Archive pour la catégorie 'Non classé'

George MacKay remplace Gaspard Ulliel dans le film SF de Bertrand Bonello (« Saint Laurent », « Apollonide »)

22 mai, 2022

True History of the Kelly Gang – Film Review – No More Workhorse

Bertrand Bonello est un artiste parfois clivant mais qui sait prendre des risques, que ce soit avec son « Saint Laurent« , son « Apollonide » ou son brillant « Nocturama« .

Son prochain projet devait réunir Léa Seydoux et Gaspard Ulliel sur un récit d’anticipation.

C’est George MacKay, vu dans « 1917 » signé Sam Mendes, « Captain Fantastic« , ou « Le gang Kelly » qui remplacera Gaspard.

Dans La bête, « les émotions sont une menace ». Une femme se décide à « purifier son ADN dans une machine qui va la plonger dans ses vies antérieures et la débarrasser de tout sentiment fort ».

Alors qu’elle traverse trois périodes distinctes (1910, 2014 et 2044), cette dernière rencontre un homme qu’elle pense connaitre depuis toujours.

Le fantastico-romanesque peut virer très culcul mais avec Bonello, c’est peu probable et c’est même un projet très excitant car on a hâte de voir sa proposition qui sera probablement sombre et existentielle.

 

Kathryn Bigelow revient avec un film apocalyptique

16 avril, 2022

Kathryn Bigelow crée à nouveau la polémique - Gala

Kathryn Bigelow, Oscar de la meilleure réalisatrice en 2010 pour Démineurs, reviendra sur Netflix avec Aurora.

Il s’agira d’un récit d’apocalypse adapté d’un livre de David Koepp, à paraître à l’été 2022.

Une tempête cataclysmique détruit la plupart des réseaux électriques de la planète.

Une mère divorcée tente de protéger son enfant et son frère, un riche CEO de la Silicon Valley. Ce dernier a construit un bunker dans le désert tellement il se préparait au pire.

Guillaume Canet lutte contre des pluies acides pour le réal de l’excellent « La Nuée »

9 avril, 2022

La nuée (2020), un film de Just Philippot | Premiere.fr ...

Après « La Nuée », brillante incursion dans le cinéma de genre horrifique avec des sauterelles bien flippantes, son réalisateur Just Philippot tourne son film suivant, forcément très attendu.

Eau forte (Blame it on the Rain) mettra en scène Guillaume Canet et Laetitia Dosch.

Le film se situera en pleine canicule et verra apparaitre des nuages dont les pluies sont acides et déclenchent la panique.

Guillaume Canet sera le père d’une famille tentant de gérer la catastrophe climatique.

Ce film catastrophe sera l’adaptation par Just Philippot de son court métrage Acide.

 

« Madres Paralelas » de Pedro Almodóvar – critique du Blanc Lapin

19 décembre, 2021

Madres Paralelas - film 2021 - AlloCiné

Le pitch : Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d’hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d’âge mûr, n’a aucun regret et durant les heures qui précèdent l’accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu’elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l’hôpital. Les quelques mots qu’elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d’une manière qui changera leur vie à toutes les deux.

Pedro Almodóvar est l’un des maitres du cinéma mondial, il a réalisé bon nombre de chefs d’oeuvres et surtout a su progressé dans son art, atteindre une grande maturité avec La Fleur de mon secret, terminant sa période movida déjà très bonne pour livrer des bijoux tels que En chair et en os, Tout sur ma mère, Parle avec elle, La Mauvaise Éducation , Volver, Étreintes brisées, ou La piel que habito.

Sa particularité est qu’il peut parler de transgenre, de relations lesbiennes depuis 40 ans sans que ceci fasse fake. C’est joyeux et triste à la fois, c’est surtout profond. Si Les Amants passagers était un premier couac depuis 25 ans, manquant de finesse et d’inspiration, Douleur et Gloire a camé tout le monde et s’avère l’un des sommets de sa filmographie.

Av 72 ans, Pedro n’a plus rien à prouver et c’est bien là le problème. « Madres Paralelas » est un film mineur, très mineur même tant il sent la mise bout à bout de deux histoires pas suffisamment consistantes pour faire de chacune d’elle un film. Bien sûr sa fidèle Penelope Cruz est magnifique et il la filme comme personne. Mais l’histoire sonne fake réguilèrement et les retournement de situations sont à chaque fois déceptifs. Quand on espère le thriller c’est autre chose de plus mou qui vient faire retomber le film comme une balle qui va de moins en moins haut. Pourtant la thématique de la mémoire autour des victimes du franquisme était vraiment passionnante mais il la traite maladroitement, avec une fausse émotion qui agace plus qu’autre chose.

« Madres Paralelas » est raté, mal scénarisé et fait penser parfois à une parodie du style Almodovar, une grosse grosse déception.

La piste aux Lapins :

2 lapins

 

Kingsman 3 de Matthew Vaughn clôturera les films avec Colin Firth et Taron Egerton

18 décembre, 2021

Kingsman 3 de Matthew Vaughn clôturera les films avec Colin Firth et Taron Egerton  10682785lpw-10682830-article-jpg_4626406_980x426

Matthew Vaughn a réussi son pari de créer une franchise fun, ultra référencée mixant humour, action et second degré dans les excellents Kingsman et Kingsman, Le cercle d’Or. Il a réussi sa suite, ce qui est souvent très dur comme étape.

The King’s Man : Première Mission sortira dans les salles françaises à partir du 29 décembre 2021 et officiera comme prequel des deux premiers films.

Un troisième épisode a été officiellement annoncé par Matthew Vaughn qui sera « la conclusion de la relation entre Eggsie et Harry Hart« . Le tournage se fera en septembre 2022, avec 3 ans de retard liés à la pandémie et le film sortira le 15 septembre 2023.

Mais un univers étendu en plus du spin-off avec Ralph Fiennes sorti fin 2021,  avec une mini-série de 8 heures ainsi qu’un film se concentrerait sur les Statesmen, cousins américains des Kingsmen vus dans l’épisode 2.

Espérons juste que ceci ne vire pas à l’overdose…

Dexter Saison 9 : Nouvelle bande-annonce !

11 septembre, 2021

Dexter New Blood : Dexter retrouve son fils et sa soeur (bande-annonce  saison 9)Dexter New Blood : Dexter retrouve son fils et sa soeur (bande-annonce  saison 9)

L’excellente série Dexter, diffusée entre 2006 et 2013 sur Showtime, et qui s’était terminée sur une saison 8 un peu décevante, va revenir le 07 novembre 2021 après 8 ans d’absence !!!!

Série phare des années 2000, on y suivait Dexter Morgan, expert scientifique pour la police de Miami le jour et tueur en série la nuit.

La série était immorale et souvent drôle ou gentiment gore et le concept vraiment excellent, portée par un acteur génial révélé dans Six Feet under, le magistral Michael C. Hall.

Ce dernier et son showrunner ont donc mis en boite une saison 9 que personne n’attendait et qui débarquera sur Showtime cet hiver.

Dexter aura une nouvelle identité, un nouveau travail et vivra dans une petite ville de l’ouest du Massachusets.

Forcément ce sera un énorme évènement et on l’espère une réussite car les deux disent avoir trouvé un excellent concept qui justifie ce retour du personnage culte.

Dexter arrivera sur Showtime à partir du 7 novembre prochain.

Bande-annonce !

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Nicholas Hoult laquais de Dracula et dans un thriller avec Ralph Fiennes et Anya Taylor-Joy

14 août, 2021

Watch: Welcome To The Music Industry In New Trailer For 'Kill Your Friends'  Starring Nicholas Hoult

Nicholas Hoult est un excellent acteur mais pas encore de premier plan. Il a été découvert dans la série Skins, A Single Man de Tom Ford, le fauve dans les X-men, le génial Mad Max Fury Road, Young Ones, Kill Your Friends et dans La Favorite de Yorgos Lanthimos (The Lobster, Mise à Mort du Cerf Sacré).

Il était flippant en second rôle dans « Le Gang Kelly«  de Justin Kurzel avec Russell Crowe et Charlie Hunnam et a joué un empereur russe stupide et cruel mais très drôle dans la série The Great l’an dernier.

Après une petite pause Covid, il est annoncé de nouveau en premier rôle sur deux longs métrages intéressants.

Ralph Fiennes Movies | 10 Best Films You Must See - The Cinemaholic

Où (re)voir Anya Taylor-Joy, nouvelle reine de Hollywood ?

The Menu sera un thriller psychologique réunira à l’humour noir où on suivra un jeune couple qui se rend dans un restaurant sur une île isolée où un grand chef va leur préparer un repas somptueux.

Le film est intéressant d’abord pour son réalisateur, Mark Mylod, soit le showrunner derrière la série multiprimée Succession de HBO .

Le producteur est le metteur en scène Adam McKay (Vice, Spotlight) soit pas non plus un blaireau.

Enfin le casting qui entoure Nicholas Hoult est excellent avec Ralph Fiennes en chef étoilé et l’ultra hype Anya Taylor-Joy en épouse. Si on ne présente plus Fiennes, Taylor-Joy est dans les petits papiers d’Hollywood puisqu’après la série à succès Le jeu de la Dame, cette dernière jouera Furiosa pour le spin off de Mad Max par Georges Miller. Elle ultra attendu dans Last Night in Soho d’Edgar Wright, présenté en festivals début septembre et en 2022 dans The Northman, le film de vikings ultra hype de Robert Eggers (l’excellent The Lighthouse).

Nicholas Hoult Will Star in Universal's Renfield Movie

Le second projet qui peut donner un bon film avec Hoult, c’est la tentative d’Universal de faire des films de monstres originaux. Après s’être vautrés avec leur momie et Tom Cruise, le studio a réussi INVISIBLE MAN en 2020 avec Elisabeth Moss (The handmaid’s tale).

Ici il s’agira d’un film dérivé de l’univers de Bram Stoker et de Dracula en s’intéressant à son fidèle serviteur, Renfield. Le film se focalisera sur le laquais du plus célèbre vampire, passé par un asile psychiatrique alors qu’en fait il n’est pas fou, il a juste des visions…de Dracula.

Voulu comme un mélange d’humour et d’action, le projet peut faire peur par son réalisateur. Chris McKay a en effet livré le catastrophique Tomorrow War pour Amazon mais avait réussi The Lego Batman Movie. Disons que c’st un faiseur et que son gros film SF pour Amazon était surtout très mauvais à cause de son scénario à chier.

Et c’est là que le projet a une chance d’être bon. Le scénario mélera horreur grâce à Robert Kirkman, scénariste sur la série The Walking Dead, mais bénéficiera de l’humour d’un autre scénariste très connu, Ryan Ridley qui n’est autre que celui de la série animée multi récompensée Rick et Morty. Bref, à suivre…

Ba de « Y The last Man », série adaptée du célèbre comic book

14 août, 2021

Le comic book « Y The last Man » sera adapté en série et diffusée en 2020

Ben Schnetzer is the New Star of FX's Y: The Last Man Adaptation

Parue en 2002 pour la première fois, le comic book « Y The last Man » a intéresse les studios très rapidement compte tenu de son pitch excellent et de son succès auprès des lecteurs. La BD de Brian K. Vaughan suit Yorick, un jeune homme qui se trouve être le dernier homme sur terre, suite à une apocalypse ayant tué tous ses congénères, sauf les femmes. Il part à la recherche de sa mère et de sa copine mais va se trouver poursuivit par des amazones bien décidées à le liquider. La série s’est arrêtée en 2008.

Shia LaBeouf fut envisagé dans le rôle titre mais il semble hors course aujourd’hui.

David Goyer, co-scénariste de « Blade » et de la trilogie Batman de Christopher Nolan, a tenté d’adapter la BD en film il y a 5 ans…et le projet s’est enterré.

Surprise, on apprend que la chaine FX a commandé une série télévisée !
Ben Schnetzer  incarnera le héros.

Diane Lane, Imogen Poots et Lashana Lynch complètent le casting.

« Teddy » de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma – critique du Blanc Lapin

3 juillet, 2021

Teddy de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma (2020) - UniFrance

Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois. Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux. Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…

Le cinéma de genre français se porte extrêmement bien avec de nouveaux réalisateurs qui cassent les codes de films ultra balisés et y ajoutent une french touch tout à fait originale. Une sorte de nouvelle vague français dans le film de genre, détourné. L’excellent « La Nuée » nous scotchait il y a quelques semaines avec cette histoire horrifique de sauterelle en plein désert agricole.

Les frères Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma signent leur second film et adoptent le film de loup garou, dans les Pyrénées, sur un ton décalé.

Le décors et surtout la population un peu paumée, en mode France très profonde et très loin des grandes villes donne un cadre très fort à cette histoire de jeune homme lui-même en marge d’une population oubliée des cités modernes, qui vit elle-même dans une beaufitude forcée, entre bling inspiré de ce qui est vu à la TV et pauvreté dans la diversité intellectuelle et artistique. Mais attention, les frères Boukherma sont un peu moqueurs mais pas suffisants pour autant. Ils en font juste assez pour rire de ces personnages sans non plus les juger ni les prendre de haut.

Ils y décrivent une capacité de créer des classes même dans le coin le plus paumé qu’on puisse trouver. Même là, les humains arrivent à se rejeter, à se créer des castes excluantes des marginaux. Ce qui est drôle dans « Teddy » c’est ce miroir déformant où on se demande toujours si le « héros » est si marginal que cela ou si il n’est pas simplement un caractère au milieu de gens fadasses et sans saveur.

Anthony Bajon, découvert dans La Prière et Au nom de la terre, porte le film fièrement sur ses jeunes épaules et prouve qu’il faudra compter sur lui dans le paysage français. Évidemment on passe par les transformations et les codes du film de loup garou mais vu sous un angle totalement inédit, entre social, comique et drame total. Le ton du film oscille en permanence et rend le spectateur curieux.

Mais ne pas parler des talents de metteurs en scène des réalisateurs serait injuste, c’est d’un très bon niveau de découpage, de bande-son à propos, d’alternance de scènes sans une de trop, et d’ellipses qui évitent au film le gore pour lui préférer une réflexion d’une profondeur inattendue sur la difficulté de l’adolescence, de se sentir différent et de ne pas vouloir se fondre dans les autres, la norme ou tout du moins la normalité, trop banale.

Teddy est une totale réussite et on a hâte de voir le prochain film du duo qui donnera cette fois hommage aux films de requins avec Marina Fois, Kad Merad et Jean-Pascal Zadi, tout un programme et une grande joie de voir de nouveaux talents français se faire un nom de si belle manière.

La piste aux Lapins :

4 lapins

Joaquin Phoenix chef d’entreprise sur plusieurs décennies pour le talentueux Ari Aster (Hérédité et Midsommar)

3 juillet, 2021

Militant de la cause animale, Joaquin Phoenix a produit "Gunda", un  documentaire pro-vegan

Ari Aster est est le réalisateur ultra hype du cinéma d’horreur après Hérédité et Midsommar.

Disappointment Blvd sera son prochain projet et il fera tourner non moins que l’un des meilleurs acteurs au monde, Joaquin Phoenix !

L’histoire serait très différente et on ne sait pas si le réalisateur abandonnera l’horreur. Phoenix y serait un entrepreneur dont le business cartonne. Le film suivrait le personnage sur plusieurs décennies.

Outre la curiosité de voir Joaquin Phoenix livrer une nouvelle performance, espérons le en retenue, le fait de voir Ari Aster changer de style est bien évidemment passionnant. Et puis l’acteur choisit toujours avec grand soin ses projets.

Nathan Lane (American Crime Story et Penny Dreadful: City of Angels ), Patti LuPone (la série Hollywood de Ryan Murphy), Amy Ryan (Sur écoute, En analyse) et Kylie Rogers (Beauté cachée, Skin) complètent le casting.

« Lovers Rock » (anthologie Small Axes) de Steve McQueen – critique du Blanc Lapin

5 mars, 2021

Small Axe: Lovers Rock (TV) (2020) - Filmaffinity

Salto, la plateforme de streaming de TF1, M6 et France Télévisions,  débarque aujourd'hui !

Second long métrage ou plutôt moyen métrage de Steve McQueen dans son anthologie Small Axes sur la population antillaise de Londres (disponible sur Salto à compter du 26 février 2021), « Lovers Rock » est un film qui aurait mérité une sortie ciné. Pour moi ce n’est pas un épisode de série puisque c’est une histoire unique, un moyen métrage d’1h10 et c’est une réussite totale.

J’avais été déçu par le premier film, Mangrove, qui par son classicisme souffrait la comparaison avec d’autres films de procès.

Mais avec ce film,  Steve McQueen ne se laisse pas enfermer dans un genre et se sent beaucoup plus libre dans son talent de mise en scène.

Il va nous raconter cette communauté, en 1980, à travers une soirée organisée dans un squat par des Dj et va nous conter l’histoire d’une rencontre amoureuse.

Cette fois-ci il n’est pas politique dans les dialogues mais la force du film est bien plus forte. Il arrive à recréer une ambiance et à nous immerger totalement dans une ambiance, avec un minimum de dialogues et un maximum de musique, excellente au demeurant !

« Lovers Rock« est un film envoutant, qui porte à la fois le témoignage d’une jeunesse en quête d’identité et de liberté, mais aussi une culture, un milieu à un instant donné de l’histoire et c’est criant de vérité.

Le résultat est bluffant tout en étant d’une sensibilité incroyable via ce personnage d’une grande fragilité entouré d’autres jeunes qui cherchent aussi le flirt et sont plus ou moins bienveillants. Et puis il y a cette osmose musicale qui réunit les êtres, créé ce lien magique dans une soirée entre des individus qui se sortent pour quelques heures de leur quotidien. Qu’il soit pauvre et dans un petit boulot mal payé, souffrant de racisme et de sous considération des blancs, ou qu’il soit celui d’un milieu pauvre lui aussi mais ultra croyant et attaché à l’image laissée en société, ce quotidien est d’uène grande finesse.

« Lovers Rock » est incroyablement riche de messages sans être lourd dans ses sous-textes ou l’écriture de ses personnages.

Cette légèreté d’écriture font que le film est non seulement agréable à voir et ludique mais qu’il arrive en même temps à son objectif de décrire fidèlement les angoisses et les contraintes d’une jeunesse noire londonienne des années 80 sans aucun didactisme.

C’est très très fort.

La piste aux Lapins :

4 lapins

« Our friend » de Gabriela Cowperthwaite – critique du Blanc Lapin

27 février, 2021

Film Info

Avec Dakota Johnson, Casey Affleck, Jason Segel

Amazon Prime Video : prix, avis et actualités - Les Numériques

Matthew Teague et sa femme, Nicole, apprennent qu’il ne reste que six mois à vivre à cette dernière. Bouleversé, le couple va bénéficier du soutien de leur meilleur ami. Celui-ci va mettre sa vie en suspens et s’installer chez eux. Son implication va être plus importante que ce que le couple aurait pu imaginer…

« Our friend » a tout du mélo qui peut virer super tire lare et pénible à tout instant. Il faut dire que le thème est raide, surtout quand on sait que c’est une histoire vraie.

Fort heureusement la mise en scène de Gabriela Cowperthwaite, évite de tomber trop souvent dans cet écueil, en alternant des flashs backs heureux plusieurs années avant la maladie. Ce procédé permet de mieux comprendre le couple, leur vie de famille, cet ami très présent et d’une empathie presque anormale pour sacrifier toute sa vie personnelle pour eux.

Elle décrit alors avec délicatesse cet être relativement seul, qui a du mal à créer sa propre vie et va préférer consacrer cette dernière à ses deux amis, ses seuls amis, dont l’une va mourir. C’est évidemment une belle histoire, émouvante à plusieurs reprises et pour laquelle ces scènes de retour en arrière apportent la lumière, la respiration nécessaire pour que le film déjà se regarde sans être trop glauque et surtout accompagne cette émotion comme les personnages accompagnent leur proche vers la mort.

Le film est plutôt courageux et à part une scène complètement con où le gros délire c’est de se jeter dans une fontaine, ridicule, le reste est sobre et de qualité. Les deux heures de films passent au final assez vite. Une réussite.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

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