Archive pour la catégorie 'Non classé'

« Teddy » de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma – critique du Blanc Lapin

3 juillet, 2021

Affiche du film Teddy - Photo 1 sur 6 - AlloCiné

Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois. Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux. Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…

Le cinéma de genre français se porte extrêmement bien avec de nouveaux réalisateurs qui cassent les codes de films ultra balisés et y ajoutent une french touch tout à fait originale. Une sorte de nouvelle vague français dans le film de genre, détourné. L’excellent « La Nuée » nous scotchait il y a quelques semaines avec cette histoire horrifique de sauterelle en plein désert agricole.

Les frères Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma signent leur second film et adoptent le film de loup garou, dans les Pyrénées, sur un ton décalé.

Le décors et surtout la population un peu paumée, en mode France très profonde et très loin des grandes villes donne un cadre très fort à cette histoire de jeune homme lui-même en marge d’une population oubliée des cités modernes, qui vit elle-même dans une beaufitude forcée, entre bling inspiré de ce qui est vu à la TV et pauvreté dans la diversité intellectuelle et artistique. Mais attention, les frères Boukherma sont un peu moqueurs mais pas suffisants pour autant. Ils en font juste assez pour rire de ces personnages sans non plus les juger ni les prendre de haut.

Ils y décrivent une capacité de créer des classes même dans le coin le plus paumé qu’on puisse trouver. Même là, les humains arrivent à se rejeter, à se créer des castes excluantes des marginaux. Ce qui est drôle dans « Teddy » c’est ce miroir déformant où on se demande toujours si le « héros » est si marginal que cela ou si il n’est pas simplement un caractère au milieu de gens fadasses et sans saveur.

Anthony Bajon, découvert dans La Prière et Au nom de la terre, porte le film fièrement sur ses jeunes épaules et prouve qu’il faudra compter sur lui dans le paysage français. Évidemment on passe par les transformations et les codes du film de loup garou mais vu sous un angle totalement inédit, entre social, comique et drame total. Le ton du film oscille en permanence et rend le spectateur curieux.

Mais ne pas parler des talents de metteurs en scène des réalisateurs serait injuste, c’est d’un très bon niveau de découpage, de bande-son à propos, d’alternance de scènes sans une de trop, et d’ellipses qui évitent au film le gore pour lui préférer une réflexion d’une profondeur inattendue sur la difficulté de l’adolescence, de se sentir différent et de ne pas vouloir se fondre dans les autres, la norme ou tout du moins la normalité, trop banale.

Teddy est une totale réussite et on a hâte de voir le prochain film du duo qui donnera cette fois hommage aux films de requins avec Marina Fois, Kad Merad et Jean-Pascal Zadi, tout un programme et une grande joie de voir de nouveaux talents français se faire un nom de si belle manière.

La piste aux Lapins :

4 lapins

Joaquin Phoenix chef d’entreprise sur plusieurs décennies pour le talentueux Ari Aster (Hérédité et Midsommar)

3 juillet, 2021

Militant de la cause animale, Joaquin Phoenix a produit "Gunda", un  documentaire pro-vegan

Ari Aster est est le réalisateur ultra hype du cinéma d’horreur après Hérédité et Midsommar.

Disappointment Blvd sera son prochain projet et il fera tourner non moins que l’un des meilleurs acteurs au monde, Joaquin Phoenix !

L’histoire serait très différente et on ne sait pas si le réalisateur abandonnera l’horreur. Phoenix y serait un entrepreneur dont le business cartonne. Le film suivrait le personnage sur plusieurs décennies.

Outre la curiosité de voir Joaquin Phoenix livrer une nouvelle performance, espérons le en retenue, le fait de voir Ari Aster changer de style est bien évidemment passionnant. Et puis l’acteur choisit toujours avec grand soin ses projets.

Nathan Lane (American Crime Story et Penny Dreadful: City of Angels ), Patti LuPone (la série Hollywood de Ryan Murphy), Amy Ryan (Sur écoute, En analyse) et Kylie Rogers (Beauté cachée, Skin) complètent le casting.

« Lovers Rock » (anthologie Small Axes) de Steve McQueen – critique du Blanc Lapin

5 mars, 2021

Small Axe: Lovers Rock (TV) (2020) - Filmaffinity

Salto, la plateforme de streaming de TF1, M6 et France Télévisions,  débarque aujourd'hui !

Second long métrage ou plutôt moyen métrage de Steve McQueen dans son anthologie Small Axes sur la population antillaise de Londres (disponible sur Salto à compter du 26 février 2021), « Lovers Rock » est un film qui aurait mérité une sortie ciné. Pour moi ce n’est pas un épisode de série puisque c’est une histoire unique, un moyen métrage d’1h10 et c’est une réussite totale.

J’avais été déçu par le premier film, Mangrove, qui par son classicisme souffrait la comparaison avec d’autres films de procès.

Mais avec ce film,  Steve McQueen ne se laisse pas enfermer dans un genre et se sent beaucoup plus libre dans son talent de mise en scène.

Il va nous raconter cette communauté, en 1980, à travers une soirée organisée dans un squat par des Dj et va nous conter l’histoire d’une rencontre amoureuse.

Cette fois-ci il n’est pas politique dans les dialogues mais la force du film est bien plus forte. Il arrive à recréer une ambiance et à nous immerger totalement dans une ambiance, avec un minimum de dialogues et un maximum de musique, excellente au demeurant !

« Lovers Rock« est un film envoutant, qui porte à la fois le témoignage d’une jeunesse en quête d’identité et de liberté, mais aussi une culture, un milieu à un instant donné de l’histoire et c’est criant de vérité.

Le résultat est bluffant tout en étant d’une sensibilité incroyable via ce personnage d’une grande fragilité entouré d’autres jeunes qui cherchent aussi le flirt et sont plus ou moins bienveillants. Et puis il y a cette osmose musicale qui réunit les êtres, créé ce lien magique dans une soirée entre des individus qui se sortent pour quelques heures de leur quotidien. Qu’il soit pauvre et dans un petit boulot mal payé, souffrant de racisme et de sous considération des blancs, ou qu’il soit celui d’un milieu pauvre lui aussi mais ultra croyant et attaché à l’image laissée en société, ce quotidien est d’uène grande finesse.

« Lovers Rock » est incroyablement riche de messages sans être lourd dans ses sous-textes ou l’écriture de ses personnages.

Cette légèreté d’écriture font que le film est non seulement agréable à voir et ludique mais qu’il arrive en même temps à son objectif de décrire fidèlement les angoisses et les contraintes d’une jeunesse noire londonienne des années 80 sans aucun didactisme.

C’est très très fort.

La piste aux Lapins :

4 lapins

« Our friend » de Gabriela Cowperthwaite – critique du Blanc Lapin

27 février, 2021

Film Info

Avec Dakota Johnson, Casey Affleck, Jason Segel

Amazon Prime Video : prix, avis et actualités - Les Numériques

Matthew Teague et sa femme, Nicole, apprennent qu’il ne reste que six mois à vivre à cette dernière. Bouleversé, le couple va bénéficier du soutien de leur meilleur ami. Celui-ci va mettre sa vie en suspens et s’installer chez eux. Son implication va être plus importante que ce que le couple aurait pu imaginer…

« Our friend » a tout du mélo qui peut virer super tire lare et pénible à tout instant. Il faut dire que le thème est raide, surtout quand on sait que c’est une histoire vraie.

Fort heureusement la mise en scène de Gabriela Cowperthwaite, évite de tomber trop souvent dans cet écueil, en alternant des flashs backs heureux plusieurs années avant la maladie. Ce procédé permet de mieux comprendre le couple, leur vie de famille, cet ami très présent et d’une empathie presque anormale pour sacrifier toute sa vie personnelle pour eux.

Elle décrit alors avec délicatesse cet être relativement seul, qui a du mal à créer sa propre vie et va préférer consacrer cette dernière à ses deux amis, ses seuls amis, dont l’une va mourir. C’est évidemment une belle histoire, émouvante à plusieurs reprises et pour laquelle ces scènes de retour en arrière apportent la lumière, la respiration nécessaire pour que le film déjà se regarde sans être trop glauque et surtout accompagne cette émotion comme les personnages accompagnent leur proche vers la mort.

Le film est plutôt courageux et à part une scène complètement con où le gros délire c’est de se jeter dans une fontaine, ridicule, le reste est sobre et de qualité. Les deux heures de films passent au final assez vite. Une réussite.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

« Miss » de Ruben Alves – critique du Blanc Lapin

27 février, 2021

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Voilà typiquement le genre de films que je n’ai aucune mais alors aucune envie de voir. Les films sur le travestissement m’ennuient souvent. Je ne sais pas pourquoi, c’est un thème qui ne m’intéresse tout simplement pas.

Sauf que pour éviter de devenir trop vite un vieux con, ben je me force. Et là il fallait parceque cette histoire de jeune homme androgyne qui veut passer le concours de Miss France, comment dire ? C’était super loin des thématiques que j’affectionne.

Bon alors commençons par les remarques désobligeantes. Oui le film est parfois un peu cliché et certains choix sont faciles comme le fait de constituer cette famille de cœurs avec un travelo prostitué, une Madame Claude du pauvre version Isabelle Nanty, des indiens sans papier exploités et deux caricatures de d’jeuns des banlieues qui vendent de l’herbe. C’est la pire idée du film car on n’avait franchement pas besoin de cela pour appuyer lourdement sur « les différeces nous rassemblent » ou « la famille c’est celle qu’on choisit« . Bon çà franchement c’est naze et pas drôle.

En revanche, l’acteur est très bon. Alexandre Wetter assure grâve et s’avère bluffant à bien des reprises. Mention spéciale aussi à Thibault de Montalembert en trav sensible, qui sauve son personnage franchement pas évident à rendre crédible. De même pour Pascale Arbillot, froide et sobre mais sachant montrer inintelligence et la vulnérabilité de cette patronne des Miss.

Le film a comme immense qualité d’intéresser un mec comme moi à la trans identité. Tout simplement parceque le film le fait avec intelligence et sobriété dès lors qu’il se concentre sur son personnage et non sur la famille imaginaire un peu fake. Un bon film.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

David Fincher s’associe à Michael Fassbender et le scénariste de Seven et Fight Club pour un thriller Netflix !!! JOIE ! BONHEUR CINEPHILE !!!!!

27 février, 2021

MICHAEL FASSBENDER | CritiKs MoviZAmazon.com: Fight Club & Seven 7 DVD 2 Pack Action Movie Set Brad Pitt  David Fincher: Brad Pitt, Edward Norton,, Helena Bonham Carter, Meat Loaf,  Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow, Kevin Spacey, Richard

Seven et Fight Club sont deux des chefs d’œuvre de David Fincher, l’un de mes réalisateurs préférés, un grand maitre dont le retour sur Netflix avec Mank était juste excellent.

Mais le réalisateur qui a l’habitude de travailler avec la plateforme au N rouge après House of Cards, la série Mindhunter (2017), « Love death and robots » et donc Mank, a signé un contrat de quatre ans avec Netflix.

Ce qui signifie qu’il va pouvoir produire et ou réaliser des films et séries avec financement facilité ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle en soit.

Et donc son prochain long métrage de réalisateur sortira en 2022. Déjà çà, c’est une excellente nouvelle quand on sait qu’on l’a attendu 7 ans entre Gone Girl et Mank.

Seconde bonne nouvelle, son scénariste de Seven et Fight Club, l’excellent Andrew Kevin Walker, sera de retour.

Troisième bonne nouvelle, il s’agira de l’adaptation de la bd thriller intitulée The Killer, bandes dessinée française de Matz (Alexis Nolent) et Luc Jacamon, publiées chez Casterman.

On y suivra un tueur à gages dont les remords lui font prendre conscience de ce qu’il a fait durant des années. Il subit une crise psychologique lorsque la morale surgit dans sa tête.

Et troisième bonne nouvelle, le génial Michael Fassbender, l’un des meilleurs acteurs au monde, devrait jouer le rôle principal. C’est excellent car on l’imagine très bien dedans (son rôle dans Shame ou de David dans Prometheus et Alien Covenant, ou de Magneto dans les derniers X Men). Et puis çà fait plaisir car sa carrière patnait sévère depuis trois ou quatre ans et il ne tournait quasiment plus. Certes on l’attend dans le prochain Taika Waititi (Thor Ragnarok, Jojo Rabbit) mais jouer pour Fincher lui assurera un fort démarrage de propositions (voir mon dossier Mais dans quel trou est tombé…Michael Fassbender ?).

Zoe Saldana jouera aux pirates pour Netflix

27 février, 2021

jack et anamaria | Pirates of the caribbean, Zoe saldana, Black pearl

Zoe Saldana est habituée des blockbusters après Star Trek, Avatar, Les Gardiens de la Galaxie, Avengers Infinity War et Endgame ou Pirates des Caraïbes 2 et suivants dans lequel elle était toute jeune.

Et bien cette fois-ci elle sera le premier rôle et ce sera encore pour Netflix qui décidément aligne les annonces à n’en plus finir d’énormes projets.

The Bluff de Frank E. Flowers sera produit par les frères Russo ( Avengers Infinity War et Endgame) et il y jouera « une femme du XIXe siècle vivant sur une île des Caïman qui cache un lourd secret, qu’elle devra dévoiler après l’attaque de son île par de vicieux pirates ».

Elle serait donc côté victime d’horribles pirates.

Encore une grosse production pour la plateforme au N rouge.

Jamie Dornan chez Kenneth Branagh dans le Belfast des années 60

20 février, 2021

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Kenneth Branagh a eu une carrière curieuse de réalisateur. Il se constitua une carrière autour de William Shakespeare dans les années 90. Après ses premiers films réussis « Dead Again » et « Les amis de Peter« , il enchaina sur plusieurs adaptations plus ou moins libres de Shakespeare avec « Beaucoup de bruit pour rien« , un énorme « Hamlet » en 1996, puis « Peines d’amour perdues« .

Dans les années 2000, ses réalisations pâlirent avec sa réadaptation râtée de Le Limier de Joseph L. Mankiewicz, La Flûte enchantée et Comme il vous plaira. Il cherche alors en tant qu’acteur à devenir populaire via des blockbusters comme « Wild Wild West« , « Walkyrie« , ou chez Woody Allen avec « Celebrity« .

En 2011 il se met au service de Marvel et réalise le premier Thor, avec plutôt une réussite au final. En 2015, son Cendrillon pour Disney est un succès et recueille une bonne presse. Il enchaine un autre blockbuster en réadaptant le classique de Agatha Christie, « Le crime de l’Orient-Express« , plutôt fadasse. Comme ce fut un succès il adaptera « Mort sur le Nil » et ré endossera le rôle de l’inspecteur Hercule Poirot qui devait sortir en 2020 et a été décalé à l’automne 2021.

En 2020 son blockbuster « Artemis Fowl« , adaptation d’un roman pour ados , a été directement sorti sur Disney plus et s’est fait descendre méchamment par la presse.

Il est donc temps que l’acteur-réalisateur retourne à de plus petits budgets dans lesquels il excelle.

Ce sera sans nul doute le cas de Belfast, où on suivra un jeune garçon et sa famille ouvrière vivent la tumultueuse fin des années 1960.

Jamie Dornan et Judie Dench entoureront un casting de nouvelles têtes.

Les coulisses du Parrain de Francis Ford Coppola dans un film réunissant Elisabeth Moss, Oscar Isaac et Jake Gyllenhaal

12 février, 2021

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Elisabeth Moss (The Handmaid’s Tale) jouera la femme du réalisateur Francis Ford Coppola dans un film sur les coulisses du tournage du chef d’œuvre Le Parrain.

Oscar Isaac aura la lourde tâche d’incarner Francis Ford Coppola tandis que l’excellent Jake Gyllenhaal jouera le célèbre producteur Robert Evans.

Le script d’Andrew Farotte figurait sur la Blacklist des meilleurs scénari circulant à Hollywood et n’étant pas entrés en production.

Et autre bonne nouvelle, c’est Barry Levinson (78 ans) à qui l’on doit Des hommes d’influence, Bugsy, Rain Man, Good Morning, Vietnam, qui réalisera le film.

 

« A Sun » de Mong-Hong Chung – critique du Blanc Lapin

6 février, 2021

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Surprenant que Netflix diffuse ce type de film, comme quoi la plateforme diversifie son offre et ne pense pas qu’aux séries de qualités diverses ou aux gros films d’auteurs.

Je viens donc de découvrir un nouveau grand nom du cinéma asiatique. Mong-Hong Chung est taïwanais, il n’est pas à son premier long métrage mais ses films ne traversaient pas les océans. Merci donc à la plateforme au N rouge.

Car je me suis pris une vraie claque de cinéma avec cette histoire de famille déchirée par un drame, qui va se déconstruire et se reconstruire sous nos yeux.

Ne vous fiez pas aux 2h30 de durée, ils passent très vite tant le talent de mise en scène rappelle les plus grands, de la finesse de Wong Kar Wai et l’action plus énervée des grands réalisateurs sud coréens.

Le film fascine dès ses premières minutes lorsque le jeune cadet de la famille participe à une vengeance auprès d’une petite frappe. Il se retrouve emprisonné pour trois ans. Sauf qu’il vient de mettre enceinte une gamine de 15 ans, que sa mère tente comme elle peut de gérer, que son frère ainé, beau et intelligent est le chouchou du père qui méprise son autre fils qu’il considère comme un raté…ambiance.

A cette histoire de famille qui s’est construite sur des déceptions, une absence de dialogue, des culpabilités, va se rajouter tour à tour un fantôme, un thriller noir, une histoire de rédemption et d’acceptation, et au final un chemin vers la lueur.

Mong-Hong Chung a une immense tendresse pour ses personnages auxquels on s’attache immédiatement, qu’ils soient dans l’aveuglement, la violence stérile ou qu’ils soient paumés.

Peu à peu les fils entre eux vont se démêler et devenir d’une limpidité confondante, d’une beauté assez remarquable. A de nombreuses reprises l’émotion arrive là où on ne l’attend pas, avec sobriété mais avec l’effet que font les grands films, ceux qu’on ne voit pas venir et qui vous emportent.

Les messages du film sont universels et au final d’une grande simplicité. Mais aussi A sun reste un objet de cinéma divertissant malgré l’alternance de minimalisme formel et de ruptures émotives qui prend garde à ne jamais laisser le spectateur se perdre. Il prend certes le temps de décrire les relations et d’instaurer une ambiance très particulière formée de tension et d’espoir. Mais il ne prend pas trop le temps, usant d’ellipses et d’effets d’accélérateurs de l’histoire pour éviter au spectateur de s’appesantir et l’accrocher à l’étape d’après.

Œuvre à l’esthétique parfois radicale, A Sun use parfois de violence graphique mais toujours au moment opportun, jamais pour de l’esbroufe. A Sun alterne le romanesque et d’autres genres de cinéma avec une fluidité étrange.

Forcément, après ce coup de maitre, je ne peux qu’avoir envie de voir ce que Mong-Hong Chung nous réservera pour la suite de sa carrière.

La piste aux Lapins :

4,5 lapins

Le casting de l’adaptation du culte « Sandman » pour Netflix, se dévoile

30 janvier, 2021

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Gwendoline Christie And Tom Sturridge To Star In Neil Gaiman's 'Sandman'  Series For Netflix | ETCanada.com

Netflix tente un pari risqué en produisant l’adaptation d’un comic book culte dont l’adaptation cinéma traine depuis 10 ans.

Neil Gaiman auteur culte d’héroic fantasy rigolote (Stardust, L’Étrange Vie de Nobody Owens, Batman : qu’est-il arrivé au chevalier noir ?) est à la mode après les succès Amazon Prime de Good Omens (De bons présages) et American Gods, tous deux sortis des comics dont il est scénariste.

« Sandman » est réputé inadaptable et Terry Gilliam s’y est cassé les dents.

Le pitch est le suivant : « Morpheus, le seigneur des rêves, a été emprisonné en 1916, par un groupe occulte. Après avoir fomenté son évasion pendant presqu’un siècle, il réussit à s’échapper et se lance dans une quête pour redevenir le Maître des songes. Hantant les cauchemars et les désirs des hommes, il ira jusqu’en enfer retrouver son dû. »

David Goyer (scénariste des Batman de Chistopher Nolan et attaché aux adaptations de tous les comics par la Warner) est toujours derrière ce projet, l’un des plus chers pour une série issue de DC Comics. Neil Gaiman sera producteur exécutif de la série.

Tom Sturridge (Good Morning England, Sur la route) incarnera Dream, le héros.

Gwendoline Christie (Game of Thrones) sera Lucifer.  Charles Dance (Game of Thrones, Mank) sera Burgess. Vivienne Acheampong sera Lucienne. Boyd Holbrook (le flic ricain de Narcos 1 et 2) sera le Corinthien.

On a hâte de voir le résultat

Après « Call Me by Your Name », Luca Guadagnino fait de Timothée Chalamet la star d’un film d’horreur

30 janvier, 2021

Former Dune director calls trailer predictable

Après l’excellent « Call Me by Your Name » et alors qu’une suite est annoncée depuis longtemps, le réalisateur Luca Guadagnino va retrouver l’acteur Timothée Chalamet pour un autre projet.

Il s’agira d’un film autour de la thématique du cannibalisme, ce qui est plutôt ironique en ce moment puisque l’autre acteur de « Call Me by Your Name« , Armie Hammer a un peu de mal à se sortir d’un scandale où des ex copines lui reprochent ses fantasmes vampiriques et cannibales…ambiance !

Pour revenir au projet, Bones And All suivra une jeune femme qui quand elle tombe amoureuse, tue son copain et le mange. Au moins çà évite la routine du couple.

Taylor Russell (Waves ) jouera ce rôle principal et Timothée Chalamet  probablement l’une de ses potentielles victimes.

C’est le scénariste de deux autres films de Guadagnino, A Bigger Splash et Suspiria qui officiera, ce qui est moyennement une bonne nouvelle vu que ce ne sont pas ses meilleurs films. En revanche le scénariste a livré l’excellente série The Terror, qui verse dans l’horreur et là pour le coup c’est rassurant.

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