Archive pour la catégorie 'Films – critiques perso'

« The Gentlemen » de Guy Ritchie – Critique du Blanc Lapin

9 février, 2020

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Voici enfin le retour en grande forme de Guy Ritchie après deux blockbusters impersonnels qu’étaient La légende du Roi Arthur et Aladdin. Le réalisateur a été critiqué à ses débuts pour sa façon très clipesque de réaliser ses films. Issu du monde de la pub et du clip, il est vrai que « Crimes Arnaque et botanique » ou « Snatch« , sortis il y a 20 ans, avaient un côté épileptique qui pouvait déplaire à certains. Moi perso, j’adore et son passage par Sherlock Holmes était vraiment très réussi lui aussi. Disons que Guy Ritchie a créé son style, qui parfois agace et donne de mauvais films (Revolver, RocknRolla) et des fois c’est jouissif et du divertissement surexcité mais ultra efficace (cf films précités et Des Agents très spéciaux).

Avec The Gentlemen, il choisit de revenir au style de ses deux premiers opus avec le même cadre d’une histoire de gangsters et d’arnaque. Comme dans Snatch, les groupes de gangs sont nombreux, cinq en l’occurrence, ce qui permet au scénario de surprendre en permanence et d’empêcher de savoir où il va nous amener. L’ironie est corrosive et la salle éclate de rire à plusieurs moments car Ritchie n’en oublie pas son comique de situation souvent malin et ses personnages très bien écrits.

Pour se faire aider, son casting est juste hyper classe. Matthew McConaughey est royal en lion de la jungle qui veille sur son empire de la weed et cherche à éviter qu’un prédateur plus malin lui vole son trône. Un rôle écrit sur mesure pour lui et très classe qui lui permet de tordre le cou à la direction pas très bonne prise par sa carrière ses trois dernières années.

Charlie Hunnam a le 1er rôle à ses côtés et prouve que c’est un très bon acteur, cool. Après bien des efforts et des films pas forcément réussis au final, l’acteur accroche un bon film de plus à sa filmo après Crimson Peak et surtout The Lost City of Z.

Quant à Hugh Grant, c’est un réel plaisir de le voir de nouveau en haut de l’affiche dans un rôle de manipulateur, sombre et retord. Il est juste excellent.

Colin Farrell joue de nouveau un contre emploi délicieux comme il en a le secret et l’exigence.

Le film est malin et rythmé mais peut être moins dans l’épate et l’esbroufe qu’on pouvait reprocher à ses deux premiers films. Il est plus pausé même si le terme n’est pas adapté dans le rythme et le montage sont la marque de fabrique de Ritchie.

La virtuosité de l’ensemble donne la patate et le sourire tant l’histoire est jubilatoire.

La coolitude de ces ficelles de scénario font du bien. C’est certes un film sans prise de tête ni message. Mais ce type de récit à double fond, qui surfe sur un humour potache, parsemé de scènes d’actions en général comiques et de rebondissements en cascade, est le film idéal pour vous divertir intelligemment.

La piste aux lapins :

4 étoiles

« Jojo Rabbit » de Taika Waititi – critique du Blanc Lapin

2 février, 2020

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Taika Waititi  est un réalisateur iconoclaste, quelques peu surestimé en ce moment mais vraiment doué. Son film  »Jojo Rabbit » est un très bel objet empli d’émotion et de messages salutaires sur l’acceptation de l’autre.

Il adapte la même approche que « La Vie est belle » en se mettant à hauteur d’enfant.  Jojo est un petit allemand qui croit dur comme fer au nazisme et qui a comme ami imaginaire un Adolf Hitler de pacotille, aussi grotesque que nauséabond.

L’histoire aurait pu être maladroite et casse gueule et c’est la grande réussite du film que d’avoir su éviter des clichés, des facilités, et de prendre le spectateur par l’humour et l’émotion avec un dosage très fin. Forcément le film interroge de par son approche qui consiste à ridiculiser les nazis comme Chaplin le fit dans Le Dictateur. Ce n’est certes pas nouveau de vouloir se battre contre des préjugés racistes et immondes par l’humour mais ce qui inquiète davantage, c’est qu’en 2020, on trouve ceci de nouveau « original ». N’a t on pas un peu perdu de notre second degré dans ce monde très puritain et très violent où les avis se confrontent ou se jugent sans aucune nuance ?

« Jojo Rabbit » a cet immense atout qu’il est désarmant de sincérité et de justesse et que même si le film n’est pas un très grand moment de cinéma, inoubliable et bouleversant, il rappelle de façon salutaire l’une des missions du septième art. Curieusement, il fait réfléchir non pas à sa thématique principale même si un bon coup sur le pif des fachos n’a jamais rien de superflu, mais il convient donc de le re-contextualiser dans notre vingtième siècle qui s’est particulièrement tendu depuis cinq ans, y compris dans les discussions et échanges de tous les jours. A tel point que certaines évidences ne le sont plus et que de plus en plus de gens trouvent çà normal ou pire, bienvenu, ou sont fatalistes devant l’arrivée de l’extrême droite au second tour d’une présidentielle. On en oublie l’historique du parti en question et tout un discours ambiant de rejet de l’autre accompagne cette montée vraiment flippante. Évidemment, ce n’est pas que français et c’est donc grave.

La normalisation de l’inacceptable est donc tournée en ridicule. Le ridicule et l’humour sont une arme imparable pour se moquer de ceux qui croient de sombres personnages, une efficacité dont « Jojo Rabbit » use avec brio.

Ce joli doigt d’honneur aux escrocs racistes qui cherchent à modeler les esprits fait tout simplement chaud au cœur. La générosité de Taika Waititi, servie par de très bons acteurs, permet au film de décoller. Le film est donc plus complexe qu’il n’y parait et cette satire pleine d’espoir vaut vraiment le coup d’être soutenue.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

« Cuban Network » de Olivier Assayas – critique du Blanc Lapin

2 février, 2020

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Olivier Assayas nous revient avec un casting de luxe autour des talentueux Penélope Cruz, Édgar Ramírez et Gael García Bernal.

Son film est bien réalisé même si les fondues au noir pour passer entre certaines scènes marquent un manque d’originalité un peu gênant. Disons que la réalisation est très classique. En revanche la thématique est super intéressante, racontant la constitution et gestion d’un réseau d’agents secrets cubains à Miami dans les années 90 pour déjouer les plans d’attaques terroristes contre le tourisme cubain ou de plans d’assassinats de Fidel Castro.

Le film est bien mené d’un point de vue scénaristique et suspens, les acteurs sont très bons et le film se regarde donc avec un vif intérêt.

L’aspect film d’action accélère quelques épisodes et il convient donc de bien rester concentré pour ne pas s’embrouiller. Le début est notamment plus complexe à appréhender mais devient limpide au bout d’une heure.

Ce que réussit Assayas c’est aussi le lien entre son couple de protagonistes et le fait de raconter cette histoire d’espions via un prisme à hauteur de vies et d’individus.

Un bon film.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

« Uncut Gems » de Benny Safdie et Josh Safdie – critique du Blanc Lapin

2 février, 2020

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Les frères Safdie reviennent trois ans après le succès critique de Good Time avec Robert Pattinson.

Le film Netflix suit un propriétaire de bijouterie de New York sur une journée compliquée où il tente de trouver de l’argent pour régler ses dettes. Mais comme c’est un parieur maladif, il ne cesse de creuser son trou et va vivre une spirale infernale.

Le film a été porté par une excellente presse, ventant le talents des frangins réalisateurs, inspirés de Scorsese et d’un cinéma seventies. Hélas pour moi, comme leur précèdent film, j’ai été particulièrement déçu. Le film se regarde mais sa mécanique est trop frénétique pour s’appesantir sur ses personnages et selon le même schéma que Good Time, en moins fin.

Certes voir Adam Sandler dans un rôle sérieux peut être loué et il est crédible mais lui qui a joué des tonnes de fois des crétins dans des comédies débiles, trouve à nouveau un rôle d’idiot. Le personnage est profondément stupide et empêche tout empathie d’émerger vis à vis de ce personnage qui ne cesse de faire de mauvais choix. Et il le fait de manière tellement caricaturale qu’il devient hyper agaçant tout au long du film et qu’on finit par souhaiter qu’il lui arrive un truc histoire de terminer ce film beaucoup trop rythmé et épileptique.

En vérité le personnage m’a tellement gonflé que le talent indéniable de mise en scène des frères Safdie s’est effacé derrière ce personnage qu’on ne plaint pas du tout tellement il est ultra con.

Donc je mets 3 lapins car je peux comprendre qu’on apprécie le film et objectivement il est très bien réalisé mais il y a trop peu de messages ou d’analyse sociale pour compenser le mauvais choix de personnage central.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

 

« 1917″ de Sam Mendes – critique du Blanc Lapin

25 janvier, 2020

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Sam Mendes est l’un des grands réalisateurs hollywoodiens, qui a signé les magnifiques American Beauty, Les Sentiers de la perdition et Les Noces rebelles avant d’être accaparé par James Bond et ses deux énormes succès critiques et publics que furent Skyfall et Spectre.

Et c’est son ami Steven Spielberg qui l’a sorti de son repos de cinq ans pour produire 1917, film de guerre où son talent de mise en scène impressionne et signe le 1er grand film de 2020.

Sam Mendes a vendu son film sur la promesse d’un long plan séquence à savoir une seule scène que ne s’arrête jamais. Si l’exercice n’est pas nouveau (plus récemment Inarriru optait pour ce concept pour Birdman), et qu’il est en fait un faux plan séquence puisque évidemment le film a été tourné en de nombreuses coupes, le résultat donne une dynamique toute particulière et une immersion totale.

Le réalisateur fait avec son scénariste des choix qui mettent en danger les personnages à tout instant et nous empêchent de nous appesantir, livrant un film de guerre différent, axé sur le suspens. L’histoire suit deux jeunes soldats britanniques, qui sont chargés durant la Première Guerre Mondiale, de porter un message à des lignes avancées pour leur éviter de tomber dans un piège allemand et de se retrouver massacrés.

La course contre la montre est donc rythmée et passe de la journée à découvert aux superbes plans d’un village en feu en pleine nuit, alternant une dizaine de scènes de bravoure.

Ces scènes sont non seulement léchées et liées entre elles par le stratagème de mise en scène mais elles donnent à la guerre toute son horreur et son absurdité par des images plus que par des mots. Le Luxe de détails est impressionnant, que ce soit des tranchées allemandes bétonnées ou du jusque boutisme suicidaire de certains militaires à la folie de ces massacres entre adolescents.

Car Mendes nous montre de très jeunes hommes lancés les uns contre les autres comme de la chair à canon, accrochés à une pauvre médaille pour des raisons qu’ils ignorent. Il ne traite certes pas trop de la vie des tranchées elles même, de l’alcoolisme et des conditions sanitaires puisque les deux héros sont dans une fuite en avant à la fois utopique et impossible sur le papier.

Le réalisateur a évidemment l’intelligence, à la différence de son copain Spielberg, de garder tout patriotisme relou de côté et de bannir tout écart de pathos mal venu. Son film est éclatant et sobre dans les sentiments. Ses moments d’émotion sont d’autant plus précieux qu’ils montre la fragilité d’une vie et montre une mort organique, disséminée au milieu de terres et villages dévastés comme dans un enfer de Dante. Les images de ces corps déchiquetés, abandonnés dans la boue, suffisent à elles seules à illustrer la violence et la boucherie humaine qui ont marqué cette guerre de 14-18.

Au-delà du tour technique dont on parle partout, il ne faut donc pas oublier que 1917 s’articule autour d’un scénario très solide basé sur les carnets du grand père du réalisateur. Le film en devient d’autant plus touchant, avec ce petit fils devenu grand artiste reconnu à Hollywood et rendant à son aïeul le plus bel hommage qu’il aurait pu espérer.

 La piste aux Lapins :

4 étoiles

« Les filles du Docteur March » de Greta Gerwig

5 janvier, 2020

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Cette 4ème adaptation du roman « Les quatre filles du Docteur March » comportait à peu près tout pour me désintéresser dont le côté gentillet de l’histoire et son happy end super relou. Mais c’était sans compter sur Greta Gerwig, qui au delà d’être une excellente actrice, s’est transformée en réalisatrice de talent avec Lady Bird. L’épouse et muse de Noah Baumbach (Marriage Story, Frances Ha) a un don pour l’empathie qu’elle donne à ses personnages, il est vrai joués par de jeunes et talentueux comédiens. Elle retrouve sa fidèle et hyper douée Saoirse Ronan en garçon manqué au caractère combatif et bien trempé et offre un rôle plus effacé à Emma Watson, et un rôle empli de contradiction à l’excellente Florence Pugh (the Young Lady).

On suit la fin de leur adolescence où l’argent n’est pas toujours là et comment une famille de femmes se sert les coudes, avec un casting de seconds rôles brillant composé de Meryl Streep et Laura Dern, décidément très en forme depuis son rôle dans Big Little Lies. Et puis il y a Timothée Chalamet, le chéri des jeunes femmes, qui cartonne depuis Call me by your name (on le verra cette année dans le Dune de Denis Villeneuve et dans The French Dispatch de Wes Anderson). Et il faut bien l’avouer, il joue super bien et il est balaise le gamin. Son personnage est à la fois agaçant et très touchant. C’est un peu le cinquième March du film.

Au delà de cette excellente direction d’acteurs, Greta Gerwig axe son film sur le combat de jeunes femmes pour avoir des droits, celui de gagner sa vie, d’être indépendantes et de ne pas que dépendre des hommes et du mariage à l’époque de la Guerre de Sécession. Cette relecture est pertinente et justifiée car elle est incroyablement moderne et prend du recul sur ce qui a été accompli et ce qu’il reste à accomplir pour l’égalité des sexes. Et puis évidemment elle narre cette fin de l’enfance, lorsque l’on doit faire des choix, se prendre en main et se jeter dans le grand bain, sur une thématique proche du premier film de la réalisatrice, Lady Bird. La nostalgie du cocon et la difficulté de s’en couper sont brillamment retranscris.

La tendresse de la réalisatrice pour ses personnages et l’intelligence des thématiques qu’elle pousse masque en partie mais pas totalement le côté plombant des valeurs morales du livre. Il n’en reste pas moins un film féministe d’une grande fraicheur pour débuter cette année 2020.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

« Official secrets » de Gavin Hood – critique du blanc Lapin

5 janvier, 2020

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Pour son nouveau film, le réalisateur de Mon nom est Tsotsi revient plutôt n forme même si son film ne sort qu’en e-cinéma. Gavin Hood convoque un casting de luxe avec Keira Knightley, Matt Smith, Matthew Goode, Ralph Fiennes et Rhys Ifans.

Et ce casting britannique nous raconte l’histoire courageuse d’une lanceuse d’alerte travaillant pour les services secrets. Cette dernière fit parvenir en 2003 à la presse britanniqueun mémo des services secrets américains demandant l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU. L’objectif était d’obtenir une majorité pour voter l’entrée en guerre contre l’Irak. Le film souffre de comparaison avec les grands classiques de l’enquête journalistique cherchant à déjouer des complots et ou révéler des affaires d’Etat (Les Hommes du président, Pentagone Papers, Révélations, Spotlight). Mais si on arrive à oublier ces bijoux le temps du film, force est de reconnaitre que l’histoire est intéressante, prenante et que les acteurs y font pour beaucoup même si Keira Knightley fait toujours trop propre sur elle pour être totalement crédible.

Le film n’apporte rien de nouveau mais laisse un beau témoignage sur l’engagement et le fait d’avoir des valeurs.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

Ce qui vous attend au cinéma en 2020, la sélection du Blanc Lapin – Partie 2 : le second semestre 2020

4 janvier, 2020

Après une première partie d’année qui s’annonce riche, je vous propose les films à ne pas louper en 2020 à partir de mi-juillet, ainsi que les films non datés, dont certains se retrouveront au 1er semestre à la période du festival de Cannes.

2020 annonce du très très lourd comme vous pourrez le constater et la deuxième partie accueillera François Ozon, Christopher Nolan et son « Tenet », le génial Wes Anderson, le grand retour de David Fincher et son « Mank » qui fera l’évènement Netflix de fin 2020 avec Gary Oldman en rôle titre, Thomas Vinterberg, Sofia Coppola avec Bill Murray.

Egalement au programme le film Kaamelot d’Alexandre Astier, le retour à la réalisation d’Albert Dupontel avec Virginie Efira dans « Adieu les cons« , le génial Léos Carax et son « Annette », comédie musicale portée par Marion Cotillard et Adam Driver.

Quentin Dupieux nous refera un bon gros délire. Peut être verra t-on le nouverau Guillermo del Toro si il est prêt. Charlie Kaufman, l’auteur de « Dans la peau de John Malkovich », livrera un thriller pour Netflix.

Joel Coen adaptera MacBeth. Le prequel des King’s men et la nouvelle adaptation de « Dune » par le talentueux Denis Villeneuve assureront le spectacle !

2020…la suite de la sélection du Blanc Lapin !

 

« TENET » de Christopher Nolan avec Robert Pattinson, John David Washington (BlacKkKlansman)

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Christopher Nolan est l’un des maitres du septième art aujourd’hui, qui a l’immense luxe de faire ce qu’il veut et de rameuter le public sur son seul nom.

Après le très réussi « Dunkerque« , il s’inspirera d’un de ses maitres, l’immense Alfred Hitchcock.

Il s’agira d’un thriller romantique intitulé TENET et faisant penser à « La Mort aux trousses » mais aussi à « Inception », l’une des plus brillantes réussites de Christopher Nolan.

Robert Pattinson campera l’un rôles principaux. Il est vrai que depuis Twilight, ce dernier s’est efforcé de construire une filmographie exigeante chez David Cronenberg (Cosmopolis, Map to the stars), chez l’excellent David Michôd dans le non moins excellent « The Rover« , dans le  « Life » d’Anton Corbijn, « The Lost City of Z » de James Gray ou le plutôt réussi « Good Time« , l’excellent « High life » de Claire Denis ou le récent « The Lighthouse« . Sa filmographie est donc exigeante et commence à avoir une sacrée gueule.

John David Washington, qui a explosé dans BlacKkKlansman de Spike Lee sera l’autre tête d’affiche masculine.

Kenneth Branagh retrouve le réalisateur après Dunkerque et Michael Caine, à 86 ans, tourne pour la huitième fois chez le réalisateur Anglais. Assez impressionnant tant par l’âge de ce grand acteur culte que par cette fidélité. Clémence Poésy, Dimple Kapadia et Aaron Taylor-Johnson complètent le casting.

Ce sera probablement l’un des évènements de 2020 !

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Sortie le 22 juillet 2020

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« Morbius » de Daniel Espinosa avec Jared Leto

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Après le carton de Venom, pourtant très mauvais, voici le deuxième spin-off de l’univers de Spider-Man centré sur le Docteur Michael Morbius qui se change en vampire en cherchant un remède, à base de chauve-souris, à une maladie du sang incurable.

Si le film est réussi, ce sera une sacrée surprise.

Sortie le 5 août 2020

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« Ghosbusters 3″ de Jason Reitman

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Incroyable mais vrai, l’une des plus vieilles arlésiennes d’Hollywood s’est tournée en 2019 avec les acteurs d’origine sauf Harold Ramis, décédé en 2014. On parle de ce film depuis 25 ans, le second opus ayant 30 ans !

Le reboot de 2016 avec des femmes chasseuses de fantômes fut une connerie et pas franchement une réussite, ni en tant que film ni au box office décevant.

Ghosbusters 3 sera donc une suite directe sous la direction du fils d’Ivan Reitman, réalisateur du premier, culte, et du second, plutôt mauvais.

En effet, Jason Reitman, à qui l’on doit les réussis « Juno » et « In the Air« , se chargera du projet, en tant que fan de la première heure quand il était enfant sur le plateau de tournage de son papa.

Bill Murray, Sigourney Weaver, Dan Aykroyd et Rick Moranis seront de retour, même si ils passent la main à une nouvelle équipe de chasseurs de fantômes, plus jeunes, histoire de relancer la franchise …

Bande-annonce :

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Sortie le 19 août 2020

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Last Night in Soho d’Edgar Wright (« Baby Driver ») avec Anya Taylor-Joy

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Après son très réussi « Baby Driver« , le réalisateur Edgar Wright prépare un changement de style total avec un thriller psychologique horrifique dans la veine de Répulsion de Roman Polanski. Connu pour ses films comiques et funs, son nouveau film sera plus terre à terre et se situera à Londres, à Soho.

Anya Taylor-Joy (Split, Glass, Les Nouveaux Mutants) sera l’héroïne de Last Night in Soho.

Sortie le 23 septembre 2020

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« Mort sur le Nil » de Kenneth Branagh

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Au cours d’une luxueuse croisière sur le Nil, ce qui devait être une lune de miel idyllique se conclut par la mort brutale de la jeune mariée. Ce crime sonne la fin des vacances pour le détective Hercule Poirot. A bord en tant que passager, il se voit confier l’enquête par le capitaine du bateau. Et dans cette sombre affaire d’amour obsessionnel aux conséquences meurtrières, ce ne sont pas les suspects qui manquent ! S’ensuivent une série de rebondissements et de retournements de situation qui, sur fond de paysages grandioses, vont peu à peu déstabiliser les certitudes de chacun jusqu’à l’incroyable dénouement !

Après son Meurtre de l’Orient Express passablement mauvais, on espère que Kenneth Branagh sera moins fleimard et moins égotique.

Sortie le 23 septembre 2020

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« The King’s Man : Première Mission », le prequel des King’s men par son créateur, Matthew Vaughn

 

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Matthew Vaughn a réussi son pari de créer une franchise fun, ultra référencée mixant humour, action et second degré dans les excellents Kingsman et Kingsman, Le cercle d’Or. Il a réussi sa suite, ce qui est souvent très dur comme étape.

Un troisième épisode est donc officiellement annoncé et sera « la conclusion de la relation entre Eggsie et Harry Hart » mais il faudra attendre …

En revanche un autre film de l’univers Kingsman débarquera en février.

Un univers étendu est prévu puisqu’un spin-off, The Great Game s’intéressera aux services secrets au début du XXème Siècle.

The King’s Man aura pour rôles principaux le toujours génial Ralph Fiennes et Harris Dickinson (découvert dans Les Bums de plage). Dickinson sera Conrad, le fils du duc et de la duchesse d’Oxford, durant la Première Guerre Mondiale.

Au début insupportable et prétentieux, il sera vite plongé au milieu d’assassins et espions dont le terrible Grigori Rasputin, dit Raspoutine, guérisseur de la famille impériale russe et de l’empereur Nicolas II. Ce dernier serait joué par Rhys Ifans (Coup de foudre à Notting Hill, Harry Potter). Charles Dance (le terrible Tywin Lannister de Game of Thrones) et Daniel Brühl (Good Bye, Lenin! Inglourious Basterds, Rush, Captain America: Civil War) complètent la casting.

Quatre très bons acteurs s’ajoutent au casting avec Tom Hollander, Matthew Goode, Gemma Arterton et Aaron Taylor-Johnson.

Aaron Taylor-Johnson était le héros de Kick-Ass et a depuis réussi à se diversifier dans une filmographie exigeante (Savages d’Oliver Stone, Nocturnal Animals de Tom Ford, Outlaw King de David Mackenzie). Tom Hollander aura trois rôles différents, de trois héritiers de la reine Victoria.

Matthew Goode est trop rare au cinéma et il est pourtant excellent (Watchmen : Les Gardiens, A Single Man, de Tom Ford,  Stoker de Park Chan-wook).

Bande-annonce !

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Sortie le 23 septembre 2020

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« Comment je suis devenu super-héros ? » de Douglas Attal avec Pio Marmai, Leïla Bekhti, Benoit Poelvoorde

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Comment je suis devenu super-héros ? sera un film de supers héros français ! Ouh là !

Pio Marmai et Leïla Bekhti porteront le premier film de Douglas Attal, fâce à Swan Arlaud en super vilain et Benoit Poelvoorde en vieux héros.

On y suivra Gary (Pio Marmai), en flic forcé de travailler avec  Cécile (Vimala Pons) pour traquer une drogue synthétique qui donne des supers-pouvoirs pour de brefs instants. Leïla Bekhti serait une ancienne super-héroïne éducatrice de jeunes en difficulté.

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Sortie le 14 octobre 2020

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Kaamelott – Premier volet de Alexandre Astier

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La suite sur grand écran de la série culte d’Alexandre Astier, version décalée de la légende des Chevaliers de la Table Ronde. Réfugié à Rome, le Roi Arthur y fait son grand retour pour s’opposer à l’armée de son ancien ami Lancelot.

Sortie le 14 octobre 2020

 

« Dis-moi Céline » de Valérie Lemercier

Ce qui vous attend au cinéma en 2020, la sélection du Blanc Lapin - Partie 2 : le second semestre 2020   dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin) 35th-cesar-film-awards-ceremony-the-show_788589

Pour sa prochaine mise en scène, Valérie Lemercier  souhaite interpréter Céline Dion !

« J’écris le scénario d’un biopic sur Céline Dion. Je ressens une vraie fascination pour son destin ».

« Je réaliserai ce film et j’incarnerai l’héroïne de 5 à 50 ans ».

On peut s’attendre à une vision toute personnelle et décalée, en espérant qu’elle réussisse mieux que ses deux précédents films de réalisatrice, qui n’étaient pas au niveau de son talent.

Sortie le 11 novembre 2020

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« West Side Story » de Steven Spielberg

West Side Story : Photo Ansel Elgort, Ben Cook (XI), David Álvarez, Josh Andrés Rivera, Mike Faist

Avant de mettre en boîte le cinquième et dernier Indiana Jones avec Harrisson Ford, Steven Spielberg souhaite tourner son remake de la comédie musicale West Side Story.

La production a auditionné 30 000 personnes pour identifier des acteurs hispaniques pour jouer les rôles de l’une des deux bandes rivales. Le souci de Spielberg est de ne pas faire jouer des rôles de latinos à des non latinos et de respecter la diversité. Des groupes de défense de la culture hispaniques et des professeurs et étudiants de l’Université de Porto Rico ont été consultés.

Pour jouer Tony, c’est Ansel Elgort, star de Nos étoiles contraires et Baby Driver, qui a été choisi.

L’incursion de papy Steven dans la comédie musicale sera une première et un vieux rêve accompli pour lui.

Sortie le 16 décembre 2020

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« Dune » de Denis Villeneuve

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Le fils de l’écrivain Frank Herbert, Brian, a choisi l’excellent Denis Villeneuve pour réaliser « Dune » d’après Franck Herbert, les héritiers de l’écrivain Frank Herbert et la société de production Legendary ayant récupéré les droits.

Cette série de livres, que j’adore, réputée inadaptable, a eu droit à un premier film de David Lynch, raté, compilant les deux premiers volumes. La célèbre tentative d’Alejandro Jodorowsky a été relatée dans le génial documentaire comique Jodorowsky’s Dune.

Denis Villeneuve est devenu l’un de mes chouchous après l’excellent « Incendies« , primé de partout à juste titre, le très bon  « Prisoners« , avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal et le très réussi « Sicario« . « Premier contact« , sa première immersion dans la SF était une réussite et il a également donné une suite au culte Blade Runner avec « Blade Runner 2049« , originale et prolongeant l’univers.

La bonne nouvelle c’est qu’il développe deux longs métrages ! Or c’est l’erreur que David Lynch avait faite de vouloir faire tenir le premier livre en un film bien trop indigeste. D’autant que le vrai personnage principal, qui traverse tous les livres, Duncan Idaho, était torché en deux scènes.

Comme le budget sera trop conséquent, il tournera d’abord le premier film, ce qui suppose que le second n’arrivera qu’en cas de succès du premier…L’ambition de Denis Villeneuve est de nous livrer un Star Wars pour adultes…Enfin quand on a lu Dune, c’est carrément davantage !

Le premier film sortirait en 2021 donc il va falloir s’armer de patience.

Paul Atreides sera interprété par l’excellent Timothée Chalamet découvert cette année dans Call me by your name et qui est annoncé dans de nombreux autres projets hyper hype (le prochain Woody Allen, Beautiful Boy de Felix Van Groeningen, Henry V de David Michod).

Le héros de Dune voit sa famille se faire massacrer sur la planète Arrakis (Dune) lorsque l’empereur Shaddam IV décide de mettre la main sur l’Epice qu’ils exploitent et qui donne  des pouvoirs incroyables pour voyager à travers l’univers. Dune s’est un peu ce que Star Wars n’est pas et c’est de la SF particulièrement ambitieuse, qui parle de politique et d’aventure tout en traitant de sujets philosophiques ou de comment une civilisation peut se construire autour d’une religion.

Des sujets passionnants traités avec suffisamment de divertissement pour que le grand public s’amuse en réfléchissant. On croise les doigts pour que Denis Villeneuve donne à l’œuvre de Franck Herbert l’adaptation brillante qu’elle mérite.

La superbe et talentueuse Rebecca Ferguson, découverte dans Mission : Impossible Rogue Nation et qui vient de cartonner dans la suite Mission impossible : Fallout, pourrait interpréter Dame Jessica, la mère de Paul Atréides, soit un rôle central qui parcourra les deux films en projet.

Les terribles Harkonnen, la maison qui dirige une partie de la galaxie où se dérouille l’histoire et qui souhaite anéantir les Atreide, a trouvé deux de ses interprètes. On ne sait pas si Feyd Rautha auquel Sting avait prêté ses traits pour l’adaptation de David Lynch, sera l’un des personnages, pourtant c’est un super méchant.

Dave Bautista sera Rabban, l’un des neveux du Baron Harkonnen, brute épaisse chargé de diriger Dune après qu’ils l’aient envahie. Bautista retrouve ainsi Villeneuve après Blade Runner 2049.

Stellan Skarsgård (le papa au blondinet Alexander) décroche le rôle génial du Baron Harkonnen. L’acteur suédois a été vu dans Avengers, Breaking the Waves, Dancer in the Dark, Dogville et Melancholia de Lars von Trier, Millénium de David Fincher, Will Hunting, Pirates des Caraïbes, Mamma Mia! Kiss Kiss (Bang Bang), Cendrillon de Kenneth Branagh, L’Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam.

L’excellente Charlotte Rampling incarnera la Révérende Mère Mohiam, la mère de Lady Jessica. C’est une fidèle de l’empereur Shaddam IV, dotée d’incroyables capacités psychiques, et dirigeant un groupe religieux nommé les Bene Gesserit. Excellent choix à nouveau.

Pour incarner le père de Paul, le Duc Léto Atreide, c’est le très bon Oscar Isaac qui est choisi. On l’a vu dans les derniers Star Wars, Inside Llewyn Davis, Ex Machina, A Most Violent Year.

Enfin l’immense Javier Bardem sera Stilgar, le chef des Fremen, les rebelles de la planète de sable qui vont aider Paul dans sa reconquête.

Duncan Idaho sera joué par Jason Momoa.

Sortie le 23 décembre 2020

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Les films non datés !

 

« Annette » de Léos Carax : Marion Cotillard poussera la chansonnette avec Adam Driver 



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Alors qu’il reporte le tournage de son film depuis trois ans minimum, Leos Carax a enfin tourné sa comédie musicale avec Adam Driver !

En revanche en rôle féminin ce n’est plus Rooney Mara qui a laissé son rôle à Michelle Williams qui elle-même à jeté l’éponge.

C’est donc Marion Cotillard qui donnera donc la réplique à l’interprète de Kylo Ren dans les derniers Star Wars ou qui a joué chez Jim Jarmusch dans Paterson, chez Terry Gilliam dans « The Man who killed Don Quixote » , Blackkklansman de Spike Lee ou encore « Marriage Story« .

L’histoire suivra un comédien de stand-up qui se retrouve seul avec sa fille de 2 ans après la mort de son épouse, qui était une chanteuse d’opéra. Sa fille a un mystérieux don…

Annette s’est tourné en anglais avec de nouvelles chansons du groupe Sparks.

 

« Bernadette a disparu » de Richard Linklater avec Cate Blanchett

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La très classe Cate Blanchett joue sous la direction de Richard Linklater, à qui l’on doit le merveilleux « Boyhood« . Il s’agira de l’adaptation du bestseller Where’d You Go, Bernadette de Maria Semple. L’histoire suit une mère de famille qui disparait du jour au lendemain sans explication. Les scénaristes de Nos étoiles contraires sont à la tâche, ce qui peut avoir le goût de soupe mièvre mais chose rassurante, Megan Ellison co-produit Annapurna Pictures…

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« The Glorias » : Julianne Moore journaliste féministe chez l’excellente et trop rare Julie Taymor

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Julianne Moore sera le rôle titre du prochain film de l’excellente et trop rare Julie Taymor.

Cette dernière a réalisé des films d’une beauté et d’une originalité de mise en scène notables avec Titus, Frida ou Accross the Universe.

The Tempest en 2010, son dernier film, s’était pris un vent, pour ne pas faire de mauvais jeu de mots.

Avec The Glorias, Taymor s’intéresserait à la journaliste Gloria Steinem, figure historique du féminisme. Alicia Vikander et Bette Midler complètent le casting.

La dramaturge américaine Sarah Ruhl a écrit le scénario à partir des mémoires de Gloria Steinem.

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« L’histoire vraie du Gang Kelly » avec Russell Crowe, Nicholas Hoult et Charlie Hunnam

 

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Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, Crimson Peak, The Lost City Of Z) rejoint le casting du western « L’histoire vraie du Gang Kelly« .

Il y retrouve l’excellent Nicholas Hoult, Russell Crow et George MacKay (Captain Fantastic, 22.11.63).

Justin Kurzel, qui s’est planté avec “Assassin’s Creed” mais avait plutôt un respect des critiques avec « Les Crimes de Snowtown » et divisé avec « MacBeth« , saura t-il saisir ce film pour se refaire ?

Présenté à Toronto, le film a reçu un accueil excellent.

Basé sur un livre de Peter Carey, George MacKay (qu’on aura vu dans 1917 en janvier) jouera le célèbre hors la loi Ned Kelly, brutal, et viscéral, qui mourut à l’âge de 25 ans en 1880 dans un assaut de la police Australienne.

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« Fonzo » de Josh Trank avec Tom Hardy en Al Capone

L’excellent Tom Hardy va de nouveau se transformer puisqu’il interprétera le célèbre Al Capone dans  « Fonzo« , vieux projet qui refait surface.

Après le raté « Legend« , il retrouvera donc la criminalité sous l’œil de Josh Trank, le réalisateur de “Chronicle”, qui s’est fait dessouder la tronche avec le très oubliable “Fantastic Four”. On se rassurera en se disant que le garçon n’est peut être pas fait pour les blockbusters et que sa liberté artistique fut très verrouillée et frustrée par le studio.

On suivra Al Capone à partir de 47 ans, à la sortie de 10 ans de prison. Il se souvient de ses débuts puis de son reigne sur Chicago.

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« Adieu les cons » d’Albert Dupontel avec Virginie Efira

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Albert Dupontel poursuit sa filmographie unique en tant que réalisateur avec son humour corrosif et cartoonesque toujours tinté de messages sociétaux.

Après les cartons critiques et publics de « 9 mois ferme » et « Au revoir là-haut« , son 7ème long métrage s’intitulera « Adieu les cons » soit un titre qui sent le Dupontel à plein nez.

L’excellente Virginie Efira, qui se construit une carrière de grande qualité vitesse grand V, sera Suzane, atteinte d’une maladie incurable.

Elle décide de retrouver son enfant né sous X mais tombe sur un fonctionnaire qui vient de rater son suicide ainsi qu’un archiviste aveugle…

On l’attend en 2020 notamment dans le sulfureux Benedetta de Paul Verhoeven.

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« Prisoners of the Ghostland » de Sono Sion avec Nicolas Cage

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Le trop méconnu réalisateur japonais Sono Sion offrira on l’espère un bon film à l’excellent Nicolas Cage, dont la carrière est pour le moins abonnées aux films de série B depuis 20 ans, mais qui a fait son grand retour dans le perché Mandy de Panos Cosmatos.

Dans ce nouveau projet, intitulé Prisoners of the Ghostland, il y jouera un criminel envoyé secourir une jeune fille enlevée et coincée dans une autre dimension !

Sono Sion tournera en anglais pour la première fois.

 

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« Jungleland » avec Jack O’Connell et Charlie Hunnam en frères boxeurs 

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Jack O’Connell jouera un boxeur qui traverse les États-Unis pour se rendre à son dernier combat, avec son frère ainé qui l’entraine.

Le grand frère sera joué par Charlie Hunnam. Mais une compagne de voyage inattendue va exposer les failles de leur relation tout au long du chemin.

Max Winkler, qui a réalisé des épisodes de séries et qui est inconnu aujourd’hui, réalisera.

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« . Il sera à l’affiche de « Against All Enemies » avec Kristen Stewart dans la peau de Jean Seberg.

Charlie Hunnam a été rôle principal de la série Sons of Anarchy et niveau ciné il cherche à percer avec des ratés comme Arthur de Guy Ritchie, le remake de Papillon ou Pacific Rim. Parmi les réussites il n’y a que  « The Lost City of Z » de James Gray et Crimson Peak de Guillermo Del Toro. Il sera du prochain « Triple Frontier«  de J.C Chandor (Margin Call, All is LostA most Violent year), de The True History of the Kelly Gang de Justin Kurzel aux côtés de Nicholas Hoult et Russell Crowe.

Présenté en festivals en septembre, le film a reçu d’excellentes critiques !

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« Falling«  de Viggo Mortensen devient réalisateur…à 60 ans !

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Le grand Viggo Mortensen a déjà 60 ans et toujours la méga classe.

Et donc pourquoi ne pas réaliser son 1er film ?

Plus curieux sera le thème.

Falling suivra John Petersen, homosexuel vivant avec son conjoint et leur fille adoptive, Monica, à Los Angeles. Viggo Mortensen jouera le rôle de John.

Son père s’installe chez lui faute d’endroit pour sa retraite. Mais c’est un fermier dont les valeurs familiales ont toujours exacerbé son homophobie. Lance Henriksen (Terminator, le bishop d’Alien 3, Dead Man), 78 ans, jouera le père.

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« Arthur Rambo » de Laurent Cantet : le réal de « Entre les murs » s’intéresse aux dérives des réseaux sociaux

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Laurent Cantet est un excellent réalisateur. On lui doit Ressources humaines, L’Emploi du temps, Entre les murs (Palme d’or en 2008) ou l’excellent L’Atelier.

Son 8e long métrage s’intitulera Arthur Rambo et racontera l’histoire de Karim, écrivain adoré des médias, engagé socialement, et qui se trouve cloué au pilori sur les réseaux sociaux lorsque des messages haineux sont retrouvés sur Twitter sous pseudonyme.

Rabah Naït Oufella  incarnera Karim. Il a débuté dans « Entre les murs » de Cantet puis a été vu dans Grave, Nocturama, Patients et Bande de filles.

On l’espère poir le festival deCannes 2020.

 

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« The Professor and the Madman »  avec Mel Gibson et Sean Penn

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Mel Gibson est peut être sorti de sa traversée du désert après le bon accueil de « Blood father » de Jean-François Richet, et de sa nouvelle réalisation en tant que metteur en scène, « Tu ne tueras point« .

Il jouera avec Sean Penn dans « The Professor and the Madman » aux côtés de Natalie Dormer (Games of Thrones, Les Tudors).

Mel Gibson sera le professeur James Murray, qui créa à partir de 1857 le dictionnaire anglais d’Oxford.

Il travailla pour cela avec un médecin interné dans un asile de criminels aliénés et qui souhaitait trouver 10 000 façons d’entrer dans le dictionnaire. Ce dernier sera joué par Sean Penn.

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« Ema » de Pablo Larrain avec Gael García Bernal

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L’excellent réalisateur chilien, Pablo Larrain (No, Jackie, Neruda) retrouve Gael García Bernal pour la troisième fois.

Un chorégraphe traverse une période difficile avec sa femme lorsque leur procédure d’adoption part de travers.

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« The Jesus Rolls » de John Turturro, où le spin off de « The Big Lebowski », inspiré des Valseuses !

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Celles et ceux qui ont vu le chef d’œuvre des frères Coen, « The Big Lebowski« , se souviennent du personnage iconoclaste de Jésus, joué par John Turturro !

Dix-neuf ans après la sortie du film, Turturro, qui a inventé le personnage sur scène et que les Coen lui ont emprunté, s’apprête à tourner une histoire mettant en scène le personnage.

Les Coen sont ravis et l’acteur-réalisateur va faire un faux remake des Valseuses de Bertrand Blier en utilisant cet individu.

« Ils ont adoré l’idée et m’ont dit : « Nous avions créé un personnage inspiré d’une de tes performances théâtrales et maintenant tu veux le faire revenir dans un remake d’un film français inspiré par les road-movies américains ! »

On a hâte de voir ce « spin off » d’un des films les plus drôles des années 90, inspiré d’un des plus drôles des années 70 !

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« Little Fish » avec Jack O’Connell et Olivia Cooke dans un film SF sur la mémoire

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Olivia Cooke (Ready Player One) va jouer avec Jack O’Connell dans un film de SF au pitch curieux.

« Little Fish » sera réalisé par Chad Hartigan, à qui on doit « This Is Martin Bonner (2013) et Morris From America (2016), deux  films primés à Sundance.

Little Fish aura un scénario assumé comme dans la veine de la série Black Mirror.

Un jeune couple marié est confronté à une pandémie mondiale qui efface la mémoire des gens.

Dès lors, comment ne pas sombrer et trouver une issue ?

Jack O’Connell a été découvert dans la série Skins version britannique puis dans le génial « Les poings contre les murs« , dans « Invincible » d’Angelina Jolie, « 71 » de Yann Demange, « Money Monster » de Jodie Foster et la récente très bonne série Netflix « Godless« . Il sera à l’affiche en 2020 de plusieurs films : « Against All Enemies » avec Kristen Stewart dans la peau de Jean Seberg, Jungleland en boxeur aux côtés de Charlie Hunnam.

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Ron Howard dirigera l’excellente Amy Adams dans l’Amérique pro Trump pour la plateforme Netflix

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Dans « Hillbilly Elegy », Ron Howard dirigera l’excellente Amy Adams pour la plateforme Netflix.

Ecrit par J.D. Vance, ce best seller s’intéresse à l’Amérique des déclassés de l’industrie du charbon et de la métallurgie, qui ont voté massivement Donald Trump. On y suit un jeune homme, qui étudie à Yale et tente de s’extraire de sa condition tout en étant très lucide sur la fracture économique et politique entre ceux qui réussissent et les autres.

On n’attendait pas forcément Ron Howard sur ce terrain, ce dernier étant un bon faiseur sans vraiment de personnalité. On peut donc rester dubitatif quant aux choix. Wait and see…

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« Waiting for the Barbarians » : Robert Pattinson, Johnny Depp et Mark Rylance en pleine la torture coloniale

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Après des années compliquées, et s’être fait virer de la franchise Pirates des Caraibes et trainé en justice par sa dernière compagne, Johnny Depp retrouve le chemin de rôles plus classiques qui lui permettront peut être d’arrêter de cabotiner. C’est un excellent acteur qui s’est gâché dans une auto caricature et on ne peut que souhaiter son retour dans de bons films.

« Richard says Good Bye » sorti sur Amazo Prime était plutôt réussi et Depp très convainquant.

En plus du film sur le photographe W. Eugene Smith dans Minamata, nous verrons en 2020 Johnny Depp aux côtés de Robert Pattinson et  Mark Rylance.

Waiting for the Barbarians sera réalisé par Ciro Guerra, qui a reçu de bonnes presses pour ses premiers films. On y suivra la prise de conscience d’un magistrat britannique d’une petite ville coloniale après avoir été témoin des mauvais traitements subis par des prisonniers de guerre.

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Andrew Garfield et Jessica Chastain télévangélistes

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« The Eyes of Tammy Faye » suivra le parcours d’un couple de la télévision américaine formé par Tammy Faye et Jim Bakker.

Le couple gérait un show évangéliste dans les années 70 et 80 qui cartonnait auprès du public. Le couple soutenait la communauté LGBT et les victimes du VIH.

Mais en 1987, Jim Bakker est accusé d’avoir acheté le silence d’une victime de viol. Le présentateur est condamné à 45 ans d’emprisonnement. Son épouse demande le divorce en 1993 et décédera d’un cancer en 2007. Quant à lui, il sorti de prison au bout de 8 ans après des remises de peines.

Michael Showalter réalisera le film porté par Andrew Garfield et Jessica Chastain.

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« Little Things » avec Denzel Washington et Rami Malek à la poursuite d’un serial killer

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Rami Malek, tout juste oscarisé pour Bohemian Rhapsody, jouera aux côtés de aux côtés de Denzel Washington dans le thriller Little Things.

Il y jouera un détective faisant équipe avec hérif en fin de carrière, joué par Denzel Washington. Les deux hommes seront sur la trace d’un tueur en série.

Rami Malek sera par ailleurs le grand méchant du prochain James Bond, dernier opus de l’agent 007 avec Daniel Craig.

John Lee Hancock (The Highwaymen, Le Fondateur, Dans l’ombre de Mary)réalise.

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« Good Morning, Midnight » de et avec Georges Clooney qui se met à la SF pour Netflix

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Georges Clooney a connu des déboires en tant que réalisateur ces dernières années. Si « Confessions d’un homme dangereux« , « Good night and good luck » et « Les marches du pouvoir » avaient été très bien reçues par la presse, il s’est carrément planté avec  » Monuments men » en 2014 et « Bienvenue à Suburbicon » en 2017.

On lui souhaite donc de retrouver le modjo avec sa prochaine réalisation pour laquelle il a cédé aux sirènes du géant Netflix.

Dans Good Morning, Midnight, il jouera le premier rôle à savoir un scientifique qui travaille en terre arctique et tente de contacter une équipe d’astronautes tentant de revenir sur Terre.

Il s’agira d’un film post-apocalyptique adapté d’un roman publié en 2016.

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« Eté 84 » de François Ozon qui tourne son 19ème film !

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François Ozon et non seulement l’un des grands réalisateurs français populaire mais en plus il est l’un des plus actifs puisqu’il réalise quasiment un film par an. A 51 ans il a déjà réalisé 18 films sur…20 ans ! Et dedans on compte de grandes réussites comme Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, Sous le sable, Huit femmes, Le Temps qui reste, Potiche, Dans la maison, Jeune et Jolie, Frantz et tout récemment l’excellent Grâce à Dieu.

Il tourne en 2019 en Normandie son nouveau film intitulé Eté 84, qui suivra trois adolescents en vacances dans une station balnéaire.

Ses acteurs sont inconnus puisqu’il s’agit de jeunes interprètes, Félix Lefebvre, Benjamin Voisin et Philippine Velge.

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Meryl Streep et Nicole Kidman sur une comédie musicale du showrunner de Glee et Nip Tuck 

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On savait que Ryan Murphy, showrunner adulé de Glee, Nip Tuck, American horror Story ou Pose, avait passé un accord de partenariat avec Netflix.

Son contrat de cinq ans avec la plateforme de VOD lui a déjà permis de préparez les futures séries « The politician » et « Ratched », prequel du film Vol au-dessus d’un nid de coucou.

Il adaptera la comédie musicale de Broadway « PROM », nommée aux Tony Awards.

Et il attire un casting ultra hype avec Meryl Streep, Nicole Kidman et Ariana Grande.

Meryl Streep sera une artiste célèbre montant une comédie musicale  autour de la vie de Elenaor Roosevelt avec l’aide de trois autres stars de Broadway. Le projet vire au naufrage et l’histoire de déplace l’Indiana, où les quatre stars sur le retour viennent en aide à une étudiante lesbienne victime d’homophobie.
Il ne s’agira pas d’une série mais d’un long métrage qui sortira sur Netflix fin 2020.
Ryan Murphy produira le film ET le réalisera.
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« The Old Guard » avec Charlize Theron
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Charlize Theron jouera dans l’adaptation de « The Old Guard » que produira Netflix et Skydance.
The Old Guard suit un groupe de mercenaires immortels qui travaille à travers les âges. Un jour ils apprennent l’arrivée d’une femme soldat noire immortelle également, et qu’ils n’ont jamais repérée. Il s’agit d’une bande-dessinée de Greg Rucka et dessinée par Leandro Fernandez, dont le 1er tome est sorti seulement en janvier 2019. Gina Prince-Bythewood dirigera le film. Marwan Kenzari, qui incarne Jafar dans le Aladdin de Disney est également annoncé.

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« DRUK » de Thomas Vinterberg – le réalisateur danois retrouve Mads Mikkelsen sur une tragi-comédie autour de l’alcool

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Après trois succès critiques consécutifs, « Submarino« , « La Chasse » et « Loin de la foule déchainée« , Thomas Vinterberg a retrouvé son Danemark natal pour  « The Commune » puis a raconté l’histoire du sous-marin « Kursk« , mais son film a été mal distribué l’an dernier ety n’a pas rencontré le succès.

Il retrouvera son acteur de « La Chasse« , au Festival de Cannes pour ce film, Mads Mikkelsen.

Ce dernier jouera un professeur un peu borderline qui décide avec trois de ses collègues de donner des cours aux élèves en étant ivres, l’objectif étant de faciliter les échanges avec eux ainsi que leur créativité.

Le film est prévu pour l’automne 2020.

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« Those Who Wish Me Dead » de Taylor Sheridan avec Nicholas Hoult en tueur face à Angelina Jolie

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Nicholas Hoult jouera aux côtés d’Angelina Jolie, absente des écrans depuis 2015 et qui reviendra avec Maléfique 2 des Studios Disney.

Taylor Sheridan adaptera le roman de Michael Koryta, « Those Who Wish Me Dead« . On y suit un adolescent de 14 ans assistant à un crime brutal. Pour le protéger, il bénéficie d’une fausse identité et se retrouve dans une école d’adolescents à problèmes. Nicholas Hoult devrait jouer un des tueurs.

Taylor Sheridan est connu pour les scénari de Sicario, le très bon Comancheria, et Wind River qu’il a réalisé en 2017 et qui avait reçu d’excellentes critiques.

Hoult a été vu dans la série Skins, A Single Man de Tom Ford, le fauve dans les récents X-men, le génial Mad Max Fury Road, Young Ones, Kill Your Friends et tout récemment dans La Favorite de Yorgos Lanthimos (The Lobster, Mise à Mort du Cerf Sacré).

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Christoph Waltz et Louis Garrel chez Woody Allen, qui trouve refuge en Europe !

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Woody Allen est en procès avec Amazon qui a rompu son contrat de plusieurs films et la diffusion de Un Jour de pluie à New York, suite aux affaires Weinstein, Singer, Keven Spacey…sa fille adoptive l’accusant toujours d’abus sexuels. L’affaire remonte à plus de 30 ans et à l’époque une enquête avait été menée et l’affaire classée sans suite. Mais visiblement Woody n’a pas le droit à la présomption d’innocence dans l’américaine puritaine d’aujourd’hui où accusation signifie jugement.

Un Jour de pluie à New York a certes vu la plupart de ses acteurs tourner le dos au réalisateur et le lâcher, il a tout de même trouvé à le distribuer en Europe et notamment en France grâce à Mars Films.

Alors qu’on pouvait craindre que l’octogénaire ne se remette pas de cette chasse aux sorcières, il trouve refuge en Europe et tournera en Espagne avec la société de production Mediapro (Vicky Cristina Barcelona et Minuit à Paris).

Les acteurs européens donc qui tourneront pour le maitre New-Yorkais sont Christoph Waltz, Louis Garrel, Sergi López, Elena Anaya, Wallace Shawn et Gina Gershon.

On y suivra un couple d’américains se rend au Festival du film de San Sebastian et va se désunir en tombant chacun amoureux d’une autre personne.


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« Mank » de David Fincher qui fait de Gary Oldman le scénariste de Citizen Kane !

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David Fincher est un grand, très grand réalisateur mais il n’a rien mis en scène depuis le très bon GONE GIRL il y a 5 ans !

Et il me manque grave. Alors certes plusieurs de ses projets ont échoué, certes il a failli réaliser World War Z 2 avec son pote Brad Pitt, qui a été purement et simplement annulé par le studio et certes il a lancé plusieurs séries dont l’excellente Mindhunter, qui reviendra sur Netflix à l’automne.

L’excellente nouvelle est qu »il revient avec un projet super excitant.

Ce sera exclusivement sur Netflix avec qui il s’entend décidément bien (House of Cards, Mindhunter et sa série animée Love, Death + Robots).

« Mank » est issu d’un scénario écrit par le père de Fincher en 2003, avant sa mort.

Le film sera en noir et blanc et sera un biopic de Herman Mankiewicz, scénariste de Citizen Kane.

On y verra sa collaboration avec Orson Welles.

L’excellent Gary Oldman jouera le rôle principal et collaborera pour la première fois avec le maitre.

 

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« The French Dispatch » de Wes Anderson 

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Wes Anderson fait partie de mes chouchous car il a un univers unique, un style unique, mélancolique, drôle et perché. Ses invitations à visiter ses univers sur mesure d’une précision d’horloger ont donné de grands films parmi lesquels La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited,  Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hôtel, L’Île aux chiens.

Le maitre tourne son dixième long métrage en France à Angoulême !

On ne connait pas encore ni le pitch ni le casting complet. On sait juste que l’histoire se situera juste après la Seconde Guerre Mondiale et serait une lettre d’amour aux journalistes via trois intrigues suivant des correspondants américains à Paris. La ville du festival de BD et le sud-ouest seront donc à l’honneur et on est heureux pour la région !

La géniale Tilda Swinton retrouverait le réalisateur après Moonrise Kingdom,et The Grand Budapest Hôtel.

D’autres fidèles et excellents acteurs seront sur la liste. Le génial Bill Murray est de la partie ainsi que Frances McDormand, Madame Joel Coen à la ville et surtout une très grande actrice encore saluée l’an dernier dans Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance.

D’autres énormes acteurs débarquent avec Benicio Del Toro, Jeffrey Wright (Westworld), Mathieu Amalric et Timothée Chalamet (Call Me By Your Name).

Natalie Portman pourrait rejoindre le casting.

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Pierre Niney, Stacy Martin et Benoît Magimel dans un thriller de Nicole Garcia

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Nicole Garcia tournera son neuvième film, Lisa Redler qui se présente comme une histoire d’amour plutôt sombre.

Simon quitte la France sans prévenir après une soirée qui vire mal. Sa compagne ne le voit jamais revenir jusqu’à ce que leurs vies se croisent de nouveau plusieurs années plus tard, dans l’océan Indien. Un meurtre est au cœur du triangle amoureux qui se créé.

Pierre Niney, Stacy Martin et Benoît Magimel seront les rôles titres.

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« La Couleur tombée du ciel » : Nicolas Cage dans un film SF adapté du culte H.P. Lovecraft

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Nicolas Cage a fait une retour halluciné en 2018 en affrontant une secte dans le délirant et excellent « Mandy » !

Il poursuit ses choix risqués mais couillus avec « La Couleur tombée du ciel », adapté de l’œuvre de H.P. Lovecraft (Les Montagnes hallucinées).

En 1880, un père de famille qui vient d’arriver avec sa famille dans le Massachusetts voit une météorite s’écraser non loin de ses terres.

Alors qu’elle s’enfonce sous le terrain, les environs semblent se contaminer tout comme l’espace-temps.

Le paysage et les gens se transforment au grès de l’évolution de la couleur surnaturelle de la météorite.

Richard Stanley, qui n’a rien fait depuis L’Île du docteur Moreau en 1996 avec Val Kilmer et Marlon Brando, réalisera. Bon ce n’est pas franchement rassurant.

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« On the Rocks » de Sofia Coppola qui retrouve Bill Murray 15 ans après « Lost in Translation »

Sofia Coppola retrouve Bill Murray 15 ans après Lost in Translation.

Il s’agira du nouveau film de la réalisatrice, On the Rocks.

Rachida Jones jouera une jeune mère renouant avec son père, vieux playboy qui vit à New York.

C’est Apple qui sera indirectement à a production via sa société A24.

Belle prise donc pour le géant qui souhaite lancer une plateforme de VOD concurrente à Amazon Studios, Netflix ou Disney.

La question sera de savoir si le film sortira en salles.

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« Minamata » : Johnny Depp interprétera le photographe W. Eugene Smith

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Alors qu’il vient de se faire éjecter de la saga Pirates des Caraibes par Disney pour le futur reboot annoncé, Johnny Depp semble se reprendre en mains et choisir des projets plus intéressants. Outre « Les animaux fantastiques, Les Crimes de Grindelwald » qui lui assure un cachet, il est prévu dans Waiting for the Barbarians avec Robert Pattinson et dont le réal, Ciro Guerra a reçu de bonnes presses pour ses premiers films. On l’attend dans Richard Says Goodbye, où il joue un homme au bout du rouleau, atteint d’une maladie grave et qui a brulé la vie par les deux bouts…soit un rôle bienvenu pour lui en ce moment.

Il a tourné Minamata, un film sur le photographe W. Eugene Smith.

Ce dernier fut correspondant de guerre dans le Pacifique, puis rapatrié après avoir reçu un éclat d’obus. Aux Etats-Unis, il photographiera pour le mythique magazine Life Magazine.

L’histoire se centrera sur sa période de vie au Japon. Il part faire un reportage qu’il fera en 1961 puis s’installe en 1971 à Minamata avec son épouse.

Ses photographies sont alors le témoin de la pollution industrielle et de la destruction de la santé des habitants. Des problèmes neurologiques irréversibles ont été causés par un  empoisonnement au mercure.

Publiées dans Life malgré des violences qu’il subit sur place, il en fera également un ouvrage retentissant dans le monde.

Andrew Levitas, inconnu, réalise le film.

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Joel Coen adapte MacBeth, sans son frère, avec Denzel Washington et Frances McDormand

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Joel Coen va réaliser son premier film véritablement en solo sans son frère Ethan Coen. Joel a certes été crédité seul sur certains de leurs chefs d’œuvre mais ils se partageaient en réalité les postes de scénariste et réalisateur sur chaque projet.

Et c’est Shakespeare qui va les séparer le temps d’un seul film espérons le. Joel Coen adaptera MacBeth avec Denzel Washington et Frances McDormand.

Frances McDormand a joué très jeune du théâtre et adore Shakespeare. Or elle est la femme de Joel Cohen depuis 35 ans…On lui doit des rôles fabuleux chez les Coen dans Sang pour sang, Arizona Junior, Miller’s Crossing, Fargo (Oscar de la meilleure actrice), The Barber, Burn After Reading. Elle a aussi été excellente chez d’autres dans Mississippi Burning, Short Cuts de Robert Altman, Lone Star de John Sayles, Presque célèbre de Cameron Crowe,  This Must Be the Place de Paolo Sorrentino,  Moonrise Kingdom de Wes Anderson, et Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance de Martin McDonagh, qui lui vaudra son second oscar de meilleure actrice.

On l’attend en 2020 dans The French Dispatch le nouveau Wes Anderson

Denzel Washington a quant à lui eu une carrière franchement pas terrible. Excellent acteur au demeurant, il n’a fait quasiment que de mauvais choix. On notera Glory d’Edward Zwick, Malcolm X de Spike Lee, Philadelphia de Jonathan Demme, Training Day d’Antoine Fuqua,  Inside Man de Spike Lee, American Gangster de Ridley Scott, Le Livre d’Eli de Albert et Allen Hughes mais bon ce ne sont pas de grands films non plus.

Orson Welles, Roman Polanski et Justin Kurzel ont tous adapté la pièce, les deux premiers avec brio, le dernier de façon plus contrastée.

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« News on the World » de Paul Greengrass avec Tom Hanks

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Après « Capitaine Phillips », Paul Greengrass et Tom Hanks vont se retrouver.

Il s’agirait d’un western soit un changement de style pour le réalisateur des Jason Bourne, Un 22 juillet, Vol 93 ou Bloody Sunday.

Il s’agira de l’adaptation du livre  « Des nouvelles du monde » de Paulette Jiles, paru en 2016.

Situé au Texas après la Guerre de Sécession, on y suivra un capitaine qui effectue une traversée longue et dangereuse en compagnie d’une jeune orpheline qui a assisté au massacre de sa famille par les Kiowas.


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David Lowery (Les amants du Texas et A ghost Story) sur une légende médiévale proche du Roi Arthur

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David Lowery est l’un des réalisateur que je suis de très près car j’ai adoré « Les amants du Texas » et « A ghost Story » ou « The Old Man and The Gun », qui a marqué le dernier film de l’immense Robert Redford comme acteur.

Son film suivant « Green Knight », adaptation d’un conte anglais où Sir Gauvain, chevalier de la table ronde, relève un défi que lui lance Le Chevalier Vert.

Le curieux chevalier demande à ce qu’on le décapite. Contre cet « essai », il aura le droit lui aussi de tenter de décapiter le candidat un an plus tard.

Sir Gauvain accepte et quitte son royaume un an après pour rejoindre Le Chevalier Vert.

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Colin Farrell tente de sauver un robot familial

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Colin Farrell a connu une carrière pas toujours chanceuse il a eu de beaux succès critiques ces dernières années (Bons baisers de Bruges, The Lobster, Mise à mort du cerf sacré, Les Veuves) et il a joué dans des films ou séries exposés (Les Proies de Sofia Coppola, Les Animaux fantastiques, Dumbo de Tim Burton puis le prochain Guy Ritchie).

Il a donc de nouveau le vent en poupe et reviendra bien tôt à la SF avec After Yang.

A24 Films, qui a produit des films différents et gonflés comme Hérédité, A Ghost Story de David Lowery ou Under The Skin,est derrière le projet.

Il s’agira d’un thriller où un père et sa fille tentent de sauver la vie de leur robot. Le film sera co-écrit et mis en scène par e réalisateur sud-coréen Kogonada, réalisateur ayant surtout fait des montages à partir du travail d’autres réalisateurs comme Terrence Malick, Tarantino, Bresson ou Hitchcock.

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« Pop.1280″ de Yorgos Lanthimos (La favorite) ou le remake de « Coup de torchon » de Tavernier

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Le réalisateur grec Yorgos Lanthimos sort du succès critique de l’excellent « La favorite« .

Son prochain film serait la nouvelle adaptation du roman 1.275 âmes de l’Américain Jim Thompson.

Bertrand Tavernier a déjà adapté le livre avec l’excellent Coup de torchon, en 1981, porté par un Philippe Noiret au sommet de son art.

Après The Lobster et Mise à mort du cerf sacré, puis « La favorite« , qui a valu à Olivia Colman l’Oscar de la meilleure actrice, Yorgos Lanthimos poursuit son excellente carrière et s’impose peu à peu comme un réalisateur avec qui il va falloir compter.

 

James Dean ressuscité pour sauver un chien !

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Décédé en 1955 à l’âge de 24 ans, l’acteur culte va subir ce que je craignait depuis longtemps.

Les techniques récentes permettent de récréer des acteurs morts comme ce fut le cas de Peter Cushing dans Star Wars Rogue One.

Image Engine, entreprise canadienne, et MOI Worldwide, compagnie sud-africaine, récrééront donc James Dean, avec l’accord de sa famille pour jouer un second rôle dans Finding Jack d’Anton Ernst et Tati Golykh.

Le film traitera des chiens des soldats de la guerre du Viêt Nam, abandonnés sur le champ de bataille.

Autant dire que e thème est en plus idéal pour un film Whouf, voire whouf whouf !

Si l’image sera récréée, sa voix sera celle d’un autre !

Au-delà du problème éthique évident, ceci ouvre à du grand n’importe quoi puisque le jeu d’acteur, la voix, l’âme manqueront et aboutiront à l’utilisation de coquilles vides. C’est navrant. Autant pour des acteurs vivants, utiliser une version plus jeune est moins discutable car ce sont eux mêmes qui s’interprètent et donnent leur accord, autant là c’est navrant.

Robin Williams avait indiqué clairement dans son testament l’interdiction d’utiliser son image durant 25 ans après sa mort…

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Jodie Foster, Benedict Cumberbatch, Shailene Woodley et Tahar Rahim en plein Guantanamo

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Kevin Macdonald (Le dernier Roi d’Ecosse, L’aigle de la neuvième légion, Black Sea) réunira un suer casting pour Prisoner 760.

Jodie Foster, très rare au grand écran sera accompagnée de Benedict Cumberbatch, Shailene Woodley et Tahar Rahim.

On suivra l’histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi (joué par Tahar Rahim), Mauritanien incarcéré en 2002 à Guantanamo par le gouvernement américain, sans aucune preuve.

Torturé pendant des années, sans aucun procès pour simple fait d’être soupçonné membre d’Al-Qaeda, il arrive à contacter une avocate et son assistante.

C’est avec l’aide d’un procureur militaire, joué par Benedict Cumberbatch, que Slahi sera libéré en 2016, 14 ans après avoir été injustement enfermé.

Son livre, Les carnets de Guantanamo a inspiré le film.

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Michael Fassbender et Elisabeth Moss jouent au football pour Taika Waititi (Thor : Ragnarok)

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Taika Waititi a tellement réussi Thor : Ragnarok que Marvel lui a déroulé le tapis rouge pour réaliser le 4ème.

On le retrouvera en faux Adolf Hitler puisqu’il joue dans son prochain film, Jojo Rabbit, qui a rencontré un beau succès à Toronto et sortira en janvier 2020.

Avant le prochain Thor, il tournera Next Goal Wins, inspiré d’une histoire vraie, celle des exploits de Thomas Rongens au sein de l’équipe de football des Samoa américaines.

Après avoir été humiliée par des scores catastrophiques l’équipe a remporte son premier match grâce au coach néerlandais.

Michael Fassbender, qui s’est fait très discret ces deux dernières années après une surexposition et deux trois flops, jouera l’entraineur.

Elisabeth Moss (The Handmaid’s Tale) omplétera le casting qui sera, à part ces deux acteurs, exclusivement composé d’inconnus.

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« Mandibules » de Quentin Dupieux avec Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet et le Palmashow

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Alors que son film Au Poste ! avait très bien marché niveau critique et public, Quentin Dupieux s’apprête à sortir Le Daim avec Jean Dujardin et Adèle Haenel, où Dujardin joue un mec qui n’en peux plus de la veste en Daim qu’il vient d’acheter. Comme à son habitude, le cinéma de Dupieux Aka Mister Oizo se veux perché, surréaliste et il a bien raison d’insister car des loulous comme lui avec une telle identité, çà ne court pas les cinémas.

Mais comme un Ozon du bizarre, Dupieux tourne aussi vite que son ombre et s’apprête déjà à tourner le prochain, intitulé Mandibules !

Adèle Exarchopoulos, Anaïs Demoustier, Denis Ménochet mais aussi David Marsais et Grégoire Ludig du Palmashow seront de la partie.

Il s’agira de l’histoire de deux amis un peu simplets qui découvrent une mouche géante dans le coffre d’une voiture.

Ils décident de la domestiquer pour lui faire faire des tours et gagner de l’argent.

Bref, un pitch à la Dupieux.

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« I’m Thinking of Ending Things » de Charlie Kaufman, l’auteur de « Dans la peau de John Malkovich » 

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Après avoir scénarisé « Dans la peau de John Malkovich » et « Adaptation » pour Spike Jonze (« Her« ), et réalisé  Anomalisa (2014) et Synecdoche, New York (2008), Charlie Kaufman va réaliser un long métrage pour Netflix.

« I’m Thinking of Ending Things » sera un thriller où l’on suivra Jake, qui présente à ses parents sa petite amie et l’emmène dans la ferme reculée où ils habitent. Il s’agit du premier roman de l’auteur canadien Iain Reid, qui sort en avril 2018 et dont le thème est la fragilité de la psyché et les limites de la solitude.

Toni Collette, Jesse Plemons, David Thewlis composent le casting.

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« Nightmare Alley » de Guillermo Del Toro

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Guillermo Del Toro vient de remporter le lion d’Or à Venise avec « La forme de l’eau« , qui sortira en France le 21 Février.

Alors qu’on l’attendait sur un remake du film de Richard Fleischer, Le Voyage Fantastique, il pourrait réaliser un autre projet au préalable, profitant de son retour en grâce.

Il s’agirait du remake de Nightmare Alley (« Le Charlatan »), réalisé en 1947 avec Tyrone Power.

Le Charlatan suivrait un bonimenteur faisant croire dans son spectacle truqué qu’il avait le pouvoir de lire dans les esprits. il s’aide pour ceci d’une psychologue et d’une diseuse de bonne aventure.

Le film suivrait la marche vers la gloire et la chute du personnage.

On imagine sans mal Del Toro dans un tel univers. Le casting est hallucinant avec des econds rôles de prestige, accrochez-vous : Toni Collette, Cate Blanchett, Willem Dafoe, Bradley Cooper, Rooney Mara, Ron Perlman, David Strathairn et Richard Jenkins !

Ce qui vous attend au cinéma en 2020, la sélection du Blanc Lapin – Partie 1 : de Janvier à mi juillet 2020

1 janvier, 2020

L’année 2019 fut riche et vous pouvez retrouver le classement du Blanc Lapin ici et ici.

Alors que nous réserve 2020 ?

J’ai sélectionné 88 films (oui je suis un grand malade) qui feront parler d’eux très probablement en 2020.

Nous verrons le retour de grands réalisateurs comme Sam Mendes et son film de guerre « 1917″, Todd Haynes, le perché suédois Roy Andersson, les français François Ozon en passant par le grand Christopher Nolan et son « Tenet » ou « The French Dispatch » du génial Wes Anderson qui réunit de nouveau un casting hallucinant. Autre grand qui n’a rien réalisé depuis 6 ans, David Fincher et son « Mank » qui fera l’évènement Netflix de fin 2020 avec Gary Oldman en rôle titre. Le grand Paul Verhoeven passera probablement par Cannes avec Virginie Efira en nonne lesbienne…toujours aussi subversif à 81 ans !

Et puis il y aura des retrouvailles, celles de Guy Ritchie avec le style de Snatch et un casting 4 étoiles, de l’excellent Mads Mikkelsen qui jouera de nouveau pour Thomas Vinterberg, de Sofia Coppola avec Bill Murray.

Et puis il y aura de l’humour avec deux Pixar qui ne sont pas des suites, sinon rien (Soul et En Avant !), « Jojo Rabbit » du délirant Taika Waititi où Adolf Hitler est l’ami imaginaire d’un enfant, le film Kaamelot d’Alexandre Astier ou le retour à la réalisation d’Albert Dupontel avec Virginie Efira dans « Adieu les cons« . Et puis j’ai hâte de voir la géniale  Blanche Gardin chez Gustave Kervern et  Benoît Delépine. Et puis l’iconoclaste Quentin Dupieux nous refera un bon gros délire avec une histoire de mouche géante apprivoisée.

Roberto Benigni jouera dans  « Pinocchio » de Matteo Garrone tandis que Michel Hazanavicius  fera d’Omar Sy un prince de conte de fées. Mathias Malzieu, chanteur de Dionysos et réalisateur de Jack et la mécanique du Cœur  plongera Nicolas Duvauchelle auprès d’une sirène en plein Paris de conte de fées.

Le génial Léos Carax sortira enfin son « Annette », comédie musicale portée par Marion Cotillard et Adam Driver. 

Peut être verra t-on le nouverau Guillermo del Toro si il est prêt. Charlie Kaufman, scénariste de « Dans la peau de John Malkovich » signera un thriller pour Netflix.

On verra des changements de style. Joel Coen adaptera MacBeth, David Lowery (Les amants du Texas et A ghost Story) s’intéressera à une légende médiévale proche du Roi Arthur. L’excellent Scott Cooper (HostileStrictly Criminal) se mettra à l’horreur.

Et puis question action et gros délire, nous verrons le prequel des King’s men par son créateur, Matthew Vaughn  et L’ultime James Bond avec Daniel Craig ! 

L’année se terminera par mon film le plus attendu, la nouvelle adaptation du roman de Sf « Dune » par le talentueux Denis Villeneuve…un pari fou et on l’espère réussi tant l’oeuvre de Franck Herbert est dense.

Allez, je vous propose de vous plonger dans l’année à venir qui sera extrêmement riche. Et n’oubliez pas, 2020 çà rime avec Blanc Lapin !

 

« Les Quatre filles du docteur March » par Greta Gerwig avec Saoirse Ronan et Timothée Chalamet

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En 2018, l’excellente actrice Greta Gerwig réalisait son premier film et rencontrait le succès avec Lady bird.

Pour son second film, elle adaptera les « Quatre filles du docteur March« , maintes fois adapté au cinéma.

Saoirse Ronan et Timothée Chalamet, déjà à l’affiche de Lady Bird, joueront aux côtés de l’excellente Florence Pugh (« The Young Lady« )  mais aussi de Emma Watson et Meryl Streep.

Casting quatre étoiles pour ce film qui s’intitulera « Little Women »

Sortie le 1er janvier 2020

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« 1917″ de Sam Mendes avec Colin Firth et Benedict Cumberbatch  

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Sam Mendes est un très grand réalisateur. On lui doit « American beauty« , « Les sentiers de la perdition » ou le magnifique « Les noces rebelles » avec Léo DiCaprio et Kate Winslet.

Ces 10 dernières années, il a été très pris par James Bond compte tenu du succès énorme de Skyfall et très bon de Spectre.

Son film sera un film de guerre et s’intitulera 1917.  On y vivra la première Guerre mondiale du point de vue des troupes américaines sur une journée de deux jeunes soldats anglais.

George MacKay et Dean-Charles Chapman sont les comédiens choisis pour jouer les deux héros. MacKay a été découvert aux côtés de James Franco dans la série 22.11.6 d’après Stephen King, puis aux côtés de Viggo Mortensen dans Captain Fantastic.  On le verra en 2020 aux côtés de  Charlie Hunnam, Russell Crowe et Nicholas Hoult dans « The True History of the Kelly Gang« .

Richard Madden (la série Bodyguard et Robb Stark dans Game of Thrones), Mark Strong, et les excellents Colin Firth et Benedict Cumberbatch complétent le casting.

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Sortie le 15 janvier 2020

Sortie le 15 janvier

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« The Banker » – Samuel L. Jackson, Anthony Mackie et Nicholas Hoult deviennent les 1ers banquiers noirs sur Apple Tv

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Samuel L. Jackson, Anthony Mackie, Nicholas Hoult joueront dans le film « The Banker » de George Nolfi.

Deux entrepreneurs afro-américains, Bernard Garrett et Joe Morris, défient les lois raciales, en vigueur dans les années 50 aux Etats-Unis, en recrutant un ouvrier blanc, Matt Steiner. Ils décident de l’installer à la tête de leur entreprise afin de développer leur business.

Le film sortira sur le service de streaming d’Apple, Apple TV+ en janvier 2020.

Et oui, la guerre des plateformes, çà fait 3 ans que je vous en parle et on y est grave !

Bande-annonce :

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« Bad Boys For Life » avec Will Smith, Martin Lawrence

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Le troisième opus pas attendu du tout de Bad Boys où l’on retrouvera Will Smith et Martin Lawrence inspecteurs de police en pleine crise de la quarantaine. Le résultat sera navrant très probablement…

Sortie le 22 janvier

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« Cuban Network » d’ Olivier Assayas avec Penelope Cruz, Edgar Ramirez et Gael Garcia Bernal

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Edgar Ramirez, Penelope Cruz, Wagner Moura et Gael Garcia Bernal seront les têtes d’affiche du prochain film d’Olivier Assayas, Wasp Network.

Inspiré d’un livre de l’écrivain Fernando Morais, le film s’intéressera au réseau Wasp, constitué par le régime cubain dans les années 1980 afin d’infiltrer les anti Fidel Castro basés aux Etats-Unis. Le livre suit la traque de 14 espions cubains par les américaines.

Après son passage remarqué en mai dernier dans Everybody Knows de Asghar Farhadi, on retrouvera Penelope Cruz dans le prochain Almodovar, Dolor y Gloria.

Gael Garcia Bernal sera quant à lui du prochain film de Pablo Larrain, pour qui il a déjà tourné No et Neruda.

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Sortie le 29 janvier

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« Jojo Rabbit » de Taika Waititi : Adolf Hitler ami imaginaire d’un petit garçon chez le réal de Thor Ragnarok

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Le réalisateur de Thor Ragnarok est-il sur le point de livrer un film différent ou un film d’un mauvais goût qui va mettre mal à l’aise tout le monde ?

Taika Waititi a réalisé Jojo Rabbit soit l’adaptation d’un roman de Christine Leunen (Caging Skies) où l’enfant d’une famille monoparentale dont la maman sera jouée par  Scarlett Johansson, a comme ami imaginaire Adolf Hitler !

C’est en rencontrant une petit fille juive qu’il va changer sa vision du monde qui l’entoure…

Le réalisateur interprète lui-même Hitler.

C’est un projet très curieux qui visiblement a plutôt séduit la presse lors des festivals de septembre.

Bande-annonce :

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Sortie le 29 janvier 2020

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Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn

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Margot Robbie reprend son rôle d’Harley Quinn, petite copine du Joker joué par Jared Leto dans le catastrophique The suicide Quad. Comme c’était la seule chose réussie du film, la Warner a lancé un film sur l’anti héroine folle avec d’autres vengeresses tarées. La bande-annonce est affreuse. Jared Leto n’a pas été sollicité de nouveau en Joker, surtout après le succès de Joker avec Joaquin Phoenix où sa prestation semble ridiculisée par celle de Phoenix.

Bref, probablement un gros film pudding inutile et indigeste de plus avec un pseudo féminisme bête.

Sortie le 5 février

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« The Gentlemen », Le nouveau Guy Ritchie (Snatch) qui retourne au film de gangsters avec Charlie Hunnam, Colin Farrell, Hugh Grant et Matthew McConaughey

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Alors que Des agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. et surtout Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, ont été des fours exceptionnels, le second recevant une critique unanimement catastrophique, Guy Ritchie cherche à retrouver le succès.

Il est loin le temps de Sherlock Holmes et Sherlock Holmes : Jeu d’ombres et encore plus celui de ses deux films de gangsters qui l’ont fait connaitre, Snatch et Arnaques, crimes et botanique.

Heureusement pour lui, il avait déjà signé pour réaliser la version live d’Aladdin pour Disney lorsque son Roi Arthur s’est vautré. A l’image de Cendrillon, Alice aux Pays des Merveilles, Maleficient, Le Livre de la Jungle et La Belle et la Bête, le film a cartonné avant de rejoindre Mulan, Le Roi Lion et bien d’autres.

Mais pour retrouver un semblant de crédibilité critique, l’ex de Madonna compte sur The Gentlemen, un film clairement dans la veine de ses premiers opus.

Matthew McConaughey et Kate Beckinsale y seront les rôles principaux.

Ils seront accompagnés de Charlie Hunnam, Colin Farrell et Hugh Grant.

Colin Farrell a eu de beaux succès critiques ces dernières années (Bons baisers de Bruges, The Lobster, Mise à mort du cerf sacré, Les Veuves). Hugh Grant en revanche est quasi invisible et ceci fera plaisir de le retrouver dans un rôle probablement barré.

Charlie Hunnam a été rôle principal de la série Sons of Anarchy et niveau ciné il a bien pataugé avec des ratés comme Arthur de Guy Ritchie, le remake de Papillon ou Pacific Rim. Parmi les réussites il n’y a que  « The Lost City of Z » de James Gray et Crimson Peak de Guillermo Del Toro. Mais il est dans plein de projets hype puisqu’il sera de The True History of the Kelly Gang de Justin Kurzel aux côtés de Nicholas Hoult et Russell Crowe, dans Jungleland en boxeur aux côtés de Jack O’Connell.

Un baron de la drogue britannique tente de vendre sa petite entreprise à des américains. On espère que McConaughey y sera brillant comme il peut l’être et que le scénario sera à la hauteur et ne sentira pas le réchauffé.

Bande-annonce :

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Sortie le 5 février 2020

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#jesuislà de Eric Lartigau avec Alain Chabat

Ce qui vous attend au cinéma en 2020, la sélection du Blanc Lapin - Partie 1 : de Janvier à mi juillet 2020  dans Ce qui vous attend au cinéma (sélection du Blanc Lapin)

Eric Lartigau a cartonné en 2014 avec « La famille Bélier« . Mais c’est avec Alain Chabat qu’il s’est fait connaitre avec Prête moi ta main, qui réunit 4 millions de  spectateurs en 2006 avec Charlotte Gainsbourg. Il avait débuté avec « Mais qui a tué Pamela Rose » avec Kad et Olivier.

#iamhere sera son prochain film et il retrouvera l’ex star des Nuls.

Il s’agira à nouveau d’une comédie où un chef cuisinier divorcé fait un voyage en Corée du Sud afin de rencontrer une femme qu’il a en contact via Instagram.

S’ensuivra une quête à Séoul pour retrouver cette femme.

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Sonic le film
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L’adaptation pour le grand écran du héros de jeu vidéo « Sonic, le hérisson »
Oui c’est du grand n’importe quoi et compte tenu du fait que Sony a du faire retravailler toutes les scènes avec son hérisson car il était ridicule et que la twittosphère se foutait de leur gueule, on imagine que non seulement ce sera un four mais en plus un four cher.
Comme quoi les idées cons quand y’en n’a plus, y’en a encore !
Sortie le 12 février 2020
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« Le Prince oublié » de Michel Hazanavicius  : Omar Sy en prince de conte de fées

 dans Dossiers

Michel Hazanavicius reviendra après l’échec de « The search » et l’accueil plus chaleureux du film sur Godard, « Le redoutable« , avec une comédie fantastique qui s’appellera « Le Prince oublié« .

Ce sera un changement de registre pour le papa de Oss 117 puisqu’on y suit Djibi, qui vit seul avec sa fille de 8 ans. Or tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Lorsque Sofia s’endort, ces récits extraordinaires prennent vie quelque part dans un monde imaginaire peuplé de chevaliers, pirates et autres dragons.

Lorsque Sophia entre au collège, la fin de son enfance marque la fin de ces histoires.

Que va devenir le prince qu’il incarne dans ce monde des histoires ?

Hazanavicius aura l’ultra bankable Omar Sy en rôle titre, accompagné de Bérénice Bejo, l’épouse à la ville du réalisateur et de François Damiens.

Sortie le 12 février 2020
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« Le Cas Richard Jewell » de Clint Eastwood
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A 89 ans, la légende Eastwood continue de tourner un film par an. C’est impressionnant même si le résultat est très loin de sa période faste et que son exploration du héros américain est franchement gonflante.
En 1996, Richard Jewell fait partie de l’équipe chargée de la sécurité des Jeux d’Atlanta. Il est l’un des premiers à alerter de la présence d’une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté… de terrorisme.
Sortie le 19 février 2020
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« Dark Waters » de Todd Haynes Avec Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins

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Todd Haynes est un excellent réalisateur. Il a su donner à la relation David Bowie / Iggy Pop tout le glam de l’époque dans « Velvet Goldmine« , à Juliane Moore un de ses plus beaux rôles en épouse mariée à un homo dans les années 50 avec le magnifique « Loin du Paradis » et a rendu un hommage ultra original à Bob Dylan dans « I’m not there« . Hélas son film « Carol » avec Cate Blanchett m’a laissé totalement de marbre tout comme Le Musée des merveilles.

Son film suivant est adapté d’un article de Nathaniel Rich du New York Times Magazine.

On y suivra l’avocat d’affaires Robert Bilott, qui se décida à combattre l’entreprise DuPont, second pollueur de la planète parmi les entreprises privées et géant de la chimie. La lutte dura 19 ans. Son aboutissement fut une étude scientifique prouvant que 70000 personnes avaient été contaminés par l’eau qu’ils avaient bue et qui avait été polluée par l’entreprise.

Mark Ruffalo est co-producteur et jouera l’avocat.

Sortie le 26 février 2020

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« Judy » de Rupert Goold Avec Renée Zellweger

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Je n’ai pas vu passer dans les projets de biopic celui de l’actrice Judy Garland lorsqu’elle débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town.

Cela fait trente ans déjà qu’elle est devenue une star planétaire grâce au Magicien d’Oz. Judy a débuté son travail d’artiste à l’âge de deux ans, cela fait maintenant plus de quatre décennies qu’elle chante pour gagner sa vie.

Renée Zellweger a visiblement séduit au festival de Toronto avec ce film. Nous verrons donc si il s’agit d’un biopic chiant et hagiographique ou de quelquechose présentant un réel intérêt…

Sortie le 26 février

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 En Avant !… Pixar s’intéresse aux Elfes…

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Pixar a décidé d’arrêter les suites multiples à ses franchises et passé TOY STORY 4, le successeur de 2020 sera EN AVANT !

En Avant suivra deux frères elfes qui vivent dans une banlieue mais n’importe laquelle puisque de nombreuses créatures y cohabitent. L’un des deux est maladroit et timide tandis que l’autre est sauvage et fonceur. Ils vont partir de par le monde découvrir si la magie existe encore et si leur père est toujours vivant.

Le film est réalisé par Dan Scanlon, réalisateur de Monstres Academy.

Bande-annonce !

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Sortie le 4 mars 2020

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« Une Sirène à Paris » de Mathias Malzieu avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima, Rossy de Palma

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Mathias Malzieu, le chanteur du groupe de rock français Dionysos, revient six ans après son très beau film d’animation co-réalisé avec Stéphane Berla, Jack et la Mécanique du Cœur.

Cette fois-ci son film sera en live mais aura les mêmes accents de conte philosophique.

Crooner au cœur brisé, Gaspard s’était juré de ne plus retomber en amour. Lorsque la Seine en crue vient déposer Lula, une jolie sirène, au pied du Flowerburger, la péniche-cabaret où chante Gaspard, c’est un mini-tsunami qui va bouleverser leur existence…

Le crooner’ sera joué par Nicolas Duvauchelle et la sirène par Marilyn Lima. On prie pour que le résultat soit aussi beau, sensible et poétique que son précèdent film.

Sortie le 11 mars 2020

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« La bonne épouse » de Martin Provost avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, et Noémie Lvovsky, Edouard Baer et François Berléand
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Martin Provost retrouve sa muse Yolande Moreau qu’il a fait tourner dans « Séraphine » et « Où va la nuit« .
Juliette Binoche, Yolande Moreau, et Noémie Lvovsky partageront donc l’affiche de son nouveau film. Edouard Baer et François Berléand font aussi partie de l’aventure.
Depuis des décennies l’école ménagère de Boersch en Alsace se donne pour mission de former ses jeunes élèves à devenir des épouses modèles. Mais à la veille de mai 68, la tâche se complique pour la directrice Paulette van Der Beck, qui voit en plus son premier grand amour faire un retour inattendu dans sa vie.
Sortie le 11 mars 2020
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« Radioactive » de Marjane Satrapi avec Rosamund Pike en Marie Curie

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Marjane Satrapi va changer carrément de style après son excellente adaptation d’elle même via le dessin animé Persépolis et la comédie noire The Voices.

Il s’agira d’un biopic de Marie et Pierre Curie intitulé Radioactive.

Le film aura pour interprète l’excellente Rosamund Pike, l’actrice de Gone Girl de David Fincher.

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Sortie le 11 mars 2020

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« Pinocchio » de Matteo Garrone avec Roberto Benigni

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Le réalisateur de Gomorra, Matteo Garrone, dont « Dogman » était encore une fois excellent, sortira en 2020 sa version du célèbre comte de « Pinocchio« .

Roberto Benigni joue Geppetto, 17 ans après avoir joué  Pinocchio dans sa propre adaptation en tant que réalisateur, qui s’était faite défoncer par la critique et avait été un monstrueux four au box office.

On rappelle que Disney travaille sur une live adaptation comme pour tous ses dessins animés classiques, et que Guillermo Del Toro travaille sur un film d’animation pour Netflix.

Sortie le 18 mars 2020


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« Sans un bruit 2″ de John Krasinski

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L’acteur John Krasinski avait surpris tout le monde en 2018 avec son film d’épouvante au concept fort où une famille survivait dans un monde où le moindre bruit attire d’horribles créatures qui vous tuent.

Etant donnée la fin du premier film, on pouvait douter d’une suite mais le carton au box office l’a forcé à imaginer autre chose. Après l’effet de surprise passé, est il possible de faire mieux ?

Sortie le 18 mars 2020

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« Mulan » de Niki Caro

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Énième révisionnisme d’un classique de Disney par la firme à l’appétit sans limite. Mais bon çà fonctionne. Le milliard au box-office a été dépassé pour Aladin et Le Roi Lion en 2019 donc ce n’est pas terminé du tout ! Même si le public s’est trouvé très critique au regard du résultat certes parfait mais sans âme du Roi lion.

Lorsque l’Empereur de Chine publie un décret stipulant qu’un homme de chaque famille du pays doit intégrer l’armée impériale pour combattre des envahisseurs venus du nord, Hua Mulan, fille ainée d’un vénérable guerrier désormais atteint par la maladie, décide de prendre sa place au combat..

Sortie le 25 mars 2020

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« Police » de Anne fontaine avec Virginie Efira et Omar Sy

Police : Photo Grégory Gadebois, Omar Sy, Virginie Efira

Virginie Efira et Omar Sy joueront dans le Police de Anne Fontaine.

Adapté du roman de Hugo Boris, le film suivra trois policiers accompagnant un Tadjik à l’aéroport car sa demande d’asile a été rejetée et ce dernier est expulsé du territoire.

Mais pendant le trajet, les policiers se rendent compte que si le sans papier est renvoyé dans son pays, il va droit à une mort certaine.

Grégory Gadebois jouera le 3ème policier.

Sortie le 1er avril 2020

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« Mourir peut attendre » – L’ultime James Bond avec Daniel Craig !


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Après les deux opus de Sam Mendès ayant tout explosé niveau critique et box-office, après l’abandon de Danny Boyle à la réalisation, c’est donc Cary Joji Fukunaga, l’homme derrière la série True Detective, de conclure la période Daniel Craig puisque ce sera sa dernière incarnation de l’agent 007. Ce sera sa cinquème incarnation, lui qui a repris le rôle en 2006, il y a 13 ans déjà !

Rami Malek sera le grand méchant. Nous retrouverons Ben Whishaw, Ralph Fiennes et Naomie Harris.

Lashana Lynch jouerait une agent femme des services spéciaux, qui pourrait reprendre le matricule 007, ce qui serait une révolution et un sacré danger pour la franchise dont les fans n’ont pas forcément envie de voir une femme black se transformer en nouvelle héroïne…l’overdose de MeToo pourrait jouer des tours au studio, qui a lancé un ballon d’essai cet été et n’a plus jamais reparlé de cette hypothèse.

James Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s’agit de sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d’un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques…

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Sortie le 8 avril 2020

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« About Endlessness » du génial Roy Andersson


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Le Suédois Roy Andersson est inclassable et rare.

Son « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » sorti en 2015 était excellent et avait remporté un Lion d’or.

About Endlessness sera également une collection de vignettes comme il aime construire ses longs métrages en plans fixes absurdes et ironiques.

Il s’agira selon le pitch d’une réflexion sous forme de kaléidoscope sur la vie humaine dans toute sa beauté et sa cruauté, sa splendeur et sa banalité.

En tout cas la presse était conquise lors du dernier festival de Venise.

Sortie le 8 avril 2020

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« Affamés », l’excellent Scott Cooper (Hostile,  Strictly Criminals) se met à l’horreur !


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Scott Cooper (Hostile,  Strictly Criminals) s’attaque à l’épouvante grâce à Guillermo Del Toro

Antlers sera le nouveau film de l’excellent Scott Cooper (Hostile,  Strictly Criminals).

Il est produit par le nouveau studio que Fox a créé pour Guillermo Del Toro (voir news ici).

On y suivra une enseignante qui accueille un étudiant perturbé dont l’histoire familiale va avoir des conséquences néfastes.

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Sortie le 15 avril 2020

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« Effacer l’historique » de Gustave Kervern, Benoît Delépine avec Blanche Gardin

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Après leur film « I feel good » avec Jean Dujardin, légèrement déceptif, le duo Gustave Kervern, Benoît Delépine revient avec l’humoriste du moment, Blanche Gardin, entourée de Denis Podalydès, Corinne Masiero et Michel Houellebecq.

Le pitch est comme d’habitude énOrme : Une mère de famille victime d’une sex-tape, un père dont la fille est victime de harcèlement et une chauffeur de VTC dépitée de voire que ses notes ne parviennent pas à décoller prennent la décision de s’allier pour combattre les géants du web.

Sortie le 22 avril 2020

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« Black Widow » Avec Scarlett Johansson, Florence Pugh

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Un film centré sur l’héroïne Marvel Black Widow et situé avant les événements du premier Avengers.

Vous n’aimez pas comme Martin Scorsese et Francis Ford Coppola les films Marvel ? Et bien vous détesterez celui là !

Mais c’est vrai que quand ils disent que ce n’est pas du cinéma, on peut se poser sérieusement la question. Seulement oser dire que ces films sont des produits déclenche des insultes sur Twitter où des débiles mettent au même niveau la parole de deux des plus grands maitres du cinéma avec celle des patrons des Studios Disney ou leur hordes d’acteurs grassement payés…affligeant.

Sortie le 29 avril 2020

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« Mon Cousin » de Jan Kounen avec Vincent Lindon, François Damiens

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Pierre est le pdg du groupe Pastié qui réunit les plus grandes marques internationales d’alcool. Comme tous les cinq ans, il doit renouveler chez le notaire le contrat qui le lie à son cousin Adrien, qu’il ne supporte pas parce que ce dernier malgré lui enchaine les maladresses et les gaffes…

Jan Kounen est quasi invisible depuis son Coco Chanel en 2009 et revient donc avec une comédie. Why not ?

Sortie le 29 avril 2020

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« Light of My Life » de Casey Affleck dans un monde sans femmes

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Après son faux documentaire « I’m still there » sur son beau-frère Joaquin Phoenix, l’acteur Casey Affleck revient à la réalisation avec un film qui fait penser à « La route » pour son côté post-apocalyptique et le road movie avec un enfant.

Dans Light of My Life, il incarne un père et son fils sur la route, alors qu’une pandémie a tué la moitié de la population mondiale et en l’occurrence, l’intégralité des femmes !

Elisabeth Moss, héroine de la série The Handsmaid’s Tale, joue la mère et femme des deux hommes abandonnés.

Bande-annonce :

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Sortie le 29 avril 2020

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« Let them All talk » de Steven Soderbergh : HBO lance sa plateforme de VOD avec Meryl Streep

 dans Films - critiques perso

Alors qu’il vient de sortir High Flying Bird sur Netflix et qu’il s’apprête à sortir The Laundromat sur les Panama Papers avec Meryl Streep, Gary Oldman et Antonio Banderas sur Netflix également, Steven Soderbergh va faire une infidélité à la plateforme de VOD et poursuivre son travail sur petit écran plutôt qu’au cinéma.

HBO, pour lequel il avait tourné Ma vie avec Liberace, et qui appartient à WarnerMedia va de lancer dans la guerre des plateformes !

Meryl Streep sera de nouveau impliquée et jouera une auteure acclamée qui décide de faire un voyage de retour aux sources avec de vieilles amies et son neveu. Lucas Hedges (Manchester by the sea) jouera ce dernier.

Le film s’intitulera Let them All talk.

Le film doit être diffusé au printemps 2020.

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« Benedetta » de Paul Verhoeven avec Virginie Efira


SAINTE-VIERGE-premieres-infos-sur-le-prochain-Verhoeven-avec-Virginie-Efira-55633 dans Films series - News de tournage

Après le carton de Elle, le maitre néerlandais Paul Verhoeven a tourné de nouveau en France.

Benedetta sera une adaptation d’un livre de Judith C. Brown, publié en 1986.

Virginie Efira, déjà présente dans Elle, y jouera une religieuse lesbienne qui va connaitre un succès grandissant avant de chuter lorsqu’on la suspecte  d’entretenir des rapports surnaturels avec le Christ. Suite à une enquête du Clergé, elle fut tenue à l’écart pendant quarante ans, et fut l’un des premiers cas connu et prouvé d’homosexualité féminine en Europe. Lambert Wilson complète le casting.

On se doute qu’un thème pareil est un sujet en Or pour le sulfureux Paul Verhoeven.

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« La femme à la fenêtre » de Joe Wright (Les Heures Sombres) avec Amy Adams, Julianne Moore et Gary Oldman

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Après le carton de son dernier film, Les Heures Sombres, le réalisateur Joe Wright retrouvera l’excellent Gary Oldman, qui jouera le mari de la toute aussi brillante Julianne Moore. Ils joueront les nouveaux voisins d’un docteur, Amy Adams, vivant recluse dans sa maison de Harlem depuis que son mari et sa fille l’ont quittée. Elle sombre dans l’alcool et les médicaments et ne vit que par internet et la lecture…au point qu’elle se met à les espionner.

C’est l’adaptation du best-seller d’A.J.Finn, La femme à la fenêtre (The Woman in the Window), qui a cartonné aux USA.

Sortie le 20 mai 2020

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« Artemis Fowl » de Kenneth Branagh 
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Disney a embauché Kenneth Branagh, dont ils étaient ravis sur son Cendrillon qui a cartonné, pour mettre en scène le premier film d’une série pour adolescent dont l’ambition est de marcher dans les pas d’Harry Potter.
La saga Artemis Fowl va donc voir le jour après des années de développement. Avec huit romans, l’ambition de Disney est grande. Artemis Fowl est un enfant au QI exceptionnel, extrêmement riche, cynique et cupide. C’est aussi un génie de l’arnaque et du crime lorsqu’il découvre que des êtres surnaturels comme les fées existent. Il capture une fée afin d’obtenir une rançon et l’histoire part en vrille. Josh Gad et Judi Dench ont des rôles secondaires tandis que le jeune Ferdia Shaw portera le film.
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Sortie le 27 mai 2019

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« Wonder Woman 1984″ de Patty Jenkins

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Voici un film que j’attends plus que tout ! Non je déconne bien sûr. Le premier Wonder Woman était véritablement à chier et je n’ai pas compris la presse bienveillante. C’est kitch, les personnages étaient ennuyeux, caricaturaux, l’histoire mille fois vue, les effets spéciaux laids, bref…tant mieux pour Warner, c’est le rare succès qu’ils ont eu dans le DC univers étendu mais qu’est ce qu’il est loin le temps du Dark Knight de Christopher Nolan. Cà avait une autre classe. Le succès du Joker les fera peut-être bouger.

Sortie le 10 juin

« SOUL » des studios PIXAR

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En 2020, les studios d’animation Pixar vous emmèneront des rues de New York aux royaumes cosmiques pour découvrir les réponses aux questions essentielles de la vie.

Pete Docter revient après plusieurs des grands succès Pixar dont Monstres & Cie, Là-Haut et Vice Versa, avec lequel Soul pourrait avoir des liens. On rappelle qu’il a été également scénariste de Toy story 1, Toy Story 2 et Wall E.

Joe Garner est professeur de musique new-yorkais prêt à conquérir la scène jazz lorsque son âme se retrouve séparée de son corps. Son âme se retrouve à un séminaire « You », pour recevoir une formation sur les passions et les personnalités avant d’être envoyées vers des enfants à naître.

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Sortie le 24 juin

 

« Top Gun: Maverick » De Joseph Kosinski Avec Tom Cruise, Jennifer Connelly, Miles Teller

 

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Suite des aventures de Pete ‘Maverick’ Mitchell, à une époque où les pilotes de chasse sont menacés par des drones nouvelle génération.
Pas sûr d’aller le voir vu que j’ai détesté l’original. Ou alors sous emprise d’alcool et de plein de 10ème degré, mais alors plein !
Sortie le 15 juillet 2020

 

Les meilleurs films 2019 du Blanc Lapin : N°11 à N°1

30 décembre, 2019

Allez on termine l’année 2019 avec le classement des 11 films préférés, la première partie étant ici si vous l’avez loupée.

 

N°11 – « L’heure de la sortie » de Sébastien Marnier

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Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret…

Porté par un excellent Laurent Lafitte, le film de Sébastien Marnier est l’une des très bonnes surprises du cinéma français en 2019. Il est en effet rare que le cinéma de genre soit traité en France de façon fine et sans tomber dans trop de clichés ou sans décevoir par son épilogue.

« L’heure de la sortie » arrive à créer une atmosphère pesante entre thriller psychologique et codes du film horrifique voire fantastique pour nous parler d’écologie. Oui, je sais, ce n’est pas évident en lisant le pitch et c’est tout l’intérêt de cet excellent film que de se laisser porter et surprendre par son récit et là où il veut nous mener au final.

La bande d’adolescents supérieurement intelligents est à baffer du début à la fin et c’est super car ceci accentue la destination des personnages que l’on peut avoir et le mélange des pistes que souhaite créer le metteur en scène.

Cette mise en scène est d’ailleurs léchée et déconcertante de par certains de ses choix, surprenante toujours. Le film nous parle de la jeunesse d’aujourd’hui ou d’une certaine jeunesse, de leur prise de conscience via une ambiance sonore et hypnotique rare.

Un film étrange qui fait réfléchir sur notre avenir.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°10 – « The Lighthouse » de Robert Eggers

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Robert Pattinson est typique du genre d’acteur qui m’a considérablement gonflé et a conquis peu à peu mon respect de cinéphile par ses choix intelligents de carrière et par son talent qu’il développe. Issu des irregardables Twilight, il a su enchainer Cosmopolis et Maps to the stars de David Cronenberg, il est passé chez James Gray dans l’excellent « The lost city of Z« , il s’est ensuite fait diriger dans le très bon « Good time » des frères Safdie, puis dans l’excellent « High life » de Claire Denis. Avant de faire partie du Tenet de Christopher Nolan en 2020 et d’être le nouveau Batman en 2021, l’acteur nous prouve ici qu’il peut aller très loin dans cet Ovni qu’est « The Lighthouse« . Il y joue un jeune homme embarqué sur un phare avec un vieil homme tiranique pour garder ce dernier. Et le duo composé par l’excellent et régulier Willem Dafoe et Pattinson offre une joute assez bluffante. Les deux vont tomber dans une spirale de folie assez prodigieuse portés par une mise en scène ultra référencée de Robert Eggers.

Au-delà de ses trouvailles visuelles, de son superbe noir et blanc, de son découpage, de sa musique, le talent de ce réalisateur prometteur éclate au grand jour et nous fait espérer la naissance d’un grand cinéaste.

Le réalisateur use certes d’artifices déjà vus par ailleurs mais bien souvent les plus grands s’inspirent de leurs prédécesseurs et les citent pour mieux créer leur propre univers. Cette démonstration est en tout cas très convaincante.

On ne sait pas si l’auteur se rapproche de Sartre et nous dépeint une allégorie de l’enfer ou simplement l’enfoncement d’un être dans la folie et dans sa propre tête malade.

La forme et l’esthétique n’empêchent pas la tension de se créer et les interrogations d’apparaitre entre fulgurances horrifiques et dialogues illuminés d’un Willem Dafoe au sommet. Le film est anxiogène mais pas plombant, jouant sur l’épouvante sans jamais s’y plonger totalement, dans le but ultime de laisser le spectateur interrogatif.

Une très grande réussite pour terminer 2019.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°9 – « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma

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Après « Naissance des pieuvres« , ‘Tomboy » et « Bande de filles« , la réalisatrice et scénariste Céline Sciamma est revenue en compétition à Cannes avec ce film en mai 2019.

Le film est reparti avec le prestigieux Prix du scénario même si il pouvait viser plus haut tant la presse fut excellente. Mais il y avait d’autres concurrents dont le génial Parasite.

Il est vrai que l’histoire est somme toute très originale, ce qui fait un bien fou dans cette période où remakes et reboots envahissent Hollywood.

Le pitch : 1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.

Céline Sciamma ne fait pas que filmer la condition d’une femme et la marchandisation future de sa vie pour le bien de sa mère et de sa famille. Elle filme surtout la retenue que leur impose leur éducation et qui enserre la passion qui va s’enflammer.

Cette frustration immense qui nait devant nos yeux est dévorante et s’appuie sur grande délicatesse du découpage de son scénario sur la durée.

Voire le désir naitre, entre deux femmes du 18ème siècle qui plus est, aurait pu prendre de multiples formes mais la réalisatrice choisit une poésie et un naturalisme qui vous attachent aux personnages malgré la rigueur de leur quotidien, de leur destinée et des conventions avec lesquelles elles jouent. C’est une ode à la littérature et la peinture, à l’art tout simplement pour s’échapper de l’archaïsme social.

Le travail sur les gestes, les postures et la couleur des scènes est remarquable. Céline Sciamma capte le temps et le souvenir avec un talent évident.

« Portrait de la jeune fille en feu » est une œuvre solaire et moderne portée par deux interprètes excellentes, Adèle Haenel et  Noémie Merlant.

C’est un film élégant, esthétique et déchirant à la fois. Un des très bons films français de 2019.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°8 – « Les Misérables » de Ladj Ly

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Ladj Ly  adapte son long métrage qui avait déjà reçu de nombreux prix et a décroché le prix du jury au dernier festival de Cannes.

Le film suit les premiers jours de Stéphane, policier tout juste intégré à la BAC du 93, ,la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil. Ses deux co-équipiers  se font respecter étant eux mêmes aussi provocants et violents dans leurs attitudes que la population et la jeunesse qu’ils côtoient jusqu’à …

Évidemment le film force le respect par la justesse et le recul que prend le réalisateur sur l’état des cités et de leur abandon, sur la déliquescence du lien social. Son constat est sombre même si l’humour alterne avec l’extrême tension et violence qui gère les rapports entre chaque groupe. Il y montre notamment l’impact et l’enracinement d’un Islam radical qui apporte un certain cadre ou la gestion mafieuse par quelques caïds ou le climax de guerre civile entre clans. Mais le réalisateur se concentre aussi sur le rapport des policiers aux très jeunes délinquants, de plus en plus jeunes sans porter de jugement. Il n’excuse ni les adolescents ni les flics aux comportement souvent discutable mais il tente d’expliquer pourquoi ils en sont arrivés là.

Leur quotidien sous pression est évident de par l’antagonisme extrême entre leur rôle et la perception ou la haine de la population. Quant aux enfants, il ne juge pas non plus leurs parents mais fait un constat, celui que la cité enferme des enfants qui deviennent des bêtes en cage, dangereux pour eux mêmes et pour les autres et qu’il y a peu d’espoir dans l’état actuel.

L’empathie profonde de Ladj Ly pour ses personnages transparait, aucun n’étant caricaturé. Sa narration est très bien maitrisée de bout en bout, nous amenant par petites touches de ce quotidien déjà hallucinant à une conclusion sous forme d’uppercut.

L’état des lieux a beau être catastrophique, le film a le mérite de soulever des questions qu’on aborde certes depuis des décennies mais sur lesquels des visages ont plus d’impact. Le réalisateur n’a aucune solution et c’est ce qui est flippant mais il pose un diagnostic édifiant.

Un grand tour de force narratif et un talent de mise en scène évident servi par une excellente distribution.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°7 – « Marriage Story » de Noah Baumbach

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Noah Baumbach est un réalisateur de grand talent, sensible, intellectuel New-Yorkais jusqu’au bout des ongles. On se souvient de son magnifique Francès Ha.

Pour son second film produit par Netflix, il décide de nous conter l’histoire d’un divorce entre un scénariste de théâtre et son épouse, comédienne. On y voit les déchirements classiques autour de leur fils, du lieu de résidence, des petites choses et mesquineries qui s’infiltrent peu à peu, exacerbés par deux avocats horribles campés par les excellents Laura Dern et Ray Liotta. Ou comment le système judiciaire américain est une industrie de la confrontation ou les avocats coûtent une fortune et peuvent accroitre les problèmes pour justifier leurs honoraires.

Mais surtout le duo d’acteurs est exceptionnel. Scarlett Johansson est tour à tour touchante, resplendissante, furieuse et surtout particulièrement sur le fil du rasoir. Elle exprime tous les doutes qui la traversent quant à son choix et toute la difficulté de faire le deuil d’un amour et d’une vie de couple.

Face à elle, Adam Driver est brillant et confirme qu’il est l’un des acteurs qui compte désormais à Hollywood. Sa démarche masculine et sa voix rauque, les certitudes de son personnage et son incrédulité de départ face à ce qui lui arrive, face à l’évidence que son monde ne peut s’effondrer, rendent encore plus touchant ses moments de solitude comme de rage. Une scène d’insultes entre les deux époux en plein divorce est assez déchirante en soit.

Bien souvent « Marriage Story » vous tire des larmes. Parfois c’est devant la rudesse de ces combats et de la petitesse des attaques, parfois face à la nostalgie des moments heureux où le simple constat du temps qui a passé et a finis par faire son œuvre.

L’ambivalence des sentiments des deux protagonistes donne à leur lutte un côté déréglé et factice qui trouble lorsque la réalité de leurs choix refait surface. Car bien souvent, c’est cette nuance qui prédomine quant la colère s’endort.

La finesse d’écriture du scénario tout comme le choix des scènes et de leur découpage saccadés sont brillants de bout en bout, prouvant une fois de plus que Noah Baumbach n’est pas qu’un excellent directeur d’acteurs, c’est aussi un réalisateur inspiré et doué. Son film est sobre et d’autant plus puissant dans ses émotions. Il utilise des moments si criants de vérité et de simplicité que l’effet du film est forcément décuplé.

Il utilise un rythme parfois violent, faisant des allers retours entre orages et accalmies sur les sentiments des protagonistes, laissant espérer que ce fleuve n’ira pas jusqu’au bout mais la vie avance et pas toujours dans le sens voulu et c’est tout le sujet de son film, un film sur le temps et la mutabilité des sentiments face à ce dernier, voulue ou forcée.

Un grand film.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°6 – « Grâce à Dieu » de François Ozon

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François Ozon s’intéresse pour la première fois à une histoire vraie et quitte la fiction pour signer un brulot politique auquel on ne peut qu’adhérer.

Il va suivre plusieurs libérations de la parole et plusieurs combats d’hommes adultes ayant subi les sévices sexuels d’un prêtre, inspiré sans aucune précaution de l’histoire du prêtre Bernard Preynat, dont l’affaire est aujourd’hui traitée devant la justice. Ozon ne s’embarrasse pas de changer les noms puisque non seulement on le sent révulsé par l’affaire mais surtout le prédateur a avoué ses crimes. De la même façon, le cardinal Barbarin voit son nom utilisé tel quel, Ozon préférant prendre le parti des victimes et assumer jusqu’au bout, sans hypocrisie aucune. Il nous montre l’aveuglement du cardinal lyonnais et son incapacité à agir voire à minimiser les faits, axant sur le pardon de la première victime qui se manifeste en 2014 et utilisant la profonde croyance du personnage, joué par un Melvil Poupaud au sommet.

Son personnage est écartelé. Il a soif de faire éclater la vérité et surtout d’empêcher le monstre de briser d’autres enfances mais il est issu d’un milieu bourgeois très pratiquant qui ne peut se résoudre à accepter la vérité, quitte à trouver des excuses ou des simili solutions via le pardon. Certaines scènes sont d’ailleurs surprenantes car Ozon arrive à faire rire la salle de remarques complétement surréalistes d’individus vivant dans le déni total.

Denis Ménochet et Swann Arlaud vont chacun interpréter une autre facette sociologique des victimes issues de milieux sociaux différents. Leur jeu est excellent, juste, écorché pour Arlaud et empli de colère pour Ménochet. On va suivre leur combat, leur catharsis avec force et respect pour leur courage.

Le film est sidérant par l’absence de réaction de l’église, la peur de la société mais aussi porteur d’espoir et rassurant sur l’humanité de chacun grâce au combat juste et évident des personnages.

Ce film engagé et brillant fait tout de même halluciner à bien des reprises face à l’aveuglement général. On se dit que forcément les prédateurs sexuels d’enfants se portent naturellement vers ce type de métiers ou vers ceux liés à l’enfance et le malaise est présent. Combien doit-il être difficile pour un homme de pratiquer un métier au milieu d’enfants, avec cette peur sans cesse de déclencher la suspicion. Je ne pourrais que vous recommander le brillant « La Chasse » de Thomas Vinterberg pour vous donner un panel complet du sujet. Mais c’est hélas un mal nécessaire que cette suspicion et cette vérification permanente des parents. Et comme le dit le personnage de Melvil Poupaud à ses enfants, ces derniers doivent savoir que désormais ils savent qu’ils doivent parler, tout de suite.

Le propos de « Grâce à Dieu«   est donc très puissant, la narration qui suit chaque victime avant de les réunir est d’une grande fluidité et les 2h17 passent au final assez vite. Ozon a dû sacrément se documenter pour donner autant de détails sur les réactions et comportements des uns et des autres et son caléidoscope social est tout simplement brillant de vérité et de complétude.

Un grand film sur la parole et un film bouleversant.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°5 – « Once upon a time in Hollywood » de Quentin Tarantino »

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Un film de Quentin Tarantino est toujours un évènement tant le trublion cinéphile s’avère populaire, dispose de hordes de fans inconditionnels de par le monde et se trouve être l’un des rares cinéastes qui monte à Hollywood des films sur son nom et n’a aucun problème à trouver les budget et surtout trouve son public en salles.

« Once upon a time in Hollywood » est d’ailleurs bien parti pour devenir l’un des plus grands succès de sa carrière tant son démarrage est explosif aux USA et dans le reste du monde. Il faut dire que Tarantino a un don pour le casting exceptionnel.

Brad Pitt dans « Inglorious Basterds » était génial et se troube être l’un des plus grands acteurs au monde.

Léonardo Di Caprio dans « Django Unchained » était délicieux de perversité et se trouve être l’un des meilleurs acteurs au monde.

Réunir ces deux monstres sacrés d’Hollywood pour rendre hommage à une parenthèse enchantée des années 70 où un vent de liberté soufflait sur l’usine à rêves, c’était évidemment gage d’un rendez-vous immanquable.

A ce titre aucune déception n’est à pointer puisque Brad Pitt a une classe hallucinante dans « Once upon a time in Hollywood » et Léo est comme toujours au-delà du parfait. Les rôles sont taillés pour eux, leurs scènes communes sont certes rares mais excellentes et leurs scènes solo leur donnent des moments de cinéma qui resteront imprégnés dans nos rétines. Que ce soit le quotidien d’acteur raté du personnage de Di Caprio ou la dégaine cool et mâle de Pitt quand il va voir les hippies de Charles Manson ou encore quand il se bat avec Bruce Lee…c’est juste excellent et drôle.

Mais Tarantino peut décevoir sur ce flm à deux titres même si personnellement je n’ai pas du tout été déçu, bien au contraire.

D’abord son film est long et dure 2h44 et certains pourront trouver qu’il manquait des coupes. Moi je trouve qu’au contraire cette durée permet de sentir et d’ humer l’odeur de cette époque. La reconstitution des années 70 est fabuleuse et Tarantino nous fait errer avec ses personnages en prenant son temps, souvent sans dialogues, pour nous immerger dans cet Hollywood passé pour lequel une profonde mélancolie se dégage. Et c’est là le second point qui va désarçonner certains. Quentin Tarantino abandonne quasiment l’une des caractéristiques majeures de son cinéma à savoir les dialogues chelou hyper longs mais très drôles. Il s’efface dans la narration au profit de silences, de climax et c’est très très réussi. On a parlé de film le plus personnel pour son auteur lors de sa présentation à Cannes et c’est vrai. J’ai bien sur beaucoup rigolé car Tarantino garde soin  humour mordant mais il aime et adore ses deux personnages, ces deux loosers magnifiques, leur complicité et il nous envoie une superbe déclaration d’amour au cinéma. Bien sur il le fait en utilisant les tournages auquel son personnage principal participe ou les extraits de ses films, ou en montrant ce Hollywood insouciant et cool de cette époque. Mais comme bien évidemment il n’est pas dupe et nous on plus, on comprend peu à peu qu’il embellie cette image du passé et qu’il donne à ce Hollywood et au cinéma en général tout ce pouvoir de raconter les histoires différemment, de rendre la vie quotidienne plus distrayante, d’effacer ce qui est moche et laid dans la vraie vie et de donner à la fiction toutes ses lettres de noblesse.

Tarantino nous livre un conte. Il était une fois…et c’est excellent. En ce sens son film est proche de Django Unchained et de Inglorious Basterds.

Il est comme un gamin qui utiliserait son incroyable culture pop de 50 ans de cinéphilie pour nous livrer un film mature, sensible et drôle à la fois.

Merci donc à Quentin Tarantino pour ce nouvel opus, c’est un profond respect pour son public et c’est une preuve très classe de son immense talent.

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

N°4 – « Douleur et Gloire » de Pedro Almodovar

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Pedro Almodovar pourrait remporter la Palme d’Or avec ce grand film, lui qui court après depuis si longtemps et s’est vu snobé si souvent.

Car « Douleur et Gloire » a un atout considérable. Il est à part dans la filmographie du maitre espagnol. Pour une fois il ne s’intéresse pas à des femmes comme personnages principaux mais à lui. En signant un film très autobiographique, il aborde sa masculinité et sa propre vie avec une grande finesse.

Almodovar parle donc d’un cinéaste célèbre qui vit reclus chez lui et a perdu l’envie et l’inspiration.

Il donne à son double fictif le visage d’un de ses plus fidèles acteurs, qu’il a fait découvrir il y a 30 ans, Antonio Banderas.

Ce dernier est d’une classe folle pour 58 ans et donne au personnage toute la fatigue d’une vie de douleurs physiques et de maladies mais surtout de dépressions chroniques. Il est parfait dans le rôle et véritablement super attachant même quant il est ignoble d’égocentrisme artistique.

Les flashs back avec son enfance sont autant de pépites qui rythment l’explication de la construction de son imaginaire de cinéaste. On y retrouve une grande nostalgie jamais mièvre. Bien au contraire, ces souvenirs sont les racines de cet être qui regarde son passé en prenant de la hauteur et fait le bilan d’une vie. Il fait également la paix avec cette mère solaire qu’il a déçue, dont il s’est éloigné avec la célébrité. Elle est interprétée par Pénélope Cruz, autre actrice phare d’Almodovar, comme une évidence.

Le personnage se réconcilie avec un ancien amant perdu de vue depuis vingt ans et se réconcilie avec son parcours. « Douleur et Gloire«   est un film extrêmement mature, moins pétillant que d’autres œuvres du cinéaste mais plus profond, tout en conservant son style connu mondialement.

Le film est généreux, intelligent, drôle parfois, il parle de l’inspiration, rend un très bel hommage au cinéma et s’offre même une conclusion de film méta qui créé une boucle et une fin excellente. Le dosage de son histoire est parfait, il n’y a aucune longueur, aucun dialogue ou personnage de trop. C’est un long métrage délicat, tout en retenue, tout simplement brillant de profondeur.

Le film marque longtemps après son visionnage et devient instantanément l’un des grands monuments de sa carrière. Parfois on parle de chef d’œuvre trop vite. Je ne le ferai donc pas même si vraiment, çà me démange. Mais je serais très surpris que le film ne marque pas sur la durée.

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

N°3 – « La Favorite » de Yórgos Lánthimos

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Si The Lobster avait un pitch et une première partie très décalée, le film m’avait vite fatigué par son concept tournant à vide. Avec « Mise à mort du Cerf Sacré« , le grec Yórgos Lánthimos arrivait à poursuivre son talent sur un film entier, avec un scénario jusqu’au-boutiste implacable et glaçant. Une vraie réussite.

« La Favorite » est un cran au dessus encore et prouve qu’il va falloir compter sur ce réalisateur à l’avenir car son talent se muscle et aboutit à un très grand film.

Pour raconter la folie de la reine Anne d’Angleterre, au début du XVIIIème siècle, Lánthimos use de son talent évident de direction d’acteurs avec un trio féminin époustouflant mais il ose surtout des choix de mise en scènes radicaux qui lorgnent ouvertement vers ceux de Stanley Kubrick, et il faut être gonflé pour tenter le coup.

Alors bien sûr, la comparaison s’arrête à cette reconstitution millimétrée et ses choix de focales et de grands angles mais le résultat est d’une efficacité redoutable.

L’image est belle, léchée et ces personnages poudrés et décadents sont excellents.

La reine est incarnée par une Olivia Colman complètement barrée qui mérite l’Oscar de la meilleure actrice pour sa composition riche, drôle, monstrueuse et pathétique à la fois. Le rôle de sa carrière probablement. Un rôle inoubliable.

Pour s’arracher ses faveurs, une favorite historique va devoir lutter contre un petit ange qui se trouve être une arriviste. Rachel Weisz et Emma Stone se livrent une guerre de manipulation dont les joutes politiques rappellent toute la perversité des Games of Thrones et autres House of cards. Il y a la même violence contenue dans un guant de velours, les mêmes sourires carnassiers qui font froid dans le dos. Il y a surtout le côté jubilatoire du jeu à mort entre deux êtres qui luttent pour leur survie dans un royaume dirigé par une folle à lier.

Le film est irrésistiblement comique à bien des reprises et joue la digression et l’humour décalé à fond. La scène de danse est juste complètement dingue et hilarante et c’est loin d’être le seul moment où la salle est pliée en deux.

C’est un grand tour de force que de livrer un film esthétiquement de grande qualité, intelligent, drôle et souvent triste par la solitude inhérente à ces personnages rongés par le pouvoir et la survie. « La Favorite » est un film de monstres assez fascinant et l’une des premières grandes réussites de 2019.

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

N°2 – « Parasite » de Bong Joon-Ho

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Bong Joon-Ho est l’un des plus grands réalisateurs au monde, issu de la nouvelle vague sud-coréenne avec Kim Jee Woon et Park Chan Wook. Son style si particulier est celui du polymorphe, à même de mélanger les genres tout en réalisant un cinéma souvent porteur de messages et grand public. Très inspiré par le cinéma européen, Bong Joon-Ho a livré quelques bijoux avec « Memories of Murder« , « The Host« , « Mother » ou « Okja » et a moins bien réussi le passage Hollywoodien avec « Snowpiercer« .

Lui décerner la Palme d’Or cette année est une bouffée d’oxygène pour Cannes et l’élitisme que l’on reproche trop souvent au festival.

« Parasite » est une très grande Palme d’Or populaire. Comme à son habitude le maitre sud-coréen mixe les genre mais un peu moins que d’habitude, donnant à l’ensemble une couleur très sociale sous forme de domination d’une classe sociale par une autre. Le début du film verse dans la comédie d’arnaque et s’avère brillant dès le début, soutenu par d’excellents acteurs et un sens du découpage et du comique de répétition subtil. Une famille pauvre arrive à se faire embaucher par un jeune couple vivant dans l’opulence et ayant deux enfants rois. Puis Bong Joon-Ho distille tout au long du film les germes du dénouement en montrant que cette famille bourgeoise en apparence bienveillante et bien sous tout rapport a un mépris de classe sidérant qui se distille par petites touches.

Le réalisateur change alors de code et surprend passant du thriller horrifique au film catastrophe pour revenir à son sujet de base, l’exclusion de classe et le déterminisme implacable.

La mise en scène est excellente de bout en bout, pas une scène n’étant de trop. Les rouages de ce brillant exercice fascinent encore après être sorti du film. Le génie de Bong Joon-Ho vient de son sens du rythme et de la puissance de sa satire sociale. Il va jusqu’à se moquer de lui-même et de l’image qu’on a des réalisateurs suds-coréens si malins et qui ont toujours des plans extraordinaires pour leurs personnages en faisant expliquer clairement au personnage principal qu’il est inutile d’avoir des plans car la vie se charge de les dénouer et que tout est imprévisible…sauf le milieu dans lequel on nait et qui s’impose. Et justement, le réalisateur arrive même à imager cette lutte décuplée d’individus issus des milieux pauvres pour contrecarrer ces plans tout tracés par le destin ou plutôt, le hasard.

A partir d’un film de genre (le film d’intérieur), Bong Joon-Ho pousse les murs pour y faire entrer différents styles et rendre son propos universel, tout en restant hyper accessible. C’est en celà que le cinéma peut traiter de thématiques universelles avec une efficacité fascinante.

Cette parabole de lutte des classes est un film à voir absolument, un film puissant sur la forme et dans le fond et une Palme d’Or qui fera enfin  l’unanimité !

La piste aux Lapins :

4,5 lapin

 

N°1 Ex aequo – « Ad Astra » de James Gray

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James Gray est l’un des très grands réalisateurs américains des 25 dernières années. Même si les européens reconnaissent davantage son talent que ses propres concitoyens, « Little odessa« , « The yards« , « La nuit nous appartient » ainsi que « Two lovers » sont très bons. « The immigrant« , avec Marion Cotillard et Joaquin Phoenix a été accueilli plus froidement mais reste un bon film. Et il est revenu avec son arlésienne de 10 ans de gestation, « The Lost City of Z » en 2017, un bijou. Et alors que ce projet devait se faire avec Brad Pitt et que ce dernier a finalement co-produit « The Lost City of Z » sans y jouer, les deux artistes se retrouvent pour un film de SF !

James gray qui sortait de ses contrées New-Yorkaises pour faire un film historique sur la recherche d’une cité en Amazonie, c’était énorme et ceci lui libérait encore plus ses thématiques autour du lien père-fils.

Mais avec Ad Astra, le réalisateur signe un nouveau chef d’œuvre de science fiction, un nouvel étalon et c’est suffisamment rare pour le noter.

Son personnage principal est joué admirablement par un Brad Pitt qui force le respect par sa filmographie très impressionnante, ses choix intelligents et son doublé de cette année avec le Quentin Tarantino, « Once upon a time in Hollywood« .

Je ne connais pas d’acteur hollywoodiens qui soit resté au top aussi longtemps et qui puisse aligner une quinzaine de très grands films.

Son jeu minimaliste donne à son personnage d’astronaute toute la rigueur de sa mission et tous les sentiments dont s’est coupé le personnage. Il s’est enfermé dans une profonde solitude que l’on ressent à chaque instant et qui donne à ses moments d’émotion une force encore plus puissante.

C’est donc l’histoire d’un homme qui part à la recherche de son père, qui est parti trente ans plus tôt dans une mission pour Neptune dont il n’est jamais revenu.

Il vit l’image de ce père qui l’a abandonné comme un exemple car il est considéré comme un héros par l’humanité et comme une souffrance car il s’est retrouvé seul. Seul au point de ne pas vouloir faire d’enfants, juste se concentrer sur son métier d’astronaute comme son père et marcher dans ses pas. Dans le genre de trauma et de symbolisme du nœud œdipien on peut difficilement trouver plus énorme. Et pourtant, ceci fonctionne car Gray n’est pas du genre pathos, il le fuit.

La grande maitrise de son scénario permet donc au film d’alterner entre grandes réflexions sur le sens d’une vie, de la solitude, tout en y insérant de vrais éléments de science fiction à grand spectacle. Pas moins de cinq scènes très impressionnantes ponctuent la quête de Roy McBride, qui cherche à rejoindre son père. Et ces scènes sont fascinantes car elles semblent réelles. James Gray use de la colorimétrie de la lune , de l’espace et de Mars puis Neptune avec des images somptueuses. Mais il use surtout d’un travail sur le son remarquable. Les scènes de violence sont comme empaquetées dans l’absence de son qu’il y a parfois dans l’espace ou l’incidence de la pesanteur. C’est non seulement novateur en SF mais ce choix narratif donne un parfait mélange entre grand film d’auteur et aventure spatiale.

Le scénario est limpide, sans délire méta comme certains films SF peuvent le tenter parfois pour le meilleur et parfois pour un résultat navrant.

La mise en scène de James Gray est d’une élégance folle, alliant l’intimiste du personnage à l’infiniment grand.

Que son personnage soit dépressif en pleine quête spirituelle est une excellente idée. La dimension vertigineuse de sa mission se confronte à sa psyché et James Gray nous le montre avec de simples images et une voix off qui ne s’avère ni plombante ni prétentieuse. Elle se confond avec le personnage et nous lie à lui vers cette plongée vers le néant dans laquelle on ne peut deviner quel sera l’épilogue.

Ce résultat est tout simplement brillant d’intelligence. Cet éloignement du monde des vivants pour renouer à ses sentiments est une superbe Odyssée.

Les plans de planètes contemplatifs concurrencent la vision épurée des intérieurs de vaisseaux. Le film est vraiment très beau d’un point de vue visuel.

Le découpage du scénario est très bon, ne laissant jamais place à des longueurs.

Le réalisateur signe un film précieux, ambitieux et d’une grande humilité. Brad Pitt est quant à lui d’une classe magnifique et trouve l’un de ses plus grands rôles.

James Gray signe un chef d’œuvre sur la quête de soi et la recherche de son identité, montrant qu’en tutoyant les étoiles, l’essentiel, à savoir l’humanité et la terre n’en deviennent que plus précieux.

La piste aux Lapins :

5 étoiles

 

 

N°1 Ex aequo – « Joker » de Todd Philips

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L’annonce du projet était curieuse puisque, initialement, Martin Scorsese devait le co-produire. En tant que lecteur assidu de comics books et de BD, je n’ai jamais compris pourquoi le génial personnage du Némésis de Batman n’avait jamais eu droit à son film. J’étais méfiant sur le résultat tant DC Comics et la Warner se sont perdus ces dernières années après la fin de la trilogie Batman de Christopher Nolan. Leur volonté de copier Marvel m’a laissée de marbre tant je trouve ces personnages colorés lisses et unidimensionnels alors que ceux de DC sont plus sombres et potentiellement profonds.

Le fait de voir Joaquin Phoenix entrer dans la danse m’avait rassuré car c’est l’un des meilleurs acteurs au monde et qu’il choisit intelligemment ses projets toujours pour leur qualité scénaristique.

Les bandes annonces avaient vendu un rêve de fan de Batman à savoir voir ENFIN le Joker exploité dans ce qui fascine sur son personnage, à savoir le chemin vers sa folie. Le Lion d’Or obtenu à Venise en septembre a fait exploser les attentes et aujourd’hui le succès au box office est incroyable pour un film aussi adulte. C’est une petite révolution pour les studios que de voir un tel Ovni rencontrer critique et public.

Car oui, « Joker » est le chef d’œuvre annoncé et oui, Joaquin Phoenix aura l’oscar du meilleur acteur. Ne pas lui accorder serait une insulte au bon goût.
Le film est un uppercut fortement inspiré de « La valse des pantins » et de « Taxi driver » de Martin Scorsese, ce qui explique l’implication du réalisateur dans la première phase de production. On y retrouve non seulement les thèmes mais aussi l’ambiance et l’acteur, Robert de Niro, dans un très bon second rôle comme on ne l’a pas vu depuis longtemps.
Quant à l’histoire, elle brasse divers thèmes en collant à Arthur Fleck, un looser à l’esprit fragile, qui n’a rien réussi dans cette société violente où les laissés pour compte voient des ultra riches leur tenir des discours complètement éloignés et perchés par rapport à leur quotidien. Cette société qui fait croire que quelqu’un parti de rien peut devenir une star de télévision, un showman et se sortir de sa condition et que quelques part tout le monde peut tenter sa chance. Mais ce discours s’accompagne d’une grande violence, celle de la réalité, celle du rêve qui se fracasse sur le mur du constat. Et Arthur Fleck n’a aucun talent comique et a tous les feux sociétaux au rouge, depuis toujours. Or cette société américaine parle des winners et raille les loosers, leur donnant accès à des armes car c’est du business mais refusant un minimum de protection sociale au nom de cette même liberté chérie mais sauvage pour les plus faibles.
Se déroule alors un film très politique par son discours et donc dérangeant par ce qu’il véhicule. Sans empathie face à lui et avec pour seule réponse le cynisme d’un ultra libéralisme sans gardes fous, quel choix a ce personnage qui sombre dans l’isolement et la folie, à part la violence et l’apologie de l’anarchie ?

Alors bien sûr Arthur Fleck a un problème psychiatrique mais le film ne met pas tout sur le compte de la maladie mentale qui s’envenime. Et c’est ce qui rend le film fascinant. Joker montre que la sédition des laissés sur le coté peut être le résultat d’un aveuglement idéologique et d’une société qui refuse de prendre du recul.

Car face aux excès de l’idéologie ultra libérale, le risque n’est il pas l’absence d’idéologie tout court ? Après les gilets jaunes et le déferlement de colère et de violence, on ne peut pas regarder ce Joker de la même façon. Et quelles que soient vos idées politiques, le film vous fera réfléchir.

Pour un film DC comics basé sur le plus grand méchant et le plus connu des comics books, c’est tout simplement un parti pris brillant et qui prend le spectateur pour un adulte responsable capable de discernement et de recul. Faire du Joker un symbole de l’absence de solution, une conséquence d’un cynisme sociétal, c’est l’idée géniale du long métrage.

Que Todd Philips, un réalisateur pas très côté, connu pour ses comédies « Very bad trip » nous réalise ce chef d’œuvre sur ce thème, c’est également une énorme surprise. Sa mise en scène est hyper découpée, sèche et sans une scène de trop. Il alterne l’évolution d’Arthur vers le Joker de cinq scènes de courses poursuites où le futur Némésis de Batman cours dans les rues ou les couloirs à toutes enjambées. D’abord c’est par peur, ensuite pour fuir ce qu’il devient puis parcequ’il enfreint de nouveau les règles et s’en émancipe, puis parcequ’il est poursuivi et trouve celà fun, et enfin parcequ’il est devenu un autre pour qui rien n’a de valeur et tout n’est que comédie. Il cours toujours comme un clown mais le rire a changé de signification et surtout, il a changé de camp…
Et puis évidemment, il y a l’acteur, ce type dont je n’aime pas la gueule et qui me bluffe à chaque fois. Ce type qui à 44 ans, a une filmographie impressionnante (Walk the line, the Master, les James Gray dont Two Lovers, Her, A beautiful day, Les frères Sisters).

Sa prestation en Joker est prodigieuse. Il danse avec une souplesse et une agilité qui font froid dans le dos tout comme son regard. Il nous amène avec lui comme spectateurs d’une conquête du rêve américain vouée à l’échec et il s’explose avec nous sur le bitume.

Entre temps il a rendu son personnage attachant et non pathétique puis effrayant car sa folie guette à tout instant.

Comme possédé par son personnage, son rire a plus des airs de cris de douleur, douleur d’être né ainsi et d’en être prisonnier.

Le spectateur accompagne ce glissement de l’autre côté de ce que la société peut tolérer, choc après choc, jusqu’à ressortir bouleversés par ce naufrage impossible à éviter du fait du déterminisme social allié à la fragilité psychiatrique. On en sort également fascinés par cette renaissance car le personnage en quête de figure paternelle et en quête d’identité finit par se la construire dans le mal absolu, dans un monde qu’il se créé plutôt que d’accepter de le subir.
Joker est un grand film car il allie le génie d’un acteur à un scénario imparable et profond ainsi qu’un personnage complexe qui ne peut que provoquer le malaise.

Ce chef d’œuvre nihiliste est tout aussi surprenant que dérangeant.
Un très grand film.

La piste aux Lapins :

5 étoiles

 

 

Et le podium pour la dixième foix sur le Blanc Lapin et nul par ailleurs :

 

2019

« Marriage Story » de Noah Baumbach – critique du Blanc Lapin

30 décembre, 2019

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Noah Baumbach est un réalisateur de grand talent, sensible, intellectuel New-Yorkais jusqu’au bout des ongles. On se souvient de son magnifique Francès Ha.

Pour son second film produit par Netflix, il décide de nous conter l’histoire d’un divorce entre un scénariste de théâtre et son épouse, comédienne. On y voit les déchirements classiques autour de leur fils, du lieu de résidence, des petites choses et mesquineries qui s’infiltrent peu à peu, exacerbés par deux avocats horribles campés par les excellents Laura Dern et Ray Liotta. Ou comment le système judiciaire américain est une industrie de la confrontation ou les avocats coûtent une fortune et peuvent accroitre les problèmes pour justifier leurs honoraires.

Mais surtout le duo d’acteurs est exceptionnel. Scarlett Johansson est tour à tour touchante, resplendissante, furieuse et surtout particulièrement sur le fil du rasoir. Elle exprime tous les doutes qui la traversent quant à son choix et toute la difficulté de faire le deuil d’un amour et d’une vie de couple.

Face à elle, Adam Driver est brillant et confirme qu’il est l’un des acteurs qui compte désormais à Hollywood. Sa démarche masculine et sa voix rauque, les certitudes de son personnage et son incrédulité de départ face à ce qui lui arrive, face à l’évidence que son monde ne peut s’effondrer, rendent encore plus touchant ses moments de solitude comme de rage. Une scène d’insultes entre les deux époux en plein divorce est assez déchirante en soit.

Bien souvent « Marriage Story » vous tire des larmes. Parfois c’est devant la rudesse de ces combats et de la petitesse des attaques, parfois face à la nostalgie des moments heureux où le simple constat du temps qui a passé et a finis par faire son œuvre.

L’ambivalence des sentiments des deux protagonistes donne à leur lutte un côté déréglé et factice qui trouble lorsque la réalité de leurs choix refait surface. Car bien souvent, c’est cette nuance qui prédomine quant la colère s’endort.

La finesse d’écriture du scénario tout comme le choix des scènes et de leur découpage saccadés sont brillants de bout en bout, prouvant une fois de plus que Noah Baumbach n’est pas qu’un excellent directeur d’acteurs, c’est aussi un réalisateur inspiré et doué. Son film est sobre et d’autant plus puissant dans ses émotions. Il utilise des moments si criants de vérité et de simplicité que l’effet du film est forcément décuplé.

Il utilise un rythme parfois violent, faisant des allers retours entre orages et accalmies sur les sentiments des protagonistes, laissant espérer que ce fleuve n’ira pas jusqu’au bout mais la vie avance et pas toujours dans le sens voulu et c’est tout le sujet de son film, un film sur le temps et la mutabilité des sentiments face à ce dernier, voulue ou forcée.

Un grand film.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

Les meilleurs films 2019 du Blanc Lapin : N°25 à N°12

29 décembre, 2019

Cette année 2019 se termine et le Blanc Lapin a vu plein de films, 90 très exactement sortis cette année soit au cinéma soit sur plateforme mais ayant été produits comme un film de cinéma. C’est moins que l’an dernier (103 films en 2018) et plus que les années précédentes (70 maximum).

Grosse année donc, d’autant plus que vous vous en doutez, je sélectionne beaucoup les films pour en connaitre un bon nombre depuis l’annonce du projet jusqu’à suivre les sélections en festivals et les accueils critiques.

Alors commençons le classement que je commence à partir du 25ème cette année soit minimum 4 lapins sur cinq ! Et oui, 25 films tout à faits conseillés à voir si vous les avez loupés !

 

N°25 – « Rocketman » de Dexter Fletcher

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Je me fout complètement de l’histoire d’Elton John, dont je ne suis pas particulièrement fan. Souvent je trouve les biopics ratés et encore davantage lorsqu’il s’agit de biopic sur des chanteurs. Le « Bohemian Rhapsody » commencé par Brian Singer et terminé par Dexter Fletxcher après que Singer se soit fait virer du plateau, m’a moyennement convaincu. Heureusement il y avait la musique de Queen et un bon acteur pour interpréter Freddy Mercury. Et bien justement, c’est ce même réalisateur appelé en rescousse pour terminer le film sur Queen qui s’est chargé de ce « Rocketman » !

Et vous savez quoi ? C’est très très réussi !

Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord Elton John a collaboré en tant que producteur et n’a pas été particulièrement tendre sur son addiction à toutes les drogues possibles et inimaginables, à l’alcool, au sexe débridé des années 70/80 mais aussi à son caractère mégalo suite à son succès fulgurant.

Et cette liberté de ton est non seulement bienvenue mais elle s’exprime dès les premiers instants lorsque le film explose en comédie musicale ! JE DÉTESTE AUSSI beaucoup de comédies musicales !!!!!! Sauf si elles surprennent comme La La Land pour les dernières réussies. Et bien là, non seulement je me fout d’Elton John, je n’aime pas trop sa musique, je suis rétif aux comédies musicales, et pourtant, c’est très bon. C’est coloré, sans concessions sur le personnage et le milieu du show bizz tout comme sur les parents du chanteur, absolument flippants.

Ce qui ressort c’est une mise en scène inventive qui frôle avec le cinéma fantastique, un film généreux qui ne prend pas le spectateur pour un fan aveugle et un Taron Egerton décidément très bon et qui prouve qu’après Kingsman, on devrait le revoir souvent. Il avait besoin d’un rôle construit de la sorte pour s’émanciper de la franchise. C’est chose faite.

Et puis on sait que le film ne couvre pas tout et n’est pas fidèle, surtout avec le chanteur en producteur mais justement, on sent qu’il s’en amuse et nous envoie justement un message simple, il a galéré personnellement et a été très seul une bonne part de sa carrière. Et c’est surtout un survivant parmi les pop stars de cette époque.

Ce conte au regard cynique et tendre à la fois, bourré d’autodérision est probablement le plus beau cadeau qu’Elton John pouvait offrir à ses fans et aux autres dont moi, à savoir un film qui a LA classe et c’est énorme.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°24 – « Edmond » de Alexis Michalik

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Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes.

J’ai vu toutes les les pièces d’Alexis Michalik. Ce type est brillant par ses mises en scène à tiroirs, du « Cercle des Illusionnistes » au « Porteur d’histoire« . Son « Edmond » était LE carton de fin 2017. Est-ce que son art se traduira avec la même fougue sur grands écran ?

Et bien la réponse est clairement OUI !

Alexis Michalik arrive a retrouver la même joie communicative de ses personnages et de ses enchevêtrements, en faisant voler en éclats les incongruités et passages de scènes à scènes peu réalistes. Ce n’est pas grave car il nous raconte une histoire de théâtre sur le théâtre et donne non seulement envie de lire ou relire la pièce d’Edmond Rostand mais aussi de revoir certaines adaptations célèbres comme celle avec Depardieu.

Il livre un hommage sincère aux acteurs et au plaisir de créer et d’inventer pour le spectacle. Certains personnages sont caricaturaux et proches de personnages de Georges Feydeau, dont il fait un personnage, qu’il campe lui-même à l’écran. Il se moque ainsi de lui-même, de sa propre exagération comique dans le trait de ses personnages et c’est plutôt malin et humble. Il cabotine certes mais c’est enlevé et donc çà passe.

Thomas Solivérès décroche son premier rôle d’envergure et fait oublier Les aventures de Spirou…fort heureusement pour lui. Olivier Gourmet excelle comme à son habitude et donne toute sa générosité à ce rôle d’acteur égocentrique mais au final très constructif.

Il est réjouissant de voir que Michalik ne se plante pas et arrive à donner le même souffle à son travail tant à l’écran que sur les planches.

Le film est empathique, enthousiaste, optimiste, émouvant à plusieurs reprises. Il est rare de voir des comédies élégantes au cinéma.

Il semble que le panache de Cyrano ait inspiré Alexis Michalik jusque derrière la caméra et c’est tant mieux.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°23 – « Hors normes » de Eric Toledano, Olivier Nakache

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Eric Toledano et Olivier Nakache signent toujours des films où l’humour côtoie un dessin relativement fin d’un univers social. Ici on se rapproche davantage d’ »Intouchables« , le film étant plus engagé que « Le sens de la fête« .

Vincent Cassel et Reda Kateb incarnent Bruno et Malik , qui chacun ont monté une association pour former des jeunes des cités en difficulté à encadrer des  adolescents autistes complexes, que le système de soins public ne peut plus ou ne veut plus prendre en charge.

Forcément le thème est compliqué à développer et probablement ne fera pas l’unanimité tant le film dénonce en creux l’impuissance des pouvoirs publics, par faute de moyens notamment, à gérer des enfants autistes lourds quand ces derniers grandissent.

Le duo de réalisateurs a réussi  à faire un constat certes partial mais qui a le mérite de poser le problème, avec humour et beaucoup d’émotion. Comme toujours le pathos est évité avec une grande classe et les réalisateurs préfèrent se marrer lorsque çà coince un peu.

Le duo d’acteurs est parfait, très bien entouré d’enfants autistes et de jeunes tous au diapason. On y vit donc une immersion dans un milieu où se cumule insertion sociale de jeunes de banlieue et gestion d’adolescents forcément complexe. Ou quand deux éducateurs font prendre conscience à des adolescents en difficulté scolaire qu’ils ont de la chance et qu’ils peuvent donner aux autres et non toujours se recroqueviller sur eux-mêmes. Le message peut sembler facile mais il est délivré dans un sens positif et constructif. Car « Hors normes » ne choisit pas une description idyllique de ces deux intégrations parallèles et au contraire décrit parfois avec humour et parfois avec gravité le combat qui doit être mené pour ne pas exclure totalement ces derniers.

Comme tout film du duo, le long métrage se veut optimiste et porteur d’espoir, partant du principe qu’il ne faut rien lâcher, bouger, agir et capitaliser sur la différence.

Le courage des personnages à gagner petite victoire par petite victoire donne du baume au cœur et le sourire tout en faisant prendre conscience d’un sujet qu’on préfère cacher ou auquel on préfère ne pas s’intéresser.

Les dialogues du duo sont comme toujours très bien ciselés et d’un humanisme qui fait du bien.

« Hors nomes » fait partie de ces films utiles car il touchera un large public sur une thématique pas évidente.

Un très beau film.

La piste aux lapins :

4 étoiles

 

N°22- « Mon chien stupide » de Yvan Attal

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Yvan Attal signe un très bon film adapté du grand John Fante, écrivain unique que je ne peux que vous recommander de lire (Bandini, Demande à la poussière, Pleins de vie).

Attal joue donc Henri, écrivain qui a eu un succès il y a 25 ans puis n’a fait que de la merde. Il s’est acheté une superbe maison au bord de la mer et y vit avec son épouse et ses quatre enfants qui vivent à leurs crochets à 20 ans passés. Il n’en peut plus de les supporter et va trouver un échappatoire dans un chien idiot qu’il va recueillir.

La transposition du livre en France ne pose aucune difficulté et l’acteur réalisateur trouve un rôle sur mesure dans cet homme qui ne croit plus en rien et veut juste qu’on lui foute la paix. La description de sa famille et des conneries que déclenche son chien stupide sont souvent très drôles et d’un cynisme juste bien équilibré.

On y retrouve la noirceur de Fante et son humour grinçant, loufoque et caustique à la fois. Mais cette crise de la cinquantaine est surtout touchante. Charlotte Gainsbourg est comme à son habitude excellente de justesse et le parallèle qu’on ne peut s’empêcher de faire avec leur vrai couple à la vie, renforce les effets du long métrage.

La mélancolie du film vous attrape alors et vous cueille dans une émotion inattendue après avoir bien rigolé de cet humour froid et sec. Le rythme des saillies pourfendeuses des clichés sur la famille laisse place à un recul sur la vie et son but, sur comment et avec qui vieillir et pourquoi. S’ouvre alors une profondeur insoupçonnée au début qui laisse un goût doux amer. Un très beau film.  Intelligent et fin.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°21 – « A couteaux tirés » de Rian Johnson

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Après s’être pris des insultes pour des générations pour son Star Wars, les derniers Jedi, le réalisateur Rian Johnson revient avec un film hyper malin inspiré de Cluedo et d’Agatha Christie.

Son casting est au top porté par un Daniel Craig à contre emploi qui parait parfois limite concon, ainsi que Chris Evans, Ana de Armas, Jamie Lee Curtis, Michael Shannon, Don Johnson, Toni Collette.

Il débute son film sur un mode classique pour ce genre d’enquête sur un meurtre dans un vieux manoir avec tous les codes du genre, titillant et installant le spectateur dans un certain confort et plaisir coupable.

Et c’est alors qu’il choisit de tordre son scénario et de dynamiter la logique habituelle, un peu comme dans son Star Wars.

Le résultat a le mérite de surprendre et souvent de faire rire. La mécanique du film évite tout doute sur l’issue de l’intrigue malgré les révélations qui semblent tout clôturer très vite.

Rian Johnson signe un super divertissement, malin et bourré de rebondissements dont l’objectif est de jouer avec les codes d’un style ultra balisé.

Une éclatante réussite jubilatoire à souhait !

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°20 – « El Reino » de Rodrigo Sorogoyen

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Je n’ai pas pu voir le film à sa sortie en avril 2019 et fort heureusement j’ai pu réparer ce visionnage.
El Reino fait en effet partie des très bons film du cru 2019.

Les premières minutes, on a du mal à savoir si l’homme qu’on suit est un mafieux ou un homme politique.

Très vite on comprend qu’il est bien un homme politique respecté et qu’il est amené à prendre des fonctions importantes au niveau national. Sauf qu’une affaire de corruption l’éclabousse et que ses petits camarades le lâchent un à un et décident d’en faire un bouc émissaire.

Une spirale infernale se met alors en route et s’accélère sans savoir jusqu’où la chute vertigineuse de cet Icare politique s’arrêtera. Cette plongée dans les marécages de la corruption est menée tambour battant, se glissant peu à peu vers un mode thriller/

Le suspens vous tient à la gorge et l’on se prend de compassion pour cet homme qui a cru tout dominer et s trouve aux abois. On est happés par la noirceur de cet effondrement et le film se transforme sous nos yeux en cauchemar comme celui que vit le protagoniste.

Un parti pris brillant pour un résultat tout aussi efficace.

La piste au Lapins :

4 étoiles

 

N°19 – « Mon inconnue » de Hugo Gélin

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Raphaël rencontre Olivia au lycée et c’est le coup de foudre. Ils emménagent ensemble et lui va connaitre le succès littéraire en devenant écrivain de science fiction ultra connu tandis qu’elle se passionne pour le piano mais sa carrière ne décolle pas. Elle se consacre à lui, qui devient de plus en plus autocentré jusqu’à devenir imblairable. Le soir où elle le quitte, il est transporté dans une dimension parallèle où Olivia est une pianiste renommée, lui est professeur de français et n’a pas connu le succès mais surtout…elle ne le connait pas et il doit la reconquérir.

 » Mon inconnue » est une formidable surprise dans le genre comédie romantique qui d’habitude est un cimetière de poncifs et clichés donnant envie de butter les tourtereaux plutôt que de sourire béatement.

Et bien François Civil et Joséphine Japy vont vous faire sourire, rire et même vous émouvoir. Le scénario est super bien ficelé et François Civil prouve une nouvelle fois qu’il va devenir la futur star française masculine. Notez le ! On en reparle dans deux ans. Il joue bien, il a une belle gueule et il est drôle. Face à lui Joséphine Japy assure grave et je suis content de découvrir ce nouveau talent. Mais surtout, pour compléter ce casting, il y a le référent, le tuteur qui fait office de centre de gravité du scénario et lui permet de rester les pieds sur terre. Ce tuteur c’est Benjamin Lavernhe (le mari dans « Le sens de la fête« ) et il est prodigieux !

Il vous fait éclater de rire à bien des reprises et vous cueille dans la minute qui suit en étant super émouvant. Vraiment le casting est excellent et donne au tout une dynamique très réussie. Leur spontanéité fait plaisir et les rend attachants.

Et puis bien sûr il faut saluer le travail d’Hugo Gélin qui dirige parfaitement ses comédiens et nous livre une image léchée, ce qui là aussi n’est pas une évidence quand on parle comédie française.

Cette comédie aborde au final des sujets universels comme le sacrifice d’un conjoint pour la carrière de l’autre, la distance que les années peuvent créer à cause de l’investissement dans le travail ou une passion, les petits rien qui font basculer une vie.

« Mon inconnue » est un film qui a du charme et une fantaisie salvatrice. Une très grande réussite.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°18 – « Le Chant du loup » de Antonin Baudry

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L’auteur de la Bd « Quai d’Orsay » passe donc à la réalisation pour un projet très original dans le paysage cinématographique français.

Il s’attaque en effet au film de genre, de sous-marin et a eu accès à des lieux de tournage exceptionnels de l’armée française.

Porté par un casting excellent, Antonin Baudry arrive à créer une crédibilité et une rigueur immédiate au climax de son film.

Le suspens est réel et monte crescendo sans virer jamais à du déjà vu et il est clair qu’il faut faire preuve d’un certain sens du rythme pour intéresser votre blanc lapin serviteur qui s’est mangé des centaines de films à suspens et qui est plutôt rétif au film de sous-marin justement.

François Civil est parfait en premier rôle et prouve que le cinéma français va pouvoir compter sur lui dans les années à venir pour la relève. Mathieu Kassovitz est une nouvelle fois excellent avec son visage émacié et son rôle est vraiment intéressant, écartelé entre la bienveillance et le poids de la charge de responsabilité qui pèse sur lui. Reda Kateb incarne un rôle surprenant pour lui et Omar Sy est sobre et çà lui va très bien.

Ce drame géopolitique est donc d’une grande intelligence et permet de comprendre de façon vulgarisée la mécanique millimétrée de ces sous-marins de combat nucléaires.

La psychologie des personnages est soignée, le son est très bien utilisé pour faire toucher du doigt tous les enjeux. La dramaturgie du film surprend.

« Le Chant du loup » est donc un ambitieux pari, totalement relevé et ceci fait du bien au cinéma français.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°17 – « J’accuse » de Roman Polanski

J'accuse : Affiche

Voici enfin le film sur l’affaire Deyfus que Roman Polanski tente de réaliser depuis une dizaine d’années. Sa thématique retentit selon lui avec sa propre histoire et ce qu’il estime comme un harcèlement à son encontre. Loin de vouloir polémiquer sur ce sujet, n’étant ni juge moral ni  partisan d’une différentiation totale et aveugle entre la vie d’un auteur et son œuvre, je ne saurais que vous renvoyer vers cet excellent article publié sur Ecran Noir, qui résume bien le dilemme et les réactions possibles à avoir : voir ou ne pas voir J’accuse.

Polanski signe un grand film en s’intéressant aux dessous de cette célèbre affaire qui bâtit et triât certaines idéologies à la gauche de l’échiquier politique français pour le siècle suivant. L’antisémitisme latent et pas du tout caché présent dans l’armée, l’appareil d’Etat et le peuple est alors très virulent.

Le maitre choisit de raconter l’enquête de l’intérieur menée parle colonel Picqart, interprété sobrement par Jean Dujardin. Cette figure du héros moralement droit sans ses botes impose le respect par son courage et la machine  qu’il a dû affronter pour ses valeurs et l’idée de l’Etat qu’il se faisait lui-même.

Le réalisateur nous livre un film historique à suspens, très bien découpé et réalisé avec rigueur et âpreté.

Les évènements qui ont jalonné l’affaire Dreyfus sont incroyables et Polanski en tire tout l’aspect cinégénique évident, dans une ambiance paranoïaque fidèle à l’ensemble de sa filmographie.

Le casting est impressionnant et au service de cette grande histoire nationale.

A 85 ans, Roman Polanski réalise de nouveau un grand film soigné là où on pensait l’avoir perdu sur ses dernières tentatives.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°16 – « Une vie cachée » de Terrence Malick

Une vie cachée : Affiche

Terrence Malick est un immense réalisateur. A chaque fois que j’en parle au sein d’un groupe, je trouve minimum une personne pour me dire que c’est trop chiant, trop contemplatif, que « La Ligne rouge » c’est complètement perché, que « Le Nouveau Monde » on s’ennuie ou que « Tree Of life » oh oui, la scène avec le diplodocus…je l’ai bien entendu 20 fois celle là…

Que dire ? Que dire sans passer pour un snob ? Malick a signé deux chefs d’oeuvre au début de sa carrière avec La Balade sauvage et Les Moissons du ciel en 1978. Il faudra attendre 20 ans d’absence où personne ne savait ce qu’il était devenu pour qu’il sorte cette fameuse « Ligne rouge » qui fascine de nombreuses personnes et en exclue d’autres. Tout simplement parceque c’est un cinéaste de la nature et du temps et que le temps il le prend, ainsi que les silences. Les mêmes reproches sont faits au superbe « Le Nouveau monde » qui suivit. Sa palme d’Or « Tree of life » est pour moi son point d’apothéose et de rupture. Il abandonne certains critères formels ainsi que les dialogues pour entrer dans la tête des personnages et de ce qu’ils pensent et se libérer de la parole. C’est un parti pris radical qui a lâché une bonne partie des personnes ayant vu les deux films précèdent et je comprend la difficulté d’être patient dans le monde de zapping et d’immédiateté d’aujourd’hui. Mais cette patience est le prix d’une certaine délicatesse du propos.

Je trouve ceci juste dommage que cela se fasse au détriment de la possibilité de rester éveillé, ouvert à la mise en place d’un univers cinématographique par son auteur. Ce manque de patience du public tue la capacité à être contemplatif et à se poser. Les trois films suivants furent il est vrai carrément perchés voir ennuyeux car poussé à l’extrême, Malick sortait totalement d’un cadre narratif.

Avec ce très beau « Une vie cachée » , Malick trouve un bel équilibre entre sa période anté et post Tree of life. Il retrouve une narration facile à suivre et des dialogues sans abandonner l’introspection des personnages. Le seul écueil de son film est sa longueur. 2h50 ce n’est pas ennuyeux, c’est juste qu’il aurait pu couper une heure et il aurait réalisé un chef d’oeuvre à la hauteur des films précédemment cités.

Malick s’inspire de faits réels pour nous présenter le combat d’un héros, d’un vrai, Franz Jägerstätter, paysan autrichien, qui refusa d’intégrer l’armée nazie. Le réalisateur trouve son Christ, son personnage qui manquait à ses précédents longs métrages et qui donne une force incroyable à son récit ou plutôt à son chemin vers sa foi et son choix. Le personnage est d’une grandeur, d’une noblesse et d’un courage qui vous fait pleurer, pour de vrai. Car au milieu du chaos, alors que l’être humain est lâche et se fond très vite dans le pire régime et les pires infamies sans penser même à résister, lui se dresse simplement contre ce qui lui parait être contre la nature, contre-nature.

Cette morale chrétienne peut gonfler les non croyants mais ici elle est d’une beauté vraiment touchante. La simplicité de sa vie familiale et de son bonheur quotidien, pourtant de dur labeur est l’alpha et l’omega de son existence. Malick filme cette mère nature à nouveau avec des plans prodigieux et arrive à lier ses personnages à leur morale par ce biais, avec une sincérité et une évidence qui désarçonnent. Mais il filme aussi l’inhumain, la bête sale et haineuse, la peur et la brutalité avec nous comme témoins effondrés de tant de beauté et tant d’horreur dans une même espèce.

Ce chemin spirituel se révèle malgré sa durée, que l’on oublie sorti du film, tant l’impact est profond.

« Une vie cachée«   est un très grand film pacifiste dont l’impact dure longtemps après la projection.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°15- « Brooklyn Affairs » d’Edward Norton

Brooklyn Affairs : Affiche

Edward Norton est un excellent acteur très connu des quarantenaires et plus puisqu’il a explosé il y a 20 ans avec Fight Club et American History X. S’en sont suivis 10 ans de carrière plutôt riches avec pas mal de bon rôles avant qu’il ne tente l’aventure Marvel et se plante dans le second Hulk, avant que la firme ne fasse des milliards avec sa nouvelle stratégie. Est-ce la raison pour laquelle il s’est fait si rare ou juste qu’on l’a de moins en moins appelé. En tout cas comme de nombreux brillants acteurs, il y a eu un creux de 10 ans avec trois apparitions géniales en second rôle chez Wes Anderson (Moonrise Kingdom et The grand Budapest Hotel) ou chez Inarritu (Birdman).

Quelle grand classe pour cet homme, à défaut d’avoir de bon premiers rôles proposés que de s’en créer un aussi touchant pour sa seconde réalisation, particulièrement réussie.

« Brooklyn Affairs« est certes de facture très classique et rend hommage aux polars noirs avec un académisme assumé. Mais son scénario est vraiment intelligent et ses personnages bien trouvés et bien castés de Alec Baldwin en magnat de l’urbanisation de New York (personnage réel d’ailleurs) à Willem Dafoe en idéaliste au mystérieux passé et toute une galerie de seconds rôles excellents. La bande-son jazzy berce et imprègne le film.

Mais là où le film brille c’est par sa thématique de l’acceptation de la différence, la couleur de peau ou le syndrome Gilles de la Tourette qu’a le personnage principal. On y accompagne des losers magnifiques qui croient en une morale et se battent contre plus forts qu’eux. Le film se veut réaliste et pragmatique. L’existence des personnages est broyée par un système plus puissant, sans pour autant verser dans le glauque, ou la facilité de dénonciations béates et naïves des dérives d’un pouvoir. Au contraire, on y voit un prisme final surprenant. Il fait preuve d’une belle nuance de tons.

Edward Norton est un acteur de grande finesse et un réalisateur très élégant. Une des très belles surprises de cette fin d’année.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°14 – « The Irishman » de Martin Scorsese

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Voici donc LE film, l’évènement de fin d’année à savoir un vrai film de cinéma du maitre Martin Scorsese qui sort sur Netflix et exclusivement sur Netflix. La plateforme aurait déboursé environ 150 M de dollars pour réunir Robert de Niro et Martin Scorsese 24 ans après Casino, leur dernière collaboration ensemble.

Mais le budget a explosé par le rajeunissement numérique de plusieurs acteurs. Si on sent bien que la technique n’est pas au point pour rajeunir de façon crédible des acteurs jusqu’à de jeunes âges, elle fonctionne pour ce rajeunissement limité à un âge d’environ 4o ans.  C’est certes perfectibles mais très honnêtement, l’artifice ne gène pas le visionnage.

Au delà de cette prouesse, Martin Scorsese renoue avec l’un de ses genres majeurs, le film de mafieux et retrouve également Harvey Keitel et Joe Pesci. Ce dernier surprend par son rôle calme de vieux parrain loin des excités qu’il a joués dans Casino et Les Affranchis. Il est excellent et rendons grâce à de Niro d’avoir convaincu son copain de revenir faire un dernier tour de piste. Pour notre plus grand plaisir de cinéphile, De Niro retrouve un rôle en or de tueur à gage pour la mafia qui va gravir les échelons. Son personnage est à la fois un exécutant qui ne se laisse pas dévier sentimentalement mais aussi un père raté et un homme qui s’attache à Jimmy Hoffa, le patron des syndicats. Pour l’incarner, un autre monstre sacré joue pour la première fois de sa carrière pour Martin Scorsese. Le concurrent et ami de de Niro débarque donc et Al Pacino nous livre, à 79 ans, une immense prestation, celle d’un homme bulldozer que jamais personne n’a arrêté et qui s’aveugle dans son passé tout puissant.

L’élégance crépusculaire de ce 25ème long métrage de Scorsese est envoutante. Et pourtant le film dure 3h29 ! Alors certes, il aurait pu faire plus court mais sincèrement jamais l’ennui ne pointe tant Scorsese tient son film, ses acteurs et son histoire. Et puis le maitre nous dit adieu, non à son cinéma car on espère qu’à 77 ans, il a encore une dizaine d’années devant lui pour livrer quelques autres bon films. Mais il dit adieu à un genre de films qu’il a modernisé et popularisé et à qui il a livré plusieurs chefs d’œuvres, Mean Streets, Les Affranchis ou Casino.

On parle de film testament parfois, là effectivement, ceci y ressemble furieusement et la bande de potes qui a conquis Hollywood nous livre une sortie très classieuse.

Si le film n’est pas pour autant un sommet de la filmographie du maitre, notamment pour sa fin quelques peu alambiquée ou parfois sa durée, on gardera The Irishman comme un de ses très bons films, dont les personnages marquent de leur singularité., avec un talent de mise en scène toujours au sommet.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°13- « Les invisibles » de Louis-Julien Petit

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Le Blanc Lapin profite du mois d’août pour rattraper quelques oublis. On commence par « Les invisibles » de Louis-Julien Petit, sorti en janvier 2019.

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Voici un feel good movie excellent sur un thème rarement abordé, celui du traitement des femmes SDF. Les actrices non professionnelles et professionnelles (Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky) sont fabuleuses dans cette tragi-comédie que Ken Loach aurait très bien pu signer à sa grande époque.

Louis-Julien Petit choisit de rester léger et de ne pas plomber son sujet en donnant de l’espoir sans pour autant être aveugle sur la situation désespérée de ces femmes pour qui la vie s’est brisée. Il donne aussi toutes ses lettres de noblesse aux femmes qui se dévouent corps et âmes dans ce centre d’accueil pour réinsérer leurs protégées.

Le film est très drôle à plein de moment par un sens des répliques hyper bien écrit et joué. La simplicité du jeu et des rires alternent avec quelques bons moments sans aucun pathos.

C’est un très bel hommage aux travailleurs sociaux qui donnent de leurs temps ou acceptent des boulots mal payés pour aider les exclus, sans aucun moralisme ou discours plombant.

Une excellente réussite de cette année cinéma 2019.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

 

N°12 – « Adults in the Room » de Constantin Costa Gavras

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Qui de mieux que le réalisateur grec culte pour s’attaquer à un tel sujet politique ? Depuis « Le couperet » en 2005, le réalisateur de « Compartiment tueurs« , « Z« , « L’Aveu« , « Etat de Siège« , « Section spéciale« , « Missing« ou « Amen » avait plutôt perdu de son inspiration. Il faut croire que ce que le diktat financier a fait subir à son peuple a réveillé le vieux maitre, âgé de 86 ans, et livrant son meilleur film depuis 40 ans !

Le pich : Après 7 années de crise le pays est au bord du gouffre. Des élections, un souffle nouveau et deux hommes qui vont incarner l’espoir de sauver leur pays de l’emprise qu’il subit. Nommé par Alexis, Yanis va mener un combat sans merci dans les coulisses occultes et entre les portes closes du pouvoir européen. Là où l’arbitraire de l’austérité imposée prime sur l’humanité et la compassion.

Il fallait oser raconter une histoire de négociation de dette et de relations avec la bureaucratie européenne. C’est non seulement complexe d’intéresser le spectateur mais surtout casse gueule d’en tirer des traits dramaturgiques et des enjeux suffisamment clairs.

Yanis Varoufakis, célèbre ministre des finances et héros du film est interprété brillamment par Christos Loulis tandis que Alexandros Bourdoumis joue un Alexis Tzipras empli de doutes et de convictions de façon tout aussi convaincante.

Costa Gavras nous parle d’hommes sincères politiquement et mandatés par leur peuple, qui se confrontent à la brutalité de fonctionnaires européens obtus mais aussi de politiques dont le ministre des finances allemand, qui ne croient qu’à une seule doctrine et sont totalement sourds à tout dialogue. Il y montre un courage politique de David contre Goliath, d’individus d’extrême gauche au départ qui tentent de trouver des compromis face à la réalité mais n’arrivent pas à trouver la moindre envie d’échange de la part d’une Europe unie et inflexible.

Les conséquences sociales pour le quotidien des grecs est alors le dernier souci des « partenaires » européens qui vont traiter leurs homologues avec déférence, mépris, suffisance et colonialisme. On peut en effet s’émouvoir du n’importe quoi et des mensonges des politiques grecs durant des décennies. Mais rester sourd à la souffrance des individus pour de sacro saintes règles financières vire à l’absurde, surtout lorsque le ministre Varoufakis apporte des débuts de plans pour s’en sortir, rééchelonner la dette et faire repartir le pays. Le cercle vicieux d’étouffement du pays est très bien expliqué tout comme le caractère vautour de prêteurs tirant sur un ambulance en prêtent à des taux usuraires à un pays en plein naufrage. On y voit également comment des fonctionnaires de grandes instances exigent que le pays brade ses aéroports et autres entreprises à de vils prix.

Le cauchemar de l’hypocrisie et de la manipulation politique puis du lynchage médiatique font froid dans le dos.

On peut certes ne pas être d’accord avec la vision partisane du réalisateur mais on peut difficilement ne pas trouver dangereux le poids de certains individus européens zélés sur les choix démocratiques. Pourtant très pro européen, je ne peux que constater l’impact de cette suffisance et cette certitude d’avoir raison face à des politiques publiques qui ne fonctionnent pas toujours et la montée des extrêmes. Costa Gavras nous montre une Europe qui s’éloigne des peuples et refuse d’évoluer, de se remettre un tout petit peu en question et même de dialoguer, au nom de dogmes qui n’ont pas fait leurs preuves.

Ce récit palpitant et éminemment politique est à la fois drôle, courageux et d’une grande pédagogie.

Merci Costa Gavras de poursuivre votre enragement à votre âge vénérable et j’attends de pied ferme votre prochain film.

La piste Lapin :

4 étoiles

 

Et la suite arrive ….

 

 

 

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