Ba du nouveau Yorgos Lanthimos, « The Favourite » avec Emma Stone, Nicholas Hoult et Rachel Weisz

9 juillet, 2018

Ba du nouveau Yorgos Lanthimos,

Après son iconoclaste The Lobster, prix du meilleur scénario à Cannes, le Grec Yorgos Lanthimos sortira « Le Meurtre d’un cerf sacré » avec  Nicole Kidman et Collin Farell qu’il retrouvera.

Puis il enchainera avec The Favourite qui changera radicalement de style puisqu’il suivra les machinations politiques dans les coulisses pendant le règne de Reine Anne, le dernier monarque de la Maison de Stuarts.

Emma Stone, auréolée de son oscar de meilleure actrice pour La La Land, jouera aux côtés des excellents Nicholas Hoult et Rachel Weisz.

Le film se situera au 17e siècle et relatera les rivalités entre la Reine Anne, Sarah, la Duchesse de Marlborough, et Abigail.

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« Au poste » de Quentin Dupieux – Critique du Blanc Lapin

8 juillet, 2018

Quentin Dupieux a son public d’initiés, restreint certes mais fidèle.  De « Rubber » à « Wrong Cops » en passant par son plus accessible, « Réalité » avec Alain Chabat, la marque Dupieux est de mixer l’absurde et le surréalisme jusqu’à l’excès, quitte à perdre le spectateur dans ses loufoqueries.

Or des réalisateurs choisissant ce style, il y en a peu…il y a David Lynch, en retraite, Bertrand Blier,  qui est plutôt en fin de carrière et donc désormais il y a Quentin Dupieux alias Mister Oizo lorsqu’il compose.

« Au poste » voit son histoire tenir sur un ticket de métro et s’amuser à faire un remake barré de « Garde à vue » de Claude Miller. Mais à la place de Michel Serrault et Lino Ventura, il substitue deux comiques au sommet de leur forme, Benoît Poelvoorde, et Grégoire Ludig.

Le huit clos connait quelques évasions grâce aux rêves de l’interrogé dans lesquels s’immiscent des personnages futurs. Poelvoorde nous fait un festival de flic dépressif et tatillon et surtout plusieurs moments sont juste hilarants.

Cette fantaisie se veut beaucoup plus humble que les précédents essais de Dupieux et c’est quelques part sa force et sa limite. Sa force car le comique est plus efficace et la tension absurde de l’ensemble laisse sourire le reste du temps. Sa faiblesse car on aurait souhaité un délire plus franc et sans bornes là où le film reste trop sage sur sa fin.

Mais ne gâchons pas notre plaisir, le non-sens n’avait pas connu une telle comédie depuis longtemps.

La piste aux lapins :

3,5 lapins

 

 

Ba de « I Feel Good » de Gustave Kervern et Benoit Delépine avec Jean Dujardin et Yolande Moreau

8 juillet, 2018

Ba de

Après le très bon « Saint Amour« , Gustave Kervern et Benoit Delépine embauchent Jean Dujardin et retrouvent Yolande Moreau pour la cinquième fois avec leur prochain film, I Feel Good.

Jacques,  quarante ans est possé dehors par ses parents. Il pense pouvoir devenir riche et célèbre en se lançant dans la chirurgie esthétique low cost.

Sa sœur, responsable d’un village Emmaüs l’accueille. Il finira par convaincre tout un groupe d’aller dans une clinique en Roumanie afin de revenir « embellis ».

Voilà une association pour le moins curieuse dont on a hâte de voir le résultat.

Sortie le 26 septembre 2018

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« Un Couteau Dans le Coeur » de Yann Gonzalez – critique du Blanc Lapin

8 juillet, 2018

« Un Couteau Dans le Coeur » est typiquement le genre de film qui divise entre ceux qui détestent et ceux qui adorent. Je fais partie des seconds pour de multiples raisons bien que je comprenne tout à fait ceux qui ont trouvé le nouveau film de Yann Gonzalez proche du navet.

Car ce réalisateur très prometteur donne au cinéma français une respiration libertaire qui lui manquait depuis quelques temps, en forçant énormément le trait stylistiquement. Vanessa Paradis est particulièrement touchante dans le rôle de cette productrice de porno gay, dans les années 70, qui cherche à reconquérir la compagne qui vient de la quitter et dont les acteurs se font assassiner les uns après les autres. Nicolas Maury, qu’on a découvert dans la série 10%, apporte au film une touche décalée supplémentaire aux nombreux atouts du film. Il est la révélation du film et excelle dans chacune de ses scènes avec un mélange d’humour et d’autodérision qui font mouche.

Quant à Yann Gonzalez, il décide d’utiliser une bande-son mélancolique pour accompagner tant ses scènes de meurtre que les scènes de tournage de film de cul, mais choisit aussi de coller tellement à l’esthétique seventies et pop qu’il en devient caricatural. Et loin de me gêner, cette caricature créé une atmosphère, une bulle en dehors du temps qui renforce l’aspect mélancolique et libertaire de l’ensemble.

Ces individus n’ont rien à perdre et vivent en parias certes et au moment où un meurtrier les prend pour cible, une espèce de naïveté les maintient tels des animaux en pleine nuit surpris par les phares d’un véhicule. Ils restent incrédules face au destin et le film avance ainsi tel un rêve, baigné entre réalité, cauchemar et fantasmes. Des instants oniriques ou complétement perchés parsèment de temps en temps le film comme cette fin magnifique.

Le film mélange ainsi les genres, voire les sous-genres et la série B pour notre plus grand plaisir. Le mélo est attachant mais se transforme en comédie puis parfois en slasher, mais toujours en prenant des risques. Il marche sur un fil super casse gueule et çà fait plaisir de voir cette prise de risque et cet équilibre fragile fonctionner jusqu’au bout.

Le film dégage tant de la sensualité que des évocations poétiques sur un ton totalement décalé et donc rafraichissant. On voit rarement de l’audace dans la mise en scène dans les productions nationales du moment. Là il y en a une.

Alors oui, on peut trouver le film surfait, trop maniéré, trop clipé parfois ou on peut aussi se laisser porter par cette proposition de cinéma vraiment originale et gonflée, stylée. Un film étrange et lyrique à la fois extrêmement réussi.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

« Love, Simon » de Greg Berlanti – critique du Blanc Lapin

8 juillet, 2018

Simon a une vie normale, dans une famille où tout se passe bien, des amis extras et il est apprécié de tout le lycée pour son dévouement aux autres. Mais il est gay et personne ne le sait et surtout, il aimerait vivre le grand amour.

Commençons par lever un doute. « Love, Simon » est un gentil film, un teen movie, où tout le monde est gentil et franchement, le film serait passé inaperçu si son thème allié au type de production ne surprenait pas. Car paradoxalement, qu’un gros studio hollywoodien mise sur un film pour ados où le personnage principal raconte comment sortir du placard, ses craintes vis à vis de ses parents, de ses amis, du regard des autres, et bien c’est inédit !

Oui, en 2018, c’est la 1ère fois qu’un studio parle d’homosexualité chez un ado, destiné à délivrer un message de tolérance au grand public. Il était temps !

Le film dans sa 1ère demi-heure accumule des tas de clichés de ce genre de feel good movie mais il a l’intelligence de rire d’autres clichés et idées reçues sur l’homosexualité avec un naturel et une absence de lourdeur confondantes. Cette simplicité donne au film toute sa force symbolique et toute l’efficacité du message. C’est comme si le teen movie était détourné version gay sans tomber dans une caricature, histoire de normaliser la chose. Les scènes de coming out hétéro aux parents sont assez marrantes tout comme la vision d’un monde gay idéalisé.

Et c’est peut être en cela que « Love Simon » est important. Par ses acteurs touchants et un pathos évacué à chaque fois très rapidement, le film marque un tournant dans l’approche de cette différence par Hollywood, là où la télévision ou le cinéma indépendant ont fait leur mue depuis ben longtemps. La simplicité a parfois du bon. Le film permettra on l’espère à de nombreux adolescent(e)s de se sentir moins seuls au moment de s’assumer. Ce n’est pas un grand film mais c’est un film utile et léger.

La piste aux Lapins :

3,5 lapins

Ba du très attendu « Le Monde est à toi », comédie de Romain Gavras avec Vincent Cassel et Isabelle Adjani, acclamée à cannes

7 juillet, 2018

 Ba du très attendu

Lors du festival de Cannes 2018, plusieurs comédies françaises ont fait sensation dont le prochain film du fils de Constantin Costa Gavras.

Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes, « Le Monde est à toi » de Romain Gavras avec  Vincent Cassel et Isabelle Adjani a reçu un accueil très très chaleureux.

Adjani est parait-il de retour dans un rôle énOrme et tout le casting est au diapason. Un petit dealer de quartier, rêve un jour de devenir le distributeur officiel de Mr.Freeze au Maghreb. Mais sa mère a claqué tout son pognon pour devenir chef de gang de femmes pickpockets. Autant dire que le pitch comme la première bande-annonce ci-dessous annoncent un truc bien barré et c’est tant mieux !

Le film sort le 15 août et c’est l’un des évènements cinéma de cet été.

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Ba de « Beautiful Boy » : Timothee Chalamet chez le réal de Alabama Monroe et Belgica

7 juillet, 2018

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Félix Van Groeningen est un excellent réalisateur et a enchainé trois très bons films avec La Merditude des choses, Alabama Monroe, Belgica.

Pour son prochain film, il embauche la star montante d’Hollywood qui illumine la romance gay « Call me by Your Name« , Timothee Chalamet.

Beautiful Boy suivra un jeune homme dont la dépendance aux méthamphétamines est décrite à travers les yeux de son père.

Steve Carell jouerait ce dernier.

Le film est en pôle position pour la saison des oscars et notamment ses deux interprètes et fera le tour des festivals à commencer par Locarno, passage obligé pour le ciné indépendant américain.

Attendu pour le 12 octobre aux Etats-Unis, Beautiful Boy sera visible en France à partir du 21 novembre.

Bande-annonce :

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Jérémy Irons dans la série « Watchmen » adaptée de la Bd culte pour HBO par le papa de « the Leftovers »

7 juillet, 2018

Jérémy Irons dans la série 10-5246- dans Films series - News de tournage

La célèbre chaine HBO, dans sa volonté de rester à la pointe des projets les plus fous et de trouver plusieurs successeurs à Games of Thrones, souhaite adapter la célèbre bande-dessinée culte d’Alan Moore et Dave Gibbons, « Watchmen« .

On se souvient de l’adaptation plutôt fidèle et réussie du pourtant décrié Zack Snyder.

HBO développera une série autour de cet univers, bien que le film de 2009 n’ait pas cartonné, ce qui est normal compte tenu de la noirceur du propos.

Il y a plein d’histoires à imaginer autour de ces supers héros anti-héros d’un monde uchronique.

Damon Lindelof, showrunner de la série The Leftovers, encensée par la presse après une saison 3 en apothéose se chargera de cette lourde tâche !

Il avance bien sur le projet mais précise que l’histoire de suivra pas celle de la BD et des personnages d’origine mais tentera plutôt de s’inspirer de l’univers et de raconter une nouvelle histoire. « L’histoire se déroulera dans le monde qu’ont créé dans la douleur ses auteurs… Mais si elle s’inscrit dans la tradition, cette nouvelle histoire se doit d’être originale. Mais le plus important, c’est qu’elle doit être contemporaine. L’Ancien Testament était spécifique à Reagan, Thatcher et Gorbatchev. Nous avons besoin de résonner avec les fréquences de Trump, May, Poutine et le cheval qu’il chevauche, torse nu. »

C’est pour le moins ambitieux et casse gueule mais HBO a toujours su rester novatrice dans ses programmes.

L’immense Jérémy Irons, qui s’est hélas fourvoyé dans des rôles pas très inspirés depuis 20 ans, sera l’un d’entre ces Watchmen et c’est LA classe !

Ba de « Jin-Roh: The Wolf Brigade » de Kim Jee-Woon

7 juillet, 2018

Ba de

« Jin-Rho, la brigade des loups » est un classique de l’animation japonaise, ultra violent et dérangeant et il semblerait que l’homme idéal pour l’dapter ait été choisi puyisqu’il s’agit de l’un des maitres coréens du moment, Kim Jee-Woon (« Le Bon, la brute et le cinglé« , « A Bittersweet Life« , « J’ai rencontré le diable« ) et l’excellent et inédit « The Age of Shadows« .

Le dessin animé de Hiroyuki Okiura « Jin Roh » estsorti en 1999.

On y suit dans un Tokyo uchronique des années 50, un membre de l’unité Panzer, division de la police armée jusqu’aux dents et chargé de faire reigner l’ordre au milieu de manifestations violentes organisées par un groupuscule appelé « la secte ».

« In-Rang«  s’inspierera du manga mais se situera dans un futur où la Corée du sud et la Corée du nord vont être réunifiée, après une période d’essai de 7 ans.

Une secte anti-réunification affonte les forces de police. L’issue sera sauvage.

La sortie est prévue pour l’été 2018.

Le projet peut être intéressant entre les mains de ce très bon réalisateur.

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Le retour de Sam Mendes hors des James Bond grace à Spielberg

7 juillet, 2018

Le retour de Sam Mendes hors des James Bond grace à Spielberg dans Films series - News de tournage 960-17-noces-rebelles

Sam Mendes est un très grand réalisateur. On lui doit « American beauty« , « Les sentiers de la perdition » ou le magnifique « Les noces rebelles » avec Léo DiCaprio et Kate Winslet.

Ces 10 dernières années, il a é »té très pris par James Bond compte tenu du succès énorme de Skyfall et très bon de Spectre.

Je suis donc ravi qu’il revienne avec un projet concret, qui sera produit par Amblin et Steven Spielberg, qui avait déjà produit les trois bijoux précités.

Son film sera un film de guerre et s’intitulera 1917.  On y vivra la première Guerre mondiale du point de vue des troupes américaines.

J’ai hâté de voir le résultat !

 

Brian De Palma sur un thriller inspiré de crimes réels avant de s’attaquer à l’affaire Weinstein

7 juillet, 2018

Brian De Palma sur un thriller inspiré de crimes réels avant de s'attaquer à l'affaire Weinstein dans Films series - News de tournage vf_facebook_brian_de_palma_7411.jpeg_north_1200x_white

Le maitre Brian De Palma  réalisera « Sweet Vengeance« tout début 2019. Il s’inspirera de deux faits divers réels, deux crimes, que le réalisateur abordera comme les documentaires télévisés qui fourmillent depuis 15 ans.

Son prochain film, « Domino » sortira cet automne mais on craint pour le résultat puisque le réalisateur lui-même parle d’un cauchemar lors du tournage.

Il s’attaquera ensuite à un film s’inspirant de l’affaire Weinstein.

Vincent Cassel et Reda Kateb s’occupent d’enfants autistes pour les réals d’Intouchables

7 juillet, 2018

Vincent Cassel et Reda Kateb s'occupent d'enfants autistes pour les réals d'Intouchables dans Films series - News de tournage Vincent%20Cassel%20Reda%20Kateb

Eric Toledano et Olivier Nakache, réalisateurs d’ »Intouchables » et du récent « Sens de la fête« , revendront avec un sujet qui jouera encore sur le rire mais en traitant d’un sujet pas forcément qui s’y prête comme pour le handicap avec Intouchables.

Vincent Cassel et Reda Kateb seront les têtes d’affiche et joueront deux éducateurs d’enfants et adolescents autistes.

« Hors Normes » se tournera en septembre pour une sortie en 2019.

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