Archive pour la catégorie 'Films – critiques perso'

« Nomadland » de Chloé Zaho – critique du Blanc Lapin

14 juin, 2021

Nomadland - film 2020 - AlloCiné

Voici enfin le film multi récompensé d’un lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film, 3ème Oscar de meilleure actrice pour Frances McDormand (Madame Joel Coen) et Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zaho, seconde réalisatrice oscarisée, d’origine asiatique qui plus est.

A tous ces titres le film est mémorable mais il serait limitatif de le considérer uniquement par ce biais prestigieux. Car si Nomadland a autant séduit, c’est surtout parceque c’est un grand film, d’une puissance rare.

Chloé Zaho avait déjà montré avec The Rider son attachement aux grands paysages montagneux et désertiques d’Amérique. Elle en fait ici un quasi personnage à part entière et s’intéresse à un thème et une population dont on ne parle jamais.

Nous allons suivre durant près de 2h une femme d’une soixantaine d’année qui a perdu son travail et son mari (elle est veuve) dans une région désindustrialisée d’une cité ouvrière du Nevada, rayée de la carte lorsque l’usine a fermé.

Mais plutôt que de tenter de se reconvertir sur place, elle a préféré prendre la route avec son van et vivre sans domicile fixe, en alternant des petits boulots au fil de son voyage.

On ne comprend qu’à la fin la raison de ce chemin et de ce (non) choix de vie. Car si le personnage vit de peu et s’est vue contrainte de tout abandonner pour des raisons d’argent, son périple s’avère aussi être une échappée qui l’empêche de faire le deuil et lui permet de ne pas couper totalement avec le passé. Ces paysages sont autant d’occasions de s’intérioriser.

Le film n’est ni misérabiliste ni bourré de pathos, à l’image de son actrice principale, au regard qui évoque à la fois la tristesse et la ténacité, Nomadland nous fait découvrir des vies brisées qui se sont trouvées un mode de vie empreint de liberté et de volonté de ne pas trop s’attacher au matériel des choses, voire aux souvenirs. C’est toute l’ambiguïté du film que de voir ces personnages tenter de s’en sortir, se serrer les coudes et créer une vrai communauté, mais aimer également ce mode de vie comme une réponse à la société qui les a jetés sur le côté et comme une déclaration de vie face à un passé qui les a brisés à un moment ou un autre.

Le fait d’embaucher des non acteurs, des personnes qui vivent vraiment en nomades rend le film particulièrement authentique. Chloé Zaho aime les silences et illustre la grande solitude de ces âmes vagabondes tout en montrant le lien qui les unit, les fragilités qui créent leur communauté et ce besoin immense de s’oublier dans les étendues désertiques et les paysages à couper le souffle, plus grands qu’eux mêmes. Ils donnent évidemment une résonance toute particulière à leur solitude. C’est comme si les personnages s’abandonnaient à la nature, préféraient l’absence d’attache, fuyant le monde normé des vivants sédentaires car il est derrière eux… avec de très bons souvenirs mais une absence d’envie d’en accumuler d’autres sans les proches qui sont désormais disparus. La vie n’aura plus le même goût alors pourquoi tenter de la recréer de façon factice ?

Le message est très beau et fait pleurer à plusieurs reprises par son extrême simplicité naturaliste.

On est sidéré par tant d’humanité blessée, de résilience et de force qui imprègne le personnage de Frances McDormand. La modestie de la réalisation rend le film encore plus fort et plus attachant envers ces personnages fantomatiques que l’Amérique a oubliés depuis longtemps.

Mais surtout le film se veut un hymne à la vie et à la commuions avec la nature, moins désespéré que le thème ne le laisserait penser, avec une nuance de couleurs crépusculaires où la lumière est encore présente et c’est très très beau.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

« Le discours » de Laurent Tirard – critique du Blanc Lapin

13 juin, 2021

Le Discours - film 2020 - AlloCiné

Laurent Tirard avait surpris en 2018 avec le très bon Le Retour du Héros, comédie très enlevée avec Jean Dujardin et Mélanie Laurent, usant de stratagèmes théâtraux de portes qui claques avec des dialogues et un jeu d’acteurs de très bon niveau. Il faut dire que le réalisateur du Petit Nicolas ou Astérix et Obélix au Service de sa Majesté, n’était pas franchement connu pour être un artiste disruptif. Force est de constater qu’en adaptant au cinéma le livre du dessinateur de BD Fabcaro, le réalisateur a trouvé le matériau idéal pour poursuivre la démarche de son précédent film.

On y suit Adrien, attablé à un repas de famille, famille qu’il connait sur le bout des doigts et qui l’exaspère, alors qu’il attend un sms de sa copine, enfin sa peut être futur ex copine avec qui il est en pause, contre son grès.

Et alors que le repas s’éternise, son beau frère lui demande de faire un discours pour son mariage avec sa sœur. L’angoisse totale car quoi dire à part des banalités, surtout pour un mec timide et réservé.

L’une des grande réussite du film est sa mise en scène hyper bien rythmée qui joue à fond la théâtralité en revenant toujours à l’unité de lieu de cette salle à manger familiale tout en rentrant dans la tête du héros pour des flashsbacks ou des illustrations vraiment drôles. Dès le début le coté théâtral est hyper assumé avec la présentation des acteurs et du metteur en scène par l »acteur principal, debout sur scène, tordant le cou à une habitude bien ancrée de présentation des équipes au début de chaque film depuis que le cinéma existe.

Les trouvailles et astuces visuelles sont vraiment réussies. Le fait de faire des arrêts sur image avec le héros face caméra qui exprime ses sentiments et ressentis tandis que sa famille est immobile comme sur pause, aurait pu virer au gadget fatiguant et vite lassant. C’est tout l’inverse, puisque le procédé donne du rythme à un scénario qui va chercher par ci par là des moments de vie.

Et le second tour de force de cette comédie est d’être drôle, très drôle, or c’est hyper rare de tomber sur un film intelligemment écrit, avec un scénario ne tombant pas dans le pathos lorsque les messages sont profonds et simples et arrivant à déclencher l’hilarité, oui ! L’hilarité ! Balaise !

Le film a ce coté universel en parlant des petits moments chiants du quotidien et de l’agacement des petits défauts de son conjoint, de ses frères et sœurs et parents. On y voit l’absence d’écoute des un et des autres et l’isolement lié aux habitudes, où chacun raconte sa propre histoire sans toujours parler de l’essentiel parceque c’est rassurant et plus confortable.

L’histoire est tout simplement bien écrite, avec finesse.

Évidemment, ce qui fait que le film décolle c’est son casting. Sara Giraudeau est émouvante et craquante. Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel et Guilaine Londez sont excellents.

Mais la star, la star qui nait devant nos yeux c’est Benjamin Lavernhe, évidemment !

Bien que sociétaire de la comédie française, il a été découvert du grand public dans Le sens de la fête où il interprétait face à Jean-Pierre Bacri un marié exécrable mais tellement drôle. Puis il enchainait un super second rôle de meilleur copain de François Civil dans Mon inconnue. Et enfin vous l’avez peut-être vu en amant veule dans Antoinette dans les Cévennes l’an dernier.

Benjamin Lavernhe décroche ici son premier premier rôle dans un film suffisamment grand public pour qu’il se fasse un nom. Et sa carrière ne fait que commencer.

A 37 ans, il me fait penser à des acteurs comme Philippe Noiret, Jean Rochefort, Jean Pierre Marielle, Jean Pierre Bacri…des acteurs qui ont explosé sur le tard car ils n’étaient ni des jeunes premiers ni des monsieur tout le monde. Leur visage ou leur dégaine les rendaient atypiques et leur phrasé ou leur façon de jouer les rendait identifiables tant dans la comédie que dans le drame, avec toujours une sensibilité qui renversait le spectateur. Benjamin Lavernhe est exactement de cette veine là d’acteurs. Dans Le Discours, il alterne les émotions avec grâce et humour et porte le film sur ses épaules avec un talent évident. Je suis très content pour lui du succès probable du film et de la réussite artistique du long métrage. Il lui fallait un accélérateur de carrière ciné pour le plus grand bonheur des spectateurs (encore une fois en tant que sociétaire, il a du taf à vie). J’ai hâte de le voir déployer son talent dans plein d’autres rôles divers et variés. Rien que pour lui, le film vaut le coup d’être vu.

Le discours est très réussi et subtil, ce qui est rare sur de la comédie, genre complexe à tenir de bout en bout en équilibre.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

« Petite Maman » de Céline Sciamma – citique du Blanc Lapin

12 juin, 2021

Petite maman - film 2021 - AlloCiné

Céline Sciamma est aujourd’hui l’une des réalisatrices star du cinéma d’auteur français. Son très beau « Portrait de la jeune fille en feu » marquait l’apogée d’une carrière parsemée de succès critiques après Naissance des pieuvres, Tomboy et Bande de filles.

Son nouveau film a été tourné pendant le confinement avec très peu de moyens et trois bouts de ficelle. Cà se voit même si bien entendu lorsque le concept ou le scénario sont là, cette économie de moyen a finalement peu d’importance.

En l’occurrence, la réalisatrice est également scénariste de talent. Son concept est très bon p)puisque pour étudier la relation mère fille, elle va plonger une enfant, Nelly, huit ans dans le passé avec un peu de fiction et de fantastique.

En effet alors que sa mère et son père l’emmènent dans la maison de sa grand mère décédée, Nelly va faire la connaissance d’une fille du même âge qu’elle. Sauf qu’elle traverse sans le savoir le temps lorsqu’elle la rejoint et que cette petite fille n’est autre que sa mère au même âge.

L’identité féminine, thème récurrent de la réalisatrice, est donc traité sous le double angle du deuil et à travers le regard d’un enfant.

Le dispositif est malin et évidemment choupinou à bien ds moments. Le problème est qu’en ne se détachant jamais de l’analyse par l’enfance, le film peut parfois virer au gatouillage. Fort heureusement le film dure 1h12, ce qui permet d’éviter les longueurs gênantes.

Le résultat est donc charmant mais souvent trouve ses limites dans son concept dans lequel il s’enferme. Certes, faire plus long aurait plombé le film mais faire si court empêche le film de se développer en thématiques. Et surtout le résultat donne un arrière goût d’artifice scénaristique malin mais au final assez pauvre.

Le film se regarde sans déplaisir et avec attendrissement mais avouons le, on reste un peu sur cette fin dubitatif. Après la presse encense forcément une de ses chouchouttes. Le film est réussi mais pas au niveau des critiques qu’il recueille.

La piste aux Lapins :

3 lapins

 

« The Father » de Florian Zeller – critique du Blanc Lapin

5 juin, 2021

https://www.cinechronicle.com/wp-content/uploads/2021/05/The-Father-affiche.jpg

Florian Zeller est un auteur de théâtre et un écrivain à succès devenu réalisateur de grand talent avec ce premier film, The Father, encensé par la presse et qui a valu un second Oscar du meilleur acteur à Anthony Hopkins dans le rôle d’un père perdant la mémoire sous nos yeux et étant géré par sa fille, jouée par l’excellente Olivia Colman (La Favorite, The Crown).

Un second oscar du meilleur scénario a couronné le film à très juste titre.

The Father est tout simplement bouleversant de bout en boit car il repose sur un concept brillant. Il nous fait vivre à nous, spectateurs, le perte de repères temporelle, la confusion des lieux, des dates et même des individus en nous insérant dans la tête de cet octogénaire en perdition.

Anthony Hopkins est hyper impressionnant et amène une empathie incroyable pour lui sans aucune forme de pathos ou de condescendance. Il est d’une justesse incroyable avec en face de lui une Olivia Colman tout aussi inspirée.

Le film aurait pu être uniquement lourd et angoissant. Certes le sujet est grave et ne prête à aucune légèreté mais il est amené avec tellement de talent dans le scénario à tiroirs que le film vous scotche devant l’écran et ne peut pas vous laisser indifférent.

Le film trotte d’ailleurs dans la tête un peu plus longtemps car il vous renvoie à votre propre situation, celle de vos parents, grands-parents voir la votre si vous vous projetez. Un sujet si universel méritait un traitement aussi fin, réaliste et regardant les choses en face. Amour de Michael Haneke avait aussi cette force de l’inévitable, du déterminisme de notre finitude à tous tout en charriant des flots de sentiments.

La piste aux Lapins :

4,25 lapins

 

 

« Des hommes » de Lucas Belvaux – critique du Blanc Lapin

5 juin, 2021

Des hommes - film 2020 - AlloCiné

Lucas Belvaux est un réalisateur que j’apprécie, de sa trilogie Un couple épatant, Cavale, Après la vie il y a 20 ans à Pas son genre ou Chez Nous. Disons qu’il a un ton juste et évite de tomber dans la facilité malgré des sujets parfois touchy.

Le pitch : Ils ont été appelés en Algérie au moment des « événements » en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d’autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies. Mais parfois il suffit de presque rien, d’une journée d’anniversaire, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.

L’idée de réunir les monstres que sont Gérard Depardieu, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin est bonne sur la papier même si pendant les 15 premières minutes, on se demande si le film ne va pas être super balourd et finir par nous emmerder ferme. Disons que ces grands acteurs jouent le drame mais que e drame semble tellement fort qu’on se demande si tout çà ne pas pas retomber soit par lassitude soit par une suite pas à la hauteur. Et en fait ces scènes prennent tout leur lorsque le réalisateur s’immerge complètement dans le passé et la jeunesse de ces hommes, envoyés au front en Algérie. Mention spéciale à Yoann Zimmer et Félix Kysyl qui livrent une très bonne interprétation à ces jeunes soldats traumatisés.

Lucas Belvaux choisit de montrer l’horreur des deux cotés, français et algérien car la guerre c’est sale, c’est crade, c’est violent et la morale disparait. il choisit de nous montrer comment ces jeunes versent dans la monstruosité et la déshumanisation soit par endoctrinement colonial et culturel, soit par vengeance de leurs copains tués au front et comment dans le camp d’en face, jamais montré, les mêmes assassinats horribles sont perpétrés. En choisissant de ne pas montrer les félagats, le réalisateur a le courage d’assumer un discours qui n’a rien d’angélique ou de repentance masquant les atrocités. Il montre les deux mais souvent en contre champ, pour ne pas être complaisant avec cette violence. Son personnage principal qui abandonne sa foi et verse dans l’alcool et le cynisme au fur et à mesure de ce qu’il endure, est une vrai bonne idée, d’autant qu’on voit le résultat 50 ans après.

Les flashbacks et la voix off sont un atout indéniable au film, témoignage de toutes les lâchetés, et des raisons du silence de ces appelés qui ne parleront pas parcequ’ils ne peuvent pas décrire ce qu’ils ont vu. Cet effacement du libre arbitre au profit d’un Etat tout puissant a détruit des limiers d’espoirs et de vies, en plus des multiples atrocités et tueries de masse.

Les ravages de la guerre sont montrés avec grande retenue sur un sujet encore brulant et sur lequel ni la France ni l’Algérie n’ont pu panser les blessures. La justesse du propos est exemplaire.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

Phil Lord et Chris Miller (Spider-Man : New Generation) balancent un dessin animé délirant sur l’histoire des Etats-Unis pour Netflix

5 juin, 2021

America : The Motion Picture : un film d'animation déjanté produit par Phil  Lord et Chris Miller annoncé sur Netflix | COMICSBLOG.fr

Netflix a signé un gros contrat avec les trublions Phil Lord et Chris Miller (réalisateurs de Tempête de boulettes géantes, La Grande Aventure Lego, 21 Jump Street et producteurs du génial Spider-Man : New Generation).

Ces derniers ont déjà produit pour la plateforme le très bon Les Mitchell contre les machines

America : Le Film, débarquera le 30 juin 2021 en France sur la plateforme et promet un bon gros délire !

Les réalisateurs sont Matt Thompson et Adam Reed, déjà derrière la série Archer, et nous retrouveront donc George Washington en sorte de super héros aux lames rétractables et tout un tas de personnages tourner en dérision l’histoire des Etat-Unis et les mythes créés par la propagande.

Regardez plutôt la bande-annonce, çà vous donnera une idée assez précise du potentiel comique et irrévérencieux de l’attelage.

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« Mandibules » de Quentin Dupieux – critique du Blanc Lapin

24 mai, 2021

Critiques Presse pour le film Mandibules - AlloCiné

Quentin Dupieux poursuit sa filmographie perchée, entre absurde total et loufoquerie. Si ses premiers films viraient parfois à l’expérimental et ne permettaient pas de donner une cohérence d’ensemble regardable de bout en bout, son cinéma a muri depuis quelques films.

« Au poste! » et « Le Daim » étaient ainsi mieux construits et plus solides. Avec « Mandibules« , il retrouve Grégoire Ludig en y ajoutant son comparse du Palmashow, David Marsais. Les deux jouent des abrutis complets façon Dumb and Dumber, ce qui donne lieu à quelques bonnes blagues. Le concept de cette mouche géante qu’ils retrouvent dans u coffre et décident de dresser est tout aussi débile et donne aussi lieu à quelques sourires.

Hélas, c’est plus un sourire bienveillant qu’une franche rigolade qui s’échappe de nous durant ces 1h17 où l’on se demande tout de même à la fin à quoi bon ?

Adèle Exarchopoulos se livre à une prestation déjantée qui fait hurler de rire sur la première scène avant de retomber un peu dans l’effet comique une fois passé.

Mais la sensation générale est quand même celle de voir un court métrage étiré de bout en bout avec un manque de ressort comique voir de quinzième degré tel que le réalisateur nous avait habitué. Si son concept est marrant, il ne se suffit pas en lui-même et ne permet pas au film de tenir la distance. Disons qu’il ‘y a pas de temps mort vu la durée du film et qu’il y a du rythme mais le résultat est décevant, en dessous des espérances comiques que vendait l’affiche.

Dommage.

La piste aux Lapins :

3 lapins

« Oxygène » de Alexandre Aja – critique du Blanc Lapin

23 mai, 2021

Oxygène : claustrophobes, le survival d'Alexandre Aja n'est pas pour vous !

https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2021/02/netflix.jpg

Alexandre Aja est l’un des réalisateurs français les plus successfull à l’international même si il est très p)eu connu en France. En effet, le fils d’Alexandre Arcady s’est fait un nom à Hollywood dès les années 2000 dans le cinéma d’horreur avec Haute tension (2003) puis le reboot de La Colline a des yeux, celui de Piranha 3D ou encore Crawl. A chaque fois son talent de metteur en scène fait mouche dans un genre cinématographique où la qualité du réalisateur n’a pas toujours été primordiale de la part des studios, même si cette démarche évolue depuis vingt ans.

Aja a tenté de s’émanciper du genre en allant à de la SF pure avec Horns ou La 9ème vie de Louis Drax, hélas le résultat était en demi teinte, faute à des scénarii pas assez travaillés.

Avec Oxygène, le réalisateur reprend un concept déjà vu dans Burried mais avec un talent autrement plus brillant. Une femme se réveille dans un caisson à Oxygène et ne se souvient de rien, de qui elle est, de pourquoi elle est là. Très vite elle comprend que son Oxygène se vide et qu’elle doit trouver le moyen de sortir, son seul contact étant la voix de l’ordinateur qui gère le caisson.

Le film aurait pu être très chiant très vite et au début on peut se dire que se taper 1h27 dans cet espace clos va être long.

Sauf que Aja use des flashs backs pour introduire de la respiration et surtout d’un talent incroyable dans son scénario pour relancer la machine et créer du stress, de la tension, du rebondissement en permanence.

Évidement, il est aidé par une formidable Mélanie Laurent, excellente dans les expressions, les doutes, les idées qui passent dans son regard, la douleur sur son visage.

Le duo fonctionne donc à merveille pour un résultat détonnant et une excellente surprise qu’on n’avait pas vue arriver. Nul doute que Netflix a eu du nez de financer ce projet qui cartonnera certainement sur sa plateforme, Alexandre Aja et Mélanie Laurent accédant de plus à un public potentiel de 200 millions d’abonnés. Le film aurait pu sortir au cinéma mais il est parfait pour Netflix également.

L’intelligence de la mise en scène et du scénario, le final excellent dans ses révélations et à la hauteur de l’attente, font de cet « Oxygène » l’un des films à voir absolument en 2021 !

La piste aux Lapins :

4 lapins

« Falling » de Viggo Mortensen – critique du Blanc Lapin

23 mai, 2021

Falling - film 2020 - AlloCiné

Pour son premier film en tant que réalisateur, à 62 ans, l’immense Viggo Mortensen a choisi un sujet déroutant et très loin de l’acteur que l’on connait.

Et le moins que l’on puisse dire est que le film est très réussi. Mortensen va raconter la relation entre son personnage, homosexuel remarié et ayant une petite fille et son vieux père exécrable, ayant vécu toute sa vie en agriculteur fermé sur lui-même, raciste et homophobe mais aussi misogyne.

Falling est troublant car il arrive à montrer de la part du personnage ou de ceux de sa sœur et sa famille, toute la souffrance et l’humiliation de recevoir la violence des propos de ce père absolument horrible mélangée à l’amour filial voire au devoir filial de s’occuper d’une personne âgée seule, en perdition. En ce sens le film traite de la perte de repères et de mémoire d’un vieil homme, comme dans The Father avec Anthony Hopkins mais la différence essentielle est que le vieil homme est un fieffé connard et qu’il l’a toujours été.

En effet le film joue de flashs backs où l’on voit cet homme rater la construction de son cocon familial par son coté abrupt, égoïste, autoritaire et intolérant. Mortensen ne lui cherche donc aucune excuse et il est compliqué de s’y attacher. Mais il arrive tout de même à nous faire nous émouvoir face à ce qui lui arrive et faire ressentir ce mélange de rejet et de devoir que ressentent ses enfants qui encaissent la maltraitance de leur père pour s’occuper tout de même de lui.

D’un point de vie mise en scène, si cette dernière est classique et sobre, elle est juste limpide et ne prend aucune facilité, avec un regard à la fois juste et à suffisamment de distance pour créer ces sentiments et ces personnages très bien écrits.

Le scénario est en ce sens très bon, porté par Viggo Mortensen, excellent acteur et celui qui joue son père Lance Henriksen, le bishop des films Alien.

Une très bonne surprise que ce film à la thématique non évidente, qui se regarde très facilement et donne à réfléchir. Un film vraiment intelligent.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Le Dernier voyage » de Romain Quirot – critique du Blanc Lapin

23 mai, 2021

https://www.journaldugeek.com/content/uploads/2021/05/le-dernier-voyage-affiche-scaled.jpg

Avec ce premier film adapté de son court métrage qui avait récolté de nombreux prix, Romain Quirot montre que des français peuvent s’attaquer à un genre réservé aux américains, la science fiction, et rester crédibles. Les tentatives sont rares et les échecs souvent au rendez-vous, le genre pouvant virer ridicule très rapidement.

Sur ce point Romain Quirot évite déjà l’écueil du film où les petits moyens se voient à l’écran et font cheap ou tout du moins quand c’est le cas, c’est assumé et donc pas risible.

Son casting composé de Hugo Becker, Lya Oussadit-Lessert, Paul Hamy est crédible même si comme à son habitude Jean Reno joue comme une patate. Et c’est là que le réalisateur se plante un peu niveau références. On comprend son amour pour Blade Runner, Mad Max dont son film est un peu trop référencé et c’est un peu dommage que son propre univers de se développe pas suffisamment. Mais ses références à Luc Besson et son acteur monolithique, là c’est une moins bonne idée.

C’est d’ailleurs l’écueil du film, son scénario, très faiblard. Le concept même de cette lune rouge que l’homme a sur exploitée et qui se rapproche de la terre, est une mauvaise idée. On comprend certes que c’est une fable écologiste mais franchement c’est ledge niveau histoire et tout ce qui ne marche pas dans le scénario vient hélas de là.

En ce sens c’est un bel hommage à Besson dont les scénarii ont toujours été écrits sur des tickets de métro.

Après le film est non dénué de brillantes réussites visuelles, d’un casting performant outre Reno et il conviendra de suivre ce réalisateur très prometteur.

Un film à découvrir donc mais avec bienveillance tant le réalisateur n’a pas choisi le chemin le plus simple pour débuter. Mais de nombreuses scènes sont indéniablement réussies pour qui aime le genre.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

Les cinémas réouvrent, que voir du 19 Mai à début août ?

2 mai, 2021

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Les cinémas réouvrent après six mois de fermeture. Si le cinéma n’est pas mort grâce à des sorties en streaming (voir mon dossier ici), c’est évidemment une joie et un énorme soulagement d’avoir une perspective devant nous.

L’expérience en salles est incomparable avec la projection de films à la maison et les sondages de spectateurs montrent que l’attente est très forte pour retourner en salles.

Il y a de nombreux films à voir et l’embouteillage va être compliqué à gérer et un festival de Cannes qui se tiendra en juillet exceptionnellement.

C’est pourquoi le Blanc Lapin vous propose d’y voir plus clair sur les films qui vont marquer très probablement cette fin de printemps et début d’été et que je vous recommande vivement d’aller voir au cinéma !!!!

 

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Le 19 mai lors de la réouverture des salles !

 

Pour celles et ceux qu n’ont pas eu le temps de voir ces deux bijoux de 2020, Adieu les Cons d’Albert Dupontel et Drunk de Thomas Vinterberg ressortent en salles.

 

« Adieu les cons » d’Albert Dupontel

Albert Dupontel en tant qu’acteur réalisateur, c’est une aventure que les cinéphiles partagent avec cet amoureux fou de cinéma depuis Bernie en 1996. Au début ses films étaient un peu trop fous, partaient dans tous les sens, parfois avec maladresse mais un humour corrosif avec succès public (Bernie) ou sans (Le créateur). Les années 2000 virent Enfermés dehors et Le Vilain caricaturer son humour mais lui permettre de perfectionner sa mise en scène en faisant des erreurs de longueurs, de frénésie.

Puis il connut un succès populaire avec une comédie vraiment hilarante grâce à « 9 mois ferme« , où Dupontel alliait virtuosité visuelle et gags comiques de situation avec ses dialogues percutants et un duo d’acteurs (lui et Sandrine Kiberlain) entouré de sa famille de gueules de cinéma. Puis en 2017,  son adaptation du succès littéraire « Au revoir là-haut » fut primée et eut beaucoup de succès à juste titre. Il ajoutait une dimension émotionnelle qu’il cachait auparavant derrière son style punk qui limitait quelques peu son talent.

Non que l’irrévérence de Dupontel et sa saine colère soient un problème, bien au contraire. C’est juste qu’il manquait quelque chose d’indéfinissable. Que peut-être en adaptant un autre, il trouvait le ton de l’émotion mais que ceci sonnait un peu bizarre avec son style. Je me suis souvent dit en sortant d’un Dupontel que j’adorais le personnage, dans ses interviews (regardez son interview récente passionnante sur Thinkerview), ce qu’il véhicule, que j’adorais son talent, son humour cynique et semi dépressif, sa mise en scène.

C’est un type bien, autodidacte très cultivé, ultra référencé, qui cite en permanence les autres par une humilité maladive. J’espérais qu’un jour, cet ami de Terry Gilliam lui rende hommage tout en assumant son style Tex Avery et en trouvant de l’émotion et un ton juste. « Adieu les cons« , c’est tout cela à la fois, avec des citations visuelles évidentes à Terry Gilliam en plus du caméo…mais c’est bien plus encore.

Quelle claque ! Albert Dupontel nous parle de paumés, comme souvent, et même il incarne un paumé qui a plutôt réussi mais s’est enfermé dans la réussite sociale telle que la dénonce Ken Loach (dont il connait toute la filmographie évidemment). Il s’attaque comme ses copains Gustave de Kernvern et Benoit Delépine à la déconnexion du réel qu’entraine l’ultra surveillance, les smartphones, les réseaux sociaux, les gafa avec une forme de désespoir plus que de lutte mais avec beaucoup d’humour car il est poli…forcément. « Effacer l’historique » était l’un des meilleurs films du duo issu du Grosland, sorti en septembre dernier et « Adieu les cons » est le meilleur film de Dupontel.

C’est son plus abouti, son plus percutant. Le film est court, 1h27, et cela suffit amplement. Pas une scène n’est superflue. Le burlesque est roi grâce à des trouvailles visuelles iconoclastes qui illustrent le propos social sans le rendre lourd. Son fidèle Nicolas Marié apporte lui aussi de nombreuses scènes comiques absurdes et vraiment drôles. Et puis Dupontel ose le romanesque et assume le risque casse gueule de sonner faux, d’être lourd. Sauf que « Adieu les cons » ne dérape jamais et reste sur le fil tout du long entre tragédie et humour, émotion et explosion comique. Cette émotion se transforme alors en message bouleversant d’une grande maturité qui vous emporte sur un final magistral.

« Adieu les cons«  est son film le plus équilibré, nourri de son expérience de ses autres longs métrages et de sa grande tendresse pour ses personnages. La bienveillance et le regard lucide et intelligent d’Albert Dupontel sur le monde qui l’entoure font qu’il vient de signer un très grand film. J’en suis ravi pour cette année cinéma 2020 qui finalement ne sera pas si désertée que cela. J’en suis surtout ravi pour lui et pour les cinéphiles auxquels il offre un si beau résultat. Merci Monsieur Dupontel.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

« Drunk » de Thomas Vinterberg

Drunk - film 2020 - AlloCiné

Le réalisateur danois découvert avec son chef d’œuvre « Festen » en 1998, a connu une chute d’inspiration durant les années 2000 avant de revenir à un excellent niveau en 2010 avec le superbe « Submarino » qui parlait déjà d’alcool, puis il a enchainé avec les très réussis « La chasse » en 2012 où Mads Mikkelsen excellait dans le rôle d’un instituteur accusé à tord d’attouchement par une enfant, puis le très émouvant « Loin de la foule déchainée » en 2015, La communauté et Kursk.

Thomas Vinterberg construit une filmographie qui garde certains préceptes du dogme qu’il a créé avec Lars Von Trier, un certain réalisme voir naturalisme qui renforce certaines émotions lorsque les scènes prennent. Mais contrairement à son compatriote qui provoque visuellement et cherche souvent à choquer, Vinterberg opte pour des histoires autour de personnages très bien écrits, déchirés par la vie, souvent cassés même. Il apporte un regard à la fois non consensuel et qui cherche le débat. Si dans « La chasse« , Vinterberg interrogeait sur les excès de nos sociétés mettant au pilori sans preuves et n’hésitant pas à broyer un homme sans le laisser se défendre, avec « Drunk« , il s’intéresse à un sujet passionnant et très original car peu traité de la sorte à ma connaissance.

Le pitch est simple. Quatre amis professeurs dans le même collège et tous ayant passé largement a quarantaine, décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

Vinterberg n’aborde pas uniquement que le thème de l’alcoolisme. Non son thème principal est celui du vieillissement, du temps qui passe, des responsabilités familiales et des échecs ou espoirs déçus qui font que des hommes de 50 ans se retrouvent fatigués et avec peu d’entrain pour les années qui leurs restent. A ceci, il oppose et filme l’insouciance de la jeunesse qui boit beaucoup, au delà de l’excès et qui s’éclate. A aucun moment il ne fait l’apologie ou ne juge grâce à ce système d’expérimentation où les professeurs vont retrouver de la joie de vivre, vont se désinhiber et même retrouver des projets, être meilleurs au quotidien.

Mads Mikkelsen est immensément bon et les trois autres acteurs qui l’entourent sont bouleversants de justesse et d’humanité.

« Drunk » est souvent très drôle car les situations sont iconoclastes et l’alcool fait faire n’importe quoi parfois et permet de rire, entre amis. D’ailleurs il s’intéresse à son lien social, à cette amitié de ces quatre personnages qui se tiennent les coudes, qui s’aiment et se pansent leurs blessures pour repartir.

Mais vers où ?

Et c’est là que le film devient fascinant. Il montre les limites des paradis perdus et le choix ou pas de s’y enfoncer plutôt que de revenir à une réalité que l’on sait soit peu modifiable soit vouée à se terminer mal car la vie, çà finit forcément mal. Ce regard vraiment particulier sur le sens d’une vie au sein de ses proches, de sa famille, de ses relations fait de « Drunk » un très grand film incorrect.

Thomas Vinternerg nous fait rire l’essentiel du film et met aussi mal à l’aise avec un ton politiquement incorrect mais sans cacher la vérité, l’effet néfaste de l’alcool à haute dose, avec un dénuement total de moralisation et ceci fait un bien fou, dans un monde souvent tellement policé et tellement consensuel.

En refusant d’avoir un regard unique sur l’alcool et d’y appliquer une multiplicité liée à la diversité des individus, de leurs propres histoires, de leur propre maitrise et de leurs fragilités respectives, le réalisateur apporte une vision d’une grande intelligence avec une belle palette de nuances.

Il offre aussi un superbe film sur l’amitié comme moyen le plus fort de ne pas sombrer dans une société qui ne facilite pas l’épanouissement personnel.

Il ne juge pas la drogue mais porte un regard bienveillant sur ces gueules cassées de la vie et leur retour même fugace à l’insouciance, tout en étant conscients que le retour à la jeunesse n’aura pas lieu. C’est un message à la fois plein de nostalgie, de réalisme et de déterminisme. C’est juste excellent comme angle de vue.

La finesse et la transgressivité de « Drunk » restent d’ailleurs longtemps dans l’esprit après la projection.

Si cette année cinéma a été désertée d’une partie de ses films, la subtilité de « Drunk » en font l’un des meilleurs. D’ailleurs le film va probablement faire partie des sorties de fin d’année qui vont sauver le cru 2020 et le rendre pas si vide que cela.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

 

LES NOUVEAUTES

« ADN », nouvelle réalisation de Maïwenn

ADN - Film (2020) - SensCritique

Après « Le bal des actrices », « Polisse » et « Mon Roi », l’actrice-réalisatrice Maïwenn revient avec « ADN », qui sortira le 28 octobre.

Elle joue une mère divorcée, dont le grand-père décède après l’avoir protégée toute sa vie de parents toxiques.

Fanny Ardant, Louis Garrel, Marine Vacth et Dylan Robert, découvert dans par Shéhérazade, portent ce film, labellisé Cannes 2020.

Bande-annonce :

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Sortie le 19 mai

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« Mandibules » de Quentin Dupieux avec Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet et le Palmashow

Mandibules - Fiche du film

Alors que son film Au Poste ! avait très bien marché niveau critique et public, Quentin Dupieux a sorti Le Daim avec Jean Dujardin et Adèle Haenel, où Dujardin joue un mec qui n’en peux plus de la veste en Daim qu’il vient d’acheter. Comme à son habitude, le cinéma de Dupieux Aka Mister Oizo se veux perché, surréaliste et il a bien raison d’insister car des loulous comme lui avec une telle identité, çà ne court pas les cinémas.

Mais comme un Ozon du bizarre, Dupieux tourne aussi vite que son ombre et sort déjà le prochain, intitulé Mandibules !

Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet mais aussi David Marsais et Grégoire Ludig du Palmashow seront de la partie.

Il s’agira de l’histoire de deux amis un peu simplets qui découvrent une mouche géante dans le coffre d’une voiture.

Ils décident de la domestiquer pour lui faire faire des tours et gagner de l’argent.

Bref, un pitch à la Dupieux.

Bande-annonce !

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Sortie le 19 mai
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« Falling«  de Viggo Mortensen devient réalisateur…à 60 ans !

Bande-annonce : "Falling", le premier film de Viggo Mortensen

Le grand Viggo Mortensen a déjà 60 ans et toujours la méga classe.

Et donc pourquoi ne pas réaliser son 1er film ?

Plus curieux sera le thème.

Falling suivra John Petersen, homosexuel vivant avec son conjoint et leur fille adoptive, Monica, à Los Angeles. Viggo Mortensen jouera le rôle de John.

Son père s’installe chez lui faute d’endroit pour sa retraite. Mais c’est un fermier dont les valeurs familiales ont toujours exacerbé son homophobie. Lance Henriksen (Terminator, le bishop d’Alien 3, Dead Man), 78 ans, jouera le père.

Falling sort le 4 novembre dans les salles.

Bande-annonce :

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Sortie le 19 mai

 

SORTIES DU 26 MAI

« Promising Young Woman » d’Emerald Fennell

Promising Young Woman - film 2020 - AlloCiné

Une jeune femme, hantée par un traumatisme passé, s’en prend à des hommes prédateurs qui ont le malheur de croiser sa route.  Carey Mulligan, toujours brillante, semble évoluer dans un très bon film, précédé d’une bonne presse.

Sortie le 26 mai

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« Voyagers », film SF avec Colin Farrell et des ados sexués     

https://imgsrc.cineserie.com/2021/03/voyagers-decouvrez-la-bande-annonce-du-film-avec-colin-farrell.jpg?ver=1

Neil Burger a connu plusieurs jolis succès avec L’Illusionniste, Limitless et s’est méchamment planté avec l’adaptation de la série de bouquins pour ados, Divergente.

Colin Farrell, Tye Sheridan, Lily-Rose Depp ou  Fionn Whitehead (Dunkerque, Black Mirror: Bandersnatch) partagent l’affiche de ce film SF intriguant aux vues de sa bande-annonce.

On y suit le voyage de 30 jeunes hommes et femmes envoyés dans l’espace pour une quête qui s’avère pas si claire que ce qu’on leur a inculqué. Le commandant qui dirige ce groupe de jeunes humains est joué par Colin Farrell. Ce dernier trouve la mort de façon inexpliquée, les 30 adolescents étant livrés à eux-mêmes.

Bande-annonce :

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Sortie le 26 mai

 

SORTIES DU 02 JUIN

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Petite maman, de Céline Sciamma

Petite Maman | cineworx

Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois. Elle construit une cabane, elle a son âge et elle s’appelle Marion. C’est sa petite maman.

Céline Sciamma, réalisatrice des très réussis Naissance des pieuvres, Tomboy , Bande de filles, a calmé la presse internationale en 2019 avec son magnifique Portrait de la jeune fille en feu. La présentation de son nouveau film à Berlin a été accueillie également avec une presse dythirambique, on a donc hate de voir la suite de sa brillante carrière.

Sortie le 02 juin

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« Teddy », film de loup garou dans les Pyrénées !

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Ludovic et Zoran Boukherma font grand bruit avec leurs avant premières de ce film estampillé Cannes 2020.

Un jeune homme sans diplôme vivant dans la campagne occitane prend des champignons hallucinogènes et a pour trip de se transformer en loup-garou. Or le village croit voir un être étrange aux dents longues passer dans les parages.

Les habitants dudit village se divisent sur la question du retour des loups dans les Pyrénées.

Le film est une comédie mais s’intéressera aussi à des sujets sociétaux via l’isolement des territoires, le manque de perspective pour un jeune

Sortie le 02 juin

Bande-annonce :

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SORTIES DU 09 JUIN

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« Nomadland » de Chloé Zhao avec Frances McDormand

What zero town does to a mf : moviescirclejerk

Nomadland est le nouveau film de Chloé Zhao (The Rider, le prochain bockbuster de Marvel The Eternals).

Frances McDormand interprète une sexagénaire qui arpente la route en pleine crise économique et se voit forcée de devenir nomade.

Le film a été consacré par les différents prix jusqu’aux Oscars. Le dernier Lion d’Or à Venise a permi à Frances McDormand (épouse de Joel Coen et muse des frères Coen) de remporter un troisième Oscar de la meilleure actrice après Fargo (1997) et 3 Billboards (2018).

Chloé Zhao a remporté l’Oscar du meilleur film et de la meilleure réalistrice pour ce film.

Evidemment, c’est LE film à voir en juin.

La bande-annonce promet un grand film.

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Sortie le 02 juin

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« Un espion ordinaire » de Dominic Cooke

Un Espion ordinaire - Daily Movies

Cold War spy Greville Wynne and his Russian source try to put an end to the Cuban Missile Crisis. On espère un nouveau bon choix de carrière pour le très bon Benedict Cumberbatch.

Sortie le 02 juin

 

SORTIES DU 16 JUIN

 

« 5ème Set » de Quentin Reynaud avec Alex Lutz, Ana Girardot, Kristin Scott Thomas

5ème set de Quentin Reynaud (2020) - UniFrance

À presque 38 ans, Thomas est un tennisman qui n’a jamais brillé́. Pourtant, il y a 17 ans, il était l’un des plus grands espoirs du tennis. Mais une défaite en demi-finale l’a traumatisé et depuis, il est resté dans les profondeurs du classement. Aujourd’hui, il se prépare à ce qui devrait être son dernier tournoi. Mais il refuse d’abdiquer. Subitement enivré par un désir de sauver son honneur, il se lance dans un combat homérique improbable au résultat incertain…

Alex Lutz a prouvé dans Guy son talent d’acteur nuancé, dont on ne doutait pas si on a vu ses brillants spectables, mais qu’il n’avait pas eu l’occasion d’exprimer dans un long métrage.

On a donc hate de le voir dans ce rôle complexe.

Sortie le 16 juin

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« Sans un bruit 2″ de John Krasinski

Sans un bruit 2 : bande annonce du film, séances, sortie, avis

L’acteur John Krasinski avait surpris tout le monde en 2018 avec son film d’épouvante au concept fort où une famille survivait dans un monde où le moindre bruit attire d’horribles créatures qui vous tuent.

Etant donnée la fin du premier film, on pouvait douter d’une suite mais le carton au box office l’a forcé à imaginer autre chose. Après l’effet de surprise passé, est il possible de faire mieux ?

Sortie le 16 juin

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« Sound of Metal »  de Darius Marder

Sound of Metal

On a découvert Riz Ahmed dans We Are Four Lions, mais c’est dans Night Call aux côtés de Jake Gyllenhaal qu’il fut vraiment remarqué. Il a confirmé avec Rogue One: A Star Wars Story, l’excellente mini série The Night Of  de HBO puis Les Frères Sisters (The Sisters Brothers) de Jacques Audiard.

Il est cependant assez rare et l’acteur devrait faire sensation si on en croit le passage de son prochain film, « Sound of Metal » dans les festivals de Toronto et Deauville.

Il s’agit d’un premier film par Darius Marder, scénariste de The Place Beyond the Pines) qui se situe dans le milieu du métal, et suit Ruben, un jeune batteur qui fait le tour des Etats-Unis avec sa caravane, avec sa petite amie chanteuse, jouée par Olivia Cooke.

Lors d’un concert, il s’aperçoit qu’il est en train de perdre son audition. Sa vie toute entière est bouleversée puisqu’il ne pourra plus continuer à faire de la musique, et que son couple peut exploser.

Le film est EXCELLENT et a reçu un oscar, COURREZ LE VOIR !!!!

Bande-annonce :

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Sortie le 16 juin

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« Un homme en colère » de Guy Ritchie

Affiches, posters et images de Un homme en colère (2021)

Jason Statham reprendra le rôle d’Albert Dupontel dans le remake britannique du Convoyeur, film de Nicolas Boukhrief sorti en 2004 avec également Jean Dujardin.

C’est Guy Ritchie qui assurera la réalisation et retrouvera son acteur avec qui il a connu ses premiers succès, Arnaques, crimes et botanique et Snatch.  Pour rappel, le film d’origine, assez réussi, suivi un transporteur de fonds, subissant une série de braquages.

Le remake aura lieu à Los Angeles.

Après l’échec cuisant du Roi Arthur, le réalisateur n’a pas souhaité reprendre ses Sherlock Holmes avec Robert Downey Junior et Jude Law, qui pourtant avaient cartonnés.

Il a tourné la version live d’Aladdin pour Disney, qui fut un caron au box office à défaut de rester dans les mémoires.  « The gentlemen » lui a permis tout récemment de retrouver avec brio le style des films de gangsters cools qui a fait son succès.

Pour Cash Truck, plusieurs acteurs rejoignent Statham, dont Josh Hartnet, qui a du mal à revenir au 1er plan malgré son passage remarqué dans les 3 saisons de la série Penny Dreadful, mais aussi l’un des héros de la série Mindhunter de David FincherHolt McCallany, ou encore Scott Eastwood, le fils de Clin

Bande-annonce :

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Sortie le 16 juin

 

SORTIES DU 23 JUIN

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« Les Animaux anonymes » de Baptiste Rouveure

Les Animaux anonymes - film 2020 - AlloCiné

Le rapport de force entre l’homme et l’animal a changé. Dans une campagne reculée, toute rencontre avec le dominant peut devenir hostile.

Cet OVNI probablement brulot symbolique pour la protection des animaux, sera t il une proposition de cinéma qui fera date ? Je suis très curieux de voir le résultat.

Sortie le 23 juin

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« Minari » de Lee Isaac Chung

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Une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier. Son petit garçon devra s’habituer à cette nouvelle vie et à la présence d’une grand-mère coréenne qu’il ne connaissait pas.

Grande actrice sud-coréenne, la septuagénaire Yuh Jung Youn vient de remorter l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Le film est précédé d’une très bonne presse.

Sortie le 23 juin

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SORTIES DU 30 JUIN

Présidents, d’Anne Fontaine

https://imgsrc.cineserie.com/2020/11/presidents-jean-dujardin-annonce-la-fin-du-tournage-du-film-d-anne-fontaine.png?ver=1

Les deux personnages principaux sont inspirés de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Le film parle de la comédie du pouvoir et de la difficulté de ne plus être aux commandes. C’est la rencontre de deux adversaires politiques qui vont vivre une sorte d’aventure.

Jean Dujardin et Grégory Gadebois jouent à Nicholas Sarkozy et François Hollande, on verra si c’est une très mauvaise idée ou une bonne surprise.

Sortie le 30 juin

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« Comment je suis devenu super-héros ? » – Pio Marmai, Leïla Bekhti, Benoit Poelvoorde dans un monde de super héros

Comment je suis devenu super-héros - film 2020 - AlloCiné

Comment je suis devenu super-héros ? sera un film de supers héros français ! Ouh là !

Pio Marmai et Leïla Bekhti porteront le premier film de Douglas Attal, fâce à Swan Arlaud en super vilain et Benoit Poelvoorde en vieux héros.

On y suivra Gary (Pio Marmai), en flic forcé de travailler avec  Cécile (Vimala Pons) pour traquer une drogue synthétique qui donne des supers-pouvoirs pour de brefs instants.

Le film, précédé d’un très bon écho, a été racheté par Netflix donc il ne sortira pas au cinéma mais je le met quand même dans la liste car c’était l’un des grands moments attendus de ce début d’année.

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Sortie le 09 juillet sur Netflix !!!

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ET PUIS IL Y A LE FESTIVAL DE CANNES

 

‘ »Annette » de Léos Carax

Annette - film 2021 - AlloCiné

‘ »Annette » de Léos Carax, en ouverture du festival de Cannes 2021, avec Marion Cotillard et Adam Driver en chansons !!!

Alors qu’il reportait le tournage de son film depuis trois ans minimum, Leos Carax a enfin tourné sa comédie musicale avec Adam Driver !

En revanche en rôle féminin ce n’est plus Rooney Mara qui a laissé son rôle à Michelle Williams qui elle-même à jeté l’éponge.

C’est donc Marion Cotillard qui donnera donc la réplique à l’interprète de Kylo Ren dans les derniers Star Wars ou qui a joué chez Jim Jarmusch dans Paterson, chez Terry Gilliam dans « The Man who killed Don Quixote » , Blackkklansman de Spike Lee ou encore « Marriage Story« .

L’histoire suivra un comédien de stand-up qui se retrouve seul avec sa fille de 2 ans après la mort de son épouse, qui était une chanteuse d’opéra. Sa fille a un mystérieux don…

Annette s’est tourné en anglais avec de nouvelles chansons du groupe Sparks.

Le film fera l’ouverture de la 74e édition du festival de Cannes, le 6 juillet 2021 et sortira le mêlme jour comme tout film d’ouverture du festival.

Après son merveilleux Holly Motors il y a 9 ans, le très rare Léos Carax revient rallumer le cinéma d’auteur mondial pour la fin de la pandémie et pour on l’espère un film à la hauteur de nos attentes cinéphiles.

En tout cas la bande-annonce déchire !

Bande-annonce :

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« Benedetta » de Paul Verhoeven avec Virginie Efira


Les cinémas réouvrent, que voir du 19 Mai à début août ? dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin) SAINTE-VIERGE-premieres-infos-sur-le-prochain-Verhoeven-avec-Virginie-Efira-55633

Après le carton de Elle, le maitre néerlandais Paul Verhoeven a tourné de nouveau en France.

Benedetta sera une adaptation d’un livre de Judith C. Brown, publié en 1986.

Virginie Efira, déjà présente dans Elle, y jouera une religieuse lesbienne qui va connaitre un succès grandissant avant de chuter lorsqu’on la suspecte  d’entretenir des rapports surnaturels avec le Christ. Suite à une enquête du Clergé, elle fut tenue à l’écart pendant quarante ans, et fut l’un des premiers cas connu et prouvé d’homosexualité féminine en Europe. Lambert Wilson et Charlotte Rampling complètent le casting.

On se doute qu’un thème pareil est un sujet en Or pour le sulfureux Paul Verhoeven.

Il est probable que le film sorte en juillet en même temps que sa préqsence à Cannes.

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OLD : Gael Garcia Bernal chez M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split)

Gael García Bernal: “En algún momento pensé que iba a poder escapar de esta  vida” | ICON | EL PAÍS

M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split)  tourne son conte d’horreur intitulé Old.

Après s’être mangé casseroles sur casseroles au box office pendant 10 ans, le metteur en scène tourne depuis cinq ans des films à bien plus petit budget et ceci lui a redonné l’inspiration.

D’ailleurs The visit, Split et Glass ont été des succès et des films très rentables, ce qui a valu à Shyamalan de revenir en grâce à Hollywood.

Adapté d’une bd française (scénario Pierre-Oscar Levy et dessin Frederik Peeters), Château de sable se passe sur une plage d’où 13 personnages n’arrivent pas à partir.

Le pitch détaillé est le suivant : « Près d’une petite plage de la côte méditerranéenne française, un homme d’apparence nord-africaine aperçoit une jeune femme qui se déshabille pour nager. Plus tard, mais encore tôt le matin, trois familles désireuses de prendre un bain de soleil et de pique-niquer rencontrent l’homme, puis trouvent le cadavre de la jeune fille dans la piscine. L’un d’eux, un médecin raciste et xénophobe, accuse furieusement le Nord-africain de meurtre et appelle les flics. En attendant la police, la mère du médecin meurt. Les jeunes enfants de deux des familles commencent à grandir (…) Les adultes changent aussi. Les tentatives de quitter la région s’avèrent vaines et les appels ne passent plus. Au rythme où ils vieillissent, ils seront tous morts d’ici demain matin. »

Le casting est composé de Gael Garcia Bernal, Eliza Scanlen (Les Filles du Docteur March), Thomasin McKenzie (Jojo Rabbit), et Rufus Sewell (Le Maître du Haut Château).

Sortie le 21 juillet 2021

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« Pour l’éternité » du génial Roy Andersson

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Le Suédois Roy Andersson est inclassable et rare.

Son « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » sorti en 2015 était excellent et avait remporté un Lion d’or.

About Endlessness sera également une collection de vignettes comme il aime construire ses longs métrages en plans fixes absurdes et ironiques.

Il s’agira selon le pitch d’une réflexion sous forme de kaléidoscope sur la vie humaine dans toute sa beauté et sa cruauté, sa splendeur et sa banalité.

En tout cas la presse était conquise lors du dernier festival de Venise.

Sortie le 04 août 2021

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« OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » !

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire - film 2019 - AlloCiné

Ceci fait dix ans qu’est sorti le très drôle second volet « OSS 117, Rio ne répond plus« .

Hubert Bonisseur de la Bath reprendra du service en 2020 toujours avec Jean Dujardin mais son réalisateur Michel Hazanavicius a décliné le job estimant que le scénario ne lui plaisait pas. Pourtant c’est  Jean-François Halin qui reste scénariste comme sur les deux premiers épisodes.

Le tournage débutera en novembre 2019 pour une sortie prévue en février 2021 !

Nicolas Bedos aura la lourde de tâche de succéder à Hazanavicius.

Bedos agace souvent et il n’a réalisé que trois films, Monsieur et Madame Adelman et La Belle Époque, qui ont reçu un bon accueil.

Le titre du film est « OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire » soit un titre bien raciste 10ème degré comme l’humour incisif des précédents.

OSS 117 sera accompagné d’un nouvel agent, l’excellent Pierre Niney et se déroulera dans les années 80 !

Excellent choix tant l’acteur est très doué dans des rôles comiques, qu’il a surtout eu sur la série « Casting » qu’au cinéma.

Sortie le 04 août 2021

Bande-annonce :

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« Dans les angles morts » de Shari Springer Berman, Robert Pulcini – critique du Blanc Lapin

1 mai, 2021

Dans les angles morts - film 2021 - AlloCiné

https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2021/02/netflix.jpg

Amanda Seyfried, James Norton et Natalia Dyer sont les personnages principaux de cette belle surprise Netflix.

Des films de maison hantée il y en a eu des tonnes donc question surprise, c’est compliqué.

Mais la réalisation est vraiment de bonne qualité et n’insiste pas sur le gore ou l’horrifique mais plus sur une tension et une motée de cette dernière autour de la possession d’un personnage. Et pour rendre le récit original, les réalisateurs optent pour le délitement du couple.

En choisissant de parler de la lassitude d’un couple, emporté par les mensonges du mari dont la vie est un échec professionnel pattant, le film emprunte des chemins pour le coup originaux.

C’est un peu la même thématique que le récent film avec Jude Law intitulé « The Nest » sauf qu’on y insère du paranormal.

Comment un couple se retrouve isolé de tout à la campagne sur une idée de merde du mari qui s’enfonce dans ses erreurs et ses mauvais choix en y entrainant toute sa famille.

Franchement l’idée est bonne et les acteurs Amanda Seyfried, James Norton sont au diapason.

Bon film.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

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