Après « the Tudors », « les borgia »

13 mars, 2010

Showtime a décidé d’arrêter « the tudors » car Henri VIII est mort un jour en fait…la série qui remplacera sera centrée autour de la célèbre famille des Borgia avec devinez qui ? Jeremy Irons !!! Classe !

Après

Les cons osent tout mais parfois, ils hésitent…Eastwood se charge du biopic sur John Edgard Hoover !

13 mars, 2010

Et oui, la semaine dernière j’étais affligé par l’annonce de Ron Howard à la tête du projet de film sur Hoover, le mythique patron du FBI. Et bien ce sera finalement Clint Eastwood qui réalisera, le studio qui soutenait le film ayant passé la main. C’est une excellente nouvelle. Bien entendu, Clint rate certains films et est assez consensuel voir bien puritain dans certains des derniers. Mais justement, qui de mieux que ce républicain convaincu pour redonner vie à cet autre républicain qu’était Hoover. Intéressant comme challenge. Après, Clint a 80 ans, il termine un film de science fiction…mais comme il tourne plus vite que son ombre et qu’il est immortel…

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The ghost writer de Roman Polanski

13 mars, 2010

The ghost writer de Roman Polanski dans Films Ghost-Writer-Poster

Le dernier film de Roman Polanski, auréolé d’un ours d’argent à Berlin sort dans un climat particulier, celui de sa probable extradition aux Etats-Unis. A 77 ans, Polanski signe l’un de ses meilleurs films, peut être son dernier, probablement même.

Et si c’était son opus final, ce serait un beau départ, une compilation de tout ce qui fait le génie du bonhomme, un regard ironique et brillant sur une carrière qui ne l’est pas moins.

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Pour moi, cela faisait 20 ans qu’il n’avait pas signé de film marquant. « Le pianiste », malgré sa palme d’or et ses oscars, m’a profondément emmerdé par sa réalisation ultra académique.

L’histoire de ce « ghost writer » est celle d’un écrivain, Ewan Mac Gregor, choisi par l’entourage d’un ex-premier ministre, Adam Lang (Pierce Brosnan), pour rédiger ses mémoires et lui servir de nègre. Mais voilà, l’homme politique a un passé sulfureux et s’est isolé sur une île proche des Etats-Unis. Le « nègre » doit donc s’y rendre et s’enfermer avec Adam Lang et ses proches  pour pondre son livre en un mois. Et il va faire l’objet de pressions incroyables quand des révélations politiques vont commencer à surgir autour de son hôte…

Quand on visionne le nouveau Polanski, il est impossible de ne pas penser au cinéaste assigné dans sa résidence en Suisse. Nul doute que durant le montage du film, cette situation a du jouer. Pourtant, il ne faudrait pas y voir un parallèle évident mais plutôt une coïncidence. En effet, on reconnait surtout les obsessions de Polanski qui ne datent pas d’hier mais d’il y a 40 ans…dès ses premières réalisations.

En effet, cet écrivain joué par Ewan Mac Gregor est reclus sur une île, qui semble hostile par son mystère, le temps pourri qu’il y fait, l’isolement de la maison dans laquelle il est logé et surtout les énigmatiques personnages qui l’entourent. Une situation idéale pour faire monter une paranoïa hitchcockienne. Mais c’est bien à lui même que Polanski fait des clins d’œil. A sa propre filmographie, à « la neuvième porte » et « frantic » pour la course poursuite et le jeu de pistes, à « pirates » et « le bal des vampires » pour l’humour décalé, à « le locataire » ou « répulsion » magnifique film oppressant avec Catherine Deneuve…et enfin les cadavres dans le placard de politiciens bien sous tous rapports (« la jeune fille et la mort »). C’est donc un film somme.

 

Il est vraiment plaisant de voir un thriller différent, qui a une personnalité et un style, celui du réalisateur. Par exemple, là où la plupart des films du genre mettent la pression très vite, Polanski agrémente de touches d’humour assez surprenantes les premières scènes pour les espacer de plus en plus. Il avait tenté ce genre de mélange dans « la neuvième porte » mais le résultat était hélas totalement raté.

Ensuite, l’utilisation du lieu est toute caractéristique. Cette grande maison aux baies vitrées donnent l’illusion de liberté alors que lorsque le personnage met les pieds dehors, il ne peut rien faire, c’est une île où il n’y a rien. Le temps est triste, venteux, pluvieux, pas très rassurant. L’isolement, le vrai est bien là, glacial. Et une fois cette impression bien présente, le cadre est dressé et le danger peut surgir de nul part, la tension est à son comble. Enfin, les personnages qui peuplent cet univers si particulier ont tous quelque chose à cacher sous leurs dehors pas forcément antipathiques. C’est un peu la même impression que les chers voisins de Mia Farow et John Cassavetes dans « Rosemary’s baby » du même Polanski. Des individus malsains, qui cherchent quelque chose d’autre que la raison officielle du livre de mémoires à écrire.

Polanski réussit quand même à rendre haletant une course poursuite où le héros se ballade avec une valise à roulettes, c’est franchement pas banal, l’ironie est toujours présente et donne à l’ensemble un charme incroyable.

Enfin, il s’amuse de son rapport aux Etats-Unis, cet endroit où il ne peut plus mettre les pieds depuis 30 ans. Il moque par l’absurde l’hypocrisie de leur puritanisme érigé en étendard. Les défenseurs de la bonne morale savent si bien s’assoir dessus quand l’intérêt de l’empire entre en jeu.

Et dans ce jeu du chat et de la souris, Ewan Mac Gregor nous prouve qu’il est un très bon acteur. Un acteur classique certes, un peu le gendre idéal, mais qui connait bien la nuance. Son personnage d’Obi Wan Kenobi dans Star Wars nous a un peu fait oublier le reste de sa carrière, « petits meurtres entre amis », trainspotting », « le rêve de cassandre », « velvet goldmine ». La trilogie star wars lui a fait plus de mal que de bien. Il revient donc au sommet avec ce film,  avec « I love you philipp moriss »  au côté de Jim Carrey (voir ma critique) et dans « les chèvres du pentagone » (sortie cette semaine).

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La « persécution » médiatique de Polanski, que l’on soit d’accord ou pas avec, peut aussi trouver un écho dans celle que subit cet ex-premier ministre britannique (Pierce Brosnan). La fuite, il connait bien, et savoir où se cacher quand l’ennemi a les pleins pouvoirs c’est comment dire ? délicat. De toute évidence, ce thème est un testament de Polanski qui renvoie à sa propre histoire. Que peut-il faire aujourd’hui que la meute a décidé d’accorder les pleins pouvoir aux Etats-Unis. Rien. Game over.

Mais comme tout grand film, vous n’avez pas besoin de connaitre la vie de Polanski ou sa filmographie pour l’apprécier. Allez voir « the ghost writer » non pas pour la polémique entourant l’affaire Polanski mais bien pour voir ce que c’est que le travail d’un grand metteur en scène, un film élégant, sans fioriture, où il n’y a pas de scène inutile. Terriblement efficace et bourré d’adrénaline.

Black Rebel Motorcycle Club – Mama Taught Me Better

6 mars, 2010

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black rebel motorcycle club – bad blood

6 mars, 2010

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Black Rebel Motorcycle Club – Beat The Devil’s Tattoo

6 mars, 2010

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Cloud Cult – Journey of the Featherless

6 mars, 2010

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Metric – Grow Up And Blow Away

6 mars, 2010

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TUNNG – Bullets

6 mars, 2010

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Archive – Pictures

6 mars, 2010

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« Shutter Island » de Martin Scorcese

6 mars, 2010

Je n’ai hélas pas le temps de critiquer le film. Cependant je peux vous donner une impression rapide.

C’est très réussi. La presse a fait la fine bouche pour une partie et je ne comprend pas bien pourquoi. Des quatre collaborations entre Léonardo Di Caprio et Scorcese, c’est la meilleure avec « Gangs of New York ».

Di Caprio est tout simplement brillant. Le jeune éphèbe de titanic s’est mué en poids lourd au niveau du jeu d’acteur et on comprend pourquoi Martin Scorcese envisage tous ses projets avec lui.

Donc en deux mots, courrez-y ! C’est un excellent thriller avec un twist final réussi, une musique bien oppressante et un Scorcese qui s’intéresse davantage que d’habitude aux tréfonds de l’âme. C’est la première fois je crois qu’il filme des cauchemars ou des souvenirs, le fash back n’étant pas très présent dans son oeuvre. Il y’a peu de maitres du septième art en vie, Martin Scorcese en fait partie. Il est l’un des meilleurs. Il faut aller voir un film de ce grand monsieur quand il en sort un !

Paul Newman – « Paris Blues » – inédit à voir

6 mars, 2010

Cela fait 10 ans que je recherche ce film, introuvable, inédit en dvd jusqu’à ce jour. J’ai vu une quarantaine de films avec Paul Newman et j’en ai vu de sacrément mauvais pour tirer de cette filmo une dizaine de bijoux et une autre dizaine de bons films. Alors ce film fait-il partie de ce qu’il y’a à retenir de la carrière de Paulo ? Et bien ce n’est pas un chef d’oeuvre mais le film est une réussite et une curiosité à découvrir.

Paul Newman -

« Paris blues » se passe à New York…hum, non je déconne, à Paris donc et raconte l’histoire de deux musiciens de Jazz dans le Saint-Germain-des-près des années 60. Les deux compères sont joués par Paul Newman et Sidney Poitier. Et bien évidemment, une histoire d’amour nous y est racontée.

C’est peut être le majeur défaut du film que de montrer un Paris touristique, ville des amoureux, qui ne connait pas le racisme et permet aux artistes de s’épanouir. Mais fort heureusement, cette impression est balayée par la modernité des relations amoureuses des personnages. Ils ne tombent pas dans le cliché et permettent au film de ne pas se trouver marqué par le passage du temps, d’où cette ressortie dvd, fort opportune.

Martin Ritt, le réalisateur, avec qui Newman a collaboré à maintes reprises, nous présente un Paris arty, alternatif, le Paris de musiciens ayant choisi de vivre en marge pour mieux se réaliser dans leur passion qu’est le Jazz. La question au centre de ce métrage est celle du choix entre une vie de couple classique, dans la droite ligne de l’american way of life ou celle de la solitude artistique. Car pour vraiment créer, est-il possible de vivre à deux, d’être épanoui ou faut-il préférer un certain égoïsme quitte à ce que cet isolement exacerbe le talent ?

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Intéressant comme sujet mais hélas pas toujours bien approfondi.  Le film n’est donc pas l’aboutissement qu’il aurait pu être. Cependant sa réussite indéniable est de restituer de manière tout à fait crédible l’univers jazzy de cette époque et de nous emporter sur cette musique même si, comme moi, vous êtes totalement hermétiques à ce style.

Par ailleurs, d’autres thèmes sont effleurés comme celui de la lutte pour les droits civiques…Epaissi par la présence de Louis Armstrong en personne, le film se laisse regarder avec plaisir car sans atteindre des sommets, il est toujours gratifiant de voir un film intelligent. Martin Ritt aurait raté sa cible si il avait voulu être trop présomptueux. C’est ce qui caractérise d’ailleurs ses différentes collaborations avec Paul Newman. Il utilise intelligemment la palette d’acteur du grand Paul et le confronte à des seconds rôles de talent sur des thèmes sociaux qui sortent le film de l’ordinaire. Mais faute de réaliser un chef d’oeuvre, comme il a su le faire sur « le plus sauvage d’entre tous », avec Newman également, il sait se contenter de ces diverses qualités pour simplement réaliser un bon divertissement.

L’autre atout de taille est bien entendu la présence de Joanne Woodward, la femme de Paul Newman à la ville durant plus de 50 ans, celle qui un jour de septembre 2008, a vu s’éteindre les plus beaux yeux qu’hollywood nous aient permis d’admirer au cours des cinquante dernières années.

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