéma d’action.

Léonardo Di Caprio habite son rôle avec la même intensité que dans Shutter Island et s’affirme à nouveau comme l’un des plus grands acteurs du moment, ayant perdu au fil des derniers Scorcese son physique poupin tête à claque et s’étant masculinisé avec l’âge.

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N°4- « The Ghost Writer » de Roman Polanski

Ghost-Writer-Poster dans Les meilleurs films du Blanc Lapin

A 77 ans, Polanski signe l’un de ses meilleurs films, une compilation de tout ce qui fait le génie du bonhomme, un regard ironique et brillant sur une carrière qui ne l’est pas moins. Pour moi, cela faisait 20 ans qu’il n’avait pas signé de film marquant. L’histoire de ce « ghost writer » est celle d’un écrivain, Ewan Mac Gregor, choisi par l’entourage d’un ex-premier ministre, Adam Lang (Pierce Brosnan), pour rédiger ses mémoires et lui servir de nègre.

Cet écrivain est reclus sur une île, qui semble hostile par son mystère, le temps pourri qu’il y fait, l’isolement de la maison dans laquelle il est logé et surtout les énigmatiques personnages qui l’entourent. Une situation idéale pour faire monter une paranoïa hitchcockienne. Mais c’est bien à lui même que Polanski fait des clins d’œil. A sa propre filmographie, à « la neuvième porte » et « frantic » pour la course poursuite et le jeu de pistes, à « pirates » et « le bal des vampires » pour l’humour décalé, à « le locataire » ou « répulsion » magnifique film oppressant avec Catherine Deneuve…et enfin les cadavres dans le placard de politiciens bien sous tous rapports (« la jeune fille et la mort »). C’est donc un film somme.

Il est vraiment plaisant de voir un thriller différent, qui a une personnalité et un style, celui du réalisateur. Par exemple, là où la plupart des films du genre mettent la pression très vite, Polanski agrémente de touches d’humour assez surprenantes les premières scènes pour les espacer de plus en plus. Il avait tenté ce genre de mélange dans « la neuvième porte » mais le résultat était hélas totalement raté.

Ensuite, l’utilisation du lieu est toute caractéristique. Cette grande maison aux baies vitrées donnent l’illusion de liberté alors que lorsque le personnage met les pieds dehors, il ne peut rien faire, c’est une île où il n’y a rien. Le temps est triste, venteux, pluvieux, pas très rassurant. L’isolement, le vrai est bien là, glacial. Et une fois cette impression bien présente, le cadre est dressé et le danger peut surgir de nul part, la tension est à son comble. Enfin, les personnages qui peuplent cet univers si particulier ont tous quelque chose à cacher sous leurs dehors pas forcément antipathiques. C’est un peu la même impression que les chers voisins de Mia Farow et John Cassavetes dans « Rosemary’s baby » du même Polanski. Des individus malsains, qui cherchent quelque chose d’autre que la raison officielle du livre de mémoires à écrire.

Enfin, il s’amuse de son rapport aux Etats-Unis, cet endroit où il ne peut plus mettre les pieds depuis 30 ans. Il moque par l’absurde l’hypocrisie de leur puritanisme érigé en étendard. Les défenseurs de la bonne morale savent si bien s’assoir dessus quand l’intérêt de l’empire entre en jeu. Un film élégant, sans fioriture, où il n’y a pas de scène inutile. Terriblement efficace et bourré d’adrénaline.

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N°3- « Moon » de Duncan Jones

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Duncan Jones a certes pu monter ce film grâce à l’aide de son papa, un certain David Bowie….mais avec le peu de moyens qu’il avait pour réaliser un film de SF, son premier film, ce jeune homme s’en sort très haut la main et signe l’un des meilleurs films de science-fiction depuis bien longtemps.

Ce huis clos entre ce cosmonaute et lui-même est si bien écrit, si bien pensé, que de multiples sentiments et réflexions jaillissent là où a priori on ne s’attend à rien. Si un film comme Alien et tous ses avatars se base sur l’immensité de l’espace et la solitude d’un personnage pour créer de l’adrénaline, « Moon » au contraire va chercher des thèmes bien plus terriens.

Car si la science-fiction peut certes s’avérer ludique voir régressivement jouissive, elle atteint également des sommets de profondeur spirituelle lorsqu’elle titille des thématiques universelles qu’elle arrive à isoler des considérations terrestres pour mieux en tirer la substantifique moëlle.Tout le talent de Duncan Jones est donc d’utiliser au mieux le jeu de Sam Rockwell, de révéler assez vite les ficelles du scénario tout en gardant sous la pédale quelques éléments de récit surprenants, de laisser filtrer de la poésie au milieu du cauchemar, de l’espoir vu de la lune, espoir qui s’identifie sous la forme de notre planète bleue mais que l’on ne voit jamais, curieusement. En effet, plus la solitude du personnage s’ancre sur cette lune si froide et si vide de tout humain, plus la terre et ce qu’elle représente s’inscrit en creux. C’est assez fort d’arriver à faire ressentir ce sentiment étrange d’isolement et d’espoir lié uniquement à l’appartenance à un monde, à une espèce. Toute la thématique du film est donc l’identité, l’identité en tant qu’être humain, au milieu de l’univers. Une puissante mélancolie s’échappe de cette vision, portée par la superbe bande originale de Clint Mansell (Requiem for a dream, the fountain).

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N°2 – Submarino de Thomas Vinterberg

 

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Thomas Vinterberg revient enfin…12 ans après son chef d’oeuvre écrasant et premier film, « Festen« .

Il est parfois mortel artistiquement de commencer très haut. Et la chute fut dure pour le jeune danois…De retour dans son pays natal avec « Submarino« , Vinterberg n’abandonne aucunement la noirceur sans fond et limite suicidaire de ses protagonistes, balayés par un vent froid, celui d’un certain pragmatisme social. Non, la vie n’est pas belle dans le quart monde, les soucis de certains vont au delà des besoins consuméristes que notre société créé aujourd’hui… Ceci fait un peu Miss France d’asséner ce genre d’évidence… mais tout est une question de support, or celui de « Submarino » est d’une grande classe. Vinterberg nous livre une mise en scène sobre,  dans une grisaille permanente, d’une colorimétrie parfois proche du gris foncé ou au contraire du blanc. Le blanc pur de l’enfance gâchée des deux personnages, deux frères séparés par un drame originel lorsqu’ils avaient une dizaine d’années.

Thomas Vinterberg s’évertue cependant à tordre le cou aux préjugés…déchéance sociale n’est pas synonyme de pauvreté morale ou intellectuelle. Et même sans aucune carte entre les mains, il y a des chemins, des mauvais très souvent, et puis le malheur apporte parfois une occasion de rebondir, de s’extirper dans un dernier souffle de survie. Le film traite de la culpabilité, de l’acceptation de son passé, de l’absence de communication entre des êtres censés se tenir les coudes, souvent par maladresse ou par abandon. Mais c’est dans le lien filial que  le film prend toute son ampleur dramaturgique.  Il est  l’ultime barrière contre la dureté du monde extérieur, l’ultime bouée avant de lâcher prise.

Passer dans ce style de cinéma après Ken Loach, Stephen Frears, les frères Dardenne ou Robert Guediguian n’est pas facile tant de si grands films ont été réalisés. Aronofsky a surpris tout le monde avec « The wrestler » il y’a deux ans. Thomas Vinterberg n’aura pas le même succès mais c’est une grande claque de cinéma à laquelle j’ai eu droit.

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Et le meilleur film de l’année pour moi fut le premier vu cette année ! Impossible de trouver un concurrent sérieux à cette majestueuse claque, à savoir…

 

N°1 – TETRO de Francis-Ford Coppola

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Il y a des moments rares au cinéma où l’on contemple une œuvre en ayant la certitude qu’elle est en train de nous faire chavirer, que l’on regarde un chef d’oeuvre. Et comme le mot est galvaudé, je vais juste préciser ce qu’est un chef d’œuvre pour moi. C’est lorsqu’un artiste arrive à imposer cette œuvre avec un style qui lui est propre, un jeu d’acteur irréprochable, un choix de casting brillant, enfin une histoire qui vous empêche de perde haleine. L’intensité dramatique ne tombe jamais dans le pathos, il n’y a aucun moment de relâche, chaque scène est parfaite. Le noir et blanc rappelle bien entendu « Rusty James » avec Mickey Rourke et Matt Dillon, d’autant que le jeune acteur, Alden Ehrenreich a des similitudes avec le magnétisme de Matt Dillon jeune. Et puis l’utilisation de la couleur est effectuée avec brio. Pourtant TETRO est bien plus abouti. Cette histoire de famille sur deux générations recèle en elle des moments aussi intenses que les tragédies shakespeariennes que sont « le parrain 1″ et surtout « le parrain 2″. C’est en auteur parfaitement libre, produisant son film tout seul, un film d’art et essai, à 70 ans, que Francis Ford Coppola revenait sur la croisette l’an dernier mais hors compétition. Et il n’était pas très content car il était fier de son film, il le disait partout, il n’avait pas signé une telle œuvre depuis fort longtemps.

Et bien il n’avait pas menti, cela fait 18 ans qu’il a tourné Dracula, son dernier film potable. 30 ans son dernier chef d’œuvre, Apocalypse now.

C’est donc une vraie joie de le retrouver. Une leçon de mise en scène car seuls les maîtres arrivent à impressionner sans aucune débauche de moyens.

 

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Les meilleurs films 2010 du lapin blanc ! (Partie 1 : N°15 à N°10)

18 décembre, 2010

Après vous avoir dressé ma liste des pires films de l’année (voir ici : http://dante7.unblog.fr/2010/12/12/les-pires-films-de-lannee-2010/), dans laquelle j’ai oublié « Oncle Boonmee », la palme d’or, qui m’a tellement ennuyé que je l’ai zappé, voici les meilleurs !

Et comme j’ai fais l’effort de résumer pour chacun mes critiques écrites au cours de l’année, je vous propose de découper en deux parties non égales…pourquoi ? Ben parceque.

Du numéro 15 au numéro 10 puis les 9 premiers dans un prochain article.


Et vous savez quoi ? c’est ultra subjectif et c’est ça qu’est bien !!!!

N°15 – « Kaboom » de Gregg Araki


Les meilleurs films 2010 du lapin blanc !             (Partie 1 : N°15 à N°10) dans Bandes-annonces Kaboom-le-film-Gregg-Araki-Poster-01

Gregg Araki revient au grand n’importe quoi avec cette histoire d’adolescents entrant à l’université, obsédés uniquement par les drogues et le sexe mais victimes d’une machination infernale. On se croirait dans une série TV pour ados qui se fait exploser de l’intérieur en osant se marrer sans retenue et sans se prendre la tête. C’est réjouissant sur les premiers 3/4 d’heure, c’est farfelu, pop et les couleurs sont criardes et ultra référencées. Mais comme tous les films d’Araki, ça part en vrille et le scénario prend la tangente, que l’on décidera de suivre ou pas. On y entre facilement et on peut en sortir tout aussi vite, en pleine projection, selon votre prédisposition à vous laisser porter par un bon gros délire ou votre volonté de rester plutôt dans des sentiers battus.

Bandes annonce :

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N°14- « Toy Story 3″ de Lee Unkrich

 

Toy-story3 dans Dossiers

Buz l’éclair et Andy sont de retour mais en plus, leur petite troupe de jouets bénéficie de l’expérience du staff Pixar, qui est monté en qualité avec les derniers « Wall E » ou « Là-haut! ». Mais voilà, il y’a comme un hic…., là où les premiers films du studio axaient leur excellence sur l’animation, l’humour clin d’oeil aux grands sans délaisser les enfants, les derniers opus mettent bien plus l’accent sur l’émotion. Et pour être plus précis sans rien dévoiler, le film suit la même logique du sentiment d’appartenance à un monde (Wall E), à un idéal (là-haut), à une période révolue (Toy story 3).  Bref, la fibre de la nostalgie est de nouveau convoquée mais avec toujours un message positif pour rebondir, le spectateur adulte ayant versé sa petite larme au passage. L’histoire est parfaitement bien huilée entre bons mots, comique de situation et action mais c’est pourtant peut-être là la limite et le danger qui guette Pixar…à trop faire jouer la corde sensible, ne risquent-ils pas de dupliquer une recette qui finira par lasser ?  Tant de talents réunis emballeront encore longtemps la sauce mais attention à ne pas se caricaturer, ne pas faire comme Disney à sa grande époque…des films d’une très grande qualité, loin devant les concurrents mais dont les bons sentiments ont fini par leur faire prendre un sacré coup de vieux.

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 N°13 – « Les amours imaginaires » de Xavier Dolan

Les_amours_imaginaires_affiche dans Films 

Avec « les amours imaginaires« , Xavier Dolan pouvait se planter méchamment puisque la thématique du trio amoureux est un genre ultra parcouru. Mais ce qui pouvait agacer dans son premier film se transforme ici en force. Sa fougue, sa spontanéité, son humour malicieux et le choix de ses interprètes (dont lui-même) font de cette comédie romantique une très belle réussite. Le film se centre sur ces situations où vous tombez amoureux d’une personne qui ne vous capte pas un instant et où vous devenez complètement obnubilé par un individu, qui devient l’unique intérêt de tout. Un amour aveugle qui aurait pu tourner au mélo mièvre ou au film auteuriste assommant si Xavier Dolan n’avait pas eu l’idée de montrer la vision homosexuelle et hétérosexuelle de la situation, pigmentée de beaucoup de tendresse et d’ironie. La cruauté de ne pas être aimé de l’autre donne lieu à de très belles scènes mélancoliques alternées d’éclats de rires dont la colorimétrie fait penser également parfois à Pedro Almodovar, grand spécialiste des amours complexes. La bande originale pop suit de manière fort classe le balancier d’espoir et de marasme que suivent les deux individus.

Les blessures du désir et de la déception amoureuse ont donc trouvé un bel écho chez notre petit québécois qui risque de devenir de plus en plus le chouchou des critiques …

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N°12 - »Achille et la tortue » de Takeshi Kitano

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Kitano est de retour et au meilleur de sa forme et du burlesque. Car « Achille et la tortue » est certes lent, comme tous ses films, cruel et d’une violence qui jaillit sans prévenir mais il s’avère aussi très drôle. Il est rare de voir décortiqué le processus créatif ou le glissement lent mais certain de l’artiste dans un isolement qui le déshumanise. Cette bulle dans laquelle se réfugie le peintre peut sembler injustifiable et son comportement inacceptable. Oui, bien entendu, lorsque l’on est rationnel et porté sur les bonnes valeurs classiques de toute société. Il faut protéger ses proches, vivre pour la prochaine génération et pour la faire prospérer. Mais l’artiste ne raisonne pas comme cela, sa liberté peut s’avérer égoiste et souvent profondément injuste pour les autres. Mais si il doit se préoccuper des autres, son talent se dilue dans le consensualisme. Ce constat n’est bien entendu pas généralisable à tout artiste, certains vivant dans le partage de leurs créations. Mais plus particulièrement pour les peintres où le résultat de l’œuvre est jugé a posteriori voir après leur mort, la solitude créative n’a rien d’exceptionnel. Son histoire n’a pas à être jugée sous un angle moraliste mais bien comme une réflexion de ce qui doit être sacrifié au nom de l’art quand ce chemin est choisi pour une vie. La tortue qui avance lentement mais surement est le symbole de cet effort quotidien pour progresser car la peinture est un travail, le talent n’étant pas suffisant en soit. Un très grand Kitano.

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N°11- « The social Network » de David Fincher

the-social-network-facebook-le-film-559 dans Films series - News de tournage

Toute la finesse de Fincher est d’avoir su partir de ce postulat d’étude de geeks coupés du monde pour mieux brosser le portrait de jeunes gens brillants mais incroyablement solitaires. Des jeunes dont les idéaux sont réduits à néant puisqu’ils ont tout, argent et intelligence, et sont souvent blasés. Des individus sans rêves, sans aucune conscience politique. Elevés à la culture du paraitre et de la réussite sociale, c’est l’épate qui mène leur existence, puis le fric mais au final cet argent n’est même pas l’enjeu pour eux. L’enjeu c’est de trouver une place et une reconnaissance dans ce monde d’individualités. Facebook ne permet pas, la plupart du temps, de se faire des amis. Ce partage sans complexes de sentiments extrêmement personnels ou de petits riens de l’existence quotidienne, c’est un peu de l’égo partagé. Ce besoin d’exprimer en permanence « sa vie qu’elle est trop bien » et trop remplie n’est elle pas surtout un placebo de nos solitudes respectives. Une bouteille jetée sur la toile du Net dans laquelle on entendrait un immense « aimez moi !« . Un monde où « ami » ne veut pas dire grand chose. Un terme si générique, autant que celui d’ »amour », que l’on clame à tout va sans vraiment savoir ce qu’il représente. Mais le plus plaisant dans cette histoire de success story d’un connard, c’est que Fincher abandonne ses effets visuels habituels, ou plutôt les rend plus discrets pour se concentrer sur la mise en scène pure, la direction d’acteur et nous faire progressivement comprendre cet énergumène pour lequel on finit par avoir de la peine. Et oui, Fincher montre enfin qu’il sait admirablement raconter une histoire et c’est peut être une nouveauté, une maturité acquise dans son oeuvre.

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N°10- Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois

des-hommes-et-des-dieux-1 dans Les meilleurs films du Blanc Lapin

Il est rare d’entrer dans le vase clos d’un monastère, de toucher du doigt le mystère de la foi. Et c’est un peu l’impression que donne ce long métrage. Je suis ressorti avec une idée moins caricaturale de ce choix de vie mais aussi le sentiment d’avoir compris ces moines dans leur réflexion. La répétition journalière des prières, des lectures et cette vie très rodée les a façonnés telles des pierres apparemment calmes et lisses à l’extérieur, comme si la violence ne pouvait que glisser sur eux quand elle les frappe. Et pourtant, ce sont des hommes avant tout, avec leurs peurs. Et quand le FIS se met à égorger des innocents à l’aveugle et que la menace se rapproche, bien que coupés du monde, les huit moines se retrouvent en proie au doute. Que faire ? Avaient-ils réellement le libre arbitre ? Probablement pas, comme nous tous, influencés par notre culture, notre vie quotidienne. Ils étaient déracinés de France, et replantés dans ces collines, partir c’était mourir.

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La suite de mon classement 2010 très bientôt !

Black Edwards est mort, la panthère rose s’habille en noir

17 décembre, 2010

Black Edwards est décédé à 88 ans. Au même titre que Billy Wilder mais avec moins de succès accumulés et moins d’éclectisme, Black Edwards a marqué la comédie américaine des années 60 avec sa série « la panthère rose« avec l’excellent Peter Sellers en inspecteur Clouseau ou « the party » . « The party » est un bon gros délire qui est devenu culte même si perso j’ai un peu honte mais je ne suis jamais rentré dedans (vu trois fois pourtant). Il accumule d’autres succès avec « Diamants sur canapé« ,  « Le jour du vin et des roses » avec Jack Lemon sur l’alcoolisme ou encore « Elle » en 1979. Des films un peu trop « films à Oscars » pour moi, désolé Black, je passe. Avec « Victor victoria«   il traite de l’identité sexuelle à travers cette femme qui se travestit en homme, c’est pas mal et c’est là aussi considéré comme une oeuvre majeure.

Black Edwards est mort, la panthère rose s'habille en noir dans Dossiers edwards

Johnny Depp abandonne Emir Kusturica ? Que des choix de merde…l’acteur le plus décevant des dix dernières années…

14 décembre, 2010

Je suis vraiment en colère. Johnny Depp était vraiment l’un de mes chouchous des années 90, il avait enquillé « Cry Baby » de John Waters, « Arizona dream » d’Emir Kusturica,  « Dead man » de Jim Jarmush, « Ed Wood » et « Sleepy Hollow » de Tim Burton, « Las vegas Parano » de Terry Gilliam, « Donnie Brasco » avec Al Pacino…et puis le drame. Le « the man who killed Don Quixote » de Gilliam fit naufrage en 2000 et ce fut un tournant ultra commercial pour Johnny Depp. Finis le temps où il clamait ne pas vouloir voir sa tronche apparaitre sur des emballages de hamburgers. Il décida de faire des films plus poétiques (l’amouuuuuuuuuuuuur), puis pour ses enfants (faire le con en Pirate) puis pour son meilleur ami Tim Burton. Résultat, les années 2000 ont été une catastrophe.

Johnny Depp abandonne Emir Kusturica ? Que des choix de merde...l'acteur le plus décevant des dix dernières années...  dans Dossiers ed_wood01_3d6a150dc339d78a8 dans Filmsjohnny-depp-vin-lasvegas-parano dans Films - critiques persoarizona+dream dans Films series - News de tournage

Qu’y a t il à sauver dans la filmographie récente de Johnny Depp ? Tataaaaaaaaaaaaa!!!!

Préparez vos mouchoirs ! Et de grâce, ne me mettez pas des commentaires genre, « il est trop beau !« , « il joue trop bien !« . Oui, c’est sur, il est ultra doué et c’est bien pour ceci que ça m’énerve.

Tout d’abord il s’est autocaricatuté avec Tim Burton en nous resservant la même soupe mièvre à plusieurs reprises : « les noces funèbres« , « charlie et la chocolaterie« , « Sweeney Todd« ,  « Alice au pays des merveilles« . J’ai failli vomir.

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Mais il a alterné d’autres daubes entre temps, « Fenêtre secrètes« , affligeant, « Desperado 2« , sans commentaire, « le chocolat« , au secours !!!! D’une miévrerie dont je ne soupçonnais pas l’existence… »Intrusion« , définition du vide scénaristique, « la neuvième porte« , un mauvais Polanski, « Blow » un film de mafia raté, « From Hell« , une adaptation fadasse d’Alan Moore, qui a du être bien vénère le papy. Et le ponpon ! La série « Pirates des Caraibes« , qu’il tourne pour le plaisir. Il va même en faire six ou sept.
Bien sûr, enfin 45 M$ ça aide à se décider et à laisser tomber le pauvre Gilliam l’an dernier qui tentait de ressusciter Don Quichotte.

Ces films sont très biens réalisés d’un point de vue action, on voit le fric et le personnage de Jack Sparow est marrant, enfin une fois, après c’est du « copier coller ». Mais au final, qu’est ce que c’est creux ! ça manque du fun et du second degré d’un Indiana Jones ou d’un « Pirates » de Polanski justement. C’est sans saveur et sans odeur, plat, lisse et moi personnellement, ça m’emmerde.

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Alors il s’amuse le Johnny, il se déguise, il fait des « performances » mais surtout il en fait des tonnes et dans de très mauvais films.
Les seuls à sauver en dix ans ? Peut être « Neverland« , film cucu sur JM Barrie, le créateur de Peter Pan, mais que j’ai plutôt apprécié. Ou bien « Public enemies« de Michael Mann, c’est un film impeccable mais froid et d’un classicisme un peu ennuyeux. Alors il a sauvé « l’imaginarium du Docteur Parnassus« , certes. C’est un bon gars.

Mais là, il nous sort qu’il ne veut pas jouer le révolutionnaire Pancho Villa dans le film du grand, très grand Emir Kusturica pour une raison complètement con, il n’est pas d’origine hispanique !

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Heing ? Depuis quand un acteur se pose ce genre de question existentielle ? Marlon Brando, son idole et son ami, lui, avait interprété Zapata dans le chef d’oeuvre d’Elia Kazan, « Viva Zapata!« . Et il était grimé et il prenait un accent. Alors certes, lui aussi a fini par faire n’importe quoi à l’écran (remember « superman ») mais à la rigueur il s’est éloigné des plateaux et disait franchement qu’il ne jouait que pour le fric.
Non, vraiment, Johnny Depp est un beau gâchis. J’en suis navré. Surtout pour celles et ceux qui l’aimaient bien et comptaient sur son talent. Regrets éternels.

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Les pires films de l’année 2010 !

12 décembre, 2010

Pour la deuxième année consécutive, je me prête au jeu totalement subjectif de classer les films que j’ai vus cette année. C’est bien entendu parcellaire puisque je sélectionne beaucoup et que je ne vois pas tout mais surtout que ce sont mes goûts et pas les votres! Héhéhé… D’un autre côté c’est tout l’intérêt d’un blog en fait…Avant de vous présenter donc les attentes de 2011, le classement des 15 meilleurs films de 2010, voici les pires !

Alors oui, je n’ai pas intégré certains que j’ai à mon grand regret loupés comme  « Prince of Persia : les sables du temps » dont le flop au box office m’a fait bien plaisir, ou « From Paris With Love » ou « Arthur et les Minimoy 3 » dans la Besson family, ou ce qui m’avait l’air d’être la palme du film consensuel à diffuser le dimanche à 20h30 sur TF1 ou dans les classes de primaire, « La Rafle« , histoire de se rouler dans la bonne conscience. Les critiques de ce dernier étaient très mauvaises et j’ai vu plein de gens me dire « oui mais le sujet est grave ». Et alors ? Est-ce une raison ?

Bref bref, voici mon classement et les liens vers mes critiques, souvent sympathiques…

N°9 – « Wolfman « de Joe Johnston avec Benicio Del Toro et Anthony Hopkins

Je n’ai même pas eu le courage de critiquer cette bouse infâme tant ce film de loup garou accumulait tous les clichés du genre, avec des effets spéciaux pas toujours au top et une fin qu’on devinait dès la cinquième minute, ce qui s’avère handicapant pour un film à suspens.

Les pires films de l'année 2010 ! dans Dossiers affiche-4-du-film-wolfman

 N°8 – « Twilight – Chapitre 3 : hésitation »

J’ai vraiment « hésité » à voir ce troisième volet, tant les deux premiers m’avaient attéré et fatigué. Mais bon, c’était dans l’avion, j’avais du temps et besoin de m’endormir. Je comprends l’engouement des adolescentes pour ce genre de mièvrerie, c’est un style en soi. Comme les teen movies comiques qui tournaient autour du sexe il y a quelques années (American Pie). Des produits packagés. Mais bon là, il ne se passe rien, strictement rien. Les effets spéciaux sont dignes d’une mauvaise série télé. Où est passé le pognon ? rendez-le bordel ! Et puis le jeu des acteurs, tout en finesse, trois expressions, non, vraiment, Tom Cruise a des remplaçants très solides. Bref, c’est très chiant, c’est long, c’est mal joué, mal mis en scène et la production ne se casse même pas à peaufiner le scénario ou les effets spéciaux. Pas la peine, on ressort les sujets bateaux qui titillent la midinette, un mec chevelu ou musclé qui fait la tronche, une gentille fifille à laquelle l’ado puisse s’identifier et emballez! c’est pesé !

Le film biodégradable, sitôt vu sitôt oublié, pas d’hésitation !
twilight_tentation_haut dans Films

 N°7 – « Kick Ass » de Mattew Vaughn

Alors dans le genre film à gros buzz fumeux, « Kick ass » se pose là. Déjà, j’étais dubitatif à l’idée qu’on nous présentait le film avant sa sortie comme un futur film culte, heing? Et que le film allait être tellement provoque et subversif qu’on allait voir ce qu’on allait voir !

Oui, ben j’ai vu, une scène de repompe de Tarantino ou John Woo période asiat. Sinon, le scénario est ennuyeux, et surtout, pas drôle du tout ou d’un humour de film d’action des années 80.

Grosse déception, grosse arnaque. Le film m’a vraiment énervé !

060909_kickass dans Films - critiques perso

N°6- Les chèvres du Pentagone avec Georges Clooney, Ewan Mc Gregor, Kevin Spacey, Jeff Bridges
Outch ! quelle daube! J’ai été particulièrement déçu car la bande-annonce excellente laissait présager d’un bon délire façon frères Coen et en fait les seuls gags sont…dans la bande-annonce. Cette histoire de militaires fondant une unité spécialisée dans le paranormal et qui fumaient de l’herbe était pourtant un bon pitch. Et le casting était quatre étoiles. Mais le scénario s’enlise très vite, les longueurs plombent le tout et les acteurs ont beau être tous bons, on a l’impression désagréable de perdre son temps et d’assister à un beau gâchis.

les-chevres-du-pentagone-17418-703571418 dans Films series - News de tournage

 

N°5 – « Légion – L’Armée des anges » de Scott Charles Stewart

Ah!!! On passe aux choses sérieuses ! Ce film est LE nanar de l’année. Je me suis bien éclaté sur ma critique, qui a été pas mal lue d’ailleurs. L’ange Gabriel descend sur terre pour casser la gueule à des zombies et comme il a vu tous les films avec Stallone parcequ’au paradis on s’ennuie beaucoup, ben il fait pareil, il achète des guns et il se lâche ! Un vrai gamin ce Gabriel. Quel déconneur ! Beaucoup d’armes à feu et une vision apocalyptique des pauvres pêcheurs, c’est la NRA qui aurait dû produire !

Lire ma critique ici : http://dante7.unblog.fr/2010/07/06/legion-critique-pourquoi-les-anges-inspirent-ils-aussi-mal-le-septieme-art/

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N°4 – « Life during Wartime » de Todd Solondz

C’est l’une des très grosses déceptions de l’année puisque j’avais adoré « Happiness » du même énergumène. Le problème ici est qu’il se complait dans le glauque mais sans l’humour décapant du précèdent film et en finissant par provoquer un effet soporifique relativement efficace, teinté de pointes de gènes sévères. C’est en effet provoque de vouloir nous attendrir sur le sort d’un pédophile qui sort de prison mais sur un sujet pareil, on prend des pincettes et on évite ce type de dérapages, particulièrement mal venus et déplacés. J’ai vraiment détesté.


Lire ma critique ici : http://dante7.unblog.fr/2010/05/04/life-during-war-time-de-todd-solondz-critique/
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N°3 – « Alice au pays des Merveilles  » de Tim Burton

Merci merci merci Tim Burton car c’est grâce à vous que des gens sont passés une première fois par ce blog ! Ma critique a été très très lue et il faut dire que ce film m’a sérieusement gonflé. Si les effets visuels sont très beaux, enfin pas tout le temps, le reste demeure une coquille vide, au scénario linéaire et assez bête en soit. Le film trahit totalement l’esprit de Lewis Carroll. Je commence à en avoir assez de ce Tim Burton qui nous pond des copier-coller de son visuel sur tous ses films et fait appel systématiquement à son copaing Johnny Depp pour en faire des caisses et se grimer de partout. C’est lourdeau, ça n’a pas une once de second degré, de recul sur l’oeuvre, c’est juste illustratif et ça a beaucoup plu ! Un carton ! De quoi faire déprimer sévère mon pauvre Terry Gilliam…

Oui, l’imaginaire se vend désormais en boite de conserve. Et les gens adorent.

Lire ma critique ici : http://dante7.unblog.fr/2010/03/28/alice-au-pays-des-merveilles-de-tim-burton/
alice-pays-merveilles-2-nouvelles-affiches-l-1

 

N°2 – « Les Chats Persans » de Baham Ghobadi

Voici un film dont une bonne partie de la critique a fait un évènement de la fin d’année 2009 et dont une partie du public est sortie émue…c’est chou !

C’est donc l’histoire de jeunes pop-rockers iraniens qui tentent par tout moyen de monter un groupe et un concert à Téhéran dans l’espoir de pouvoir partir à Londres faire carrière et vivre libres.

Un film coup de poing diront certains. Un sombre pensum dirai-je personnellement. Je trouve le film facile et la critique enthousiaste encore plus facile, parisienne, voir bobo. Depuis quand un film est-il réussi parceque le thème est courageux et les conditions de tournage difficiles ? Ce n’est pas un argument. C’est du consensualisme mou et ça m’énerve particulièrement.

L’amateurisme peut aboutir à de vrais petits bijoux de cinéma, quand les idées sont là. Mais face au vide, que dire ?

Je pense donc que ce film est réellement une arnaque complète et qu’il aurait mieux valu un documentaire qu’un film mal réalisé, non joué et sans histoire.

Lire ma critique ici : http://dante7.unblog.fr/2010/01/27/les-chats-persans-de-bahman-ghobadi/

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Et le pire film de l’année est pour moi…tataaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!
 

N°1 – « Le choc des titans » de Louis Leterrier

Un bon gros mauvais remake d’un film déjà pas bon des années 80. Sam Worthington ne joue pas, aucune expression, nada. L’histoire est nullissime, en plus de tout mélanger niveau mythologie, les costumes qui brillent des Dieux de l’Olympe font penser aux Chevaliers du Zodiaque, les effets 3 D rajoutés après le tournage sont inutiles et laids, les scènes d’action sont trop rapides et clipesques pour être appréciées mais surtout, je me suis vraiment mais alors vraiment emmerdé !

Bref, cette place de pire film de l’année est bien méritée, du beau travail. Non, vraiment. Ils vont en faire une suite d’ailleurs, ben voyons !

Allez, rendez-vous prochainement pour les meilleurs films…bises à tous !
Lire ma critique ici : http://dante7.unblog.fr/2010/04/11/le-choc-des-titans-critique/
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Un an de blog ! Merci à tous…le lapin blanc continue !

23 novembre, 2010

Un an de blog ! Merci à tous...le lapin blanc continue ! dans Bandes-annonces oso.miniatura

Voici tout juste un an, je créais ce blog suite aux suggestions de divers amis me voyant depuis des années parler de cinéma, des films vus et de ceux qui vont se faire dans les années à venir. C’est vrai que j’en ai gonflé un paquet de gens avec mes envolées sur les projets cinématographiques ! Ah! Don Quichotte !!! Se fera t il un jour ? J’espère pour mes proches…je suis gravement atteint de Gilliamique aïgue.

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Et donc donc, partant du souhait de faire un blog pour les potes, j’ai ajouté des musiques que j’aime bien, des critiques de bouquin et surtout, des critiques de films. C’est la première fois que je me suis mis à prendre ce recul pour apprécier une oeuvre et j’y ai pris sacrément goût ! Les news de tournage, j’ai l’habitude depuis des années d’en parler, je les passe à la moulinette des raisons pour lesquelles le projet a un intérêt pour moi et me fait rêver, ou pas. Mais la critique c’est plus ardu et je tente donc de m’améliorer. En partant de zéro vous me direz, c’est facile.

Sans+titre+5 dans Films 

« De l’autre côté, perché avec le blanc lapin » est donc parti avec 200 visiteurs le premier mois pour croitre à ma très grande surprise à partir du mois de mai 2010. Merci Tim Burton et son affligeant Alice au pays des merveilles, cette critique a allumé le départ. Sachant que le lapin blanc du titre de ce blog est justement celui d’Alice, la coïncidence est drôle. Aujourd’hui, les plus de 10.000 visiteurs par mois, bientôt 12.000, me surprennent et me motivent gravement pour maintenir une mise à jour quotidienne. Et c’est vrai que 64.000 visites et environ 134.000 articles lus en un an, ça me sidère. La toile est une chose  fascinante.

Merci donc à tous ceux qui passent régulièrement ou de temps en temps par ici, de l’autre côté… Et comptez sur moi, je resterai hyperactif.

bises

Yvan

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Enorme ! On a retrouvé un film inédit de Stanley Kubrick !

24 septembre, 2010

 Enorme ! On a retrouvé un film inédit de Stanley Kubrick ! dans Dossiers Stanley+Kubrick

C’est le genre de nouvelle totalement folle! Le premier film de Stanley Kubrick aurait été retrouvé dans une copie rénovable. Kubrick avait en effet racheté et brulé toutes les copies de « Fear and Desire« , son premier long métrage, tourné pour 10.000 $ et qui contait l’histoire de quatre soldats en proie à leurs doutes dans un film plutôt conceptuel.

Stanley Kubrick avait estimé que son film n’était pas digne de lui, maladroit, et avait préféré le faire disparaitre de la circulation. Une copie a été retrouvée par hasard. Elle est en ce moment entre les mains d’une fondation. Les coûts de restauration seraient très couteux pour exploiter la copie mais nul doute que de nombreux studios vont s’y intéresser.

Le premier film visible du maitre fut donc « l’ultime Razzia« , excellent polar au scénario machiavélique.

Il est totalement dingue de retrouver ce genre de films et pourtant, ce fut également le cas en 2008 d’une version longue du « Métropolis » de Fritz Lang (près de 25 minutes de film inédites !).

Alors, est-il éthique d’exploiter une oeuvre qu’un auteur a jugé indigne ? Quand bien même cet homme est l’un des cinéastes les plus adulés de l’histoire du cinéma…quand bien même Stanley Kubrick avait un jugement extrêmement sévère pour son oeuvre….quand bien même se serait-il emporté à l’époque…

En tout cas moi je l’avoue, je kiffe à mort de découvrir le résultat…

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Festival de Venise 2010, que retenir à part ce lion d’or controversé ?

12 septembre, 2010

Le lion d’or à Sofia Coppola va en agacer plus d’un…mais quels films ont retenu l’attention ? Un petit bilan des courses après avoir inspecté la presse…

Car il y’ avait des favoris.

« Post Mortem« , de Pablo Larrain, s’intéresse au coup d’Etat au Chili du 11 septembre 1973 où Salvador Allende fut exécuté. Le film apporte un regard de biais via un employé de la morgue de Santiago qui va voire défiler l’horreur des massacres. La presse est quasi unanime sur ce film.

« Black Swan » de Darren Aronofsky avec Natalie Portman et Vincent Cassel a reçu un accueil unanimement excellent, le comparant à « the wrestler« , qui avait remporté le lion d’or il y a deux ans, mais dans le milieu du ballet, avec une touche fantastique. Natalie Portman est louée pour son interprétation.

Festival de Venise 2010, que retenir à part ce lion d'or controversé ? dans Dossiers

Le chinois Wang Bing présente « the ditch » qui raconte l’histoire d’opposants à Mao internés dans un camp dans le désert de Gobi dans les années 50. Le film a été très bien reçu.

Le « Potiche » de François Ozon a plutôt été bien reçu même si ses détracteurs sont toujours aussi vifs. Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Luchini ont fait semble t-il un bon choix pour ce film qui a fait rigoler la Mostra.

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Avec « Norwegian Wood« , Tran Anh Hung (A la vertivale de l’été, l’odeur de la papaye verte) revient dans un film sur un jeune japonais tiraillé entre deux femmes dans les années 60. Le film fut bien reçu.

Julian Schnabel et son « Miral » s’attaque lui au conflit israelo-palestinien. Si la belle Freida Pinto (Slumdog millionaire) est superbe, l’accueil critique est pour le coup assez froid. Casse gueule comme sujet et Schnabel n’est pas toujours super fin…

Avec « I’m still there« , Casey Affleck réalise son premier film, un faux documentaire où il filme les errances de Joaquin Phoenix, acteur phare du cinéma indépendant US et notamment de James Gray, qui a décidé il y a 18 mois d’arrêter le cinéma alors qu’il n’a même pas 40 ans…pour se consacrer au rap. Le film est accueilli de manière très tranchée entre « c’est un bijou de  provoque drôle et tintée de vérité » ou la presse qui reste de marbre et estime que c’est un délire de très mauvais goût. On n’est pas très avancés, il faudra donc…le voir !

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Sofia Coppola revient avec « Somewhere » qui s’intéresse à une rock-star à l’ouest, interprété par Stephen Dorff. Et bien ce n’est pas cette fois-ci que la réalisatrice obtiendra l’unanimité car l’accueil est 50/50. Ceux qui aiment et ont accroché sur « Marie-Antoinette » et les autres…les défauts qui lui sont reprochés à savoir filmer du vide sans scénario à la limite du très emmerdant, et bien ce sont les mêmes…Personnellement, j’ai du mal à me situer puisque j’ai aimé « lost in translation » mais pas ses autres films, dont le « virgin suicide » pour lequel je n’ai jamais compris l’engouement.

Et bien elle repart avec un lion d’or…un peu surdimensionné peut être l’ami Quentin ?

Vincent Gallo était lui deux fois en compétition. D’abord comme acteur dans « the essential of killing » où il joue un taliban. Le film s’est fait descendre et comparer à un Rambo en pas bon.

En revanche, son film en tant que réalisateur, « Promises written in the watter » divise de nouveau, impressionne par la mégalomanie de l’acteur-réalisateur, qui s’aime beaucoup , mais recueille des critiques soit excellentes soit très mauvaises, comme pour « the brown bunny », son précédent. Pas consensuel le Gallo, ça s’est sûr !

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Avec « Detective Dee and the mystery of the Phantom Flame« , le stakhanoviste Tsui Hark recueille une très bonne presse avec un film de divertissement semble t-il intelligent, une enquête dans un film médiéval asiatique, why not ?

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Takashi Miike et son « 13 assassins » a lui aussi réveillé tout le monde avec un bon gros film de baston et rend hommage au passage au film de sabre !

« La Vénus Noire« , du Français Abdellatif Kéchiche divise également fortement entre des critiques excellentes et d’autres très molles.


« The town » de Ben Affleck est bien accueilli mais moins bien que « Gone baby gone« , on sent un peu de déception dans la presse mais l’histoire de base est moins forte et « gone baby gone » était adapté du très bon bouquin de Dennis Lehane.

Sono Sion déboussole la Mostra avec « coldfish« , un thriller japonais qui a visiblement beaucoup plu…sur la base d’un fait divers des années 80.

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Enfin le réalisateur culte Monte Hellman revient après des décennies d’absence et se plante totalement avec son « Road to nowhere« , qui porte bien son nom.

Voilà, le cru 2010 fut de l’avis de tous très bon et le festival de Venise maintient plus que jamais sa place après Cannes.

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