Archive pour la catégorie 'Films'

Après « the Tudors », « les borgia »

13 mars, 2010

Showtime a décidé d’arrêter « the tudors » car Henri VIII est mort un jour en fait…la série qui remplacera sera centrée autour de la célèbre famille des Borgia avec devinez qui ? Jeremy Irons !!! Classe !

Après

Les cons osent tout mais parfois, ils hésitent…Eastwood se charge du biopic sur John Edgard Hoover !

13 mars, 2010

Et oui, la semaine dernière j’étais affligé par l’annonce de Ron Howard à la tête du projet de film sur Hoover, le mythique patron du FBI. Et bien ce sera finalement Clint Eastwood qui réalisera, le studio qui soutenait le film ayant passé la main. C’est une excellente nouvelle. Bien entendu, Clint rate certains films et est assez consensuel voir bien puritain dans certains des derniers. Mais justement, qui de mieux que ce républicain convaincu pour redonner vie à cet autre républicain qu’était Hoover. Intéressant comme challenge. Après, Clint a 80 ans, il termine un film de science fiction…mais comme il tourne plus vite que son ombre et qu’il est immortel…

Les cons osent tout mais parfois, ils hésitent...Eastwood se charge du biopic sur John Edgard Hoover ! dans Films 4724429839_s

The ghost writer de Roman Polanski

13 mars, 2010

The ghost writer de Roman Polanski dans Films Ghost-Writer-Poster

Le dernier film de Roman Polanski, auréolé d’un ours d’argent à Berlin sort dans un climat particulier, celui de sa probable extradition aux Etats-Unis. A 77 ans, Polanski signe l’un de ses meilleurs films, peut être son dernier, probablement même.

Et si c’était son opus final, ce serait un beau départ, une compilation de tout ce qui fait le génie du bonhomme, un regard ironique et brillant sur une carrière qui ne l’est pas moins.

 02694028-photo-the-ghost-writer dans Films - critiques perso

Pour moi, cela faisait 20 ans qu’il n’avait pas signé de film marquant. « Le pianiste », malgré sa palme d’or et ses oscars, m’a profondément emmerdé par sa réalisation ultra académique.

L’histoire de ce « ghost writer » est celle d’un écrivain, Ewan Mac Gregor, choisi par l’entourage d’un ex-premier ministre, Adam Lang (Pierce Brosnan), pour rédiger ses mémoires et lui servir de nègre. Mais voilà, l’homme politique a un passé sulfureux et s’est isolé sur une île proche des Etats-Unis. Le « nègre » doit donc s’y rendre et s’enfermer avec Adam Lang et ses proches  pour pondre son livre en un mois. Et il va faire l’objet de pressions incroyables quand des révélations politiques vont commencer à surgir autour de son hôte…

Quand on visionne le nouveau Polanski, il est impossible de ne pas penser au cinéaste assigné dans sa résidence en Suisse. Nul doute que durant le montage du film, cette situation a du jouer. Pourtant, il ne faudrait pas y voir un parallèle évident mais plutôt une coïncidence. En effet, on reconnait surtout les obsessions de Polanski qui ne datent pas d’hier mais d’il y a 40 ans…dès ses premières réalisations.

En effet, cet écrivain joué par Ewan Mac Gregor est reclus sur une île, qui semble hostile par son mystère, le temps pourri qu’il y fait, l’isolement de la maison dans laquelle il est logé et surtout les énigmatiques personnages qui l’entourent. Une situation idéale pour faire monter une paranoïa hitchcockienne. Mais c’est bien à lui même que Polanski fait des clins d’œil. A sa propre filmographie, à « la neuvième porte » et « frantic » pour la course poursuite et le jeu de pistes, à « pirates » et « le bal des vampires » pour l’humour décalé, à « le locataire » ou « répulsion » magnifique film oppressant avec Catherine Deneuve…et enfin les cadavres dans le placard de politiciens bien sous tous rapports (« la jeune fille et la mort »). C’est donc un film somme.

 

Il est vraiment plaisant de voir un thriller différent, qui a une personnalité et un style, celui du réalisateur. Par exemple, là où la plupart des films du genre mettent la pression très vite, Polanski agrémente de touches d’humour assez surprenantes les premières scènes pour les espacer de plus en plus. Il avait tenté ce genre de mélange dans « la neuvième porte » mais le résultat était hélas totalement raté.

Ensuite, l’utilisation du lieu est toute caractéristique. Cette grande maison aux baies vitrées donnent l’illusion de liberté alors que lorsque le personnage met les pieds dehors, il ne peut rien faire, c’est une île où il n’y a rien. Le temps est triste, venteux, pluvieux, pas très rassurant. L’isolement, le vrai est bien là, glacial. Et une fois cette impression bien présente, le cadre est dressé et le danger peut surgir de nul part, la tension est à son comble. Enfin, les personnages qui peuplent cet univers si particulier ont tous quelque chose à cacher sous leurs dehors pas forcément antipathiques. C’est un peu la même impression que les chers voisins de Mia Farow et John Cassavetes dans « Rosemary’s baby » du même Polanski. Des individus malsains, qui cherchent quelque chose d’autre que la raison officielle du livre de mémoires à écrire.

Polanski réussit quand même à rendre haletant une course poursuite où le héros se ballade avec une valise à roulettes, c’est franchement pas banal, l’ironie est toujours présente et donne à l’ensemble un charme incroyable.

Enfin, il s’amuse de son rapport aux Etats-Unis, cet endroit où il ne peut plus mettre les pieds depuis 30 ans. Il moque par l’absurde l’hypocrisie de leur puritanisme érigé en étendard. Les défenseurs de la bonne morale savent si bien s’assoir dessus quand l’intérêt de l’empire entre en jeu.

Et dans ce jeu du chat et de la souris, Ewan Mac Gregor nous prouve qu’il est un très bon acteur. Un acteur classique certes, un peu le gendre idéal, mais qui connait bien la nuance. Son personnage d’Obi Wan Kenobi dans Star Wars nous a un peu fait oublier le reste de sa carrière, « petits meurtres entre amis », trainspotting », « le rêve de cassandre », « velvet goldmine ». La trilogie star wars lui a fait plus de mal que de bien. Il revient donc au sommet avec ce film,  avec « I love you philipp moriss »  au côté de Jim Carrey (voir ma critique) et dans « les chèvres du pentagone » (sortie cette semaine).

 l-homme-de-l-ombre-2009-16251-602412078

La « persécution » médiatique de Polanski, que l’on soit d’accord ou pas avec, peut aussi trouver un écho dans celle que subit cet ex-premier ministre britannique (Pierce Brosnan). La fuite, il connait bien, et savoir où se cacher quand l’ennemi a les pleins pouvoirs c’est comment dire ? délicat. De toute évidence, ce thème est un testament de Polanski qui renvoie à sa propre histoire. Que peut-il faire aujourd’hui que la meute a décidé d’accorder les pleins pouvoir aux Etats-Unis. Rien. Game over.

Mais comme tout grand film, vous n’avez pas besoin de connaitre la vie de Polanski ou sa filmographie pour l’apprécier. Allez voir « the ghost writer » non pas pour la polémique entourant l’affaire Polanski mais bien pour voir ce que c’est que le travail d’un grand metteur en scène, un film élégant, sans fioriture, où il n’y a pas de scène inutile. Terriblement efficace et bourré d’adrénaline.

« Shutter Island » de Martin Scorcese

6 mars, 2010

Je n’ai hélas pas le temps de critiquer le film. Cependant je peux vous donner une impression rapide.

C’est très réussi. La presse a fait la fine bouche pour une partie et je ne comprend pas bien pourquoi. Des quatre collaborations entre Léonardo Di Caprio et Scorcese, c’est la meilleure avec « Gangs of New York ».

Di Caprio est tout simplement brillant. Le jeune éphèbe de titanic s’est mué en poids lourd au niveau du jeu d’acteur et on comprend pourquoi Martin Scorcese envisage tous ses projets avec lui.

Donc en deux mots, courrez-y ! C’est un excellent thriller avec un twist final réussi, une musique bien oppressante et un Scorcese qui s’intéresse davantage que d’habitude aux tréfonds de l’âme. C’est la première fois je crois qu’il filme des cauchemars ou des souvenirs, le fash back n’étant pas très présent dans son oeuvre. Il y’a peu de maitres du septième art en vie, Martin Scorcese en fait partie. Il est l’un des meilleurs. Il faut aller voir un film de ce grand monsieur quand il en sort un !

Paul Newman – « Paris Blues » – inédit à voir

6 mars, 2010

Cela fait 10 ans que je recherche ce film, introuvable, inédit en dvd jusqu’à ce jour. J’ai vu une quarantaine de films avec Paul Newman et j’en ai vu de sacrément mauvais pour tirer de cette filmo une dizaine de bijoux et une autre dizaine de bons films. Alors ce film fait-il partie de ce qu’il y’a à retenir de la carrière de Paulo ? Et bien ce n’est pas un chef d’oeuvre mais le film est une réussite et une curiosité à découvrir.

Paul Newman -

« Paris blues » se passe à New York…hum, non je déconne, à Paris donc et raconte l’histoire de deux musiciens de Jazz dans le Saint-Germain-des-près des années 60. Les deux compères sont joués par Paul Newman et Sidney Poitier. Et bien évidemment, une histoire d’amour nous y est racontée.

C’est peut être le majeur défaut du film que de montrer un Paris touristique, ville des amoureux, qui ne connait pas le racisme et permet aux artistes de s’épanouir. Mais fort heureusement, cette impression est balayée par la modernité des relations amoureuses des personnages. Ils ne tombent pas dans le cliché et permettent au film de ne pas se trouver marqué par le passage du temps, d’où cette ressortie dvd, fort opportune.

Martin Ritt, le réalisateur, avec qui Newman a collaboré à maintes reprises, nous présente un Paris arty, alternatif, le Paris de musiciens ayant choisi de vivre en marge pour mieux se réaliser dans leur passion qu’est le Jazz. La question au centre de ce métrage est celle du choix entre une vie de couple classique, dans la droite ligne de l’american way of life ou celle de la solitude artistique. Car pour vraiment créer, est-il possible de vivre à deux, d’être épanoui ou faut-il préférer un certain égoïsme quitte à ce que cet isolement exacerbe le talent ?

 paulnewman460 dans Films - critiques persoNewman_2

Intéressant comme sujet mais hélas pas toujours bien approfondi.  Le film n’est donc pas l’aboutissement qu’il aurait pu être. Cependant sa réussite indéniable est de restituer de manière tout à fait crédible l’univers jazzy de cette époque et de nous emporter sur cette musique même si, comme moi, vous êtes totalement hermétiques à ce style.

Par ailleurs, d’autres thèmes sont effleurés comme celui de la lutte pour les droits civiques…Epaissi par la présence de Louis Armstrong en personne, le film se laisse regarder avec plaisir car sans atteindre des sommets, il est toujours gratifiant de voir un film intelligent. Martin Ritt aurait raté sa cible si il avait voulu être trop présomptueux. C’est ce qui caractérise d’ailleurs ses différentes collaborations avec Paul Newman. Il utilise intelligemment la palette d’acteur du grand Paul et le confronte à des seconds rôles de talent sur des thèmes sociaux qui sortent le film de l’ordinaire. Mais faute de réaliser un chef d’oeuvre, comme il a su le faire sur « le plus sauvage d’entre tous », avec Newman également, il sait se contenter de ces diverses qualités pour simplement réaliser un bon divertissement.

L’autre atout de taille est bien entendu la présence de Joanne Woodward, la femme de Paul Newman à la ville durant plus de 50 ans, celle qui un jour de septembre 2008, a vu s’éteindre les plus beaux yeux qu’hollywood nous aient permis d’admirer au cours des cinquante dernières années.

News ciné : Alien revient, un biopic sur Hoover, Angelina chez Aronofsky, Carla Bruni, Excalibur, Le trône de fer, les frères Coen, les dieux grecs en ébullition !

6 mars, 2010

Cette semaine, pas mal de news, les producteurs mettent le paquet dans le domaine SF-héroic fantasy.

Alien, Ridley Scott revient !

On savait depuis quelques mois que Ridley Scott, le créateur d’Alien le huitième passager, viendrait boucler la boucle de l’une des séries phares de la SF.

En fait il réalisera un prequel c’est à dire une histoire se passant 30 ans avant le premier film et sans Sigourney bien entendu. Le film s’interessera certainement à ce qui est arrivé au premier vaisseau découvert par l’équipe de Sigourney Weaver. Le film sera tourné en 3D, comme toutes les grosses productions à venir.

 Est-ce une bonne idée ? Et bien Ridley Scott fait de la merde depuis longtemps mais bon, il a l’air très excité par son scénario…

News ciné : Alien revient, un biopic sur Hoover, Angelina chez Aronofsky, Carla Bruni, Excalibur, Le trône de fer, les frères Coen, les dieux grecs en ébullition ! dans Films predator-3-alien-5-L-1 

Les cons osent tout, Ron Howard veut réaliser un biopic sur John Edgard Hoover

L’un des pires metteurs en scène à succès veut donc raconter l’histoire du patron du FBI des années 20 aux années 70, de sa relation homosexuelle avec son N°2. Bref, quelque chose de très proche de « la malédiction d’Edgar » de Marc Dugain (lire ma critique). Espérons qu’un autre projet le titille d’ici là et qu’il le lâche à un autre réalisateur…Certes Ron Howard a réussi « Willow » et « Frost/Nixon » mais bon il a quand même commis « Cocoon », « splash », « Appolo 13″, « La rançon », « le grinch », « un homme d’exception », « Da vinci code »…bref un tableau de chasse impressionnant !!! Il devrait peut être s’associer avec Luc Besson dit donc…

 475px-hoover-jedgar-loc dans Films series - News de tournage

« Le petit prince » adapté pour le grand écran

Bon, ce n’est pas pour tout de suite puisqu’il faudra attendre 2013 mais le film sera en 3D et en images de synthèse sans acteurs réels. La famille de Saint-Exupéry a accepté, le projet semblant très fidèle au livre. Maintenant, quel intérêt d’adapter un bouquin aussi célèbre qui se lit très très vite ?

arton8036 

Rome, le film

La série « Rome » diffusée sur HBO a été un succès critique mais un four au niveau des audiences qui a amené la chaine à tout stopper au bout de deux saisons. HBO a ensuite regretté et développé un projet pour le grand écran. Même si la chaine cablée n’est plus dans le circuit, le film est en route, avec le même casting que la série.

rome%5B1%5D

Darren Aronofsky versus Angelina Jolie ?

Le réalisateur de « requiem for a dream », « the wrestler » et « the fountain » pourrait faire tourner Madame Pitt. Le film, « Serena », raconterait l’histoire d’un couple qui en 1929, en Caroline du Nord, monte un empire dans l’industrie du bois. Seulement la jolie épouse, machiavélique, décide de se débarrasser du fils illégitime de son mari. La thématique ressemblerait un peu au bijou qu’est « there will be blood » avec Daniel Day Lewis.

En attendant, Aronofsky se démène pour pouvoir présenter son « black Swan » à Cannes, avec Nathalie Portman, Vincent Cassel et Winona Rider, l’un des films de l’année, très certainement.

AngelinaJolie77ee17_1024

Excalibur, deux films en préparation (les cons osent tout, suite…)

Alors que Brian Singer(X-men) est attaché au remake de John Boorman, chef d’oeuvre du genre, mais bon les cons osent tout, un deuxième projet apparait. Guy Ritchie (Sherlock Holmes, Crimes arnaques et botanique) s’intéresse lui aussi à la légende du Roi Arthur. Mais ce ne serait pas un remake. On craint le pire quand même…

excalibur

Les frères Coen s’attèlent à leur projet de western bien sanglant !!

 Dans « true gritt, Joel et Ethan Coen raconteront l’épopée d’une jeune fille de 14 ans qui engage un vieux shériff, campé par Jeff Bridges (décidément très demandé), pour retrouver et flinguer les assassins de ses parents.

 Mais le shériff est très porté sur la bouteille. Ce sera violent et le film célèbrera les retrouvailles de the Dude (the big lebowsky) et des frangins surdoués.

 Jeff_Bridges-1-Iron_Man

« Le trône de fer » adapté en série TV

HBO, la chaine cablée qui a sorti « Six feet under », « les sopranos », « Rome », ou encore « True Blood », vient de décider la mise en chantier d’une série d’héroic fantasy. « Le trône de fer » est une série de bouquins qui ont cartonné outre atlantique et c’est l’auteur des romans, George R.R. Martin qui écrira lui-même chaque épisode. On retrouve bien là le respect de HBO pour les auteurs. L’histoire se concentre sur la guerre que se livrent neuf familles sur une planète imaginaire et dans une ambiance très proche du Seigneur des Anneaux.

 trone_de_fer_roman_3

 Owen Wilson et Carla Bruni chez Woody Allen

Le fidèle acteur de Wes Anderson (la vie aquatique, the darjeeling limited) va donc jouer pour la première fois devant la caméra de Woody. Et la femme du président français fera donc ses débuts d’actrice. Le tournage aura lieu à Paris et c’est clair qu’on va bien nous gaver avec cet été !!! J’adore la photo ci-dessous, tellement naturelle…c’est çà l’amour.

owenwilsonpic12 carla-bruni-nicolas-sarkozy

Après « le choc des titans », « Dédale » et « Icare » ?

Le frenchie Louis Leterrier joue très gros avec le remake du « Choc des titans ». Si le film cartonne, les producteurs auraient en tête de lui faire réaliser une trilogie divine avec l’histoire dIcare et celle du fil d’Ariane et du dédale avec un gros minotaure dedans qui aime bien la chaire fraiche, miam !!

aoozqtqh

Mickey Rourke rejoint le projet « War of the gods »

C’est l’autre gros projet avec des dieux grecs. Pourquoi est-il intéressant ? Parcequ’il sera mis en scène par Tarsem Singh, réalisateur de « the cell » (raté) et « the fall » (semi-réussi : voir ma critique). Et Tarsem Singh fait de très très belles images. Ensuite parce que Thésée sera joué par Henry Cavill, le meilleur ami du roi Henri VIII dans « the tudors ». Mickey Rourke jouera donc un méchant, Hypérion, roi sanguinaire. Le guerrier Thésée prendra la tête d’une armée de dieux mortels pour aller calmer les Titans emprisonnés par Zeus à l’issue de la guerre des dieux. En effet, pour la petite histoire, Zeus n’est devenu le dieu des dieux que lorsqu’il a vaincu les Titans, ses oncles et tantes pour faire simple, et le premier d’entre eux, son père, Chronos, le temps.

 mickey_rourke_110807_00011Behind-the-Scenes---Tudors-henry-cavill-626463_392_255

« A single Man » de Tom Ford, critique

26 février, 2010


1962, Jim, professeur d’université à Los Angeles, vit reclus dans le deuil de son compagnon, décédé d’un accident de voiture quelques mois plus tôt. Seule sa meilleure amie, Charley (superbe Julianne Moore) pimente un peu sa vie. Il n’a goût à rien, il veut mourir.

Voici donc le fameux film de Tom Ford, le célèbre couturier, qui passe à la réalisation et a fait forte impression pour son premier film au dernier festival de Venise. Il faut effectivement constater que le film est doté d’une photographie et d’une utilisation du bruitage impressionnants. C’est d’ailleurs la stylisation à l’excès qui a déplu à certaines critiques, y voyant un film papier glacé, à l’image des très belles photos de mode dont Tom Ford est l’une des figures emblématiques. C’est vrai qu’en regardant le film, on se dit « tiens, ce mec doit bosser dans le milieu de la haute couture »…

 single-man-2 dans Filmshoultcc dans Films - critiques perso

Mais est-ce un handicap ? Je dirais que ceci dépend des ressentis de chacun. Pour ma part, absolument pas. C’est beau, sensuel. Tom Ford sait très bien filmer les corps, la peau, les regards et leurs non-dits, le souffle léger d’un personnage. Cette élégance dans l’expression des caractères ne les rend pas moins terriblement humains…et ce n’était pas gagné compte tenu de l’excès de style. Ainsi au final, de l’émotion se dégage de toute cette histoire, de la mélancolie, de la tristesse, de l’ironie, de l’espoir…et surtout, une belle allégorie de la vie et de la mort, du couple et de la réussite de ce dernier. Des messages simples ponctuent donc ce film dont la photographie si léchée n’est qu’une façade, tout comme l’image que ce professeur véhicule de lui même. Elle n’est qu’un rempart contre l’extérieur. Rester parfait en apparence pour que rien ne le touche, rien ne l’atteigne. Qu’il puisse conserver tel un trésor l’image du bonheur brisé un soir de pluie. Qu’il puisse s’enfermer dans son deuil et dans son image si parfaite à l’extérieur comme dans un écrin.

Bien entendu, celui qui porte le film est Colin Firth, pour qui la coupe Volpi du meilleur acteur (dernier festival de Venise) était une évidence. A 49 ans, le Valmont de Milos Forman trouve le rôle de sa vie…un rôle à la Dirk Bogarde dans « mort à Venise ». Il exprime avec déconcertance la solitude, la tristesse, le manque de l’autre. Il faut voir la façon dont il pleure à l’annonce de la mort de son homme. Impressionnant de nuances.

Julianne Moore est très bien castée en meilleure amie, sublime quarantenaire qui vit là les derniers feux de sa beauté fatale sans avenir aucun. Bien d’autres personnages traduisent un homoérotisme qui a fait sourire la salle. Il faut dire qu’il y va fort ce cher Tom Ford et qu’on ressent bien son amour de la beauté des hommes. Un traitement du corps et du regard d’habitude réservé à la gente féminine. Et puis il y’a Nicolas Hoult, mon pari sur les jeunes acteurs en devenir. Parfait en ange de la dernière chance. Il imprime la péllicule et cette fois-ci, j’en suis certain, ce sera une star, demain…avec « Le choc des titans » puis « Mad Max, furry road ».

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce film, loin d’être sans reproches mais d’une classe qui force le respect, dont les acteurs sont à l’unisson d’un Colin Firth brillant, sur une thématique très belle et dont la principale force est de prendre son temps pour faire filtrer les émotions au moment juste. Le twist final est impérial. Un film tenu de bout en bout avec un soucis du détail vraiment plaisant. 

Image de prévisualisation YouTube

Bientôt au cinéma – « Soul Kitchen » de Fatih Akin, sortie le 17 mars

25 février, 2010

Après « De l’autre côté » et « head on », le jeune réalisateur germano-turc revient avec une comédie, très bien accueillie et récompensée à Venise…sortie mi-mars.

Bientôt au cinéma -

Image de prévisualisation YouTube

Bientôt au cinéma – « Daybreakers », film de vampire original et très bonne presse, sortie le 3 mars

25 février, 2010

Dans un monde où les vampires ont vaincu et élèvent les humains en batteries, une épidémie chez ces derniers prend de panique la communauté des vampires…la critique est exceptionnellement positive pour ce genre réputé comme sinistré par un nombre de nanars et bouses incroyable. Avec Ethan Hawke, Willem Dafoe et Sam Neil.

Bientôt au cinéma -

Image de prévisualisation YouTube

Déjà au cinéma- « Liberté » de Tony Gatlif, sortie le 24 février

25 février, 2010

Déjà au cinéma-

La déportation des gitans, James Thiérrée dans son premier rôle important et une presse très bonne…
Image de prévisualisation YouTube

Bientôt au cinéma – « Moon »…réussite de SF en perspective

25 février, 2010

Bientôt au cinéma -

Duncan Jones, fils de David Bowie a été plébiscité dans tous les festivals pour ce premier film…Sam Rockwell est parait-il bluffant…
Image de prévisualisation YouTube

Un inédit d’Elia Kazan – « Les visiteurs », chef d’oeuvre

24 février, 2010

Voici un inédit ou presque du grand Elia Kazan, l’un des meilleurs réalisateurs de l’histoire et l’un des plus detestés, non pour son talent, immense, mais pour ce qu’il a commis durant la chasse aux sorcières.

 Un inédit d'Elia Kazan -

L’histoire : Par un jour d’hiver, deux ex militaires ayant servi au vietnam débarquent chez un ancien condisciple (James Woods, un de ses premiers rôles) qui vit avec sa femme et son bébé dans une ferme isolée. Que sont-ils venus faire ? Et sont-ils bien intentionnés?

« Les visiteurs » est un grand film paranoiaque comme les années 70 nous en ont livré, « les chiens de paille » de Sam Peckinpah en tête. On pense aussi, plus récemment, à « Funny games » de Mickael Hanneke, pour la violence des rapports, la tension qui s’en dégage, même si la comparaison s’arrête là. Ce huit clos à cinq personnages dans une ferme isolée n’a rien à envier au films précités. Le stress provoqué par les deux intrus est troublant.  On ne sait ce qu’ils recherchent et si la vengeance est leur moteur ou si au contraire ils cherchent la rédemption. Et Kazan ne tombe jamais dans le cliché du film de genre, ce serait trop facile. L’oeuvre de Kazan fait de cette incertitude un personnage à elle toute seule.

Mais ce qui est brillant, c’est de confronter, pour une fois, la cruauté cauchemardesque des GI revenant du vietnam, qui ont perdu tout sens moral sur le front, à l’angelisme des militants anti-guerre, qui ne connaissent que théorie et grandes idées mais n’ont rien vécu de cet enfer. Le thème est traité sous l’angle du choix. Doit-on se comporter en héros au sens moral ou en héros au sens patriotique lorsque l’on est soldat au sein d’une véritable boucherie ? Quelles sont les conséquences de ces choix ?

,M23511 dans Films - critiques perso 

Elia Kazan livre un film autobiographique car lui, qui a dénoncé à la commission Mac Carthy ses amis soupçonnés d’être communistes, lui donc, a fait un choix immoral. Et personne ne lui a jamais apporté le pardon car l’irréparable était fait. Lui, le réalisateur de « sur les quais », « un tramway nommé désir », baby doll », « viva zappata », « à l’est d’Eden », « l’arrangement » et bien d’autres chefs d’oeuvres, tous imprégnés d’une si grande humanité qu’il était encore plus difficile de comprendre son acte. Kazan n’a pas su résister face à l’oppression obscurantiste. Et c’est avec difficulté qu’il a monté ce film, à 60 ans, banni de tous. Pour 100.000 $, des comédiens inconnus, un lieu unique et une caméra super 16, il tente d’expliquer son geste à travers ce film à la thématique si proche de son erreur magistrale.

Culpabilité et délation, les fantômes d’Elia Kazan l’ont hanté toute sa vie et ce film est assurément un chef d’oeuvre, indispensable à découvrir. Je le tiens à votre disposition. 

1...185186187188189...191