Archive pour la catégorie 'Non classé'

« TENET » de Christopher Nolan – critique du Blanc Lapin

6 septembre, 2020

Tenet : explications, critiques, making-of... Tout comprendre au dernier  Nolan

Christopher Nolan revient en sauveur des salles de cinémas après des mois de fermetures, une programmation vidée de ses blockbusters estivaux et des spectateurs réticents à voir un film avec un masque ou tout simplement craintifs d’être contaminés.

Nolan est l’un des réalisateurs que j’apprécie pour sa rigueur, l’originalité des styles qu’il aborde et le fait qu’il est l’un des rares à monter des blockbusters hollywoodiens qui sont aussi de vrais films d’auteur et qui cartonnent au box-office. Nolan est comme Spielberg, une marque de qualité et de respect du spectateur.

Avec « Tenet« , il tente de refaire le coup du brillant « Inception« , avec un concept de science-fiction fort et un imbroglio scénaristique cherchant volontairement à perdre le spectateur pour mieux l’impressionner par l’action, la réflexion post séance sur les connections incomprises du film et même inciter à retourner voir le film.

Le problème c’est que cette fois-ci, pour moi en tout cas, çà n’a pas pris et çà m’a même particulièrement gonflé à certains moments.

Entendons nous, on voit le budget à l’écran, la scène avec avec un vrai avion qui se crashe est impressionnante, celle du théâtre également.

Non le problème est l’histoire d’une part et surtout le concept de base que j’ai trouvé fumeux et d’un manque de finesse assez rare. Au nom de ce concept de temps inversé expliqué en une scène assez ridicule et d’une grande froideur, les scènes s’enchainent sans explication ou tout du moins des explications faciles d’un personnage joué par Robert Pattinson. L’impression d’être dans un jeu vidéo à plateaux laisse un goût bizarre et glacial, ce qui pouvait être ressenti sur « Inception » mais que Nolan avait alors compensé. Le réalisateur avait en effet usé de l’écriture de ses personnages et leur avait donné suffisamment d’émotion pour nous tenir par la main dans ce dédale scénaristique. Mais n’est pas Léonardo Di Caprio qui veut. Et le fils de Denzel Washington, John David, est loin d’arriver à jouer la même palette. Ses expressions sont limitées à deux ou trois et il ne joue pas uuultra bien. A sa décharge, son personnage est un « protagoniste » comme il se nomme lui-même qui aurait pu être joué par n’importe qui avec la même passivité et absence d’étonnement sur quoique ce soit. Le personnage est particulièrement raté et pas du tout attachant. La relation avec le personnage de Pattinson n’est pas non plus bien exploitée ce qui rend la conclusion ridicule.

Je n’ai pas passé un mauvais moment car j’essayais de bien comprendre et Nolan reste un metteur en scène d’action brillant. Mais ce rythme frénétique ne laissant jamais respirer finit par lasser et surtout, il vire à l’autocaricature épileptique du style nolanien. C’est vraiment dommage et triste.

Cela m’agace d’être déçu par un grand réalisateur que j’affectionne mais honnêtement son film est une arnaque intellectuelle, suffisante qui plus est.

Espérons qu’il redescende d’un cran pour son prochain film.

La piste aux Lapins :

2 étoiles

« The King Of Staten Island » de Judd Apatow – critique du Blanc Lapin

23 août, 2020

The King of Staten Island - film 2020 - AlloCiné

Judd Apatow est surtout connu pour ses comédies potaches de « 40 ans, toujours puceau » à « En cloque, mode d’emploi« ,  ou « Funny People« . Pas un cinéma très introspectif dirons nous.

Il signe ici son meilleur film en s’inspirant en partie de la vie de son jeune interprète, Pete Davidson, comique à la bouille extraordinaire, révélé dans «Saturday Night Live».. On y suit Scott, un homme de 24 ans qui vit encore dans l’adolescence, aux crochets de sa mère, en fumant de l’herbe avec ses copains, loosers tous aussi paumés que lui.

Ce dernier ne veut rien faire de sa vie à part ouvrir un restaurant/salon de tatouage, projet qu’il idéalise plus qu’il ne cherche à le mettre en pratique. La mort de son père pompier à l’âge de sept ans l’a plus que perturbé.

Sa jeune sœur Claire, tout l’inverse, part étudier à l’université, et sa mère infirmière, se trouve un nouveau mec, ce qui va évidemment mal se passer quand Scott apprend qu’il est lui aussi pompier.

Le portrait du personnage de Judd Apatow est terriblement attachant et c’est la plus grande réussite du film. Malgré ses frasques, son incapacité à se centrer, on comprend pourquoi le jeune homme en est là et les excuses qu’il s’est construites pour ne rien faire. Son personnage est imprévisible et souvent drôle, dans des situations cocasses mais qui ne tombent jamais dans la bouffonnerie.

Le sous-texte est toujours très tendre et bienveillant, ce qui donne au film une coloration douce-amer vraiment plaisante. On y voit une Amérique de middle class de banlieue, laissée pour compte du progrès, de l’intégration, dans ce rêve américain brisé depuis bien longtemps.

La perte et de deuil sont évidemment au centre de la construction de sa personnalité mais le film se veut positif et nous montre un grand ado qui arrive peu à peu à s’extirper de ses fantômes et naitre de nouveau, dans le monde des adultes.

« The King Of Staten Island » est un film de la maturité pour son auteur, et une très bonne surprise.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

« Eté 85″ de François Ozon – critique du Blanc Lapin

18 juillet, 2020

Eté 85 - film 2020 - AlloCiné

En 22 ans, François Ozon a signé 19 films dont 14 très réussis soit une production des plus rythmées jamais vues en France de la part d’un auteur de sa trempe. Ozon fait partie de ces hauteurs qui déplace le public sur son nom et c’est mérité.

« Eté 85 » rend donc hommage probablement en partie à sa jeunesse, il y a 35 ans alors qu’il avait 18 ans.

Après, la pudeur du cinéaste et son talent pour surprendre font de ce film bien autre chose qu’une idylle amoureuse d’été. Difficile de ne rien révéler et donc je serai très prudent.

« Eté 85 » compte sur un casting de deux jeunes qui vont faire parler d’eux, Félix Lefebvre, très convaincant et Benjamin Voisin, qui commence à devenir connu avec pas moins de quatre films sortis en 2020 (La dernière vie de Simon, Un vrai bonhomme et bientôt Comédie humaine d’après les Illusions perdues d’Honoré de Balzac). Leur alchimie à l’écran fonctionne à merveille. Valeria Bruni Tedeschi, Isabelle Nanty et Melvil Poupaud sont excellents.

Ozon nous conte la découverte amoureuse, la première passion avec tout ce qu’elle a de beau et de violent, de délicieux et de cruel. Il fait toucher du doigt à l’écran ces moments hors du temps et la chute qui suit quand l’un des deux se lasse et détruit le château de sable, à un moment forcément inattendu pour l’autre.

Le fait de saisir ces émotions si fugaces et de les retranscrire de la sorte tient à une somme de talents humbles et juste dans l’intimité des personnages.

Le film est efficace, sans aucune scène de trop, bercé par une bande originale eighties et vintage à souhait. Cet air d’été qui se poursuit dans une noirceur violente est construite avec finesse et beaucoup d’émotions romanesques.

Le rapport à la mort ou au professeur est aussi très présent comme une synthèse de thématiques traversant la dense filmographie du cinéaste. François Ozon nous montre un adolescent qui découvre la vie avec ce qu’il y a de plus surprenant, de plus glauque. Il explique de façon très simple l’idéalisation d’un être par un autre et le besoin parfois de se construire en creux par rapport à un idéal.

La mise en scène, brillante comme toujours et la direction d’acteurs font de ce film une belle réussite dans cette filmographie déjà riche.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

Andrew Stanton (Le Monde de Nemo, Wall-E) de retour à la SF

23 mai, 2020

Le Monde de Nemo 3D - Extrait - Par ici la sortie ! VF - Le 16 ...Wall-E : Le dessin animé d'animation et film Disney/PixarJohn Carter, un film de 2012 - Vodkaster

Andrew Stanton a connu des succès critiques et publics fulgurants avec Pixar et 1001 pattes, Le Monde de Nemo, ou Wall-E.

Mais son passage au long métrage en prises de vues réelles avec des acteurs s’est fait très violent puisque John Carter fut l’un des plus gros échecs de Disney au box-office, une catastrophe industrielle.

C’était en 2012 et bien que Pixar l’ait ré-accueilli pour réaliser la suite de Némo, Le monde de Dory, il a préféré se concentrer sur des réalisations de séries télévisées pour panser ses blessures ces quatre dernières années avec deux épisodes de Stranger Things par ci, un de Legion, de Better Caul Saul et un de Tales from the loop.

Searchlight Pictures l’aurait convaincu de revenir réaliser pour le grand écran avec Chairman Spaceman.

On y suivra un « voleur d’entreprises » qui embarque pour une mission interplanétaire. Délaissant sa fortune qu’il à constitué illégalement et au détriment de ses victimes, il doit intégrer cette mission qui colonisera un grand système solaire. L’histoire est inspiré d’une nouvelle de Thomas Pierce, publiée dans le NewYorker et c’est l’auteur qui écrira le scénario.

 

Romain Duris sera Gustave Eiffel

23 mai, 2020

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Romain Duris, Emma Mackey et Pierre Deladonchamps joueront dans EIFFEL de Martin Bourboulon. Prévu pour une sortie le 21 février 2021, le film suivra Gustave Eiffel, interprété par Duris, au sommet de sa carrière, juste après sa collaboration sur la Statue de la Liberté.

Le gouvernement français l’approche alors pour qu’il créé un monument exceptionnel pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris.

Au début il est réticent et préfère le projet autour du métropolitain. Mais tout va changer pour des raisons de cœur …tadaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!!

Amazon Prime approfondit sa marque SF avec L’Anneau-Monde

22 mai, 2020

Ingénieux de l'anneau-monde de Larry Niven - Editions J'ai Lu

Amazon Prime Video commence à se faire une belle réputation das la SF après The Man in the High Castle, The Expanse, et Tales From The Loop, sans compter American gods, Good Omens ou The Boys dans le genre fantasy – comics. Upload tout récemment est une belle surprise également rayon Sf.

Avec le degré d’exigence qualitative des séries précitées, forcément, chaque nouveau projet annoncé est scruté avec intérêt.

Le réalisateur de Thor : Le Monde des ténèbres et Terminator : Genisys, soit deux films pas franchement réussis, sera réalisateur de certains épisodes d’une nouvelle série Sf pour Amazon.

Alan Taylor a en fait plus brillé pour le petit écran avec des mises en scène pour des séries devenues cultes comme Six Feet Under, Oz, Les Soprano, Mad Men et Game of Thrones.

Là déjà le CV a une gueule différente.

Ici le projet porte sur les livres L’Anneau-Monde, série de cinq tomes initiée en 1970.

On y suit Louis Wu, un homme envoyé explorer une planète artificielle dénommée Anneau-Monde et construite par une race d’extraterrestres, les Ingénieurs de l’anneau-monde. Et non ce ne sont pas les ingénieurs de Prometheus.

BA « The Old Guard », Charlize Theron en Highlander pour Netflix

22 mai, 2020
The Old Guard : un trailer pour le prochain film de Charlize ...
Charlize Theron sera immortelle dans l’adaptation de « The Old Guard » que produit Netflix et Skydance.

The Old Guard suit un groupe de mercenaires immortels qui travaille à travers les âges.

Un jour ils apprennent l’arrivée d’une femme soldat noire immortelle également, et qu’ils n’ont jamais repérée.

Il s’agit d’une bande-dessinée de Greg Rucka et dessinée par Leandro Fernandez, dont le 1er tome est sorti seulement en janvier 2019.

Gina Prince-Bythewood dirige le film.

Marwan Kenzari, qui incarne Jafar dans le Aladdin de Disney est également du casting ainsi que Matthias Schoenaerts et Chiwetel Ejiofor.

Netflix mettra le film sur sa plateforme à partir du 10 juillet 2020.

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« Dans quel trou est tombé …Michael Fassbender ?  »

22 mars, 2020

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En cette période de confinement, le Blanc Lapin vous propose une nouvelle rubrique !

« Dans quel trou est tombé…tel acteur, actrice, metteur en scène ? »

On va s’intéresser à un artiste de talent qu’on voit beaucoup moins et comprendre déjà pourquoi il ou elle est important et si c’est vraiment mal barré pour sa carrière mais sur un ton optimiste !

Vous êtes prêts ? Passons donc par le terrier du Blanc Lapin pour voir ce qu’il y a de l’autre côté du silence radio de ces stars et artistes !!!

One millionRésultat de recherche d'images pour "le terrier du blanc lapin"

On commence avec Michael Fassbender !

A la fois allemand et irlandais, l’acteur charismatique a vécu en Irlande, s’est mis au théâtre à 16 ans et trouvera ses premiers rôles à la télévision dans une série de Tom Hanks et Steven Spielberg, Frères d’armes. Il enchaine des téléfilms jusqu’à ce ce que le public cinéphile le découvre il y a 12 ans, en 2008, dans l’excellent Hunger de Steve McQueen. Il jouait Bobby Sands, un membre de l’IRA mort en prison en 1981, après 66 jours de grève de la faim. C’était le début flamboyant de la carrière de l’acteur et de son réalisateur.

Il récidive en 2009 avec Fish Tank de Andrea Arnold, réalisatrice découverte également à cette période où une adolescente rebelle s’enferme dans le hip hop et va découvrir son nouveau beau père. Il est alors sur toutes les lèvres puisqu’il participe au bijou Inglorious basterds de Quentin Tarantino, où il excelle.

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Il ripe un peu sur Centurion, film guerrier romain de Neil Marshall un peu lisse et le bide absolu Jonah Hex, qui fut une catastrophe critique et publique où Josh Brolin et John Malkovich faisaient peine à voir.

Fort heureusement son agent et/ou lui ont du pif et dès l’année suivante il joue dans Jane Eyre de Cary Joji Fukunaga, le showrunner qui explosera quelques années plus tard avec la série True Detective et qui sera à la tête du dernier James Bond avec Daniel Craig, Mourir peut attendre.

Mais ce n’est pas un film mais quatre très bons fims qui sortiront en 2011 !

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Fassbender incarne l’iconique Magneto, nemesis fascinant du professeur Xavier en version rajeunie dans le spin off X Men, Le commencement (cliquez sur le titre pour avoir la critique du blanc lapin). Le film de Matthew Vaughn est un carton critique et un succès au box office. A Dangerous Method (cliquez pour critique) lui permet de trouver un nouveau rôle d’une grande finesse en incarnant Carl Jung aux côtés de l’excellent Viggo Mortensen en Sigmund Freud devant la caméra d’un David Cronenberg hyper productif et inspiré en ce début des années 2010. Le film est assez méconnu, redécouvrez le !!!

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Cette année 2011 encre Michael Fassbender comme un important acteur de sa génération et l’un des meilleurs avec un quatrième succès, Shame (cliquez pour critique) où il retrouve Steve McQueen en obsédé sexuel, le film est excellent.

Devenu un acteur qui compte, Hollywood fait appel à lui tout d’abord avec le prequel hyper attendu de Alien, où Ridley Scott reprend son bébé après l’avoir fait passer ente les mains de James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet. On attend beaucoup de ce Prometheus et forcément il déçoit. Pourtant, un acteur illumine le film (qui reste réussi) de sa présence, Fassbender. Il est David, robot humanoïde à la croisée de cet univers et de celui de Blade Runner, autre chef d’oeuvre de science fiction de Ridley Scott auquel une suite sera donnée quelques années plus tard par Denis Villeneuve, Blade Runner 2049.

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12 Years a slave lui permet de retrouver une troisième fois Steve McQueen, dans un rôle d’immonde esclavagiste qui lui sied à merveille et qui va remporter l’Oscar du meilleur film en 2014. Cartel de Ridley Scott en 2013 lui permet de jouer aux côtés de Brad Pitt, Penelope Cruz, Cameron Diaz et Javier Bardem dans un film ultra sombre sur le traffic de drogue. C’est un film qui s’est fait descendre par la presse, difficile à regarder par sa violence psychologique, et pourtant pour moi une réussite de Scott, qui pourtant s’est beaucoup égaré ces 20 dernières années. X-Men: Days of Future Past confirme son statut de star dans l’épisode le meilleur de la nouvelle série de films, repris en main par Bryan Singer, qui avait initié la franchise au cinéma dans les années 2000. Le western Slow West est passé inaperçu et pourtant il est très réussi et original, aux côtés d’un jeune Kodi Smit-McPhee très touchant.

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Cette année 2015, il joue dans Macbeth de Justin Kurzel et son choix de pièce de Shakespeare et de réalisateur (Les crimes de Snowtown) est intelligent d’autant qu’il joue parfaitement. Le seul problème c’est que le film est raté, prétentieux mais il n’y est pour rien. En 2016, c’est la même prise de risque avec Steve Jobs de l’excellent et éclectique Danny Boyle. Le film est écrit par le scénariste Aaron Sorkin (The social Network) et c’est une grande réussite critique mais hélas pas publique.

Michael Fassbender a enchainé 12 bons ou très bons films en 7 ans seulement, tournant comme un malade et là…c’est le drame…ou la perte du modjo.

X-Men: Apocalypse, le troisième volet des aventures super héroïques sorti en 2016, est une catastrophe critique et un film boursoufflé qui se confirmera en 2019 avec X-Men: Dark Phoenix, le film de trop.

Il enchaine avec un réalisateur super en vogue, Derek Cianfrance, qui a signé Blue Valentine et The Place Beyond the Pines…mais Une vie entre deux océans est carrément raté et passe inaperçu en festivals. Le film À ceux qui nous ont offensés est aussi un échec critique sévère. Et l’adaptation du jeu vidéo Assassin’s Creed par Justin Kurzel qu’il retrouve, est un bide abolu au box-office et se fait laminer par la presse.

Pas de bol…quatre mauvais choix d’affilée en un an ! Les projets étaient bons sur le papier mais çà ne suffit pas.

Je me dis alors qu’en jouant pour Terrence Malick dans Song to Song aux cotés d’un casting de fou (Ryan Gosling, Natalie Portman, Rooney Mara), ce n’est qu’une mauvaise passe. Re-pas de bol, c’est le pire film du maitre, au fond de sa période conceptuelle où il n’y a aucun dialogue et aucune histoire. Je ne l’ai même pas critiqué tellement c’était mauvais. En 2017, il retrouve l’univers Alien et Ridley Scott pour Alien Covenant et la mouise lui colle à la peau car si lui reste excellent dans son rôle, le film fait moins bien que Prometheus niveau scénaristique et enterre la licence pour un moment compte tenu des résultats au box office.

Pour terminer cette série bien pourrave, il tourne dans Le bonhomme de neige, adaptation d’un excellent best seller de l’écrivain du Norvégien Jo Nesbo. Je vous recommande le livre, très très bon. Par contre le film de Tomas Alfredson est horrible et on ne comprend pas ce qui s’est passé. Le réalisateur a signé les excellents Morse (remaké en Laisse moi entrer) et La Taupe et là il s’est ramassé de façon incompréhensible.

Et voilà comment une carrière partie en trombe se ralentit d’un coup d’un seul et que depuis trois ans on n’a pas eu du tout de nouvelles de l’acteur à part le dernier X men que personne n’a vu.

Alors y a t-il de l’espoir pour la suite ?

La réponse est oui. Tout d’abord Michael Fassbender a terminé le tournage de Next Goal Wins, le nouveau film de Taika Waititi. Le réalisateur est à la mode puisqu’il a signé, le film de vampires comiques What We Do in the Shadows, puis a fait rigoler tout le monde et décrassé Marvel avec le très bon Thor Ragnarok, et vient enfin d’émouvoir avec sa comédie perchée Jojo Rabbit, où un enfant allemand évolue dans l’Allemagne nazie avec Adolf Hitler comme ami imaginaire. Il réalisera d’ailleurs le suivant Thor, Thor: Love and Thunder. Ceci peut réactiver sa carrière d’autant qu’il jouera aux côtés d’Elisabeth Moss (The handmaids tale). Le film est inspiré d’une histoire vraie, celle des exploits de Thomas Rongens au sein de l’équipe de football des Samoa américaines.

Second projet donnant de l’espoir, le remake du western culte de Sam Peckinpah, La Horde Sauvage. Il y partagerait l’affiche avec Peter Dinklage (Tyrion de Game of Thrones), et Jamie Foxx dans une version modernisée mise en scène par Mel Gibson ! Et donc çà peut donner envie !

Michael Fassbender est un immense acteur, très doué, animal, à la masculinité brute mais aux expressions d’une palette très diversifiée. Je n’ai aucun doute sur son retour au 1er plan mais il commence gravement à manquer aux cinéphiles !!!

Allez j’arrête, à bientôt dans cette nouvelle rubrique « Dans quel trou est tombé …xxxx ?« 

« Un Divan à Tunis » de Manele Labidi – critique du Blanc Lapin

23 février, 2020

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Le pitch : Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s’avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec « prestations tarifées », les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu’il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d’exercer…

Ce premier long-métrage s’avère fort sympathique et fin tout en optant pour l’humour plutôt que le moralisme d’une culture ou d’une autre. En confrontant une jeune femme française à ses racines tunisienne, elle moque tout autant le machisme, l’archaïsme ou l’hypocrisie de certains postulats de la société tunisienne que la vision naïve et parfois suffisante du pays des droits de l’homme.

Mais elle le fait avec empathie pour ses personnages, notamment ce flic beau-gosse censé être le love interest de l’héroïne et ancré dans des principes d’ordre et de respect des règles de son pays même lorsqu’elles sont risibles. Il est très attaché à l’ordre et aux règles car c’est son moyen à lui de prouver qu’il aime son pays et que sa culture et ses originalités valent bien celles d’un autre pays.

Golshifteh Farahani est solaire et énigmatique dans cette comédie freudienne gentiment fantaisiste.

La galerie de personnages aux traumas variés permet au film de respirer. Le film manque peut être de piquant et de cynisme parfois et verse un peu dans le gentillet.

Mais c’est une bonne première œuvre.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

Martin McDonagh (Bons Baisers de Bruges, 3 Billboards) retrouve Colin Farrell et Brendan Gleeson ! Yeah !

23 février, 2020

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Le réalisateur anglais Martin McDonagh est très doué mais tourne peu. 3 Billboards : Les panneaux de la vengeancefut un énorme succès critique et public et permit à Frances McDormand d’obtenir un second Oscar de la meilleure actrice en 2018.

Mais son film « Bons Baisers de Bruges » reste une comédie hilarante et bourrée d’action dont le duo Colin Farrell et Brendan Gleeson était génial.

The Banshees of Inisheer se tournera cet été et permettra aux deux acteurs de retrouver Martin McDonagh.

Le film suivra deux amis d’enfance, vivant sur une île isolée d’Irlande, qui sont perdus lorsque l’un décide brusquement de mettre fin à leur amitié.

J’ai carrément hâte !!!

Joaquin Phoenix en négo pour incarner le capitaine Crochet du nouveau Peter Pan

8 février, 2020

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De nombreux projets autour de Peter Pan sont en phase de pré-production à Hollywood, la Warner a sorti PAN de Joe Wright, en 2015, qui suivait les tous débuts de Peter, lorsqu’il arrive à Neverland. Porté par Rooney Mara,  Hugh Jackman et Garett Hedlund (Tron, Sur la route), le film a été un des fours magistraux de l’année cruellement sombre de la Warner en 2015…il faut dire qu’en étant meilleur que la précédente tentative de P.J. Hogan en 2003, franchement mauvaise, celui-ci avait le mérite de tenter un autre angle…

Si au moins l’adaptation de la géniale BD « Peter Pan » de Régis Loisel pouvait voir le jour…hélas, c’est loin d’arriver.

Face au succès de l’adaptation live du « Livre de la jungle » de John Fabreau, de « Cendrilon« , de « Maleficient » de « Alice au pays des merveilles« , de Dumbo d’Aladdin, La Belle et la Bête et Le Roi Lion, la grande entreprise de rrévisionnisme des classiques Disney est loin d’être terminée, Mulan étant le prochain à sortir ce printemps.

Mais la bonne nouvelle c’est que Peter Pan sera confié à l’un de mes chouchous et que le projet annoncé il y a deux ans avance très bien, le scénario étant terminé et le tournage prévu pour 2020.

David Lowery est un très bon réalisateur, son film Les amants du Texas  avec Casey Affleck m’avait beaucoup touché en 2013, son « Ghost Story » avait emballé la presse et son The Old Man and The Gun a permi au grand Robert Redford de terminer sa carrière sur un très bon rôle et un très bon film.

Le réalisateur était déjà derrière le remake live de « Peter et Elliott le dragon« , certes gentillet mais très beau.

L’autre bonne nouvelle est que le réalisateur devrait revenir à une adaptation plus fidèle au livre de J.M. Barrie paru en 1911, et non se contenter de faire un copier coller du dessin animé de Disney.

Le film s’intitulera Peter Pan et Wendy, et un proche du réalisateur pourrait incarner le célèbre Capitaine Crochet.

En effet Joaquin Phoenix, qui risque d’être rapidement Oscarisé pour son rôle de Joker après avoir raflé le prix d’interprétation dans tous les grandes cérémonies pré-Oscars (Goldon Globes, Bafta etc) n’est autre que le mari de Rooney Mara, fidèle actrice de David Lowery.

Disney met la pression pour obtenir l’acteur hype du moment dans ce rôle emblématique. Et c’est vrai que çà le ferait et que l’animal y insufflerait toute la duplicité et les traumas du personnage.

Ba « Vivarium », Jesse Eisenberg et Imogen Poots prisonniers d’un noeud de Moebius

25 janvier, 2020

affiche

Lorcan Finnegan sortira enfin le 11 mars son film Vivarium, passé au Festival de Cannes en mai 2019. La presse est plutôt bonne et le film mérite une légère attention puisqu’il réunit Imogen Poots et l’américain Jesse Eisenberg (The Social Network) y jouent un couple qui va tomber dans un piège, à savoir un noeud de Moebius, les empêchant de sortir de leur nouvelle demeure et de ses environs.

Il s’agira donc d’un thriller original dans son conept et on l’espère réussi au regard de cette première bande-annonce.

Bande-annonce :

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