Archive pour la catégorie 'Films – critiques perso'

« Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch – critique du Blanc lapin

18 juin, 2017

Cédric Klapisch revient en forme après quelques longs métrages mineurs dont personne ne se souvient. Il tourne une histoire de fraterie de trentenaires confrontés au décès de leur père viticulteur et aux choix qu’ils doivent entreprendre face au paiement des droits de succession et au partage du patrimoine que constituent les terres.

La principale qualité du cinéma de Klapisch a toujours été sa vision optimiste de l’humain et sa capacité à déceler le bon en chacun de ses personnages. Avec ce film tourné sur un complet, aux quatre saisons, il retrouve ce qui a fait le succès de « L’auberge Espagnole » et ses suites, à savoir un naturel, une simplicité désarmante dans des personnages très attachants.

Pio Marmai, Ana Girardot et François Civil sont parfaits dans leurs rôles et très sympathiques. Klapisch réussit a donner forme à l’attachement familial à un patrimoine via la célébration du père défunt, de sa mémoire, de ce qu’il a construit, qui se voit et qui respire la nature, dans une Bourgogne filmée sous ces quatre périodes.

Le film se veut tendre, ce qui agacera certains cyniques très probablement, qui lui reprocheront un ton consensuel. Mais le fait de saisir de petits moments de vie permet au film de devenir un objet attachant et souvent drôle. Les clichés ne sont pas toujours évités mais on lui pardonne tout car son film donne le sourire.

Cédric Klapisch aime ses personnage et nous les fait aimer dans « Ce qui nous lie », film généreux et solaire, qui aurait mérité un peu plus de surprises tout de même.

La piste aux lapins :

3,5 lapins

 

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« War machine » de David Michôd avec Brad Pitt – critique du Blanc Lapin

18 juin, 2017

Voici le 1er gros film Netflix à sortir avec Brad Pitt en tête de pont, jouant le général Stanley McChrystal, personnage sûr de lui, qui pris la tête des forces de l’OTAN en Afghanistan avant de se faire virer suite à un article assassin.

David Michôd est le très bon réalisateur derrière « Animal kingdom » et « The Rover« . Et c’est donc une grande déception que de voir ce résultat particulièrement fade, avec un Brad Pitt en roue libre qui surjoue, mal, un espèce de machiste un peu con au milieu d’une mission pour laquelle son manque de finesse sera fatal.

Le problème vient d’une mise en scène décousue qui ne permet pas de comprendre les enjeux politiques et d’un scénario lui aussi manquant cruellement de clarté.

Le jeu est outrancier, le film ne choisit jamais entre le film de guerre et la comédie et ces allers retours aussi balourds que le jeu des acteurs, font perdre le fil du récit, déjà pas très intéressant.

Un vrai ratage.

La piste aux lapins :

Bad

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« Compte tes blessures » de Morgan Simon – critique « rattrapage » du Blanc Lapin

10 juin, 2017

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Ce premier film a hélas été très peu distribué dans les cinémas en janvier d’où le temps long pour enfin le voir. L’histoire suit un jeune chanteur charismatique de hard rock, qui s’est tatoué de partout et vit encore chez son père, poissonnier.

Il est jeune, beau, son groupe cartonne mais il est aussi très seul. Au lieu de profiter de la vie, il se heurte à son père insensible et froid. Et surtout, il voit arriver la nouvelle copine de ce dernier qui vient bouleverser son monde et le silence causé par la mort de sa mère quelques mois auparavant.

« Compte tes blessures » n’est pas dénué de défauts mais il est tellement généreux par sa belle humanité, par la délicatesse de l’expression des sentiments des protagonistes, qu’on lui pardonne toute le reste. Morgan Simon réalise déjà un film ultra court, 1H20 seulement et c’est probablement une très bonne idée car il évite les scènes inutiles qui auraient dilué le message.

Kévin Azaïs, qu’on avait découvert dans « Les combattants » en 2014, est brillant dans ce rôle de jeune homme qui n’est pas totalement sorti de l’adolescence, dont le regard cherche en permanence l’amour de son père. Il est perdu, blessé car son monde s’est effondré à moitié par la mort de sa mère adorée. Et il se cherche, il provoque, il doit « tuer le père » pour grandir et c’est douloureux. La partition de l’acteur est vraiment émouvante tout en étant brusque et animale. Nathan Willcocks joue lui ce père rugueux et aux propos violents et livre lui aussi une très belle prestation.

Le film traite donc de l’après-deuil et de la reconstruction entre un père et un fils qui s’aiment mais ne savent plus se parler et se sentent étrangers.

« Compte tes blessures » est un film intelligent, fin et dont le final est surprenant.

La piste aux lapins :

3,5 lapins

« A cure for life » de Gore Verbinski – critique « rattrapage » du Blanc Lapin

10 juin, 2017

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Le réalisateur des premiers Pirates des Caraïbes et du remake Us de « Le Cercle », Gore Verbinski, à la carrière pour le moins inégale, se lance  dans la SF d’épouvante…

Le pitch : Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse.Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients.

La première bonne idée du film est d’avoir choisi Dane DeHaan comme anti héros. Il est excellent pour incarner un petit con tête à claque dont on sent qu’un évènement a brisé l’enfance. Ensuite Verbinski y va certes à la truelle pour poser son décors paranoïaque et reclus du monde, mais ceci a le mérite d’être efficace et prenant rapidement. Les personnages sont tous curieux et on ne sait qui ment et qui est manipulé, ce qui est assez réussi.

Les mouvements de caméra, les découvertes du personnage, les doutes sur la réalité, l’hypnose arrivent à bien embrouiller une histoire que l’on croit au début trop vite racontée. Verbinski joue sur ce jeu de montrer par accélération-décélération les réponses aux mystères du château. Et c’est une réussite. L’ambiance est glauque, malsaine, d’un vert qui rappelle de loin La Cité des enfants perdus ou d’autres longs métrages à la limite du cauchemar et de la SF. Le film est ultra référencé de codes du genre mais il arrive à se distinguer par un style propre, un charme et ceci est assez rare.

Et puis le film saborde ce qui aurait pu en faire un très bon long métrage à cause d’un scénario qui n’apporte pas des explications très claires, c’est le moins que l’on puisse dire. Il est quand même problématique de ressortir du film et de ne pas avoir compris pourquoi l’antagoniste faisait tout ceci…ou tout du moins de ne pas être sur d’avoir compris à quoi servaient les bébètes. Autant chez Lynch on pardonne, autant chez Gilliam on sait que l’explication peut tomber plus tard en repensant au film…mais sur ce type d’objet plutôt réussi mais de facture moins ambitieuse, on reste sur sa faim. Et c’est dommage. Je suis preneur donc de l’explication de la fin et de à quoi servent précisément les bébètes et l’eau. Lapincompris.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

 

« L’amant double » de François Ozon – critique du blanc Lapin

28 mai, 2017

François Ozon est l’un des cinéastes français les plus prolifiques et les plus doués, ce qui nous vaut quasiment chaque année un nouvel opus. Mais Ozon est aussi capable de mélanger les genres ou d’en changer, passant de la comédie pure avec « Potiche » ou « 8 femmes » au thriller psychologique (« Dans la maison« , « Sous le sable« ), en passant par le drame pur « Le temps qui reste« , « 5×2« , « Le refuge« , « Frantz« ), l’hommage à Fassbinder (« Gouttes d’eau sur pierres brûlantes »), la provocation habile (« Jeune et jolie« ), ou le fantastique (« Les amants criminels« , « Sitcom« , Ricky »).

18 films en 20 ans de carrière…Notre stakhanoviste cinéphile national revient donc avec un film à la limite du fantastique et du thriller et nous parle de gémellité, lorgnant vers « Faux-Semblants » de David Cronenberg.

Ozon convoque Freud à travers cette histoire de jeune femme qui tombe amoureuse de son psy mais nous ballade sans cesse entre plusieurs eaux troubles, usant à la merveille de la beauté effarouchée de son actrice, magnifique Marine Vacth. Découverte dans « Jeune et jolie« , elle a prouvé son grand talent d’actrice dans le récent « La confession« , aux côtés de Romain Duris.

Face à elle, Jérémie Renier compose un rôle exigeant, pervers et intellectuel, frustré et mystérieux, l’un de ses meilleurs rôles. On ne dirait pas comme cela mais Jérémie Renier, découvert chez les Dardenne, est devenu l’un des plus grands acteurs français de sa génération, à la filmographie dense et exigeante.

François Ozon choisit donc de laisser au spectateur imaginer le fin mot de l’histoire, perdu entre l’apparente simplicité du récit et le fait qu’il sente un secret plus profond qui ne demande qu’à émerger. L’érotisme parcourt le film avec tous les fils nécessaires au doute qu’il entretient.

La frayeur n’est jamais loin dans chaque scène, la tension et l’imminence d’un cataclysme étant palpable.

Et puis Ozon révèle son secret. J’aurais préféré une fin moins abrupte, des liens plus évidents entre les scènes de 95% du film et le dénouement voire des effets miroirs plus évidents. C’est le seul bémol d’un film qui demeure un bon opus de François Ozon.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

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« Rodin » de Jacques Doillon avec Vincent Lindon – critique du Blanc Lapin

27 mai, 2017

Vincent Lindon joue Auguste Rodin à 40 ans, alors que le succès arrive et que sa première commande d’Etat se concrétise avec « La Porte de L’Enfer« .

Je suis assez partagé sur le long métrage qui comporte du très bon et du très pénible en même temps. Vincent Lindon compose bien son personnage même si ce dernier parle souvent dans sa barbe et parfois c’est un peu relou. Izïa Higelin joue une Camille Claudel amoureuse et qui perd pied face au refus de s’engager de Rodin mais comment dire…cette partie de l’histoire n’est pas très intéressante…et comme c’est 70% du film, forcément, çà lasse. Ou tout du moins il aurait fallu de la fougue, de la fièvre, ressentir la passion des personnages.

Et là, c’est le drame. La mise en scène de Doillon est d’une platitude absolue, avec des ellipses ou des cartons inter scènes qu’on ne voit plus depuis 30 ans. C’est très lent et très caricatural du cinéma d’auteur français se regardant le nombril et donc de nombreux spectateurs trouveront le film juste chiant. Et puis bon le film comporte trois lieux en tout et ce huis clos est parfois pénible.

Et pourtant…et pourtant il y a aussi du très bon à s’attarder sur Rodin en train de modeler et non de sculpter, ce qui pour moi, qui aime modeler à mes heures perdues, m’a profondément touché. Je comprend en effet cet abandon dans la créativité du personnage, ce lien quasi paternel au résultat de son travail. J’ai beaucoup aimé également cette réflexion du personnage ventant les œuvres inachevées, justifiant le choix de l’inabouti par le fait que de nombreuses Cathédrales sont dans cet état, ou qu’on ne reproche pas à un arbre de continuer à pousser.

Ainsi le Rodin au travail est plutôt bien croqué, comme quasi documentaire de l’artiste composant certaines de ses œuvres de multiples morceaux sculptés à d’autres occasions. Mais cette pépite dans le film est noyée par la façon ascétique de filmer , qui ne va pas du tout avec la relation Rodin/Claudel.

La piste aux lapins :

3 étoiles

 

« Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar » – critique du Blanc Lapin

27 mai, 2017

On ne peut pas dire que les films « Pirates des Caraibes » constituent la série du siècle question aventure cool, surtout lorsque l’on compare à des ainés autrement mieux maitrisés comme Indiana Jones.

Cependant Johnny Depp surprenait son monde il y a 14 ans en créant un personnage iconoclaste au milieu d’un énorme blockbuster Disney qui sur le papier paraissait fort insipide. Le résultat était gentillet et distrayant mais regardable. Les deux suites mettaient le paquet sur les effets spéciaux au détriment d’un scénario pas toujours compréhensible par ses incohérences et Jack Sparrow  devenait la caricature de lui-même, en parallèle de la carrière de l’excellent Depp, qui préféra les billets verts à la construction d’une carrière. Le quatrième volet, « La fontaine de jouvence » était affreux et pathétique, les 90 M$ de salaire de Johnny Depp se voyant à l’écran puisque l’essentiel du film se passait sur une île avec très peu d’effets spéciaux, faute de fric, entièrement refilé à la star. On atteignait les cales et l’eau prenait de partout.

Ce cinquième film est donc une agréable surprise puisqu’il renoue avec le 1er volet avec un peu de fraicheur. Et on se demande si le fait que les héros soient différents à savoir Brenton Thwaites et Kaya Scodelario n’aide pas un peu. Non qu’ils jouent excessivement bien, ils font juste le job, mais bon Jack Sparrow qui grimace çà devient légèrement pénible. L’autre atout du film est son méchant, le génial Javier Bardem qui comme toujours excelle.

Et puis reconnaissons le, ce divertissement fonctionne. C’est ludique et après tout c’est l’objectif du film. Le long métrage respecte son public à défaut de surprendre mais on ne regarde pas ce type de long métrage pour une caution cinématographique qui marquera à long terme, c’est le moins qu’on puisse dire.

Certaines scènes comme la guillotine, les attaques de bateau fantôme ou de requins pas bien en point créent l’animation. L’aventure et les scènes d’action font le reste.

La piste aux lapins :

3 étoiles

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« Alien Covenant » de Ridley Scott – Critique du Blanc Lapin

13 mai, 2017

Lorsque Ridley Scott revient à sa série culte qui le fit connaitre du grand public, ce fut avec un mélange de crainte et d’enthousiasme. Bien sûr les fans étaient ravis de revoir la plus flippante des bébêtes du cinéma SF et de connaitre les origines par leur réalisateur initial et co-créateur avec HG Giger.

Et puis lorsque « Prometheus » sortit en 2012 ce fut la déception. Le résultat était un bon film film de SF mais il montrait beaucoup trop, expliquait tout et du coup il n’y avait aucune tension dans le film. Le talent de mise en scène et plusieurs excellentes idées dont celle du droïde David donnaient cependant au long métrage un charme particulier avec un goût d’inachevé. Et puis surtout, la bête était absente et çà c’était hyper frustrant ! Mais Michael Fassbender était excellent et çà sauvait le reste.

Ridley Scott a visiblement compris la leçon en partie puisque le Xénomorphe est enfin de retour et lui ajoute même un prédécesseur avec le Neomorph, inspiré du requin goblin, flippant aussi à sa manière.

Il choisit donc de revenir au gore (gentil rassurez vous) d’origine et à la course poursuite habituelle tout en conservant sa volonté d’expliquer l’origine des Alien, qui vous sera donc révélée !

Et puis David est en double avec une autre version, Walter. Ridley Scott s’amuse de nouveau à insuffler des thématiques de Blade Runner, son autre chef d’oeuvre SF, dans l’univers Alien. Et c’est plutôt très réussi.

Ainsi, « Alien, covenant » est indéniablement supérieur à Prometheus mais conserve cependant un fort handicap et en acquiert un nouveau. D’abord la surprise est très peu présente voire pas du tout et la tension n’est toujours pas là, comme si le film assurait le fan service.

Ensuite et c’est bien sûr lié, rappelons nous que papy Scott a 79 ans. Et si certains réalisateurs très âgés peuvent surprendre, la plupart font ce qu’ils savent déjà faire et leur créativité n’est peut être pas au top du top. Alors évidemment il est entouré d’une équipe, tout ne repose pas sur un homme un seul mais un plus jeune réalisateur n’aurait-il pas des idées transgressives ? En effet ici, les plans et les méthodes pour lutter contre un Alien ont toutes déjà été vues dans les 4 premier films…et donc sauf à être né après, à avoir loupé les films d’origine et donc à ne pas capter les connections et clins d’œils, on n’est forcément pas surpris et en terrain balisé. Et donc la tension, le suspens restent inexistants. C’est d’ailleurs pour cette raison que la suite de Blade Runner, réalisée par Denis Villeneuve, l’un des grands cinéastes du moment, a davantage de chances d’être à la hauteur car Scott ne réalise pas !

« Alien Covenant » reste cependant un très bon divertissement et pour les fans une explication à une question SF qui date de 1979, il y a presque 40 ans !

D’ailleurs la suite devrait arrivait pile au 40ème anniversaire, dans deux ans. Espérons que Ridley Scott apprenne encore de ses lacunes histoire cette fois-ci de nous livrer un film surprenant de bout en bout. Mais après deux tentatives, il est permis d’en douter.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

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« Les Gardiens de la Galaxie 2″ de James Gunn – critique du blanc lapin

11 mai, 2017

Bon j’avais envie de voir un bon gros blockbuster un peu con. Et bien je n’ai pas été déçu. Il faut dire que le 1er volet marchait plutôt bien et avait réussi le pari d’introduire des personnages peu crédibles dans l’univers Marvel et totalement inconnus.

Moi qui déteste les films Marvel et bien je trouve sympathiques ces gardiens parcequ’ils ont un atout énOrme. Ils ne se prennent pas du tout au sérieux.

Et le grand n’importe quoi est accentué. Là où Star Lord avait un côté vintage marrant avec son adulation des musiques seventies et eighties, cette fois on voit carrément débarquer son père, un dieu planète incarné par Kurt Russell.

Et çà vire complètement kitsch !

Ce mauvais goût est drôle et les personnages certes pas excellents mais suffisamment travaillés pour tenir 2h16.

Bon par contre c’est très con. Mais c’est cela aussi le cinéma…

La piste aux lapins :

3 étoiles

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« Sand Castle » de Fernando Coimbra – critique du Blanc Lapin

11 mai, 2017

Au début de la seconde guerre du Golfe en Irak, en 2003, Sand Castle suit un groupe de soldats qui se rendent dans la banlieue de Bakouba pour réparer une station de pompage d’eau endommagée par les bombes américaines. Dans une chaleur étouffante, Matt Ocre, un jeune soldat inexpérimenté, découvre l’horreur dans l’atmosphère de ressentiment et de colère que manifestent les populations locales. C’est dans les rues, les places et les écoles qu’il va prendre conscience du danger et du véritable coût de la guerre.

Ce film racheté par Netflix dispose d’un bon casting avec Nicholas Hoult, Logan Marshall-Green, Henry Cavill.

Il tente de montrer le quotidien des soldats, l’incompréhension entre ces déracinés qui font cela souvent pour gagner de l’argent et les population enserrées entre l’occupation américaine et les combattants irakiens.

Mais voilà, pour faire un bon film ambiance guerre, il faut plus qu’un bon casting et du sable. Il faut aussi un scénario et une mise en scène originale. Et j’ai peur que vu l’absence de tension du long métrage, il n’y ait ni l’un ni l’autre.

Le film se regarde mais il est assez chiant, surtout au regard d’innombrables films sur le même sujet. Les rois du désert avait le mérite de traiter avec humour et décalage la situation afin d’acquérir une identité.

Le sentiment devant Sand Castle est plus diffus. On ne s’attache ni assez aux personnages ni à leur quotidien parceque c’est tout simplement peu surprenant.

Bref, un film pas très utile et une mauvaise pioche pour Netflix.

La piste aux lapins :

2 étoiles

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« The Young Lady » de William Oldroyd – critique du Blanc Lapin

14 avril, 2017

En 1865, une très jeune femme devient l’épouse d’un Lord anglais irascible et  qui la délaisse. Elle doit subir également les remontrances de son beau-père, encore plus ignoble.

Mais par un coup de chance, les deux vont s’absenter et elle va tomber amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur le domaine. C’est alors qu’elle va vouloir recouvrer son indépendance.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la petite victime des premiers plans a du caractère et une morale toute relative. Le film suit donc l’émancipation d’une femme dont le destin qui l’attend est juste un enfer sur terre. Le metteur en scène choisit l’économie de mots afin de filmer cette aristocratie hypocrite de seconde zone, enferrée dans ses codes en total décalage avec l’envie de vivre de la jeune femme. La caméra se déplace gracieusement,  comme pour respecter cet équilibre des choses qui ne doit surtout pas changer.

Mais bien qu’austère et âpre dans sa vision victorienne du quotidien, le huis clos devient vite violent et définitif, surprenant par sa radicalité et surtout celle du personnage principal. C’est à la fois drôle et glaçant et bien qu’amoral, on y prend un plaisir coupable face à la bêtise des petits tortionnaires qui ont une vue bien trop haute de leur propre personne et du rapport homme-femme ou même du rapport de classe.

Florence Pugh nous joue une Madame Bovary rock’n roll qui détonne avec le reste du cadre et c’est très surprenant.

Le film dérange par l’empathie qu’il provoque pour ce personnage froid tout autant qu’il distrait par l’incertitude de son issue.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

 

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« War everyone » de John Michael McDonagh – critique du Blanc Lapin

13 avril, 2017

« War everyone » est un direct to vidéo précédé de quelques bonnes critiques, raison pour laquelle j’ai enduré ce film de seconde zone qui recueille à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire pour créer un film de flics faussement cools.

Alexander Skarsgård est bon quand il fait son méchant blondinet rebelle mais Michael Peña est à exploser contre les mûrs du début à la fin avec ses vannes de films d’action des années 90. Le film veut se comparer aux autres films de ce style où deux flics ou détectives sont limites niveau morale et se baladent sur la ligne jaune en permanence. Et c’est censé être drôle et cynique. C’est juste chiant et long. Le contraire de « The Nice Guys » avec Ryan Gosling et Russell Crowe, que le film essaie de singer misérablement.

Sauf que non. Les situations sont attendues, déjà vues. Les blagues homophobes sont affligeantes. Le jeu des acteurs genre « regardez comme je joue le bad guy cool » est franchement gonflant.

Les méchants n’ont aucun charisme à commencer par Théo James et Caleb Landry Jones, beaucoup trop fades mais c’est plus leur rôle qui est mal écrit que leur jeu, pauvres d’eux même.

L’histoire est nulle et incompréhensible.

Bref c’est à chier !

La piste aux lapins :

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