Michel Piccoli (1925-2020)

21 mai, 2020

https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2020/05/19/1454988/width-1125-height-612/une-piccoli-width_508_height_279_x_3_y_22.jpg

Bon j’arrive un peu de retard faute de temps physique. Tout a été dit sur Michel Piccoli, qui nous a quittés cette semaine mais on n’en parlera jamais assez, pour que les jeunes générations le découvrent.

Cet immense acteur avait de la classe et tutoyait le talent des Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle ou Michel Serrault. Une génération de grands acteurs qui ont en commun d’avoir galéré leurs premières années faute de ne pas être des jeunes premiers et qui ont éclos la quarantaine arrivant.

Piccoli a marqué l’histoire du cinéma par ses rôles parfois ingrats où il osait interpréter les râleurs, des sales types, des bourgeois, des médecins, au fil des filmographies de grands metteurs en scène qu’il traversait. Son talent immense était aussi de se transformer très souvent en double du réalisateur comme avec Jean-Luc Godard, Luis Bunuel, Jacques Demy.

Il se mettait totalement au service du film quitte à accepter des seconds rôles par simple intérêt pour le script alors qu’il était ultra célèbre. Il était de gauche et c’était par conviction et non par façade. Il avait LA classe, l’élégance de ces acteurs capables de folie et d’extrême humilité la scène suivante. Il était capable de provocation, l’exemple étant le film La Grande Bouffe de Marco Ferreri, qui renversa Cannes et on peut comprendre encore aujourd’hui tant le film est un doigt d’honneur salvateur. Et puis il était curieux et a tourné jusque très tard. Un superbe hommage de lui est à lire dans les Inrocks de cette semaine.

Le public le craignait parfois car il s’amusait des rôles difficiles. Il a traversé 64 ans de cinéma de français et italiens.

Il a obtenu pour Le Saut dans le vide, le Prix d’interprétation à Cannes en 1980, un Ours d’argent du meilleur acteur pour Une étrange affaire au festival de Berlin en 1982, pareil à Locarno pour Les Toits de Paris en 2007 , et le donatello (équivalent des Césars en Italie) en 2012 pour Habemus papam de Nanni Moretti. Jamais de César de meilleur acteur mais on s’en fout, nombre de grands acteurs n’ont pas été honorés. Il n’avait pas besoin de cela pour briller à l’international.

Sa filmographie parle pour lui tant il a cotoyé les plus grands cinéastes, qui l’ont re-sollicité à de très nombreuses reprises. La liste est prodigieuse, accrochez-vous : René Clair, Jean Renoir, Jean-Luc Godard, Agnès Varda, Jacques Demy, Henri-Georges Clouzot, Alfred Hitchcock, Luis Bunuel,  Costa-Gavras,  Marco Ferreri, Louis Malle, Marco Bellocchio, Ettore Scola, Claude Sautet, Claude Chabrol, Youssef Chahine, Manoel de Oliveira, Leos Carax, Elia Suleiman, Alain Resnais, Claude Miller, Jacques Rivette, Raoul Ruiz, Bertrand Blier,  Nanni Moretti. Pas certains de trouver un autre acteur français alignant un nombre si impressionnant de grandes collaborations.

Difficile de résumer une carrière aussi dense. On alors on essaie ?

Michel Piccoli, monument du cinéma français, est mort

D’origine bourgeoise avec des parents musiciens plutôt froids, Michel Piccoli débute chez Christian Jaque, joue dans un film à sketch de Jean Delannoy. En 1954, Jean Renoir lui donne un petit rôle dans son French Cancan. Pareil chez René Clair dans Les Grandes Manœuvres. Mais que des seconds voire troisièmes rôles.

Et puis milieu des années 50, il a 30 ans et il rencontre un ami qu’il va suivre fidèlement, Luis Buñuel ! Celui-ci l’engage pour La Mort en ce jardin, pour un petit rôle, mais ils vont tourner six films ensemble mais pas tout de suite.

Ce n’est qu’en 1962, à 37 ans, qu’on le voit dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville, aux côtés de bebel, toujours second rôle mais qui va attirer les cinéastes. La gloire va bientôt frapper. Dix-huit ans de petits rôles à côtoyer hors plateaux Boris Vian, Jean-Paul Sartre et les artistes de Saint-Germain-des-Prés. Il sera le compagnon de Juliette Gréco durant. onze ans.

Michel Piccoli : retour sur sa carrière en images (PHOTOS) - Télé ...Michel Piccoli : retour sur sa carrière en images (PHOTOS) - Télé ...

En 1963, il enchaine deux grands films, Le Journal d’une femme de chambre de Luis Buñuel et bien sûr,  Le Mépris de Jean-Luc Godard, son premier « premier rôle », dans un chef d’œuvre de la nouvelle vague.

En 1965, il est du premier film de Constantin Costa-Gavras, le génial Compartiment tueurs, à voir absolument. Il poursuit ses seconds rôles mais chez du très très lourd avec La guerre est finie d’Alain Resnais, Les Créatures d’Agnès Varda.

Varda lui fait connaitre Jacques Demy qui l’engage pour un autre chef d’œuvre, Les Demoiselles de Rochefort.

confirme son engagement en faveur du 7ème art en soutenant la ...

Il retrouve Buñuel pour Belle de jour. Chef d’œuvre encore. Puis il tourne La Chamade d’Alain Cavalier et rencontre un autre réalisateur auquel il sera fidèle, Marco Ferreri avec Dillinger est mort.

Et pour terminer ce Cv rempli en 5 ans, il tourne en seconds rôles pour La Prisonnière d’Henri-Georges Clouzot et l’Etau d’Alfred Hitchcock. Il est devenu avec des rôles secondaires une figure incontournable du cinéma européen, à 44 ans.

Michel Piccoli : ses 10 films inoubliables - ElleLe Mépris, Belle de jour, Max et les Ferrailleurs... Les plus ...

Mais son statut va véritablement changer avec Les Choses de la vie de Claude Sautet où son couple qu’il incarne avec la sublime Romy Schneider, marque par la sublime histoire la naissance d’un immense réalisateur et la subtilité du jeu de Piccoli explose au grand jour.

Et l’entente et le résultat sont si inespérés que Claude Sautet l’embauche de nouveau l’année suivante pour Max et les Ferrailleurs, Même casting, autre chef d’œuvre et grande fierté du cinéma hexagonal.

Forcément sa carrière décolle et le voit chez Philippe de Broca (La Poudre d’escampette), Claude Chabrol (La Décade prodigieuse), L’Attentat d’Yves Boisset, Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel.

Il tourne comme un dingue, 4, 5 films par an mais il a du goût et il attire tous les plus grands en construction. A noter l’excellent Les Noces rouges de Claude Chabrol.

https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2020/05/18/1454959/width-1125-height-612-quality-10/18465343jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx.jpgIl était une fois... Vincent, François, Paul et les autres - L'Express

En 1973, son copain Marco Ferreri l’embarque dans une face anarchiste sur le consumérisme, La Grande Bouffe, qui marquera le cinéma mondial avec un casting impressionnant, Marcello Mastroianni, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi et Michel Piccoli donc.

Et il repart pour un second rôle dans Le Fantôme de la liberté de Luis Buñuel, avant de jouer dans le nouveau chef d’œuvre de Claude Sautet, Vincent, François, Paul… et les autresYves Montand, Serge Reggiani, Gérard Depardieu, Stéphane Audran, autre classique.

En, 1975, le Sept morts sur ordonnance de Jacques Rouffio, me glacera le sang et me fera faire des cauchemars lors de ses multidiffusion 10 ans après.

Un autre succès arrive en 1978 avec Le Sucre de Jacques Rouffio, suivi des très réussis Le Saut dans le vide de Marco Bellocchio pour lequel il reçoit le prix d’interprétation à Cannes et Atlantic City de Louis Malle.

Que les gros salaires lèvent le doigt ! | La France méconnue des ...PALTOQUET (LE) – RueDuCine | Notations et Avis de Films

Il aborde les années 80 avec ce statut d’acteur de renom obtient le succès critique et public avec Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre,  La Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio où il retrouve Romy, ou Que les gros salaires lèvent le doigt ! de Denys Granier-Deferre. Mais il y a d’autres noms de films que vous avez vus, il y en a tellement tant il tournait, Une chambre en ville de Jacques Demy,  Le Prix du danger d’Yves Boisset, La Nuit de Varennes d’Ettore Scola, La Diagonale du fou de Richard Dembo.

Autre carton critique/public avec Michel Deville et Péril en la demeure en 1984, Le Paltoquet en 1986.

Mais sa boulimie ne l’empêche pas de tourner pour la jeune génération et de participer au premier chef d’oeuvre de Léos Carax, le magnifique Mauvais Sang, premier grand film qui traite du Sida de façon poétique et imagée.

Mauvais sanghttps://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/belle_noiseuse_1991_22_2.jpg?itok=YTlF92B5&sc=ef355902e10068bc84c2314bea440913

En 1989, ses retrouvailles avec Louis Malle donnent le joli Milou en mai, beau succès.

A 66 ans, il n’a plus rien à prouver et pourtant il sera un peintre particulier remarqué dans La belle noiseuse de Jacques Rivette.

Sa présence en tête d’affiche s’estompe mais il est toujours là, dans Le bal des Casse-pieds d’Yves Robert, chez Youssef Chahine (L’Émigré), Enki Bilal (Tykho Moon), Raoul Ruiz (Généalogies d’un crime), Pascal Bonitzer (Rien sur Robert), et lui-même dans Les Acteurs de Bertrand Blier.

Ayant tourné avec tout ce qui compte de maitres européens, il rencontre sur le tard Manoel de Oliveira pour le réussi Je rentre à la maison.

Habemus papam l'arnaque signée Moretti | itsgoodtobeback

En 2012, à 87 ans il tournera dans l’avant dernier film d’un autre recordman du septième art en terme de longévité, dans Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais.

Et puis parceque parfois un bon esprit quelques part pense aux cinéphiles, deux rôles vont clôturer sa carrière, un second rôle dans le chef d’oeuvre Holy Motors de Leos Carax, un beau clin d’œil à cet acteur ayant si souvent accepté de petites apparitions dans de grands films. Et bien évidemment le très réussi Habemus Papam de Nanni Moretti.

 

Quelle carrière éclectique , surprenante, d’un acteur ayant su saisir le cinéma à chaque époque. Peut-être parcequ’il a commencé tard à être connu et qu’il a voulu rattraper le temps et emplir sa vie de sa passion jusqu’au bout.

Comme je le fais souvent lorsqu’un monstre sacré s’en va, je le remercie, pour toutes ces émotions passées par son être pour nous conter des histoires qui nous ont aidé à grandir, à être critique du monde et à se remettre en question ou tout simplement à observer.

« Je vois que celà s’éteint…j’aimerais ne pas mourir« , voilà son appréhension de la mort, comme nous tous. Mais lui, il laisse un sacré héritage.

« Swallow » de Carlo Mirabella-Davis – critique du Blanc Lapin

17 mai, 2020

Swallow : Photos et affiches - AlloCiné

Le pitch : Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l’entreprise familiale. Mais dès lors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l’ingestion d’objets divers. Son époux et sa belle-famille décident alors de contrôler ses moindres faits et gestes pour éviter le pire : qu’elle ne porte atteinte à la lignée des Conrad… Mais cette étrange et incontrôlable obsession ne cacherait-elle pas un secret plus terrible encore ?

Bon, je vous rassure, le film est regardable sans scènes dégueulasses, ce qui m’avait perso un peu rebuté avant. Le film Carlo Mirabella-Davis est vraiment original de par son thème. Il nous parle d’un gamine américaine qui a rencontré le prince charmant, beau comme un Dieu, richissime et qui va reprendre la boite de son père. Elle est belle, il est beau, les parents leurs ont payé une baraque qu’on ne voit que dans magazines. Oui mais cette femme a un secret et c’est ce dernier qui provoque chez elle la maladie de Pica, où elle ingurgite sans pouvoir s’en empêcher de multiples objets dont certains sont très dangereux.

Ainsi nous voyons devant nous cet American way of life se craqueler et se détruire au fur et à mesure que l’on comprend d’où viennent ses troubles. Il y a ce secret et il y a aussi cette vie atroce de prisonnière, de femme soumise à la maison, juste bonne à faire le ménage, la cuisine et faire l’amour avec son beau gosse de mari pour le contenter quand il est fatigué.

Le réalisateur filme ceci dans un décors de rêve mais d’une froideur et d’un manque de personnalité flippants auxquels il ajoute des touches chromées de couleurs pastel qui fixent bien l’ambiance étouffante dans laquelle elle évolue. Elle croit avoir atteint la sécurité mais c’est un leurre.

Dans cette monomanie où elle ingurgite comme pour combler le vide de son existence et se détruire en même temps, le personnage est terriblement seul. Le côté papier glacé de sa vie de famille et le cocon faux cul de ses beaux-parents donnent le tournis. Derrière les faux semblants bienveillants, le réalisateurs dépeint une Amérique à deux vitesses sans jamais montrer celle qui est à l’arrêt soit une très grande subtilité dans son propos. Les racines nous rattrapent toujours et il ne sert à rien de les nier, il vaut mieux s’y confronter et régler ses problèmes pour avancer ailleurs, dans une direction que l’on s’est choisie. C’est un peu la morale forte de l’histoire mais elle détaillée autour de ce personnage très silencieux à qui son entourage a tout retiré. Elle n’a pas de personnalité car on veut qu’elle soit une belle poupée qui coche tous les codes sociaux et s’y plie en silence. La scène du restaurant est, parmi d’autres, une scène extrêmement bien réussie avec un minimum de forme. Les silences du film sont d’ailleurs en général emplis de messages.

La maîtrise formelle de ce premier film et son message sont donc très réussis.

« Swallow » est visuellement élégant. Il dresse le portrait d’une rébellion métaphorique face aux traumas d’une jeune vie mal entamée mais aussi d’un monde aseptisé qui ne la laissera pas trouver son chemin.

Un très bon film.

La piste aux Lapins :

4 étoiles

« La Fille au bracelet » de Stéphane Demoustier – critique du Blanc Lapin

17 mai, 2020

La Fille au bracelet - film 2019 - AlloCiné

Le pitch : Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d’avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie.

L’impassible adolescente au cœur du récit fascine par ce qu’elle cache et sur lequel on ne sait si c’est de la culpabilité, de l’absence d’empathie ou le simple détachement d’une adolescente par rapport à une situation d’une gravité absolue qui se déroule devant nos yeux. Son avenir et sa vie sont en jeux et pourtant elle ne fait rien pour convaincre le jury de son innocence.

Melissa Guers est à ce titre parfaite et tête à claque comme peut l’être une adolescente tête brulée qui ne veut rien entendre du monde des adultes.

Roschdy Zem et Chiara Mastroianni jouent des parents largués face à cette enfant qu’ils ne comprenant plus et qu’ils découvrent en même temps que le jury et le public de la cour d’assises. La violence des révélations et le côté cru de ses relations sexuelles alternent ce film de prétoire et lui donnent un suspens à chaque scène. La prévenue est trop mutique pour être innocente mais après tout le réalisateur nous surprend à nous montrer ce que c’est que la vraie présomption d’innocence ou nous tendant un miroir dans lequel ces préjugés sont clairement établis.

Le réalisme du sujet est ancré par l’alternance de scènes de familles entre les audiences et du déroulé des débats. Ce huis clos austère rend hommage à la justice française et au travail de chacun, du procureur au juge en passant par les avocats impliqués dans ce théâtre aux enjeux absolus pour la personne dans le boxe des accusés.

La subtilité de la mise en scène et du scénario font de « La Fille au bracelet » un long métrage très bien maitrisé de bout en bout. Surtout, le film traite de l’émancipation par rapport au monde de l’enfance tout autant que de la résolution par la justice d’un cas peu anodin.

Le spectateur est déstabilisé par le flou volontairement entretenu autour du caractère de la jeune femme et de ce qu’elle a réellement commis.

Une très bonne réussite française du 1er semestre 2020.

La piste aux Lapins :

3,75 lapins

 

« Un ami extraordinaire » de Marielle Heller – critique du Blanc Lapin

17 mai, 2020

Affiche du film L'Extraordinaire Mr. Rogers - Affiche 3 sur 5 ...

Le pitch : L’histoire de Fred Rogers, un homme de télé américain dont le programme éducatif Mister Rogers’ Neighborhood a été suivi par des millions de téléspectateurs entre 1968 et 2001. A l’occasion d’une rencontre en vue d’écrire un article sur ce sujet, un journaliste du magazine Esquire va découvrir un homme à l’opposé de ce qu’il en pensait a priori.

Curieux film que le nouveau long métrage avec Tom Hanks dans un rôle toute en mesure de personnage de porcelaine qu’on a du mal à cerner et dont on se méfie assez longtemps. Le cynisme actuel amène à se méfier de la gentillesse pure voire à la tourner très vite en dérision et ce biopic de cet animateur de télé pour enfants est très curieux. Déjà l’angle adopté est vraiment original avec ce journaliste interprété par Matthew Rhys, qui doit faire un papier sur ce personnage hors du temps, adulé par des millions de fans aux Etats-Unis car il a bercé leur enfance. Forcément ce type doit cacher quelquechose, être un affreux manipulateur ou autre chose mais ne peut pas être totalement premier degré.

Et peu à peu le film distille la philosophie de ce personnage d’un calme olympien, qui prodigue des petits messages de leçons de vies aux enfants et se met donc à le faire avec son interlocuteur journaliste, en étant ultra intrusif dans sa vie. Mais derrière le personnage se cache un être plus seul qu’il n’y parait, qui s’enferme dans son monde avec des traits autistiques mais qui a des valeurs, plutôt simples et efficaces.

Le film assène alors certes des messages positifs et de morale mais ne tombe ni la lourdeur ni dans le donneur de leçons ou un idéalisme de pacotille.

Le long métrage est très déstabilisant au début car on entre vraiment dans un petit théâtre de marionnettes assez ridicules de ce petit bonhomme, ce monsieur tout le monde connu de tous les Etats-Unis.

Il faut en revanche le voir en VOST car la voix de Tom Hanks en français est insupportable de mièvrerie.

Un bon film, plutôt surprenant.

La piste aux Lapins :

3,5 lapin

 

« Revenir » de Jessica Palud – critiqe du Blanc Lapin

17 mai, 2020

https://www.cinechronicle.com/wp-content/uploads/2019/11/Revenir-affiche.jpg

Le pitch : C’est la ferme où Thomas est né. C’est sa famille. Son frère, qui ne reviendra plus, sa mère, qui est en train de l’imiter, et son père, avec qui rien n’a jamais été possible. Il retrouve tout ce que qu’il a fui il y a 12 ans. Mais aujourd’hui il y a Alex, son neveu de six ans, et Mona, sa mère incandescente.

Le rapport familial est au centre de ce film réussi porté par Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos, tout en nuances et blessures sans tomber dans des élans relous et pathos.

La grande réussite du film est sa pudeur qui ressemble à celle des personnage et rend curieux sur leur devenir et leurs choix de vie.

Ce premier long métrage n’est pas parfait certes mais comporte suffisamment de personnalité pour être vu.

Le scénario manque parfois d’originalité et on n’est jamais surpris. Mais le calme solaire des lumières qui font rupture avec le propos pas très joyeux, donnent à l’ensemble une vraie dynamique.

La thématique de la famille que l’on choisit, de la famille recomposée est plus importante que celle de la difficulté du monde rural, trop mise de côté et c’est dommage.

Enfin le film est très court, 1h17, ce qui est à la fois à son avantage car on aimerait plus de scènes et à la fois son inconvénient car il laisse trop rapidement le spectateur sur une espèce de frustration quant aux sujets survolés.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

 

« Pinocchio » de Matteo Garrone – critique du Blanc Lapin

17 mai, 2020

Pinocchio - film 2019 - AlloCiné

Le pitch : Geppetto, un pauvre menuisier, fabrique dans un morceau de bois un pantin qu’il prénomme Pinocchio. Le pantin va miraculeusement prendre vie et traverser de nombreuses aventures.

On pouvait craindre cette adaptation car si Matteo Garrone est un grand réalisateur, comme il l’a prouvé avec Gomorra ou Dogman, il s’était déjà illustré dans le comte avec Tale of Tales. Le résultat était intéressant mais plutôt déceptif. Dison que l’utilisation d’effets spéciaux très réalistes, loin du tout CGI, a certes du charme et le côté cruel des histoires ramenait à la source même de ces comtes qui étaient là également pour effrayer les adultes. Il y a de tout celà dans cette énième adaptation de Pinocchio où Roberto Benigni interprète Geppetto, lui qui avait interprété Pinocchio dans sa propre adaptation catastrophique en tant que réalisateur il y a 20 ans.

Ici Matteo Garrone adapte ultra fidèlement le récit et prend son temps. Or il adapte trop bien ce récit et prend trop son temps. Les deux heures de film filent trèèèèès doucement et sont parfois hélas ennuyeuses et font perde le fil.

La raison vient de ce manque d’originalité par rapport à une histoire qu’on connait tous et qui ne surprend donc aucunement. Le premier degré du film, sans relecture dystopique ou contemporaine est mon avis ce qui pêche dans ce Pinocchio. C’est ce qui pourrait faire le succès du long métrage d’animation à venir réalisé par Guillermo del Toro, qui a choisi de le transmopser en pleine Italie mussolinienne et d’y insérer des messages politiques et historiques.

En fait le film de Garrone est trop sage et sent la poussière dès ses premières minutes.

En tendons nous, il n’est pas raté et vos enfants apprécieront peut-être mais pour ma part je suis resté de côté.

La piste aux Lapins :

3 étoiles

The Mandalorian : la saison 2 accueillera une Jedi célèbre et …Boba Fett !

16 mai, 2020

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La première série live action de Star Wars créée pour la plateforme Disney +, The Mandalorian a été plutôt un succès critique et un carton public. Si Disney + n’est pas encore disponible en Europe, Jon Favreau a réussi à récréer la magie des 1ers Star Wars qu’on reproche justement d’avoir sacrifié lors de la troisième trilogie sortie au cinéma.

Mieux, le personnage de Baby Yoda a créé un véritable phénomène sur la toile.

Et pour la seconde saison, qui sortira avant la série consacrée à Rogue One et avant celle consacrée à Obi Wan Kenobi,la firme a décidé d’intégrer un personnage de l’univers étendu, très apprécié des fans. Il s’agit d’une Jedi apparue dans les dessins animés Star Wars : Clone Wars et Star Wars : Rebels, très appréciés des fans.

Le personnage de Ahsoka Tano sera donc dans la saison 2.

Mais c’est qui qui ? Il s’agit de l’apprentie d’Anakin Skywalker durant la guerre des clones, avant qu’il ne devienne Dark Vador. Mais il s’agit surtout de l’une des rares Jedi qui survit au massacre de l’ordre 66 et qui est encore en vie au moment où The Mandalorian se déroule soit après la chute de Palpatine et Vador et après Le retour du Jedi.

Autre surprise , le personnage de Boba Fett, adulé par les fan hard reviendra et sera joué par Temuera Morrison , qui campait son père dans l’oubliable L’attaque des Clones.

Disney joue à mort le fan service, surtout quand on sait que la série The Mandalorian n’est autre que le recyclage du film spin off abandonné sur Boba Fett…la boucle est bouclée.

Résultat de recherche d'images pour "Ahsoka Tano"Le spin-off sur Boba Fett définitivement abandonné - Le Point

Paul Verhoeven adaptera Maupassant en série !

16 mai, 2020

Paul Verhoeven défend Showgirls : "Mon film le plus élégant ...

Paul Verhoeven a terminé son Benedetta dont la post-production fut retardée par ses problèmes de santé et alors qu’il est aujourd’hui prêt, il a été repoussé d’un an pour sortir en juin 2021 pour Cannes 2021, à cause du Covid.

Mais il s’apprête à tourner une série adaptée de Bel-Ami de Guy de Maupassant. On y suit Georges Duroy, qui use de ses charmes pour s’introduire dans la société parisienne. Cette histoire mêlant sexe, argent et politique sied parfaitement au maitre.

Les huit huit épisodes dureront chacun 52 minutes et seront tournés en France dans un peu plus d’un an, à l’été 2021. A priori il s’agirait d’une adaptation de nos jours du roman publié en 1885.

Verhoeven sera showrunner et réalisateur de l’ensemble des épisodes.

Après Ad Astra et Brad Pitt, James Gray courtise Cate Blanchett pour son Armageddon Time !

16 mai, 2020

Filmstart, Kritik & Trailer: „Carol“ mit Cate Blanchett - WELT

James Gray est le maitre derrière ses drames New-Yorkais « little odessa« , « la nuit nous appartient« , « two lovers« . Puis il s’est éloigné de New-York pour la grande aventure avec le très beau « The Lost City of Z« , qu’il mis 10 ans à réussir à produire. Son film de science-fiction Ad Astra, permettait à Brad Pitt d’ajouter en 2019 un nouveau grand rôle après celui obtenu chez Tarantino deux mois avant (Once Upon a Time in Hollywood).

Le film était l’une des grandes réussites de l’année alors qu’il était pourtant très attendu et sera l’un des nouveaux étalons de la science-fiction moderne grâce à la beauté de ses images et la richesse des thématiques brassées.

Après ses trois incursions dans des genres non contemporains (film en costume pour The Immigrant, aventures pour « The Lost City of Z » et Science-Fiction pour « Ad Astra »), James Gray reviendra à New York avec Armageddon Time.

Il s’agira d’un film en partie un film autobiographique qui suivra l’éducation du réalisateur dans le quartier du Queens des années 80. Il y parlera de la Kew-Forest School où il est passé étudiant et dont le propriétaire était Fred Trump, le père de Donald Trump. On a donc hâte de voir le traitement qu’il réservera au père du pire président que les Etats-Unis aient subis.

La très classe et talentueuse Cate Blanchett est en négociations pour être en tête d’affiche. On croise les doigts…

Après son prochain film, Sofia Coppola retrouve Apple TV pour une série

16 mai, 2020

Sofia Coppola Movies Ranked Worst to Best | IndieWire | Page 2

Sofia Coppola rebossera pour Apple TV+ après son prochain long métrage On the Rocks, avec Bill Murray, qui a été produit par la firme et sortira cette année sur la plateforme.

Elle adaptera en série le roman de Edith Wharton, Les Beaux mariages, publié en 1913 aux USA et n 1964 en France.

On y suit une jeune femme du Midwest qui essaie de percer à New York début du 20ème siècle et tente de s’élever socialement.

 

Scarface remaké par Luca Guadanigno et les frères Coen

16 mai, 2020
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Le remake de Scarface (qui n’est pas le 1er car le film de De Palma de 1983 était lui-même un remake) change encore une fois de réalisateur avec Luca Guadanigno aux commandes.
Certes, le réalisateur de Call me by your name a déjà réalisé deux remakes avec celui de La Piscine (A bigger splach) et celui de Suspiria mais ce ne sont pas ses meilleurs.
Par ailleurs il est pris sur plusieurs projets dont la suite de Call me by your Name et une nouvelle adaptation de Sa Majesté des Mouches.
Ceci fait peut être beaucoup de projets pour croire qu’il restera dessus…
Mais bon la bonne nouvelle est que Joel et Ethan Coen écriront le scénario du remake…projet de long court à mon avis…

Hayao Miyazaki travaille son prochain dessin animé et il va falloir faire preuve de patience

16 mai, 2020

Portrait : Hayao Miyazaki, Le Dieu de l'Animation - Nippon-Sensei

Le maitre fondateur du studio Ghibli, devrait de nouveau sortir de sa fausse retraite annoncée il y a quelques années et qu’il avait déjà rompue avec Le vent se lève.

Hayao Miyazaki travaille sur un nouveau long métrage d’animation tout comme son fils Gorō Miyazaki.

Son projet est basé sur le roman How Do You Live ? de Yoshino Genzaburo.

On y suit un garçon dont le père est mort et qui va vivre chez son oncle. L’histoire suit sa crise spirituelle.

Le budget du film et le temps investi dessus est beaucoup plus long que d’habitude car Miyazaki souhaite surprendre et innover par rapport à ses chefs d’œuvres connus du grand public.

Il y aura davantage d’images et de dessins avec une soixante d’animateurs là où Mon voisin Totoro n’en demandait que huit. Le travail a débuté il y a 3 ans et devrait encore se poursuivre durant 3 ans.

 

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