Archive pour la catégorie 'Films'

I love you Phillip Morris – Excellent, Jim Carrey au sommet

14 février, 2010

I love you Phillip Morris - Excellent, Jim Carrey au sommet dans Bandes-annonces 02309300-photo-jim-carrey-et-ewan-mcgregor-dans-i-love-you-phillip-morris

Je déteste la plupart des comédies « gay » ou « gay friendly », qui tombent systématiquement dans la caricature de l’homo. Ce dernier est forcément joyeux, festif, extraverti avec plein de plumes de partout. Bref, que ce soit « in and out », « la cage aux folles » ou « pédale douce », je suis affligé à chaque fois.

Et bien ne vous fiez pas à l’affiche tape à l’oeil du film qui montre un Jim Carrey et un Ewan Mac Gregor en « grosses pédales » flashies…

Le film raconte l’histoire vraie, ce qui semble d’ailleurs hallucinant, d’un homme ayant menti toute sa vie et fait des allers et retours en prison par amour pour un autre homme, Phillip Morris (Ewan Mac Gregor), rencontré en prison justement.

Si Ewan Mac Gregor est parfait en contre-emploi, d’une sensibilité désarmante, Jim Carrey nous livre là un festival de ce qu’il sait faire de mieux, alterner sans cesse entre pitrerie loufoque et tragédie bien sentie. Nombre de spectateurs n’apprécient pas Jim Carrey et ne voient en lui que l’interprète de « the mask » ou « dumb and dumber ». C’est vraiment passer à côté d’un grand acteur que de s’arrêter là. Il l’a prouvé dans le magnifique « Man on the moon » de Milos Forman, ou dans « the truman show ». Car en effet, l’homme au visage caoutchouc peut agacer par ses mimiques toutes les trois secondes si il n’est pas bien dirigé. Mais quand il rencontre un bon scénario et un réalisateur inspiré, ton talent éclate au grand jour.

C’est donc l’un de ses meilleurs rôles qu’il nous livre ici. Un rôle et une histoire proches de « Catch me if you can » (arrêtes moi si tu peux) avec Léonardo Di Caprio. L’histoire d’un gamin pour qui tout commence au mensonge d’origine de ses parents, qui l’ont adopté, fissure qui dictera toute sa vie, une vie de mythomane jusqu’à l’excès souvent très drôle. L’humour parfois bien trash a choqué l’amérique puritaine et a entrainé quelques difficultés de distribution du film. Il faut dire qu’on voit rarement ce genre de blagues homo sur grand écran. Mais justement, c’est là où le film est très fort. L’histoire n’a rien de communautariste, les personnages principaux auraient pu être hétéros, ceci n’aurait rien changé au fond.

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L’intérêt principal du film réside dans cet individu clownesque mais sincère, qui se cache derrière divers masques de personnages afin de disposer d’assez d’argent pour rendre heureux l’homme qu’il aime. Seulement voilà, à force d’empiler des masques, le visage élastique devient de plus en plus rigide et quand ces derniers tombent il n’y a rien derrière…ou plutôt une histoire à écrire, un adulte à construire, juste un gamin qui a joué à être quelqu’un d’autre entre temps, juste l’espace de quelques dizaines d’années. Troublant.

Le film vous cueille au moment où il vous a conquis par le rire avec un sérieux de bon aloi. Non, ce n’est pas qu’une comédie, c’est bien davantage. Et l’ironie du long métrage est d’arriver à faire des pieds de nez aux clichés ou justement à les contourner habilement.

Bref, un parcours sans faute et une grande réussite que ce très original et gonflé « I love you Philipp Morris » ! Bravo aux jeunes réalisateurs, Glenn Ficarra et John Requa et pari réussi pour Ewan Mac Gregor et Jim Carrey. Ils peuvent en être fiers.  

News cinéma : Poelvoorde, Penelope Cruz-Lars Von Trier, Foundation, le Robocop d’Aronofsky, Lynch adapte Goofy, adaptation d’Akira, le Besson de la semaine…

13 février, 2010

Poelvoorde veut lui aussi arrêter le cinéma…

C’est décidément à la mode des acteurs et des réalisateurs encore jeunes et au sommet de leur gloire qui décident de tout stopper.

Prenant l’exemple de Lauren Bacall, Bardot ou Marlon Brando, de nombreux acteurs décident de mettre fin à leur carrière ciné. Joaquin Phoenix, Nicole Kidman, Patrice Leconte.

Benoit Poelvoorde estime qu’il ne sera jamais un grand acteur et souhaite donc tout arrêter après le film de Dany Boon et celui d’Anne Fontaine qu’il est en train de tourner. Tiendra t’til cette décision ? On espère que non. Benoit, tu n’as plus qu’à lui écrire !!


News cinéma : Poelvoorde, Penelope Cruz-Lars Von Trier, Foundation, le Robocop d'Aronofsky, Lynch adapte Goofy, adaptation d'Akira, le Besson de la semaine... dans Films benoit_poelvoorde_reference

Penélope Cruz chez Lars Von Trier

Lars Von Trier a engagé l’actrice pour son prochain long, « Mélancolia »…après Nicole Kidman, Bjork et Charlotte Gainsbourg…si seulement ce grand mégalo pouvait parfois redescendre sur terre, peut être utiliserait-il mieux son talent ? Car il en a l’animal…bon Penélope, prête à jouer une folle tordue qui se lacère de partout ?

penelope-cruz dans Films series - News de tournage

Luc Besson veut faire son AVATAR…

Ah!!!!! La nouvelle sur Luc Besson de la semaine ! Je l’aime tellement. Rassurez-vous, on ne va pas voir des acteurs se glisser dans la peau de multiples Luc Besson à l’écran. C’est déjà fait avec les Minimoys. Non, Mossieur brouzoufes  ou Mossieur « sourire » veut donc produire un film de SF en anglais pour 30 M$ (soit le budget de Parnassus ou the fountain, pas ultra cher non plus).

Il ne réalisera pas mais commettra le scénario, ce qui augure du pire.  Luc, devant son bol de cornflakes a donc eu une idée géniale. Ca s’appellera « Section 8″ histoire de rappeler « District 9″, ça se passera dans une prison dans l’espace histoire de rappeler « Alien 3″, et il y aura de l’action histoire de laisser à ses troupes de réalisateurs préformatés le soin de remplir les vides entre les cases du story board. Mais bon, c’est pour le fun !!! ouais….

Le problème c’est que l’un de ses rejetons va adapter « Dune » de Franck Herbert. Et ça, c’est moins drôle.

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David Lynch réalise pour Disney le remake de « Dingo et Max » avec Goofy

Voici la bande-annonce…

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Akira sera adapté par les frères Hughes…on peut craindre le pire

Après avoir raté « From Hell » avec Depp d’après la BD d’Allan Moore, après avoir raté « the book of Eli » avec Densel Washinghton, les studios leur ont en toute logique confié l’adaptation avec des acteurs réels du célébrissime manga « Akira ». Le seul truc rassurant c’est que Leonardo Di Caprio est impliqué et qu’en général il a son mot à dire…

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Darren Aronofsky est toujours en charge du remake de « Robocop »

On croyait qu’il avait lâché l’affaire puisque le réalisateur de « Requiem for a dream », « the fountain », « the Wrestler » est en train de réaliser « Black Swan » avec Nathalie Portman, Vincent Cassel et Meryl Streep.

Et bien non, il est toujours sur le remake du film de Paul Verhoeven. Il le réalisera après Black Swan. Le problème est qu’il n’est pas d’accord avec la MGM, qui produit. Le studio, en difficulté financière cherche déjà du pognon puis une réalisation en 3 D car Avatar a tout changé. Tous les blockbusters futurs passent à la 3 D. Si vous n’aimez pas, tant pis pour vous. Et pour votre porte monnaie…3 € les lunettes.

Mais bon, Darren n’aime pas la 3 D. Et il a d’autres projets sur le feu…wait and see.

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 Astérix et Olbélix chez les Bretons…le casting !! Navrant…

Le rôle d’Astérix serait attribué à Laurent Deutsch et celui d’Obélix à Danny Boon. Héhé…c’est bien parti les mecs !!! Vous pouvez faire pire que les trois précédents, c’est possible !

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L’adaptation de « Fondation » de Isaac Asimov par Roland Emmerich

Non, vous ne rêvez pas ! C’est bien le réalisateur de « Indépendance day », « Godzilla », « Le jour d’après » et « 2012″ qui a en charge d’adapter l’un des plus grand chef d’oeuvre de la littérature de science fiction. Il fallait au moins un poète tel que Emmerich, avec sa sensibilité très, hum…toc toc badaboum….pour percevoir les nuances de tout ceci. Le bouquin est réputé inadaptable. Il est vrai qu’en confiant ce projet à Emmerich, il ne sera pas adapté. Roland va donc utiliser la 3 D, étonnant! et la technique d’Avatar, encore plus surprenant !!

On attend la catastrophe avec impatience…

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  »L’imaginarium du Docteur Parnassus » est au final un succès !

Ce n’était pas gagné après des débuts mitigés dans plein de pays, une sortie limitée aux Etats-Unis…Au final, avec un budget de 30 M$, et après  presque 3 mois d’exploitation, le dernier Terry Gilliam cumule des recettes mondiales de 55 M$ et devrait passer les 60 M$ en fin de course. Merci à l’Italie et au Japon, qui ont bien aidé dans cette affaire. Je n’attend plus que de savoir si Terry aura bouclé son budget pour tourner Don Quichotte mi avril 2010…et avec quel acteur pour remplacer Depp ?

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Bandes-annonces

13 février, 2010

« The last Airbender » de N. Shyamalan

Version longue de la BA de cette adaptation très attendue du dessin animé…

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« A single Man » de Tom Ford (le couturier) avec Collin Firth, Juliane Moore, Nicolas Hoult

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  »Centurion » de Neil Marshall avec Mickael Fassbender

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« Sherlock Holmes » de Guy Ritchie

6 février, 2010

« Sherlock Holmes » est une réussite indéniable, un vrai blockbuster intelligent, qui ne prend pas les spectateurs pour des abrutis et dépoussière le mythe de façon efficace.

Le producteur Joel Silver, qui s’est occupé de la série des Die Hard avec Bruce Willis, a eu l’idée d’adapter une BD qui revisitait le personnage de Conan Doyle tout en respectant nombre des aspects des livres d’origine. Mais pour ceci, il a confié la réalisation à Guy Ritchie, réalisateur de « Snatch » et « Crime, arnaques et botanique ». Les critiques intellos genre Télèrama ou les Inrocks voir Chronic art détestent Ritchie. Il est trop clipesque et se perd dans l’esbroufe. Je suis donc bon public puisque les deux films précités m’ont vraiment conquis par leur montage serré et original, par les gueules incroyables et un scénario en poupées russes assez malin.

On retrouve tout ceci dans « Sherlock holmes » mais avec deux atouts de taille, Jude Law et surtout Robert Downey Jr.

Il est plaisant de voir enfin Jude Law, qui n’est pas qu’une belle gueule, dans un rôle qui lui colle parfaitement. Casser l’image d’un docteur Watson petit et gros en le remplaçant par un dandy ironique et espiègle est évidemment pertinent. Mais choisir l’un des meilleurs acteurs au monde, Robert Downey Jr était vraiment LA bonne idée de ce projet. Il « incarne » le personnage et le rend particulièrement attachant. Mais c’est en donnant  à Watson l’ascendant et en faisant de Holmes un associable dépendant totalement de ce cher Watson que l’idée pivot du film prend forme.

Non seulement le duo Jude Law – Robert Downey Jr fonctionne à merveille, mais la complicité des acteurs rejaillit dans celles des deux protagonistes. On croit à leur amitié, à leurs querelles de couple qui les rend tendres et dépoussière la vision froide et intellectuelle des personnages jusqu’ici adaptés.

L’aspect comic book du Londres est volontairement non réaliste et accentue une atmosphère très particulière, tintée de musique tzigane.

Enfin, le rythme du film est inhabituel pour un blockbuster du fait des décélérations-accélérations.

En effet, une très bonne idée de mise en scène est mise en oeuvre : elle consiste à montrer l’élucidation des intrigues avec indices et explications par l’usage  du ralenti pour montrer la vitesse de réflexion et de déduction de Holmes puis la même scène en accéléré pour montrer le décalage entre l’intelligence de Holmes et la réalité.

Pour terminer ces éloges, le film ne sacrifie pas le personnage féminin qui tient un rôle consistant dans celui de l’alter ego de Holmes. Ceci fait du bien dans un blockbuster de voir une femme hors des clichés de potiche ou de blonde de service.

Et puis le méchant, Marc Strong bien que caricatural, sied très bien à cette logique  générale de comic book.

Visiblement, le film divise et n’emporte pas le même enthousiasme chez tout le monde. N’y allez donc pas en vous disant que c’est un excellent film, le rythme est particulier, vous pourriez passer à côté.

En tout cas la suite est en production et le terrible professeur Moriarty, le plus célèbre méchant des bouquins de Sir Arthur Conan Doyle pourrait voir ses traits incarnés par Brad Pitt!!! j’en trépigne d’avance.

 

News ciné : Malick et Trintignant sont de retour ! Trailer de « the last airbender » – Besson écrit avec Fogiel (?)

6 février, 2010

Terrence Malick n’arrête plus de tourner !!!

Alors qu’il avait sorti deux films il y’a 30 ans, « la ligne rouge » il y’a 10 ans et « le nouveau monde » il y’a trois ans, on pensait ne plus revoir l’animal, juste l’un des meilleurs réalisateurs au monde.

Et bien non, il présentera cette année « Tree of life » avec Brad Pitt et Sean Penn (Cannes devrait l’accueillir) et il repartira en tournage cet automne avec accrochez-vous, Chritian Bale, Rachel McAdams (l’héroine de Sherlock Holmes) et Javier Bardem, l’un des cinq meilleurs acteurs au monde à mon sens. Une histoire d’amour…Mais quand on a réalisé « le nouveau monde », on peut parler d’amour sans craindre de tomber dans le mièvre.

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 Jean-Louis Trintignant n’arrête plus de tourner !!!

Ben oui, un bonheur n’arrivant jamais seul, l’un des plus grands acteurs français, en retraite depuis 15 ans, a repris goût pour le cinéma…à 79 ans, il serait temps Jean-Louis!! vous nous manquiez…Après « Gino Story » mis en boite par Benchetrit avec Bouli Lanners et José Garcia, après le prochain Mickael Haneke avec Isabelle Huppert, Trintignant va donc partir tourner en Argentine. Il y jouera le rôle d’un ex militaire français ayant pratiqué la torture en Algérie et l’ayant enseigné aux militaires argentins durant la dictature. Mais le vieil homme n’a rien d’un vieux salopard et l’un de ses voisins se prend d’amitié et de compassion pour lui, au seuil de sa mort.

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Une suite à Watchmen ? Les cons, ils oseraient ?

DC Comics n’a peur de rien et même si Dave Gibbons et Alan Moore refusent une suite ou un prequel, n’ayant plus les droits sur l’oeuvre, il est possible que ceci arrive, d’abord sous forme de comic book…c’est complétement con !! et scandaleux.

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Les frères Weinsten rachetant leur ancienne boîte, Miramax ?

Les fameux producteurs ont connu le succès avec Miramax grâce à « Pulp Fiction », « reservoir dogs », »la leçon de piano » etc..Ils ont vendu leur boite il y’a plus de 10 ans à Disney pour monter leur propre structure. Disney étant en train de dissoudre Miramax du fait de ses flops à répétition, les frangins se verraient bien remettre le grappin sur tout le catalogue de titres qui ont fait leur succès.

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Luc Besson va écrire ses mémoires avec Marc olivier Fogiel…

Rien que l’annonce fait rigoler 2 minutes !!! héhé…deux mégalos qui se croient persécutés de partout parcequ’ils sont différents….wahou!!! ça promet de belles pages littéraires en perspective. « tu comprends Marco, la critique ne m’a jamais aimé mais bon, ce qui compte, c’est l’amour du public et le jugement de leurs entrées que font mes films ou ceux que je produis…. »…. »c’est vrai Luc, mais si tes films étaient mauvais ils ne pouraient pas le rencontrer, ce public qui t’aime!! Les génies incompris c’est pas çà qui manque hélas. On a toujours aimé tapper sur les gens qui réussissent, qui ont un ton décalé, insolent mais…indépendant et libre! »….oui, libre comme la colombe…hélas, elle ne rencontre jamais de mur pour s’y exploser une bonne fois pour toute. Et pourtant on est prêt à vous rendre votre liberté !! Lachez-nous!!!!!!!!!!!!

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 Enfin, le teaser de « the last Airbender », le prochain Shyamalan

 Adapté d’une série animée pour enfants dont j’ai vu tous les épisodes, c’est un gros pari pour le réalisateur du « sixième sens ». Le monde inventé est interessant, la miévrerie est la principale lacune qu’il se doit d’éviter.

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News ciné- Mad Max, Nanni Moretti-Michel Piccoli, Polanski, Spielberg, Astérix…

2 février, 2010

Zachary Quinto en Georges Gershwin chez Spielberg

Un biopic pourait être réalisé sur Gershwin par l’un de ses fans, Steven Spielberg avec le « Silar » de Heroes dans le rôle titre. 

Les négociations ont l’air bien avancées. Spielberg a certes plein de projets après l’adaptation de Tintin mais ce film pourrait se caser facilement dans son agenda et satisfaire la boulimie de mise en scène de Steven !! News ciné- Mad Max, Nanni Moretti-Michel Piccoli, Polanski, Spielberg, Astérix... dans Films zachary-quinto-sylar-heroes-season-2

Astérix 4 : changement total de casting

Bon, c’est vrai qu’on s’en tappe un peu des adaptations d’Astérix mais ce qui est marrant c’est que le gros Besson (Luc, pas le ministre) n’a pas été retenu pour son projet. La BD adaptée sera « Astérix chez les bretons », avec Laurent Tirard à la réalisation, ce dernier récoltant les fruits du succès du « Petit Nicolas ». Clovic Cornillac et Depardieu, qui tenaient les rôles titres mais étaient engagés avec Thomas Langmann (producteur du N°3) seront certainement remplacés. Très triste nouvelle, je vais avoir du mal à m’en remettre…

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Bande annonce du nouveau Roman Polanski avec Ewan Mc Gregor et Pierce Brosnan

Roman est désolé mais il ne pourra se rendre à l’avant première…

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Nanni Moretti fait tourner Michel Piccoli dans le rôle du pape

Piccoli, 83 balais au compteur, va interprêter un pape fraichement élu paniquant face à la tâche qui l’attend. Filmé par Moretti, le film devrait avoir certains accents politiques.

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Bonne surprise pour Mad Max 4, Nicolas Hoult rejoint le casting

Vous ne le connaissez pas encore, c’est l’une des stars de demain, j’en suis persuadé. Personnage principal de « Skins », excellent dans cette série britannique, ce gamin de 20 ans est au générique du « choc des titans » et de « A serious man » de Tom Ford très bien accueilli par la critique. Les deux films sortent d’ici peu. Le fait qu’il ai été choisi pour l’un des rôles principaux du nouveau Mad Max est significatif. Hollywood mise sur lui. Et tant mieux, il a du talent. Après Dave Pattel, le héros de Slumdog Millionaires, lui aussi issu de « Skins », on peut dire que la série produit du jeune premier! A suivre…

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 Enfin voici la dernière bande-annonce du « Choc des titans » de Louis Leterrier, ça dépote !! J’aime les films d’auteur…

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« Le refuge » de François Ozon

31 janvier, 2010

François Ozon a toujours su choquer par ses thèmes, pas forcément pour le meilleur de sa filmographie…il a d’ailleurs commencé maladroitement avec « Sitcom » ou « les amants criminels », ses premiers longs…vainement provocateurs. Il s’est cherché, filmant plus vite que son ombre pour finalement sortir l’excellent « gouttes d’eau sur pierre brûlante » ou le très beau « le temps qu’il reste » en passant par de bons films, « 8 femmes », « 5×2″. On peut dire aujourd’hui que l’homme a du style, un style même. Et on peut le détester. Pour cette fois-ci, j’ai été plutôt séduit.

Mousse (Isabelle Carré, excellente) vit avec Louis (Melvil Poupaud) dans un appart cossu parisien, appartenant à la famille très bourgeoise de Louis. Seulement voilà, ils se droguent et pas qu’un peu. A l’héro. Et dès le début c’est l’overdose, Louis décède, laissant Mousse seule, enceinte, exclue de la belle famille sauf du frère de Louis, interprété par Louis Ronan-Choisy, une belle découverte.

Ceux qui n’ont pas aimé le film lui reprochent un manque d’écriture, une certaine paraisse de la part d’Ozon. Personnellement j’ai trouvé le propos plutôt original. Un film sur la grossesse ? Non, pas vraiment. Plutôt sur la façon de vivre le deuil et d’en sortir, un peu la même thématique que dans « Sous le sable ». Comment assumer son passé pour mieux se reconstruire ? Peut être en se livrant à un inconnu tout aussi fragile. Une histoire simple mais sans vraiment d’émotions. Il faut dire que si le frère du défunt est doux et a de l’empathie pour la future mère, cette dernière s’avère farouche et réapprend tout doucement à sortir de la drogue pour avancer, enfanter et voir après…Curieux comme relation et curieux film aussi. Ce que j’ai aimé c’est surtout cette nudité des rapports, francs et sans rien pour les enrober, à l’image du personnage campé par Isabelle Carré, qui n’a rien à cacher spécialement, pas de masque à porter puisqu’elle a déjà été jugée du regard des autres, à perpétuité. Malgré un thème difficile, le film n’a rien de pénible pour autant, il est plutôt emplein de lumière, une lumière blanche et froide, celle du personnage de Mousse qui se confronte à une lumière chaude et ensoleillée, celle de Paul. Se rencontrent-elles ? C’est à vous de voir si vous souhaitez tenter l’expérience, elle s’avère intéressante.

News cinéma

27 janvier, 2010

Que se passe t’il sur la planète ciné ? ben pas grand chose !
Tim Burton sera président du festival de Cannes 2010. Bonne nouvelle ? euh…

 News cinéma dans Films tim-burton

Sam Raimi lâche Spider Man pour World of Warcraft

Après des « divergences artistiques » avec les producteurs, Sam Raimi et Tobey Maguire quittent Spider Man dont un re-boot sera effectué. « Re-boot » c’est repartir de zéro, comme le deuxième Hulk après celui de Ang Lee. Et c’est très à la mode. Jusqu’à présent on voyait des projets de films ratés re-bootés quelques années seulement après (ce sera le cas des « 4 fantastiques » ou de « daredevil »)…ici nous voyons un des plus gros succès de la décennie repartir à zéro. Argh…pas à court d’idées nos amis d’hollywood !! enfin…

Raimi se concentrera donc sur l’adaptation du jeu vidéo « world of warcraft », un petit film d’auteur sympa…

WoW.ShadowOfWar.11.6.06 dans Films series - News de tournage 

AVATAR coule Titanic

 C’est fait, les 1,842 milliards de Titanic ont été dépassés, James Cameron s’est lui même battu et ce n’est pas finis, impressionant d’un point de vue commercial, surtout pour un film de science fiction, genre qui cartonne certes mais pas à ces niveaux.

« Les chats persans » de Bahman Ghobadi

27 janvier, 2010

Voici un film dont une bonne partie de la critique a fait un évènement de la fin d’année 2009 et dont une partie du public est sortie émue…c’est chou !

J’ai hésité à critiquer ce film car je sais qu’il a plu et que je vais me faire traiter de snobe mais si être un minimum exigeant est synonyme de snobisme alors oui je suis snobe et je l assume ! Je m’explique.

C’est donc l’histoire de jeunes pop-rockers iraniens qui tentent par tout moyen de monter un groupe et un concert à Téhéran dans l’espoir de pouvoir partir à Londres faire carrière et vivre libres.

Un film coup de poing diront certains. Un sombre pensum dirai-je personnellement.

Bien entendu,, il est extrêmement courageux de réaliser un film dans des conditions aussi difficiles, sur place de surplus, avec peu de moyens. Le sujet est d’ailleurs intéressant et traiter de dictature sous l’angle de jeunes chanteurs, pourquoi pas.

Mais il y’a un problème. Nous sommes au ?…cinéma, dans un film fictionnel. Et dans « fiction » il y’a « histoire », « personnages »… »narration ». Quelques principes de base mais le réalisateur semble avoir oublié.

En effet, au-delà de l’absence totale de caractère et de substance des protagonistes mis à part le producteur grande gueule qui fait rire le temps d’une scène puis agace sérieusement à jouer la même partition, nous sommes tout de même en face d’une simple suite de clips avec divers groupes de Téhéran nous jouant leur petit air.

Mais d’histoire, il n’y a pas ou très peu. Un documentaire excellent aurait pu être effectué sur ce sujet. Et il n’y a rien de honteux à réaliser un documentaire, genre dont les lettres de noblesse ont été acquises il y’a bien longtemps.

Mais quand on se frotte à la fiction, on écrit un scénario bordel !

Je trouve le film facile et la critique enthousiaste encore plus facile, parisienne, voir bobo.

Depuis quand un film est-il réussi parceque le thème est courageux et les conditions de tournage difficiles ? Ce n’est pas un argument. C’est du consensualisme mou et ça m’énerve particulièrement car je pense que je recevrai des leçons de la part de gens ayant adoré le film.

Mais enfin, n’est-il pas plus pertinent d’aborder un thème pareil avec respect pour le spectateur. Là, je trouve que le réalisateur ne s’est pas du tout foulé, surfant sur la thématique en comptant sur la bienveillance des spectateurs et intellectuels européens n’osant pas critiquer la forme du film…et encore moins la pertinence du propos.

Le cinéma c’est du fond ET de la forme. Et ce n’est pas être intolérant que d’exprimer ce vœu pieux, c’est juste distinguer les petits malins qui profitent d’une bonne idée ou les sincères réalisateur sans talent des autres. Tout le monde n’est pas doué pour le cinéma. Il ne suffit pas de prendre une caméra numérique.

Le film est maladroit et n’apporte rien de plus que ce que l’on apprend les cinq premières minutes.

L’amateurisme peut aboutir à de vrais petits bijoux de cinéma, quand les idées sont là. Mais face au vide, que dire ?

Je pense donc que ce film est réellement une arnaque complète et qu’il aurait mieux valu un documentaire qu’un film mal réalisé, non joué et sans histoire.

« A serious Man » de Joel et Ethan Coen

26 janvier, 2010

Les frères Coen reviennent après le casting de stars de « burn after reading » avec un film sans acteur connu et surtout, particulièrement ancré dans la culture juive.

Le film est plébiscité par nombre de critiques qui y voient leur meilleur opus…hum…pas d’accord !

Entendons nous, le film est réussi.

L’histoire reprend la thématique qui traverse toute la filmographie des Coen à savoir le loser magnifique, pauvre mec américain moyen dépassé par des évènements assez ordinaires qui virent au grand n’importe quoi et à l’absurde. Bref, le noir très noir de « the barber », « miller’s crossing », « fargo » ou « no country for old men » allié à l’ironie de « the big lebowsky », « arizona junior » ou « burn after reading ».

Par ailleurs, c’est la première fois qu’ils réalisent une œuvre quasi autobiographique, inspirée de leur propre père et de leur enfance, dans un milieu juif très pratiquant..

On y retrouve toute une galerie de personnages qui figuraient déjà dans « j’ai tué Phil Shapiro », le seul bouquin de Joel Coen.

Mais voilà, dans le livre, les histoires les moins drôles étaient justement celles-ci et je dois avouer que je préfère largement quand le tandem s’intéresse au plouc moyen qu’il soit cow boy, glandeur ou barbier qu’au gentil professeur juif.

Il est vrai que Joel et Ethan Coen sont particulièrement corrosifs avec leur milieu et que ceci est assez non-politiquement correct. Et puis rares sont les réalisateurs juifs qui parlent de leur religion et leurs coutumes de cette façon. Ils se focalisent en général sur leur milieu intellectuel comme le fait Woody Allen et très peu sur les rites et sur la classe moyenne juive…encore plus rare lorsque l’action se situe dans les années 70. On est donc loin des clichés new yorkais.

Alors avec autant d’atouts, pourquoi ce film ne me convainc pas totalement ?

Et bien parceque le rythme arrasant du film, fonctionnant sur la même logique du début jusqu’à la fin, à savoir que « noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir » passe beaucoup moins bien que dans « the barber ». Les retournements sont peut être moins clinquants, le vase clos juif rend le tout relativement hermétique. On est invités à y entrer mais ce n’est pas toujours facile d’y adhérer. C’est une comédie clin d’œil à toute leur filmo mais pour laquelle certains auront davantage de complicité et d’adhésion que d’autres.

Donc pour résumer, c’est un bon Coen, réussi mais qui à mon avis restera à part et certainement loin dans mon propre classement, du fait de la thématique et du traitement, pas toujours aussi flamboyant qu’à l’accoutumée. Mais allez-y !! bien entendu. C’est quand même très drôle…

 

« M. Nobody » de Jaco Van Dormael

26 janvier, 2010

Jaco Van Dormael revient 10 ans après le « 8ème jour » et 20 ans après Toto le héros. Autant dire qu’il est rare au cinéma. Si son film sur un jeune trisomique était consensuel et hélas larmoyant, son « toto le héros » avait du style. Qu’en est il de ce projet maudit, « Mr Nobody » dont la sortie a été différée à maintes reprises ?

Le thème est très intéressant, il s’agit de l’histoire de Némo, un vieillard de 100 ans qui est le seul être humain encore mortel dans un monde futuriste d’immortels. Ce dernier se rappelle son passé et divague sur les multiples vies qu’il a selon lui toutes vécues selon les choix de vie qu’il aurait accomplis à tel ou tel instant de son existence.

L’incidence de petites décisions sur le cours de la vie…quelle belle idée !

Mais voilà, si les effets spéciaux sont parfaitement maitrisés et ont du couter bonbon à la production (c’est joli !), si le style et les petites anecdotes rappellent Jean-Pierre Jeunet lorsqu’il ne se caricature pas, les effets de mise en scène alliés à ces deux éléments rendent le tout pour le moins bancal car sentant le déjà vu et surtout desservant le propos.

Si seulement les producteurs avaient filé moins de fric à Van Dormael…peut-être se serait-il concentré moins sur la forme et plus sur la cohérence du fond. Car c’est quand même très brouillon.

Il y a de belles scènes, de belles idées, de belles images mais le lien ne prend pas. Aligner des vignettes sous prétexte d’une histoire patchwork ne suffit hélas pas du tout.

Et pourtant on voudrait l’aimer ce film, Jared Leto est parfait, le réalisateur est doué, ceci crève l’écran mais bon…le film est raté, tout simplement. Un film sympathique cependant, qui mérite d’être vu si vous n’avez rien d’autre à faire. Vous ne perdrez pas non plus votre temps, c’est agréable mais question claque de cinéma, nous passerons notre chemin pour cette fois-ci.

« The Fall » de Tarsem Singh – Critique ciné

16 janvier, 2010

Synopsis : 1920 Etats-Unis. Une jeune fillette de cinq ans est hospitalisée à la suite d’une chute. Elle se lie d’amitié avec un cascadeur travaillant dans le milieu du cinéma, lui aussi victime d’un accident. Le jeune homme se lance dans le récit d’une histoire épique…

Tarsem Singh a mis 4 ans pour tourner cette fable dans une trentaine de pays différents et il semble hallucinant qu’elle ne soit pas sortie au cinéma mais directement en dvd.

Le film est à voir pour son visuel, époustouflant de beauté, d’autant plus que le recours aux effets numériques est minime, c’est du décor naturel et c’est à tomber par terre.

 Seulement voilà, est ce que ceci suffit à réussir un film ?

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C’est un peu le reproche qu’on avait fait à son précédent, « the cell » avec Jennifer Lopez, il y’a 10 ans.

Je dirais que la critique est assez facile car oui, le résultat est en partie raté mais il s’avère bien plus aboutis que « the cell » et surtout, il fait preuve d’une grande poésie.

Il faudrait considérer le résultat comme une œuvre d’art qui n’a plus forcément à voir avec le cinéma comme support de narration classique mais comme une œuvre sensitive, plus proche du tableau ou de la photographie voir de l’opéra.

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Certes, le film est parfois très froid à cause de ce parti pris. C’est un résultat que Gilliam n’aurait pas renié même si le « baron de Munchausen », avec qui le film a certaines similitudes, présente une qualité que « the fall » n’a pas. Gilliam insère un humour et des personnages attachants. En revanche « the fall » s’avère bien plus percutant visuellement que le film de Gilliam. Certains diront tappe à l’œil, clipesque.

Le scénario est-il suffisant ? Il y’en a un, plus malin qu’il n’y parait, mais qui pèche par manque de resserrement autour d’une intrigue solide, de rebondissements qui auraient donné un autre rythme. Et comme je le dis souvent, un bon méchant…ça aide…Ici, le rythme se perd par l’alternance des deux mondes. Un défaut que l’on retrouve dans « L’imaginarium du Docteur parnassus » de Terry Gilliam. Je compare beaucoup à Gilliam car il s’agit de thématiques très proches. Là où le Parnassus de Gilliam réussit pour moi, c’est que justement, le monde imaginaire est animé par des personnages qui viennent du monde réel et qui ont eu le temps de développer une histoire, un caractère.

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Dans « the fall », le principal défaut n’est pas tant l’histoire, car cette « ligue des gentlemen extraordinaires » pouvait s’avérer être une bonne idée pour insuffler de l’épique et d’ailleurs elle y arrive parfois. Le problème est que tous ces personnages secondaires sont désincarnés et ont peu de densité. On ne connait que très peu d’eux, ils n’ont pas de relief auquel s’accrocher. C’est vraiment dommageable car le film perd beaucoup à cause de ce manque de dimension.

On pourrait certes considérer que comme dans des rêves, de nombreuses choses ne sont pas expliquées et que les personnages n’ont rien de très épais. 

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Alors pourquoi voir ce film ? Et bien pour la très jolie prestation de l’acteur principal et de la jeune actrice et pour la réussite de toutes leurs scènes qui, elles, fonctionnent parfaitement.

Cette oeuvre est donc une frustration pour moi car malgré ces réticences, je l’apprécie énormément pour son thème, ses fulgurances visuelles, son histoire très simple mais émouvante et le jeu des deux protagonistes.

Je vous incite donc à vous faire votre propre opinion.

 Et j’espère que Tarsem Singh, talentueux, aura un scénario plus abouti sur son prochain film, « Gods of War » avec Henri Cavill le copain de Henri VIII dans la série « the Tudors »…

 

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