Phoenix – « 1901″

2 février, 2010

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Get Well Soon – « Angry Young Man »

2 février, 2010

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« La ménagerie de verre » de Tennessee Williams

2 février, 2010

Tennessee Williams a marqué le théâtre des années 40 à 60 ainsi que pas mal de chefs d’oeuvres cinématographiques adaptés de ses pièces. Ces dernières ont eu la chance de rencontrer des maitres de la mise en scène, que ce soit Richard Brooks (La chatte sur un toit brûlant), John Huston (la nuit de l’iguane), Sidney Lumet (l’homme à la peau de serpent) ou bien entendu Elia Kazan (un tramway nommé désir, Baby Doll).

C’est donc avec la même ferveur que j’ai découvert cette pièce fort connue, que je n’avais jamais lue ni vue jouée.

L’histoire se déroule dans un lieu unique, l’appartement d’Amanda, mère célibataire qui vit dans une certaine misère et couve comme une louve ses deux enfants d’une vingtaine d’années.

Amanda est hantée par son passé. Elle a peur que ses échecs ne se perpétuent à travers ses enfants. Pragmatique, cette dernière met tout en oeuvre pour qu’ils réussissent leur vie…une vie qu’elle ne voit qu’à travers son prisme personnel, l’idéal qu’elle se fait de la réussite, de l’accomplissement. Tom, son fils, rêve d’écrire…rien de très concret pour elle, rien qui puisse signifier la réussite. Quant à sa tendre fille, sa timidité maladive risque fort de l’envoyer tout droit vers un célibat et une prison mentale effroyable. Amanda se débat donc pour sauver cette famille, pour la ramener dans le chemin de l’american way of life…Seulement voilà, Tom cherche à s’émanciper de cette mère étouffante. Il aimerait vivre autrement que pour cette famille pesante et qu’il n’a pas choisie. Son tourment se manifeste par la plus grande douceur envers les deux femmes de sa vie qui sont aussi sa prison. Mais cette gentillesse se laisse vite balayer de vents de rage intériorisés qui ne demandent qu’à éclater à la figure de cette mère omniprésente et castratrice. Vous pouriez vous dire, bonjour le tableau ! C’est pire que Dickens niveau moral ! Et bien non, rassurez vous,  cette pièce très courte de 134 pages est ciselée de personnages torturés à la Tennessee Williams certes, mais ciselés de sa tendre cruauté et de son ironie toujours blessante. Un chaux et froid si particulier qu’on le reconnait en deux pages. Nul autre que lui ne sait nous toucher de manière aussi rapide, nous imprégner de la sueur de ces caractères, de leurs tourments, de leurs émois, de leurs regrets et de leurs rêves brisés et ce, sans jamais tomber dans le cliché, juste avec classe et efficacité.

« Le refuge » de François Ozon

31 janvier, 2010

François Ozon a toujours su choquer par ses thèmes, pas forcément pour le meilleur de sa filmographie…il a d’ailleurs commencé maladroitement avec « Sitcom » ou « les amants criminels », ses premiers longs…vainement provocateurs. Il s’est cherché, filmant plus vite que son ombre pour finalement sortir l’excellent « gouttes d’eau sur pierre brûlante » ou le très beau « le temps qu’il reste » en passant par de bons films, « 8 femmes », « 5×2″. On peut dire aujourd’hui que l’homme a du style, un style même. Et on peut le détester. Pour cette fois-ci, j’ai été plutôt séduit.

Mousse (Isabelle Carré, excellente) vit avec Louis (Melvil Poupaud) dans un appart cossu parisien, appartenant à la famille très bourgeoise de Louis. Seulement voilà, ils se droguent et pas qu’un peu. A l’héro. Et dès le début c’est l’overdose, Louis décède, laissant Mousse seule, enceinte, exclue de la belle famille sauf du frère de Louis, interprété par Louis Ronan-Choisy, une belle découverte.

Ceux qui n’ont pas aimé le film lui reprochent un manque d’écriture, une certaine paraisse de la part d’Ozon. Personnellement j’ai trouvé le propos plutôt original. Un film sur la grossesse ? Non, pas vraiment. Plutôt sur la façon de vivre le deuil et d’en sortir, un peu la même thématique que dans « Sous le sable ». Comment assumer son passé pour mieux se reconstruire ? Peut être en se livrant à un inconnu tout aussi fragile. Une histoire simple mais sans vraiment d’émotions. Il faut dire que si le frère du défunt est doux et a de l’empathie pour la future mère, cette dernière s’avère farouche et réapprend tout doucement à sortir de la drogue pour avancer, enfanter et voir après…Curieux comme relation et curieux film aussi. Ce que j’ai aimé c’est surtout cette nudité des rapports, francs et sans rien pour les enrober, à l’image du personnage campé par Isabelle Carré, qui n’a rien à cacher spécialement, pas de masque à porter puisqu’elle a déjà été jugée du regard des autres, à perpétuité. Malgré un thème difficile, le film n’a rien de pénible pour autant, il est plutôt emplein de lumière, une lumière blanche et froide, celle du personnage de Mousse qui se confronte à une lumière chaude et ensoleillée, celle de Paul. Se rencontrent-elles ? C’est à vous de voir si vous souhaitez tenter l’expérience, elle s’avère intéressante.

« Approach the throne » – clues

27 janvier, 2010

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« Ledmonton’ – Clues

27 janvier, 2010

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News cinéma

27 janvier, 2010

Que se passe t’il sur la planète ciné ? ben pas grand chose !
Tim Burton sera président du festival de Cannes 2010. Bonne nouvelle ? euh…

 News cinéma dans Films tim-burton

Sam Raimi lâche Spider Man pour World of Warcraft

Après des « divergences artistiques » avec les producteurs, Sam Raimi et Tobey Maguire quittent Spider Man dont un re-boot sera effectué. « Re-boot » c’est repartir de zéro, comme le deuxième Hulk après celui de Ang Lee. Et c’est très à la mode. Jusqu’à présent on voyait des projets de films ratés re-bootés quelques années seulement après (ce sera le cas des « 4 fantastiques » ou de « daredevil »)…ici nous voyons un des plus gros succès de la décennie repartir à zéro. Argh…pas à court d’idées nos amis d’hollywood !! enfin…

Raimi se concentrera donc sur l’adaptation du jeu vidéo « world of warcraft », un petit film d’auteur sympa…

WoW.ShadowOfWar.11.6.06 dans Films series - News de tournage 

AVATAR coule Titanic

 C’est fait, les 1,842 milliards de Titanic ont été dépassés, James Cameron s’est lui même battu et ce n’est pas finis, impressionant d’un point de vue commercial, surtout pour un film de science fiction, genre qui cartonne certes mais pas à ces niveaux.

« Les chats persans » de Bahman Ghobadi

27 janvier, 2010

Voici un film dont une bonne partie de la critique a fait un évènement de la fin d’année 2009 et dont une partie du public est sortie émue…c’est chou !

J’ai hésité à critiquer ce film car je sais qu’il a plu et que je vais me faire traiter de snobe mais si être un minimum exigeant est synonyme de snobisme alors oui je suis snobe et je l assume ! Je m’explique.

C’est donc l’histoire de jeunes pop-rockers iraniens qui tentent par tout moyen de monter un groupe et un concert à Téhéran dans l’espoir de pouvoir partir à Londres faire carrière et vivre libres.

Un film coup de poing diront certains. Un sombre pensum dirai-je personnellement.

Bien entendu,, il est extrêmement courageux de réaliser un film dans des conditions aussi difficiles, sur place de surplus, avec peu de moyens. Le sujet est d’ailleurs intéressant et traiter de dictature sous l’angle de jeunes chanteurs, pourquoi pas.

Mais il y’a un problème. Nous sommes au ?…cinéma, dans un film fictionnel. Et dans « fiction » il y’a « histoire », « personnages »… »narration ». Quelques principes de base mais le réalisateur semble avoir oublié.

En effet, au-delà de l’absence totale de caractère et de substance des protagonistes mis à part le producteur grande gueule qui fait rire le temps d’une scène puis agace sérieusement à jouer la même partition, nous sommes tout de même en face d’une simple suite de clips avec divers groupes de Téhéran nous jouant leur petit air.

Mais d’histoire, il n’y a pas ou très peu. Un documentaire excellent aurait pu être effectué sur ce sujet. Et il n’y a rien de honteux à réaliser un documentaire, genre dont les lettres de noblesse ont été acquises il y’a bien longtemps.

Mais quand on se frotte à la fiction, on écrit un scénario bordel !

Je trouve le film facile et la critique enthousiaste encore plus facile, parisienne, voir bobo.

Depuis quand un film est-il réussi parceque le thème est courageux et les conditions de tournage difficiles ? Ce n’est pas un argument. C’est du consensualisme mou et ça m’énerve particulièrement car je pense que je recevrai des leçons de la part de gens ayant adoré le film.

Mais enfin, n’est-il pas plus pertinent d’aborder un thème pareil avec respect pour le spectateur. Là, je trouve que le réalisateur ne s’est pas du tout foulé, surfant sur la thématique en comptant sur la bienveillance des spectateurs et intellectuels européens n’osant pas critiquer la forme du film…et encore moins la pertinence du propos.

Le cinéma c’est du fond ET de la forme. Et ce n’est pas être intolérant que d’exprimer ce vœu pieux, c’est juste distinguer les petits malins qui profitent d’une bonne idée ou les sincères réalisateur sans talent des autres. Tout le monde n’est pas doué pour le cinéma. Il ne suffit pas de prendre une caméra numérique.

Le film est maladroit et n’apporte rien de plus que ce que l’on apprend les cinq premières minutes.

L’amateurisme peut aboutir à de vrais petits bijoux de cinéma, quand les idées sont là. Mais face au vide, que dire ?

Je pense donc que ce film est réellement une arnaque complète et qu’il aurait mieux valu un documentaire qu’un film mal réalisé, non joué et sans histoire.

« A serious Man » de Joel et Ethan Coen

26 janvier, 2010

Les frères Coen reviennent après le casting de stars de « burn after reading » avec un film sans acteur connu et surtout, particulièrement ancré dans la culture juive.

Le film est plébiscité par nombre de critiques qui y voient leur meilleur opus…hum…pas d’accord !

Entendons nous, le film est réussi.

L’histoire reprend la thématique qui traverse toute la filmographie des Coen à savoir le loser magnifique, pauvre mec américain moyen dépassé par des évènements assez ordinaires qui virent au grand n’importe quoi et à l’absurde. Bref, le noir très noir de « the barber », « miller’s crossing », « fargo » ou « no country for old men » allié à l’ironie de « the big lebowsky », « arizona junior » ou « burn after reading ».

Par ailleurs, c’est la première fois qu’ils réalisent une œuvre quasi autobiographique, inspirée de leur propre père et de leur enfance, dans un milieu juif très pratiquant..

On y retrouve toute une galerie de personnages qui figuraient déjà dans « j’ai tué Phil Shapiro », le seul bouquin de Joel Coen.

Mais voilà, dans le livre, les histoires les moins drôles étaient justement celles-ci et je dois avouer que je préfère largement quand le tandem s’intéresse au plouc moyen qu’il soit cow boy, glandeur ou barbier qu’au gentil professeur juif.

Il est vrai que Joel et Ethan Coen sont particulièrement corrosifs avec leur milieu et que ceci est assez non-politiquement correct. Et puis rares sont les réalisateurs juifs qui parlent de leur religion et leurs coutumes de cette façon. Ils se focalisent en général sur leur milieu intellectuel comme le fait Woody Allen et très peu sur les rites et sur la classe moyenne juive…encore plus rare lorsque l’action se situe dans les années 70. On est donc loin des clichés new yorkais.

Alors avec autant d’atouts, pourquoi ce film ne me convainc pas totalement ?

Et bien parceque le rythme arrasant du film, fonctionnant sur la même logique du début jusqu’à la fin, à savoir que « noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir » passe beaucoup moins bien que dans « the barber ». Les retournements sont peut être moins clinquants, le vase clos juif rend le tout relativement hermétique. On est invités à y entrer mais ce n’est pas toujours facile d’y adhérer. C’est une comédie clin d’œil à toute leur filmo mais pour laquelle certains auront davantage de complicité et d’adhésion que d’autres.

Donc pour résumer, c’est un bon Coen, réussi mais qui à mon avis restera à part et certainement loin dans mon propre classement, du fait de la thématique et du traitement, pas toujours aussi flamboyant qu’à l’accoutumée. Mais allez-y !! bien entendu. C’est quand même très drôle…

 

« M. Nobody » de Jaco Van Dormael

26 janvier, 2010

Jaco Van Dormael revient 10 ans après le « 8ème jour » et 20 ans après Toto le héros. Autant dire qu’il est rare au cinéma. Si son film sur un jeune trisomique était consensuel et hélas larmoyant, son « toto le héros » avait du style. Qu’en est il de ce projet maudit, « Mr Nobody » dont la sortie a été différée à maintes reprises ?

Le thème est très intéressant, il s’agit de l’histoire de Némo, un vieillard de 100 ans qui est le seul être humain encore mortel dans un monde futuriste d’immortels. Ce dernier se rappelle son passé et divague sur les multiples vies qu’il a selon lui toutes vécues selon les choix de vie qu’il aurait accomplis à tel ou tel instant de son existence.

L’incidence de petites décisions sur le cours de la vie…quelle belle idée !

Mais voilà, si les effets spéciaux sont parfaitement maitrisés et ont du couter bonbon à la production (c’est joli !), si le style et les petites anecdotes rappellent Jean-Pierre Jeunet lorsqu’il ne se caricature pas, les effets de mise en scène alliés à ces deux éléments rendent le tout pour le moins bancal car sentant le déjà vu et surtout desservant le propos.

Si seulement les producteurs avaient filé moins de fric à Van Dormael…peut-être se serait-il concentré moins sur la forme et plus sur la cohérence du fond. Car c’est quand même très brouillon.

Il y a de belles scènes, de belles idées, de belles images mais le lien ne prend pas. Aligner des vignettes sous prétexte d’une histoire patchwork ne suffit hélas pas du tout.

Et pourtant on voudrait l’aimer ce film, Jared Leto est parfait, le réalisateur est doué, ceci crève l’écran mais bon…le film est raté, tout simplement. Un film sympathique cependant, qui mérite d’être vu si vous n’avez rien d’autre à faire. Vous ne perdrez pas non plus votre temps, c’est agréable mais question claque de cinéma, nous passerons notre chemin pour cette fois-ci.

Cloud Cult – « Take your Medicine »

16 janvier, 2010

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Cloud Cult – « Alien Christ »

16 janvier, 2010

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