Archive pour la catégorie 'Films'

Films – « Juge et Hors la loi » de John HUSTON avec Paul Newman

30 novembre, 2009

Films -

Ce film est un ofni drôle et barré dans la filmographie du grand John Huston. Le père du « trésor de la sierra madre » et de « l’homme qui voulut être roi » n’a pas son pareil pour dépeindre des personnages hauts en couleurs, au caractère aussi trempé que le sien. Aussi alcooliques que lui aussi…
C’est l’histoire d’un bandit de grand chemin campé par Paulo en personne, qui se retrouve du jour au lendemain à créer sa propre ville au milieu de nulle  part. Il décide de tout, tel un mini dieu un peu mal dégrossi. La loi, c’est lui. Et comme il sort de prison, et bien ce sera « vive l’anarchie », le foutoir sauf que lui sera le chef incontesté de tous les bons à rien hors la loi qui cherchent refuge dans sa ville, poursuivis par la police fédérale.

Le personnage interprété par Paul Newman est parfois particulièrement con mais…un gentil con, attachant parcequ’il est entier, terriblement drôle et humain. Et John Huston aime son personnage principal, ça transpire de la bobine !! Paul Newman cabotine certes mais dans le bon sens et pour le plaisir du fun. Un film où le meilleur ami du héros est un ours, un vrai, qui se bourre la gueule à la bière avec lui…moi je dis « il fallait oser! » mais ça passe très bien puisque tout est dingo dans ce pays là.

Huston fait preuve d’un éclectisme remarquable en passant dans un genre qu’il n’avait jamais abordé, la comédie loufoque !! Très seventies dans l’âme, l’humour absurde et non sensique se cache derrière chaque porte de saloon, limite tex avery. Mais « Juge et hors la loi » s’avère bien plus profond qu’il n’y parait. Derrière la figure de l’alcoolique « joyeux connard » interprété par Newman, nous trouvons celle d’un espèce de Don Quichotte au pays des cowsboys. Un type réfractaire au changement, à la révolution industrielle en marche, celle qui va balayer l’ouest américain et envoyer tous ces cows boys tapisser les livres d’histoire. Ce film parle de la fin d’une époque, celle des pionniers, libres de s’installer n’importe où…le début de l’aire industrielle, la fin des histoires d’indiens et de cows boys qui font rêver les petits garçons…mais un chef d’oeuvre ? oh oui!! assurément…

Films- Cette semaine au cinéma – La route de John Hillcoat

30 novembre, 2009

The road-La route

C’est l’un des évènements cinéma de l’année, l’adaptation de Cormack Mac Carty avec Viggo Mortensen.

Le pitch : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s’est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils ont pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L’humanité est retournée à la barbarie.

L’accueil de la presse : moins bon que prévu mais très positif tout de même. En effet, l’accueil outre atlantique était excellent alors que la presse européenne fait un peu plus la fine bouche. Cependant, si il y’a un film à aller voir cette semaine, en nouveauté, c’est bien ce dernier.

The limits of control de Jim Jarmusch

Le ptich : L’histoire d’un mystérieux homme solitaire, dont les activités restent en dehors de la légalité. Il est sur le point d’achever une mission, dont l’objet n’est pas dévoilé…

L’accueil de la presse : au mieux moyen mais en général mauvais, tout comme aux states. C’est la première fois depuis, euh…jamais, que Jarmusch se fait accueillir aussi froidement. Bien entendu, la presse est polie, plutôt sympathique mais on s’aperçoit entre les lignes qu’ils se sont emmerdés ferme!!!Le reproche porte sur le manque d’inspiration…allié à la lenteur bien connue du Jim, ben, c’est chiant!! Il reste que vérifier par soi même permettra de lui refiler quelques sousous. C’est un peu triste quand un grand réalisateur se plante. Le dernier grand en date était Milos Forman avec « les fantômes de Goya »…

Mercredi, soyez Vilain avec Albert Dupontel !!!

24 novembre, 2009

« Enfermé dehors » avait été pour moi une grande déception après le très bon et barré « Bernie » et le très sous-estimé « Créateur ». Cette fois, Dupontel semble revenir en grande forme, la presse est plutôt bonne voir excellente dans son ensemble. Je me méfie cependant jusqu’à la sortie de la salle de ciné étant donné la douche froide du dernier dont les critiques étaient complaisantes. En tout cas, après son pote Terry, allez acheter un billet pour cet auteur iconoclaste et fou !!!

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Les bandes annonces sympas du moment

22 novembre, 2009

Alors comme c’est le 1er jour de ce blog, je vais rassembler quelques BA de certains films à venir… »bon appétit !! »

 La route de John Hillcoat avec Viggo Mortensen d’après Cormack Mac Carty – Sortie le 2 décembre 2009
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TETRO de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo sortie le 23 décembre 2009
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 Sherlock Holmes de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr et Jude law – sortie le 3 février 2010
http://sherlock-holmes-movie.warnerbros.com/main.html

The Wolfman avec Benicio del Toro- le 10 février 2010

http://www.apple.com/trailers/universal/thewolfman/

Les chèvres du Pentagone avec Georges Clooney, Ewan Mc gregor, Jeff Bridges, Kevin Spacey – sortie le 27 janvier 2010

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Max et les Maximonstres de Spike Jonze – sortie le 16 décembre 2009

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Alice in wonderland de Tim Burton – sortie le 7 avril 2010
http://www.filmdeculte.com/cinema/actualite/ALICE-AU-PAYS-DES-MERVEILLES-premier-teaser-9650.html
 A serious Man de Joel et Ethan Coen – sortie le 20 janvier 2010

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Shutter Island de Martin scorcese – avec Leonardo Di Caprio – sortie le 24 février 2010
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La vraie rentrée ciné c’est pour maintenant…

22 novembre, 2009

Retenez quelques films :
« Le vilain », « Away we go », « the box », « the imaginarium of doctor parnassus », « la route », « in the loop »…

« Le ruban blanc » de Mickael Haneke, palme d’or de cette année.

A ceux qui trouvent le réalisateur austère, dites vous que vous ne passez pas 2h avec lui…Pitch : Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale. D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Critique : et heureusement…que vous ne passez pas 2 heures…

Je dois avouer que je n’ai pas adhéré du tout à la forme du film. Si Haneke m’avait bluffé avec « Benny’s vidéo », son chef d’oeuvre « Funny Games » (le 1er) et « la pianiste », tous traitant du thème de la violence sur des angles différents mais oh combien percutants, ce « Rubanc blanc » est un peu caricatural. Un peu l’impression d’être devant une longue pub pour des biscottes danoises…c’est long, très long. Les scènes sont rallongées à l’extrême et au final, avec de très bons acteurs et un thème en or, je me suis emmerdé de manière sincère et dévouée. Mickael, fait nous une comédie pour changer…non Haneke est très bon d’habitude mais cette palme d’or et le consensualisme parigo autour de la sortie du film sont particulièrement agaçants.

28 octobre

« Micsmacs à tire-larigot » de Jean-Pierre Jeunet
Danny Boon, JP Marielle, Dussolier.
Les plus : ils ont tourné en face de chez ma moitié et moi!!! et y’a Jean-Pierre Marielle qui joue avec une oreillette.
Les moins : la presse est mesurée et trouve que Jeunet se cacaricature mais certains adorent….mouais…ça pue !!! je le verrai en vidéo…

« Cinéman » de Yann Moix
Avec Dubosc, du réal de « Podium ».
Ben..ça pue…

4 Novembre : on attaque les sorties intéressantes…

« Away we Go » de Sam Mendes
Le réalisateur de American beauty revient, 10 mois après ses somptueuses « Noces rebelles » avec un film joyeux sur un thème très proche. La presse est excellente. Deuxième coup de maitre en un an pour Mendes.
« The Box » de Richard Kelly avec Cameron Diaz et James Marsden
Je vous en parle depuis quelques mois car le nouveau film du réal de « donnie darko » est un projet excitant. La Ba donnait envie. La presse est très partagée.

Critique rapide : Bien, mes deux accompagnateurs ont detesté ce film, l’on trouvé caricatural, mal joué, mal monté et reprenant des clichés du cinéma des années 70. Quelle ne fut ma surprise puisque j’ai trouvé le film excellent. On pense bien entendu à Hitchcock et à David Lynch. C’est surprenant, déroutant, le suspens monte graduellement jusqu’au moment où on pense ne plus rien comprendre et le final s’avère implacable et d’une très grande classe.

Après « Les noces rebelles » de Sam Mendes en début d’année, une second film brillant sur le rêve américain d’un petit couple de jeunes gens qui se brise sur le mur d’une réalité bien banale. Très interessant de comparer le film avec Leonardo Di Caprio et Kate Wintsley avec « the box ». L’un est somme toute très réaliste et est situé une disaine d’années avant. L’autre est un peu moins ancré dans la réalité mais permet justement d’aborder des thèmes parallèles dans une dimension parallèle…la quatrième peut être…

L’un des meilleurs films de l’année pour moi.

11 Novembre : vous serez Terry ou vous mourrez dans d’atroces souffrances…

« 2012″ de Roland Emmerich
Fans de destruction massive, courez y !!!

Ca se veut écholo en plus et c’est certainement moins chiant que le film de Nicolas Hulot. Moi je parie que le héros a un chien sympa noir et un enfant adopté homo. Ou un truc dans le style. Un chien homo et un enfant adopté noir.


« The imaginarium of doctor Parnassus » de Terry Gilliam

Je vous ai parlé non ?
Si vous n’y allez pas ben, adieu !!
Sinon la presse est plutôt bonne, beaucoup de déçus qui voulaient Brazil N°2. Les défauts avancés sont justement ce que j’adore chez le bonhomme.

Voir ma critique complète…

25 novembre« Le Vilain » de Albert Dupontel avec Dupontel, Catherine Frot
« Enfermé dehors » m’avait super emmerdé…pourtant « Bernie » et « Le créateur » m’ont fait hurler de rire.

La presse qui était plutôt mauvaise au départ tend à devenir excellente. De très bon papiers commencent à sortir. Je suis impatient!!!!!!!!

Capitalism A love story de Mickael Moore
La presse est divisée comme d’habitude…

« La route » de John Hillcoat avec Viggo MortensenPitch : Suite à une explosion nucléaire, un père veut mettre son fils à l’abri. Mais les batailles font rage dans la ville entre les survivants et les cannibales…
L’adaptation du roman de Cormack Mac Carty est très réussie pour certain et très film à oscar pour d’autres. Avis assez partagés en fait. A vous de juger.

« The limits of control » de Jim Jarmusch »
Isaak de bankolé, JF Stevenin, Gael Garcia Bernal, Bill Muray, Tilda Swinton
 Aie aie aie…Jarmusch c’est, selon les américains, bien planté. Nous verrons si les européens sont plus accueillants mais ça ne sent pas le chef d’œuvre. Premier échec critique depuis longtemps pour le papa de « dead man » et « down by law ?

Critique ciné – L’imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam 4,5/5

22 novembre, 2009

Critique ciné - L'imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam 4,5/5 dans Bandes-annonces imaginarium_27
Après une première impression pour le moins mitigée la semaine dernière, j’ai revu « l’imaginarium du docteur Parnassus » de Terry Gilliam.

En voici la bande originale pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler du projet…
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Comme tous les films du créateur de Brazil, il me fallait deux visions pour me faire une idée. Mais cette fois-ci j’ai été surpris. Bien entendu, je m’attendais à apprécier davantage mais pas à ce point là. Pas un tel décalage. Je crois bien qu’en fait, le premier jour, je suis totalement passé à coté.

J’ai reproché au film un manque d’humour mais Gilliam n’a pas toujours versé dans l’humour Monty Pythonesque et surtout, cette fois-ci, l’humour est beaucoup plus fin, et moins Pythonesque, justement. Et puis le film est plus sombre qu’il n’y parait.

Ensuite j’y ai vu un manque de rythme, reproche fait par plusieurs personnes au demeurant. Le rythme n’est certes pas habituel.

A la seconde vision, c’est le rythme d’une histoire qu’un conteur privilégierait à l’oral, peut être pas au cinéma. Mais ça tombe bien, le thème du film c’est l’histoire d’un conteur millénaire, le docteur Parnassus. Il est donc logique que le film retrouve cette structure générale assez curieuse. Ainsi, les pistes de chaque sous-intrigue sont lancées sans jamais aller jusqu’au bout afin de mieux se concrétiser au final. Ceci peut faire perdre le fil de l’histoire principale. D’où une impression de bordel mais qui fait tout le charme du cinéma de Gilliam et toute sa richesse, les détails étant foisonnants….et les multiples visionnages permettant d’améliorer la perception du film, comme un bon vin qui s’enrichit avec le temps.

L’hommage à Heath Ledger est assez troublant sachant que peu de scènes ont été réécrites après sa mort. Des passages retentissent de manière décalée et donnent un bel écho au pouvoir du cinéma, celui de faire ressusciter des acteurs morts le temps d’un film, de les figer jeunes et beaux pour l’éternité. C’est un peu ce qui arrive lorsque l’on revoit un vieux film…Paul Newman a 30 ans, mais si mais si, revoyez « Une chatte sur un toit brûlant »…

Comme à son habitude dans ses meilleurs opus (Las vegas parano, Brazil, L’armée des 12 singes), Gilliam laisse se terminer son film sur une fin ouverte, libre d’interprétation mais pas incompréhensible du tout. Bien au contraire. La fin est assez simple à première vue. C’est ensuite qu’on se pose des questions…il l’a d’ailleurs avoué en interview, c’est volontaire !!! Le but étant de faire fonctionner l’imagination à plein régime, de se faire raconter à soi même des histoires parallèles au film, ce qui est semble tout marque d’une grande réussite pour un film sur le pouvoir de l’imagination…

Les personnages sont tous traités à l’unisson d’une histoire à plusieurs facettes. Le jeu du miroir magique déformant qui se trouve au centre de l’histoire s’applique à la personnalité de chaque personnage car chacun possède un double fond. Normal, nous sommes chez les saltimbanques et le tour de passe passe…

Par ailleurs, si certains y ont vu une confrontation entre le bien et le mal un peu binaire ou une simple attaque en règle d’une société consumériste à outrance où le rêve se vend en préfabriqué, c’est qu’ils n’ont pas perçu le double fond de l’histoire…

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Car au final, d’autres thèmes sont abordés, notamment celui de la difficulté d’être un artiste indépendant aujourd’hui dans l’industrie du cinéma. C’est bien entendu à une autobiographie à peine voilée que nous invite l’ex Monty Python. Les clins d’œil et les autocitations raviront les amateurs de sa filmographie mais ce qui s’avère bien plus intéressant est l’analogie, partielle certes, entre le docteur Parnassus et Terry Gilliam lui-même. Bien entendu, on retrouve beaucoup de Gilliam dans Parnassus mais pas tout. Gilliam est certainement plus optimiste et lance ce film comme un avertissement sur ce qu’il pourrait devenir à terme. Cet « avatar » du réalisateur, sans les moyens de James Cameron, défie tous les obstacles avec panache pour continuer à défendre ce qu’il aime par-dessus tout, à savoir raconter des histoires et faire rêver les autres. Et si la morale ne rassure pas trop sur l’optimisme du réalisateur, son envie de poursuivre sa carrière même avec trois bouts de ficelle force le respect. Son acteur principal meurt, il trouve une combine géniale qui améliore son film. Johnny Depp le lâche sur la reprise de Don Quichotte en 2010 pour toucher 55 M$ sur Pirate des Caraïbes 4, mais l’animal a plus d’un tour de magie dans son sac. Là où un Tim Burton finit par lasser de nous servir des resucées de son univers visuel certes très beau mais très creux (sleepy hollow et son décalcomanie insupportable qu’est Sweeney Todd), là où ce même Burton se Disney-ise à vue d’œil à en perde son âme (Charlie et la chocolaterie est un must de mièvrerie), Terry Gilliam, avec beaucoup moins d’argent, nous fait sa propre autocritique. Oui, réaliser « les frères Grimm » était une erreur, une concession aux studios hollywoodiens dans l’espoir de financer ses projets ultérieurs. Une faiblesse qui aurait pu lui coûter son intégrité de saltimbanque. Gilliam est assez fou pour refuser d’adapter l’un des « harry potter », c’est dire si il ne cherche pas la facilité. L’un des thèmes cachés du film est donc celui du compromis artistique. A partir de quand l’artiste cède t’il à ce dernier pour arriver à exercer son art ? Vous allez me dire, mais qu’as-tu pris comme substance et où surtout ? Mais non, on voit tout ceci dans Parnassus, pour un peu qu’on prenne le temps de s’y attarder.

La roulotte du docteur Parnassus et son spectacle très comedia del arte présentent une belle allégorie de la façon dont Terry Gilliam appréhende son art. Il veut rester libre, indépendant quitte à finir seul et sans spectateurs, il se fout totalement des codes et conventions du film faussement barré. Non, quand on entre dans la tête de Terry Gilliam, on y plonge ou on reste de coté mais quand le liquide vous chatouille les pieds…il faut foncer car il est l’un des rares à avoir cette force aujourd’hui.

L’imaginarium du docteur Parnassus est donc l’invitation d’un gentil fou à rentrer dans sa tête pleine comme un œuf, dans son foutoir ambulant tellement bien rempli qu’on voudrait en voir plus de l’imaginarium de Mossieur Gilliam.

Mais tout le talent d’un conteur est de laisser s’envoler les histoires dans la tête des spectateurs suffisamment tôt pour qu’elles prennent de l’ampleur. Laisser des zones d’ombres bienvenues afin de permettre à chacun de faire sien ce film si bigarré et ouf ouf ouf.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce film et je vous le recommande sans aucune réserve si ce n’est que vous pouvez ne pas être sensibles à l’univers du réalisateur, ce qui est bien entendu une question de goûts…
« Et voilà !! »

Ouverture de la porte…

22 novembre, 2009

Bien bien, ouverture de mon blog donc…j’ai finis par céder à la mode, non par envie terrible d’étaler ma vie privée, ce blog n’étant pas destiné à cet effet mais pour partager mes découvertes ciné, théâtrales, musicales, littéraires etc…avec ceux qui veulent bien passer quelques minutes à lire…

L’idée étant de découvrir à mon tour ce que ceux qui passeraient par là me conseilleraient avec entrain…

Je vais tenter de ne pas être chiant comme garçon, de donner un peu de curiosité et d’effets de loupes sur ce que j’aime ou ce que j’ai aimé…

En matière de ciné, ce devrait être une caverne d’ali baba, tant je gave tout mon entourage avec cette passion dévorante. Mais je ne souhaite pas limiter cette libre expression nombriliste au seul septième art…

Alors comme j’ai dans la tête un lapin blanc qui m’invite souvent à passer de l’autre côté du réel, et bien on va tenter de le rattraper de temps en temps…

 

 

 

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